dimanche 30 avril 2017

BRAQUAGE A L'ANCIENNE


Comédie/Policier/Un petit film frais avec des acteurs attachants

Réalisé par Zach Braff 
Avec Morgan Freeman, Michael Caine, Alan Arkin, Ann-Margret, Joey King, Matt Dillon, Christopher Lloyd, John Ortiz, Peter Serafinowicz...

Long-métrage Américain
Titre original : Going In Style 
Durée: 01h36mn
Année de production: 2017
Distributeur: Warner Bros. France 

Date de sortie sur les écrans américains : 7 avril 2017
Date de sortie sur nos écrans : 3 mai 2017 


Résumé : Pour Willie, Joe et Al, trois amis octogénaires – ou presque –, la retraite, c'est du passé. Quand ils apprennent que leurs pensions sont parties en fumée, ils décident de passer à l'action. Bousculant tous leurs principes, ils tentent l'impensable : braquer la banque qui les a ruinés !

Bande annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai penséBRAQUAGE À L'ANCIENNE est une petite comédie fraîche. Zach Braff, le réalisateur, sait, comme toujours, marier l'humour et l'émotion. Sur fond de thématique économique et sociale, il met en place son intrigue de façon très claire et développe son histoire avec une agréable régularité de ton. 

Zack Braff, le réalisateur
Il y a bien de petites longueurs et le film fait plus sourire que rire, mais, en tant que spectateurs, on a un indéniable plaisir à voir les trois acteurs principaux jouer les braqueurs en devenir. Michael Caine, toujours classe, interprète Joe Harding, un grand-père aimant et un meneur calme et décidé.



Morgan Freeman interprète Willie Davis, cet ami qui vous fait confiance les yeux fermés parce que vous ne lui avez jamais fait défaut. 



Alan Arkin interprète Albert Gardner l'électron libre de la bande, le râleur qui sera là quand même parce que ses amis sont sa famille. 



Il y a un joli fil conducteur sur l'amitié que ces trois acteurs talentueux rendent vibrante. 




Christopher Lloyd est très drôle dans le rôle de Milton Kupchak, un pilier de la communauté perpétuellement à côté de ses pompes.


New-York se pose comme une scène vivante et familière pour leurs pérégrinations. Zack Braff nous en offre quelques belles vues et construit une atmosphère de quartier autour de ces potes de toujours. 

Avec BRAQUAGE À L'ANCIENNE, il dénonce une réalité sociale dure en l’enveloppant dans une histoire touchante dans le fond, autour de personnages normaux qui se retrouvent dans une situation exceptionnelle. C'est mignon, et même si le film a quelques défauts de rythme, on se laisse prendre par son charme et le jeu de ses acteurs attachants.


Copyright: ©2017 WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC. AND RATPAC-DUNE ENTERTAINMENT LLC
Photos Credit: Atsushi Nishijima

NOTES DE PRODUCTION 
(Á ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

L'ORGANISATION

Il y a des limites à ce qu'un homme peut subir sans rien dire, et sa réaction est parfois totalement inattendue. Prenons le cas de Willie, Joe, et Al, incarnés par trois des acteurs les plus admirés au monde : Morgan Freeman, Michael Caine et Alan Arkin. Ces honnêtes habitants de Brooklyn, qui se sont liés d'amitié à l'usine Semtech Steel, ne se voyaient pas un jour braquer une banque. Bien entendu, ils n'imaginaient pas non plus que ce serait leur banque qui allait les détrousser... Ils sont désormais fous de rage. Lâchés par leur fonds de pension et leur plan d'hypothèque, et convaincus qu'ils n'ont plus rien à perdre, ces aspirants génies du grand banditisme à la vocation tardive se lancent ensemble dans une aventure unique à la fois risquée et déroutante, bien qu'étrangement grisante ! Au programme : course contre la montre, déguisements et fuites en voiture. Une fois leur alibi mis au point, ils élaborent le braquage parfait qui leur permettra de récupérer ce qui leur revient de droit, même si c'est la dernière chose à faire. Ni plus, ni moins. Ils frappent fort et repoussent leurs propres limites, alors qu'ils approchent des 80 ans... Mais cela n'a pas d'importance, parce qu'il n'y a pas d'âge pour défendre ses droits. 

BRAQUAGE À L'ANCIENNE est une comédie légère et haletante, qui allie tendresse et causticité. On y croise des légendes du cinéma telles que Morgan Freeman, Michael Caine et Alan Arkin, réunis à l'affiche pour la première fois, aux côtés de seconds rôles époustouflants, Ann-Margret et Christopher Lloyd en tête. "Le scénario de Ted Melfi est truffé de renversements de situation comiques et de révélations inattendues. C'est un conteur né", note Zach Braff. "On y retrouve de véritables légendes d'Hollywood, avec qui j'ai eu grand plaisir à travailler, et je suis convaincu que les spectateurs vont apprécier leur capacité à mêler humour et action, sans oublier les scènes plus émouvantes du film, qui jouent un rôle essentiel. Comme tout le monde, ce sont des acteurs que j'adore. Ils parviennent parfaitement à donner l'illusion que leurs personnages sont amis depuis 40 ans, qu'ils ont surmonté ensemble des épreuves et s'épaulent mutuellement". 

 "Je reçois énormément de scénarios, mais celui-ci avait un petit quelque chose en plus", se souvient Michael Caine. "Ce qui m'a beaucoup plu, c'est le fait qu'il s'agisse d'une comédie, parce qu'on m'en propose très peu, mais aussi la qualité des relations entre les personnages. C'est un film touchant et drôle, mais aussi très profond. Et puis, c'était l'occasion de travailler avec Morgan et Alan, et franchement, pour un acteur, que rêver de mieux ?"

Morgan Freeman évoque leur incontestable alchimie : "Je crois que notre plaisir à jouer ces rôles-là crève l'écran". Si BRAQUAGE À L'ANCIENNE joue largement sur le registre de la comédie, le film fustige également les pratiques des grandes entreprises, sujet susceptible de toucher un vaste public. Car, à l'instar de Joe, Willie et Al, de nombreux spectateurs auront vu leur rente partir en fumée et auront été victimes de prêts frauduleux. 

 Alan Arkin note : "Imaginez quelqu'un qui a travaillé toute sa vie et qui comptait sur son entreprise pour tenir ses engagements financiers, et que celle-ci ne le fait pas : on comprend bien que même le plus honnête des hommes serait fou de rage. Je comprends très bien pourquoi ces trois hommes pètent les plombs et prennent cette décision". À cet égard, remarque le producteur Donald De Line, "L'histoire résonne tout autant aujourd'hui qu'à la sortie du film d'origine, et peut-être même plus encore". Il fait référence au long métrage de 1979 réalisé par Martin Brest, qui a servi d'inspiration à BRAQUAGE À L'ANCIENNE : "Ça n'est pas un remake, mais une approche plus moderne d'un sujet intemporel. Souvent, le système ne fonctionne pas, que ce soit les retraites, les assurances ou les banques. Mon père a passé des années au sein d'une entreprise, et lorsqu'il a pris sa retraite, ses allocations ont été brutalement divisées par deux à cause du rachat de la boîte. Ce sont des choses qui arrivent tout le temps". 

 Malgré un ton léger, le film n'édulcore pas les sujets graves qu'il évoque. "Il se passe des choses très drôles", raconte Zach Braff, "mais on aborde la réalité de leur situation et les enjeux de manière frontale et honnête, et je pense qu'on ne peut qu'être touché par ces hommes qui doivent tout à coup se battre pour leur survie". Le plan audacieux qu'ils mijotent permet au public de vivre son rêve le plus cher par procuration – et sans courir aucun risque ! 

Donald De Line souligne : "C'est très satisfaisant parce qu'on a envie qu'ils réussissent, et on voit bien l'énergie que ça leur procure. C'est la chose la plus stimulante qu'ils aient faite depuis des années, peut-être même de toute leur vie". "Je pense que l'idée de prendre sa revanche parle aux gens", suggère le scénariste Theodore Melfi. "Il fallait qu'on aborde le sujet sous un angle humoristique, parce qu'il s'agit d'un délit, même si ce qu'on leur a fait subir en est un aussi. Je suis très sensible à la justice et à l'idée que les gens doivent recevoir ce qui leur est dû. À mes yeux, ces types sont dans leur bon droit. Ils ont travaillé pendant 40 ans, et on leur sucre leur retraite. Et ce qui arrive à Joe avec son hypothèque est un parfait exemple du fait que les banquiers ne recherchent que le profit de leur établissement, sans aucun égard pour le client".

Afin de moderniser l'histoire, Melfi a choisi de "centrer l'intrigue sur l'action, en faisant du braquage le point culminant du récit, alors que l'original s'attachait surtout à ses conséquences". En outre, il a ajouté une histoire d'amour, entre Annie, personnage enjoué et sanguin campé par Ann-Margaret, face au prudent et cynique Al. Melfi s'explique : "Je voulais aborder la question de l'amour et de la sexualité chez les séniors parce que personne n'en parle jamais". 

 Par ailleurs, Melfi a donné aux personnages principaux une histoire personnelle plus étoffée, en creusant leurs relations familiales et leur vie quotidienne, de façon à ce qu'on puisse facilement s'y identifier. Par exemple, "Joe joue le rôle de figure paternelle pour sa petite-fille Brooklyn dont le père est absent. Sa mère et elle vivent avec lui, ce qui est un phénomène courant à l'heure actuelle : il existe plusieurs familles multi-générationnelles qui vivent sous le même toit. Willie et Al partagent aussi un logement, comme beaucoup de personnes âgées pour qui c'est nécessaire sur le plan financier". "C'est un film vraiment très complet", note Ann-Margaret, dont la présence apporte au récit une touche de douceur mais aussi de passion. "On rit, on s'identifie à chacun des personnages, on se sent concerné, et puis on est frappé par la chaleur et l'intensité qui s'en dégage, et on en ressort revigoré. J'ai même versé une petite larme". 

 Joey King vient compléter le casting et incarne la futée Brooklyn, petite-fille chérie de Joe. Peter Serafinowicz joue le rôle du père de Brooklyn, Murphy, dont les contacts avec un dispensaire de cannabis médical pourraient s'avérer utiles à Joe et ses amis. John Ortiz, lui, tient le rôle de Jesus, personnage louche qui accepte d'apprendre les ficelles du métier aux apprentis braqueurs. 

Matt Dillon campe le pugnace agent du FBI Hamer, et Christopher Lloyd prête ses traits à Milton, membre de leur association de quartier, gentil mais un peu à côté de la plaque. "Je pense que cette histoire est bien en phase avec l'air du temps", indique Zach Braff. "Elle aborde la façon dont les grandes entreprises peuvent mettre n'importe qui sur la paille. Mais c'est avant tout une comédie sur trois hommes qui reprennent leur destin en main – des types qui n'ont jamais rien fait d'illégal, rien d'aussi fou ou d'aussi dangereux, mais qui se retrouvent dos au mur et se disent qu'ils ne vont pas se laisser faire. Et ils ont bien l'intention de mettre le paquet".

LE PLAN

Comme tout projet d'envergure, celui-ci part d'un coup de génie. Ou plutôt, dans ce cas précis, d'un coup de feu évité de justesse. Joe, qui va devenir le chef de bande de cette virée improbable, se retrouve coincé un matin à Williamsburg Savings, à écouter un conseiller clientèle condescendant (Josh Pais de RAY DONOVAN) lui expliquer pourquoi ses mensualités viennent de tripler. C'est alors que des hommes cagoulés font irruption. Témoin captivé, Joe observe la chorégraphie absolument parfaite des malfrats et la facilité avec laquelle ils s'emparent de ce qu'ils sont venus chercher avant de s'éclipser. Toute l'opération lui semble être un jeu d'enfant : quelques minutes d'efforts pour une récompense de plusieurs millions de dollars. Plus tard, Joe raconte l'épisode à ses amis et suggère sur le ton de la plaisanterie que les trois hommes pourraient en faire autant. Ils se moquent de lui, mais quelques jours plus tard, quand ils apprennent que leurs pensions sont parties en fumée – et qu'ils n'ont plus de moyens de subsistance –, l'idée leur semble soudain beaucoup moins insensée. Joe est d'autant plus décidé que sa famille dépend de lui financièrement. 

Michael Caine raconte : "Il a une petite-fille qu'il adore, élevée par une mère célibataire qui travaille très dur mais qui a du mal à joindre les deux bouts. Joe essaye simplement de payer les mensualités de son hypothèque pour qu'ils ne perdent pas leur logement. Mais la banque s'apprête à saisir leur maison, qu'ils doivent quitter dans un délai de 20 jours". Willie est un père et un grand-père très fier de sa famille, bien qu'il vive loin d'elle. Il n'attend qu'une chose : les conversations sur Skype avec ses proches, et souhaiterait pouvoir se rendre plus souvent sur la côte ouest pour les voir. Il n'y a qu'Al, veuf depuis longtemps, qui n'a pas de famille proche. Ce sont Willie et Joe qui remplissent ce rôle. Arkin précise : "Al était musicien dans un groupe de jazz mais n'a jamais vraiment fait carrière ; il travaillait donc à l'usine pour pouvoir continuer la musique. C'est là qu'il a rencontré les deux autres, et qu'ils sont devenus amis". 

 "Ils passent tout leur temps ensemble", raconte Morgan Freeman, qui résume l'emploi du temps des trois hommes. "Ils font tout le temps la même chose, mangent toujours dans les mêmes restaurants, ont les mêmes conversations, et font partie de la même association. Ils jouent à la pétanque, et regardent la télévision. Et puis, un jour, Joe leur annonce qu'il envisage de braquer une banque. Évidemment, ses amis pensent qu'il a perdu la tête. Mais il faut dire qu'ils ont une dent contre leur banque. Du coup, l'idée commence à faire son chemin. Et puis après tout ce qu'on leur a fait subir, ils finissent par se dire 'Pourquoi pas ?'"

"Morgan rend son personnage touchant et attachant", note De Line. "Il a toujours les yeux qui pétillent, et un sens de l'humour à toute épreuve. Albert, par contre, c'est le pessimiste grincheux du groupe. Alan Arkin, qui est l'un des meilleurs acteurs comiques au monde, lui donne un côté amusant, cynique, un peu névrosé, qui s'équilibre bien avec les deux autres. Mais malgré tout, il a aussi un côté chaleureux. Et Michael Caine, dans le rôle du meneur de la bande, apporte juste sa dose d'humanité, d'humour acerbe et de charisme pour qu'on croie à la suite des événements". 

 "C'est fascinant de voir ces personnages très différents les uns des autres prendre forme", observe Zach Braff. "Parfois, ce sont les détails les plus subtils qui sont les plus parlants, et les trois acteurs ont bien compris qu'il n'y a pas besoin d'en faire trop pour que ces moments aient un impact considérable. On se comprend à demi-mot, ils me font confiance, ils savent que la caméra va cerner ces petits détails et en faire quelque chose de très fort. J'ai beaucoup appris en les observant et en travaillant avec eux". Comme par hasard, le jour prévu pour le braquage tombe en même temps que la kermesse de leur association de quartier, et les trois hommes se sont déjà engagés à y participer. De peur d'attirer les soupçons en annulant tous en même temps, ils se débrouillent pour se relayer. Même si Milton, l'organisateur de l'événement, ne se serait probablement rendu compte de rien de toute façon… 

 C'est Christopher Lloyd qui tient le rôle de Milton : il fait partie de l'association des "Knights of Hudson", et c'est sans doute la personne la moins bien placée pour organiser quoi que ce soit. "Milton est un type très sympa, c'est un bon ami, à la fois enthousiaste et naïf, mais il est arrivé à un âge où il est incapable de se souvenir de quoi que ce soit", explique Zach Braff. Milton est pétri de bonnes intentions, même s'il a souvent la tête ailleurs. Mais bien qu'il soit parfois à côté de la plaque, il reste profondément digne. 

D'après Lloyd : "C'est un vieux gentil. Milton perd souvent les pédales et fait des erreurs, et il commence à devenir un peu dur de la feuille aussi. Mais il éprouve toujours un grand plaisir et une grande fierté à organiser les événements. C'est son truc et il fait en sorte que chacun respecte les règles et le planning. Le rôle m'a beaucoup plu et j'étais impatient à l'idée de relever le défi qu'il représentait". 

 De Line ajoute : "Il était extrêmement stimulant d'avoir quelqu'un d'aussi drôle et d'aussi singulier que Christopher Lloyd. Il nous faisait mourir de rire. Zach le laissait improviser et Christopher ne faisait que redoubler de trouvailles de génie". Tandis que Willie, Joe et Albert se mettent au travail, ils se disent que s'ils parvenaient à dérober plus que ce qu'on leur doit, ils pourraient en faire bénéficier les enfants. En outre, en se débrouillant bien, la kermesse elle-même pourrait leur servir de couverture, et Milton – béni soit son esprit embrumé – leur fournir le meilleur des alibis.

LE TOUR DE CHAUFFE

Mais avant de s'engager pour de vrai, ils doivent s'assurer d'être capables de mener à bien leur mission. Ils procèdent donc à une répétition afin de tester leurs forces et leurs faiblesses, ce qui donne lieu à un épisode désastreux de vol à l'étalage, l'une des scènes préférées de l'équipe. Comme le raconte De Line : "Willie, Joe et Al vont au supermarché du coin, en se disant qu'ils vont commencer mollo, en volant quelques produits. Et il s'avère que ça n'est pas leur truc du tout ! Ils s'y prennent comme des manches, ils font tomber des choses, ils prennent de mauvaises décisions... Tout est dans le comique de situation". "Le plus dur a été d'essayer de cacher le rôti de porc dans mon pantalon, et puis aussi de courir partout dans le parking avec des œufs dissimulés sous ma chemise", se rappelle Morgan Freeman. 

 Tandis que Willie et Joe errent dans les rayons du supermarché, en fourrant au hasard des articles sous leurs vêtements, ils parviennent à ne pas rater une seule des caméras de surveillance. Pendant ce temps-là, Albert, leur chauffeur attitré qui s'ennuie ferme et meurt de chaud dans la voiture, abandonne son poste, obligeant ses compères, chargés de leur larcin, à improviser leur sortie. 

 Michael Caine raconte : "Joe pique le caddie à moteur d'une vieille dame, et force Willie à s'asseoir dans le panier pour échapper à l'agent de sécurité, avant de prendre la route. C'est une scène classique de course-poursuite... à vitesse réduite". 

 Keith, le responsable du magasin à l'air blasé campé par Kenan Thompson, les regarde passer à l'action... à défaut de trouver meilleure formulation. D'abord intrigué par la scène qui se déroule sous ses yeux, Keith est finalement plutôt amusé, même s'il doit malgré tout faire son travail. L'épisode donne lieu à une séquence de confrontation hilarante qui fera sûrement partie des plus emblématiques du film. Mais Keith est loin de se douter que les trois compères n'ont pas l'intention de jeter l'éponge. 

 "Morgan a passé quasiment toute la journée dans son panier", se souvient Zach Braff. "Personne n'allait s'isoler dans sa loge entre les prises. Michael s'est pas mal exercé à la conduite acrobatique au volant de son engin, au milieu de la circulation, avec un bus qui lui coupe la priorité. J'avais prévu des doublures pour la plus grande partie de la scène, mais les acteurs ont insisté pour faire presque tout eux-mêmes. Ils ont vraiment joué le jeu". S'ils ont autant l'air de s'amuser, c'est parce que c'était effectivement le cas.

Morgan Freeman et Michael Caine ont partagé l'affiche à plusieurs reprises, notamment dans la trilogie THE DARK KNIGHT. "Ils étaient déjà très complices quand Alan les a rejoints, mais il s'est très bien intégré", relève Zach Braff. "Ils improvisaient et se fendaient la poire, et parfois je laissais tourner la caméra, parce que je savais que si je n'arrêtais pas la scène ils allaient rester dans la peau de leur personnage et continuer à jouer, et que ça allait donner un résultat génial et hilarant. C'était vraiment super de voir ces acteurs au meilleur de leur forme". 

 Ils n'ont d'ailleurs pas hésité à associer le réalisateur dans leur dynamique. Morgan Freeman raconte : "Ce qui nous motivait, à mon avis, c'était qu'on pouvait faire marcher Zach. Il est malin, et il sait ce qu'il veut, ce qui est super, mais en même temps il n'est pas inflexible non plus. Du coup, parfois, on lui disait : 'Non, je veux pas faire ça', juste pour voir sa réaction. Mais on se faisait toujours prendre à notre propre jeu".

LE PROFESSIONNEL

L'équipe se retrouve à devoir solliciter l'aide d'un professionnel. Heureusement, Joe connaît l'homme de la situation. Il est certain que le bon à rien qui sert de père à Brooklyn est le genre de délinquant camé qui doit être en contact avec de vrais truands qu'il pourrait leur présenter sans poser trop de questions. Murphy, joué par l'acteur et humoriste britannique Peter Serafinowicz qui maîtrise à la perfection l'accent Yankee, est à la tête d'un dispensaire de cannabis médical, ce qui est sûrement son premier emploi digne de ce nom. Il s'en sort plutôt bien, même si visiblement pas assez pour payer sa pension alimentaire. Joe est la dernière personne qu'il souhaite voir passer la porte de son établissement – à part peut-être un flic – parce qu'il sait que sa visite est toujours synonyme de leçon de morale. En réalité, Joe a deux raisons de contacter Murphy. Certes, lui et ses amis ont besoin de quelqu'un qui les aide à mettre au point un braquage, mais il espère aussi convaincre cet adolescent attardé au bon fond de prendre enfin ses responsabilités. Et si ça tournait au vinaigre et qu'il finissait en prison ? Qui s'occuperait de Brooklyn ? 

 Le réalisateur a choisi Joey King, 16 ans, pour le rôle de Brooklyn, l'adolescente de 14 ans. "On a pensé le rôle pour un garçon plus jeune, mais je me suis dit qu'il serait intéressant d'explorer la relation d'un grand-père et d'une ado dynamique qu'il n'arrive pas toujours à suivre, et donc Ted a réécrit le rôle pour Joey", rapporte Zach Braff. "Je l'ai rencontrée pour la première fois sur le tournage du MONDE FANTASTIQUE D'OZ de Sam Raimi, et je me suis dit que cette gamine avait quelque chose d'unique. Et puis, je lui ai offert un rôle dans LE RÔLE DE MA VIE. C'est une actrice exceptionnelle".

"Joe et Brooklyn ont une relation privilégiée", révèle Joey King. "On dirait plus des meilleurs amis qu'un grand-père et sa petite-fille ; ils ont de grandes conversations. C'est une relation profondément touchante. Il est très fier qu'elle soit aussi intelligente, et il ne regarde que vers l'avenir, tandis qu'elle fait ressortir sa joie de vivre et son âme d'enfant. Et puis, ils se protègent mutuellement". Si Joe est bien décidé à mettre la banque à genoux coûte que coûte, il se préoccupe surtout de savoir en quoi sa décision va affecter Brooklyn. Et c'est ce qui l'amène à contacter Murphy. 

"Murphy a tendance à se décrire comme un entrepreneur, mais en réalité c'est surtout un loser", reconnaît Serafinowicz. "Il est d'une inutilité absolue, c'est un adolescent attardé qui a refusé de grandir et d'assumer sa responsabilité de père. Il ne paye jamais sa pension alimentaire dans les temps, et il se sent coupable, mais visiblement pas assez pour y changer quoi que ce soit. Du coup, c'est un peu comme si cette gamine n'avait pas de père. Ce n'est pas un mauvais bougre, mais il faut qu'il grandisse". "On connaît Peter pour des rôles plus franchement comiques, et il a dû jouer un peu plus en retenue afin de servir de faire-valoir à Michael Caine, même si au final il n'en est pas moins drôle", confie Zach Braff. 

 Serafinowicz raconte sa collaboration avec l'une de ses idoles : "Michael Caine ne joue pas dans la même catégorie. Non seulement c'est une légende, mais c'est aussi quelqu'un d'adorable. Et pourtant, j'étais hyper stressé à l'idée de le rencontrer. Heureusement, mon personnage est censé être mal à l'aise en sa compagnie, parce qu'il passe son temps à le rabaisser, et je me suis donc servi de ça". On ignore si Murphy peut devenir l'homme que Joe attend de lui. Mais au moins tient-il son engagement d'aider les trois hommes en leur présentant un personnage trouble du nom de Jesus au casier judiciaire bien rempli et, étonnamment, au logement rempli d'animaux qu'il a recueillis. En échange d'une partie des bénéfices, il accepte de coacher nos gangsters amateurs. Tout est alors passé en revue : timing, repérage, fuite. C'est la première leçon qui sera probablement la plus compliquée : maîtriser l'art du SMS. 

 John Ortiz, qui campe le mystérieux Jesus, ajoute : "Ça n'est pas le truand typique. C'est un type solitaire, qui a dû surmonter plusieurs obstacles au quotidien dans un quartier défavorisé, et même s'il a l'air d'un gros dur, il fait preuve de beaucoup d'empathie". Quel que soit le montant de sa commission, ce sera toujours trop peu par rapport à la somme de travail que cette mission exige...

LA FEMME

Alors même que les trois vieux amis échafaudent leur plan, Albert et Annie (AnnMargret), caissière de supermarché, entament une histoire d'amour inattendue. Des deux, c'est sans doute Albert le plus surpris car il a depuis longtemps renoncé à toute vie sentimentale. Joyeuse et insouciante, Annie est sensible à l'artiste qui sommeille chez ce dernier et trouve l'occasion de lui prouver qu'il a tort de s'être autant caparaçonné. 

"Annie a un gros faible pour Al", rapporte Ann-Margret. "Elle se souvient des moments où il jouait du saxophone. Avec ses potes, il vient au supermarché presque tous les jours et achète une pomme de terre, ou une brique de soupe, et puis, de fil en aiguille, les événements s'enchaînent… sans qu'il sache comment ils en sont arrivés là". 

 "Il fallait qu'Annie soit belle, charmante et un peu dragueuse – et Ann-Margret réunit toutes ces qualités", indique Zach Braff. "Elle est magnifique, et très drôle, et ce qui est formidable, c'est qu'elle a déjà tourné avec Alan et qu'ils sont amis. Du coup, leur complicité a été immédiate. L'alchimie entre eux se retrouve magnifiquement à l'écran". 

Tout autre qu'Albert serait métamorphosé par l'amour. Mais comme l'indique Arkin, "Al ne change pas. Le fait qu'il reste égal à lui-même est l'un des ressorts de la comédie. Toute relation nous fait évoluer mais en ce qui concerne Al, je pense qu'à la limite il devient un peu plus conciliant". "En tout cas, il est toujours aussi grognon", rétorque Ann-Margret. "Tu le trouves grognon ?", interroge Arkin, avant de reconnaître : "Il se retrouve du jour au lendemain engagé dans une relation dont il ne voulait pas, et il ne sait pas du tout comment il en est arrivé là. Mais c'est une histoire qui semble marcher". 

 La connivence qui unit Arkin et Ann-Margret est sans doute manifeste dans la séquence de la kermesse où ils montent tous les deux sur une scène de karaoké. "On a réussi un véritable exploit", avance De Line. "On a fait chanter Ann-Margret et Alan Arkin en duo et c'était un vrai bonheur. Je ne l'avais pas entendue chanter depuis des années et elle a toujours une voix magnifique – et qui se doutait qu'Alan savait chanter ? Il a une très belle voix. On a découvert qu'il avait été chanteur professionnel, il y a très longtemps, au sein d'un groupe de folk avant de renoncer à sa carrière musicale pour se consacrer au métier d'acteur. Du coup, ils ont chanté dans les conditions du direct et se sont bien marrés".

LA TENSION MONTE D'UN CRAN

Comme dans tout film de braquage qui se respecte, un personnage tente de contrecarrer les plans de nos cambrioleurs amateurs : il s'agit de Hamer, agent du FBI assez content de lui, campé par Matt Dillon. "Il est parfaitement crédible en agent du FBI, tout en étant un bon faire-valoir pour nos trois protagonistes et en étant très drôle", affirme Braff. 


Chargé d'enquêter sur le premier braquage, dont Joe était témoin, Hamer tente encore de comprendre l'enchaînement des événements lorsque, à sa grande surprise, la même banque est attaquée pour la deuxième fois ! "Hamer veut résoudre l'affaire", note Dillon. "C'est le genre de type qui se doit d'avoir toujours raison. Quand il fait la connaissance de Joe, simple témoin du premier braquage qui ne s'est encore rendu coupable d'aucun délit, Hamer a le sentiment que son interlocuteur est un rien condescendant. En effet, il se permet de lui donner des conseils professionnels et lui suggère de s'inspirer de la série NEW YORK POLICE JUDICIAIRE. 

Hamer trouve ses remarques amusantes, même si elles sont à la limite d'être insultantes". Hamer n'est pas idiot pour autant. C'est un bon enquêteur et il a l'intuition que ces trois vieux grincheux mijotent quelque chose – sans savoir quoi précisément. Mais il n'est pas du genre à renoncer facilement… 

JUSTE EN FACE DE MANHATTAN

Le tournage s'est déroulé dans le Queens et à Brooklyn. Pour Braff, lui-même originaire du New Jersey, tourner à New York était essentiel. "Quand on tourne dans ces décors naturels, une atmosphère particulière liée à la population, aux couleurs et à l'architecture imprègne l'image", signale le réalisateur. "C'était difficile. Il faisait très chaud. Et les New-yorkais ne vous facilitent pas toujours la tâche, surtout quand on occupe tout un trottoir, mais j'étais convaincu qu'on ne pouvait pas tourner ailleurs". 

 Braff a fait équipe avec le chef-opérateur Rodney Charters avec qui il avait travaillé sur quelques pilotes de série. Le cinéaste salue le style du directeur de la photo : "Il est très rapide, ce qui correspond à ma méthode de travail, et il signe une lumière impeccable. Le style est magnifique et les plans sont très bien éclairés. Rodney sait vraiment mettre la ville en valeur". Les trois décors majeurs du film sont la banque, le marché et la kermesse. Le bâtiment de la Williamsburg Savings Bank, située sur Hanson Place, est un site historique de Brooklyn dont l'horloge à son sommet surplombe le quartier de Fort Greene et d'Atlantic Avenue. Reconverti pour l'essentiel en immeuble d'habitation, il accueille de nombreux événements, disposant toujours de son hall d'accueil Art Déco, de son plafond en arc de cercle de 20 mètres de haut, de ses sols en marbre, de ses vitraux et de ses mosaïques multicolores. La production l'a choisi pour son volume et sa hauteur sous plafond : il s'adapte en effet parfaitement au style de mise en scène de Braff et Charters qui mobilisent plusieurs caméras, des grues et des Dolly afin de susciter un sentiment de tension et d'amples mouvements d'appareil. 

Par ailleurs, la chef-décoratrice Anne Ross a réussi à y trouver ce mélange de vieux et de neuf qui, selon elle, est très répandu : "On est tous allés un jour dans une banque qui a été imposante autrefois et qui a été aménagée en un espace aseptisé en formica et équipé de mobilier de bureau de piètre qualité qui ne s'accorde pas du tout au cadre environnant", dit-elle. Le plus difficile pour la scène de vol à la tire consistait à dénicher une supérette de quartier avec parking attenant : "La plupart des supérettes de New York n'offrent pas ce service", précise Anne Ross. Par chance, elle avait son idée : le supermarché Key Foods sur Grand Street dans le quartier de Williamsburg à Brooklyn, à deux pas de son ancien appartement. Le magasin correspondait également à la surface et à l'ancienneté recherchées : il a donc été rebaptisé Value Town, enseigne résolument bas de gamme – et contraire à tout esprit bobo – où Willie, Joe et Albert font leurs courses. 

Anne Ross et la décoratrice de plateau Sara Parks ont conçu ex nihilo la kermesse Knights of Hudson (les Chevalier de l'Hudson, NdT) au Williamsburg East River State Park, sans oublier sa grande roue, sa maison hantée, son stand de karaoké, et son bassin où Joe plonge pour une bonne cause. Mais si ces sites posaient de véritables problèmes logistiques, Anne Ross a particulièrement apprécié les décors qui, selon son expression, possédaient du "cachet et du caractère", comme les intérieurs des maisons de Joe, Willie et Al, construits sur les plateaux des Gold Coast Studios de Bethpage. Par exemple, souligne-t-elle, "Joe possède sa maison depuis très longtemps et y a vécu avec sa femme, si bien qu'on a imaginé des pièces très encombrées car il habite sans doute là depuis le milieu ou la fin des années 60. On y ajouté quelques touches british, comme la moquette et le papier-peint, et on s'est dit que Joe devait être fan de l'équipe de foot de Chelsea – comme l'est d'ailleurs Michael Caine – et on a donc posé ici et là quelques gadgets et accessoires estampillés Chelsea. En revanche, Willie et Al n'ont pas toujours habité en face de chez Joe. Ils n'y vivent probablement que depuis qu'ils sont à la retraite, ou après que la femme d'Al soit décédée et qu'ils ne deviennent colocataires. Leur maison est donc aménagée dans un style plus récent et plus sobre sans bibelots personnels".

Pour autant, poursuit-elle, "on retrouve le passé musical d'Al dans les affiches de jazz qu'il a collées aux murs, tandis que la chambre de Willie est ornée de nombreuses photos de famille et de voyages dans l'espace – car il s'agit là, encore une fois, d'une authentique passion de Morgan". Il était également essentiel que les personnages habitent un quartier d'où ils aperçoivent, au loin, un tout autre univers : "Nos trois protagonistes vivent à Brooklyn et on sent bien qu'il s'agit d'un quartier populaire", analyse De Line. "Et pourtant, de l'autre côté du fleuve, on aperçoit la crête scintillante des gratte-ciels de Manhattan et Wall Street, où gravitent de grandes fortunes". 

 Anne Ross, qui a recherché des coins peu connus de Brooklyn et du Queens, était convaincue que l'intrigue devait se dérouler dans des quartiers excentrés. "Le fait que beaucoup de gens ne puissent plus vivre à Manhattan n'est pas une découverte", dit-elle. Mais elle remarque : "Brooklyn et le Queens sont en train de s'embourgeoiser également. On y trouve pas mal de gratte-ciels en verre jouxtant de petites maisons, comme si les classes populaires étaient envahies". Les extérieurs des maisons ont été repérés à Long Island City, dans une rue calme bordée de modestes propriétés de plain-pied et donnant sur le RFK/Triborough Bridge. 

La production a déniché à Astoria, dans le Queens, plusieurs sites comme le Ditmars Park où les trois protagonistes jouent à la pétanque, et la PS 122 Mamie Fay School qui sert de cadre au lycée Junior High de Brooklyn. L'équipe a également tourné dans le Queens au College Point, où le VFW Post 885 campe le QG des Knights of Hudson, à Richmond Hill, où Bangert's Flowers a été aménagé en dispensaire de cannabis de Murphy, et à Maspeth où le célèbre Goodfellas Diner datant des années 60 est devenu Nat's où nos trois acolytes se retrouvent pour boire un café et – les bons jours – manger une part de gâteau. L'appartement d'Annie a été déniché à East Williamsburg et le Brooklyn Army Terminal de Sunset Park a servi de cadre à une scène à l'extérieur du Semtech Steel, inventé pour les besoins du film. Le chef-costumier Gary Jones a étoffé ses recherches en se rendant dans le quartier et en prenant des photos des passants à la volée. En partant du principe que les trois vieux amis ont peu de moyens, il a rappelé les origines anglaises de Joe à travers sa casquette, son blazer et son gilet, tandis que Willie porte des pulls et des pantalons plus sport et qu'Al, en bon anticonformiste, se balade en shorts la plupart du temps. 

Jones, qui avait déjà travaillé avec Ann-Margret, a trouvé chez la comédienne une précieuse collaboratrice pour imaginer le style d'Annie : "C'est une femme d'un certain âge, mais incontestablement quelqu'un d'enjoué et de sexy", dit-il. "On voulait que cet état d'esprit se retrouve dans ses vêtements de façon très réaliste". Quand elle ne porte pas sa blouse vert émeraude des magasins Value Town, Annie privilégie des tenues vaporeuses aux teintes vives. Tout en prétendant qu'il n'est en rien affecté par ses sentiments, Albert change légèrement de style après être tombé amoureux de sa belle. 

"Il commence à porter des tenues plus stylées aux couleurs plus claires et plus chaudes, et on voit bien qu'il n'est plus dans le même état d'esprit", indique Jones. "Au départ, il est maussade et il porte des shorts sombres très simples, sans le moindre effort esthétique. Il se met à changer quand il enfile un costume – assez stylé – pour le braquage et qu'il porte un peu de mohair, comme un vestige de sa gloire passée. Albert joue de nouveau du saxophone, ce qui fait ressortir un autre aspect de sa personnalité. On se met à croire qu'il est peut-être sur le point d'aller de l'avant et de changer de vie". 

 À cet égard, Albert souligne la transformation des trois camarades. "On a réuni des comédiens extraordinaires et l'intrigue est à la fois délirante, crédible et émouvante", reprend De Line. "Elle met en jeu des relations humaines formidables, des liens familiaux, une histoire d'amour et un braquage complexe échafaudé et mis en œuvre à la lettre par nos trois gaillards. Je pense que le public va apprécier. On parle de gens ordinaires face au système, et plus encore, de types qui se disaient sans doute 'On est foutus, et nos vies sont finies', mais tout à coup, ils reprennent le pouvoir. Ils retrouvent confiance en eux et se sentent plus considérés". 

 Zach Braff conclut : "Quand je pense aux films que j'aime, ils ont tous en commun de mêler l'émotion à l'humour. Ce qui me plaît, c'est de pouvoir rire à un moment donné, et puis de me sentir ému l'instant d'après, et j'espère que le spectateur ressentira ça avec BRAQUAGE À L'ANCIENNE. C'est une comédie policière interprétée par trois légendes vivantes – autrement dit, c'est le genre de film qu'on peut voir en famille car il a de quoi séduire les publics de tous les âges".

#BraquageALancienne  

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