
Animation/Aventure/Famille/Ultra mignon, une suite adorable et réussie
Réalisé par Thomas Szabo et Hélène Giraud
Long-métrage Français
Durée : 01h30mn
Année de production : 2019
Distributeur : Le Pacte
Date de sortie sur nos écrans : 30 janvier 2019
Résumé : Quand tombent les premières neiges dans la vallée, il est urgent de préparer ses réserves pour l’hiver. Hélas, durant l’opération, une petite coccinelle se retrouve piégée dans un carton… à destination des Caraïbes !
Une seule solution : reformer l’équipe de choc ! La coccinelle, la fourmi et l’araignée reprennent du service à l’autre bout du monde. Nouveau monde, nouvelles rencontres, nouveaux dangers… Les secours arriveront-ils à temps ?
Bande annonce
Ce que j'en ai pensé : MINUSCULE 2 - LES MANDIBULES DU BOUT DU MONDE est l'histoire d'un braquage au sucre qui tourne mal. De ce clin d'œil à MINUSCULE - LA VALLÉE DES FOURMIS PERDUES s'en suit tout un tas de péripéties délicieuses qui permettent de nouveaux aux petits héros du premier opus de faire preuve d'une ingéniosité rafraîchissante et d'une amitié indéfectible. C'est ultra mignon.
L'animation intégrée dans des images réelles est toujours aussi précise et jolie. Le travail sur les sons est soigné.
Il est impressionnant de voir autant de sentiments être exprimés sans aucune parole, c'est inhabituel, original et très réussi. Il y a une vraie volonté des réalisateurs d'instaurer un imaginaire vivace sur des attitudes réalistes.
Les aventures sont improbables, mais elles évoquent chez les spectateurs adultes des échos de films fantastiques.
Les réalisateurs prennent soin à la fois de la mise en scène et de la cohérence de la narration. On suit cette histoire sans peine et avec grand plaisir. Il y a une grande sensibilité qui rend ce film d'animation très agréable à découvrir d'autant qu'on s'attache vraiment aux insectes héroïques, courageux, costauds, téméraires et solidaires.
Copyright photos @ Le Pacte et Futurikon Films
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MINUSCULE 2 - LES MANDIBULES DU BOUT DU MONDE est un long-métrage d'animation français qui n'en fait qu'à sa tête et c'est très bien. Il véhicule de belles valeurs, ne lésine pas sur les rebondissements, n'oublie ni l'humour, ni l'émotion et nous rappelle de regarder le monde des insectes et la nature avec les yeux des êtres minuscules qui la peuplent. C'est une adorable fable qui s'adresse aux petits comme aux grands avec une égale douceur.
NOTES DE PRODUCTION
(À ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)
Genèse
Au
commencement, Minuscule était un court métrage qui a donné lieu à un développement à
la fois pour la télévision et pour le cinéma. L’écriture de la série et du premier
film ont été lancées en même temps.
Diffusée
sur France Télévisions et dans plus de 100 pays – y compris le Japon et les
États-Unis, vendue en DVD à plus d’un million d’exemplaires en France et autant
à l’étranger, la série a séduit toutes les tranches d’âge dans toutes les
cultures. Le premier film, Minuscule
– La Vallée des Fourmis Perdues,
est sorti dans plus de 50 pays, et a rassemblé près de 5 millions d’entrées au
total. Salué par la critique, il s’est vu décerné le César du Meilleur film
d’animation en 2015.
Quelques
années plus tard, une nouvelle aventure commence, à l’autre bout du Monde, dans
les Antilles…
ENTRETIEN
AVEC
Thomas
Szabo et Hélène Giraud
Réalisateurs
Qu’est-ce qui, à vos yeux, justifiait la mise en chantier d’une
suite à Minuscule – La Vallée des fourmis perdues
?
Hélène Giraud : Dès
la seconde saison de la série, nous voulions emmener l’univers de Minuscule en
Guadeloupe. À cette époque, c’était un rêve inaccessible pour des raisons
budgétaires, mais l’envie est restée. Et dès que notre producteur Philippe
Delarue de Futurikon nous a proposé de faire une suite du premier long métrage,
nous nous sommes dit que c’était le moment.
Thomas Szabo : Concevoir
une suite est difficile : les spectateurs doivent retrouver ce qu’ils ont aimé
dans le premier film, tout en découvrant de nouvelles choses. Il faut aussi,
dès l’écriture, prendre en considération un public novice, qui n’aurait pas vu
le premier film. Aller en Guadeloupe nous permettait de tout changer, d’avoir un
nouvel environnement, un bestiaire inédit, tout en conservant les grands
principes de Minuscule. HG : Il nous semblait notamment important de conserver les
personnages principaux du premier film, à savoir la coccinelle, la fourmi et
l’araignée noire.
Nous
avons constaté que le public s’était attaché à eux, et je pense que les gens
auraient été déçus de ne pas les retrouver.
Ce déplacement de l’univers de Minuscule vers
la Guadeloupe vous permet également de vous approprier les codes d’autres
genres.
HG : Nous aimons
articuler nos films autour d’archétypes narratifs très amples. Le premier film
relevait du film de guerre, avec quelques incursions vers le western et l’heroic fantasy.
Minuscule – Les Mandibules du
bout du monde est un pur récit d’aventure, avec tout
ce que ces intrigues charrient comme thématiques : les dangers et les plaisirs
de l’exploration, le dépassement de soi, la rencontre avec l’inconnu…
TS : Nous
cherchions à renouer avec le parfum des adaptations cinématographiques des
aventures de Sinbad, celles qui bénéficiaient des effets spéciaux de Ray
Harryhausen, comme Le Septième Voyage de Sinbad de Nathan Juran.
Nous
voulions faire voyager nos personnages suffisamment loin, pour qu’ils puissent
basculer à un moment donné dans le fantastique, comme s’ils étaient amenés à
franchir les frontières de leur propre réalité. Ce type d’expérience est aussi
un poncif des récits d’aventures : quand nous avons écrit la rencontre des
insectes avec les chenilles urticantes, nous pensions à la rencontre du héros
d’Au coeur des ténèbres (Joseph Conrad) avec Kurtz, ce
personnage étrange, reclus au centre de la jungle.
L’humain est beaucoup plus présent dans ce second film.
TS : Dans Minuscule – La Vallée des fourmis perdues, nous avions tenté d’effacer au maximum la présence des humains.
Quant à la série, nous ne montrions l’humain que de dos, ou nous ne le cadrions
que jusqu’à la taille. Et surtout, les personnages humains ne réagissaient jamais
aux actions des insectes. À l’inverse, dans Minuscule
– Les Mandibules du bout du monde,
ces deux mondes, le majuscule et le minuscule, commencent à être un petit peu
plus perméables, ce qui participe à cette volonté de pousser les limites de
notre propre univers.
HG : Nous avons
un peu tordu les règles de Minuscule, mais en restant raisonnables. Par exemple, les humains ne
parlent pas. Ils ne sont que dans l’expression corporelle.
TS : Nous avons
d’ailleurs choisi les comédiens en fonction de leur timing comique. Il nous
fallait des acteurs capables de jouer dans le registre du muet, ce qui est beaucoup
plus difficile à faire qu’on ne l’imagine.
Cette volonté d’impliquer les humains a d’ailleurs un impact
fort sur la mise en scène.
TS : C’est vrai
que ce choix a imposé une nouvelle écriture, avec des mouvements d’appareil
plus élaborés. Nous avons beaucoup plus de changements d’échelle : la caméra
passe, en un seul plan, du niveau des humains au niveau des insectes. Ces
transitions sont constantes dans le film, parce qu’il fallait que ces deux
mondes soient reliés de façon très souple. Nous cherchons toujours à créer un
univers global cohérent.
D’ailleurs, la mise en scène est nettement plus dynamique que
dans Minuscule – La Vallée des fourmis perdues.
TS : Déjà, sur
le premier film, nous tournions avec de grosses caméras relief, ce qui nous
imposait d’être assez statiques. Ensuite, Minuscule
– La Vallée des fourmis perdues restait
dans la droite lignée de la série, qui était découpée en une série de vignettes
fixes. Nous reprenions le vocabulaire du documentaire animalier en adoptant le
point de vue d’un cameraman qui, caché au milieu des herbes, filmerait des
insectes. Sur Minuscule – Les Mandibules du
bout du monde, nous avons voulu, avec le chef
opérateur Dominique Fausset, nous émanciper de ces principes, sans non plus
sombrer dans une forme totalement baroque.
Il y a un bond qualitatif entre les images de synthèse du
premier film et celles du second.
TS : Parce que
cette volonté de pousser plus loin ce que nous avions accompli sur le premier
film s’est répercutée à tous les niveaux, y compris sur le rendu des images de
synthèse. La décision du producteur de Futurikon de fabriquer le film à 100% en
France a rendu possible ce bond qualitatif. La société The Yard, qui s’est
chargée des effets spéciaux, a dépassé toutes nos espérances. Hélène et moi
étions souvent éblouis en recevant les images : les scènes de tempête sont
incroyables, le moindre accessoire a fait l’objet d’un soin maniaque, ils sont
allés jusqu’à ajouter des grains de poussière dans les rainures du pont du
galion volant en images de synthèse. L’un de nos plans préférés est celui dans
lequel la neige tombe sur le bateau : chaque flocon numérique est différent, et
fond progressivement en touchant le pont du galion.
HG : Leurs
équipes ont assuré un travail d’orfèvre. Nous avions un nouveau moteur de
rendu, qui permettait de mieux travailler les matières et le caractère
translucide de certains insectes. Il ne fallait pas que nous soyons trop réalistes,
évidemment, mais je suis heureuse de l’équilibre obtenu. C’est notamment
sensible avec la mante religieuse, dont le caractère translucide bénéficie
d’une technique qui n’a été utilisée que par deux films pour l’instant : le
nôtre, et le film des studios Disney, Vaiana.
L’autre
nouveauté, c’est que nous avons pu employer la photogrammétrie : il s’agit de
créer une réplique en images de synthèse d’un environnement, en le
photographiant sous tous les angles. Le réalisme obtenu est alors total. Par
exemple, quand les fourmis arrivent vers l’épicerie, nous passons, en un seul
mouvement de grue, d’un plan tourné dans un village du Mercantour à un
environnement intégralement en images de synthèse. Et cette transition est
totalement indétectable. Nous cherchons toujours à lier les différentes
techniques employées, que ce soient pour les extérieurs, les décors en studio,
les maquettes ou l’image de synthèse. La photogrammétrie a été d’une grande
aide sur ce point.
Malgré l’apport des technologies numériques, vous restez
d’ailleurs toujours très attachés aux maquettes.
HG : Il faut
garder en tête que Minuscule est à l’origine un pur projet d’artisans. C’est une série
que nous faisions, Thomas et moi, quasiment seuls et avec très peu de moyens.
Même si nous avons un budget un peu plus conséquent pour les films, nous ne
voulons pas perdre le caractère « fait-main » de la série. Les films doivent
rester une version optimisée de ce que nous faisions à l’origine. En outre, je
crois profondément que le cerveau reptilien du spectateur sait instinctivement
si ce qu’il voit a une existence physique, ou n’est qu’une image de synthèse. C’est
aussi pour cette raison que nous aimons tant les maquettes.
TS : Par
exemple, nous voulions absolument faire l’intérieur du requin en maquette, pour
pouvoir travailler les transparences et obtenir tous ces petits accidents, ces
micro- collisions avec l’eau qui bouge dans le fond du décor. Nous savions que
ce décor ne serait pas totalement réaliste, mais ce côté artisanal confère au
film un second degré qu’on adore. Rien n’est plus merveilleux qu’une belle
maquette bien filmée.
HG : Et même
quand nous avons des décors entièrement en images de synthèse, nous les avons
travaillés pour retrouver la patine, le caractère très tactile des modèles
réduits. Le galion a par exemple été fabriqué en maquette, avant que l’on en
conçoive une version en images de synthèse.
Il
y a une impressionnante variété de décors, de l’arbre des coccinelles
guadeloupéennes, à la grotte de l’araignée poilue, en passant par la jungle ou
la plage.
HG : Pendant
plusieurs semaines, nous avons sillonné tout l’archipel guadeloupéen pour
tourner au cœur de la forêt, sur des plages sauvages ou dans des lieux très connus
des locaux, comme la Cascade aux Écrevisses.
Nous
sommes retournés filmer dans le Mercantour également, et à l’aéroport de Nice.
Mais nous avons aussi énormément de décors construits de toutes pièces, et
c’est pour cette raison que la période consacrée au design sur Minuscule – Les Mandibules du bout du monde a été bien plus importante que sur le premier film. J’ai
travaillé intensément six mois avec quatre peintres conceptuels très
talentueux, pour créer tous ces environnements mais aussi les nouveaux
personnages. TS : Nous avons aussi beaucoup plus de décors à l’échelle
humaine, ce qui est une autre nouveauté pour nous. Notre chef décorateur,
Franck Benezech, a construit en studio une épicerie avec la ruelle attenante, mais
aussi un entrepôt, l’arbre des coccinelles et l’intérieur d’un sous-marin. Non
seulement travailler en studio permet d’avoir un contrôle total sur sa mise en
scène, mais ces décors donnent aussi à notre univers un léger décalage : nous
sommes un peu à côté de notre réalité.
C’est
aussi pour cette raison que nous avons tenu à créer notre propre camionnette,
plutôt que de louer le premier utilitaire blanc venu. Cette estafette qui
arrive à l’aéroport de Nice produit un choc graphique intéressant, comme si
deux univers rentraient en collision. Tout le film est construit de cette façon
d’ailleurs, avec un élément qui investit un environnement qui lui est étranger.
Ce mécanisme esthétique me semble typique du récit d’aventure.
Comme dans le premier opus, vous continuez de travailler la
psychologie de vos personnages.
TS : Les deux
films sont aussi, quelque part, des études de caractère, ce qui n’était pas du
tout le cas de la série. Et sur cette suite, nous cherchions à bousculer les
acquis de nos personnages.
HG : Par
exemple, nous voulions développer l’araignée noire, un personnage très étrange
que l’on adore et qui semblait un peu nous échapper. Nous voulions la sortir de
la maison de poupée où elle était cantonnée dans Minuscule – La Vallée des fourmis perdues, et explorer le potentiel de ce personnage mystérieux. Elle
reste une solitaire bourrue, mais elle aide un tout petit peu son prochain.
Quant
à la fourmi, elle n’est plus dans sa position de chef de troupe : elle est
reléguée au rang de second de l’araignée et elle est, à ce titre, quelque peu
malmenée.
À nos yeux,
ces épreuves la rendent encore plus attachante. Enfin, nous avons continué à
faire grandir la coccinelle : nous la découvrions enfant puis adolescente dans
le premier film. Cette fois elle est confrontée à des problématiques de parent,
jusqu’à faire un choix très courageux dans le dénouement.
Ce désir de travailler les personnages n’a pu se faire sans un
gros travail d’animation.
TS : Nous avons
beaucoup appris des personnages sur le premier film, et nous avons pu pousser
leurs comportements, aller dans des choses très subtiles, grâce au travail du
chef animateur de Futurikon Thomas Monti et de toute l’équipe de Supamonks
Studio. Un tremblement d’oeil, un petit déhanchement dans la posture… Mais il fallait
rester dans les canons de Minuscule, c’est-à-dire refuser l’anthropomorphisme, avoir des
expressions très neutres, et ne pas sur-animer nos personnages, comme c’est le
cas de la plupart des films d’animation en images de synthèse. Ce sont les
situations et la mise en scène qui sont les principaux vecteurs d’émotion. Nous
nous basons d’ailleurs énormément sur l’effet Koulechov.
C’est aussi ce qui fait de Minuscule des
films de pur cinéma.
TS : Nous n’avons
pas de dialogue et les personnages sont finalement très restreints dans leurs
expressions. La narration est totalement visuelle, repose sur ce que nous donne
à voir la caméra, ce qui est parfois extrêmement complexe à résoudre en termes
de mise en scène.
D’autant
plus que nous devons faire passer des idées parfois très complexes. Je pense
par exemple au rapport de la coccinelle à son enfant. C’est aussi pour cette
raison que le montage sur ce film a un rôle finalement très limité : si nous
inversons deux plans, le sens est perdu.
Tout
se joue au stade de l’écriture et du story-board.
HG : Nous ne pouvons pas utiliser les
dialogues pour pallier les éventuelles déficiences de la mise en scène. Et nous
essayons d’aller au plus simple, ce qui est extrêmement compliqué à faire. Il
n’y pas d’artifice dans Minuscule, pas dans la mise en scène en tout
cas, qui est sans fioriture.
La
société de production : Futurikon
Le
partenariat entre les réalisateurs et Philippe Delarue (Futurikon), producteur
de Minuscule, a débuté en 2004, alors qu’ils travaillaient conjointement
sur d’autres projets au sein de la société. Hélène Giraud et Thomas Szabo ont
présenté le court métrage à l’origine de Minuscule
à Philippe Delarue qui fut très vite
convaincu et leur propose alors de financer un pilote en vue de créer une série
mais aussi de développer un long métrage.
Quelques
années plus tard, suite au succès des deux saisons de la série et d’un premier
long métrage récompensé par le César du Meilleur film d’animation en 2015, et conscient
que l’univers créatif des auteurs offrait encore de multiples perspectives,
Philippe Delarue propose aux réalisateurs d’écrire une suite à Minuscule – La Vallée des Fourmis
Perdues. Très
rapidement, la Guadeloupe s’est imposée comme cadre idéal à l’histoire, ce
nouvel environnement ayant déjà été pressenti comme décors lors du tournage de
la saison 2 de la série. C’est ainsi que commençait l’aventure Minuscule 2 !
Les
décors naturels des Parcs nationaux
Si
les petits héros de la saga sont animés numériquement, les décors dans lesquels
ils évoluent sont bien réels. Les créateurs de Minuscule mettent
un point d’honneur à transmettre la beauté naturelle de ces espaces, dans un
souci d’authenticité, et parce qu’elle se suffit à elle-même.
Minuscule est
donc une ode à la nature, célébrant la diversité de la flore et de la faune qui
peuplent nos champs, forêts et rivières. À l’aspect contemplatif de la saga
s’ajoute une dimension humoristique et décalée, une perspective unique sur la
vie foisonnante qui nous entoure. Le tournage des films Minuscule se
déroule en partenariat avec les Parcs nationaux et entités régionales couvrant
les lieux filmés afin de repérer les lieux les plus propices à la production et
d’assurer le respect de l’environnement.
Minuscule – Les Mandibules du Bout du Monde
Pour
le premier long métrage de la saga, les réalisateurs de Minuscule,
Thomas Szabo et Hélène Giraud, nous entraînent dans les Parcs nationaux des
Écrins et du Mercantour. Ils ont parcouru ces parcs pendant des mois pour
repérer les sous-bois les plus mystérieux, les clairières les plus
enchanteresses et les rivières les plus capricieuses afin de transmettre un
souffle épique et majestueux à cette aventure à petite échelle.
Dans
ce second volet, l’histoire d’amour avec les Parcs nationaux de France se
poursuit. Les créateurs de Minuscule
nous embarquent dans une aventure sous
des latitudes plus tropicales. Envoûtés par l’impressionnante biodiversité de
la Guadeloupe, où se déroule le principal de l’action du film, ils nous
invitent à contempler les plages paradisiaques, les camaïeux de vert de la
forêt tropicale, les lianes entremêlées et les falaises surplombant l’océan. Et
le Parc national de la Guadeloupe est doté d’une nature époustouflante qui abrite
des espèces animales aussi diverses qu’uniques, avec de nombreuses espèces de
faune et de flore endémiques ! Tous ces éléments naturels ont été autant de
sources d’inspiration pour l’équipe artistique de Minuscule.
Une partie de l’histoire se déroule également dans le Parc national du Mercantour,
là où tout a commencé…
Le
Conseil Régional de la Guadeloupe et son Bureau du Film ont réservé le meilleur
accueil à la production de Minuscule
– Les Mandibule du bout du Monde,
et ont permis à l’équipe du film de naviguer dans la richesse et la densité
incroyables des paysages de l’île. Une collaboration étroite s’est forgée pour
effectuer ce tournage complexe.
Les Parcs
nationaux de France, à travers le Parc national de la Guadeloupe et celui du
Mercantour se sont de nouveau associés à Futurikon pour partager les émotions,
le respect et les idées inspirées par la biodiversité. La société d’aujourd’hui
offre peu de supports pour transmettre ces valeurs aux jeunes générations ou
pour sensibiliser sur le petit monde qui nous entoure. L’objectif est de faire
rêver, entretenir l’amour envers la nature, à travers l’univers de Minuscule, de manière créative et amusante.
L’animation
100% Made in France
Minuscule
est le seul film français d’envergure
de ces dernières années à être totalement réalisé en France. Ce choix de
localiser 100% de la fabrication du film dans notre pays est une décision du
producteur Futurikon, inspiré par la volonté d’optimiser la qualité du film…
C’est cette volonté qui a permis que ce second volet surpasse en qualité le
précédent opus (en attendant le prochain et dernier volet de la saga).
Croquis
préparatoires
La
musique
Minuscule est
l’un des rares films français de ces dernières années à être totalement fait en
France, jusqu’à la musique du film, qui fut enregistrée par l’Orchestre National
d’Île-de-France (ONDIF) dans son tout nouveau studio spécialisé dans les
enregistrements de musique de films, et dont Minuscule
a eu la chance d’être le premier film à
bénéficier.
«
Minuscule – Les Mandibules du
bout du monde est encore plus musical que le premier
film, ce qui n’est pas peu dire ! Il y a plus d’une heure de musique, ce qui
est énorme. L’écriture du compositeur Mathieu Lamboley est fouillée, très
complexe. Nous parlions souvent de sa composition comme d’une version de Pierre et le Loup de
Sergei Prokofiev chez les insectes. Concrètement, cela signifie que nous
fonctionnons à partir de leitmotivs, que l’on module et articule en fonction
des évènements. C’est une musique qui raconte le film, elle n’est pas
simplement reléguée au statut d’accompagnement. Et je travaille avec l’équipe
de la bande-son dirigée par Côme Jalibert de la même façon. Nous avons eu cinq
semaines consacrées uniquement à l’enregistrement des bruitages, un travail spécialement
important ici. La bande-son, qui peut être décalée mais jamais cartoon, permet
au film d’être encore plus immersif, mais aussi d’asseoir l’incarnation de nos personnages
en images de synthèse. Et l’enregistrement de la musique en France par l’ONDIF
(Orchestre national d’Île-de-France) a contribué à son impact. »
Thomas
Szabo
Éditions Glénat
jeunesse
Des
livres d’activités, des livres à toucher, des livres pour apprendre en
s’amusant avec les insectes de Minuscule
!
Sans
oublier les albums du film pour découvrir la grande aventure de minuscules
insectes.
Éditions
Bragelonne
Les Coulisses de Minuscule : Les Mandibules du bout
du monde (224
pages)
De
la série aux longs métrages, toutes les informations réunies dans un magnif
ique ouvrage qui vous embarque au coeur de l’univers créé par Hélène Giraud et
Thomas Szabo. 224 pages de visuels exclusifs, d’interviews et de documents
inédits vous plongent au coeur de la fabrication du film : designs, croquis,
storyboards, création des personnages, décors, tournage (parc du Mercantour, Guadeloupe),
effets spéciaux, bruitages, musique…
Minuscule : Les Mandibules du bout du monde à la loupe
(96
pages) – Éditions Castelmore
La
fabrication de Minuscule
expliquée aux enfants ! Ce documentaire
jeunesse (dès 7 ans) explore l’envers du décor et révèle un peu de la magie du
cinéma. Découvrez les coulisses de la production singulière de Minuscule, habile mélange de tournage live et
d’images de synthèse, le tout expliqué de manière ludique et pédagogique.
Source et copyright des textes des notes de production @ Le Pacte
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