samedi 25 août 2018

22 MILES



Action/Thriller/Un film d'action solide et percutant, une réussite

Réalisé par Peter Berg
Avec Mark Wahlberg, Lauren Cohan, Iko Uwais, Ronda Rousey, Terry Kinney, John Malkovich, Emily Skeggs, Carlo Alban...

Long-métrage Américain
Titre original : Mile 22
Durée : 01h35m
Année de production : 2018
Distributeur : Metropolitan FilmExport 

Date de sortie sur les écrans américains : 17 août 2018
Date de sortie sur nos écrans : 29 août 2018


Résumé : Un officier d’élite du renseignement américain tente d’exfiltrer un policier qui détient des informations compromettantes. Ils vont être traqués par une armée d’assassins tout au long des 22 miles les séparant de l’avion qui leur permettra de quitter le pays.

Bande annonce (VOSTFR)



Extrait - "C'est ma source" (VOSTFR)



Featurette Iko Uwais (VOSTFR)



Ce que j'en ai penséavec 22 MILES, le réalisateur Peter Berg nous entraîne dans une aventure hors norme de par ses participants, son contexte et son déroulement. Même si le scénario s'inspire ici ou là de longs-métrages qui ont précédemment fait se côtoyer enjeux politiques, course contre la montre et combats sans pitié, il trouve le moyen de surprendre par sa construction et sa volonté de nous raconter son histoire en y incluant quelques bonnes surprises. La réalisation de Peter Berg est proche de l'action. Il nous fait vivre les événements comme si nous y étions. Le montage donne une allure entrecoupée aux scènes et la fausse impression que l'histoire va être difficile à suivre. Dans les faits, Peter Berg tisse très habilement la toile de son récit en emboîtant intrigue et action à tout-va. Il faut bien suivre la narration, mais au bout, vous ne serez pas déçu. 

En plus d'une mise en scène réaliste, méthodique et efficace, le film bénéficie du jeu impliqué de ces acteurs. Le trio qui forme la tête d'affiche de ce thriller tonique et musclé est super. Mark Wahlberg, qui interprète James Silva, fait jouer la personnalité spéciale de son protagoniste à fond et nous rend curieux sur les capacités de cet individu.


Lauren Cohan, qui interprète Alice Kerr, est très convaincante dans ce rôle de mère divorcée au métier improbable. Elle a une présence nerveuse qui va parfaitement au profil de cette protagoniste. 


Iko Uwais est toujours aussi diablement impressionnant quand il se met à faire du combat au corps-à-corps. Il est impeccable dans le rôle de Li Noor.



Les seconds rôles qui complètent cette équipe sont tous au diapason pour apporter un plus que ce soit Ronda Rousey dans le rôle de Sam Snow, Terry Kinney dans celui de Johnny Porter ou encore John Malkovich qui interprète Bishop. On s'attache aux personnages et leur sort nous tient à cœur. 



Copyright photos @ Metropolitan Filmexport

22 MILES fait parti de ces longs-métrages qui brûlent l'asphalte avec brio pour le plus grand plaisir des spectateurs et qui, en plus, s'amusent à délivrer des messages sur le chemin. C'est un film d'action très solide et percutant à découvrir sans hésiter.


NOTES DE PRODUCTION
(Á ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

DE L'ÉCRIT À L’ÉCRAN : LA GENÈSE DU FILM

22 MILES est le fruit d’une longue collaboration entre Peter Berg et la scénariste Lea Carpenter, qui signe ici son premier projet.

Tous deux se sont rencontrés à l'occasion d'une séance de dédicaces lors de la parution du premier roman de la jeune femme, "Onze jours". Ce drame familial évoque la communauté des Navy SEAL, ces membres d’élite de l’armée américaine. À cette époque, Berg préparait la sortie de son film DU SANG ET DES LARMES. Grâce à leurs recherches et leurs voyages, ils avaient bon nombre de connaissances en commun et Berg, qui connaissait les publications de Lea Carpenter, avait été impressionné par son aptitude à imaginer des histoires mettant en scènes des membres des forces spéciales tout en y insérant relations familiales et autres sujets personnels. "Pete m’a demandé si je savais écrire un scénario, et je lui ai répondu quelque chose du genre 'non, mais je peux apprendre' " , se souvient-elle.

Au départ, le réalisateur lui a parlé d’un scénario portant sur une de ses idées : "Le postulat de Pete était le suivant : 'que se passerait-il si quelqu’un se rendait dans une ambassade ou un bureau de la CIA muni de renseignements sensibles à échanger contre une sortie du territoire, dans des circonstances extrême ment dangereuses ?'", raconte-t-elle. "Pete et moi en avons longuement parlé, et j’étais très intéressée par cette idée : quel risque est-on prêt à prendre pour obtenir des informations ? Comment les gens évoluent-ils quand ils sont sous la pression de ce genre d’organisations du renseignement ?" En abordant le sujet de la CIA et du milieu du renseignement, il s’est rendu compte que Lea Carpenter était la personne idéale pour écrire un scénario à partir de son idée. En outre, comme un coup du destin, l’écrivain avait découvert quelques années auparavant, en 2008, que son propre père récemment décédé avait appartenu aux forces d’opérations spéciales américaines, révélation qui l’a ensuite poussée à lire toute la documentation qu’elle a pu réunir sur le sujet.

Comme il s’agissait là de son premier script, elle a étoffé ses connaissances en la matière en lisant plusieurs scénarios que lui a transmis Berg et en visionnant plusieurs thrillers et films d’espionnage qu’elle apprécie tels ZERO DARK THIRTY ou encore MUNICH de Steven Spielberg qui compte parmi ses films préférés : "Ce film m’a beaucoup marquée, notamment en ce qui concerne la manière d ont on peut insuffler de l’action a u sein d’une histoire plus littéraire et essayer de trouver l'équilibre entre divertissement et émotion".

Pour Lea Carpenter, travailler avec Berg pendant des mois pour échafauder le scénario de 22 MILES a été l’une des collaborations les plus enrichissantes et passionnantes de sa carrière : "En tant qu’écrivain, il m’a aidée à prendre des risques que je n’aurais jamais osé prendre. Il est d’une patience angélique, il a des idées incroyables et il est capable de repousser les limites de la créativité. Il opte toujours pour la solution la plus humaine, et ce n’est pas forcément ce qu’on attend d’un réalisateur de films d’action, mais il est systématiquement en quête d'authenticité : il dit toujours que les gens savent comment on fait exploser les camions mais qu’ils ont surtout besoin de savoir ce qui se passe dans le cœur des personnages".

Ils ont également longuement parlé de "Ground Branch", une unité paramilitaire au sein de la division des activités spéciales de la CIA. La Ground Branch, [ou "unité de terrain", NdT.] est essentiellement composée d’anciens membres de forces spéciales de la marine, d’anciens Navy SEAL, d’anciens officiers Delta et d’officiers des forces spéciales , selon Lea Carpenter. "Ils font partie d’une organisation qui a une longue histoire, puisque la CIA a été fondée par des gens qui ont plus ou moins été des paramilitaires pendant la Seconde Guerre mondiale . Ils n’attirent pas beaucoup l’attention, car, quand on pense à la CIA, on a tendance à se représenter George Smiley, des espions et des officiers traitants. On n’imagine pas que d’anciens agents puissent devenir officiers traitants" , poursuit-elle. "J’ai rencontré beaucoup de Navy SEAL qui sont ensuite devenus agents de Ground Branch, et j’ai entendu parler de leurs exploits et des opérations vraiment uniques auxquelles il s participent. Je me suis dit que ça constituerait vraiment un sujet très porteur pour un film", ajoute Berg.

Même si 22 MILES est une œuvre de fiction, Berg a engagé des consultants sur ce sujet – des Navy SEAL, des rangers de l’armée, des officiers de la CIA et des experts en informatique –, afin que les personnages du film soient le plus juste possible, que ce soit dans leur gestuelle ou dans leurs dialogues tout au long du film. Au cours de ses recherches, Lea Carpenter a rencontré plusieurs de ces consultants, dont des membres de la CIA et des spécialistes en matière de technologie, pour en savoir davantage sur le hacking, le codage informatique et les virus : "Je voulais savoir comment ces gens communiquent ", confie-t-elle. Même pendant le tournage, elle était en contact avec ces consultants pour être au courant des derniers développements technologiques qu’elle pourrait insérer dans la toute dernière version du scénario.

Un jour, Berg a suggéré que la distance entre l’ambassade et le lieu du rendez-vous avec l’avion soit de 22 miles : "J’aimais bien l’idée que ce soit comme un jeu. 4 personnes doivent franchir 22 miles en 38 minutes. Très simple, non ? Et on va leur mettre plein de bâtons dans les roues entre leur point de départ et d’arrivée" . Ce postulat fort simple en apparence sert de prémisse très solide à une histoire qui devient de plus en plus complexe : "Je me suis dit que ça n’allait pas être bien compliqué comme mission et que ça leur prendrait tout au plus 25 minutes ", plaisante Lea Carpenter, "mais tout le monde dans ce pays d’Asie fictif veut voir Li Noor mort et on découvre pourquoi à plusieurs moments clés de l a première moitié du film. Il y a beaucoup de monde à sa poursuite, et en raison de la nature des renseignements qu’il possède, et des obstacles qui se dressent contre eux, Jimmy Silva demande l’autorisation d’utiliser la toute dernière ’arme ’ de la CIA, qui consiste en un dispositif reposant sur la surveillance humaine en temps réel".

Cette "arme" fondée sur la surveillance humaine, explique Lea Carpenter, répond au nom de code d’ "Overwatch", un groupe au sein de la CIA qui se trouve sous les ordres d’un officier responsable, Bishop. "Ils interviennent au cours d’opérations très brèves mais extrêmement délicates. Contrairement à Ground Branch, Overwatch relève de la fiction", poursuit l’écrivain.

Peter Berg précise que même si Overwatch est fictif, il s’inspire librement de l’idée d’une QRF ("Quick Reaction Force" ou Force d’intervention rapide), constituée d’agents militaires, groupe dont il avait entendu parler en réalisant DU SANG ET DES LARMES. "Dès que se déroule une opération militaire légitime, qu’elle implique Navy SEAL, officiers de reconnaissance de la marine, membres de la force Delta ou Bérets verts, il y a aussi en général un groupe appelé QRF, conçu pour être capable d’intervenir rapidement et de porter assistance aux troupes en présence en cas de difficultés", explique le réalisateur " Big Brother existe vraiment : ces hommes utilisent des satellites et des drones, et sont en contact étroit avec ceux et celles qui sont sur le terrain. C’est de là qu’est venue l’idée d’Overwatch", précise le réalisateur.

Berg et Lea Carpenter ont conçu Overwatch en gardant en tête le fait qu'au cours de leurs missions, leurs membres sont conscients qu’ils vont subir des pertes. Les hommes de l’unité sont prêts à mourir, si besoin est, pour accomplir leur mission.

"Pete et moi avions discuté du patriotisme et de ses limites. Comment peut-on mettre en place un protocole d’action dans lequel tout est permis ? En créant Overwatch, on a décidé que ce ne serait pas l’une des ces organisations qui se targue de ne subir aucune perte. Pour l'intégrer, il faut carré ment démissionner de la CIA. Ces gars savent qu’ils vont sans doute voir l’un des leurs mourir. En se lançant dans cette mission, ils ne savent pas qui va y passer mais il y a beaucoup de morts violentes au cours du film", raconte l’auteur.

"Pour nos héros, la mission passe avant tout" , explique Berg, "C’est une forme de fraternité différente de ce qu’on a pu voir auparavant – ici c’ est un peu chacun pour soi". Même si Ground Branch s’inspire de la réalité, le film s'en démarque un peu. Une liberté rendue possible car le film est une œuvre de fiction. "Il y a une terrible pression quand on raconte une histoire vraie, et du coup, quand on invente quelque chose, ça permet de s’amuser un peu plus".

Mark Wahlberg ne peut qu’acquiescer : "Pete et moi avons tourné trois autres films ensemble, tous inspirés de faits réels portant sur des histoire s tragiques. En réalité, on voulait cette fois-ci s’amuser un peu, mais c’est vrai que notre conception du 'fun' consiste à créer un monde de violence, de trahisons et de tous les ingrédients qui font une bonne histoire. On voulait vraiment réaliser un film d ’action intelligent et centré sur la psychologie des personnages".

Pour porter le suspense à son paroxysme, Lea Carpenter a ajouté une intrigue secondaire durant l’exfiltration de Li Noor, alors que l’équipe se consacre à la mission des 22 miles : un avion espion russe sillonne les airs quelque part dans le monde, observant et écoutant ses ennemis potentiels. "L’idée de l’avion russe – et c’est là un thème présent dans tout le film –, c'est qu’il y a toujours quelqu’un qui observe, peu importe qui" , explique-t-elle. "On a donc imaginé cette arme ultime – un avion capable de procurer des renseignements et d'espionner. Et il fallait que l’équipe à bord, grâce à la technologie, soit capable de localiser quelqu’ un où qu’il soit dans le monde, juste en se connectant sur les bons signaux. Il y a aussi une femme qui observe tout ce qui se passe dan s l’avion et dont on ne découvre l'identité qu’à la fin du film".

Même s'il s'agit avant tout d'un film d'action, Berg et Lea Carpenter tenaient à explorer des thèmes personnels et à se concentrer sur l’humanité des personnages : dans la séquence d’ouverture, on les voit fonctionner en équipe, puis on les découvre un à un, en tant qu’individus et en tant que membres de l’équipe de Silva. Selon Lea Carpenter, l’un des thèmes principaux du film est celui du lien entre mères et enfants. En témoigne la relation entre Alice et sa fille, au moment où la première lutte pour trouver l'équilibre entre les deux mondes dans lesquels elle évolue, celui de mère divorcée qui aime désespérément son enfant et celui d’agent brillant et meurtrier capable de la plus extrême violence. "Tout au long du film, le personnage principal, Jimmy Silva, communique avec le chef d’Overwatch, Bishop, en utilisant les noms de code Child 1 et Mother. Mother et Child sont donc probablement les mots les plus répétés dans le film", confie Lea Carpenter.

Avoir des femmes au sein des unités d’opérations spéciales était également une priorité absolue. Comme le remarque la scénariste, il y a déjà des femmes dans les Navy SEAL et des réalisatrices et scénaristes comme Kathryn Bigelow et Patty Jenkins signent des films d’action grand public dans un genre traditionnellement masculin . "Je me suis dit que si je pouvais confier à des femmes des rôles d’action pure, ça ferait une différence. E t ce sont les femmes qui contrôlent tout ce qui se passe dans le film. On a Alice qui modère Jimmy. Sam, le personnage de Ronda Rousey, M.I.T., ainsi que la mystérieuse Vera qui a beaucoup de choses à cacher. Ce ne sont pas des femmes fragiles", précise-t-elle. En fait, il n’y a pas ici de demoiselles en détresse. Lea Carpenter et Berg ont imaginé des personnages féminins puissants, sur un plan intellectuel et physique. Elles sont les égales de leurs collègues masculins et sont considérées comme telles.

DES COMBATS MODERNES À L’ÉCRAN : LE RÉALISATEUR PETER BERG

Après avoir réalisé trois films d'affilée inspirés de faits réels (DU SANG ET DES LARMES, DEEPWATER et TRAQUE À BOSTON), Peter Berg voulait tout simplement s’amuser et faire un film d’action. "C’est ce qui m'a motivé ", confie-t-il.

Peter Berg se souvient d'avoir été impressionné par le diptyque du RAID, tous deux interprétés par Iko Uwais : "Je me rappelle en avoir entend u parler. Et en général, je ne vais pas voir de films de combat mais ils commençaient à faire du bruit, on parlait de la réalisation de Gareth lors des festivals et les gens mentionnaient ce nouveau Bruce Lee. Quand j’ai vu le premier film, j’ai été hypnotisé par Iko et l’esprit du film, son atmosphère, son émotion et sa violence brute. Iko possédait tout ça. On peut voir des centaines de types se battre mais un seul vous touche. Il possède cette qualité rare", raconte Berg. Le réalisateur a tout de suite su qu’il voulait faire un jour un film avec la star d’action indonésienne.

Avec 22 MILES, l’ambition de Berg était de réaliser un film faisant partie de ce qu’il considère comme une nouvelle vague de cinéma de combat, au style réaliste et brut, décrivant combats et scènes d’action sans reposer sur l’utilisation intensive d’effets numériques. "Je n'ai jamais été féru de technologie : je conçois les cascades, l’action et les combats en me demandant comment on peut filmer de la façon la plus réaliste possible et limiter le nombre de fonds verts sur le plateau. Car ça ne m'intéresse pas vraiment", explique-t-il.

En évoquant sa quatrième collaboration avec Wahlberg, le réalisateur, qui n’a pas de frère, en parle comme d'une amitié quasi fraternelle : "On s’entend extrêmement bien !"

Berg cite aussi le cinéaste John Cassavetes comme source d’inspiration pour sa méthode d’improvisation. " Avec Cassavetes, personne ne savait ce qui allait se passer. Il y avait un script, une intrigue, une histoire et les personnages avaient des relations identifiables mais à part ça, les acteurs pouvaient d ire ou faire ce qu’ils voulaient. Et j’ai toujours aimé ça. Ça me paraît un peu magique et vraisemblable à la f ois. Il me semble que ça oblige à se montrer plus attentif. J’essaie d o n c d’encourager les acteurs à improviser en leur procurant un environnement sécurisé où ils peuvent s’amuser à expérimenter un peu, tout comme les membres de l'équipe technique", confie-t-il.

LE CASTING

MARK WAHLBERG

Mark Wahlberg, cité deux fois à l’Oscar, retrouve ici Peter Berg pour leur quatrième collaboration. 22 MILES est leur premier film qui ne s'inspire pas de faits réels, monté avec l'ambition d’en faire une franchise. Wahlberg incarne Jimmy "Jim" Silva, officier senior d’une unité d’agents d’élite au sein de la division des activités spéciales de la CIA, branche connue sous le nom de Ground Branch. Autrement dit, il s'agit d'experts qui se spécialisent dans toutes sortes d’opérations militaires conventionnelles et non conventionnelles.

"Jimmy Silva est plutôt un intellectuel", précise Wahlberg.
"Au départ, j’avais l’impression qu’on avait déjà vu ce genre d’anti-héros taciturne, si bien que cette fois-ci, je me suis dit que j'allais en faire un type qui a des points de vue sur tout et qui aime parler. C’est le genre de mec qui, une fois la mission enclenchée, décide qui parmi eux va vivre ou mourir et comment vont se dérouler les combats".

"Je me suis dit que ce serait intéressant car, quand on a commencé à travailler sur ce projet, j’avais en tête Tommy Lee Jones dans LE FUGITIF – autrement dit, un mec qui assume, qui ne se pose pas mille questions sur la dimension morale de ce qu'il fait : il a un boulot à faire et il va le faire. Rien ni personne ne va se mettre en travers de son chemin. Mais Jimmy prend plus de plaisir dans sa mission et , d'une certaine façon, se prend un peu pour Dieu. À mon avis, le public va aimer ce personnage car les gens comprennent qu’en certaines circonstances, on est obligé d'enfreindre les règles habituelles", raconte Wahlberg.

Interrogé sur les motivations de Silva, l'acteur répond : "Son éducation, son adolescence et puis son implication dans son travail. Il n’a aucune famille, aucune attache et il est entièrement dédié à son travail", poursuit-il.

Au cours de ses recherches pour DU SANG ET DES LARMES, Berg a rencontré des membres de la véritable section Ground Branch et de la CIA. "Ce que j’ai trouvé très intéressant, c’est que ces gens vivent dans un état de stress permanent. Ils doivent constamment gérer une violence extrême et résoudre des problème s complexes, et ça a des conséquences. Je me suis dit que cette violence et ce stress pourraient contribuer à créer un personnage presque bipolaire, un peu maniaque. C’est quelque chose dont on parlé avec Mark [Wahlberg]", ajoute le réalisateur.

LAUREN COHAN

Lauren Cohan, connue pour le rôle de Maggie Greene dans la série THE WALKING DEAD et pour ses apparitions dans VAMPIRE DIARIES et BATMAN V SUPERMAN : L’AUBE DE LA JUSTICE, incarne l’agent de la CIA Alice Kerr. Appartenant au Ground Branch, elle fait partie de l’équipe de Silva dont elle est très proche.

Alice est une mère divorcée et sa petite fille de 8 ans, India, vit aux États-Unis avec son père Lucas (joué par le réalisateur Peter Berg lui-même !). Elle a souvent du mal à faire de sa mission sa priorité, car elle culpabilise d’être une mère absente : "Alice est très capable et fait très bien son boulot mais elle n’est p lus certaine d’en avoir envie" , dit l’actrice. "La relation chaotique qu’elle a avec sa fille et sa vie familiale en sont l'illustration. Pourtant, tous les personnages doivent rester concentrés pour faire face à tout ce qui leur arrive".

Lauren Cohan a été séduite par ce personnage qui allie une grande intelligence, une vraie force de caractère et des capacités physiques hors du commun. "Elle parle plusieurs langues et elle est capable de se tirer de toutes sortes de situations. C’est vraiment un personnage très intéressant à jouer du point de vue émotionnel", confie-t-elle.
À ses yeux, un autre atout du film a été le refus catégorique du film de faire des distinctions entre les sexes : "Il n’y a rien que les hommes font que les femmes ne puissent faire également. C’est quelque chose d’appréciable mai s ce qui est bien, c’est qu’on a vraiment l’opportunité de le voir dans ce film".

Lauren Cohan était déjà en excellente condition physique grâce à son rôle dans THE WALKING DEAD : elle a donc été à la hauteur de l’entraînement nécessaire pour se glisser aisément dans la peau d’un agent paramilitaire capable de tuer, se montrant tout autant à l’aise dans le combat à mains nues qu’avec une arme automatique. "Alice possède tout un tas de compétences qui ont été vraiment agréables à acquérir. Mais je pense que ma plus grande leçon dans ce film a été d’apprendre à exprimer de l’émotion au cours d’un combat".

L'une des relations les plus intéressantes du film est celle qui lie Alice et Silva, inspirée par ce que Berg a pu observer au cours des nombreuses heures passées avec des officiers de la police, de l’armée et des membres des renseignements. Il a toujours été frappé par la complicité qui soude les agents, et c’est ce qu’il voulait explorer entre Alice et Silva. "Ce sont des hommes et des femmes qui vivent, travaillent et se battent ensemble, et qui vivent des expériences vraiment intenses" , dit-il.

"D’une certaine manière, Alice est la protégée de Silva, mais elle est aussi son moine. Elle lui donne un ancrage. D'ailleurs, quasiment tous les personnages d u film pratiquent la méditation", remarque la scénariste Lea Carpenter en évoquant la relation hors normes entre Alice et Silva.

IKO UWAIS

22 MILES marque les débuts à Hollywood de la star indonésienne et du maître en arts martiaux Iko Uwais, surtout connu pour ses rôles dans les célèbres films d’action THE RAID et THE RAID 2. Uwais incarne ici Li Noor, un officier des forces spéciales dans un pays fictif, Indocarr, qui est devenu une source d’information fiable pour la CIA.
"Li Noor est un type qui a perdu confiance dans son propre pays et qui approche la CIA en détenant des informations sensibles", raconte la scénariste Lea Carpenter. " Grâce à son travail dans les forces spéciales, il détient une incroyable mine d’information qu’il a codée et verrouillée de telle façon que le contenu n’en est accessible que s’il obtient ce qu ’il veut, c’est-à-dire quitter le pays".

"Iko est l’une de mes principales motivations pour faire ce fil m ; on pourrait dire que tout a commencé avec lui" , raconte Peter Berg. "Le réalisateur Gareth Evans, qui ne manque pas de talent, a signé les deux RAID, dans lesquels Iko a joué. C’étaient des films à petit budget tournés à Djakarta, en Indonésie, et j’en avais entendu parler".

Comme dans RAID, Uwais s’est également vu confier l’élaboration de la chorégraphie des combats, qui fait appel au silat, une technique d’arts martiaux traditionnelle en Indonésie qui se transmet de génération en génération. L’acteur met en œuvre cette technique de combat particulière dans plusieurs scènes, à commencer par la séquence explosive se déroulant à l’infirmerie de l’ambassade américaine. Au cours du périple de 22 miles, Li Noor, bien que menotté, se joint à l’équipe de Silva pour combattre les tueurs à gages lancés à leurs trousses, notamment lors de l’embuscade tendue par un groupe de motards en pleine ville.

Berg et Uwais ont tous deux voulu que ce film d’action soit réaliste.
"Tout a l’air réel" , se réjouit Uwais. "La moindre scène de combat, la plus petite scène d’action devraient paraître authentiques et crédibles. Il n’y a pas que les effets spéciaux qui comptent ".

"Ça marque vraiment un tournant pour moi" , reconnaît Uwais en parlant de son premier rôle dans un film américain. "C’est le parfait équilibre entre arts martiaux et action hollywoodienne". Il espère que ce film fera découvrir la technique de combat indonésienne dont il se sert au cours de cette importante production. "Quand les spectateurs quittent la salle de cinéma, j'aimerais qu’ils aient vécu la plus grande expérience de film d’action de leur vie !"

RONDA ROUSEY

Ronda Rousey est célèbre pour sa carrière de championne d’arts martiaux mixtes poids coq. Plus récemment, elle a mis en valeur ses prouesses physiques à la fois sur le ring et à l’écran dans FAST & FURIOUS 7 et EXPENDABLES 3 UNITÉ SPÉCIALE. Dans 22 MILES, contre toute attente, elle développe ses talents de comédienne en campant l’agent de Ground Branch Samantha "Sam" Snow, qui appartient au groupe d’élite de Jimmy Silva.

"Quand j'ai lu le scénario, j’y ai décelé une approche totalement nouvelle de l'action et un rôle inédit pour moi. J’ai adoré" , déclare l’actrice avec enthousiasme. "Mon rôle n’allait pas autant reposer sur le combat, bien au contraire. Pete me disait, 'Je ne veux absolument pas que tu te battes, rien qui rappelle ta carrière de boxeuse'. [Il] voulait vraiment me donner l’opportunité de changer de registre . En fait, j’ai été sensible au fait que mon personnage sache très bien manier les armes et ne soit pas trop versée dans le combat rapproché. Ça changeait vraiment !"

Sam Snow est bien plus qu’un soldat d’infanterie dans une unité tactique. "Elle est extrêmement intelligente et douée pour le combat ; elle possède une grande connaissance des pistolets tactiques" , souligne Ronda Rousey. "Elle n’est pas du genre à devenir nerveuse ou à perdre son sang-froid. Elle est très détachée dans les situations de stress, quand tout se met à dérailler autour d’elle, et ça arrive tout le temps. Sam ne fait confiance à personne mais se montre extrêmement loyale envers ses amis : ils sont tout pour elle. Malgré ses défenses, elle possède en réalité un cœur en or".

Pendant les semaines qui ont précédé le tournage, l’actrice a rejoint ses partenaires pour s’entraîner au maniement des armes dans un centre de tir à Atlanta, où ils se sont exercés auprès d’anciens Navy SEAL et rangers de l’armée. Ils y ont appris des compétences particulières consistant notamment à sécuriser efficacement une pièce ou un couloir, et à résoudre immédiatement un problème inattendu dans des situations de stress extrême.

JOHN MALKOVICH

Deux fois nommé aux Oscars, John Malkovich retrouve le réalisateur de DEEPWATER Peter Berg et Mark Wahlberg, et incarne ici Bishop, un officier d’élite au sein d'Overwatch. Aux côtés de son équipe d’experts en technologie (seulement identifiés sous des pseudonymes empruntés aux échecs : le Roi, la Reine, le Cavalier, la Tour et le Pion), Bishop pilote les opérations et reste en contact permanent avec Silva et le reste de Ground Branch : il leur donne des directives et leur fournit des informations en temps réel tout au long de leur mission.

Tandis que son unité tactique utilise un armement de combat lourd, Bishop se sert, lui, d’une arme différente mais tout aussi efficace : la technologie dernier cri. Elle lui permet de faire son travail avec sérénité. "Ils élaborent et mettent simplement en place chaque détail de l’opération, que ce soit l’itinéraire principal ou un itinéraire secondaire", explique Malkovich. "S’ils doivent se battre, o n orchestre le combat. On dispose d’une commande à impulsion électromagnétique qui peut désactiver le réseau électrique d’un pays tout entier, ce qui revient à paralyser les médias, à entraver les forces de l’ordre, etc. On possède aussi deux drones".

Bishop est un homme énigmatique, y compris pour ses collègues. Il est réservé et bien élevé mais il recourt à tous les moyens à sa disposition pour prendre des décisions aux conséquences terribles. "Bishop est chevronné et généralement assez calme" , poursuit Malkovich. "Il a déjà participé à des missions avec Silva et son équipe mais le film ne s’appesantit pas sur ces détails. Il est clair qu’ils se connaissent : Bishop parle de Silva comme de '[son] vieil ami'. On ne sait rien d’autre".

Pour imaginer les personnages de Silva et de Bishop, la scénariste Lea Carpenter s’est inspirée de ses propres expériences et de ses contacts avec des membres des forces spéciales. Elle savait par exemple qu’ils seraient tous deux des passionnés d’histoire ultra-intelligents. "L’idée du poète guerrier est très prégnante", admet-elle. "Mes amis des forces spéciales s ont d’incroyables lettrés, réfléchis, des passionnés d’histoire, de littérature et de philosophie", citant Peter Matthiessen, auteur naturaliste ayant par ailleurs été membre de la CIA, parmi ceux qui lui ont servi de modèles pour Bishop.

Concernant Bishop et Overwatch, Malkovich est très clair : "Ce sont des gens sous contrat, non pas pour le gouvernement américain ou pour l’une ou l’autre des agences de service secret ou militaire, mais pour faire le sale boulot. Pour les besoins de ces missions, ils ne peuvent se revendiquer d’aucun État, pays ou gouvernement, et ne respectent aucune règle. Ce sont des fantômes qui ne lais sent aucune trace et qui n’ont aucun lien avec les cibles ou les événements qui se déroulent pendant les opérations".

Contrairement à ses partenaires, Malkovich n’a participé ni à l’entraînement tactique ni au maniement des armes, mais il a mené un travail de recherches pour comprendre Bishop. "J’ai beaucoup lu, notamment 'La guerre cachée' [de Lawrence Wright chez Robert Laffont, NdT.] et 'La guerre fantôme' [d’Alex Berenson au Seuil, NdT.] Des consultants experts en technique étaient là pour nous fournir des détails. Parmi les recherches que j’ai pu mener au cours de ma carrière, c’est ma visite au musée du KGB qui a été la plus extraordinaire. Les Russes réfléchissent beaucoup plus au long terme que nous ne le faisons. Ils ont une façon bien particulière de pénétrer l’esprit des gens et il faut plusieurs générations pou r y parvenir".

EMILY SKEGGS

L’équipe de Silva travaille avec un personnel composé d’officiers traitants et de spécialistes travaillant en dehors de l’ambassade américaine dans le centre-ville de ce pays fictif. Ils sont néanmoins sous les ordres du chef de l’ambassade et de l’ambassadeur américain. L’un de ces spécialistes est un génie du codage informatique seulement connu sous le nom de M.I.T. et incarné par l’actrice citée aux Tony 2015, Emily Skeggs. Troquant le monde de Broadway pour celui des opérations spéciales, elle décrit son personnage comme "une programmeuse autodidacte de génie qui est en quelque sorte l e cerveau de l’équipe pour tout ce qui relève de la technologie. Elle analyse tout par ce prisme-là".

Bien que ce rôle ait initialement été écrit pour un homme, il a été décidé de changer le sexe du personnage, un défi qui a intrigué Emily Skeggs. "Je pense qu’il existe un stéréotype, une idée reçue de ce à quoi ressemble un programmeur et c’est totalement erroné. C’était stimulant d’aborder ce rôle du point de vue d’une femme, de jouer avec l’identité du personnage pour briser ce cliché".

Pour préparer son rôle de férue de technologie, l’actrice a regardé le documentaire ZERO DAYS, qui s'attache aux progrès de l’invention de Stuxnet, un logiciel malveillant hautement sophistiqué qui s’auto-duplique et dont peu de gens connaissent l’existence. "La lutte contre la cybercriminalité est le combat de demain. La technologie évolue si rapidement que l’on est incapable d’anticiper comment et quand se protéger : on devient donc vulnérables. La guerre ne s e cantonne plus au seul champ de bataille" , ajoute Emily Skeggs.

Elle a aussi appris que le monde de la technologie n'est pas exempt d'inégalités entre hommes et femmes. "J’ai regardé CODE : DEBUGGING THE GENDER GAP et le principal enseignement que j’en ai retiré, c'est que de nombreu ses jeunes femmes et jeunes filles s’entendent dire à l’école qu’elles ne sont pas douées pour les maths ou les sciences" , analyse-t-elle, "tant et si bien qu’elles n’exploitent même pas leurs possibilités". Elle a alors pris conscience qu’elle-même avait douté de ses propres capacités et, à la réflexion, "je me suis dit 'je suis douée pour les langues, la logique et les casse-têtes. Je peux le faire, programmer c’est la même chose, alors je vais essayer'. J’ai commencé par apprendre les principes de base du codage et maintenant j’y suis accro".

Le fait que son personnage soit une femme s’avère même un avantage pour décrypter le code. " J’adore l’idée que M.I.T. ne puisse cerner l'identité d u programmeur même si elle sait que le programmeur est une femme. Elle tire cette conclusion, parce que le code est écrit de manière totalement anonyme, preuve que ce n’est pas une question d’ego. Cela remonte à l’idée qu’à travers l’histoire, les femmes ont en quelque sorte œuvré dans l’ombre, discrètement et sans arrogance, pour faire leur boulot, un point c'est tout".

CARLO ALBAN

Carlo Alban est un acteur originaire de l’Équateur vivant à New York. Il s'est produit dans des films comme 21 GRAMMES et BLISS ou la série télévisée PRISON BREAK, ainsi que dans de nombreux spectacles montés à Broadway et off Broadway. Dans 22 MILES, Alban campe l’officier de la CIA rattaché au Ground Branch William Douglas III, plus connu des autres membres de son unité sous le nom de Douglas, voire Dougie. "C’est un ancien membre des forces spéciales de la marine et il est un peu considéré comme Silva en plus jeune", fait remarquer l’acteur. "Il est surtout loyal envers son unité qui est comme sa famille".

Alban raconte que sa collaboration avec Peter Berg lui a souvent fait penser à son travail au théâtre. "Pete ne ressemble à aucun autre réalisateur avec qui j’aie pu travailler. Quand il arrive sur le plateau, il répète la scène tout en restant très ouvert. Il ne s’attache pas vraiment au dialogue. Le film et les scènes possèdent une structure mais au sein de laquelle il laisse de la place à l’improvisation" , explique-t-il. "C’est un acteur, il comprend donc que l’on ne se sente pas dan s un carcan et que l’on ait besoin de créer. Il filme à trois ou quatre caméras, c e qui donne l’impression d’être dans une pièce de théâtre. On joue ainsi constamment en temps réel. On ressent une telle liberté que ça rend tout plus authentique. Et cette méthode relève de cette nouvelle vague de cinéma de combat contemporain dont Peter Berg fait partie".

Pour se préparer, Alban et ses partenaires ont passé des semaines à s’entraîner avec deux conseillers militaires sur le film, l’ancien ranger de l’armée Jariko Denman et l’ancien Navy SEAL Ray Mendoza. "On a commencé avec des principes de base, comme la manière de tenir son arme et la bonne façon de tirer" , se souvient l’acteur. "Puis, on est passé aux armes principales, d’abord les pistolet s à caoutchouc avant de nous atteler aux vrais pistolets, même s'ils n’étaient pas chargés. Ils nous ont montré comment bouger, comment passer d’une arme principale à u ne de rechange, comment recharger les munitions, ce qu’il faut faire quand on e st sur le terrain. Ils nous ont ensuite emmenés sur un stand de tir pour tirer à blanc ".

SAM MEDINA

Quand le public découvre l’acteur et cascadeur Sam Medina pour la première fois sous les traits d’Axel, le bras droit du ministre des Affaires étrangères d’Indocarr, il apparaît comme un banal diplomate, sa voix est posée et ses manières cordiales. Cependant, on comprend bientôt que ce n’est qu’une façade lorsqu’il s'engage dans une joute verbale avec Silva dans le bureau de l’ambassadeur, avant de se révéler être le principal adversaire de Silva et de son unité.

Medina est surtout connu pour ses rôles dans des films d’action, comme LA CHUTE DE LA MAISON BLANCHE et la saga KICKBOXER. Il s’est donc senti en terrain connu sur 22 MILES. "Quand Pete et moi avons discuté la première fois, il m’a dit ' Tu vois, ce n’est pas un sale type. Il ne fait que son boulot. Le gouvernement l’envoie en mission et il doit l’accomplir coûte que coûte' " , déclare l’acteur à propos de son personnage. Pour ce film, Peter Berg voulait que le Medina au physique impressionnant n’apparaisse pas aussi menaçant. "Il me disait 'Bon, tu as déjà l’air d’un dur à cuire. Du coup, je vais adoucir un peu tes traits' " , se rappelle Medina . "Il voulait que je porte un polo, que je semble un tout petit peu m oins menaçant et plus intellectuel, genre cadre sup. C’est ce que Pete avait à l’esprit et je crois y être parvenu".

L’acteur remarque toutefois que les rapports entre Axel et Silva s’inspirent de la rivalité entre Robert de Niro et Al Pacino dans HEAT, ce qui est évident dans l’une des scènes les plus tendues du film, au moment où Axel et Silva se rencontrent pendant un bref cessez-le-feu.

LE TOURNAGE

L’AUTHENTICITÉ EN ACTION : ENTRAÎNEMENT TACTIQUE

Pour s’assurer que les acteurs pourraient passer de façon convaincante pour des membres d’une unité de forces spéciales, ils ont dû collaborer avec des conseillers en tactiques militaires pendant des semaines avant le début du tournage. Il était important que les acteurs s'initient d’abord aux rudiments en matière de procédures mais qu’ils comprennent aussi pour quelles raisons ils devaient s’y tenir, de façon à ce que leur sécurité soit assurée sur le plateau.

"La différence entre l’entraînement d’un acteur et celui d’un soldat ou d’un agent, c’est que j’entraîne des gens dans l’armée à se battre et à mener des missions dans des conditions extrêmes. En revanche, ici, j'ai entraîné les acteurs et les cascadeurs pour que la situation rende bien à l’écran", explique Jariko Denman, l’un des conseillers militaires sur 22 MILES." On utilise des situations génériques pour inculquer des principes rudimentaires, comme pénétrer et sécuriser une pièce ".

Cette authenticité n’a pas été immédiate.
"Pour commencer, les acteurs sont entraînés et passent des heures à répéter leurs gestes pour paraître naturels et faire en sorte que tout devienne fluide comme si c’était vraiment leu r métier" , insiste Denman. "Une fois qu’ils maîtrisent les rudiments, ils sont capables de réagir aux moindres changements au moment du tournage".

PRÊTS À TIRER : LES ARMES DE GROUND BRANCH

Les scènes d’actions les plus spectaculaires nécessitent souvent de gros pistolets. Ainsi, pour s’assurer que Jimmy Silva et les membres de son équipe soient correctement armés pour leurs missions, Peter Berg a fait appel à son fidèle collaborateur Doug Fox pour servir à la fois de chef accessoiriste et d’armurier en chef sur 22 MILES.

"Mark Wahlberg et les autres acteurs jouent des agents de Ground Branch, qui portent normalement seulement des armes de poing. On a beaucoup travaillé avec des Glock, que tout le monde aime parce qu’ils sont légers et faciles à porter toute une journée", révèle Fox. "La plupart du temps, ils n’ont pas plus de deux armes sur eux mais pour aller sur le terrain, ils ont besoin de passer à une puissance de feu supérieure avec des Colt M 4. Ils doivent aussi charger leurs véhicules avec suffisamment d’armes et d’équipement pour se rendre jusqu’au point d’exfiltration".

Outre l’unité de Ground Branch, Fox a aussi dû équiper la partie adverse qui essaie de les empêcher de mettre Li Noor en lieu sûr. Pour s’assurer que tout l’arsenal soit acheminé de façon sécurisée sur les lieux du tournage à Atlanta, en Géorgie, et à Bogota, en Colombie, Fox a dû passer double commande d’armes afin de pouvoir engager les démarches administratives nécessaires au transport à l’étranger. "Pour ce film, on est aux alentours de 50 armes sur un manifeste d’expédition destiné à la Colombie" , dit-il. "Cela comprend des mitrailleuses , des Colt M4, des fusils d’assaut et des Uzi. On a aussi dû expédier 40 000 cartouches à blanc. Dans l’ensemble, ça a fait un chargement d’armes d’une valeur d’environ un demi-million de dollars. On est la première société à expédier effectivement de vraies armes à Bogota pour les besoins d’un tournage".

PHOTOGRAPHIE : FILMER LE CINÉMA DE COMBAT CONTEMPORAIN

Berg s'est entouré du directeur de la photographie d’origine française Jacques Jouffret, qui a déjà été cadreur et opérateur Steadicam sur plusieurs de ses précédents films, comme TRAQUE À BOSTON, DEEPWATER et DU SANG ET DES LARMES. Après une longue carrière de cadreur sur des dizaines de films pour de nombreux réalisateurs, dont Berg et Michael Bay, Jouffret a plus récemment été directeur de la photo sur des films comme la saga AMERICAN NIGHTMARE et ACTION OU VÉRITÉ. Le style captivant de Jouffret s'est harmonieusement associé à l’approche du réalisateur faite d’improvisation pour diriger les acteurs, ce qui offre une fabuleuse liberté d'expérimentation.

Pour 22 MILES, Jouffret a décidé de tourner dans un style documentaire, utilisant principalement des caméras à l’épaule, méthode qu’il avait déjà employée dans ses autres films avec Berg et que tous deux apprécient. "Mon approche consiste à avoir autant de marge de manœuvre que possible pour filmer de plusieurs façons différentes à la fois" , raconte Jouffret, qui cite LA BATAILLE D’ALGER (1966), film qui est non seulement son préféré mais dont le traitement néoréaliste a exercé la plus grande influence sur sa façon d’approcher 22 MILES. "Quand on me demande ce que j’essaie d’accomplir, je réponds que j’espère que les spectateurs ressentent que ce qui se passe à l’écran est réel, et qu’ils sont en train de regarder un documentaire".

Quand les styles respectifs de Jouffret et de Berg se conjuguent, le champ des possibles est quasi infini. Jouffret et son équipe ont employé un large choix de caméras pour saisir l’intensité de l’action. "J’ai pris la décision d’utiliser plusieurs caméras pour restituer cette dimension réaliste et l’imprévisibilité des événements", poursuit le directeur de la photo. L’histoire se déroule ainsi sous plusieurs angles : l’action qui se déroule au sol, les prises de vue par caméras de surveillance et les plans aériens, pour les scènes où l’équipe d’Overwatch utilise des drones.

Outre les caméras habituelles, le film repose également sur l’utilisation de drones, fournissant les prises de vue correspondant à la surveillance d’Overwatch, ainsi que sur celle de caméras Go Pro montées sur la plupart des décors pour fournir des plans additionnels. En utilisant plusieurs caméras de surveillance, il était évident que beaucoup de scènes allaient être tournées de deux façons : d’abord par des caméramans ; puis les scènes allaient être jouées une seconde fois filmées par des caméras de surveillance.

Le réalisateur tenait à ce que le film soit tourné de jour. Le tournage à Bogota a donc présenté un obstacle de taille : le climat de la capitale colombienne a considérablement contribué à déterminer l’atmosphère du film. "Quand je me suis rendu à Bogota pour les premiers repérages, j’ai compris à quel point le ciel était couvert et les nuages menaçants changeaient constamment" , reprend Jouffret. "Ça m’a donc indiqué que l’ambiance du film serait plus sombre, plu s austère que je ne l’avais initialement prévu". Étant donné que la ville se situe au nord de la Cordillères des Andes, et donc sous l'influence du climat océanique et à plus de 2 600 mètres d’altitude, le temps et la couverture nuageuse instables de Bogota ont constitué la plus grande difficulté. En effet, afin de conserver aux plans une luminosité extérieure constante, il fallait souvent attendre les conditions idéales pour tourner chaque prise.

DIRECTION ARTISTIQUE : CRÉER UN UNIVERS RÉALISTE

22 MILES marque la première collaboration entre le chef-décorateur britannique Andrew Menzies et Peter Berg. Menzies a travaillé sur des films comme BRIGHT et FURY de David Ayer et POWER RANGERS, et il a senti que ce film était dans ses cordes. "Au fur et à mesure que le projet avançait, le film a évolué d’ un style un peu futuriste digne des FILS DE L’HO MME à un univers contemporain alternatif, un résultat beaucoup plus terre à terre, au réalisme crû tel que Peter le souhaitait" , indique-t-il.

Comme Berg insistait sur l’importance de l’authenticité pour chaque aspect du film, Menzies a conservé un réalisme visuel dans tous les décors qu’il a imaginés. "L’une des premières choses qu’il m’a dites a été 'J'apprécie l’esthétique des quartiers populaires'. Il aime les ambiances désaturées, qui se rapproche des films de la saga JASON BOURNE, sans fioritures et réaliste", se remémore le chef-décorateur.

Disposant de très peu de temps de préparation pour un film aussi complexe, Menzies a dû tirer parti des décors réels de Bogota. "Je voulais que l'ambiance raconte une histoire : ils se retrouvent piégés en plein cœur d’une ville, et on comprend donc qu’ils ne peuvent être sauvés par hélicoptère ou autrement ; il s doivent se frayer leur propre chemin hors de la ville" , poursuit-il. "Et c’est une ville intéressante parce qu’on y trouve une architecture très variée. On pourrait se croire dans un pays de l’ancien bloc de l’Est, ou n’importe où dans le monde".

Le hasard a voulu que des scènes d’extérieur aient été tournées dans le bâtiment de la véritable ambassade américaine, désaffectée et rachetée par le gouvernement colombien. L’architecture similaire aux deux bâtiments leur a permis d'harmoniser les décors intérieurs utilisés à Atlanta presque à la perfection. "J’ai essayé de rendre le lieu paisible et sûr, comme si on était dans une sorte de bunker en béton parce que la ville est en effervescence", explique Menzies. "On a renforcé la sécurité de l’extérieur de l’ambassade avec des barbelés le long des grilles. Quand ils quittent cette enceinte sécurisée, ils se retrouvent soudain dans un monde chaotique constitué de magasins, de couleurs et de lumières violentes ".

COSTUMES : DES TENUES DE TUEURS

Quand la chef costumière Virginia Johnson met au point le style de personnages, elle s’attache tout particulièrement aux détails, que ce soit pour créer une robe du XVIIIe siècle, habiller des super héros en costumes colorés, ou acheter des tenues dans un grand magasin. Elle a notamment collaboré à MY WONDER WOMEN, LES NOUVEAUX MUTANTS (bientôt en salles), et TRAQUE À BOSTON, sa première collaboration avec le réalisateur de 22 MILES. "J’adore travailler avec Peter Berg parce que pour lui tout a son importance" , souligne-t-elle. "On a prêté attention au moindre détail, même s'il s'agit d'un pays imaginaire et de personnages fictifs. On reste ancrés dans la réalité".

Afin d'élaborer et choisir quelles seront les tenues de chacun des personnages, Virginia Johnson s’est inspirée du pays fictif, ce qui l’a obligée à faire preuve d’imagination pour les vêtements portés par les habitants de cette métropole multiculturelle. "J’ai commencé par discuter avec Peter de la situation géographique du pays, parce que cela allait avoir une influence sur les habitudes vestimentaires des gens. En quelle saison sommes-nous ? Quel est le climat ? A u final, il voulait que ce soit aussi peu reconnaissable que possible", raconte-t-elle. " Pete avait le sentiment que les habitants veulent fuir ce pays. Celui-ci s’effondre, ce n’est pas une ville dans laquelle on s’imagine vivre. Par la même occasion, ce n’est pas non plus un pays du tiers-monde mais plutôt en voie de développement, avec une métropole habitée par une communauté multi-ethnique".

La chef costumière a passé au crible des blogs de photographie et des livres illustrés de photos de villes densément peuplées pour s’en inspirer. "Mes mood boards se concentraient sur Buenos Aires, Mexico, New York, Los Angeles, Vancouver et Londres, autrement dit des métropoles abritant une population d’immigrés.

Il faut garder à l’esprit que la mode est plus mondialisée de nos jours , si bien qu'on peut voir quelqu’un porter un tee-shirt Levi’s n’importe où dans le monde" , fait-elle remarquer . L’un des blogs de photos qu’elle a découvert montre Bogota, avec sa culture urbaine du vélo et des motos. Quelques photos de son mood board l’ont même inspirée pour les garde-robes de Silva et des tueurs à gages. "Que ce soit Silva, Bishop ou Li Noor, ils se distinguent tous les trois, avec un style vestimentaire à part et une façon de se tenir qui les différencient des autres" , ajoute-t-elle. "C’est en tout cas ce que j’ai essayé d’insuffler en chacun des personnages".

Virginia Johnson a également mené des recherches approfondies sur les tenues des agents spéciaux de la CIA sur le terrain. "Pour l’équipe de Ground Branch, on s’est immédiatement éloignés des costumes et du style tueurs à gages sous contrat pour le gouvernement composé des habituels pantalons de treillis et polos. À la place, on voulait qu’ils aient un style qui leur soit propre. Ils sont un peu décontractés. Leurs habits reflètent le milieu d’où ils viennent : ils sont en street wear mais ils choisissent délibérément leurs tenues " , élabore-t-elle. Au lieu de créer chaque accessoire vestimentaire de A à Z, la chef costumière a adopté une approche différente. "L'essentiel de la garde-robe a été trouvé en grands magasins mais rien n’a été porté tel quel" , précise-t-elle, expliquant que chaque vêtement a été légèrement modifié au niveau de la coupe ou de la couleur pour l'ensemble des acteurs. "Chaque comédien possédait plusieurs te nues de rechange. Au cours du film, ils sont tous affectés par différents événement – explosions, tirs, combats au couteau, blessures etc. – et les vêtements peuvent donc subir tout un tas de choses".

Virginia Johnson et son équipe ont ainsi été chargés d’habiller les 800 acteurs et figurants du tournage. Son objectif : faire en sorte que le moindre vêtement semble appartenir aux personnages. "Je ne voulais pas que ça ait l’air de sortir tout droit d’un magasin, que ça fasse neuf. Je voulais qu’il y ait quelques plis, comme si les personnages portaient vraiment ces vêtements" , insiste-t-elle.

PRATIQUES ET RÉALISTES : EFFETS SPÉCIAUX

22 MILES a été tourné en un laps de temps étonnamment court – 42 jours – de novembre 2017 à février 2018. La plupart des scènes d’intérieur ont d'abord été filmées à Atlanta au cours des cinq premières semaines, puis l'équipe s'est rendue à Bogota, où les scènes d’action en extérieurs ont été orchestrées en plein milieu de cette ville débordant d’activité, en décors réels. Après avoir hésité avec d’autres lieux en Asie, les producteurs ont choisi Bogota, car elle peut rappeler presque n’importe quelle ville dans le monde. C’était également pratique pour s’y rendre depuis Atlanta et d'un point de vue logistique.
"On essaie toujours de tourner le plus grand nombre de plans et de privilégier les effets mécaniques" , rappelle l’acteur-producteur Mark Wahlberg. À cet égard, les acteurs ont exécuté eux-mêmes nombre de leurs cascades. "Généralement, ça veut dire que je me prends pas mal de coups" , lance-t-il malicieusement. "Mais je sais que le résultat en vaut la peine et tant que je peux rentrer chez moi entier, ça me va".

Le superviseur chevronné des effets spéciaux Matt Kutcher et son équipe ont géré les différents effets pratiques du film, à savoir l'ensemble des explosions, des accidents de voitures, des tirs de balles, des pétards et autres nuages de lumière. En accord avec les directives de Berg, il était primordial de recourir le plus possible aux effets pratiques et de limiter les effets visuels. "

Davantage qu’avec d’autres réalisateurs, je sais qu’avec Peter Berg les choses vont se produire pour de vrai devant la caméra et que la première prise sera la bonne" , souligne Kutcher, qui avait déjà collaboré à TRAQUE À BOSTON et DEEPWATER.

"Pete a eu une idée magnifique: la fusillade dans les rues devait rappeler l’univers de HEAT" , intervient le directeur de la photographie Andrew Menzies. "Ça devait se dérouler dans le centre d’une métropole très peuplée et animée. Et ce lieu convient bien à l’intrigue . En effet, on ne s’attend pas à tomber dans une embuscade puisqu'on est au milieu de la foule. Mais là, tout part brusque ment en vrille et ça continue ainsi jusqu’à la fin du film".

COOPÉRATION INTER-GOUVERNEMENTALE : LE TOURNAGE À BOGOTA

Pour préparer le terrain en amont du tournage d’un film d’action de cette ampleur, impliquant le barrage de nombreuses rues, des courses-poursuites en voitures, des fusillades et des explosions, les producteurs ont entamé les discussions avec les autorités colombiennes et de la ville de Bogota dès juin 2017. L’une des autorisations spéciales les plus importantes à obtenir concernait les prises de vues aériennes des zones de la ville habituellement interdites au vol. Étant donné que la mission était entièrement menée à l’aide de drones relevant de l’équipe d’Overwatch, il fallait qu’il y ait des caméras en vol presque tous les jours du tournage, afin d’obtenir le rendu nécessaire pour faire croire à une surveillance aérienne.

Une fois sur place à Bogota, la production a fait équipe avec la société Dynamo, l’une des maisons de production d’Amérique latine les plus en vue. Celle-ci a fourni services de production et équipe technique pour travailler aux côtés de leurs homologues américains dans tous les départements, que ce soit pour les lieux de tournages, la sécurité et le transport, ou les assistants réalisateurs, la coiffure, le maquillage et les costumes. Bien que l’équipe technique colombienne ait généralement l’expérience des séries comme NARCOS, travailler sur 22 MILES a aussi été l’occasion pour de nombreux débutants de tester pour la première fois leurs compétences techniques et de s’améliorer. "L’une des parties les plus importantes du tournage à Bogota a été la collaboration avec Dynamo Production " , confirme le régisseur d'extérieurs Miguel Tapia. "Grâce à eux, on a pu s’adapter, comprendre leur méthode et on en a profité pour essayer d’adapter la façon dont on travaille habituellement aux États-Unis" . Tapia souligne aussi que, pour tourner des scènes d’action spectaculaires dans les rues animées de Bogota, il a souvent fallu près de 1 500 techniciens. "Ici, on ne négocie pas de la même manière avec les autorités – police ou agents de sécurité – e t on a dû adopter une logistique qui nous a permis de fermer les rues et contrôler les piétons et la circulation" , explique-t-il.

LES CASCADES : LE COMBAT À L’INFIRMERIE

L’une des scènes les plus palpitantes de 22 MILES se déroule dans l’infirmerie de l’ambassade américaine : il s'agit d'un violent combat rapproché, au corps à corps, entre Li Noor, campé par Iko Uwais, et deux tueurs à gages envoyés pour le neutraliser avant qu’il ne puisse transmettre la moindre information top secrète à la CIA. Cette scène de combat permet à la fois de mettre en valeur ses techniques de combat et à asseoir son statut de toute nouvelle star de film d’action hollywoodienne.

Uwais a chorégraphié cette scène de combat réaliste avec les deux interprètes des hommes de main – respectivement son fidèle partenaire d’entraînement Rama Ruswadi et l’acteur-cascadeur Sam Looc – en collaboration avec le réalisateur 2ème équipe Kevin Scott, le chef cascadeur Clay Cullen, le chorégraphe de combat Ryan Watson et l’assistant Lateef Crowder. La scène de combat réunit de nombreux styles d’arts martiaux, comme la capoeira, le kickboxing chinois, le kung-fu, ainsi que la spécialité d’Iko Uwais, le silat, style de combat indonésien connu pour son usage des couteaux et autres armes.

Ce combat à l’infirmerie a été filmé en l’espace d’une semaine dans le décor de l’ambassade américaine installé à Atlanta grâce au travail de l’équipe principale et de la deuxième équipe. À en croire Uwais, le combat devrait paraître très réaliste aux spectateurs, tout en rapidité et en violence. "On a parfois reçu de vrais coups, même au visage, mais ça n’est rien" , admet modestement l’acteur. La confiance et la connivence qui existent entre Uwais et ses collaborateurs ont rendu cette scène possible. "On se fait confiance, c’est comme une danse" , avant de conclure : "De tout le film, c’est le combat le plus important à mes yeux. Je suis menotté, en sous-vêtements, et absolument rien ne me protège. On se donne vraiment des coups de poing, on se frappe pour que ça ait l’air plus réaliste, il n’y a aucun trucage. C’est extrêmement violent, vraiment vicieux, mais aussi très amusant à tourner".

Copyright des textes des notes de production @ Metropolitan Filmexport

  
#22Miles

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