mardi 21 août 2018

EN EAUX TROUBLES


Thriller/Action/Le film de requin de cet été, un divertissement sans prise de tête qui tient ses promesses

Réalisé par Jon Turteltaub 
Avec Jason Statham, Bingbing Li, Rainn Wilson, Cliff Curtis, Winston Chaon, Ruby Rose, Page Kennedy, Robert Taylor, Ólafur Darri Ólafsson...

Long-métrage Américain
Titre original : The Meg
Durée : 01h54mn
Année de production : 2018
Distributeur : Warner Bros. France

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Date de sortie sur les écrans américains : 10 août 2018
Date de sortie sur nos écrans : 22 août 2018


Résumé : Au cœur de l’océan Pacifique, le sous-marin d’une équipe de chercheurs a été attaqué par une créature gigantesque qu’on croyait disparue : le Megalodon, un requin préhistorique de 23 mètres de long.
Le sauveteur-plongeur Jonas Taylor doit risquer sa vie pour sauver les hommes et les femmes prisonniers de l'embarcation… et affronter le prédateur le plus terrible de tous les temps. 

Bande annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai penséEN EAUX TROUBLES est le film de requin de cet été. Il essaie de jouer les gros calibres en nous sortant un megalodon du chapeau et, si on ne cherche pas plus loin que l'amusement et le divertissement les pieds dans l'eau, il s'en sort plutôt pas mal. Le scénario suit un cahier des charges très classique, mais la mise en scène de Jon Turteltaub, le réalisateur, propose quelques moments qui mettent bien en valeur la vie sous-marine ainsi que l'objet de toutes les attentions : le meg (c'est son petit nom inspiré du titre de ce long-métrage en version originale 'THE MEG'). 

L'histoire navigue entre moments de tensions et humour voulu ou provoqué par l'exagération ou la stupidité des décisions prises par les personnages. Le scénario suit un fil rouge (sang), mais ne fait pas dans la recherche approfondie en ce qui concerne la cohérence. Cela dit, la simplicité n'est ici pas désagréable. Le Meg est bien conçu. Les effets spéciaux sont efficaces et la bestiole impressionnante, surtout quand le réalisateur met en avant la petitesse de l'homme face à la taille imposante de l'animal préhistorique. 


Jason Staham interprète Jonas Taylor, un héros courageux qui n'hésite pas à mouiller la chemise. L'acteur assure physiquement et s'amuse des situations improbables dans lesquelles il se retrouve. 



Le reste du casting fait le boulot efficacement. L'équipe est sympathique et on se soucie de savoir qui va se faire croquer ou non.




EN EAUX TROUBLES ne cherche pas à faire des vagues plus hautes que lui et bien lui en prend. C'est un divertissement estival sans prise de tête qui atteint son objectif de nous faire passer un moment entre petits frissons et rires. Si vous n'en attendez pas plus, alors vous pouvez plonger tête baissée dans ce long-métrage qui tient ses promesses.

Copyright photos : © 2018 WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC., 
GRAVITY PICTURES FILM PRODUCTION COMPANY, 
AND APELLES ENTERTAINMENT

NOTES DE PRODUCTION
(Á ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)
Un homme contre un Megalodon, ça n’est pas un combat, c’est un carnage” 
Les profondeurs de l’océan : inexplorées, inconnues, indomptées. EN EAUX TROUBLES est un film d’aventure exaltant qui, d’après son réalisateur Jon Turteltaub, “vous entraîne dans un monde que vous avez imaginé mais que vous n’avez jamais exploré. C’est ça qui est vraiment génial au cinéma”. Jason Statham, qui brille dans des films d’action au succès international, prend la tête d'une troupe d’acteurs venus du monde entier dans ce thriller de science-fiction. Il ajoute : “C’est LE film de divertissement par excellence. Il a tout de ce que les gens recherchent quand ils vont au cinéma : du grand spectacle, du suspense, de l’action, et même de l’humour. C’est ce que les spectateurs attendent d’un film à sensations fortes”. 

“The Meg”, le titre original, est le diminutif de Megalodon, une espèce de requins gigantesques que l’on tient pour éteinte depuis plus de deux millions d’années. “On adore la préhistoire et les mystères qu’elle renferme”, révèle Jon Turteltaub. “Et si l’on découvrait que cette créature ancestrale était toujours en vie ? Si cette bête gigantesque se retrouvait soudain à rôder au fond des océans, aucune créature ne serait plus en sécurité dans l’eau : ni les baleines, ni les requins, ni les hommes. Quelles seraient les conséquences sur l’équilibre de notre écosystème ?” 

“J’ai toujours été fasciné par les fonds marins et je fais de la plongée depuis presque vingt ans”, raconte Jason Statham. “Les océans sont tellement vastes qu’il est bien normal que les gens aient peur de ce qui peut s’y cacher et qu’ils envisagent systématiquement le pire, en particulier lorsqu’on parle de requins. On ne blague pas avec les requins. Rien qu’un grand requin blanc, c’est le cauchemar de n’importe quel nageur, alors imaginez de quoi serait capable une bête trois à quatre fois plus grande. Vous ne voudriez pas avoir ça à vos trousses”. 

Dans le film, Jason Statham joue le rôle de Jonas Taylor, un sauveteur-plongeur expert des fonds marins au sommet de son art jusqu’à sa terrifiante rencontre avec une créature gigantesque capable de briser la coque d’un sous-marin nucléaire. Cette attaque traumatisante a coûté la vie à deux de ses amis et poussé Jonas à mettre un frein à sa carrière : depuis cinq ans, il a troqué la plongée pour la boisson… jusqu’au jour où le destin le force à reprendre du service. 

L’apparition d’un Megalodon dans les profondeurs de l’Océan Pacifique menace une équipe de Mana One, le centre de recherche océanique basé au large des côtes chinoises. Jonas pourrait bien être leur unique espoir de s’en sortir. Jon Turteltaub suggère : “Jonas est le seul à avoir l’expérience et l’expertise nécessaires à leur sauvetage, mais il a perdu espoir en la vie. C’est à contrecœur qu’il accepte finalement de les aider, avant de se rendre compte que ce qui les attend est bien loin de ce qu’ils imaginaient”. 

EN EAUX TROUBLES est adapté du best-seller de Steve Alten intitulé “Meg”. C’est ce roman qui a tout d’abord attiré l’attention de la productrice Belle Avery. Elle se souvient : “Lorsque j’ai lu le livre, j’ai tout de suite senti qu’il se prêterait parfaitement à un film d’aventure bourré d’action, susceptible de cartonner dans le monde entier, parce que les requins nous fascinent tous. Cette histoire se penche sur une créature que nous n’avons encore jamais vue, mais là encore, une grande partie de nos océans reste complètement inexplorée. Peut-on vraiment affirmer avec certitude que les Megalodons sont éteints ? Je n’en suis pas certaine”, dit-elle avec un sourire malicieux. La dimension internationale du film permettait également à Belle Avery de s’imposer sur le marché florissant du cinéma chinois. 

“Cela faisait déjà plusieurs années que je travaillais comme consultante en Chine”, explique-t-elle. “Mais le plus important à mes yeux était de m’assurer que nous avions le partenaire qu’il nous fallait pour ce film. Lorsque j’ai rencontré Jiang Wei de Gravity Pictures, et que je lui ai montré une dent de Megalodon de dix-huit centimètres de long, il a tout de suite compris. Il savait que nous pourrions en faire une coproduction à la fois naturelle et dynamique. C’est exactement ce qui m’intéressait, et c’est exactement ce que Gravity souhaitait faire”. “Situer le centre de recherche dans le Pacifique et le faire présider par les personnages du Dr Zhang et de sa fille Suyin était un élément d’une importance capitale”, poursuit Belle Avery. “Sachant que l’un des plus grands centres de recherche sous-marine se situe à Tianjin, c’était tout à fait logique d’un point de vue narratif”. 

Le producteur Lorenzo di Bonaventura ajoute : “Nos partenaires de chez Gravity Pictures se sont avérés être des collaborateurs hors-pair. Ils ont été d’une aide inestimable, étant donné qu’on a non seulement travaillé avec eux pour ce qui est de la production, mais qu’on a aussi tourné une partie du film en Chine. C’était un vrai travail d’équipe”. 

Li Bingbing, l’une des actrices les plus en vogue en Chine, qui incarne ici Suyin, déclare : “Le cinéma est l’une des meilleures façons de réconcilier deux cultures. Il est très important que les spectateurs occidentaux et orientaux commencent à mieux se comprendre, si bien que ce genre de coopération profite à tout le monde”. 

Les scénaristes, Dean Georgaris et les deux frères Jon et Erich Hoeber, ont fait équipe afin de porter le livre de Steve Alten à l’écran. Jon Hoeber raconte : “On avait commencé à travailler sur notre propre scénario, puis Lorenzo a proposé qu’on l’écrive ensemble, en réunissant les meilleures pages de chacun, et c’est précisément ce qu’on a fait”. 

Dean Georgaris, à qui Belle Avery avait tout d’abord envoyé le roman, affirme : “En tant que scénariste, chaque fois que l’on s’attaque à une peur primale ou à un objet de fascination, comme les requins ou les monstres, et même dans ce cas précis les deux à la fois, c’est l’occasion de faire deux choses en même temps : on crée des moments de frissons et de sensations fortes, mais on va aussi insuffler des instants de détente comique. Avec Jon et Erich, on voulait aborder les sensations fortes avec beaucoup de sérieux, tout en permettant à nos personnages — et j’espère aux spectateurs aussi — de s’amuser un peu aussi. Après tout, il s’agit d’un Megalodon de vingt mètres de long : on veut le voir tout détruire sur son passage”. 

“On sait tous que ce requin géant va dévorer des gens”, ajoute Erich Hoeber. “On attend ce moment. Mais bien que ce soit véritablement une question de vie ou de mort, on a voulu introduire un peu d'humour de temps en temps lors de cette folle aventure”. Le producteur Colin Wilson souligne : “Dean, Jon et Erich sont partis de l’œuvre de Steve Alten, riche en idées brillantes, et sont parvenus à écrire un scénario qui saisisse juste ce qu’il faut de suspense, d’action, d’humour et de personnages variés. Entre les mains de Jon Turteltaub, ça a fait des étincelles. C’était le réalisateur idéal pour ce film”. 

Jon Turteltaub raconte que lorsqu’il a reçu le scénario, il a beaucoup apprécié le fait que “c’était un territoire nouveau pour moi. Je n’avais jamais fait un film de monstres d’une telle envergure, et certainement pas un film sur un requin géant, alors je me suis dit : ‘Bon, ça va être un vrai défi et, du coup… jetons-nous à l'eau!’” Jon Turteltaub note qu’au moment de s’emparer du projet, “On était conscients que le livre d’Allen, et même toute la série, avait une vaste communauté de lecteurs, et même s’il faut forcément changer des éléments de l’intrigue quand on adapte un livre, on voulait s’assurer que les fans du roman, tout comme les cinéphiles, y trouveraient leur compte”. 

Belle Avery reprend : “Jon a su surmonter toutes les contraintes liées au tournage à la fois sur l’eau et sous l’eau, ainsi que des effets visuels particulièrement complexes, tout en accordant à chaque acteur toute l’attention nécessaire. C’est une chose pour laquelle il est très doué. C’était incroyable de le voir travailler avec les comédiens, étant donné qu’il ne parlait même pas la même langue que certains d’entre eux”. Li Bingbing en témoigne : “Ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est qu’avant de crier ‘Action !’, Jon me soufflait ma réplique. Il ne s’est jamais inquiété du fait que l’anglais ne soit pas ma langue maternelle. Il me répétait : ‘Tu vas y arriver, Bingbing, les doigts dans le nez’. Jon avait confiance en moi et moi en lui. Il est particulièrement créatif, intelligent et foncièrement bienveillant. Il s’est montré très respectueux envers tout le monde sur le plateau. C’est un réalisateur fantastique et j’ai adoré travailler avec lui”. 

Son partenaire, Rainn Wilson, remarque : “Il est évident que Jon sait réaliser un film d’action, mais il a aussi beaucoup d’humour, ce qui a permis de détendre l’atmosphère sur le plateau et de maintenir un environnement propice à la création”. Aux côtés de Jason Statham, Li Bingbing et Rainn Wilson, on trouve aussi Cliff Curtis, Winston Chao, Sophia Cai, Ruby Rose, Page Kennedy, Robert Taylor, Ólafur Darri Ólafsson, Jessica McNamee et Masi Oka. “Le casting est vraiment génial”, estime Jon Turtletaub. 

“Ils ont tous vraiment creusé leur personnage, ce qui était essentiel pour que les spectateurs s’investissent émotionnellement. Si on ne s'attache pas aux personnages, on se fiche de savoir qui va se faire dévorer par le Megalodon”, conclut-il avec un sourire en coin. Bien entendu, l’un des personnages centraux n’a jamais mis les pieds sur le plateau. Le Megalodon ainsi que toutes les autres créatures marines ont été élaborées à l’aide d’effets spéciaux numériques de pointe, supervisés par Adrian De Wet, superviseur effets visuels. Jon Turteltaub s'est entouré du chef-opérateur Tom Stern, du chef-décorateur Grant Major, des monteurs Steven Kemper et Kelly Matsumoto, de la chef costumière Amanda Neale et du compositeur Harry Gregson-Williams. Le tournage a été effectué entièrement en extérieurs en Nouvelle-Zélande et en Chine, ainsi qu’en mer, au large des côtes de ces deux pays. 

LE CASTING 

Seules trois personnes dans l’histoire ont réussi un sauvetage sous-marin à plus de dix mille mètres de profondeur. Mais une seule est encore là pour le raconter : Jonas Tyler. 

Il y a cinq ans, personne ne voulait croire que Jonas avait dû affronter une créature gigantesque le forçant à abandonner sa dernière mission de sauvetage, et entraînant ainsi une perte tragique. “Cet homme a vu une créature hors du commun, mais personne ne l’a cru, et cela a brisé sa carrière”, explique Belle Avery. “Jonas est un personnage en quête de rédemption”. 

Jason Statham affirme : “J’aime beaucoup cette situation dans laquelle Jonas se trouve. On a dit qu’il était fou, qu’il avait perdu la tête. Mais il savait que quelque chose se cachait dans les profondeurs. Et maintenant, c’est pour lui l’occasion de prouver qu’il avait raison”. 

L’acteur révèle les autres raisons de son intérêt pour le rôle : “J’ai plutôt l’habitude de descendre des gens à l’écran, alors que là il s’agit d’un homme qui a passé sa vie à les sauver, et je me suis dit que ça avait quelque chose de vraiment chouette. Il a aussi beaucoup d’humour, et je me suis retrouvé dans certaines émotions qu’il ressent. J’ai aussi l’habitude de la dimension physique de ce rôle. Du coup, au final, je me suis dit que je pourrais être à la hauteur du personnage de Jonas, et c’est ce que je recherche dans un rôle”. 

D’après le réalisateur, Jason Statham ne s'est pas contenté d'être à la hauteur du personnage : “Le charisme de Jason à l’écran est tel qu'il vous donne l’impression d’être en de bonnes mains lorsque c’est lui qui est aux commandes. Lorsque ça tourne mal, c’est lui qu’on a envie de suivre ; c’est avec lui qu’on se sent en sécurité. C’est sa façon de se comporter. Il est toujours vrai, il ne simule pas ses cascades, il ne nous trompe pas sur son apparence physique, tout est authentique. Il est fort, honnête, drôle et malin ; on ne peut pas le quitter des yeux. C’est une vraie vedette de cinéma”. 

Jason Statham note : “Le film tout entier reposait sur les épaules de Jon, et pourtant, même s’il prend son travail très au sérieux, il apporte toujours une touche de légèreté à ce qu’il fait. L’humour dans le film reflète en partie sa personnalité. C’est un vrai clown, et je dis ça en toute amitié. Grâce à lui, c’était un plaisir de venir travailler”. Jonas n’a aucune intention de replonger un jour, mais sa décision est mise à l’épreuve lorsqu’une équipe de recherche, menée par son ex-femme Lori, est attaquée par un Megalodon au fond de l’océan. Alors qu'ils sont coincés dans leur submersible en panne qui commence à manquer d’oxygène, il faut réussir à les atteindre au plus vite, et l’un des membres de Mana One n’est pas prêt à attendre les bras croisés. Jonas a à peine le temps d’arriver – et Suyin est déjà en route pour aller sauver l’équipe de chercheurs. 

Li Bingbing raconte : “Suyin vient à leur secours sans jamais penser à sa propre sécurité. C’est une femme très courageuse et indépendante ; on voit bien qu’elle a une vraie force mentale”. “Li Bingbing m’a impressionné dès l’instant où je l’ai rencontrée, et je comprends pourquoi c’est une telle vedette en Chine”, témoigne Jon Turteltaub. “Elle a énormément de talent, mais dans la peau de Suyin, il fallait aussi qu’elle joue dans une langue étrangère. Peu importe la langue, ce qui fait un bon acteur, c’est sa capacité à communiquer un texte écrit à l’aide d’une parole vraie. Li Bingbing a travaillé d’arrache-pied et a réussi à saisir le côté chaleureux de son personnage, toute son intelligence, sa force de conviction. C’est une très grande actrice, mais c’est surtout une très belle personne”. 

En tant qu’océanographe responsable du centre de recherche Mana One, Suyin ne sait pas bien comment réagir à la découverte du Megalodon. “Elle est partagée, parce qu’il y a deux façons de voir les choses”, juge Li Bingbging. “D’un côté, en tant que scientifique, cette découverte la réjouit. Il s’agit d’un véritable fossile vivant qu’elle voudrait étudier parce qu’il est susceptible de lui révéler beaucoup d'informations sur le passé. Mais de l’autre, le Megalodon représente un danger pour toutes les autres espèces et leur écosystème. Au fond d’elle-même, elle a toujours voulu protéger toutes les espèces marines sans exception, si bien que la décision est difficile à prendre”. Son père, le Dr Zhang, célèbre océanographe qui a réalisé son rêve d’un centre de recherche sous-marine ultramoderne en créant Mana One, partage à la fois cet objectif et ce tiraillement. 

Winston Chao, qui incarne le personnage, explique : “Le Dr Zhang doit décider de la façon d’appréhender la bête. C’est malheureux, parce que le Megalodon ne fait rien d’autre que ce qui est dans sa nature, mais il perturbe l’équilibre de son écosystème. Il sait bien qu’il va falloir essayer de le tuer, mais pour lui c’est une véritable tragédie que de devoir se conformer à cette idée que les hommes détruisent ce qu’ils découvrent”. L’acteur ajoute qu’il avait du respect pour son personnage : “C’est un homme intègre. Mais ce qui m’a vraiment plu, c’est que le scénario était vraiment captivant, j’ai adoré. C’est la première fois que je joue dans un thriller d’action de cette envergure, et j’étais donc vraiment impatient de tourner ce film”. “Winston Chao est un homme d’une grande élégance à tout point de vue”, déclare Belle Avery. “Il a vraiment fait ressortir le côté humain de son personnage, qui cherche toujours à faire ce qui est juste. C’était franchement incroyable d’avoir un acteur aussi exceptionnel dans le rôle du Dr Zhang”. 

Winston Chao n’a eu aucun mal à incarner le père de Li Bingbing, puisque les deux acteurs se connaissent bien. “Li Bingbing a tourné son premier film à mes côtés”, révèle-t-il. “C’était il y a 24 ans, alors qu’elle était toujours au conservatoire. Depuis, nous avons tourné trois autres films ensemble”. Suyin et son père travaillent tous les deux à Mana One, mais ils y vivent également. C’est pourquoi Meiying, la fille de Suyin âgée de huit ans, se trouve également à leurs côtés. La petite fille est la première à découvrir que le Megalodon a émergé des profondeurs de l’océan. “Elle regarde par la vitre du poste d’observation, à soixante mètres de profondeur, et s’aperçoit qu’elle a de la visite…”, lance malicieusement Jon Turteltaub. 

C’est Sophia Cai qui joue le rôle de Meying. Elle raconte : “J’ai sauté de joie quand j’ai décroché le rôle. Meying est courageuse, intelligente, et parfois elle se comporte comme une adulte”. Les producteurs ne tarissent pas d’éloges au sujet de leur plus jeune star : “Sophia est une petite fille adorable au sourire contagieux”, résume Lorenzo di Bonaventura. “Elle est très mature pour son âge, à la fois dans la vie et à l’écran”. Jon Turteltaub acquiesce : “Sophia illumine l’écran. Les scènes entre Meiying et Jonas ont quelque chose de très particulier. Elle fait ressortir une autre facette du héros”. Si c’est le Dr Zhang qui est à l’origine de l’idée de la construction de Mana One, ce n’est pas lui qui l’a financé. “Ce genre de centres de recherche sous-marine de pointe ne se construisent pas tout seul, et coûtent extrêmement cher”, explique Jon Turteltaub. “Le milliardaire Jack Morris est l’investisseur qui finance toute l’opération et il compte bien sur un retour sur investissement”. 

Rainn Wilson, qui interprète Morris, ajoute : “L’objectif principal de Mana One est d’explorer la mer, mais Morris espère également en profiter pour trouver de nouvelles thérapies et technologies à partir de leurs découvertes. Il risque gros mais il espère être récompensé pour tous ses efforts”. L’acteur poursuit : “J’adore interpréter des personnages qui ont plusieurs facettes. Morris peut être assez odieux, mais ce n’est pas un vrai méchant. Beaucoup des éléments comiques du film viennent du fait qu’il se comporte comme un poisson hors de l’eau—sans mauvais jeu de mots ! Il est très expressif… et assez câlin”. 

Si la plupart des gens connaissent Wilson comme acteur comique, “Rainn est également un très bon acteur dramatique”, affirme Turteltaub. “Il met du cœur dans tout ce qu’il fait et, tout comme moi, il cherche toujours à explorer de nouvelles pistes. Dialoguer avec Rainn, c’est la meilleure façon de commencer à travailler avec lui”. Wilson admet qu’il ne savait pas grand-chose des Mégalodons lorsqu’on lui a proposé le rôle, mais il a vite découvert qu’il avait en fait un petit souvenir de ce requin géant dans sa maison. “Mon fils de 12 ans est passionné par les dinosaures. Quand je lui ai raconté que j’avais un scénario qui parlait d’un requin géant surnommé ‘le Még’, il m’a répondu : ‘Les mégalodons ?’ et il a couru chercher une dent de mégalodon que sa grand-mère lui avait offerte. Elle faisait la taille de ma tête”. 

Ruby Rose, sa partenaire à l’écran, observe : “C’est fascinant : sur les réseaux sociaux, tous les enfants de 9 à 15 ans, y compris mon petit frère et mes petits cousins, sont capables de vous donner tout un tas d’infos très utiles sur le Még. En fait, ce sont eux qui m’ont initié aux mégalodons !” Ruby Rose a été engagée pour interpréter Jaxx, l’ingénieure en chef et conceptrice de sous-marins de l’Institut Zhang. “J’adore le fait que ce soit elle qui ait conçu toute la technologie qu'on peut observer sur les différents vaisseaux et planeurs. C’est tellement génial que cette femme ait créé tout ça, et elle est vraiment très au point sur tous les paramètres de l’opération. Elle la comprend, elle la dirige… Bref, Jaxx est très cool”, sourit-elle. 

Page Kennedy campe DJ, qui pilote à distance depuis le centre de contrôle du Mana One le sous-marin éclaireur. Et la situation lui convient très bien en l'état. Comme le confirme Kennedy, “DJ, c’est celui qui dit : ‘Vous êtes complètement dingues ou quoi ? On ne va pas retourner là-bas à la poursuite de ce monstre marin ! Dès que je serai sorti de là, je ne boirai même plus une goutte d’eau !’ C’est son point de vue à lui, un peu en porte-à-faux avec le reste de l’équipage qui tâche de faire en sorte que cette créature ne cause pas de dégâts encore plus importants. DJ est face à un choix : rester en retrait, ou prendre son courage à deux mains. Et il finit par prendre une décision : c’est le moment d’aller jouer les héros !” 

Deux autres membres de l’équipage du Mana One ont des liens (pas toujours proches) de longue date avec Jonas. Cliff Curtis a été choisi pour le rôle de Mac, le directeur de la station. C’est lui qui gère les opérations quotidiennes et c’est un vieil ami de Jonas. Mac est aussi l’un des rares à avoir cru Jason, lors des événements qui se sont produits cinq ans avant le film. “Mac a vécu en gardant en tête le témoignage de Jonas, selon lequel une créature les a attaqués, et il sait très bien que Jonas est un gars rationnel”, explique Curtis. “Du coup, même si ça semble complètement tiré par les cheveux, Mac se dit, ‘si Jonas a dit qu’il y avait quelque chose dans les profondeurs de l'océan, eh bien, il doit certainement y avoir quelque chose’. Je pense qu’il voulait que ce soit vrai pour comprendre ce qui s’était passé, mais il est quand même sous le choc quand il s’avère que tout cela était vrai”. 

Alors que l’équipage est en perdition à plus de 11 000 mètres sous l’eau, “Mac sait pertinemment que Jonas est le seul au monde à avoir survécu à un sauvetage à 10 000 mètres en-dessous du niveau de la mer, et à être encore en vie”, poursuit Curtis. “Il doit peser tous les risques qu’ils encourent en essayant de tenter une opération inédite, ou bien faire venir un expert. Et pour lui, le meilleur choix et le seul à faire, c’est de demander à son vieux copain Jonas de les aider”. Mais cette idée est loin de faire l’unanimité : le Dr. Heller, qui était également présent lors de cette mission de sauvetage et qui n’a pas pardonné à Jonas d’avoir sacrifié la vie de leurs camarades, s’y oppose fermement. Il n’a jamais bougé d’un iota de son diagnostic initial : Jonas a été victime d’une psychose induite par la pression de l’eau, et a "perdu les pédales". 

Robert Taylor, qui incarne le Dr. Heller, explique : “Heller a toujours pensé que Jonas avait agi comme un lâche. Il n’est pas seulement convaincu que Jonas n’est pas la bonne personne pour cette mission : il est persuadé que c’est la pire personne pour cette mission”. Cependant, c’est le Dr. Zhang qui a le dernier mot, et il accompagne Mac pour l’aider à persuader Jonas de sauver leurs collègues. Jonas est heureux de voir Mac et flatté de rencontrer Zhang, mais sa réponse est au départ très catégorique : c’est un non, sans équivoque… jusqu’à ce que Mac lui révèle le nom de la personne aux commandes du submersible à la dérive : Lori Taylor. 

Choisie pour le rôle de Lori, Jessica McNamee explique : “Jonas ne replongera pas, il est catégorique… jusqu’à ce qu’il découvre que son ex-femme est prisonnière du submersible. Bon, je pense que beaucoup d’hommes laisseraient leur ex-femme croupir au fond de l’océan”, blague-t-elle en riant, “mais Lori doit être une ex vraiment sympa !” Lori est la pilote de l'Origin, le submersible explorateur de l’Institut. “Elle est très impatiente de faire de nouvelles découvertes scientifiques”, explique Jessica McNamee. “Même après l’attaque, elle ne panique pas. C’est une vraie dure à cuire”. 

McNamee ajoute que son enfance a joué un rôle important dans son intérêt pour le film. “J’ai toujours été fascinée par les requins. J’ai grandi en Australie, où les requins sont omniprésents dans la mer”. Un homme affectueusement surnommé ‘Le Mur’, interprété par Ólafur Darri Ólafsson, et Toshi, interprété par Masi Oka, complètent l’équipage de trois personnes de l'Origin. Ces deux derniers membres ne sont pas seulement des collègues scientifiques : ce sont aussi deux meilleurs amis. Comme l’affirme Ólafsson, “Le scénario donne tout de suite à voir et à sentir la relation très proche qui unit Le Mur et Toshi”. “Ils sont vraiment très soudés”, renchérit Oka, qui note également que son personnage “adore ce qu’il fait. C’est un peu un ‘geek’, dans le sens où il est sincèrement fasciné par les merveilles de la science. Toshi a une femme qui l’attend sur la terre ferme et qui lui manque beaucoup, mais en même temps, il ne peut s’empêcher de suivre l’appel du grand large, et de partir à l’aventure faire de nouvelles découvertes”. 

La mission de l'Origin a commencé par une découverte qui dépasse les rêves les plus fous de tout l’équipage et de ceux qui pilotent la mission depuis Mana One. Le submersible avait passé la barrière de froid glaciaire thermocline, censée marquer le fond de l’océan : alors que l’équipage qui traverse cette barrière d’hydrogène sulfide semblable à des nuages fait voler en éclats cette première certitude, ils sont émerveillés en découvrant un tout nouvel écosystème, composé d’espèces encore jamais aperçues… y compris un requin préhistorique géant censé appartenir aux espèces disparues. 

LA RÉSURRECTION DU MÉG 

La création du mégalodon, personnage principal d’EN EAUX TROUBLES, a débuté par d’importantes recherches. Turteltaub remarque : “L’une des choses que je préfère dans mon métier, c’est qu’à chaque film je deviens un pseudo-expert en quelque chose. J’ai d’abord fait des recherches sur les mégalodons et les requins parce que plus vous accentuez le réalisme des créatures, plus elles font peur”. 

Tout comme celui des requins actuels, le squelette du mégalodon est constitué de cartilage plutôt que d’os : il y a donc peu d’éléments permettant de reconstituer le requin, si ce ne sont des dents et quelques vertèbres fossilisées. Adrian de Wet, le superviseur effets visuels, explique : “Il y a toute une formule pour obtenir la taille de la créature à partir des dents, mais il y a beaucoup de théories différentes sur l’aspect réel de ces requins. On a commencé par s'intéresser aux différentes hypothèses des scientifiques, archéologues et paléontologues, et on s’en est servi comme point de départ. On s’est bien amusés à concevoir l’aspect du Még, mais on a fait beaucoup, beaucoup d’essais avant d’approcher du résultat final. On voulait que le requin soit énorme, imposant, terrifiant, mais également majestueux et gracieux dans l’eau. Et surtout, il fallait garder à l’esprit que le mégalodon n’est pas une version géante du requin blanc”. 

Outre une différence de taille notable, les disparités entre le mégalodon et les requins d’aujourd’hui résident surtout dans la peau et le nombre de branchies. Turteltaub s'explique : “On a donné à notre mégalodon plus de branchies qu’un requin normal, parce qu’on s’est dit que, comme le fond de l’océan est sans doute un environnement assez pauvre en oxygène, l’espèce aurait probablement développé des branchies supplémentaires”. 

Pour la peau, de Wet la décrit comme suit : “Nous avons choisi une teinte brune irrégulière, pour lui donner de la texture. Le requin s’est battu avec pas mal d’autres animaux, si bien qu'on a rajouté des égratignures, des cicatrices, et sa nageoire dorsale comporte des trous et des traces de morsure. Il y a même quelques berniques qui ont fini par s’attacher au mégalodon au fil des années”. Bien entendu, la caractéristique la plus effrayante du mégalodon est sa mâchoire. “Elle est immense et comporte des centaines de dents”, explique Wet. “Elles sont alignées, tranchantes comme des lames de rasoir, et conçues pour déchirer la chair. Dès qu’une proie entre dans la bouche du mégalodon, elle ne peut plus en sortir”. 

Pour apporter la touche finale à l'allure du Meg et donner vie à l’animal, de Wet a collaboré avec les studios d’effets virtuels Scanline, Double Negative et Sony Imageworks. “Le Még est énorme, mais il a évolué sur plusieurs millions d’années et est devenu une machine à tuer hydrodynamique, et il est donc particulièrement agile et rapide”, explique de Wet. “Son corps est assez souple : d’un seul coup de queue, il peut atteindre une vitesse proche de celle d’un petit bateau à moteur. On a étudié de très près la biomécanique des requins et on a mené des tests informatiques pour les séquences de nage afin de comprendre comment le Még avancerait. On a fait beaucoup d’essais avec le département de recherche et de développement pour que l’effet de mouvement des muscles sous la peau soit le plus réaliste possible”. 

Pour certaines scènes bien particulières, des modélisations de la tête et de la queue du mégalodon ont également été réalisées. Cependant, étant donné que les acteurs étaient plus souvent amenés à utiliser leur imagination, la production a eu l’idée de créer une référence visuelle claire, pour leur permettre de visualiser la bête à échelle humaine. Di Bonaventura se rappelle : “On a aligné des grues de bateaux entre 20 et 30 mètres de long, et on a dessiné le Még sur le flanc des conteneurs. Quand on voit la taille qu’est censé faire cet animal, on se rend compte que nous ne sommes que de vulgaires sardines en comparaison, et c’est vraiment très impressionnant. Je pense qu’il faudrait qu’il mange un certain nombre d’humains avant d’être rassasié”, sourit-il. 

Outre le Még, le département des effets visuels était chargé de créer tout l’univers sousmarin du film, y compris la topologie du fond de l’océan et l’éventail des différentes créatures que l’équipage découvre sous le thermocline. “On est partis d’espèces existantes puis, on s’est permis quelques libertés”, reconnaît de Wet. “Certaines de ces créatures sont des hybrides d’autres espèces que nous avons croisées: l’idée, c’est qu’il y a tout un pan de notre planète que nous ne soupçonnons pas et qui n’avait jamais été exploré jusqu’alors”. 

Comme le Még évolue dans un environnement aquatique, il a fallu également travailler la texture de l’eau. “Si une énorme créature jaillit de l’eau, forcément, il y a beaucoup d’écume et de particules projetées tout autour, et la plupart de ces effets ont dû être générés par ordinateur”, confirme de Wet. “Heureusement, nous avions dans notre équipe des animateurs réputés dans le monde entier pour leur travail sur le rendu de l’eau”. “J’ai été vraiment épaté par les effets visuels”, explique Turteltaub. “Ce ne sont pas juste des pixels qui bougent à l’écran—ils arrivent à donner du corps et de la profondeur à l’histoire d’une façon multidimensionnelle, qui fait oublier aux spectateurs que ces créatures sont virtuelles. Ils font un travail spectaculaire”. 

CONTINUE À NAGER ! 

Étant donné que la quasi totalité de l’histoire se déroule dans ou sur l’eau, il était nécessaire et vital que tous les acteurs sachent bien nager. "Dès qu’un acteur allait être à l’eau, nos équipes de plongeurs et nos sauveteurs étaient à leurs côtés", déclare le chef de plongée Davia Murrell. "Il fallait également s’assurer que les acteurs eux-mêmes soient assez forts et en sécurité dans l’eau pour faire ce qu’on attendait d’eux". Le chef cascadeur Allan Poppleton et son équipe ont mis sur pied une école de natation pour les comédiens, que ce soient les acteurs principaux, les cascadeurs ou les figurants. "On s’est entraînés à la piscine tous les jours pendant quatre semaines et deux fois par semaine on était au bassin de plongée, où l’on s’est initiés à sauter de différentes hauteurs", précise Poppleton. "On les a préparés à toutes les situations qu’ils allaient rencontrer pendant le tournage pour qu’ils se sentent à l’aise dans l’eau". 

Ils ont commencé par les rudiments, dont, selon les propres mots du cascadeur Josh Randall, "une technique de la vieille école mise au point par Pierre Gruenberg qui se concentre sur la respiration. Ça ne sert à rien d’apprendre à nager avant d’avoir compris comment respirer. Savoir respirer quand on nage, c’est une aptitude relativement difficile à maîtriser. On a fait beaucoup d’exercices de sur-place et de nage en utilisant d’abord la planche et des palmes, qui servent de stabilisateurs. On a ensuite abandonné les palmes pour faire des longueurs. Notre programme d’entraînement était articulé autour de trois principes fondamentaux : premièrement, on veillait tous les uns sur les autres ; deuxièmement, on devait respecter la mer; et dernièrement il fallait se mettre au travail. Et c’est ce que tout le monde a fait". 

Pour les acteurs, quel que soit leur niveau de natation, l’entraînement s’est avéré précieux. "Je nageais et surfais beaucoup plus jeune. Il faut dire que ma mère est prof de natation, et je n’ai donc jamais pensé que j’avais besoin de beaucoup d’entraînement. J’avais tort", confirme Ruby Rose. "Je n’avais pas mesuré à quel point ce serait difficile de nager avec des vêtements et des chaussures". 

Rainn Wilson est du même avis : "Dans l’eau, il faut constamment bouger et les muscles abdominaux s’activent sans arrêt, si bien que jouer en nageant a été un nouveau défi pour moi. On a dû s’habituer à nager en combinaison de plongée, et aussi tout habillé, à retenir sa respiration et à rester sous l’eau pendant de longues minutes d’affilée. Ça n’a vraiment pas été facile mais ça a été très utile, parce que je me suis senti plus à l’aise pour tourner ces scènes". "Comme souvent chez les enfants, Sophia a très rapidement compris quoi faire", raconte Randall en évoquant leur élève modèle. "Elle était comme un poisson dans l’eau et adorait sauter du plongeoir. Elle a même plongé de sept mètres de haut. Beaucoup d’adultes n’en feraient pas autant", dit-il en riant. "Sophia était la seule à avoir un tel cran et à faire preuve d’une telle détermination", ajoute Turteltaub. 

"Elle ne savait même pas nager au début des séances mais elle n’avait peur de rien. Que peut-on rêver de mieux ?" La seule exception à cette équipe de natation a bien sûr été Jason Statham, dont l’aisance dans l’eau n’était pas à démontrer. "Jason est un athlète à part entière, il n’a donc pas vraiment eu besoin d’être coaché", déclare Randall. "Mais il a quand même fallu qu’il se prépare, et du coup, on lui a trouvé un équipement un peu différent et on lui a aménagé une petite salle de sport chez lui. Il possédait déjà les rudiments, il savait ce qu’il avait à faire dans l’eau et hors de l'eau". "Grâce à son expérience de plongeur, Jason cerne parfaitement les contraintes physiques liées à une cascade", approuve Poppleton, qui a collaboré avec l’acteur sur cinq autres films. "Cela nous a permis d'élaborer l’action en fonction de sa maîtrise émérite et le film y a gagné". 

FILMER SUR L’EAU 

EN EAUX TROUBLES a en partie été filmé au large. Autant dire que tourner en plein océan a présenté d'importantes difficultés, ce qui a eu un impact important sur la production. Pour contourner ces obstacles, les producteurs ont fait construire deux énormes réservoirs dans les nouveaux Kumeu Film Studios à Auckland, en Nouvelle-Zélande. Ce parti-pris leur a offert une alternative plus sùre et sécurisée pour l'essentiel du tournage. Un énorme réservoir en extérieur, d’une contenance d’environ 2,5 millions de litres, a servi pour les prises en surface. L’autre, prévu pour la plongée, avec un diamètre de 18 mètres et ses 5 mètres de profondeur, contenait environ 1,26 million de litres et était à l’intérieur. Ces deux réservoirs font maintenant partie intégrante de ces fleurons de l’industrie du cinéma néo-zélandais. "Évidemment, ce serait bien mieux de pouvoir tout tourner au milieu de l’océan", fait remarquer Turteltaub. "Loin de moi l’idée d’ôter sa magie au film mais quand on a à sa disposition un gigantesque lac artificiel, c’est tout de même beaucoup plus facile pour filmer sur l’eau et garder le contrôle sur toute la situation". 

L’eau contenue dans les deux réservoirs a été filtrée au moyen d’un système mis au point par l’équipe des effets spéciaux, baptisé Ozone. "Ça rend simplement l’eau très neutre et très claire", explique Murrell. "L’un des problème quand on tourne dans l’eau est que si elle est trouble, on ne peut pas la nettoyer. On peut faire beaucoup de choses à l’aide des effets visuels mais, si à la base on ne peut rien voir avec la caméra, rien ne pourra y changer. C’est extrêmement rare de disposer d’un réservoir en extérieur à l’eau aussi tempérée et si bien filtrée, et ça a vraiment été une sacrée chance". 

La clarté visuelle de l’eau des réservoirs a aussi été un atout pour le directeur de la photographie Tom Stern et pour la directrice de la photo sous-marine Kina Scollay. "Ces réservoirs ont été formidables, car l’eau était hyper claire, ce qui nous a permis d’ajouter des éclairages quand on en avait besoin", note-t-il. "Ça a été un avantage inestimable pour la lumière". 

Le tournage de certaines scènes d’EN EAUX TROUBLES a été réparti, d'une part, sur l’un des bassins, de l'autre, sur les deux, puis le reste a été filmé dans le golfe de Hauraki, au nord de la Nouvelle-Zélande, qui a servi à camper le Pacifique au large des côtes chinoises. Tous les plans allaient, par la suite, être réunis par Turteltaub et les chefs monteurs Steven Kemper et Kelly Matsumoto. Parmi ces scènes, celle où Jonas plonge du navire de recherches de l’institut Zhang, le "Charlotte", dans l’océan pour tenter de placer une balise de marquage sur Mégalodon est l'une des plus palpitantes. La mission ne se déroule pas vraiment comme prévu : le requin géant se retourne contre Jonas et le prend en chasse dans une course contre la mort. 

"La scène a en partie été tournée dans l’océan, car il fallait que je sois remorqué avec le bateau en arrière-plan et ça aurait été difficile à simuler", explique Statham, qui a lui-même exécuté ses cascades pour cette scène. "C’était important de tourner ce passage de façon totalement authentique. Mais le moment où je suis propulsé hors de l’eau ne pouvait être réalisé qu’à l’aide d’équipements spéciaux. Ça aurait été trop dangereux de le faire à la poupe d’un vrai bateau, et on l’a donc fait dans le réservoir. Ça me procure une grande montée d’adrénaline de faire ce genre de choses. Et j’en ressens un fort sentiment d’accomplissement". Une plateforme construite à proximité de l’un des flancs du bateau a été utilisée pour hisser Statham hors de l’eau ; une grue et une équipe caméra ont pu s’y installer. Pour filmer la traque qui se déroule sous la surface, l'équipe a recouru à un propulseur de plongée souvent utilisé par les plongeurs. 

"On a pris le propulseur de plongée le plus puissant qu’on ait pu trouver et nos machinistes ont conçu un arrimage spécial qui nous a permis de fixer la caméra à l’avant", détaille le réalisateur 2ème équipe James Madigan. "Ça revient à avoir une caméra sous-marine montée sur une moto. On a trouvé plein de façons géniales de s’en servir". Une autre scène scindée en deux est celle dans laquelle Suyin s’aventure dans l’eau dans une cage spéciale pour observer les requins. La première partie, où elle est mise à l’eau, a été réalisée en plein océan dans le golfe. Le reste de la scène a été filmé dans le réservoir de plongée. Contrairement aux habituelles cages en métal, la cage à requin du Mana One est cylindrique et en polycarbonate clair et incassable. Dans le film, la cage est censée avoir été créée par Jaxx mais c’est en réalité une invention du chef décorateur Grant Major. 

"La scène devait avoir l’air plus spectaculaire et pour cela [la cage] devait apparaître presque transparente. Ça nous permet de sentir la tension au moment où Suyin se retrouve nez à nez avec Mégalodon", développe-t-il. Pour le "Charlotte", "on a loué un bateau à Auckland et j’en ai redessiné les ponts supérieurs pour le rendre plus susceptible d’appartenir à l’institut océanographique", raconte Major. Les producteurs n’ont pas pu utiliser le bateau en location pour tout le film, notamment en raison de ce qui finit par arriver au "Charlotte". "On a eu beaucoup de chance, car notre bateau avait au départ été bâti par des constructeurs navals d’Auckland. On les a contactés pour qu’ils refassent seulement la moitié arrière, que l’on a ensuite installée sur le réservoir extérieur à Kumeu", révèle Major. 

À l’aide d’un système hydraulique complexe, l’équipe des effets spéciaux, sous la direction de Steve Ingram, a pu faire chavirer la poupe progressivement. "Au bout de longues recherches et de nombreux préparatifs, ils ont créé cette plateforme étonnante pour incliner cet élément du décor de 12,5 tonnes", affirme Allan Poppleton. "Puis, mon équipe de cascadeurs est intervenue pour ses propres préparatifs. Quand tout a été prêt, ça a été formidable : c’était fiable, sûr, et le mouvement pouvait être répété sans problème. Les acteurs ont pu en escalader une partie mais quand l’inclinaison était plus prononcée, on a fait appel aux doublures cascades". 

La chef costumière Amanda Neale raconte que l’élaboration des tenues de plongée que portent les acteurs a été influencée par "les environnements variés dans lesquels on a travaillé. On a utilisé trois épaisseurs de néoprène distinctes : 7 mm en plein océan ; 5 mm dans le réservoir ; et 2 mm pour toutes les autres scènes hors de l’eau. On a aussi testé différentes textures et couleurs, car, sous l’eau, les couleurs perdent de leur intensité. J’ai particulièrement adoré l’éclat du rouge et du vert citron vert qui tranchent avec le néoprène noir. Et on a sérigraphié le devant des combinaisons de plongée pour gagner en texture et pour que la lumière des visages des acteurs y soit réfléchie". 

Deux autres scènes en bateau se déroulent dans EN EAUX TROUBLES et ont été tournées dans le golfe de Hauraki. Une fête de mariage se tient sur un yacht et, au départ, personne ne se rend compte qu’un hôte indésirable est à l’approche, terrorisant Pippin, le yorkshire adoré de la jeune mariée, qui doit se sauver malgré sa nage de chien. Et sur un vaisseau de la taille d’un pétrolier piloté par l’équipe de l’institut Zhang, les héros se lancent dans une course contre la montre pour tenter de sauver des milliers de touristes chinois qui savourent une journée de détente à la plage, inconscients du danger. En dehors des quelques bateaux utilisés en arrière-plan, il a aussi fallu une petite flotte d'embarcations pour tourner dans le golfe, car, une fois au milieu de l’océan, il devenait impossible en termes de logistique de faire des allers-retours entre le large et la côte pour transporter des gens. 

Cette flottille comprenait un bateau de caméras équipé d’une grue télescopique de 15 mètres de haut, ainsi que des bateaux pour la coiffure et le maquillage, les costumes et les accessoires, pour les repas, et toutes sortes d’autres embarcations liées à la sécurité. "Tourner sur l’eau est en soi une aventure et c’est amusant mais on a très peu de prise sur les éléments", note Turteltaub. "Il faut compter avec les vagues et avec les moments où il n’y en a pas. Un jour, il fait du vent et il pleut, et le suivant non. Mais ça en vaut la peine, car on se sent vraiment au beau milieu de la nature comme dans l’histoire. Tout le monde a trouvé ça exaltant". 

FILMER AU SOL 

Plusieurs vaisseaux marins du film ont en réalité été confinés à l’espace d’un plateau, comme l’élégant submersible monoplace, le Glider ["planeur", NdT.] ; le sous-marin au destin tragique, dans lequel se trouvent Lori, le Wall et Toshi ; et le sous-marin de sauvetage que pilote Jonas. Pendant la phase de conception de ces trois véhicules sous-marins, Grant Major a étudié l’allure et le fonctionnement des submersibles d’eau profonde existants. 

L’une de ses créations les plus exigeantes a été le Glider, qui ressemble à une voiture de course sousmarine. Il est fait d’une structure métallique et d’une coque extérieure en fibre de verre de couleurs vives. En son centre, on trouve un poste de pilotage très clair qui reste toujours à niveau, quel que soit l’angle de déplacement du Glider, grâce à un mécanisme monté sur pivot. "Avec la capsule qui pivote, les grands rotors, les propusleurs qui pivotent eux aussi et les ailerons arrière qui servent à gouverner le véhicule, il y avait là pas mal de parties amovibles", affirme Major. 

Li Bingbing a eu un coup de foudre pour le Glider qu'elle a piloté pendant de nombreuses heures. "Mon Glider est merveilleux", déclare l’actrice. "Dès que je l’ai vu, je me suis dit 'Il est super' ! Je l’ai adoré et j’aurais aimé pouvoir l’emporter chez moi", dit-elle en souriant. Jessica McNamee, Ólafur Darri Ólafsson et Masi Oka n’ont pas vraiment vécu la même expérience avec leur sous-marin. "On a été tous les trois serrés dans cet espace confiné pendant des jours", se souvient McNamee. "Heureusement qu’on s’entendait bien et qu’on avait le même humour. Honnêtement, on a eu du mal à ne pas éclater de rire pendant le tournage". 

Les submersibles ont tous été installés sur un stabilisateur de mouvements monté sur cardan dans les Auckland Film Studios. L’intérieur de chaque véhicule était différent mais ils étaient tous pourvus d'écrans de contrôle et d'un ensemble de manettes, boutons et leviers. Cependant, les contrôles manuels n’étaient pas uniquement décoratifs, mais ont permis aux acteurs de manœuvrer le cardan ainsi que les écrans d’affichage, en fonction de ce qui se passait dans la scène. 

"Du coup, un acteur pouvait réellement bouger la manette et non seulement les graphes sur les moniteurs changeaient en conséquence mais la base mobile déviait aussi", souligne l’assistant superviseur effets spéciaux Scott Harens. "C’était comme un simulateur de sousmarin. Mais si à un moment donné les mouvements devenaient trop brusques ou si les acteurs décidaient de ne pas toucher aux commandes, on pouvait les désactiver. On avait donc un système de désactivation de sécurité et à nous de décider si on devait reprendre le contrôle en cas de besoin". 

Tous les décors intérieurs du Mana One ont été construits dans les Auckland Film Studios, y compris le centre de contrôle de plongée hi-tech équipé d'écrans d’affichage à 360° visibles de n’importe où dans la salle ; l’ascenseur banal ; la station de soins ; la cabine de Jason ; et la salle de conférence-bureau du Dr Zhang. "J’ai délibérément créé le bureau du Dr Zhang en contraste complet avec le reste du Mana One qui est d’allure plus sobre, dépouillée", reprend Major, "mais le Dr Zhang est le cerveau de cette opération, si bien que j’ai pris la liberté d’utiliser des matière naturelles pour créer un espace chaleureux et accueillant". 

Le décor le plus impressionnant du film est la plateforme d’observation – ou O-level – qui offre une vue du monde sous-marin et de ses habitants à couper le souffle. Le réseau de couloirs circulaires disposent de parois entièrement transparentes montées sur un treillage de poutres en acier qui permet de supporter la pression engendrée par l’eau à une profondeur de 90 mètres au-dessous du niveau de l’océan. Une seule zone du O-level a en réalité été construite pour le film. Le reste est une illusion numérique créée par l’équipe des effets visuels, qui s’est également chargée de peupler les profondeur de l’océan que l’on aperçoit. Néanmoins, "une partie considérable du travail d’ingénierie s’est concentrée sur [son] allure car rien n’y est rectiligne", poursuit Major. 

"Ils ont dû créer une forme qui s’incurve d’un côté et de l’autre, dans deux directions contraires, formant une courbe complexe quand elles sont mises bout à bout. De telles formes ont tendance à s’affaisser, et il a donc fallu faire preuve de beaucoup de talent pour s’assurer que la structure reste debout". 

La construction tout entière a ensuite été suspendue au-dessus du plateau afin que Turteltaub et Stern fassent des prises de vues en plongée et contre-plongée. D’un commun accord avec Major et Stern, Amanda Neale a choisi une palette de couleurs pour les costumes. "La vision de Grant Major et la photo de Tom Stern ont influencé mon choix des couleurs", confrime-t-elle. "Mana One est un univers professionnel, et on a donc surtout privilégié des tons neutres qu’on associe à un milieu fonctionnel". 

Les tenues qu’elle a dessinées pour la jeune Meiying sont la seule exception à la règle avec un mélange de couleurs chamarées, de motifs qui sortent de l’ordinaire, et des chaussures à talon qui s’éclairent quand elle marche. "Il était important que Meiying reste une enfant dans cet univers d’adulte très austère", souligne la chef costumière, "je l’ai donc affublée de petits détails qui trahissent l’enfant imaginative. J’ai toujours vu Meiying comme une enfant pétillante : elle est comme un appât qui attire Mégalodon". L’extérieur du Mana One comprend la pateforme d’appareillage et de largage du submersible et la passerelle sur laquelle le Dr Zhang accueille Morris à son arrivée à l’institut : tout a été construit aux Kumeu Studios. 

C’EST DANS LA BOÎTE ! 

Après avoir tourné ces scènes en Nouvelle-Zélande, l'équipe s’est rendue en Chine pour le reste des prises. L’île de Hainan et la station balnéaire de Sanya ont offert des lieux de tournage idéaux pour la grande scène d’attaque du film. "La Chine est un endroit merveilleux, débordant de couleurs, d’énergie et d’éclat", constate Turteltaub. "Pour les besoins du scénario, il fallait une plage densément peuplée comme dans Sanya Bay. Ça ne manque pas de monde, ce qui est le paradis pour un film de requin géant". 

Pour protéger les milliers de figurants, un système de comptage a été mis au point et strictement appliqué. Ce dispositif a permis de savoir que tout le monde était sain et sauf à tout moment du tournage, que ce soit à terre ou dans l’eau. Visible au début et à la fin du film, l’île de Hainan a aussi campé la province de Samut Prakan, en Thaïlande, où Jonas Taylor a vécu ces cinq dernières années, depuis sa première rencontre catastrophique avec Mégalodon. C’est là que Mac et le Dr Zhang le traquent pour le convaincre de sortir de sa retraite et les aider à sauver leurs collègues. Une fois le tournage en Chine terminé, Turteltaub s’est focalisé sur la postproduction, collaborant avec ses chefs monteurs Kemper et Matsumoto, pour le motage final, et avec le compositeur Harry Gregson-Williams, qui a écrit la musique du film. "Y a-t-il pire mission pour un compositeur que d’écrire la musique d’un film catastrophe avec un requin ? Pauvre Harry", remarqueTurteltaub en plaisantant à moitié. 

"Pour EN EAUX TROUBLES, j’ai voulu créer une signature accoustique qui serve d’alerte, une sonorité qui soit forte et qui inspire une peur épidermique quand on l’entend", déclare néanmoins sans se laisser démonter Gregson-Williams. "Pendant mon travail de recherche, je suis tombé sur la conque, utilisée comme instrument. Avec un son à la fois reconnaissable et ancestral, il permettait de traduire par la voix cette terreur bien répandue d’un monde sous-marin inconnu. En même temps, j’ai omposé un motif orchestral fait d’un morceau d’intervalles de trois tons descendants joué au cor et dans les basses, qui correspond au moment où la présence destructrice du Mégalodon se manigeste". "Je me suis aussi mis à composer des thèmes musicaux distincts pour les personnages principaux, Jonas et Suyin", poursuit l’artiste. "Pour Jonas, la musique reflète l’évolution indéniable de son personnage. Pour Suyin, le thème est également représentatif et puise dans sa culture chinoise". 

"Harry Gregson-Williams est un homme plein d’imagination et adorable", déclare Turteltaub. "On a découvert que l’absence de musique est parfois bien plus effrayante qu’une musique terrifiante. La musique réconforte les spectateurs, car elle leur sert de baromètre, mais si la musique s’arrête, on devient très mal à l’aise, on ne sait pas à quel moment un événement terrible va se produire. Harry a brillamment réussi à me montrer comment se contenter d’une musique minimaliste, ou bien de la supprimer carrément". "À chaque étape du projet", raconte le compositeur, "Jon me rappelait que le film devait toujours paraître palpitant et bourré de suspense, et à la fin, j’ai réussi à créer une musique qui accompagne l'intrigue et vous fasse vous cramponner à votre siège". "L’objectif était de procurer frissons et détente mais on a aussi voulu jouer avec l’imagination des spectateurs", se remémore Jon Turteltaub. "Comme le film le suggère, l’océan recèle de zones inexplorées qui restent hors de notre portée et qui nourissent donc la suspicion que des créatures terrifiantes y sont tapies". "Et ce serait vraiment bien que ça reste une énigme enfouie dans ces profondeurs", conclut-il.

LE SAVIEZ-VOUS ? 

ANECDOTES SUR LE FILM EN EAUX TROUBLES 

Le principal mégalodon du film EN EAUX TROUBLES mesure environ 23 mètres de long, soit quatre fois plus que le grand requin blanc. 

L’aileron du mégalodon du film fait environ 2,5 mètres de haut. 

Le mégalodon du film peut atteindre des vitesses supérieures à 80 nœuds. 

La création du mégalodon a nécessité un an de développement. 

Dans le roman Megalodon qui a inspiré le film, la créature est un gigantesque requin blanc albinos. Le mégalodon du film est gris brunâtre, avec une peau dont les reliefs texturés lui donnent un aspect préhistorique. 

Les mégalodons possèdent cinq rangées de dents. Chaque dent de mégalodon fait la taille d’une main humaine, la plus grande jamais retrouvée mesurant 20 centimètres. 

On estime que les mégalodons se sont éteints il y a environ deux millions d’années. 

LA PRODUCTION 

EN EAUX TROUBLES est basé sur un roman de Steve Alten, qui en a ensuite écrit cinq autres sur ce requin préhistorique. 

Pendant le développement d’EN EAUX TROUBLES, la productrice Belle Avery a effectué 22 voyages en Chine : à chaque fois, les douaniers l’ont arrêtée pour l’interroger sur la dent de mégalodon de 18 centimètres qu’elle transportait dans son sac à main. 

Le mégalodon d’EN EAUX TROUBLES est créé par ordinateur. Pour que les acteurs et l’équipe technique aient une idée de sa taille, la production a fait un dessin de la créature et l’a déployé sur toute la longueur de plusieurs énormes conteneurs. 

Si le film ne précise pas en quelle année l’action se déroule, on peut la situer aux alentours de 2020. 

Les décors incluent la baie de Sanya sur l’île de Hainan en Chine, le golfe de Hauraki en Nouvelle-Zélande, ainsi que deux immenses cuves spécialement créées pour le film à Auckland. 

Pour le tournage d’EN EAUX TROUBLES, la société de production Kumeu Film Studios a été créée à West Auckland en Nouvelle-Zélande via un partenariat entre New Zealand Film Commission, l’agence ATEED (Auckland Tourism, Events and Economic Development), Warner Bros. Pictures et Gravity Pictures. 

Les submersibles du film, appelés gliders, peuvent descendre à environ 11 000 mètres de profondeur. 

Les artistes en charge des effets visuels ont inventé certaines des créatures supposées vivre à de telles profondeurs : ils se sont inspirés de formes de vie marines existantes, puis les ont hybridées ou augmentées pour créer de nouvelles espèces fantastiques. 

Pour enregistrer la voix de Li Bingbing (Suyin) sous l’eau quand elle parle aux personnages restés à bord du bateau, son masque de plongée était équipé d’un micro relié à un câble remontant jusqu’à la console de mixage audio en surface. Le câble a ensuite été effacé en post-production. 

Sous l’eau, Li Bingbing pouvait entendre les instructions du réalisateur Jon Turteltaub et les acteurs lui donnant la réplique grâce à une enceinte submersible. 

La baleine qui rencontre le mégalodon a aussi été créée par ordinateur (comme on dit dans les génériques de fin, « aucun animal n’a souffert pendant les prises de vues... »). 

Le décor des gliders était monté sur une plateforme qui permettait aux techniciens et aux acteurs d’en contrôler les mouvements, transformant ainsi le plateau en simulateur. 

La production a construit le pont du bateau The Charlotte sur un système hydraulique dans une immense cuve spécialement créée pour le film. 

Le tournage du film a nécessité l’utilisation de seize bateaux. 

La production a fait appel à plus de 2 000 figurants pour le tournage d’une séquence spectaculaire sur l’île de Hainan en Chine. 

Aucun chien n’a souffert pendant le tournage d’EN EAUX TROUBLES. Promis juré. 

L’ÉQUIPE 

Le casting d’EN EAUX TROUBLES est vraiment international : Jason Statham (Jason Taylor) est anglais ; Li Bingbing (Suyin), Sophia Cai (Meiying) et Winston Chao (Zhang) sont chinois ; Cliff Curtis (Mac) est néo-zélandais ; Jessica McNamee (Lori), Robert Taylor (Heller) et Ruby Rose (Jaxx) sont australiens ; Ólafur Darri ÓIlafsson (The Wall) est islandais ; Masi Oka (Toshi) est japonais ; Rainn Wilson (Morris) et Page Kennedy (DJ) sont américains. 

En tant que membre de l’équipe nationale de natation de Grande-Bretagne, Jason Statham a participé aux Jeux du Commonwealth de 1990 dans les catégories de plongeon à 10 mètres, 3 mètres et 1 mètre. 

L’engagement de Li Bingbing dans des causes écologiques et caritatives lui a valu la distinction d’« ambassadrice mondiale la plus influente » du WWF

Quand Rainn Wilson, l’une des stars de la série The Office, a annoncé à son fils qu’il allait jouer dans un film sur le mégalodon, l’adolescent a immédiatement ressorti la dent de mégalodon que sa grand-mère lui avait offerte. 

Enfant, Ruby Rose se passionnait pour les mégalodons et dévorait tous les ouvrages sur le sujet. 

Cliff Curtis, qui a des origines maori, a grandi en écoutant des histoires de requins, et porte même des tatouages de requins. 

Avant de devenir acteur, Robert Taylor a travaillé de nombreuses années en mer sur des plateformes pétrolières et des navires au large des côtes d’Australie et d’Indonésie, ainsi que dans le golfe Persique et en mer du Nord. C’était aussi un surfeur passionné. 

Morris, le personnage joué par Rainn Wilson, fait sa première apparition dans EN EAUX TROUBLES en descendant d’un hélicoptère : c’était le baptême d’hélico de l’acteur. 

Scarlett, la fille du coordinateur de cascades Allan Poppleton, était la doublure cascade de Sophia Cai. 

Kelsey Alten, la fille de l’auteur du roman Megalodon, a fait de la figuration dans le film. 

Les acteurs du film, les cascadeurs et un millier de figurants ont dû suivre un entraînement intensif en natation pendant quatre semaines. 

Ils ont aussi suivi des cours de respiration : l’un des exercices consistait à respirer dans un saladier rempli d’eau avec un miroir au fond. 

Le chef décorateur néo-zélandais Grant Major a remporté un Oscar® pour son travail sur LE SEIGNEUR DES ANNEAUX : LE RETOUR DU ROI. 

Le coordinateur de cascades néo-zélandais Allan Poppleton avait déjà collaboré avec Jason Statham sur les films EXPENDABLES 2, KILLER ELLITE, MECHANIC : RESSURECTION et PARKER. Poppleton a également travaillé sur AVATAR et WOLVERINE. 

Kim Sinclair, le directeur artistique d’EN EAUX TROUBLES, a remporté un Oscar® pour son travail sur AVATAR.

Copyright des notes de production @ Warner Bros France


 
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