
Science fiction/Malgré des faiblesses, le film créé un univers, les personnages sont attachants et on veut voir la suite
Réalisé par Jennifer Yuh Nelson
Avec Amandla Stenberg, Bradley Whitford, Harris Dickinson, Miya Cech, Mandy Moore, Mark O'Brien, Skylan Brooks, Patrick Gibson, Gwendoline Christie...
Long-métrage Américain
Titre original : The Darkest Minds
Durée : 01h44mn
Année de production : 2018
Distributeur : Twentieth Century Fox France
Date de sortie sur les écrans américains : 3 août 2018
Date de sortie sur nos écrans : 8 août 2018
Bande annonce (VOSTFR)
Ce que j'en ai pensé : DARKEST MINDS : RÉBELLION s'inspire de la saga en cinq tomes, intitulée Les Insoumis en français, de l'auteur américaine Alexandra Bracken. Le titre en version originale de ces romans qui ciblent les jeunes est The Darkest Minds. Je ne connais pas ces livres, aussi, j'ai découvert l'histoire pendant le film.
DARKEST MINDS : RÉBELLION cible effectivement a priori les adolescents. Il en a l'allure et la thématique avec des ados aux dons particuliers trahis par les adultes et qui doivent se débrouiller par eux-mêmes pour survivre. Cependant, là où beaucoup de films de ce genre ne réussissent pas à convaincre, celui-ci, au contraire, est réussi.
Malgré un début un peu classique avec la mise en place du contexte, le film trouve rapidement un souffle très sympathique avec la formation du groupe des quatre héros aux dons différents, mais tous efficaces. La réalisatrice, Jennifer Yuh Nelson, raconte cette histoire simplement et clairement, en intégrant des effets spéciaux, à des moments clefs, sans en abuser. Elle rend ses personnages très attachants. De ce fait, elle nous entraîne sans peine dans leurs aventures, nous donne envie de savoir ce qu'il va leur arriver et comment ils vont s'en sortir.
Amandla Stenberg inteprète Ruby Daly, une jeune fille télépathe. Elle apporte beaucoup de douceur et de force à son personnage.
Harris Dickinson interprète le charmant Liam qui est un leader et un protecteur, un gars sur qui on peut compter pour remuer ciel et terre.
Miya Cech interprète la mignonne Zu et quand elle le veut son pouvoir fait des étincelles.
Skylan Brooks interprète Chubs. Il est très intelligent, n'a pas la langue dans sa poche et voit venir les problèmes.
Skylan Brooks interprète Chubs. Il est très intelligent, n'a pas la langue dans sa poche et voit venir les problèmes.
DARKEST MINDS : RÉBELLION n'est pas sans défauts. Cependant, il créé un univers spécifique, met en avant ses personnages et maintient notre intérêt jusqu'au bout. À la fin, on veut voir la suite, ce qui est le meilleur indicateur pour savoir si ce long-métrage nous a plu et pour moi c'était le cas.
Copyright photos @ 20th Century Fox France
NOTES DE PRODUCTION
(À ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)
Dans une Amérique
tourmentée, une mystérieuse maladie a décimé environ 90 % des
enfants, condamnant les 2 % qui ont survécu à être considérés
comme des ennemis de l’État et à fuir…
La réalisatrice
Jennifer Yuh Nelson explique : « Les adolescents qui ont
survécu doivent utiliser leurs pouvoirs pour survivre. Il y a
énormément d’action et de scènes spectaculaires, mais aussi
beaucoup d’émotion. »
Adapté du roman à
succès d’Alexandra Bracken Les Insoumis, DARKEST MINDS :
RÉBELLION s’appuie sur la capacité du public à s’identifier
aux doutes et aux difficultés des personnages et à se projeter dans
ce cauchemar qu’est devenue leur vie. Jennifer Yuh Nelson précise :
« Nous voulions que cette histoire ressemble à la réalité
pour que chacun puisse s’y reconnaître. C’est d’ailleurs le
contraste avec la normalité, le quotidien, qui rend ces pouvoirs si
uniques. Le public devait pouvoir se dire que c’est possible, qu’il
suffirait de sortir dans la rue pour voir quelqu’un accomplir ces
choses extraordinaires. C’est pour cette raison que nous ne
voulions pas que le film se déroule à une époque éloignée de la
nôtre ou dans un obscur contexte futuriste. Nous voulions que les
gens pensent que cela pourrait réellement arriver. »
Gwendoline
Christie, qui incarne la chasseuse de primes Lady Jane, observe :
« De nos jours, nous sommes plus que jamais conscients de notre
propre mortalité. Nous vivons des temps troublés et du coup, parce
que ces histoires dystopiques peuvent potentiellement devenir un jour
notre réalité, elles trouvent un écho d’autant plus fort dans
nos vies. »
Shawn Levy,
producteur du film à travers sa société 21 Laps, déclare :
« DARKEST MINDS : RÉBELLION a constitué une aventure
particulièrement intéressante. À l’époque où nous avons acheté
les droits d’adaptation du livre, c’est-à-dire il y a cinq ans,
21 Laps était perçu comme une boîte produisant principalement des
comédies et des films familiaux à succès. Mais j’ai toujours su
que nous élargirions nos horizons pour nous diriger vers un genre
davantage centré sur les personnages. »
Dan Levine,
producteur du film aux côtés de Shawn Levy, observe : « Le
sujet de cette histoire est non seulement intemporel, mais aussi
universel. Avant tout, c’est l’histoire d’enfants qui
deviennent adolescents et découvrent qu’ils sont différents, ce
que la plupart des gens, particulièrement les adultes et le
gouvernement, ne comprennent pas. Ils sont donc envoyés dans des
camps de réhabilitation. Ces jeunes passent du stade d’enfant à
celui de jeune adulte en apprenant à s’affirmer et à se protéger
par eux-mêmes. Je pense que la peur de ne pas s’intégrer et la
quête de reconnaissance nous suivent souvent jusqu’à l’âge
adulte. »
Amandla Stenberg,
qui incarne Ruby Daly, commente : « L’histoire se déroule dans un
monde similaire au nôtre, mais dans lequel des changements
drastiques ont eu lieu. Presque tous les enfants sont décédés et
ceux qui restent ont développé des aptitudes mentales
inexplicables. Mais ces capacités effraient les adultes, qui placent
alors les enfants en camps de réhabilitation. Cette histoire est
celle de Ruby Daly, une jeune fille qui parvient à s’évader d’un
de ces camps et qui, une fois dehors, découvrira par elle-même une
nouvelle famille et tout ce que cela implique dans un monde si
dangereux. »
Dan Levine
affirme : « Tous ceux qui sont passés par l’adolescence
peuvent s’identifier à cette histoire. Quand les gens vont voir la
bande-annonce et découvriront le film, ils se rendront compte
qu’au-delà de l’aspect fantastique et des pouvoirs
extraordinaires, il parle du monde d’aujourd’hui et de sentiments
très actuels autour d’une histoire qui pourrait bien arriver
demain. C’est beaucoup plus ancré dans la réalité, beaucoup plus
probable que les futurs dystopiques d’un monde complètement
changé. »
Jennifer Yuh
Nelson ajoute : « Pour moi, DARKEST MINDS : RÉBELLION a été
très spécial puisque faire ce film m’a permis de tenter des
choses différentes. Tellement de films pour jeunes adultes ont déjà
été faits que le public sait à quoi s’attendre ; je voulais
faire quelque chose qui puisse le surprendre. Un film inattendu. Et
dans DARKEST MINDS : RÉBELLION, on perçoit cette nouveauté
dès la lecture du scénario à travers des liens émotionnels très
forts. Les personnages sont réels et proches de nous, on a envie de
passer du temps avec eux. Il y a aussi beaucoup d’action, mais pour
moi, c’est vraiment l’aspect émotionnel qui rend le film si
spécial. »
Le producteur Dan
Levine souligne : « Le fil conducteur du film se compose
de plusieurs thèmes entremêlés tout au long de l’intrigue,
notamment celui du sentiment d’appartenance. Il se trouve que
l’histoire est celle d’enfants avec des pouvoirs, mais tout être
humain ayant jamais vécu s’est un jour trouvé confronté à cette
quête d’identité. Cette aspiration atteint souvent son paroxysme
à l’adolescence, et c’est vraiment le thème principal de notre
film. »
Shawn Levy
précise : « Au final, il s’agit d’un petit groupe de
jeunes doués de pouvoirs surnaturels qu’ils ne comprennent pas
totalement et qui sont amenés à se rencontrer parce que tous fuient
les autorités. L’histoire parle de la manière dont ils se
soutiennent mutuellement et forgent des liens tandis qu’ils
cherchent des personnes qui leur ressemblent. Le film traite
peut-être de sujets et d’évènements intenses, mais dans le fond,
il est surtout porteur d’espoir concernant la possibilité de se
lier aux autres et d’être accepté par autrui. »
La réalisatrice
Jennifer Yuh Nelson affirme : « Cette histoire dépasse la
question de l’âge. Il ne concerne pas uniquement l’adolescence.
Chacun d’entre nous s’est un jour senti en questionnement par
rapport à qui l’on est. Le film parle de faire face à ce que l’on
n’aime pas en soi, ce que l’on considère comme des faiblesses,
et d’apprendre à l’accepter et à grandir avec. D’être
capable de comprendre ce qui nous rend unique et d’en faire une
force. Au début de l’histoire, Ruby est une jeune fille qui se
sent impuissante, effrayée et honteuse de ce qu’elle est, mais on
la voit grandir. On la voit devenir ce personnage puissant, capable
d’accomplir des choses qu’elle n’aurait jamais cru possibles.
Tout le monde peut s’identifier à ce cheminement. »
Son expérience
sur des films d’animation et sa passion pour le kung-fu et les
films d’action faisaient de Jennifer Yuh Nelson la réalisatrice
idéale pour donner vie aux aventures mouvementées de ce personnage
principal féminin hors du commun. Shawn Levy raconte : « Nous
avons rencontré beaucoup de réalisateurs pour ce projet. Étant
donné que cette quête est celle d’une jeune femme cherchant à
s’épanouir et à s’affirmer, notre schéma idéal a été dès
le début de trouver une réalisatrice visionnaire qui, étant femme,
serait donc capable d’intégrer au film une connaissance profonde
et intime des sujets et des expériences abordées. Nous avons
rencontré Jennifer Nelson, qui vient de l’animation et a réalisé
les deux derniers KUNG FU PANDA, chacun avec un ton très différent,
et nous avons su qu’elle serait parfaite. »
Jennifer Nelson
désirait doter Ruby d’une grande richesse émotionnelle, de
combativité et de ténacité dans sa quête de famille et de survie,
et a prouvé depuis longtemps sa capacité à donner vie à des
mondes imaginaires inédits. Dan Levine développe : « Jen
a vraiment l’œil pour ces choses-là. C’est une artiste, elle
dessine des storyboards, et chacun de ses dessins est magnifique, ce
sont de véritables œuvres d’art. Ses créations ont une ampleur,
une portée impressionnante. Je pense que les gens ne se rendent pas
compte qu’elle a un tel talent, une vision aussi acérée. Elle
va au bout des choses, et elle a un sens de l’esthétisme
incroyable qui lui vient de sa création de storyboards et de ses
travaux précédents, et qui a nourri son approche artistique. Elle a
chaque image en tête, et le film est déjà tourné dans son esprit.
C’est un processus vraiment incroyable à voir. »
Kramer Morgenthau,
le directeur de la photographie, explique : « Ce qu’il y
a de magnifique et de passionnant dans ce film, c’est qu’il marie
beaucoup d’éléments différents, et la seule manière de créer
un ensemble cohérent quand on a autant de variables, c’est d’avoir
aux commandes un caractère bien trempé comme celui de Jen. Elle
savait très exactement quelles images elle voulait, elle a
storyboardé le moindre plan du film et découpé en détail
l’intégralité des séquences. Jen est très précise concernant
ce dont elle a besoin mais aussi très prolifique en termes de
langage visuel étant donné son passé dans l’animation. »
LA SAGA
LITTÉRAIRE ET SON AUTEURE
DARKEST MINDS :
RÉBELLION est adapté du premier tome de la trilogie de best-sellers
pour jeunes adultes écrite par Alexandra Bracken, qui compte Les
Insoumis, Les Insoumis – Le chemin de la vérité et Les
Insoumis – Dénouement.
Jennifer Nelson
avait une vision très précise de ce qui fait le cœur du livre.
« C’est tout simplement une bonne histoire, observe-t-elle.
Ce n’est pas pour rien que cette série de livres a de si nombreux
fans. Ils s’identifient aux personnages, le message et le concept
leur parlent. C’est l’enthousiasme de ces fans qui m’a motivé
pour travailler sur ce projet. J’ai lu beaucoup de scénarios
originaux qui étaient tous très bien, mais cette histoire avait
quelque chose de plus, quelque chose de vraiment profond. »
L’auteure
Alexandra Bracken s’est essayée au métier d’actrice pour la
première fois lors d’une scène avec Skylan Brooks, qui incarne
Chubs. « Heureusement, nous avions répété, plaisante-t-elle,
parce que sinon j’aurais juste été paralysée ! Je ne pense
pas être faite pour être une grande actrice… mais je crois ne pas
m’en être trop mal tirée pour ce que j’ai joué ! »
En se remémorant
ses moments sur le plateau, Alexandra Bracken remarque : « Ce
qu’il y a de vraiment fantastique avec la visite du plateau, c’est
qu’elle m’a fait prendre conscience de la réalité du travail
d’adaptation. C’est le produit de l’imagination et du
savoir-faire de tellement de personnes qui s’y sont consacrées
corps et âme... Et tous ces acteurs ont peaufiné les dynamiques des
relations entre les personnages, ce qui était aussi très
intéressant à voir. Maintenant, c’est un projet de groupe !
Tout le monde a eu l’occasion de partager un peu de soi sur ce
projet et je trouve cela formidable. »
TALENTS
AFFIRMÉS
POUR
POUVOIRS EXTRAORDINAIRES
Shawn Levy
déclare : « La diversité du casting de ce film est
essentielle. Jennifer voulait qu’il soit composé d’acteurs
capables d’interprétations authentiques et qui ne soient pas des
caricatures prévisibles. Elle cherchait un casting varié,
représentatif de la diversité de ce pays. Et je trouve que c’est
un élément crucial et sensationnel pour un film qui évoque et
défend la différence. »
Le producteur
poursuit : « Ruby est réellement celle qui prend les
décisions dans cette histoire. Elle est dans presque tous les plans
et j’avoue connaître Amandla Stenberg depuis plusieurs
années puisqu’elle est allée dans la même école que mes filles
aînées. Je l’avais déjà vue jouer dans des pièces de théâtre
scolaires. Même lorsqu’elle n’avait que quatorze ans, il était
évident que cette jeune fille avait quelque chose de spécial. Elle
est non seulement capable de s’imposer sur scène comme à l’écran,
comme lorsqu’elle a joué Rue dans HUNGER GAMES, mais je l’ai
trouvé tout aussi incroyable quand je l’ai vu chanter « Beauty
School Dropout » dans « Grease ». »
« Elle a une
façon très profonde de penser et de ressentir, ajoute Shawn Levy.
Elle correspondait parfaitement à ce que nous recherchions, elle
avait cette intensité, cette capacité à laisser affleurer
énormément de choses sans jamais se dévoiler complètement – on
ne peut pas lire en elle comme dans un livre ouvert, et c’est
essentiel pour ce film. Amandla a un côté énigmatique. Elle
possède une redoutable intelligence et une puissance qui font d’elle
la personne idéale pour incarner Ruby. »
« Ruby est un
personnage fort, observe Amandla Stenberg. C’est aussi quelqu’un
de très introverti dans le livre. Pour la porter à l’écran, il a
fallu songer au moyen de montrer toutes les facettes de sa
personnalité, puisqu’avec le film, on ne peut pas savoir ce qui se
passe dans sa tête de la même manière qu’en lisant le livre. Je
la trouve passionnée. Elle sait s’imposer sans se laisser
démonter, elle sait ce qu’elle veut. C’est ce que j’aime chez
elle. Mais elle est aussi réfléchie et secrète. Nous nous
ressemblons beaucoup. »
Amandla Stenberg
se remémore ce qui l’a attirée dans ce projet : « L’histoire
et le message qu’elle porte ont immédiatement retenu mon
attention. Je trouve que l’on peut établir un vrai parallèle
entre l’intrigue et le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.
»
Harris
Dickinson, qui incarne Liam, était lui aussi très
heureux de rejoindre le projet : « Ce que j’aime vraiment dans ce
scénario, c’est qu’il est très ancré dans la réalité et nous
ramène à des choses essentielles : l’amitié, la famille,
l’entraide et la force de se battre pour ce en quoi l’on croit. »
Shawn Levy
explique plus en détails : « Le personnage de Liam a organisé une
révolte et est maintenant en fuite. Il se montre très protecteur
envers Zu, la petite fille qui s’est échappée avec lui. Nous
avions besoin de quelqu’un de puissant, avec une vraie présence
physique, qui puisse réellement donner vie à cette histoire d’amour
puisque l’aspect romantique est essentiel dans cette histoire. Et
la relation entre Ruby et Liam se construit doucement mais sûrement.
»
Le producteur
continue : « Tout le film porte sur la recherche de ce refuge où
les enfants évadés sont supposés vivre en toute liberté. Le
personnage de Clancy, joué par Patrick Gibson, tient
un rôle essentiel en tant que dirigeant de cette communauté
utopique qui tient de Sa Majesté des Mouches et des films LE
LABYRINTHE, où la population n’est composée que d’enfants. Il
accomplit sa tâche en faisant respecter l’ordre, avec bonté et un
charisme évident apporté par Patrick. Il se pourrait même qu’un
chassé-croisé amoureux naisse entre Clancy, Ruby et Liam. Le public
doit se demander duquel Ruby se rapprochera. En plus du fait qu’ils
sont séduisants, Harris et Patrick ont tous les deux un côté
captivant, fascinant, ce qui rend le triangle amoureux vraiment
intéressant. »
Au fil de leur
recherche du refuge des enfants évadés, Ruby et Liam feront équipe
avec deux autres personnages : Zu, jouée par Miya
Cech, et Chubs, interprété par Skylan Brooks.
Shawn Levy
explique : « Zu est une petite fille de 10 ans et Miya a été
une révélation pour incarner le rôle. Malgré son très jeune âge,
elle est déjà une grande actrice, ce qui est extrêmement rare.
Quand Miya a passé l’audition, son visage était
extraordinairement expressif. Pendant à peu près 95 % du film, son
personnage ne parle pas. Il fallait donc quelqu’un capable de faire
passer une émotion sans un mot, ce qui est très difficile. Et Miya,
qui est incroyablement professionnelle pour son âge, apporte une
remarquable intensité, presque douloureuse, au personnage de Zu qui,
comme on l’apprend au cours du film, a connu des épreuves
traumatisantes qu’une fillette de son âge ne devrait jamais avoir
à traverser. »
Miya Cech
déclare : « Après avoir lu l’histoire, j’ai pu en
quelque sorte m’identifier à elle, j’ai trouvé qu’elle était
très expressive, un peu comme moi. »
Shawn Levy
ajoute : « On s’attache vraiment à Zu. On comprend
facilement pourquoi Liam est tellement protecteur vis-à-vis d’elle,
à la manière d’un grand frère adoptif. »
L’autre
compagnon de voyage, Chubs, amène une dynamique intéressante au
groupe. Shawn Levy explique : « Comme les autres
protagonistes, Chubs a une vraie épaisseur et une belle
authenticité, mais il apporte en plus une certaine légèreté. Il
dit les choses telles qu’elles sont, sans détour. Par exemple,
quand il voit qu’il commence à se passer quelque chose entre Ruby
et Liam, il se met à en parler très librement, même si cela les
gêne un peu. »
Le producteur
poursuit : « Je pense que nous avons besoin de cette
légèreté dans un monde – et dans un film – qui porte des
thèmes aussi intenses et comporte des moments extrêmement forts. En
tant que spectateur, je suis reconnaissant qu’il y ait cette espèce
de respiration qu’apporte l’humour pour décompresser un peu. Ce
n’est pas un humour loufoque ou pesant, mais léger plein d’esprit.
Le ton du personnage de Chubs apporte vraiment cet aspect comique et
optimiste au milieu de cette étrange famille alors qu’elle tente
de tracer son chemin à travers le paysage. »
« Les films
que je préfère sont ceux où l’humour naît non pas de situations
comiques ou de blagues préparées, mais des interactions, des
conflits et la gêne des personnages, parce que ce malaise peut être
très drôle. »
Deux personnages
féminins très différents viennent compléter le casting :
Cate, une femme médecin qui tente d’aider Ruby, et Lady Jane, une
chasseuse de primes qui traque les enfants.
« J’ai su
très tôt que je voulais Mandy Moore pour jouer Cate,
se souvient Shawn Levy. Il nous fallait quelqu’un chez qui l’on
perçoive instantanément à la fois la puissance et la bonté.
C’était pile ce dont on avait besoin pour le personnage de Cate.
Mandy incarne ce mélange au premier regard, elle est parfaite. »
Le producteur
note : « Lady Jane est une chasseuse de primes et
honnêtement, l’idée d’engager Gwendoline Christie a
émergé très rapidement. Que ce soit dans « Game of Thrones »
ou STAR WARS : LE RÉVEIL DE LA FORCE, Gwendoline a un physique,
une présence imposante à la fois unique et formidable, mais elle a
aussi un large registre de jeu. »
Shawn Levy
poursuit : « Lady Jane est une espèce de
guerrière-chasseuse de primes qui parcourt inlassablement les routes
à la poursuite des enfants évadés, cherchant à les piéger pour
en tirer de l’argent. Il fallait qu’elle soit effrayante, mais
nous ne voulions pas qu’elle le soit dans le sens conventionnel,
nous voulions une sensation de danger et de menace différente. Et
quoi que Gwendoline Christie fasse, elle est toujours captivante. »
Ravie à l’idée
de signer pour le projet, Gwendoline Christie explique : « Dès
la première lecture du scénario, j’ai senti qu’il faisait écho
à notre monde actuel, à notre situation politique, profondément
inquiétante, notamment sur le sujet des réfugiés qui concerne le
monde entier. Je pense qu’en termes de médias, nous commençons –
tout du moins je l’espère – à nous rapprocher davantage des
humains qui semblent différents de nous, et que nous nous rendons de
plus en plus compte que ces différences ne sont pas si grandes au
final. Nous réalisons aussi, je crois, qu’il y a en chacun de nous
cette humanité, ce besoin de réconfort, de sécurité, de liberté
et bien évidemment, d’amour. »
L’actrice
ajoute : « Pour moi, Lady Jane est confrontée à un
dilemme moral très intéressant. Elle est d’origine anglaise mais
se retrouve coincée aux États-Unis suite à la fermeture de toutes
les frontières en raison de la maladie. Elle pense que si elle
parvient à retrouver ceux qu’elle traque et à obtenir assez
d’argent, elle pourra rentrer chez elle. Mais bien sûr, ce sera
aux dépens de ces enfants. »
Dan Levine
conclue : « Lady Jane est un très bon personnage dans les
livres, et je pense que le public va l’adorer dans le film. »
BLEU,
VERT, OR, ORANGE et ROUGE
Des centaines
d’enfants habillés en blouses bleues, ors et vertes s’élancent
dans une ruelle sombre faiblement éclairée par des projecteurs
menaçants dont la lumière se réverbère sur les enfants. Les
alarmes déchirent le silence de la nuit, alertant et rassemblant les
soldats, qui se lancent à la poursuite des enfants. Ils parviennent
à les acculer contre une clôture électrique de sécurité. Alors
que la neige tombe et que les ténèbres encerclent Zu et Liam, ce
dernier fait appel à ses pouvoirs Psi et parvient à abattre la
barrière.
Pendant tout ce
temps, Ruby les observe, tétanisée d’horreur, à travers ce qui
se révèle être un flashback. Sa vision révèle la gravité de la
situation de ces enfants. Ils font partie de ces rares 2 % à avoir
survécu à la maladie qui a décimé environ 90% de la jeunesse aux
États-Unis, et les autorités les ont déclarés dangereux pour la
société.
Grâce au travail
du coordinateur des cascades Jack Gill et du superviseur des effets
spéciaux Michael Lantieri, la tension, la peur et l’émotion sont
parfaitement illustrées dans cette scène.
Les cinéastes ont
d’abord dû définir une vision très précise du pouvoir de chaque
enfant afin de pouvoir articuler les cascades et les effets spéciaux
autour de ses manifestations.
Dan Levine
explique : « Nous avons créé les pouvoirs en pensant à
l’aspect psychologique, à ce qui se passerait si on les avait.
Nous voulions donner l’impression que ces pouvoirs sortaient
littéralement des enfants et qu’ils ne savaient pas trop comment
les contrôler. Nous voulions montrer à quoi cela ressemblerait
si soudain, à un certain âge, on développait ces pouvoirs sans
pouvoir les maîtriser, à quel point ce serait effrayant pour ces
jeunes enfants. »
Le producteur
précise : « Certaines couleurs sont plus dangereuses que
d’autres. C’est un concept très facile à relier à la société
d’aujourd’hui et à ses préjugés. C’est un autre des aspects
du livre qui trouvera un écho chez les spectateurs : les
personnes qui ont été traitées injustement peuvent s’identifier
aux enfants du livre, victimes de ségrégation, séparés et
catégorisés par couleur selon leurs capacités. Le message de
ce film c’est qu’au final, ce que les gens perçoivent comme un
handicap ou une différence est en fait une force. »
Dans la
classification, la couleur orange est celle des enfants qui
ont développé des facultés télépathiques. Ruby (Amandla
Stenberg) appartient à cette catégorie puisqu’elle a le pouvoir
de lire dans les esprits, d’influencer les actes des gens et leurs
sentiments ainsi que d’altérer ou d’effacer leur mémoire.
Clancy Gray
(Patrick Gibson) est lui aussi classé comme orange en raison de ses
pouvoirs télépathiques.
L’or est
la couleur de ceux ayant développé des pouvoirs électrokinétiques.
Zu (Miya Cech) est une Or : elle a le pouvoir de créer et de
contrôler l’électricité. Cette catégorie est considérée comme
une des plus dangereuses.
Le vert
correspond aux individus ayant développé des pouvoirs mentaux et
intellectuels améliorés. Bien que dans les livres, Chubs (Skylan
Brooks) appartienne à la catégorie bleue, les cinéastes ont décidé
d’en faire un Vert afin que les quatre catégories soient
représentées dans le groupe. Dans le film, Chubs développe une
capacité intellectuelle accrue et peut résoudre des problèmes
incroyablement complexes ; il a aussi une mémoire
photographique supérieure.
Le bleu est
la couleur de ceux qui ont développé des pouvoirs de télékinésie.
On y retrouve Liam (Harris Dickinson), qui a le pouvoir de déplacer
des objets par la pensée.
Le rouge
représente ceux qui ont des pouvoirs de pyrokinésie. Ce sont les
individus capables de créer et de manipuler le feu. En conséquence,
ils ont des capacités destructrices phénoménales et sont
considérés non seulement parmi les plus dangereux des Psi… mais
aussi comme ceux représentant le plus gros défi pour le
coordinateur des cascades Jack Gill.
CASCADES
ET ACTION
La réalisatrice
Jennifer Nelson et le coordinateur des cascades Jack Gill ont
travaillé ensemble pour porter les pouvoirs Psi à l’écran.
« Jen
s’adapte vraiment très vite et c’est génial, affirme Jack Gill.
Elle ne demande qu’à apprendre et assimile instantanément toutes
les données. Elle avait soif de savoir et posait plein de
questions : quels sont les paramètres ? Qu’est-ce qu’on
peut faire dans cette situation ? Comment peut-on le
concrétiser ? C’est vraiment précieux d’avoir quelqu’un
qui cherche à apprendre parce que cela engendre une véritable
collaboration, et que l’apport de chacun est précieux quand on
cherche à atteindre l’exceptionnel ! »
Jack Gill
poursuit : « Jen sait exactement ce qu’elle veut. Et
pour chaque question que vous lui posez, elle a une réponse
réfléchie. Cela nous orientait tout de suite sur la bonne voie. »
Le coordinateur
des cascades explique : « Pour les Rouges, nous avons
utilisé de véritables lance-flammes. Ils sont un peu dans la veine
de ceux de la Seconde Guerre mondiale : du comburant sous
pression est expulsé à grande vitesse, ce qui donne une portée
d’environ 25 mètres. Dans le film, on voit les Rouges cracher ces
flammes, alors qu’en réalité il y a une zone de sécurité d’un
mètre cinquante entre la bouche de l’acteur et l’origine réelle
des flammes. Au-delà, le feu détruit tout sur son passage. »
En ce qui concerne
les séquences de cascade, Jack Gill explique : « L’idée
générale, c’est que même si ces jeunes sont dans une sorte de
monde apocalyptique, ils ne considèrent pas que ce soit la fin du
monde pour eux. Nous voulions qu’il reste de l’espoir. Il fallait
que les spectateurs comprennent que les personnages se battent pour
tenter d’améliorer les choses. Du coup, dans les séquences
d’action, nous faisons tout pour montrer au public ce que les
personnages parviennent à bâtir au fil de leur histoire. Ils
apprennent beaucoup de choses : quels sont leurs pouvoirs,
comment les contrôler… Ils évoluent sans cesse. »
« Nous nous
sommes efforcés de structurer l’action de manière à ce que le
plus spectaculaire n’arrive pas dès le début du film. Un peu
comme une partition, on agence les pouvoirs et les actions en rythme
pour qu’ils atteignent leur paroxysme au troisième acte. C’est
une sorte de voyage pour le public puisque c’est à travers leurs
rencontres que les personnages se construisent et découvrent ce dont
eux-mêmes et les autres sont capables. »
Le coordinateur
des cascades poursuit : « Ils sont tous un peu sur leurs
gardes parce qu’ils craignent d’être dénoncés par l’un ou
l’autre de ceux qu’ils croisent. Ils apprennent à se faire
confiance, mais ce n’est pas simple. Une fois que cette confiance
est établie, ils peuvent s’ouvrir et s’entraider, œuvrer
ensemble à leur objectif final. Mais ils sont sans cesse poursuivis
par leurs ennemis et ne savent jamais vraiment à qui ils peuvent se
fier et à quel camp chacun appartient. »
Le coordinateur
des cascades explique : « L’un des plus grands défis
que nous ayons eu à relever a été la séquence de fin : dans
le troisième acte, on a vraiment beaucoup de personnages qui
contrôlent le feu. Ils crachent des flammes à 20 mètres, du coup
on a utilisé de véritables lance-flammes que l’on porte sur le
dos, il a donc fallu répéter beaucoup et longtemps. La complexité
de cette séquence a nécessité deux mois de répétitions avant de
pouvoir être tournée. »
Jack Gill a
rassemblé les meilleurs des meilleurs pour l’aider sur les
séquences particulières et tout-terrain : son frère Andy
Gill, coordinateur des cascades chevronné, ainsi que Gary Hymes, ami
de longue date et lui aussi coordinateur cascades très réputé.
Andy Gill
raconte : « Lorsque Gwendoline Christie a dû tourner sa
scène de poursuite en voiture, on a fait en sorte de donner
l’impression que c’est elle qui conduit. Mais en réalité, c’est
moi. Je la conduis depuis un poste de pilotage déporté situé sur
le dessus de la voiture. De là-haut, j’ai le contrôle des freins,
de la direction et de la vitesse, les commandes hydrauliques étant
reliées à la voiture. Gwendoline n’avait absolument aucun
contrôle, elle n’avait même pas de pédales dans la voiture. Elle
a dû s’asseoir et faire semblant de conduire, du coup il a fallu
beaucoup répéter pour qu’elle connaisse tous les mouvements que
je ferais de manière à ce qu’elle agisse de manière cohérente.
Jack nous expliquait à elle comme à moi ce qu’il voulait que je
fasse : soit une course entre les véhicules en se doublant sans
cesse, soit faire un virage à 180 degrés, ou encore déraper pour
finir en dehors de la route. »
Forts de
l’expérience acquise lors des tournages des films de la franchise
FAST & FURIOUS, Jack Gill et son équipe savaient qu’ils
devaient utiliser de vraies voitures sur de vraies routes. Le
coordinateur des cascades précise : « Quand la cascade
est réelle, le public accroche et se sent impliqué dans l’action.
C’est ce que nous avons fait pour tous les films FAST &
FURIOUS. »
Il explique :
« On utilise différents dispositifs pour tourner. L’un
d’entre eux s’appelle le Biscuit, c’est une plateforme mobile
équipée d’une nacelle de pilotage déportée. On peut placer le
véhicule sur cette plateforme, ce n’est alors pas l’acteur qui
conduit et cela permet de filmer autour ou à l’intérieur du
véhicule en toute liberté. »
« L’autre
dispositif que nous utilisons s’appelle le Pod. C’est une sorte
de kart que l’on pose sur le toit du van, et de là notre pilote
peut conduire le van tandis que l’acteur s’installe dans le
véhicule. On a alors l’impression que c’est vraiment lui qui
conduit. »
Gwendoline
Christie ajoute : « Du point de vue de la caméra, c’est
comme si l’on conduisait vraiment dans ces dangereuses situations,
qu’on doublait les autres véhicules ou qu’on les évitait de
justesse, mais la plupart du temps c’est un pilote de cascade dans
une nacelle fixée à la voiture qui conduit, tandis que nous,
acteurs, nous jouons. C’est assez effrayant ! »
Dan Levine
affirme : « Jack Gill et son équipe sont extraordinaires,
ils nous offrent du très grand spectacle. Je pense vraiment que ça
élève le film, c’est une chance de les avoir eus avec nous. »
LE MONDE
DE LA RÉBELLION
Russell Barnes, le
chef décorateur, explique l’approche choisie pour les décors du
film : « Nous voulions que les environnements et le film
en lui-même soient réels, tangibles et que le public s’y
retrouve. Nous voulions vraiment nous éloigner de ces films aux
environnements élégants et épurés, sortir du moule des films pour
jeunes adultes auxquels on est habitués. »
Il précise :
« Thurmond, le camp dans lequel Ruby est internée, se
caractérise par des teintes ternes et lugubres, car nous voulions
introduire une explosion de couleurs dans le monde de Ruby une fois
qu’elle en serait sortie. Ruby a été internée pendant 6 ans, et
elle finit par rencontrer un groupe de jeunes qui devient pour elle
une seconde famille. Elle ouvre grand les yeux, elle voit le monde
différemment, comme jamais elle ne l’avait vu auparavant. Nous
nous sommes vraiment concentrés sur la manière d’illustrer ce
changement, qui se traduit par une explosion de couleur. Les tons
deviennent plus vifs et on augmente le contraste alors qu’elle
découvre un monde nouveau. »
« Jennifer
voulait que l’univers du film semble chaleureux et accueillant, que
ce soit un monde qui donne envie d’y vivre, surtout lorsque Ruby
s’enfuit du camp. C’est alors un univers très libre, très
jeune, et même joyeux. Jen ne voulait pas d’une énième
représentation post-apocalyptique, froide et peu attrayante. »
La variété des
lieux de tournage disponibles à Atlanta a été un véritable atout
pour le film. « Atlanta était parfaite, reconnaît Russell
Barnes, avec une grande diversité d’extérieurs proches de la
ville. Nous avions à disposition un large panel d’environnements
allant des banlieues aux quartiers industriels, le tout avec une
petite touche post-apocalyptique. Nous disposions aussi d’un grand
espace dans les studios. »
Le directeur de la
photographie, Kramer Morgenthau, précise : « La Géorgie
est une espèce de caverne au trésor pour les décors, elle offre
beaucoup de styles différents. Elle est particulièrement
luxuriante, presque tropicale par endroit en raison des pluies
fréquentes et de la verdure. C’est comme une explosion de nature,
tout en vert, et cela comptait beaucoup pour l’esthétique que
souhaitait Jen. Elle s’est servie de l’abondance des plantes pour
illustrer l’atmosphère apocalyptique par rapport aux entrepôts
urbains en ruines. »
La géographie
d’Atlanta a beaucoup aidé à la création du campement où vivent
les enfants libres. La nature a montré le chemin. Russell Barnes
détaille : « Pour le refuge, il était impératif de
trouver un bassin de verdure entouré d’arbres, de façon à ce que
le campement donne cette impression de liberté, mais aussi de
protection en étant caché. Nous avons découvert ce lieu magnifique
qui répondait à tous nos besoins à Stone Mountain, juste à
l’extérieur d’Atlanta. On y a trouvé une nature et des forêts
luxuriantes, il y avait tout ce qu’il y fallait pour renforcer le
sentiment d’espoir de Ruby une fois qu’elle s’enfuit de
Thurmond. »
Même si le film
devait donner l’impression de se dérouler de nos jours, Russell
Barnes et Jennifer Yuh Nelson ont décidé que leurs décors devaient
être du jamais vu. Le chef décorateur raconte : « J’ai
fait quelques recherches sur les complexes militaires et les prisons,
mais nous nous sommes efforcés de créer quelque chose de
complètement unique, un environnement qui ne rappelle aucune
référence historique, donc nous avons tout construit du sol au
plafond. »
Bien qu’il
s’agisse de leur première collaboration, Russell Barnes a trouvé
que le travail avec Jennifer Nelson s’était déroulé simplement
et sans problème : « Le fait qu’elle ait un passé dans
l’animation m’a vraiment simplifié la vie. Grâce à son
expérience, elle est très rapide et très concise dans sa manière
de visualiser et de communiquer ses idées. Ses storyboards ont été
d’excellentes bases sur lesquelles démarrer pour tous les
départements, nous pouvions littéralement voir ses pensées et cela
a beaucoup contribué à créer le monde qu’elle avait imaginé. »
Shawn Levy
confirme : « DARKEST MINDS : RÉBELLION devait donner
l’impression que tout cela pourrait se produire en quelques mois à
la suite d’un événement incontrôlable. Du fait même que le film
ressemble au monde dans lequel nous vivons, cela rend tous les sujets
et les évènements que l’on y aborde plus troublants, juste parce
que cela pourrait arriver ici, pour de vrai. Même s’ils sont
dépourvus de jeunes, les paysages du film sont vraiment ceux de
notre monde, magnifiques, verdoyants et remplis d’espoir. »
Dan Levine
ajoute : « Je pense que le propos du livre est vraiment de
montrer l’espoir des gens qui triomphent des préjugés, qui
apprennent à utiliser tous leurs talents, à s’appuyer sur leurs
familles d’adoption et qui sont finalement acceptés par ceux qui
connaissent le prix à payer pour la liberté. »
Kramer Morgenthau
ajoute : « Jen est quelqu’un d’optimiste, elle voit ce
qu’il y a de positif dans l’humanité et je pense que cela
transparaît dans le film. »
Shawn Levy
conclut : « DARKEST MINDS : RÉBELLION va transporter
les spectateurs ailleurs, leur faire vivre une aventure dont ils se
souviendront. Ils vont être happés par l’action, l’inventivité,
les magnifiques décors, sans même parler des scènes de bataille et
des extraordinaires pouvoirs des enfants. Tout cela en fait un
cocktail explosif, mais je pense aussi que le public peut s’attendre
à une expérience profondément émotionnelle : ce n’est pas
seulement l’action spectaculaire qui va vous faire battre le cœur,
mais les émotions et ces personnages qui cherchent leur place dans
le monde. »
Copyright des textes des notes de production © Twentieth Century Fox France
#Darkestminds

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