dimanche 22 juillet 2018

MAMMA MIA! HERE WE GO AGAIN


Comédie musicale/Une suite réussie et enthousiasmante

Réalisé par Ol Parker
Avec Lily James, Amanda Seyfried, Meryl Streep, Pierce Brosnan, Colin Firth, Stellan Skarsgård, Cher, Julie Walters, Christine Baranski, Dominic Cooper, Andy Garcia, Josh Dylan, Hugh Skinner, Jeremy Irvine, Alexa Davies, Jessica Keenan Wynn...

Long-métrage Américain
Durée : 01h54mn
Année de production : 2018
Distributeur : Universal Pictures International France

Date de sortie sur les écrans américains : 20 juillet 2018
Date de sortie sur nos écrans : 25 juillet 2018


Résumé : Sur l’île paradisiaque de Kalokairi, Sophie, qui rencontre divers soucis dans l’ouverture de son hôtel, va trouver du réconfort auprès des amies de sa mère Donna qui vont lui conseiller de prendre exemple sur le parcours de cette dernière.

Bande annonce (VOSTFR)



Extrait "Mamma Mia" (VOSTFR)



Featurette "Fin de Tournage" (VOSTFR)



Ce que j'en ai pensécette suite conserve l'esprit du premier MAMMA MIA ! (2008) tout en trouvant un nouveau souffle pour nous raconter la genèse de cette famille à la composition inattendue et possédant cette énergie si particulière héritée de la maman Donna, interprétée à la fois par Meryl Streep et par Lily James pour illustrer les périodes de la vie de jeune femme de cette protagoniste haute en couleur. Les deux actrices sont un parfait écho l'une de l'autre. 



On retrouve tous les personnages du premier opus avec un réel plaisir. Les acteurs sont excellents. Les papas, Sam interprété par Pierce Brosnan, Harry interprété par Colin Firth et Bill interprété par Stellan Skarsgård, sont toujours aussi drôles et charmants. 


Les meilleures amies Rosie et Tanya, interprétées par Julie Walters et Christine Baranski, demeurent délires et indispensables. 



Cette fois, Sophie, la fille de Donna, interprétée par Amanda Seyfried, et son mari Sky, interprété par Dominic Cooper, font face à une de ces mauvaises passes qui finissent toujours par vous contraindre à vous remémorer ce qui était véritablement au centre de votre engagement. Ils représentent la nouvelle génération de cette famille. 



Le scénario reste centré sur la thématique familiale. Il inclut un retour vers le passé et une construction du futur tout en intégrant astucieusement de joyeux morceaux de comédies musicales en veillant à ce que la narration soit fluide et garde tout son sens. Il mixe humour, retrouvailles, surprises, rebondissements, larmes en associant tous ces éléments avec cohérence. 

La musique et les paroles du groupe de pop suédois ABBA sont mises en valeur dans des scènes qui ont un contexte et qui donnent furieusement envie aux spectateurs de se lever de leur fauteuil pour danser aux rythmes de ces chansons ultras populaires avec les protagonistes. La magie opère toujours. 

Le réalisateur, Ol Parker, met en place un rythme régulier, des plans qui fleurent bon le soleil et les vacances, des moments d'émotions, de la festivité en accord avec l'époque où elle se produit. Il maîtrise son sujet et ses effets. Il utilise les codes de la comédie musicale à bon escient et nous offre un spectacle enthousiasmant et touchant à certains moments. Il n'hésite pas à jouer sur l'exagération mesurée pour intensifier certaines parties. 




MAMMA MIA! HERE WE GO AGAIN est un spectacle positif qui allie la vie et ses difficultés avec le rêve et sa recherche de bonheur. Le résultat est vraiment exaltant. Ce long-métrage réserve de jolies surprises. Il parle au cœur des spectateurs. Il donne le sourire et fait vibrer l'été. N'hésitez pas à aller prendre votre dose de bonne humeur !

Copyright photos @  UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FRANCE

NOTES DE PRODUCTION
(À ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

LE DEVELOPPEMENT DU FILM : UN VRAI BONHEUR 

JUDY CRAYMER la productrice à l’origine du succès du premier film nous confie : « Le premier film, tout comme la comédie musicale, était centré sur la famille, l’amitié et le fait de croire à sa chance. Avec ce nouvel opus nous restons dans cette mouvance pour découvrir comment se sont noués les liens qui ont modifié à jamais l’existence de Donna. Le public a autant adoré la comédie musicale que le film, grâce aux chansons d’ABBA qui vous embarquent dans un voyage aussi magique qu’irrésistible. Pour pouvoir reproduire cette magie, il était crucial de prendre son temps, nous ne voulions pas précipiter une histoire sans lui laisser le temps d’éclore naturellement. Le point de départ a toujours été la rencontre et l’histoire de Donna et de ses deux meilleures amies : qui étaient les Dynamos, que faisaientelles, d’où venaient-elles…qu’allaient-elles faire sur cette île…c’est ce qui revenait le plus et c’est donc naturellement de là que nous sommes partis pour faire à la fois un prequel et une suite. » 

RICHARD CURTIS, le producteur délégué du film, a tout de suite accroché et lui a conseillé de rencontrer le scénariste Ol Parker pour développer un traitement, basé sur des préoccupations universelles telles que la vie, la mort, la naissance. Il avait eu un coup de cœur pour la comédie musicale qu’il avait vu un soir pluvieux à Londres. La pièce avait eu sur lui l’effet d’une injection de vitamines, comme si en deux heures il avait récupéré les bienfaits de deux semaines de vacances au soleil, un véritable condensé d’énergie brute traversé par un hommage à la force des femmes et leur passion. De plus, grand fan de pop, il avoue ne jamais avoir pu résister à l’optimisme contagieux et l’insouciance des chansons d’ABBA. 

OL PARKER, bien qu’il ne soit pas spécialisé dans la réalisation de comédies musicales mais plus dans l’écriture de scénarii, a finalement accepté de réaliser le film. Il était tout désigné en raison de la sensibilité avec laquelle il abordait cette histoire qu’il connaissait dans ses moindres détails. Plusieurs autres réalisateurs ont été envisagés, mais aucun n’avait un point de vue aussi fin. Le challenge était de taille car il allait falloir s’amuser et prendre autant de plaisir que sur le premier film. Le but étant de réussir à plaire au public du film tout en partant à la conquête d’un autre un peu plus jeune. Et pour cause, c’est sa fille de 22 ans qui l’a inspiré. Quand il a mentionné qu’il travaillait sur la suite de MAMMA MIA, pour la jeune fille il était évident qu’il fallait travailler sur la connexion entre une fille et sa mère, le passé et le présent, le cycle de la vie : leurs amours et leurs maternités respectives. Travaillant main dans la main, avec Richard Curtis, les deux hommes ont sélectionné chacune de leurs chansons d’ABBA préférées et ont essayé d’établir un lien, une connexion, une sorte de fil rouge qui puisse toutes les relier. Mais le défi de base était bien évidemment de surprendre le spectateur, de le faire rire. Ol Parker nous confie en riant : « en fait c’est dur de dire lequel de nous deux est plus fan d’ABBA. Richard est une encyclopédie vivante sur ce sujet ! Il en sait plus que moi! Ce qui est proche de l’impossible ! Parfois on imaginait une scène en fonction d’une chanson, parfois c’est la scène qui nous inspirait une chanson. » Le fait de revisiter cette histoire à travers un flashback, de voir pourquoi et comment Donna a pu de laisser séduire par trois personnalités aussi différentes, comment elle a décidé de faire sa vie sur cette île, coulait de source dans la mesure où cela renseignait sur le présent de sa fille, qui tombe enceinte au même âge que sa mère. Il y a une symétrie évidente qui engendre beaucoup d’émotions. 

LES PARRAINS SUEDOIS DE MAMMA MIA ! 

Toute la production de ce film, de sa préparation à son tournage et même sa postproduction aura été pour tous une véritable fête. Avec un tel casting, porté par la musique d’ABBA, le film veut embarquer son public dans un voyage joyeux et plein d’émotion. Tout le monde est fan d’ABBA, et les chansons du groupe, qui constitue le matériau de base, ne risquait pas de manquer tant leur production a été prolixe et de qualité. Le travail avec les deux membres fondateurs de ce groupe mythique est toujours un véritable plaisir de par leur professionnalisme et la qualité de leurs albums. Ils ont accumulé tant de succès et ce, à travers le monde entier, que même les chansons les moins connues sont incroyables. BENNY ANDERSON et BJÖRN ULVAEUS sont tous deux producteurs exécutifs du film, en plus de leur qualité d’auteurs et compositeurs de la musique du film. Ils font même quelques petites apparitions dans le film, comme pour la remise des diplômes où Donna et les Dynamos interprètent « When I Kissed The Teacher ». La chanson avait été écrite en 1975 à une époque où les deux hommes pensaient qu’un tube ne pouvait durer que deux ans. L’énergie, la jeunesse et l’insouciance de ce titre convenaient à merveille à l’état d’esprit de ce numéro d’ouverture. Le succès de la comédie musicale puis du film ont fait d’ABBA, déjà légendaire, un groupe toujours d’actualité et toujours moderne, qui a la capacité de s’adapter aux époques et aux situations les plus diverses. Universel et intemporel. Judy Craymer les avait rencontré en 1980, et n’a pas tardé à leur proposer l’idée d’une comédie musicale. Les deux suédois n’étaient pas forcément convaincus, mais à la lecture du texte de Catherine Johnson ils ont été emballés. Toujours très prudents concernant l’exploitation commerciale de leur art, ils ont tenu à monter une société pour garder le contrôle et éviter tout dérapage. À leur plus grande joie, il n’y en a eu aucun, et la comédie musicale a engendré le succès et l’adaptation au cinéma que l’on connaît. Quand l’idée de faire une suite a été évoquée, une fois encore Benny Anderson a émis quelques réserves sans pour autant s’y opposer. Il s’explique : « Le premier film a été un tel succès et il était tellement bien, à tous les points de vue, que nous avions peur de ne pas pouvoir faire mieux. Mais le fait de retrouver l’équipe originale était une perspective très tentante. Et en effet, nous avons pris énormément de plaisir à nous retrouver et à retravailler les chansons qui n’étaient pas dans le premier film afin que le public les redécouvre ainsi que certains titres moins connus qu’ils auront peut-être l’impression d’entendre pour la première fois. Et comme pour le premier film, nous nous sommes régalés de cette petite seconde de tension : quand les comédiens arrivent au studio pour enregistrer les chansons. Mais chacun n’a besoin que de quelques secondes pour réaliser qu’on ne mord pas et que nous sommes tous là pour faire du mieux que nous pouvons ensemble. Une fois que la confiance est instaurée c’est du gâteau et tout se passe à merveille. » 

DONNA DANS SES JEUNES ANNÉES : LILY JAMES 

Prendre le relai d’une actrice du calibre de Meryl Streep avait de quoi impressionner n’importe quelle jeune comédienne, c’était un défi en soi. Le choix de la production s’est porté sur LILY JAMES qui a su conquérir le cœur des spectateurs grâce à la qualité de ses prestations dans des films tels que CENDRILLON (Kenneth Branagh, 2015), BABY DRIVER (Edgar Wright, 2017) ou encore à la télévision dans Downton Abbey (Créée par Julian Fellowes).

La jeune comédienne a hésité avant d’accepter un tel challenge mais, pour le plus grand plaisir de tous, elle a su transformer l’essai et trouver la parfaite tonalité pour incarner l’énergie et l’enthousiasme de la jeune Donna, en y ajoutant un très joli brin de voix. Même si le rôle se devait d’être fidèle à l’interprétation de Meryl Streep, il était hors de question que la jeune femme se borne à copier le jeu de cette dernière. C’est sa force et sa conviction qui ont su donner de la profondeur à son personnage et selon l’avis de tous son interprétation relève du tour de force.

Elle a également beaucoup travaillé les chansons avec Björn Ulvaeus à Stockholm. Ce dernier avait vu les essais mais ne l’avait pas entendue chanter. Et quelle voix ! Il a eu le plaisir de découvrir une puissance et une harmonie vocale exceptionnelles, doublées d’un sens naturel du texte.

MERYL STREEP nous confie avoir été très touchée par l’interprétation de Lily James : « je la connaissais grâce à la série Downton Abbey, et savais qu’elle serait parfaite pour le rôle, mais je ne l’avais jamais vue chanter ou danser. Son énergie est telle que je l’avais rêvée pour Donna. Elle a vraiment su en capturer l’essence. Elle a travaillé très sérieusement et a regardé le film une dizaine de fois, avant d’arriver sur le plateau. Ainsi elle a su s’approprier la gestuelle et la décontraction naturelle de Donna sans compter son sens du rythme. Il y a des gens qui se contentent de chanter, elle c’est une interprète de pointe des pieds à la racine des cheveux! Elle est incroyablement douée, consciencieuse et professionnelle. »

La jeune comédienne nous explique à quel point elle a pris cette opportunité au sérieux : « Donna est un personnage extrêmement charismatique, et passer après Meryl Streep qui est la meilleure actrice de tous les temps, c’était tout à la fois excitant et angoissant! C’était une expérience incroyable car l’énergie de ce personnage a quelque chose d’enivrant; Je voulais vraiment essayer de saisir ce qu’elle avait pu être avant que Meryl Streep ne l’incarne, c’est à dire avant qu’elle ne soit abandonnée sur une île, enceinte, le cœur brisé. »

Lily James avait vu la comédie musicale ‘‘Mamma Mia !’’ dans le West End quand elle était enfant et a grandi adolescente au rythme des mélodies du spectacle. « C’est magique, plus vous les écoutez plus vous les aimez, et elles sont portées par les personnages et leur histoire ce qui les rend d’autant plus attachantes. Et puis c’est si atypique, joyeux et positif en dépit des circonstances!

Mon rôle était de cueillir Donna en pleine effervescence, quand la vie s’offrait à elle avec toutes ses possibilités. C’était une fille qui voulait rompre avec les conventions, qui voulait voir le monde et partir à la recherche d’elle-même. On la suit dans ses rencontres, sur le chemin qui va faire d’elle la Donna que nous connaissons et aimons tous. Le film s’ouvre sur sa remise de diplôme à Oxford, dont elle est la première femme à sortir major de promo. Elle termine son discours en chanson avec son groupe de filles qui débarquent en entonnant « When I Kissed The Teacher » et là c’est l’anarchie. Les Dynamos sont des rebelles, elles donnent la performance de leur vie en arrachant leurs uniformes et se déhanchant au milieu des profs. J’avais l’impression d’être une pop star, grâce à la musique d’ABBA qui est tellement entrainante, qu’elle vous désinhibe totalement. C’était magique et je m’estime très chanceuse d’avoir eu l’occasion d’interpréter ces chansons avec toute la ferveur et la passion qu’elles m’inspirent. Mais avant tout je dois remercier Ol Parker qui m’a donné l’occasion de passer un été inoubliable, plein d’énergie, d’ondes positives et de bienveillance. Le scénario de ce film est dans l’esprit du premier et bénéficie de son succès. Nous avons tout fait pour ne pas le trahir et donner le meilleur de nous-même. Et cette île a quelque chose de spécial que les spectateurs ressentiront tout de suite, elle est magnifique et ensoleillée, elle déborde de vie et vous attire irrémédiablement. » 

L'EQUIPE DE MAMA MIA SE REFORME 

SOPHIE- Amanda Seyfried Le personnage de Sophie a bien évolué. Ce n’est plus une enfant qui cherche à se démarquer de l’ombre de sa mère. C’est désormais une femme confrontée à des choix très similaires que sa mère a dû faire auparavant. La comédienne ne cache pas le plaisir qu’elle a pris à réinterpréter un de ses premiers grands rôles. « Le scénario est impressionnant : la musique s’arrête pour laisser la place à la réalité qui vous malmène et parfois vous fend le cœur, puis elle reprend de plus belle. C’est la vie. Le paysage, la musique, les comédiens, l’équipe, j’ai tout retrouvé intact et si on me l’avait dit je ne l’aurais pas cru, mais tout était décuplé et je pense que nous avons fait encore mieux que sur le premier film !» Meryl Streep ajoute à propos de la comédienne : « Sophie est le cœur du film, et Amanda l’interprète à merveille. Sans compter ses talents de chanteuse exceptionnels qu’elle a ici l’occasion d’exploiter, elle a quelque chose de très spécial. » 

SKY- Dominic Cooper Le joli petit couple qu’il formait avec Sophie a bien évolué. On comprend très vite que la situation est assez épineuse. Tandis que Sophie se démène sur l’île, Sky est parti étudier l’hôtellerie à New York et semble ne pas pouvoir rentrer à temps pour la soirée d’ouverture de l’hôtel de sa femme. Le comédien comme tous les autres membres de l’équipe n’a pas boudé son plaisir. « Même si on n’y pense pas constamment, chacun des personnages que vous interprétez reste avec vous. Retrouver Sky c’était un peu comme taper sur l’épaule d’un vieux pote. Mais pour moi ce film représente l’essence de la vie. De génération en génération, les succès et les échecs alternent avec les amitiés et les amours. On apprend de ses erreurs et on se rend compte que quoi qu’il arrive la vie continue. Et cette musique ! C’est le genre de musique qui vous emporte. ABBA c’est le meilleur de la pop. Ça l’était il y a 10 ans, ça l’est toujours aujourd’hui. » 

DONNA- Meryl Streep La star nous confie que, pour sa part, réenfiler la salopette de Donna a été une vraie partie de plaisir. Selon elle il y a une véritable bonté qui s’exprime à travers les chansons d’ABBA, une sorte de générosité contagieuse qui gagne tous ceux qui l’entendent. « Il y a quelque chose de très tendre dans la musique de Benny et Björn, une sincérité et une sensibilité vibrantes qui résonnent avec les paroles des chansons. Pouvoir ainsi distribuer du bonheur n’est pas donné à tout le monde, et c’est cette énergie que nous avons tâché de reproduire dans ce film. » 

ROSIE- Julie Walters L’amie de toujours de Donna écrit et cuisine pour la télévision. Elle est célibataire depuis un bon bout de temps, et sa vie sentimentale était proche du désert total avant de rencontrer Bill dans le premier film. C’est une femme chaleureuse et pragmatique assez maladroite qui met les pieds dans le plat de temps en temps. Elle revient pour la soirée d’ouverture de l’hôtel que Sophie a organisée en l’honneur de sa mère. La comédienne, qui a dû quitter le plateau un matin pour être décorée Dame de l’Empire par Sa Majesté la reine d’Angleterre, voit dans le film l’occasion pour les spectateurs de retrouver une équipe à laquelle ils sont attachés pour mieux les redécouvrir et vibrer avec eux à nouveau. 

TANYA - Christine Baranski Cette collectionneuse de maris a apparemment encore sévi, et c’est divorcée pour la troisième fois que nous la retrouvons ici. Toujours à la recherche de l’homme idéal, elle n’a pas changé ses tenues excentriques ni ses talons aiguilles. Selon la comédienne le film représente une occasion en or pour s’échapper et laisser derrière soi le monde et ses problèmes. Pas besoin d’avoir vu l’original pour se laisser immerger dans cet univers magique, recréée une nouvelle fois avec talent par Judy Craymer. 

SAM CARMICHAEL - Pierce Brosnan Sam, s’il est l’un des possibles pères biologiques de Sophie, est devenu officiellement son beau-père, pour lui donner un coup de main à l’Hôtel. Ils ont une relation très tendre qui n’exclue cependant pas les deux autres hommes de la vie de Donna. Le deuil de Donna les a rapproché et ils se serrent les coudes. Pierce Brosnan, comme tous les autres, n’a pas hésité une seconde à reprendre son rôle, et dès que Meryl Streep a donné son feu vert il lui a aussitôt emboité le pas. Il nous confie ne pas être mécontent que la production ait attendu tant de temps pour peaufiner un scénario d’une telle qualité. Selon ses propres mots : « une équipe artistique et technique parfaite, doublée par un script de qualité vous permettent de travailler en confiance et sont garants d’un futur succès. » 

BILL - Stellan Skarsgard Un des autres pères potentiels de Sophie, Bill écrit des guides de voyages, c’est un bon vivant qui n’est pas marié, n’a pas d’enfants et vit encore comme un célibataire endurci. Cependant son histoire avec Rosie qui clôturait la fin du précédent film semble ne pas être finie. Le comédien ne tarit pas d’éloges quant à ses camarades de tournage : « C ’est quand même une sacrée équipe, et c’est un bonheur de travailler avec des gens aussi doués et célèbres qui pourtant ont su rester humbles et pleins d’humour. Même si je ne suis pas un chanteur, parmi eux j’arrive à l’oublier et donner le meilleur de moi-même sur les chansons mythiques d’ABBA. Et c’est ce qui a plu je crois, et j’espère que le public le retrouvera dans ce nouveau film : la générosité en dépit des imperfections qui donne à chacun envie de se lever de son siège et de se joindre à nous.» 

HARRY – Colin Firth Le dernier des pères possibles de Sophie revient aussi, toujours plus célibataire que jamais. Mais son précédent passage sur l’île a émaillé sa carapace et réveillé un besoin de liberté qu’il avait trop longtemps choisi d’ignorer. Le coup de fil de celle qui aurait pu être sa fille le pousse à quitter le conseil d’administration où il s’ennuie ferme, et à se libérer de ses chaines. Le comédien a immédiatement accepté de faire cette suite pour le plaisir de retrouver ses deux compagnons qui comme lui étaient loin d’être des spécialistes de la chanson. « Quand j’ai reconnu dans les yeux de Pierce et de Stellan la panique totale qu’il y avait dans les miens au moment d’enregistrer les chansons, j’ai compris que nous venions de créer un lien qui ne s’effacerait jamais : nous nous sommes lancés ensemble à corps perdu sans nous soucier de notre dignité pour faire du mieux que nous pouvions et cela a été très libérateur. Nous retrouver aujourd’hui a permis de constater que ce sentiment avait perduré et qu’il était toujours intact. C’est comme se retrouver en famille. » 

LES NOUVEAUX VENUS EMBARQUENT DANS L'AVENTURE 

LA JEUNE TANYA - Jessica Keenan Wynn Jeune, Tanya était peut-être la plus culottée des trois filles qui formaient les Dynamos de l’époque. Quand les autres n’osaient pas inviter un garçon, elle y allait carrément, sans aucun scrupule. Ces trois filles ensemble se complétaient parfaitement, comme dans un match de basket elles se faisaient des passes pour pouvoir marquer. Ensemble elles se sentaient invincibles, rebelles et puissantes. La jeune comédienne a bluffé tout le monde car si elle collait parfaitement à la peau de Tanya, elle avait aussi beaucoup d’attitudes de Christine Baranski. Elle sirotait des Martinis Dry et n’hésitait pas à louer une voiture pour aller visiter la Grèce sur ses jours off. Comme Lily James elle a regardé en boucle le film original pour en saisir la moindre nuance et surtout la dynamique du trio que formaient ces trois femmes pour comprendre ce qu’elles avaient pu être dans leur jeunesse. 

LA JEUNE ROSIE - Alexa Davies Rosie à l’époque était peut-être un peu plus naïve et vulnérable que ses deux autres amies. Elle a toujours un pet de travers et même si elle fonce tête baissée comme ses amies, cela lui demande un peu plus de sacrifices. C’est le genre de fille qui se sent toujours un peu à côté de la plaque, un peu décalée. Comme ses camarades, la jeune comédienne a vu et revu le premier film pour ne rien laisser échapper des détails qui pouvaient laisser entrevoir l’évolution de son personnage. Elle a ainsi également travaillé sur sa diction afin de laisser transparaitre cet accent de Smethwick admirablement bien camouflé sous les leçons d’élocutions que son personnage a dû endurer. Sur le plateau, elle était aux anges, et a adoré travailler avec les deux autres jeunes comédiennes par qui elle s’est sentie constamment inspirée et soutenue, et qu’elle considère comme ses amies pour la vie. 

LE JEUNE SAM - Jeremy Irvine Durant ses jeunes années Sam ne laissait rien au hasard et sa vie était déjà toute tracée. Il est parti le temps d’un été sur une île grecque, pour échapper à ses parents et son travail, pour vivre la vie de bohème dont il rêvait. Il y vit de peu, dans une cabane, et sillonne l’île en moto. Quand il rencontre Donna, c’est le coup de foudre. Mais il est fiancé et la passion consume littéralement ce jeune homme bardé de principes. C’était la deuxième fois que le jeune comédien travaillait avec Ol Parker. Et ce dernier a lourdement insisté sur le fait que le public allait devoir tomber amoureux de chacun de ces jeune gens que rencontre Donna, et spécialement de Sam qui est tiraillé entre deux mondes. 

LE JEUNE BILL - Josh Dylan Ce navigateur dans l’âme a toujours été un esprit libre, un aventurier. Il ne peut s’engager, trop épris de sa liberté, de sa curiosité, de l’immensité et des trésors que recèle le monde. Il rencontre Donna au moment où elle rate le ferry et lui propose de la prendre à bord pour l’amener jusqu’à l’île. L’alchimie entre les deux jeunes gens est immédiate et avant même de comprendre ce qui leur arrive, ils se retrouvent seuls en train de danser sous les étoiles au beau milieu de la mer. Les deux jeunes gens étaient très complices sur le plateau, comme des amis de longue date. Chacun admiratif du travail de l’autre, ils ont su retranscrire leur niveau de complicité dans la belle intimité qui lie leurs personnages. 

LE JEUNE HARRY- Hugh Skinner Le jeune et talentueux banquier rencontre Sophie à Paris, juste avant qu’elle ne parte pour la Grèce. Il ne rencontrera les Dynamos que des années plus tard. Pour incarner Colin Firth jeune, Hugh Skinner a regardé beaucoup de ses films. Même s’il ne partage pas l’écran avec les Dynamos il était présent lors des répétitions où les filles ont présenté leur numéro pour la première fois : « C’était incroyable !!!! Elles assuraient comme des pros ! On s’est mis à hurler comme des enfants de 8 ans ! » 

SEÑOR CIENFUEGOS - Andy Garcia Ce personnage mystérieux est à la fois le concierge, le manager et le sommelier de l’hôtel Bella Donna qu’essaie d’ouvrir Sophie. Son nom signifie littéralement « 100 feux ». Il a trouvé refuge sur cette île après avoir eu le cœur brisé, sans savoir que l’avenir lui réservait une surprise de taille pour plus tard. C’est la première fois que le comédien délaisse les rôles dramatiques pour une comédie, un exercice qui lui tenait à cœur depuis longtemps, sans compter l’aspect musical du film pour ce producteur émérite de musique cubaine. C’est également la première fois qu’il s’essaie à la chanson ou comme il le dit lui-même « je me contente de fredonner derrière celle avec qui je n’aurais jamais cru avoir la chance de chanter un jour, c’est elle qui fait tout le travail…Cher est une vrai star, avec une présence et une voix inimitable. » 

RUBY SHERIDAN - Cher La mère de Donna et la grand-mère de Sophie, dont on tant entendu parler fait ici une entrée fracassante, qui surprend tout le monde, ce qui est loin de ravir Sophie. Elle va avoir l’occasion de donner sa version de son histoire avec sa fille, et si Sophie ne la pardonne pas vraiment, elle ne peut s’empêcher de fondre devant la personnalité de cette femme exceptionnelle… comme tout le monde. La star était une grande fan de la pièce et elle n’a pas hésité une seconde devant la proposition de Richard Curtis, qui avoue avoir écrit le rôle pour elle, sans même penser à une possible alternative. Et elle confirme ne pas avoir été déçue de sa décision tant elle a apprécié le travail aussi bien d’écriture que de réalisation de Ol Parker qu’elle n’hésite pas à inscrire à son panthéon des meilleurs réalisateurs aux côtés de Norman Jewison, Mike Nichols ou Robert Altman. Mais la plus excitée de la retrouver était peut être Meryl Streep, avec qui elle avait joué dans LE MYSTÈRE SILKWOOD (1983, Mike Nichols) il y a plus de 36 ans. 

CHANTER POUR SES IDOLES 
LA MUSIQUE DU FILM 

Tous les morceaux ont été préenregistrés à Air Studio au cœur de Londres. Ils ont tous été supervisés par Benny Anderson et Björn Ulvaeus, des artistes qui travaillent dans l’écoute, le respect et la générosité. Pour coller au plus près des situations narratives, ils n’ont pas hésité à changer les paroles de quelques chansons. 

Les nouveaux venus sur l’aventure MAMMA MIA HERE WE GO AGAIN nous font part de leur expérience : 

CHER ne cache pas le plaisir qu’elle a éprouvé à chanter les tubes d’ABBA : « J’ai toujours adoré les chansons d’ABBA, mais bizarrement je n’avais jamais fait attention aux paroles. Ce n’est qu’en les interprétant que je me suis rendue compte de la portée du texte. Mais la cerise sur le gâteau a été de chanter avec Andy Garcia. « Fernando » est une chanson d’amour à propos de deux personnes qui se sont aimées, mais que la guerre a séparé, ils ne se retrouvent que bien longtemps après quand leurs cheveux sont devenus blancs. » 

ANDY GARCIA quant à lui n’en revient toujours pas. Selon lui, la star a un timbre de voix unique et reconnaissable : « c’est une des plus grandes pop star de l’histoire ! » 

LILY JAMES chante avec chacun de ses amoureux dans le film. Elle entonne « Waterloo » avec Harry à Paris, mais « Andante Andante » avec Sam en Grèce reste définitivement sa chanson favorite. 

JESSICA KEENAN WYNN était très curieuse de voir ce que le travail avec Benny Anderson allait pouvoir donner. La journée d’enregistrement s’est déroulée avant même que le tournage du film ne commence et elle n’a pas été déçue de cette expérience folle. Leurs versions de « When I Kissed The Teacher » ou « Mamma Mia » l’ont littéralement transportée. 

ALEXA DAVIES pour sa part a adoré l’idée de pouvoir interpréter des chansons moins connues, afin que les spectateurs aient l’impression de découvrir de nouveaux titres comme « My Love My Life ». 

DOMINIC COOPER, lui, s’est essayé sur « One Of Us », un titre très romantique et triste, sur lequel Benny Anderson et Björn Ulvaeus l’ont dirigé de manière très spécifique et très différente de leur propre interprétation. 

JOSH DYLAN nous explique que si les chansons d’ABBA paraissent simples, en fait quand il s’agit de les interpréter on se rend compte de leur réelle complexité ainsi que de la magie qu’elles renferment et qui les rend si populaires auprès des spectateurs. 

JEREMY IRVINE a travaillé avec Benny Anderson en solo au piano, un moment magique qu’il n’est pas prêt d’oublier. 

LIBÉRER LE DÉMON DE LA DANSE : 
LES CHORÉGRAPHIES 

ANYHONY VAN LAAST, le chorégraphe de la pièce et des films, fait partie de l’aventure depuis près de 20 ans. Cet artiste est capable de libérer le danseur caché au fond de n’importe qui, même si cette personne a deux pieds gauches. Son talent réside dans le fait que ses chorégraphies donnent une impression de facilité et de fluidité qui donne immédiatement envie de grimper sur scène pour rejoindre les danseurs. Le chorégraphe a beaucoup apprécié le travail d’équipe avec Ol Parker et les multiples possibilités que laissaient entrevoir le script. Pour ce film il a envisagé les choses différemment, il s’est inspiré des enjeux dramatiques et des relations entre les personnages pour donner corps à leurs pas, afin que chacune des chorégraphies puisse évoluer dans le sens de l’histoire. « Pour toutes les séquences des Dynamos, je me suis aussi inspiré de l’époque, très punk, qui permettait de donner à mes numéros un ton rebelle qui cadrait avec la mentalité des jeunes de l’époque. Et évidemment de la mode de l’époque, les filles portaient alors des chaussures compensées ce qui change totalement les possibilités chorégraphiques. » 

Pour les jeunes filles, le chorégraphe est un dieu, il a réussi à les faire passer pour des déesses de la danse, en s’appuyant à la fois sur leurs qualités et leurs défauts en les incluant dans leur entrainement quotidien. Jessica Keenan Wynn nous confie : « Cet homme est magique, c’est un bourreau de travail qui fait feu de tout bois avec la plus grande gentillesse du monde. » Si chaque scène demandait un travail spécifique en lui-même, Anthony Van Laast a pris autant de plaisir à travailler avec chacun des interprètes et ce dans leurs styles respectif. Que ce soit avec les Dynamos des années 70 dont l’énergie et la jeunesse étaient inépuisables, ou les Dynamos des années 2000 qu’il avait déjà dirigées pour le premier film et dont il connaissait très bien le style. Christine Baranski nous explique : « Même si je ne suis pas une danseuse professionnelle, dans les mains d’Anthony j’avais l’impression d’être possédée par le démon du rythme. Ses chorégraphies sont une expression de la sensualité, de la joie et de l’exubérance que nous avons tous en nous, mais que nous ne nous autorisons pas souvent à libérer. En fait avec lui on ne peut pas mal faire, il suffit de laisser faire et d’apprécier le moment présent, ce qui n’est pas aussi simple que ça. C’était une expérience intense et un vrai défi. » Julie Walters renchérit : « et quel pied ! On s’est amusées comme des folles grâce à Anthony qui savait nous encourager et nous accompagner. Et croyez-moi danser requiert beaucoup plus de discipline que de jouer la comédie. Mais il était ouvert et attentif à toutes nos propositions, ce qui a instauré une confiance mutuelle incroyable. » Le chorégraphe enchaine : « Tanya et Rosie sont le cœur de MAMMA MIA ! HERE WE GO AGAIN, à tous les sens du terme. Et elles ont donné tout le leur ! » 

Un des défis à relever pour le chorégraphe a été de réfléchir à des numéros sur l’eau. Celui sur le bateau de Bill, quand la jeune Donna se rend pour la première fois sur l’île, est une scène qui tient du vaudeville et qui est l’une des plus originales du film. La filmer sur l’eau ne devait rien enlever à sa complexité. Pour les comédiens qui avaient répété aux studios de Shepperton sur la terre ferme, la mise en situation sur un sol mouvant et une scène bien plus exigüe les a mis dans une situation si périlleuse qu’ils étaient morts d’un rire assez nerveux dans la mesure où ils avaient la plus grande des difficultés à maintenir leur équilibre pour ne pas tomber dans l’eau. 

La séquence de « Dancing Queen », qui était le clou du spectacle, est ici reprise sous un angle totalement nouveau dans la mesure où elle est entonnée par des hommes, et sur un bateau. C’est une scène extrêmement émouvante où tout le monde se retrouve dans la même joie et le même enthousiasme auquel il est impossible de résister. Pierce Brosnan conclue : « il n’y avait qu’une seule manière de retranscrire cette émotion : s’y jeter à corps perdu et se laisser guider par la musique. De toutes façons si on hésitait on tombait dans l’eau, et quitte à plonger autant y aller carrément. » Il va sans dire que pour les titres moins énergiques et plus sentimentaux, la barre était également haute, mais grâce au travail commun des auteurs, des interprètes et du chorégraphe, l’émotion a été plus souvent qu’à son tour au rendez-vous. 

DES ANNEES 70 AUX ANNEES 2000 : LES COSTUMES 

MICHELE CLAPTON la créatrice des costumes s’en est donné à cœur joie tant les années 70 sont redevenues à la mode d’aujourd’hui. Un aspect cyclique habituel qui ne permet pourtant pas de confondre les deux époques. Comme tous les comédiens sur le plateau étaient très ouverts à ses propositions les plus folles elle a pu libérer sa créativité pour le plus grand plaisir de la productrice Judy Craymer dont le leitmotiv était « plus pétillant». Les costumes se sont avérés être flamboyants et colorés tout en restant simples et naturels. Les costumes des Dynamos ont spécialement déchainé son imagination. Ceux du discours à Oxford sous les robes de cérémonie avaient clairement été découpés dans les rideaux du dortoir, Tanya la fashionista du groupe a eu droit à un traitement spécial afin de trouver les accessoires et les costumes qui lui iraient personnellement le mieux, à elle et pas à une autre, ceux du show dans la taverne sentaient la bidouille, l’extravagance et le goût du déguisement. Pour les costumes de la grand-mère de Sophie, elle s’est régalée à habiller son idole et une de ses sources d’inspiration depuis toujours : « Cher a une façon bien à elle de porter ses vêtements, elle leur donne littéralement vie. Elle est également très professionnelle et tient à savoir le pourquoi du moindre détail. Comme elle est elle-même connue pour être une icône de la mode avec un style qui lui est propre, il ne fallait pas que ses costumes rappellent trop la star de la pop qu’elle est. C’est ainsi que ses costumes sont un peu plus discrets et chic, appropriés à une femme qui va être arrière-grand-mère. Mais une arrière-grand-mère hors du commun ! » 

Tous les personnages ont bénéficié de leurs propres ajustements : pour Tanya, qui s’est marié deux fois, il fallait un style recherché, pour Rosie qui est une auteure à succès, une garde-robe colorée et à la mode, Bill est peut-être celui dont les costumes ont le moins changé car il ne se préoccupe absolument pas de la mode. La salopette de Donna était si emblématique que l’on ne pouvait pas faire sans. Sophie travaille d’arrache-pied à l’hôtel, c’est pourquoi elle n’est plus la jeune hippie romantique d’autrefois. Il y a quelque chose d’un peu triste et de pragmatique chez la jeune femme. Le jeans représente l’action et ses chemisiers son goût pour le voyage. Mais il était important qu’elle garde un élément de sa mère : les papillons que cette dernière portait autour de son cou dans sa jeunesse que l’on retrouve notamment sur la robe de Sophie au moment du baptême, sans oublier le poncho multicolore qui n’est pas sans rappeler celui que Donna jeune porte au début du film. Ces liens, aussi minimes soient-ils, participent à l’émotion que les spectateurs pourront ressentir en voyant le film et qui sur le plateau a mis la larme à l’œil de la totalité de l’équipe technique. 

DE LA GRANDE BRETAGNE A LA CROATIE : LES EXTÉRIEURS DU FILM 

LA GRANDE BRETAGNE. Le tournage a démarré à Oxford avec la séquence de remise de diplômes. Le bâtiment construit en 1379 par William Wykeham, l’évêque de Winchester sous le nom de Collège Sainte Marie de Winchester à Oxford est la deuxième université dédiée à la vierge Marie. La production était basée aux studios Shepperton où ont été construits la plupart des intérieurs. 

Sur le plateau C se trouvait la taverne où la jeune Donna rencontre Sofia, sur le D on pouvait pénétrer dans le dortoir des Dynamos dont les murs étaient tapissés de photos de la productrice Judy Craymer quand elle était adolescente. Le plateau D a aussi été utilisé pour les scènes de baptême de Sophie en 1979 et du bébé de Sophie bien après. Le café Bonaparte a quant à lui été construit sur le plateau W, comme Waterloo qu’entonnent vaillamment la jeune donna et le non moins jeune Harry. Le plateau H, qui était le plus vaste, a servi pour les décors de l’hôtel Bella Donna, où Sophie, ses différents pères potentiels, sa grand-mère Ruby et Sky se retrouvent tous. Miraculeusement, les portes bleues de l’hôtel avaient été préservées du premier film. À Esther le Sandown Park Racecourse a servi pour la scène où Donna quitte ses deux amies pour aller à Paris, ainsi que pour le conseil d’administration de Tokyo où Harry est en train de négocier une transaction délicate quand il réalise soudainement que la famille est plus importante. Les jardins du Hampton Court Palace ont servi pour recréer les Tuileries où Donna et Harry apprennent à se connaître. 

LA CROATIE. C’est là-bas que toutes les scènes sur l’île de Kalokairi ou en Grèce ont été filmées. L’île de Vis, un archipel totalement perdu et idyllique avec ses plages d’eau translucides, sa côte romantique et son architecture impressionnante est restée intacte, épargnée par le tourisme. Elle avait servi de base militaire pour l’armée yougoslave et avait été fermée au public de 1950 à 89. Depuis l’indépendance de la Croatie elle offre de nouveau au monde son charme authentique, ses traditions intactes, son héritage culturel et son cadre unique. C’est là-bas que le tournage s’est installé durant 5 semaines et qu’ont été tournées les scènes où la jeune Donna rate son ferry et rencontre Bill en 1979, et où Bill et Harry ne cherchent un bateau pour les emmener voir Sophie à Kalokairi. La baie de Srebrna, plus connue sous le nom de Silver Beach, a servi pour les scènes de nuit romantiques entre Sam et Donna le long de la plage. La taverne grecque où Bill et Harry essaient de trouver un moyen d’atteindre Kalokairi se trouvait en fait à Komiža. 

Barjaci Bay, un des endroits les plus pittoresques de Vis, a servi de décors au tournage de la séquence où tout le monde se retrouve sur « Dancing Queen » avec plus de 300 danseurs. Une autre île de la Croatie a servi à tous les extérieurs de Kalokairi. Tous les membres de l’équipe sont tombés amoureux de ces îles de l’Adriatique, et l’ont quitté le cœur brisé, tant ils y avaient vécu une expérience chaleureuse et un accueil unique. Colin Firth résume : « quel endroit fantastique ! Si tout le tournage s’était passé là-bas, il n’y aurait même pas eu besoin de nous payer ! » 

DES DÉCORS SOMPTUEUX : LE LEG D'ALAN MCDONALD 

ALAN MCDONALD, qui nous a quitté très récemment, avait le chic pour créer des décors d’exception. De THE QUEEN (Stephen Frears, 2006), KINKY BOOTS (Julian Arnold, 2005), à INDIAN PALACE (John Madden, 2011) ou CONFIDENT ROYAL (Stephen Frears, 2017), ce créateur de décors unique a su imposer son style dont MAMMA MIA, HERE WE GO AGAIN est le bouquet final. JOHN FRANQUISH a assisté le maître sur le tournage. Il nous confie : «C’était un homme à la fois très sensible et très tenace, il a fait en sorte sur ce film que ses idées soient comprises et respectées même après son départ. Il a créé des décors de rêves pour ce film et quand l’équipe les a investis, l’émotion était à son paroxysme et chacun a été très touché par la beauté et la magie qu’il nous avait laissé en héritage. » Bien que l’équipe entière ait été dévastée par l’annonce de la mort d’un homme si humain et talentueux, l’idée que son œuvre allait perdurer grâce à la pellicule leur a apporté une certaine fierté. Judy Craymer se rappelle : « Nous avons passé des heures à travailler sur les moindres détails des décors en sirotant de la Ginger Beer. Il était extraordinaire, j’adorais sa compagnie et son talent. Sa vision des décors du film était limpide, il était tout entier dédié à son œuvre et avait totalement saisi l’esprit de MAMMA MIA, HERE WE GO AGAIN. Il a su nous faire voyager entre le présent et le passé au cœur de cette île magnifique. Sa perte nous a dévasté et chacun de ses collaborateurs a tenu à respecter son travail à la lettre. Cela me brise le cœur qu’il n’ait pas pu voir le résultat, il aurait été très fier de son travail et du respect que ses collaborateurs ont montré dans l’exécution de ce dernier. Ils sont tout simplement somptueux.» 

Copyright des notes de production @  UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FRANCE


  
#MammaMia2

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