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mercredi 26 juillet 2017

CAPITAINE SUPERSLIP


PAR LES CRÉATEURS DE BABY BOSS

Le titre m'a fait rigoler et la bande annonce est mignonne, donc je vous partage les informations sur ce film d'animation, dernier né des studios DreamWorks.

Un film de David Soren
Avec les voix de Kevin Hart, Thomas Middleditch et Ed Helms


Résumé : Georges Glousse et Harold Golade, deux copains de CM1 à l'imagination fertile, créent une BD qui raconte l'histoire d'un super-héros un peu barré, le Capitaine Superslip ! Un jour, alors que M. Chonchon, leur proviseur hargneux, menace de les séparer en les plaçant dans deux classes différentes, ils l'hypnotisent et le transforment en… Capitaine Superslip !


Bande annonce (VOSTFR)


Quelques images du film







#CapitaineSuperslip

 

mercredi 19 août 2015

Back to the present

VIVE LES VACANCES

Comédie/Bien réalisé, acteurs sympas mais aurait mérité des blagues mieux amenées

Réalisé par John Francis Daley & Jonathan M. Goldstein
Avec Ed Helms, Christina Applegate, Skyler Gisondo, Steele Stebbins, Chevy Chase, Beverly D'Angelo, Leslie Mann, Chris Hemsworth, Charlie Day, Catherine Missal, Ron Livingston...

Long-métrage Américain
Titre original: Vacation
Durée: 01h38mn
Année de production: 2015
Distributeur: Warner Bros. France 

Date de sortie sur les écrans américains : 29 juillet 2015
Date de sortie sur nos écrans : 19 août 2015


Résumé : Suivant l'exemple de son père, dans l'espoir de renouer des liens familiaux longtemps distendus, Rusty Griswold père fait une surprise à sa femme Debbie et à leurs deux fils, en leur proposant de repartir à Walley World, réputé comme "le parc d'attraction préféré des familles américaines". Mais pour y parvenir, ils devront traverser le pays tout entier.

Bande annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : VIVE LES VACANCES est une comédie d'été qui, comme son nom l'indique, fête à sa manière la période estivale. J'ai eu malheureusement un peu de mal avec les blagues surtout au début. Je n'ai pas trouvé les échanges drôles. Le rythme a mis du temps à s'installer. Puis au bout d'un moment, la dynamique se met en place et l'humour m'a fait sourire. Il faut dire que les acteurs sont sympathiques. Ed Helms, qui interprète Rusty Griswold, est touchant dans ses incertitudes. 


J'ai fini par m'attacher à cette famille de bras cassés. 




De plus, il y a de nombreux seconds rôles qui créent la surprise, offrent des clins d’œil aux cinéphiles et permettent au scénario de sortir un petit peu de son chemin tout tracé.
J'ai bien aimé le côté vacances/voyage/découverte, avec les paysages américains cela fonctionne toujours bien. Le film réussit à nous changer les idées.
La réalisation est soignée. Il y a une cohérence dans l'histoire et une évolution chez les personnages. Le scénario est très léger mais correspond à ce que l'on peut attendre de ce genre de comédie.
Mon seul regret est que les plaisanteries dépassent rarement le stade de la scatologie et que certains échanges tombent à plat. Je trouve que ce film aurait mérité des blagues mieux amenées.
VIVE LES VACANCES est une comédie d'été qui se regarde facilement, sans plus, à réserver aux ados et aux jeunes adultes qui, à mon avis, seront de meilleurs spectateurs que moi concernant l'humour proposé ici.


L'HÉRITAGE DE JOHN HUGHES 

Si la famille américaine type a souvent été idéalisée par le cinéma et le petit écran – certains scénaristes préfèrent aller à contre-courant de cette tendance. Loin de notre belle famille et de son générique à la bonne humeur contagieuse, John Hughes a livré une vision sensiblement différente de ce modèle mainte fois exploré, grâce aux Griswold. Une famille de la middle class, qui joue de malchance en toutes occasions et dont les mésaventures font rire les Américains depuis des générations. 

Leur dernière pépite, VIVE LES VACANCES, s’apprête à franchir les frontières, puisque Vive les vacances débarque le 19 août dans les salles françaises, avec Ed Helms comme ambassadeur. Revêtant le costume de Rusty Griswold, père de famille loser au grand cœur, l’exStu de la saga Very Bad Trip promet de réserver des fous rires en cascade à ses fans à travers un périple des plus mouvementés le menant lui et sa famille au parc d’attraction Walley World en Californie. Le parc est dédié au fun et la relaxation mais cette après-midi ne sera pas de tout repos pour Rusty, sa femme Debbie, jouée par Christina Applegate, et leurs deux enfants, James (Skyler Gisondo) et Kevin (Steele Stebbins). Chevy Chase et Beverly d’Angelo font eux aussi leur apparition dans le film, reprenant les rôles de Clark et Ellen Griswold. Chris Hemsworth joue lui le rôle de Stone Crandall, le beau frère intimidant de Rusty et Leslie Mann celui d’Audrey, la sœur de Rusty. 

Si vous ne connaissez pas encore cette famille un brin déjantée, des présentations s’imposent ! 

L’HUMOUR IRRÉVÉRENCIEUX A AMÉRICAINE 

Les Griswold sont nés dans les pages du magazine américain humoristique ‘’National Lampoon’’. Fondé en 1970 par trois diplômés d’Harvard. National Lampoon est un journal irrévérencieux, et borderline à souhait, qui se rapproche par son ton d’Hara-kiri (magazine satirique français culte des années 80) et qui occupe une place majeure dans le paysage culturel américain. Durant près de deux décennies, National Lampoon a forgé son succès en s’appuyant sur des dessinateurs talentueux et en offrant un fabuleux terrain d’expression à de jeunes et brillants écrivains, dont le célèbre auteur/scénariste/producteur John Hugues fait partie. 

Hughes ne fait pas dans la demi-mesure quand il s’agit d’écorner le rêve américain qu’aiment tant véhiculer les fictions hollywoodiennes. Il se lance alors dans l’aventure National Lampoon en écrivant des sketches humoristiques où se profilaient déjà ses personnages les plus emblématiques, les Griswold. S’inspirant du vieil adage ‘’on ne choisit pas sa famille’’, il dresse un portrait acerbe de la ‘gentille’ famille moyenne qu’on adore détester, avec ces adolescents ingrats et colériques et ces parents totalement dépassés. 

Bien que John Hughes nous ait quittés en 2009, laissant derrière lui une filmographie exemplaire largement dédiée à l’humour caustique, la légende des Griswold perdure à travers ses inénarrables personnages. Hauts en couleurs et résolument poissards, ils concentrent tout le talent de ce génie de la comédie familiale. 

VIVE LES VACANCES, LE CINQUIÈME EPISODE DE LA SAGA 

Avec l’aide de Harold Ramis (le réalisateur) Hughes porte une première fois les Griswold à l’écran en 1983 avec ‘’National Lampoon's Vacation’’. Ce premier opus pose alors les fondements de la saga éponyme et donne lieu à 3 nouveaux titres au cours des deux décennies suivantes. 

Cette année, les scénaristes/réalisateurs Jonathan Goldstein & John Francis Daley ont repris le flambeau pour porter à l’écran la nouvelle et très attendue génération 2015 des Griswold. Avec les réalisateurs de ‘’Comment tuer son boss’’ et une prometteuse nouvelle génération d’acteurs comiques, le spectateur peut s’attendre à une escalade de gags outrageux et situations ridicules au moment où les Griswold reprennent la route. 

Le ‘’Vive les vacances’’ de New Line Cinema conquerra les cœurs et les sourires des spectateurs français à partir du 19 Août 2015 ! 

NOTES DE PRODUCTION 
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)
RUSTY J'ai une grande nouvelle. On part tous les quatre en voyage.
DEBBIE On va à Paris ?!!
RUSTY Beaucoup mieux que ça. À Walley World !
Ah, l'été… Ces mois idylliques entre la fin mai et la rentrée de septembre où les enfants n'ont plus école et où les parents peuvent enfin passer quelques précieuses semaines avec eux, tous ensemble. Chacun garde des souvenirs émus de ces vacances familiales dont certaines ont été formidables et d'autres… beaucoup moins. Comme les mariages, les retrouvailles ou les enterrements, les vacances en famille ne se passent jamais exactement comme prévu. Parfois même, elles tournent mal. Affreusement mal. 

Réputés pour leurs mésaventures, les Griswold – incarnation même de la famille partant en vacances – sont de retour dans VIVE LES VACANCES. Cette fois, Rusty Griswold, devenu adulte, est au volant et, avec sa femme et ses enfants, il est prêt à repousser toutes les limites. 

Les Griswold ont débarqué sur nos écrans il y a plus de trente ans dans BONJOUR LES VACANCES : le spectateur découvrait alors les catastrophes susceptibles de frapper une famille sur la route des vacances. Le voyage jusqu'à Walley World, parc d'attraction préféré des Américains, était un casse-tête hilarant pour Clark Griswold, sa femme Ellen et leurs deux enfants, Rusty et Audrey, qui passaient leur temps à se chamailler. C'était aussi un périple inoubliable pour les spectateurs du monde entier et un triomphe au box-office. Au fil des années, les Griswold nous ont emmenés en Europe (BONJOUR LES VACANCES II) et à Las Vegas (VEGAS VACATION), et nous ont même fait partager les fêtes de Noël (LE SAPIN A DES BOULE), si bien qu'ils appartiennent désormais à notre imaginaire collectif. 

Ils sont aujourd'hui de retour. Un peu plus âgés certes, mais pas franchement assagis. Ed Helms (VERY BAD TRIP) campe Rusty Griswold qui reprend le flambeau de son père Clark : il est déterminé à emmener sa propre famille dans un Walley World agrandi et modernisé, quitte à affronter des situations encore plus extravagantes que jamais en chemin. 

Scénaristes de COMMENT TUER SON BOSS ?, Jonathan Goldstein et John Francis Daley signent ici leur premier long métrage comme réalisateurs. Ils adorent la saga et notamment le premier opus. 

"On est fans de BONJOUR LES VACANCES : c'est un film entré dans la légende", souligne Goldstein. "On voulait que notre propre lecture de la saga parle à tous ceux qui connaissent et aiment l'original, mais aussi à tous ceux qui ne l'ont jamais vu". 

"C'était important que ce nouveau projet soit une œuvre à part entière, tout en rendant hommage à son illustre prédécesseur", renchérit Daley. 

"Le scénario était irrésistible, contemporain, et très original, tout en étant fidèle à l'humour du film d'origine", affirme Helms, ravi d'intégrer la famille. "C'était une occasion exaltante. En ce qui me concerne, Chevy Chase et Beverly D'Angelo sont des rois de la comédie et c'est un honneur non seulement de partager l'univers qu'ils ont contribué à créer, mais de leur donner la réplique". 

Christina Applegate campe Debbie Griswold, ancienne étudiante très populaire qui a épousé Rusty. Elle était également ravie de poursuivre l'aventure de la saga : "Je suis très fan des Griswold et de leur univers", dit-elle. "Nous avons tous voulu participer au projet pour Beverly et Chase". Elle était également séduite par ce qu'elle appelle "l'esprit pointu" des réalisateurs. "Leur scénario est à la fois malin et piquant tout en ménageant sa place à l'émotion. On ne peut pas écrire un texte qui soit entièrement moqueur : l'émotion doit être au rendez-vous, et elle y trouve sa place entre les scènes comiques et les mésaventures. C'est vraiment ce qui m'a motivée". 

Goldstein et Daley ont réussi à convaincre Chase et Beverly D'Angelo d'endosser de nouveau leurs personnages si familiers. Toute l'équipe était enchantée à l'idée d'avoir sur le plateau les deux comédiens qui sont à l'origine de la saga. "C'était un rêve devenu réalité", signale Goldstein. "On était de vraies midinettes sur ce tournage !" Chase, désormais grand-père à l'écran, ajoute : "On ne peut pas s'empêcher d'être touché par l'optimisme des Griswold. Si la situation tourne à la catastrophe sur la route des vacances, ils vont finir par arriver à Walley World, et c'est là – du moins le croient-ils – que les choses vont s'arranger. Bien entendu, rien ne s'arrange, mais c'est bien là le sujet du film : le désir que ça s'arrange. Ce sont tous ces petits incidents humoristiques ponctuant leur trajet qui valent le déplacement. J'ai adoré le scénario et le point de vue des deux réalisateurs, et j'ai été touché qu'on me demande de reprendre du service. Je pense que cet épisode de la saga va beaucoup faire rire le public". 

Beverly D'Angelo (Ellen Griswold) note : "Cette saga est devenue une sorte de phénomène qui résiste au passage des années. Il y a quelque chose chez Clark Griswold qui touche les gens – c'est sans doute lié à sa volonté de réaliser un rêve coûte que coûte. Je crois que les vacances familiales des Griswold en sont l'incarnation". "Quand j'ai reçu la dernière version du scénario, je me suis mis à sourire dès la page 3", poursuit-elle. "J'ai appelé Chevy et je lui ai dit, 'Ils ont vraiment cerné l'esprit de la saga. C'est drôle, vraiment très drôle'. Et puis, les réalisateurs, les producteurs, Ed et l'adorable Christina forment une formidable équipe. C'est génial d'en faire partie". 

Les producteurs David Dobkin et Chris Bender étaient eux aussi enthousiastes à l'idée de s'atteler à une saga pour laquelle ils ont beaucoup de tendresse et de faire équipe avec Goldstein et Daley. "Comme on a déjà travaillé avec Jonathan et John à l'époque où ils étaient scénaristes, je savais que leur point de vue et leur humour correspondaient à l'univers des Griswold", affirme Bender qui avoue avoir vu les différents épisodes de VACATION un nombre incalculable de fois. 

"Le scénario a dépassé mes attentes et a su transposer l'humour si particulier de la saga. Il fallait absolument qu'ils mettent le film en scène". "Rares sont les comédies qui ne prennent pas une ride comme c'est le cas de BONJOUR LES VACANCES", reprend Dobkin. "Sans le formidable scénario de Jonathan et John, ce nouvel opus n'aurait jamais vu le jour. Il était évident qu'ils avaient un point de vue suffisamment fort pour aller jusqu'au bout, et sur le plan de la mise en scène, ils s'en sont sortis comme des réalisateurs aguerris". 

Cherchant à retrouver l'âme des Griswold, Goldstein et Daley ont fait en sorte que la propension de la célèbre famille de vacanciers à s'attirer les ennuis imprègne leur script. "Rusty tient de ses parents cette malédiction familiale qui fait que les catastrophes s'accumulent quand ils sont en vacances", explique Daley. "Il a également hérité de son père la même détermination chevillée au corps à se rendre sur place et à prendre du bon temps, quoi qu'il en coûte !" On trouve encore au casting Skyler Gisondo et Steele Stebbins sous les traits des deux fils de Rusty, James et Kevin, Chris Hemsworth dans le rôle de Stone Crandall, le beau-frère de Rusty à l'insupportable réussite, et Leslie Mann (TRIPLE ALLIANCE) dans le rôle d'Audrey, la sœur de Rusty. Dans la grande tradition de BONJOUR LES VACANCES, d'innombrables acteurs ont accepté de faire une apparition, comme Ron Livingston, Keegan-Michael Key, Regina Hall, Charlie Day, Michael Peña, Kaitlin Olson, Norman Reedus, Hannah Davis, mannequin de maillot de bain du magazine Sports Illustrated, et Colin Hanks. 

"J'ai du mal à croire qu'on ait réussi à réunir tous ces acteurs", remarque Daley. "On voulait vraiment être à la hauteur des Griswold et on a pu mobiliser des comédiens extraordinaires dans ce but". "C'est comme si votre père vous filait les clés de sa voiture", ajoute Goldstein. "C'est grisant d'aller faire rugir son moteur pendant quelques kilomètres". S'agissant de voitures, le break Truckster de Clark a un sérieux rival. Il s'agit du Tartan Prancer, mini-van fictif équipé de gadgets et de boutons sans fonction évidente que Rusty n'imaginait pas lorsqu'il l'a loué. Attachez vos ceintures. Le voyage promet d'être rocambolesque… 
RUSTY GRISWOLD Je m'étais dit qu'on pourrait chanter des chansons de Seal, comme toutes les familles normales.
Rusty a peut-être voyagé en Europe quand il était ado, mais désormais ses seuls déplacements se font entre South Bend et Chicago, aux commandes d'un avion de ligne d'une compagnie low cost pour un vol quotidien de 18 minutes. Mais personne n’a besoin d’un uniforme élégant ou d’hôtesses de l’air sexy quand on mène une vie de banlieue parfaite avec femme et enfants heureux de vous accueillir à la fin de la journée. Qui a besoin d’aller à Paris quand on a une famille qui adore passer les vacances annuelles dans une cabane au fin font du Michigan où les enfants s’éclatent, comme quand on passait ses vacances en famille, enfant ? 

Un optimisme sans faille caractérise les Griswold, ce qui a inspiré les auteurs pour donner naissance à un tout nouveau Rusty devenu adulte. "On a essayé de lui insuffler la ténacité qu’avait Clark et sa faculté d’envisager la vie avec optimisme, à une différence près", fait remarquer John Francis Daley. "Rusty est attachant à sa manière, notamment par son ingénuité de père qui se retrouve lui-même dans une position difficile, mais pas forcément comme l’aurait été Clark". "Rusty possède une histoire familiale dense et amusante mais ça a été plutôt chouette de pouvoir l’imaginer adulte", ajoute Jonathan Goldstein. Toute l'équipe estime qu’Ed Helms était l’acteur idéal pour incarner cet homme à cette étape de sa vie et embarquer les Griswold dans le XXIe siècle. 

"En créant une suite aux aventures de Clark et Ellen, on savait qu’Ed serait parfait pour endosser le rôle. Dans la scène avec Chevy et Ed, on les croit vraiment père et fils, Rusty ayant hérité du fameux optimisme des Griswold", déclare Chris Bender. "J’ai adoré le Rusty créé par Ed et ça m'a fait plaisir de voir combien il ressemble à Clark. Ed a été génial et on s’est bien marrés", admet Chevy Chase. Son personnage a immédiatement plu à Helms, étonné d’apprendre que VIVE LES VACANCES ne serait pas un remake mais plutôt une suite. "C’est un honneur de reprendre ce rôle", dit-il. "J’adore l’idée que Rusty soit maintenant père. J’étais hyper emballé de le jouer parce que, même si beaucoup de grands acteurs l’ont incarné ado, le Rusty adulte n’avait encore jamais existé. Je vois ce personnage comme un être humain à part entière qui a quitté l’adolescence depuis longtemps. En toute honnêteté, je pense que les adultes sont différents des adolescents que l’on a pu être. Du coup, c’était super exaltant d’avoir en quelque sorte carte blanche pour le jouer". 

"Ed est capable de passer de l’émotion au rire de façon imperceptible et il sait toujours doser l’équilibre parfait nécessaire à une scène", affirme David Dobkin. Même s’il avait de la latitude dans son jeu, Rusty reste le fils de son père. "Les chiens ne font pas des chats", affirme Helms. "Il ne court pas après une forme de grandeur mais c’est un père très droit et enthousiaste. Il est donc prêt à se battre et à faire ce qu’il faut quand les choses tournent mal pour s’assurer que sa famille prenne du bon temps coûte que coûte. Cela n’a pas d’importance qu’ils s’amusent 'vraiment', tant qu’ils sourient et 'disent' que c’est le cas. Ça suffit presque à Rusty et je crois qu’il tient ça de Clark Griswold : Rusty vit lui aussi dans un déni très malsain mais amusant". "Rusty pense que sa famille est beaucoup plus normale qu’elle ne l’est en réalité", souligne Goldstein. 

"Il croit pouvoir arranger les choses à chaque fois qu’il rentre chez lui et que les enfants se chamaillent. Il croit que sa femme est aussi heureuse que le jour de leur mariage". En fait, ses enfants ne l’admirent pas vraiment. Et sa femme n’est pas franchement heureuse non plus. Pour décrire leurs liens de mariage bancals, Helms signale : "Conquérir une femme comme Debbie est un événement remarquable pour Rusty. Il est vraiment clair que Rusty est tombé amoureux d’elle et lui a rapidement demandé de l’épouser, parce qu’il devait en quelque sorte sentir qu’elle n’était pas de son monde et que ça ne pourrait pas durer, alors il devait s’assurer du contraire". 

Christina Applegate a adoré incarner la moitié d’Helms à l’écran. "C’était impossible de ne pas se laisser emporter par l'interprétation que livre Ed de Rusty. Son innocence et sa gaieté naïves étaient contagieuses et c’était fabuleux à observer. Ed a su donner de la densité à nos personnages. Il est merveilleux, il nous a donné le ton dès le départ et nous étions prêts à tout après ça". "Dès que nous avons commencé à tourner, Christina et Ed nous ont offert la synergie qu’on attendait. Ils étaient parfaitement en phase l'un avec l'autre", se souvient Bender. "Nous savions que nous tenions là quelque chose de précieux". "Christina est l’une des personnes les plus sympathiques que j’aie rencontrées", dit Helms. "Elle incarne Debbie à la perfection et donne beaucoup d’allant à la relation de Rusty et Debbie. Ça a été merveilleux de travailler avec elle dans les scènes comiques. C’est une pro, elle marche à l'instinct et elle sait comment rendre drôle un moment pas forcément foncièrement hilarant". 

Avant de rencontrer Rusty, Debbie était allée à l’université : elle avait décroché une maîtrise et elle avait des rêves et c’était un peu une rebelle. Puis, elle s’est mariée, elle a eu des enfants et sa situation a changé. "Elle avait probablement besoin d’un Rusty dans sa vie, avec les pieds sur terre", suggère Christina Applegate. "Mais même si on est heureux et bien installé dans sa vie, il vient un moment où on ne fait que regarder ses enfants grandir alors qu’ils n’ont plus autant besoin de vous qu’avant, et c’est alors qu’on a envie de se retrouver. Debbie en est là. J’apprécie qu’elle ne soit pas une caricature de l’épouse typique, toujours là pour les autres. J’aime le fait qu’elle soit audacieuse, qu’elle ait un point de vue et qu’elle n’hésite pas à le donner. On voit qu’elle n’est pas du genre à suivre sans broncher. Elle est indépendante". 

Elle cache aussi un secret qui concerne sa vie avant Rusty. Et ça va laisser Rusty sans voix. "Je ne peux tarir d'éloges sur Christina. Elle est tout simplement géniale", se rappelle Goldstein. "Au début, on ne savait pas trop à quoi s’attendre. Aucun de nous ne l’avait rencontrée, elle était très timide et parlait doucement, on ne voyait pas comment elle pourrait incarner Debbie. Et puis on a fait la première lecture du scénario tous ensemble et tout à coup elle s’est transformée en personnage totalement foutraque et plein d’entrain. On n’avait qu’à lui lancer des répliques et elle rebondissait parfaitement". Pendant que Rusty est aux commandes de ses avions, naïvement inconscient de l’état d'esprit de sa famille, Clark et Ellen Griswold gèrent maintenant une chambre d'hôtes à San Francisco. Chevy Chase et Beverly D’Angelo ont été ravis de reprendre leur duo infernal à l’écran. "Il n’y a pas deux types comme Clark. Et il est toujours aussi fou", admet Chase. 

"Clark est un type médiocre qui aimerait croire qu’il vaut mieux que ça. C’est un personnage qui me va comme un gant mais je ne pourrais pas y arriver sans Beverly, bien sûr. Elle est un peu comme une seconde épouse de toute manière, elle vient très souvent chez nous et elle enquiquine ma femme. Et elle m’enquiquine et moi aussi. On s’enquiquine beaucoup", dit-il en riant. "On s’est immédiatement entendus quand on s’est rencontrés, et c’était une entente étrange et drôle qui nous a permis de nous glisser très facilement dans les rôles de Clark et Ellen", acquiesce Beverly D’Angelo. "Je ne sais pas comment ça fonctionne, mais ça marche. On se comprend, ou du moins je le comprends", dit-elle avec un large sourire. 

"Et ça a été merveilleux de voir Christina et Ed partager le même genre de complicité indéfinissable, apportant leur propre magie dans le monde des Griswold". "Je suis une grande fan de Beverly D’Angelo", confie Christina Applegate. "Je voulais être Beverly D’Angelo dès que je l’ai vu dans HAIR quand j’étais petite fille. Et ensuite, bien sûr, j’ai grandi en regardant Chevy dans tous les films qu'il a pu faire. Du coup, la perspective de partager une scène au cours d'un dîner avec eux deux a été l’une de mes plus grandes joies. C’était génial". "Chevy a tout simplement profondément marqué ma vie", poursuit Helms. "Je fais ce que je fais en partie grâce à Chevy Chase, et donc les avoir lui et Beverly avec nous a été extraordinaire et a apporté une formidable caution au projet à mes yeux". 

Si Rusty est un pilote régional pour une compagnie aérienne sans importance, son beaufrère, Stone Crandall, a très bien réussi – avec ranch, bétail et joujoux pour adultes à l’appui – comme célèbre présentateur de la météo à la radio. Et ce n'est pas fini…. Tandis que le voyage commence à mal tourner, Rusty et sa famille se retrouvent chez lui. Pour trouver cet homme parfait qu’est Stone Crandall, les auteurs se sont tournés vers les dieux… ou du moins vers l’un d’entre eux : Chris Hemsworth, bien connu pour avoir sauvé le monde sous les traits de Thor, célèbre dieu de la mythologie nordique, a été ravi d’être engagé. "J’ai grandi avec la saga VACATION comme la plupart des gens de mon âge, si bien que j’étais complètement partant", raconte Hemsworth. "Mais c’était aussi l’occasion de faire quelque chose de différent. Le scénario, le personnage et la distribution, tout m’a plu. C’était une partie de plaisir. Je savais que ce serait sensationnel !" Hemsworth décrit son personnage comme "un monsieur météo ringard, une sorte de gros benêt qui voit le monde de façon un peu démodée. On lui laisse dire ou faire beaucoup de choses extravagantes parce que c’est un charmeur et que, d'une certaine manière, on le lui pardonne ". 

Même si Hemsworth est connu pour ses rôles plus sombres, il s’est retrouvé à son aise dans cet univers de comédie, comme le reste des acteurs chevronnés. "Il a été épatant, très drôle et sympa", fait remarquer Daley. "Vous savez, on a tous envie de détester un type aussi beau mais on est tombés sous son charme et on voulait traîner avec lui". Hemsworth évoque la relation que Stone entretient avec sa femme, Audrey, comme "extrêmement sexuelle, je crois. C’est probablement la seule chose qu’ils ont en commun ou qui les rapproche". Ce n’est pas la seule chose qui soit énorme. Encore plus que son ego, il y a ses bijoux de famille. Stone Crandall est extrêmement bien pourvu, à tel point que c’en est gênant. Malheureusement, se retrouver littéralement confronté à la perfection naturelle de son beau-frère rend les choses encore plus difficiles pour Rusty, qui "étalonne" sa relation de mariage à celle de Stone, ce qui donne lieu à l’une des scènes les plus provocatrices du film. 

Leslie Mann campe l’épouse de Stone et la sœur adulte de Rusty, Audrey. Elle avait non seulement déjà collaboré avec David Dobkin mais elle connaissait Daley depuis ses jeunes années d’acteur dans la série TV FREAKS AND GEEKS. "Audrey voit le monde de façon plus réaliste que Rusty, et pourtant, elle est aussi complètement perdue dans son monde", indique Daley. "Il existe plusieurs degrés de noirceur chez Audrey que Leslie a parfaitement su rendre. C’était impressionnant". 

Skyler Gisondo et Steele Stebbins sont les plus jeunes recrues de la descendance Griswold. Des milliers d’enfants à travers tout le pays et à Vancouver ont auditionné pour les rôles des enfants de Rusty et Debbie, aux antipodes l'un de l'autre. "On a eu de la chance de tomber sur deux jeunes acteurs incroyables", déclare Goldstein. "Ils sont excellents". Gisondo tient le rôle de l’aîné des fils de Rudy, James. "J’ai toujours été un fan de cinéma, j’ai donc vu toute la saga VACATION et j’adore les Griswold", avoue-t-il. James est peut-être l'aîné et le plus grand, mais il ne fait pas le poids face à son jeune frère, bien plus bruyant et odieux. "James passe son temps à lire et ne sait pas y faire avec les filles. Son jeune frère, qui est beaucoup plus petit et fait probablement 40 kilos de moins, a totalement le dessus", raconte Gisondo. Gisondo reconnaît qu’être le plus jeune de la famille lui a souvent valu de s’en tirer quand il était enfant. "Je connaissais très bien les deux aspects de la situation", commente-t-il. Stebbins incarne Kevin, le frère cadet. "C’est incroyable, tout le monde connaît les Griswold, tout le monde a vu la saga VACATION, même moi. Le scénario m’a aussi fait exploser de rire et en plus les acteurs sont vraiment super", dit-il. 

À côté de James, la petite stature de Stebbins n’est pas le seul élément qui rende le personnage odieux. "Kevin dit des gros mots… beaucoup de gros mots. Il chahute son grand frère et critique tout ce qu’il dit. James est sensible et il est clair que Kevin ne l’est pas. C’est marrant de jouer le sale gosse", déclare Stebbins avec un large sourire. "La seule raison pour laquelle Kevin s’en tire à bon compte en disant certaines choses dans le film, c’est parce qu’il est attachant. Et c’est le talent de Steele Stebbins", atteste Daley. Kevin ne cesse de harceler James et cela ne fait qu’alimenter le chaos qui règne déjà au cours de l’épopée familiale. "James tient peut-être plus de Rusty que de Debbie. Kevin est un morveux qui parle mal et dit beaucoup d’injures, et il tient plus de Debbie", fait observer Christina Applegate. Quoi qu’ils fassent, Rusty et Debbie n'arrivent pas à faire régner le calme. Mais le voyage réserve aux deux garçons des difficultés inattendues et complètement délirantes. "Skyler et Steele ont vraiment donné vie au tandem Kevin-James", reconnaît Goldstein. "Et, croyez-moi, quelques surprises vraiment grosses attendent les deux garçons". "Skyler et Steele sont des garçons futés, professionnels, épatants et talentueux. Ils ont illuminé le tournage. Je suis heureuse d’avoir pu travailler avec eux", confie Christina Applegate. Gisondo et Stebbins se sont immédiatement entendus avec leurs parents de cinéma. Il n’était pas rare que Helms leur fasse des grimaces pendant des gros plans. 

"Christina et moi sommes aussi étrangement devenus surprotecteurs. Ces enfants ont tout simplement été fabuleux", révèle Helms. "Ils sont gentils, intelligents, posés et ils jouent incroyablement bien la comédie. On dirait des petits robots placés en mode automatique de drôlerie. Tout à coup, ils jouent la scène et ils le font de façon plus amusante qu’on ne le pensait. Ça a été un immense plaisir de travailler avec eux". "Ils se sont vraiment intégrés à l'équipe comme une vraie famille. Ils incarnent les Griswold", assure Dobkin. Pendant toutes ces années au cours desquelles il les a emmenés dans la même cabane de Cheboygan – ou Chiantboygan comme l’ont surnommé Debbie et les enfants –, Rusty ne s’est jamais douté, doux rêveur qu'il est, qu’ils voulaient être ailleurs. Cependant, quand il regarde leurs photos de vacances, il comprend que Debbie sourit un peu moins sur chaque cliché. Alors que Rusty se mesure littéralement à son beau-frère, il compare le bonheur de sa famille et de son mariage au plaisir qu’ils ont en vacances. Il ne reste qu’une seule solution : il leur fait la surprise de les emmener en voyage en voiture, comme il l'a fait trente ans plus tôt avec ses parents et Audrey, pour… Walley World. 

"Rusty pense que, s’il peut réitérer cette aventure, tout ira bien pour la famille Griswold", suggère Daley. Malheureusement, Rusty possède une mémoire sélective. Il a totalement occulté les événements terribles qui se sont produits à l’époque pour ne se souvenir que des liens resserrés au sein de la famille. "C’est la première erreur de Rusty", lance Goldstein. Sa deuxième erreur consiste à louer le Tartan Prancer pour les y emmener.
RUSTY Voilà le Tartan Prancer. Cette petite bête est vraiment adorable.
KEVIN À quoi servent tous ces boutons ?
RUSTY J'en sais rien. On verra bien. 
L'une des vedettes du film est le Tartan Prancer. Les réalisateurs ont pris un immense plaisir à imaginer une voiture fictive – et déjantée – pour le périple des Griswold. "On a envisagé des tas de noms pour le Prancer", indique Goldstein. "On a failli l'appeler the Squirt [la "Giclée", NdT]. On était dans un état d'esprit assez provoc". Au gré de leurs réflexions, les auteurs ont souhaité donner au Tartan Prancer l'allure d'un véhicule symétrique dont l'arrière est identique à l'avant. 

"C'est drôle et absurde", reprend Goldstein, hilare. "On ne sait jamais si la voiture part dans un sens ou dans l'autre". "Ça, c'est typiquement le genre des Griswold en vacances", remarque Daley. Ils ont travaillé en étroite collaboration avec le chef-décorateur Barry Robison, le département artistique, les producteurs David Dobkin et Chris Bender, et l'ensemble des chefs de poste technique pour mettre au point plusieurs versions du Prancer avant de se fixer sur le véhicule idéal pour les pérégrinations du clan Griswold. Le département artistique a ensuite confié la fabrication de la voiture à la société Vehicle Effects de Dennis McCarthy. Ils sont partis de cinq Toyota Previa datant de 1995 pour les transformer ensuite. Tout d'abord, ils ont réalisé des moulages en fibre de verre pour l'avant, l'arrière et les ailes qu'ils ont fixés sur les Previa. Étant donné que ce modèle n'est pas une voiture à quatre portes, ils ont dû se mettre en quête de portières pour passagers. Au bout de recherches intensives, ils en ont repérées en Angleterre et les ont faites expédier aux États-Unis. 

Les portières latérales ont ensuite été transformées en portes à ouverture inversée. Un revêtement métallique a été ajouté au véhicule pour éliminer la ligne propre à la Previa. Puis, une maquette d'argile préparatoire a été fabriquée à la main pour élaborer un moulage pour les pièces en fibre de verre composant l'avant et l'arrière de la voiture. Des phares de Land Rover ont été fixés à l'avant et à l'arrière et, outre les rétroviseurs latéraux habituels, deux rétroviseurs sans fonction particulière – destinés à réfléchir la route à parcourir – ont été montés. Car, en définitive, on ne sait jamais à quel moment on risque d'avoir besoin de ces angles de vue-là… Des essuie-glaces ont également été fixés à l'arrière pour parfaire la symétrie. 

En outre, des grilles ont été installées à l'avant et à l'arrière : une fois qu'on les ouvre, on découvre de longs câbles munis de prises pour le moteur hybride. Mais il ne s'agit pas de n'importe quelle prise : l'une des tiges est un tire-bouchon. À noter encore que le long câble est censé être télescopique et se rétracter automatiquement. Mais le tableau ne s'arrête pas là. Que dire des porte-gobelets extérieurs ? Sans oublier le système de protection des portières dont Rusty fait une démonstration à sa famille – ou tente de le faire – avant de monter à bord du véhicule ? Un autre accessoire mériterait d'être accompagné de son propre manuel d'instruction : la clé électronique – ou plip – multifonctions du Prancer sur laquelle figurent des symboles tellement déroutants que Rusty ne sait absolument pas à quels usages précis ils servent. Mais il est plus ou moins certain de ne pas appuyer sur celui qui ressemble à une croix gammée. En dehors des icônes dont le sens est évident – un phare, un klaxon rouge, un verrou ouvert et fermé, un hayon ouvert et une prise –, d'autres symboles absurdes figurent sur le plip : une fusée, un lapin en train de détaler, un haut-de-forme, un enjoliveur, les phrases "Paç fat !" et "Të dua", les chiffres 2 et 1, des lettres associées de manière aléatoire comme NJ, dh, Ç et ë, et trois boutons uniquement composés de points. Sans oublier un muffin ! Disons que Rusty aimerait autant éviter d'appuyer sur celui-là également. "On a cherché à faire en sorte que les boutons soient aussi aléatoires que possible", indique Daley. 

"On a pris les premiers objets qui nous ont traversé l'esprit. D'une certaine façon, ils donnent un aperçu de notre subconscient". Il existe d'autres boutons, plus déconcertants encore, dans l'habitacle du Prancer. On peut lire "shkoni" sur le système d'allumage, ce qui en réalité signifie "démarrer" en albanais. Mais c'est sans doute l'indication la plus logique qui existe. Certains correspondent au plip. Les autres sont des symboles aléatoires représentant une pile, un éclair, une paire de ciseaux, un oiseau qui chante, un vélo, des couverts, et un voilier, entre autres. Et puis, on découvre encore des boutons totalement vierges. Bon courage pour en décrypter le sens caché… Goldstein reprend : "On voulait que tous les symboles soient aussi déroutants et indéchiffrables que possible. Il y a en a un en particulier que j'adore : c'est celui du contrôle des températures qui passe du bleu au mauve. À quoi correspond la température moins élevée, le bleu ou le mauve ?" Plus bas se trouve un autre tableau de bord comportant trois gros boutons qui semblent pouvoir pivoter vers la gauche ou la droite et qui, à première vue, évoquent le tableau de bord d'avion. 

En s'y penchant de plus près, on distingue des pictogrammes de bonshommes-allumettes effectuant toutes sortes de mouvements : un coup de poing, un saut arrière, une posture à demi agenouillée, et une chute arrière. Au-dessus de ces deux tableaux se trouve un système de navigation GPS multilingue. Dans le film, une voix anglaise douce et adorable se transforme peu à peu en une diatribe furieuse en coréen que, bien entendu, les Griswold ne peuvent pas décrypter. Le volant et sa console possèdent leur propres boutons mystérieux : il y en a sept sur le volant, mais seuls deux d'entre eux indiquent leur fonction : le régulateur automatique de vitesse et le système de décélération automatique. Sur la console, l'indicateur de vitesse est flanqué à gauche de deux clignotants rouges et de deux jauges de carburant et, à droite, d'un compte-tours et d'une jauge de niveau d'eau. Le Prancer est équipé de deux réservoirs d'essence… sauf qu'il y a un léger problème : quand on appuie sur l'accélérateur, non seulement l'indicateur de vitesse s'affole, mais la jauge de carburant chute au même rythme. La cerise sur le gâteau – ou plutôt, sur le muffin ! – se trouve à droite du GPS. 

Outre la traditionnelle radio, le Prancer possède une véritable CB planquée sous la moquette du tableau de bord. Le département artistique a conçu le style de l'habitacle du Tartan Prancer que l'équipe effets visuels a ensuite mis au point. Goldstein et Daley ont fourni de nombreux détails précis, comme les six cendriers, les allume-cigares avant et arrière, la garniture en tissu des sièges et la palette de couleurs de l'habitacle. C'est un vrai patchwork : les appuie-têtes sont en velours épais, le tableau de bord est en vinyle soyeux et vinyle métallique, les accoudoirs en vinyle soyeux, et le siège conducteur et la banquette arrière se composent d'un mélange de tissu couleur bleu à carreaux bleu et marron… Le must est encore le siège conducteur pivotant, ce qui pourrait être amusant … tant que la voiture est à l'arrêt. 

Mais cela peut s'avérer problématique sur l'autoroute. Dans cette optique, plusieurs éléments de l'habitacle ont été démontés et la banquette arrière a été reculée d'environ 30 cm. L'équipe effets spéciaux a ensuite inséré un siège de bateau à moteur, et l'arrière du véritable siège conducteur a été fixé dans le dos d'Ed Helms comme un gilet, si bien que lorsque le moteur est allumé, on a le sentiment que le siège conducteur pivote entièrement à 360°. Une fois les véhicules Prancer de base construits, d'autres aménagements ont été prévus par l'équipe effets spéciaux en vue du tournage des cascades : le pare-choc a ainsi été découpé et remplacé par un pare-choc spécialement fabriqué en caoutchouc pour les besoins de la scène, puis fixé au véhicule par des aimants très puissants. 

Du coup, on pouvait faire tomber le pare-choc en toute sécurité. Pour l'une des séquences les plus complexes, il a fallu construire un dispositif gigantesque encerclant le Prancer afin qu'il puisse tourner comme un tournebroche. Tous les acteurs étaient sanglés à l'intérieur du Prancer, lui-même enserré par le tournebroche. Tandis que le véhicule se met à pivoter, des objets tombent d'un peu partout. La scène a été tournée sur fond vert et les accessoires qui tombent ont été ajoutés en postproduction. D'ailleurs, les acteurs ont passé l'essentiel du tournage à l'intérieur du véhicule sur un plateau. La fameuse "odeur du neuf" propre aux voitures était le plus souvent occultée par celle de l'essence. Les comédiens étaient systématiquement coincés dans la voiture. Parfois, une portière se bloquait ou une poignée ne fonctionnait pas. 

Les deux ados, retenus à l'arrière, devaient alors passer par-dessus Helms et Christina Applegate pour sortir. Et parfois encore, les acteurs étaient obligés de s'extirper par le pare-brise. "Le Prancer est un bonheur sans cesse renouvelé", ironise Helms. "Mais il nous a soudés les uns aux autres – ou parfois donné envie de nous entretuer – tout comme les Griswold", ajoute Christina Helms en éclatant de rire. Le plan du tournebroche a été réalisé pour une scène de course-poursuite entre le Prancer et le semi-remorque. C'est à ce moment-là que Rusty tente de s'imaginer qu'il est Vin Diesel ! Un troisième Prancer – une Previa équipée de roues et de pneus correspondant au Prancer principal du film – a été balancé d'un fossé sur la chaussée. Des rampes ont été construites pour projeter le véhicule et des effets visuels ont ensuite été intégrés afin de pouvoir "maquiller" la voiture par la suite en infographie et faire en sorte qu'il ressemble au véritable Prancer. Pour une autre séquence faisant appel aux effets pyrotechniques, un "Prancer spécial incendie" – une simple carcasse en réalité – a été utilisé. 

Les dégradations subies par le véhicule, au gré des incidents des Griswold, ont été orchestrées par le département artistique, puis intégrées au Prancer par les équipes transport et effets spéciaux. D'autre part, le fameux Truckster de Clark fait une apparition dans le film. "On s'est dit que le public avait envie d'avoir un petit aperçu de la première Griswoldmobile", indique Goldstein. "Quoi qu'il en soit, c'était notre cas". Chevy Chase reconnaît qu'en retrouvant sa vieille bagnole, il en a "mouillé son pantalon" mais ajoute que "la couleur est toujours aussi affreuse". Le Truckster aperçu dans VIVE LES VACANCES appartient à une famille de Géorgie qui s'appelle vraiment Griswold et qui a construit une copie du véhicule star du premier opus de la saga … pour se rendre dans tous les lieux traversés par la famille du film ! 

Autant dire que les véritables Griswold étaient ravis de prêter leur voiture à la production. Les réalisateurs ajoutent que même s'ils étaient enchantés de revoir le Truckster, ils choisiraient plutôt le Prancer pour partir en vacances avec leur propre famille. "Le Prancer est beaucoup plus spacieux que le Truckster, et plus confortable aussi", reprend Goldstein. "Seulement, mieux vaut ne pas appuyer sur le bouton de la fusée. Ou du haut-de-forme". "Ou du lapin. Ou même du muffin", signale Daley. "En fait, mieux vaut n'appuyer sur rien du tout". 
RUSTY C'était délirant de penser que j'aurais pu ressouder la famille en nous enfermant dans une voiture pendant une semaine. Ce voyage est un cauchemar.
CLARK C'est ça, les vacances en famille. Mais tu ne peux pas renoncer. Le voyage, c'est toujours naze. C'est ça qui te fait d'autant plus apprécier la destination. 
VIVE LES VACANCES a essentiellement été tourné à Atlanta, en Géorgie, et dans ses environs. Or Ed Helms est originaire d'Atlanta. 

"C'est une ville géniale et je suis ravi d'y avoir grandi", note le comédien. "Y retourner m'a rappelé beaucoup de souvenirs et m'a vraiment permis de me glisser dans l'état d'esprit d'un père de famille". Pour le périple en voiture, une 2ème équipe a filmé le véhicule des Griswold tandis qu'il traverse le désert et d'autres sites majeurs du pays. Goldstein et Daley ont collaboré avec le chef-décorateur Barry Robinson et le chefopérateur Barry Peterson pour mettre au point une palette vive et joyeuse au départ, puis, dès lors que les Griswold poursuivent leur voyage, les teintes deviennent plus sombres et s'estompent pour faire écho à ce que vivent les personnages. La production a voulu tirer le meilleur parti des apparitions des guest-stars. "Je pense que c'est une bonne chose pour le spectateur de retrouver un visage connu dans un petit rôle, même s'il n'apparaît qu'une fois à l'écran", souligne Goldstein. 

Daley ajoute : "On s'est dit qu'on n'avait rien à perdre à solliciter les stars car cela apporte beaucoup au film. C'était extraordinaire que tous ces comédiens acceptent d'y participer". Le Palais des Congrès du centre-ville d'Atlanta, le Georgia World Congress Center, a campé l'aéroport international de Midway, où un pilote aimable mais obséquieux (Ron Livingston) bouscule Rusty au cours d'un voyage en navette. Une propriété privée d'un quartier de Tucker, en Géorgie, a été utilisée pour la maison de Rusty. L'intérieur a servi pour un dîner où se retrouvent Keegan-Michael Key et Regina Hall sous les traits des voisins des Griswold, qui, eux, reviennent de Paris et n'hésitent pas à remuer le couteau dans la plaie. Une fois sur la route des vacances, la descente en rafting des rapides du Grand Canyon est l'un des moments inoubliables du voyage. Il se trouve que les Griswold sont accompagnés pour leur séance de rafting par un guide imprévisible et loufoque, Chad, interprété par Charlie Day. 

Outre la signalisation, l'équipe Décors a fabriqué une cabine au Bellwood Quarry pour la séquence de rafting du Grand Canyon. Le reste de l'expédition en rafting a été tourné au U.S. National Whitewater Center de Charlotte, en Caroline du Nord. Autre arrêt ravitaillement : le motel Wampum, composé de grands wigwams disposés en cercle et équipés de lits doubles. Cet hôtel fictif a été construit sur les plateaux des Atlanta Film Studios de Hiram, en Géorgie. Dans le film, il est situé au Four Corners Monument, au NouveauMexique, où le Colorado, l'Utah, l'Arizona et le Nouveau-Mexique convergent. C'est là que, conscient que Debbie a besoin de changement, Rusty lui soumet une idée des plus audacieuses. Sortant en douce de leur wigwam en pleine nuit, Debbie et Rusty ne sont pas au bout de leurs surprises, notamment lorsqu'ils croisent quatre flics en overdose de caféine et en rivalité, originaires des quatre États de la région : Michael Peña du Nouveau-Mexique, Kaitline Olson de l'Arizona, Nick Kroll du Colorado et Tim Heidecker de l'Utah. Les comédiens ont tous apprécié la foire d'empoigne qui s'ensuit ! L'hôtel crasseux Sleep 'N Save, où Rusty envisage une parenthèse romantique avec Debbie pour pimenter leur relation, a aussi été construit en studio. 

Malheureusement, les chambres ont des taches au plafond, un papier peint qui se décolle, des tableaux affreux, des persiennes cassées et – à première vue – des taches de sang, sans oublier des champignons dans la baignoire. Pas franchement le genre de lieu propice à une atmosphère romantique. L'hôtel est aussi le cadre de la version acoustique de "Summer Breeze" par James et de sa tentative pour entrer en contact avec une jolie fille croisée avant le voyage (interprétée par Catherine Missal). C'est Gisondo qui joue de la guitare et interprète la chanson. Jonathan Goldstein campe l'un des clients qui surprend Rusty et James en pleine discussion près du jacuzzi. La visite impromptue de l'ancienne université de Debbie, Memphis State College, a été tournée au Twelve Oaks Bed and Breakfast de Covington, en Géorgie. Lorsque les Griswold débarquent, ils tombent en plein dîner de charité organisé par Tri-Pi, l'ancienne association étudiante de Debbie. Les participants doivent boire un pichet de bière, puis tenter de remporter une course d'obstacles. Le Tri-Pi Chug Run a lieu au profit des malades atteints du syndrome d'Assburger, comme le précise un panneau à l'entrée de la maison de l'association. Quand elle était étudiante, Debbie effectuait cette course en 16 secondes et elle a bien l'intention de réitérer l'exploit. 

Dans le jardin, l'équipe Décors a construit la course d'obstacles. La comédienne a exécuté ses propres cascades. Une mésaventure retentissante se produit lorsque Rusty et les enfants font une halte à une source naturelle, rebaptisée "Griswold Springs"… avant d'en connaître tous les détails. Une piscine en plastique, creusée dans le sol et entourée de verdure, a été construite et l'eau réchauffée sur une colline près du Bellwood Quarry d'Atlanta. Deux maisons d'Atlanta ont campé la propriété de Stone et Audrey au Texas : l'une pour l'arrière de la maison, où Rusty tente – avec des résultats catastrophiques – de rassembler un troupeau, et une autre pour l'intérieur. Une maison de Monroe, en Géorgie, a été utilisée pour l'avant du ranch très étendu. Shellmont Inn à Atlanta a campé l'Ashbury Lane Bed and Breakfast de Clark et Debbie à San Francisco, maison de style victorien avec une palissade, où séjournent des clients peu satisfaits. Chase et Beverly D'Angelo ont tourné leurs scènes sur une semaine au cours de laquelle les comédiens et les techniciens ont fêté les 71 ans de Chase, en lui présentant la mascotte de Walley World, Marty l'Élan. Walley World a changé depuis la dernière fois que Clark y est allé. Non seulement le parc s'est considérablement agrandi, mais Marty l'Élan s'est modernisé : il tient même un téléphone portable en position selfie. 

"J'ai posé pour un selfie avec Marty l'Élan", note Helms. Pour reconstituer Walley World, l'équipe a tourné à Six Flags Over Georgia à Austell pendant une semaine, hors saison, au moment de la fermeture du site. Le défi de l'équipe Décors a consisté à créer un nouveau parc sur les lieux mêmes de l'ancien. Le graphiste Jack Finch a eu l'idée du Velociraptor, attraction qui permet d'aller à 170 km/h, mesure 130 m de haut et est muni d'un triple pointe en tire-bouchon. Plusieurs attractions ont été utilisées pour la séquence du Velociraptor et l'équipe Effets visuels, dirigée par Bruce Jones, y a ensuite injecté des éléments en postproduction pour en augmenter l'envergure et le gabarit. John Francis Daley fait une apparition en employé du parc prétentieux responsable des montagnes russes. Les comédiens ont tous participé aux attractions et une caméra était montée dans la cabine avec eux. 

Des inserts ont été tournés sur fond vert aux Atlanta Film Studios le dernier jour du tournage. Goldstein et Daley gardent un souvenir particulièrement fort d'une scène où les Griswold se disputent avec une autre famille. Les réalisateurs ont employé une caméra fantôme capable de tourner 1000 plans/seconde afin de filmer la bagarre au ralenti et de bien distinguer la sueur qui gicle et les joues qui tremblent sous les coups. Outre Walley World et le Truckster, on trouve d'autres clins d'œil à BONJOUR LES VACANCES, comme le mannequin maillots de bain Hannah Davis qui apparaît dans une Ferrari rouge flirtant avec Rusty. 

"Les gens aiment bien qu'on leur rappelle ce qui les a fait rire autrefois, et cela nous a bien amusés", indique Daley. Le périple des Griswold est ponctué par la partition de Mark Mothersbaugh et par quelques chansons d'autres époques car, honnêtement, Rusty aime bien reprendre les airs qu'il entend à la radio. Tout au long du voyage, Rusty l'indécrottable optimiste espère que sa famille entonnera avec lui "Kiss From a Rose" de Seal. "Il fait vraiment de son mieux et ils ne le comprennent pas", souligne Christina Applegate. "Il se retrouve face à un mur et pourtant, il ne renonce pas à son enthousiasme et à sa persévérance à surmonter toutes ces catastrophes avec une attitude combative : bref, il est convaincu que la situation va s'améliorer s'ils restent soudés". "Ce sont tous ces petits détails qui font qu'on est touché par Rusty", déclare Helms. 

"Il a simplement envie qu'ils chantent tous en chœur. Est-ce trop demander ? Il veut que sa famille soit heureuse. Mais le monde ne leur en donne pas toujours l'occasion". Il sourit et ajoute : "Les situations parfois scabreuses, et souvent délirantes, dans lesquelles les Griswold se retrouvent – et leur manière de les gérer – vont faire rire les spectateur et susciter leur compassion… ou déclencher chez eux un mouvement de recul". Goldstein ajoute : "Les familles normales, ça n'existe pas. Mais on veut quand même y croire. On souhaite que les Griswold s'en sortent. On souhaite qu'ils soient heureux. Mais il n'y arrivent pas". "On espère que le public va passer un bon moment tout en s'attachant à ces personnages", conclut Daley, "et qu'il sera soulagé de se dire qu'au moins, sa famille n'est pas aussi cinglée que les Griswold"

mardi 14 janvier 2014

Back to the future







DISPONIBLE EN BLU-RAYTM, DVD 
ET DIGITAL ULTRAVIOLET*
LE 22 JANVIER 2014

Retrouvez mon avis sur cette sympathique comédie, avec des moments très drôles et borderlines, en suivant ce lien : http://epixod.blogspot.fr/2013/09/back-to-future_9.html

BLU-RAYTM
DVD
Prix de vente conseillé : 19.99 euros en BLU-RAYTM et DVD

Un film de Rawson Marshall Thurber
Avec Jennifer Aniston, Jason Sudeikis, Emma Roberts

L'histoire

David Burke (Jason Sudeikis) est un dealer à la petite semaine qui se contente de vendre sa marchandise à des chefs cuisiniers et des mamans accompagnant leurs fils au football, mais pas à des ados – car, au fond, il a quand même des principes ! Alors que tout devrait se passer au mieux pour lui, les ennuis s'accumulent… Préférant garder profil bas pour des raisons évidentes, David comprend, à son corps défendant, qu'on peut subir la pire injustice même lorsqu'on est animé des meilleures intentions : tentant de venir en aide à des jeunes du quartier, il se fait agresser par trois voyous qui lui volent sa marchandise et son argent. Il se retrouve dans une situation des plus délicates puisqu'il doit désormais rembourser son fournisseur, Brad (Ed Helms).

Afin d'éponger sa dette – et de rester en vie –, David n'a d'autre choix que de jouer dans la cour des grands en se rendant au Mexique pour ramener une importante cargaison de drogue à Brad. Réussissant à convaincre ses voisins – Rose, une strip-teaseuse cynique (Jennifer Aniston), Kenny, qui aimerait bien tester la marchandise (Will Poulter) et Casey, une ado débrouillarde couverte de tatouages et de piercings (Emma Roberts) – de lui venir en aide, il met au point un plan censé être infaillible : avec ses complices qu'il fait passer pour sa femme et ses deux grands enfants, il met le cap sur le Mexique au volant d'un camping-car flambant neuf le jour de la fête nationale. Ce week-end risque bien d'être explosif… 



Bonus 

Découvrez plus de Jennifer et de Jason et prologez le road trip avec plus de 45 minutes de bonus incroyables, de scènes coupées scandaleuses et de fous rires garantis

- Edition BLU-RAYTM et DVD

¤ Version non-censurée - plus de 8 minutes en pus
¤ Les Miller déchaînés : surcharge de scènes coupées - des scènes exclusives mémorables
¤ Bêtisier et scènes coupées
¤ Aniston à l'extrême
¤ La transformation des Miller
Et bien plus encore...

Inclus les versions cinéma et non censurées du film 

Langues

- Edition BLU-RAYTM DTS-HD Master Audio (version longue) : Anglais 5.1, Dolby-Digital (version cinéma) : Français 5.1, Anglais 5.1 (Audio description), Espagnol 5.1, Allemand 5.1 Sous-titres : Français, Espagnol, Portugais, Allemand, Grec, Néerlandais, Danois, Islandais, Suédois, Norvégien, Finnois. Pour malentendants : Anglais, Allemand - Edition DVD Dolby-Digital : Français 5.1 (version cinéma uniquement), Anglais 5.1 Sous-titres : Français, Portugais, Néerlandais, Danois, Finnois, Norvégien, Suédois, Islandais. Pour malentendants : Anglais

- Edition DVD Dolby-Digital : Français 5.1 (version cinéma uniquement), Anglais 5.1 Sous-titres : Français, Portugais, Néerlandais, Danois, Finnois, Norvégien, Suédois, Islandais. Pour malentendants : Anglais

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*A propos de Digital UltraViolet :

Digital UltraViolet est un nouveau standard numérique qui permet de stocker et partager sa collection de films et séries TV. Le stockage automatique des contenus dans le cloud permet de les visionner sur tous ses écrans et à n’importe quel moment. Lancé par les plus grands studios de cinéma outre-atlantique, ce nouveau standard arrive en France en novembre 2013 grâce au consortium DECE qui réunit éditeurs de contenus, réseaux de distribution, opérateurs câble et satellite ainsi que plateformes digitales. Proposé gratuitement aux acheteurs de DVD et Blu-ray, Digital UltraViolet leur permet d'obtenir leur film ou série TV en version numérique pour qu'ils puissent les visionner instantanément sur leurs tablettes, smartphones ou ordinateurs et télévisions connectés, à travers les applications ou les services des distributeurs partenaires. Après la création rapide et gratuite d’un compte Digital UltraViolet, il est également possible de partager sa vidéothèque avec 5 personnes de son choix.

lundi 14 octobre 2013

Back to the present

Concours 

Very Bad Trip 3 est disponible en DVD et en Blu-Ray.


A cette occasion, Epixod Le Blog vous propose, en collaboration avec Warner Bros., un concours pour gagner 1 Blu-Ray du film.

Comment participer ?

Défi 1: Amusez-vous avec l'application Super Massive Movies ci-dessous !

Cliquez sur l'icône 

• Le Quizz SUPER FAN “À quel point connaissez-vous Very Bad Trip 3?” - Quel est votre niveau de connaissance? Vous considérez-vous un Super Fan de films? Répondez au quizz pour le savoir ! 

• Contrôler les GIF - Prenez le contrôle de ces GIF des scènes d’actions hilarantes du film en faisant glisser votre souris!

Défi 2 : Partagez vos résultats du Quizz «À quel point connaissez-vous Very Bad Trip 3?» via l’application Super Massive Movies sur Twitter ou Facebook.

Envoyez-moi le lien de votre tweet ou de votre post Facebook, avant le 27 octobre 2013 15h00, par email à l'adresse 'concoursepixod@gmail.com' avec en objet 'Concours Very Bad Trip 3'. N'oubliez pas d'indiquer vos noms, prénoms et adresse postale dans votre message !


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Résultat du concours 

Bonjour à tous 
Merci pour vos participations.
Suite au tirage au sort, le gagnant du Blu-Ray VERY BAD TRIP 3 est Florent B. (62). Félicitations ! 
Je transmets vos coordonnées à l'agence en charge d'envoyer le lot. N'hésitez pas à venir mettre un commentaire sous ce post pour confirmer sa bonne réception. 
A bientôt pour un nouveau concours! 

Epixod Le Blog 
Le 27 octobre 2013

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A PROPOS DE VERY BAD TRIP 3

La meute de loups est de retour!

Deux ans après leurs aventures à Bangkok, alors que le perturbateur Leslie Chow est enfermé dans une prison thaïlandaise, Phil (Bradley Cooper), Stu (Ed Helms) et Doug (Justin Bartha) mènent des existences paisibles et heureuses. C’est sans compter sur les frasques de leur meilleur ami Alan (Zach Galifianakis), qui décide d’arrêter ses médicaments et de donner libre cours à ses impulsions, déclenchant alors une ultime aventure au comique ravageur. Et pour boucler la boucle, la petite bande doit retourner là où tout a commencé : à Las Vegas...

Retrouvez mon avis sur le film en suivant ce lien : http://minu.me/awav



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RÈGLEMENT DU CONCOURS
- Une seule participation par personne, par e-mail et par foyer est autorisée. En cas contraire, flagrant ou douteux, (participations multiples, bulletins à coordonnées identiques, erronées ou incomplètes), la rédaction d'Epixod Le Blog annulera la participation.
- Jeu ouvert à la France Métropolitaine uniquement.
- Le concours se déroulera du 14 octobre 2013 21h00 au 27 octobre 2013 15h00. Les réponses reçues après ces date et heure limites ne seront pas validées et ne seront pas comptées dans le nombre total des participations.
- La participation à ce concours implique que vous autorisez Epixod Le Blog à utiliser les informations vous concernant. Epixod Le Blog s'engage à ne communiquer vos informations personnelles (adresse postale, adresse mail) à aucun tiers et à ne les utiliser à aucunes fins commerciales. Les coordonnées postales du gagnant seront transmises uniquement à l'agence en charge d'envoyer les lots. Elles seront seulement utilisées pour l'envoi du lot.
- Epixod Le Blog organise le concours, mais ne sera aucunement tenu responsable de la bonne réception du lot lié au concours.
- Le résultat du concours sera communiqué sur Epixod Le Blog uniquement, sur la page du concours, à compter du 27 octobre 2013 15h30.

samedi 14 septembre 2013

Back to the future







Au cinéma le 18 septembre 2013

Pour vous donner un avant-goût de l'humour de ce film qui m'a bien fait rire (voir mon avis ici : http://minu.me/ajir), je partage deux extraits VOSTFR :





Page Facebook du film : https://www.facebook.com/lesMiller

dimanche 8 septembre 2013

Back to the future







Comédie/Sympathique avec des scènes ultras drôles

Réalisé par Rawson Marshall Thurber
Avec Jennifer Aniston, Jason Sudeikis, Emma Roberts, Will Poulter, Ed Helms, Nick Offerman, Kathryn Hahn, Molly C. Quinn, Tomer Sisley...

Long-métrage Américain
Durée : 1h50m
Année de production : 2013
Distributeur : Warner Bros. France
Titre original : We're the Millers
Page Facebook 

Date de sortie sur les écrans U.S. : 9 août 2013
Date de sortie sur nos écrans : 18 septembre 2013


Résumé : David Burke est un dealer à la petite semaine qui se contente de vendre sa marchandise à des chefs cuisiniers et des mamans accompagnant leurs fils au football, mais pas à des ados – car, au fond, il a quand même des principes ! Alors que tout devrait se passer au mieux pour lui, les ennuis s'accumulent… Préférant garder profil bas pour des raisons évidentes, David comprend, à son corps défendant, qu'on peut subir la pire injustice même lorsqu'on est animé des meilleures intentions : tentant de venir en aide à des jeunes du quartier, il se fait agresser par trois voyous qui lui volent sa marchandise et son argent. Il se retrouve dans une situation des plus délicates puisqu'il doit désormais rembourser son fournisseur, Brad.Afin d'éponger sa dette – et de rester en vie –, David n'a d'autre choix que de jouer dans la cour des grands en se rendant au Mexique pour ramener une importante cargaison de drogue à Brad. Réussissant à convaincre ses voisins – Rose, une strip-teaseuse cynique, Kenny, qui aimerait bien tester la marchandise et Casey, une ado débrouillarde couverte de tatouages et de piercings – de lui venir en aide, il met au point un plan censé être infaillible : avec ses complices qu'il fait passer pour sa femme et ses deux grands enfants, il met le cap sur le Mexique au volant d'un camping-car flambant neuf le jour de la fête nationale. Ce week-end risque bien d'être explosif…

Bande annonce non censurée (VOSTFR)



Ce que j'en ai pensé : LES MILLER, UNE FAMILLE EN HERBE va vous faire rire de bon coeur. L'humour est gras (c'est plutôt une comédie pour ados et adultes) et assumé. Le film est excellent dans ses scènes poussées à la limite du bon goût. 

L'histoire est mignonne mais sans surprises. Son développement ne vous étonnera pas. Autant de galères, autant d'occasions de gags en tous genres.

Si l'humour prend si bien et que la dynamique des échanges de dialogues fonctionne, c'est en grande partie grâce aux acteurs qui s'investissent à fond :
- Jason Sudeikis, qui interprète David Clark, est attachant en petit dealer immature;
- Jennifer Aniston, qui interprète Rose O'Reilly, assure en strip-teaseuse aux multiples talents; 



- Will Poulter, qui interprète Kenny Rossmore un garçon au grand cœur, est la découverte du film pour moi. Il a une super bouille, il est très expressif;
- Emma Roberts, qui interprète Casey Mathis, est convaincante en ado paumée.



Chaque personnage est isolé au départ, puis ensemble ils finissent par composer une famille pas ordinaire. Dans l'ensemble, il y a un bon esprit, le film met de bonne humeur.



Les principaux atouts ne sont pas l'histoire en elle-même ou la réalisation (tout à fait correcte au demeurant) mais bel et bien son casting et son humour. Le réalisateur n'en fait pas un film à sketch et ça, c'est une vraie réussite. Lors de leurs aventures, les personnages sont confrontés à des situations peu communes qui nous font bien marrer, mais l'ensemble se tient, le scénario a un déroulement logique.

LES MILLER, UNE FAMILLE EN HERBE est une comédie que je vous conseille pour un bon moment de détente. En tout cas, pour moi, après une journée de travail, elle était parfaite.


NOTES DE PRODUCTION
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers!)

DAVID
Détendez-vous, ok ?
Tout va bien se passer.

ROSE
Ouais, c’est ça, bien sûr ! Tout va bien
puisqu’on se contente de faire passer
deux tonnes de marijuana au Mexique
dans un camping-car de location !
C’est vrai : je ne vois vraiment pas comment
la situation pourrait dégénérer !

À quoi peut-on s’attendre lorsqu’un dealer, une stripteaseuse, une fugueuse et un puceau tentent de faire passer de la marijuana au Mexique ? Sans oublier, pêle-mêle, un camping-car bourré de cannabis, un caïd de la drogue en colère, une redoutable tarentule, une version porno du jeu de Pictionary et une mélodie entonnée en choeur. Eh bien, il se pourrait que la famille Miller soit dans le coup… Le réalisateur Rawson Marshall Thurber précise : «C’est une relecture vraiment amusante du roadmovie familial – une sorte d’aventure rocambolesque assez déconcertante – et c’est d’ailleurs ce qui m’a immédiatement plu dans cette intrigue». Le cinéaste a été sensible à ces personnages qui, sans se connaître, acceptent de s’embarquer dans le même périple : «Dans neuf cas sur dix, un homme blanc d’environ 35 ans, qui se balade tout seul en Hyundai près de la frontière américano-mexicaine, se fera fouiller», dit-il. «Mais qui se méfierait d’une famille typiquement américaine à bord d’un énorme camping-car qui profite du week-end prolongé du 4 juillet ?» Ce plan a priori imparable ne l’est pas tant que ça… et pas seulement parce que nos malheureux protagonistes enfreignent plusieurs lois et qu’ils ont des caïds de la drogue survoltés à leurs trousses… «David Clark est un dealer à la petite semaine qui cache sa marchandise dans son sac à dos pour la refourguer ensuite», signale le producteur Chris Bender. «Et il se retrouve embarqué dans une mission consistant à mettre la main sur une énorme quantité de cannabis. Pour y parvenir, il se retrouve obligé d’affronter son pire cauchemar : être coincé dans un espace exigu avec des gens qu’il n’apprécie pas franchement, même si c’est lui qui, au départ, les a convaincus de l’accompagner et de faire semblant d’être sa femme et ses enfants». En revanche, les deux principaux acteurs, Jason Sudeikis et Jennifer Aniston, tous deux pros de la comédie, ont beaucoup d’estime l’un pour l’autre. Ils ont déjà travaillé ensemble à plusieurs reprises, mais c’est la première fois qu’ils se donnent vraiment la réplique. «À la fin du tournage de COMMENT TUER SON BOSS, on avait envie de trouver un projet enthousiasmant, où l’on pourrait travailler de nouveau ensemble, et où l’on aurait l’occasion d’avoir beaucoup de scènes en commun», commente Jennifer Aniston. «Jason est un ami et un type très drôle, et le scénario était hilarant, si bien qu’il aurait été difficile de refuser un tel projet». Sudeikis a, lui aussi, été sensible à l’humour du film, mais aussi à sa force émotionnelle : «De manière subtile, le scénario suggère que la vraie famille n’est pas forcément celle qui nous a vus naître, mais celle qu’on se choisit – même si mon personnage n’agit que par cynisme et désespoir».

En réalité, l’idée du film LES MILLER, UNE FAMILLE EN HERBE est née près de la frontière… Le scénariste Steve Faber se souvient : «Je prenais souvent la voiture pour aller au Mexique, juste pour me vider la tête, et en arrivant à la frontière, je voyais le même type se faire choper : il avait les cheveux longs jusqu’aux fesses, il conduisait un min-van Volkswagen, et il était pris en chasse par des chiens qui le reniflaient. Et je me suis dit – ‘Pourquoi tu n’as pas davantage l’air propre sur toi ? Tu devrais te vieillir un peu, te couper les cheveux, louer un camping-car et passer la frontière avec l’herbe, si c’est ton intention’. Mais attention : n’allez pas croire que je cautionne ce genre d’attitude !» Le scénariste Bob Fisher remarque de son côté : «Et pendant ce temps-là, des familles en campingcars, sur la route des vacances, passaient la frontière sans jamais être arrêtées. C’est comme cela qu’est née l’idée d’un dealer de marijuana à la petite semaine qui loue un camping-car et recrute une fausse ‘famille’ pour lui permettre de passer la frontière avec une énorme quantité de shit». Sean Anders et John Morris ont même poussé le concept plus loin : «Ce qui nous intéressait, c’était l’idée de ces quatre solitaires au bout du rouleau qui deviennent une famille par hasard. La perspective de les voir se défendre bec et ongles d’être considérés comme les membres de la même famille – tout en y aspirant au fond – était un formidable point de départ pour une comédie». «Le quatuor composant la famille Miller qu’ont imaginé nos scénaristes, et les personnages qu’ils croisent au cours de leur folle virée, m’a séduit», reconnaît Thurber.

DAVID
Voici mon fils Kenny Miller,
et mon adorable fille, Casey…
Casey Miller, c’est ça. Quant à moi,
je suis David Miller.
Nous sommes la famille Miller.

Au début du film, David Clark est un sympathique petit dealer de marijuana qui se contente de vendre sa marchandise à ses clients réguliers dans la région de Denver, dans le Colorado. «Contrairement au dealer qui revend la drogue dans la rue, il se déplace à domicile quand on l’appelle ou qu’on lui envoie un SMS», explique Sudeikis. «Il livre du shit à des cuisiniers, des hommes d’affaires, des mères de famille, ou à de jeunes mamans, bref à une clientèle différente de celle qu’on associe en général à la marijuana – sauf quand on connaît le genre de gens qui consomment de la marijuana !» Le comédien souligne que ce genre de vie convient parfaitement à David, même si la plupart des gens n’en voudraient sans doute pas : «Ça lui va bien et ça lui permet de payer son loyer, d’être son propre patron et de gérer lui-même son emploi du temps, tout en menant tranquillement sa vie en solitaire, sans se faire remarquer». Sa situation change radicalement lorsqu’il intervient – ce qui ne lui ressemble pas – pour venir en aide à une adolescente sans défense : il s’agit en réalité d’une jeune punk harcelée par une bande de types qui cherchent à lui voler son smartphone. Prouvant par là qu’on n’est jamais récompensé pour ses bonnes actions, David se fait voler à son tour ! Une fois que sa marchandise et son argent se sont envolés, son fournisseur ne tarde pas à lui fixer un ultimatum en lui faisant une offre qu’il est difficile de refuser… Contraint de se rendre au Mexique pour en rapporter un «modeste» échantillon de marijuana en échange de 100 000 dollars et de sa vie sauve, David a l’idée de s’inventer une fausse famille pour se faciliter la tâche. «Il est conscient qu’il passera davantage inaperçu s’il réussit à faire croire qu’il part en vacances en famille, mais il lui faut d’abord recruter une épouse et des enfants», déclare Sudeikis. D’ailleurs, la relation entre David et celle qu’il finit par engager pour jouer sa femme est conflictuelle dès le départ – avant même qu’il ne mette au point son stratagème délirant. Au début du film, David et Rose O’Reilly, sa voisine qui travaille comme strip-teaseuse dans une boîte du quartier, se balancent quelques vannes dans le hall de leur immeuble : il est évident que ces deux-là n’ont jamais été franchement amis… 

Thurber indique qu’il en était tout autrement des rapports entre Sudeikis et Jennifer Aniston. «S’il y a bien une chose qu’aucun cinéaste ne peut faire, c’est créer la complicité entre deux acteurs», note le réalisateur. «Du coup, on se contente de croiser les doigts en espérant que l’alchimie sera au rendez-vous et, dans le cas de Jen et Jason, on a eu beaucoup de chance. Dès la première semaine, alors qu’on tournait un plan de nos deux acteurs, ils se renvoyaient la balle, et c’était un vrai bonheur de les observer. Ils ont noué une complicité telle que je l’avais espérée». «Les dons d’improvisation de Jason sont extraordinaires, tout simplement époustouflants», remarque Jennifer Aniston. «C’est ce qui nous a valu quelques échanges piquants entre nous». Thurber a encouragé ses acteurs à se montrer imaginatifs, ce que Jennifer Aniston a vraiment apprécié. «J’aime travailler avec des réalisateurs qui accordent une grande marge de manoeuvre à leurs comédiens, et qui s’amusent autant que nous dans l’improvisation. Rawson nous a fait confiance et nous a donné une certaine liberté, et j’ai adoré chercher l’équilibre entre réalisme et burlesque». Rose n’accepte, à contrecoeur, de jouer l’»épouse» de David que lorsqu’elle se rend compte qu’elle ne peut pas faire autrement. «Au départ, elle n’est pas vraiment d’accord de s’embarquer dans cette aventure car, tout en étant strip-teaseuse, elle a des principes et elle n’est pas prête à enfreindre la loi», affirme Jennifer Aniston. «Mais les règles, à son boulot, sont en train de changer dans un sens qui ne lui convient pas, et elle est fauchée. Et David lui a proposé beaucoup d’argent, si bien qu’elle a l’impression d’être coincée et, du coup, obligée d’accepter sa proposition». «Rose est le genre de femme qui a eu de mauvaises expériences avec les hommes, qui a accordé sa confiance à des gens qui ne le méritaient pas et qui ont profité d’elle, et qui a fini par devenir strip-teaseuse parce qu’elle n’avait pas le choix», observe Bender. «Certes, la proposition de David n’est guère plus alléchante que ce qu’elle aurait fait si elle ne l’avait pas acceptée, mais elle est quand même plus séduisante et puis, après tout, il ne s’agit que d’un week-end».

Mais il ne peut pas se contenter d’une épouse. Pour former une vraie famille, il lui faut de «faux» enfants. Habitant le même immeuble que David et Rose, Kenny Rossmore sera leur «fils» le temps d’un week-end : cet ado livré à lui-même, vivant avec une mère qui ne s’occupe pas de lui, est interprété par le jeune acteur anglais Will Poulter. «Rawson m’a décrit Kenny comme étant à la fois adorable et un peu ringard, et c’est bien le cas !», souligne le comédien. «David le plaint, d’une certaine manière, mais ne peut s’empêcher d’être agacé par lui dans le même temps. Sur le plan des relations humaines, Kenny est nul car il est totalement replié sur lui-même. Pourtant, pour une raison qu’il ne s’explique pas, il a le sentiment de pouvoir se confier à David qu’il considère comme un mec cool qui deale de la drogue. Je crois qu’il recherche une figure paternelle, loin des types que ramène sa mère à la maison… les rares fois où elle rentre chez elle. Il ne se rend pas bien compte que David préférerait encore se pendre que de passer une soirée avec lui… Du coup, ce voyage est l’occasion rêvée de faire semblant de former une famille provinciale bien propre sur elle, alors qu’en réalité ses membres ne s’entendent pas le moins du monde». «Kenny est un puceau de 18 ans qui voit un père en un dealer et, à plusieurs égards, il est le protagoniste du film», ajoute Thurber. «Will l’interprète avec un mélange subtil de douceur, d’intelligence et de candeur». Casey Mathis (Emma Roberts), jeune punk, «interprète» la fille de David qu’il n’a jamais voulu avoir. Son «père» est conscient qu’elle est quasiment SDF, tandis qu’elle se dit qu’il y a là une belle occasion de gagner un peu d’argent. Ils s’entendent donc pour qu’elle les accompagne. La comédienne signale : «Mon personnage est une fugueuse et elle est un peu délinquante, rebelle, mal élevée et intéressée par le fric. Les quatre membres de la «famille» Miller sont extrêmement différents les uns des autres : ils sont tous attachants, mais chacun d’entre eux se caractérise par un défaut bien particulier, ce qui rend cette équipe hilarante. Et qui fait d’elle une famille assez réaliste !» Sur le plateau, Emma Roberts passait pas mal de temps sur son smartphone pour envoyer des tweets ou vérifier ses emails. Elle a même choisi le smartphone de son personnage – le même que le sien – afin de pouvoir l’utiliser quand elle est en arrière-plan d’une scène. «Elle est très futée, cette Emma Roberts», note le réalisateur, en souriant. «Je ne suis même pas certain qu’elle soit consciente de son potentiel comique. Elle ne se censure pas, et elle raconte ce qui lui passe par la tête, et c’est parfois la chose la plus drôle qu’on puisse imaginer. Elle a été formidable». Bender s’est dit emballé par la vraisemblance des rapports parents-enfants au sein de la «famille» Miller, et notamment lorsque Sudeikis est censé se fâcher avec Kenny et Casey. «Sa manière de jouer David m’a fait penser à la colère typique d’un père qui éclate lorsque ses enfants le poussent à bout, alors même que David n’est pas leur vrai père», dit-il. «C’était génial de le voir s’approprier ce personnage avec une telle conviction». 

C’est Brad Gurdlinger, personnage-clé du trafic de drogue dans la région de Denver, qui est à l’origine de l’expédition particulière de la famille Miller. Autrefois, David et lui étaient colocataires à la fac et dealaient du shit dans leur dortoir. Mais depuis, les choses ont bien changé : non seulement Brad est désormais le fournisseur – totalement excentrique – de David, mais il n’a aucun égard pour son ancien camarade. «Brad est un personnage hors du commun – un type franchement bizarre», reprend Thurber. «On avait envisagé pas mal d’acteurs pour ce rôle, et on voulait mettre la barre très haut. Ed Helms nous a comblés». Helms campe ce rôle modeste, mais fondamental, auquel il prête sa propre loufoquerie. «Brad Gurdlinger est un petit caïd de la drogue, à la fois BCBG et obsédé par les orques, et c’était amusant et très étrange de l’interpréter», confie Helms. «Il déborde d’énergie et il croque la vie à pleines dents, mais il a aussi un côté sociopathe, et c’était un mélange détonant à partir duquel travailler». 

Sur la route, les Miller rencontrent de vrais passionnés de camping-car : les Fitzgerald. «Ce sont des gens droits et honnêtes qui forment la famille rêvée et qui tranchent de manière amusante avec les Miller, qui n’ont rien d’une famille, qui ne s’aiment pas et qui ne sont pas franchement recommandables», rapporte le metteur en scène. Les Fitzgerald s’entichent immédiatement des Miller, mais ces derniers trouvent la gentillesse de leurs nouveaux amis un brin encombrante… Nick Offerman incarne Don, patriarche des Fitzgerald. «Il suffirait que Nick Offerman lise la liste des ingrédients d’un paquet de céréales pour que je sois mort de rire», poursuit Thurber. «C’est lié au timbre de sa voix, ou à sa tronche de bulldog – mais je peux le regarder pendant des heures et je me régale». «Les Fitzgerald font partie de ces gens qui dégoulinent tellement de gentillesse qu’on a envie de leur coller une gifle», note Offerman. «Ils peuvent vous asphyxier sous leur bonnes intentions et vous collent aux basques. Ils sont surtout ravis de croiser ces gens en camping-car – les Miller – qui ont besoin d’un coup de main. Autant dire qu’ils sont enchantés de rencontrer cette adorable famille partie, elle aussi, en vacances en camping-car. Car c’est le rêve des Fitzgerald de ramener des gens sur leur terrain de camping, de manger des s’mores [dessert américain, traditionnellement consommé autour d’un feu de camp, NdT] avec eux, de chanter autour d’un feu de camp et de jouer au Pictionary. Ils sont aux anges lorsqu’ils se joignent à leurs festivités». L’acteur s’est souvent autant amusé que son personnage : «Le plus dur, c’était de garder mon sérieux», dit-il. «Les situations sont vraiment hilarantes, et je donne le plus souvent la réplique à Jason, Jen et Kathryn, et ils me faisaient hurler de rire». Kathryn Hahn campe Edie Fitzgerald, épouse de Don tellement accueillante qu’elle en devient envahissante… «Je connais très bien ce genre de gens», confie-t-elle. «J’avais pas mal d’oncles et de tantes qui savaient organiser un festin dans un jardin public avec seulement quelques ingrédients, parmi lesquels des chips, des crackers en miettes et un peu de viande». Pour la comédienne, les Fitzgerald forment «une famille pieuse, patriote et honnête. Ils incarnent les valeurs familiales traditionnelles à eux seuls». «Kathryn a une énergie hallucinante», déclare Bender, «et ce dynamisme convenait parfaitement au rôle : elle a un appétit de vie et un enthousiasme à faire de nouvelles connaissances qui caractérisent très bien Edie». Molly Quinn interprète Melissa Fitzgerald, fille de Don et d’Edie dont la candeur et le côté asocial trouvent un écho chez Kenny. «Melissa est une jeune fille adorable et naïve qui cherche l’amour, mais pas n’importe lequel : un amour romanesque et mystique qu’elle a découvert dans les livres et les jeux vidéo», précise la comédienne. «Du coup, quand elle voit ce garçon, elle est immédiatement sous le charme et se dit ‘Oh mon Dieu, voilà mon Legolas !’» On trouve également au casting Tomer Sisley dans le rôle d’un caïd de la drogue, rival de Brad, et Matthew Willig dans celui de son homme de main, One-Eye, sans oublier plusieurs acteurs connus qui font une simple apparition. «Citons notamment Luis Guzmán, Tom Lennon, ou Ken Marino», signale Thurber. «Pour la moindre scène du film, nous avons essayé de trouver des personnalités pouvant camper parfaitement des meurtriers de comédie. Au début du tournage, j’étais très pro, et je m’efforçais de ne jamais rire. Mais au bout de trois semaines, j’ai commencé à exploser de rire à chaque prise. Je ne pouvais pas me retenir…»

DAVID
Va t’acheter de nouvelles fringues.
Tu sais, le genre de vêtements que portent
les enfants qui se sentent aimés,
pas ces torchons qui n’ont l’air de rien.

Pour que les personnages soient crédibles en famille Miller, la chef-costumière Shay Cunliffe s’est entretenue avec le réalisateur, qui avait une idée précise de leur style vestimentaire. «Je pense que la plupart des acteurs trouvent leur personnage à partir du costume, et il fallait donc ne pas se tromper», affirme le cinéaste. «Ce qui est formidable avec Shay, c’est qu’elle se place systématiquement du point de vue des personnages, tout en cherchant à ce que les comédiens se sentent à l’aise, qu’il s’agisse de shorts en jean, de la visière d’une casquette ou d’une veste jean». La chef-costumière renchérit : «S’agissant du personnage de Jason Sudeikis, on savait que dès l’instant où il se glisse dans la peau de David Miller, il fallait qu’il adopte immédiatement un style ‘Américain moyen’, ce qui était d’ailleurs très clairement établi dans le scénario. Mais il était tout aussi crucial qu’il ne soit pas totalement grotesque, si bien qu’il fallait trouver le bon équilibre pour qu’il ait l’air du bon père de famille de la classe moyenne, sans s’en moquer pour autant». Shay Cunliffe s’est amusée à accompagner la transformation de Jennifer Aniston de strip-teaseuse en mère de famille, en collaboration avec les fidèles stylistes de la comédienne. «C’était très agréable car on s’échangeait constamment des photos», reprendelle. «Et ce qui m’a vraiment plu, c’est que Jennifer était prête à prendre l’allure d’une vraie ménagère de moins de 50 ans, quitte à porter des chaussures pas très sexy». Plus tôt dans l’histoire, alors que Rose est encore strip-teaseuse, elle est, bien évidemment, entourée de ses «collègues» au club. Pour concocter leur style vestimentaire, la chef-costumière a sillonné les boutiques de Wilmington, en Caroline du Nord. «C’était assez nouveau pour moi, surtout pour trouver les tenues des filles quand elles pratiquent le pole dance !», ditelle, en riant. «Je me suis rendue dans les magasins où se fournissent les danseuses professionnelles, à Wilmington, et les vendeurs m’ont donné pas mal de conseils, notamment sur la hauteur des chaussures compensées. C’était très éclairant pour moi». 

La chef-costumière a pris beaucoup de plaisir à concevoir les tenues de Casey (Emma Roberts). «C’était extrêmement intéressant de métamorphoser cette fille au look grunge en ado bien propre sur elle», confie-t-elle. «Il fallait que Casey ait l’air d’une gentille jeune fille avec sa frange bien taillée, tout en ayant des extensions de cheveux qui ressemblent un peu à des dreadlocks avec des mèches et en portant pas mal d’eye-liner – car elle cherche à se cacher derrière ce look de rockeuse punk». Pour les Fitzgerald, Shay Cunliffe explique que Nick Offerman et Kathryn Hahn étaient ravis à l’idée de jouer le jeu à fond pour leurs personnages sur le plan vestimentaire. «Kathryn nous a apporté un album de photos de famille et nous a dit : ‘Essayons les shorts qui ne me vont pas, mais en rendant ça sexy’». La chef-costumière lui a également donné une casquette à visière : «Dès qu’elle l’a enfilée, elle ne voulait plus l’enlever : elle la porte même dans des scènes qui se déroulent la nuit». Pour Don Fitzgerald, Shay Cunliffe précise : «Nick, quant à lui, met des shorts en jeans délavés et amples, mais le plus drôle, c’était de lui faire porter une banane, des lunettes de soleil et tout le toutim». S’agissant de Brad Burdlinger (Ed Helms), la chefcostumière signale : «C’est, de très loin, le personnage le plus excentrique, si bien qu’on s’est dit qu’il ne porterait jamais la même tenue deux fois de suite. C’est un type narcissique et un séducteur. Dans une scène, c’est un homme d’affaires et, dans la suivante, il se prend pour un artiste branché et, du coup, il est habillé comme tel, avec un gilet et un foulard autour du cou. Il était accoutré exactement comme il fallait pour la moindre scène». Shay Cunliffe ajoute encore : «Il y a pas mal de détails qu’on ne remarque pas à l’écran. Par exemple, chacune de ses affaires était marquée de ses initiales, y compris son maillot de bain ou ses poignets de chemises. Son narcissisme est tel que la caméra n’est pas à même de cerner ce genre de détails». S’il y a bien un personnage dont le style ne change jamais, c’est Kenny. Qu’il soit dans la peau de Kenny Rossmore ou de Kenny Miller, il porte systématiquement des pantalons ou des shorts en toile. Mais le plus frappant dans la tenue de Poulter, c’est sans doute une prothèse, et non pas un vêtement. «C’était assez … intéressant», indique-t-il. «Je me souviens que dans le scénario, sa testicule était de la taille d’un ananas, et je me suis dit : ‘Très bien, mais est-ce qu’ils savent que je ne suis pas constitué comme ça ? Est-ce que c’est mentionné sur ma fiche imdb ou quoi ?’ Mais c’était une scène hilarante à tourner. J’avais un peu froid, pour dire vrai, et je n’étais pas franchement à mon avantage. Et à observer les réactions de Jason, Jennifer et Emma, il était clair que ça se voyait que j’avais très, très mal – car aucun d’entre eux ne pouvait détacher son regard de moi. À ce moment-là, je n’avais plus qu’une envie : tourner la scène et remonter mon pantalon».

KENNY
Du coup, tu vas devenir un dealer
encore plus important maintenant ?

DAVID
Un passeur de drogue, Kenny.
Ce n’est pas pareil.

LES MILLER, UNE FAMILLE EN HERBE se déroule à Denver et au Mexique, et sur les routes qui relient le Colorado à la frontière américano-mexicaine. Cependant, le film a été tourné à Wilmington, en Caroline du Nord, à Santa Fe et dans les environs d’Albuquerque, au Nouveau-Mexique. «On a passé quelques mois à Wilmington, ce qui m’a beaucoup plu», note Thurber. «J’ai eu la chance de travailler avec une formidable équipe et on a obtenu presque tout ce dont on avait besoin sur place, avant de nous rendre à Santa Fe pour y filmer les décors naturels qui campent le Mexique». En dépit d’une tempête le premier jour de tournage à Wilmington, et d’orages occasionnels, Chris Bender se souvient du climat de la Caroline du Nord comme étant plus ou moins doux et chaud. 

Quant à la ville, il l’a trouvée «très authentique. On a d’ailleurs vraiment eu le sentiment de partir en voyage car, en dehors des prises de vue qu’on a obtenues en studio, on a tourné l’essentiel du film en décors naturels à Wilmington, que ce soit l’appartement de David, les scènes d’extérieur de Denver ou encore une course-poursuite. Nous avons trouvé à Wilmington tous les décors dont nous avions besoin, car la ville a parfaitement campé Denver». Le climat du Nouveau-Mexique s’est avéré beaucoup plus froid. Selon Bender, «on y trouve parmi les plus beaux paysages et points de vue du pays. Les extérieurs y sont tellement vastes qu’ils donnent au film une dimension de road-movie». 

L’équipe a notamment tourné dans un gratte-ciel de Denver, où se situe le bureau du caïd Brad Gurdlinger. Ed Helms, qui l’interprète, précise : «Brad est l’archétype même du connard et, à ce titre, la décoration qu’il a choisie pour son bureau est moderne et froide et elle est dominée par des tons de gris glacial : autant dire que ce lieu manque totalement de goût, tout en donnant la chair de poule». La production, conseillée par le chef-décorateur Clayton Hartley, a estimé que la pièce devait refléter le côté odieux du personnage et son étrange obsession pour les orques. Du coup, il a fallu équiper le bureau de Brad d’un fond vert et prévoir des effets visuels en postproduction. «Derrière son bureau trône un énorme aquarium, dans lequel vit une orque», observe l’acteur. «Ce mec possède une orque, comme on possède un chien ou un chat ! Je me suis dit que c’était une idée brillante de faire de ce personnage un abruti friqué qui s’est payé sa propre baleine pour la mettre ensuite dans un aquarium aussi large que son mur !» L’aquarium n’était qu’un élément du décor thématique : Thurber a déniché un autre symbole du fétichisme du personnage, quoique inanimé celui-là. «Pendant la prépa, alors que je naviguais sur Internet, je suis tombé sur un piano baptisé ‘Whaletone’ [de l’anglais «Whale», la baleine, NdT] : il s’agit d’un piano numérique qui a la forme d’une baleine tueuse, et cela m’a stupéfait. Je me suis dit qu’il fallait qu’on s’en procure un pour Brad. J’ai envoyé un email à Clayton et aux producteurs, et on était tous emballés par cette idée. Et puis, on a appris qu’il n’en existait qu’un seul exemplaire, en Pologne, et on se l’est fait expédier par bateau jusqu’à Wilmington et on l’a installé dans le bureau de Brad». Pour chaque scène de Brad, la production tenait à ce qu’il soit en train de faire quelque chose d’inattendu. Par conséquent, outre les orques vivants et le piano Whaletone présentes dans son bureau, Brad se retrouve, à un moment donné, à … sculpter une baleine en glace ! Hartley a déniché l’un des meilleurs sculpteurs sur glace des États-Unis, l’a fait venir sur place et a demandé à l’équipe de construire sur le plateau un congélateur à même de contenir un bloc de glace de 6 mètres. Puis, le sculpteur a taillé deux blocs de glace et, le jour du tournage, a appris à Helms à travailler la glace à l’aide d’une tronçonneuse – pour donner l’illusion qu’il la sculpte lui-même. 

Bien entendu, la pièce maîtresse du film est un splendide camping-car haut de gamme : il s’agit d’un Coachmen Encounter Class A construit sur un châssis Ford de 10 tonnes, dont les jantes en aluminium dépassent les 55 cm. Mais, malgré son impressionnant gabarit, Hartley et le chef-opérateur Barry Peterson ont fait en sorte que le réalisateur puisse obtenir les effets de mise en scène qu’il souhaitait. Deux véhicules ont été utilisés, sans compter un camping-car plus modeste pour les Fitzgerald, et leur habitacle a été reconstitué en plateau : les parois étaient amovibles afin de faciliter les déplacements de la caméra et les prises de vue. Par ailleurs, ces décors ont été installés sur une plate-forme mobile afin de simuler le déplacement d’une voiture. «Les camping-cars que l’on voit sillonner les routes sont authentiques», précise Bender. «On s’est servi de l’un des deux Encounters pour réaliser des cascades, défoncer les portes d’un garage et coucher le véhicule sur le bas-côté de l’autoroute». Par chance, cette acrobatie en particulier n’a nécessité qu’une prise. «Cela m’a vraiment foutu les jetons parce que j’ai eu l’impression que la voiture allait basculer dans le vide». Peterson, qui a utilisé une caméra Arriraw, confirme : «Au départ, c’était flippant de travailler à partir d’un camping-car en raison du nombre de plans qu’il fallait tourner dans un espace plutôt confiné. Au bout du compte, on s’en est sortis grâce aux plans d’ouverture très larges et aux prises de vue d’hélicoptère qui donnent du souffle, et qui permettent de plonger le spectateur dans cette aventure rocambolesque qui est aussi une comédie. Lorsque Clayton m’a dit qu’il construisait un décor sur une plate-forme mobile qui pouvait se déplacer dans tous les sens, je me suis rendu compte qu’on allait pouvoir obtenir des prises de vue et des éclairages intéressants. Rawson a un formidable sens visuel et, du coup, cela nous a encouragés à travailler le style et la photo du film». La frontière américano-mexicaine a été reconstituée sur une autoroute fermée à la circulation pendant environ trois semaines : ce «décor» était si réaliste qu’une conductrice s’est garée à proximité, est descendue de sa voiture et s’est mise à pleurer, en pensant qu’elle s’était perdue et qu’elle avait conduit par erreur jusqu’au Mexique… Bender évoque une autre fermeture d’autoroute : «Pour la scène où Kenny est piqué par l’araignée, nous avons dû, là encore, suspendre la circulation. Comme les policiers empêchaient les voitures de passer, un véritable dealer a dû penser qu’il s’agissait d’un barrage, a paniqué et a jeté un sac contenant de la drogue par la fenêtre du véhicule, avant de repartir en trombe pour éviter de se faire cueillir par les flics. Du coup, j’aime bien me dire que LES MILLER, UNE FAMILLE EN HERBE est un film qui parle de drogue, mais qui enraye la consommation de stupéfiants. On a donc contribué à combattre la criminalité», ajoute-t-il en riant.

DAVID
Pas mal, les Miller !
Nous sommes tous officiellement 
passeurs de drogue d’envergure internationale –
vous pouvez ajouter ça à votre CV !
Et si on chantait un petit air
pour saluer notre victoire ?

Mais peut-on envisager une virée familiale en voiture sans chanson ? Le réalisateur signale : «On voulait retrouver ces moments que partage toute famille qui prend la route des vacances, qu’il s’agisse du père qui se met en colère, des enfants qui se battent à l’arrière, ou de la famille entière qui se met à chantonner sur un air entendu à la radio». Le cinéaste tient à saluer Sudeikis qui a eu l’idée de la chanson en question – le vieux tube de TLC, «Waterfalls» – mais aussi Poulter grâce à qui la mélodie s’intègre parfaitement bien au film. «Will est un authentique fan de rap, dont il connaît le moindre titre sur le bout des doigts, et du coup on s’est dit que ce serait vraiment hilarant si Kenny se mettait à reprendre le morceau de rap chanté par Left Eye – et il s’en est tiré à la perfection». Sudeikis acquiesce : «Je ne pense pas que la scène aurait si bien fonctionné sans la passion de Will pour le rap et sans sa capacité à rebondir sur un morceau du genre. Il est même capable de se lancer dans des chansons beaucoup plus complexes que ‘Waterfalls’, même si je dois bien reconnaître que j’ai eu du mal à en mémoriser les paroles». Sudeikis a également dû apprendre à conduire un camping-car, et Offerman et lui ont pris des cours pour piloter ce type de véhicule – ou, tout au moins, pour donner le sentiment qu’ils les maîtrisaient. 

Sudeikis reprend : «J’ai déjà rêvé que je partais en tournée à bord d’un minibus, et que j’étais une rock-star. Et quand on partait en tournée pour mes spectacles comiques, on voyageait à bord d’un mini-van de neuf places, ou d’un véhicule de ce genre. Je n’ai jamais passé ce genre de vacances en famille, mais j’imagine que s’il s’agit de livrer une tonne de cannabis, il vous faut un énorme camping-car». Par chance pour lui, il était rompu à un tout autre exercice qui, semble-t-il, lui a été extrêmement utile pour conduire le véhicule. «J’ai beaucoup pratiqué les jeux vidéo dans mon existence, et j’ai même conduit un énorme bus dans ‘Grand Theft Auto’ avec lequel j’ai renversé des voitures de flics, des prostituées etc., et je crois que l’univers des jeux vidéo obéit aux mêmes lois de la physique que le pilotage d’un camping-car !», plaisante-t-il. «En revanche, pour des raisons évidentes, je n’aurais pas aimé traverser Manhattan à bord d’un tel engin». Jennifer Aniston, qui a grandi à New York, n’avait pas la moindre expérience des camping-cars non plus. «Pour nous, traverser Central Park, ou aller faire des courses au centre commercial du New Jersey, était une grande aventure», dit-elle. «Ceci dit, j’ai toujours eu envie de partir en vadrouille à bord d’un camping-car. Ça doit être génial d’aller sur la côte californienne et d’explorer les vignobles de la région, en s’arrêtant aux très belles plages du coin». 

Le réalisateur a pris beaucoup de plaisir au cours du tournage. «C’est toujours difficile, quand on fait une comédie, de savoir, au moment du tournage, comment le spectateur réagira à l’humour, mais je crois pourtant que nous avons réalisé le CITIZEN KANE de la comédie autour d’une fausse famille qui trempe dans le trafic de drogue !», conclut-il d’un air pince-sans-rire.