Animation/Famille/Une suite immanquable !
Réalisé par Brad Bird
Avec les voix, en version originale, de Craig T. Nelson, Holly Hunter, Sarah Vowell, Brad Bird, Samuel L. Jackson, Huck Milner, John Ratzenberger, Bob Odenkirk, Catherine Keener...
Avec les voix, en version française, de Gérard Lanvin, Louane Emera, Amanda Lear, Thierry Desroses...
Long-métrage Américain
Titre original : The Incredibles 2
Durée : 01h58mn
Année de production : 2018
Distributeur : The Walt Disney Company France
Date de sortie sur les écrans américains : 15 juin 2018
Date de sortie sur nos écrans : 4 juillet 2018
Résumé : Notre famille de super-héros préférée est de retour! Cette fois c’est Hélène qui se retrouve sur le devant de la scène laissant à Bob le soin de mener à bien les mille et une missions de la vie quotidienne et de s’occuper de Violette, Flèche et de bébé Jack-Jack. C’est un changement de rythme difficile pour la famille d’autant que personne ne mesure réellement l’étendue des incroyables pouvoirs du petit dernier… Lorsqu’un nouvel ennemi fait surface, la famille et Frozone vont devoir s’allier comme jamais pour déjouer son plan machiavélique.
Bande annonce (VF)
Extrait - Jack-Jack veut des cookies (VF)
Ce que j'en ai pensé : j'ai eu la chance d'assister, le 17 juin 2018, à la très belle avant-première LES INDESTRUCTIBLES 2 au Grand Rex.
La projection de ce nouvel opus tant attendu par les fans a été précédée de petits spectacles artistiques représentant les différents membres de cette super famille.
La projection a débuté par le court-métrage BAO, des studios Pixar Animation. Réalisé par Domee Shi et produit par Becky Neiman, il s'agit une adorable métaphore sur l'amour maternel et la difficulté de voir son enfant grandir, puis quitter le nid.
Lorsque LES INDESTRUCTIBLES 2 a débuté, l'ambiance était à la bonne humeur et à l'enthousiasme dans la salle. Cela n'a pas changé du début à la fin, ce qui est révélateur de la qualité de ce second long-métrage d'animation.
Le réalisateur, Brad Bird, a eu la bonne idée de créer un parfait prolongement à la première aventure vécue par la famille Parr en 2004. Le début du second film commence donc juste à la fin du premier. Ainsi, les enfants n'ont pas grandi, malgré les 14 ans qui séparent les deux Indestructibles. Le réalisateur peut ainsi continuer à exploiter intelligemment les thématiques autour de la dynamique familiale, ce qui donne les moments les plus drôles et attachants.
Concernant l'intrigue de fond autour du méchant qu'ils doivent affronter, il y a deux aspects à voir. Le premier est le déroulement du scénario qui n'est peut-être pas aussi surprenant qu'on aurait pu le souhaiter sur cette partie. Cependant, tout y est, mais il n'est pas franchement original et casse le rythme sur les scènes de mise en place autour de ce sujet. Pourtant, il est très malin, car il fait la morale aux petits et aux grands par rapport au danger de la présence permanente des écrans des années avant l'apparition actuelle de la multiplication des smartphones, tablettes et autres objets technologiques qui accaparent notre attention. C'est très bien pensé ! Il n'empêche pas qu'il est nettement moins dynamique que les interactions entre les membres de la famille Parr ou les scènes d'action.
Ces dernières constituent l'autre aspect de l'intrigue de fond et elles sont extrêmement bien réussies. Elles sont fluides et s'intègrent parfaitement à la narration. On ne s'ennuie pas une seconde dès que l'action se met en marche. Il y a une grande inventivité à la fois dans la mise en scène, dans les décors, dans la façon de passer d'un moment à un autre, dans les enjeux... Elles sont vraiment très réussies et certains plans sont extras. On a l'impression de vivre le moment avec les personnages.
On a un grand plaisir à retrouver Bob, Hélène, Violette, Dash, Frozonne, Edna et bien sûr, le bébé Jack-Jack qui vole la vedette à tout le monde ! Ces protagonistes originaux ont plus de personnalité que les seconds rôles qui viennent servir le scénario sans se distinguer vraiment.
La qualité de l'animation est toujours irréprochable. Les émotions sont transmises, l'ensemble est coloré, chatoyant, agréable à regarder. Le travail est remarquable dans les détails et dans l'ensemble.
Brad Bird a su vraiment inscrire LES INDESTRUCTIBLES 2 dans une continuité impeccable. Il ne s'adresse pas aux tout-petits, car certaines scènes peuvent être effrayantes et l'intrigue est un peu complexe. Par contre, les enfants et leurs parents vont passer ensemble un excellent moment pour des raisons à la fois proches et différentes. C'est bien là tout le talent de ce réalisateur qui s'exprime dans son film. Oui, il faut aller voir cette suite. Si vous avez apprécié LES INDESTRUCTIBLES, ce deuxième opus est immanquable !
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Les Indestructibles 2 s'affichent sur la façade du cinéma Le Grand Rex |
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Elastigirl nous acceuille à l'entrée du cinéma |
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Arrivée de Calixte Cerise à l'avant-première |
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Des sacs de goodies nous attendaient à nos places |
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Le mur des tweets |
Puis les voix françaises des personnages sont venues nous saluer et nous partager quelques impressions sur cette suite.
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Les voix françaises. De gauche à droite: Thierry Desroses (Frozone), Louane Emera (Violette), Amanda Lear (Edna) et Gérard Lanvin (Bob) |
BAO sera présenté en avant-programme du nouveau film d'animation des Studios Pixar LES INDESTRUCTIBLES 2 dès le 4 juillet au cinéma*.
*Le court métrage BAO est proposé aux exploitants qui se réservent le droit de le diffuser avant la projection du film LES INDESTRUCTIBLES 2
Lorsque LES INDESTRUCTIBLES 2 a débuté, l'ambiance était à la bonne humeur et à l'enthousiasme dans la salle. Cela n'a pas changé du début à la fin, ce qui est révélateur de la qualité de ce second long-métrage d'animation.
Le réalisateur, Brad Bird, a eu la bonne idée de créer un parfait prolongement à la première aventure vécue par la famille Parr en 2004. Le début du second film commence donc juste à la fin du premier. Ainsi, les enfants n'ont pas grandi, malgré les 14 ans qui séparent les deux Indestructibles. Le réalisateur peut ainsi continuer à exploiter intelligemment les thématiques autour de la dynamique familiale, ce qui donne les moments les plus drôles et attachants.
Concernant l'intrigue de fond autour du méchant qu'ils doivent affronter, il y a deux aspects à voir. Le premier est le déroulement du scénario qui n'est peut-être pas aussi surprenant qu'on aurait pu le souhaiter sur cette partie. Cependant, tout y est, mais il n'est pas franchement original et casse le rythme sur les scènes de mise en place autour de ce sujet. Pourtant, il est très malin, car il fait la morale aux petits et aux grands par rapport au danger de la présence permanente des écrans des années avant l'apparition actuelle de la multiplication des smartphones, tablettes et autres objets technologiques qui accaparent notre attention. C'est très bien pensé ! Il n'empêche pas qu'il est nettement moins dynamique que les interactions entre les membres de la famille Parr ou les scènes d'action.
Ces dernières constituent l'autre aspect de l'intrigue de fond et elles sont extrêmement bien réussies. Elles sont fluides et s'intègrent parfaitement à la narration. On ne s'ennuie pas une seconde dès que l'action se met en marche. Il y a une grande inventivité à la fois dans la mise en scène, dans les décors, dans la façon de passer d'un moment à un autre, dans les enjeux... Elles sont vraiment très réussies et certains plans sont extras. On a l'impression de vivre le moment avec les personnages.
On a un grand plaisir à retrouver Bob, Hélène, Violette, Dash, Frozonne, Edna et bien sûr, le bébé Jack-Jack qui vole la vedette à tout le monde ! Ces protagonistes originaux ont plus de personnalité que les seconds rôles qui viennent servir le scénario sans se distinguer vraiment.
La qualité de l'animation est toujours irréprochable. Les émotions sont transmises, l'ensemble est coloré, chatoyant, agréable à regarder. Le travail est remarquable dans les détails et dans l'ensemble.
Brad Bird a su vraiment inscrire LES INDESTRUCTIBLES 2 dans une continuité impeccable. Il ne s'adresse pas aux tout-petits, car certaines scènes peuvent être effrayantes et l'intrigue est un peu complexe. Par contre, les enfants et leurs parents vont passer ensemble un excellent moment pour des raisons à la fois proches et différentes. C'est bien là tout le talent de ce réalisateur qui s'exprime dans son film. Oui, il faut aller voir cette suite. Si vous avez apprécié LES INDESTRUCTIBLES, ce deuxième opus est immanquable !
NOTES DE PRODUCTION
(Á ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)
L’HISTOIRE
L’histoire La Superfamille préférée
des petits et des grands est de retour ! Cette fois, Hélène
(voix de Deborah Perret) se retrouve sur le devant de la scène,
laissant à Bob (voix de Gérard Lanvin) le soin de mener à bien les
mille et une missions de la vie quotidienne et de s’occuper de
Violette (Voix de Louane Emera), Flèche (Voix de Timothé Vom Dorp)
et de bébé Jack-Jack (Voix de Mila Pointet). Le changement de
rythme est difficile pour la famille, d’autant que personne ne
mesure réellement l’étendue des incroyables pouvoirs du petit
dernier… Lorsqu’un nouvel ennemi fait surface, la famille et
Frozone (Voix de Thierry Desroses) vont devoir s’allier comme
jamais pour déjouer son plan machiavélique.
SAUVER LE MONDE... EN FAMILLE
À la fin des INDESTRUCTIBLES, Syndrome
a été vaincu grâce au petit Jack-Jack et à une cape qui a
malencontreusement provoqué l’explosion de son jet et la
destruction de la maison des Parr. La famille est sortie de
l’aventure plus soudée que jamais : Violette a gagné en
confiance tandis que Flèche a pris conscience qu’arriver en
deuxième place n’est pas si terrible que ça. Tout est pour le
mieux dans le meilleur des mondes… jusqu’à ce qu’un méchant
baptisé le Démolisseur déclare la guerre à la paix et au bonheur.
Quatorze ans plus tard nous découvrons enfin le sort réservé au
Démolisseur dans LES INDESTRUCTIBLES 2, sur les écrans français le
4 juillet 2018.
LES INDESTRUCTIBLES a été sacré
meilleur film d’animation aux Oscars et a rapporté plus de 633
millions de dollars dans le monde. Mais pour le scénariste et
réalisateur Brad Bird, le succès du film n’a rien à voir avec
les superpouvoirs des héros ou de leurs ennemis. Il déclare :
«J’ai réalisé que ce qui m’intéressait le plus dans
l’histoire, c’était la dynamique entre les personnages de la
famille Parr, et non leur identité de super-héros. Je pense que les
spectateurs se sont identifiés à eux et que c’est la raison pour
laquelle ils les ont tant plébiscités. LES INDESTRUCTIBLES et LES
INDESTRUCTIBLES 2 racontent avant tout l’histoire d’une
famille. » Depuis la sortie des INDESTRUCTIBLES en 2004, les
histoires de super-héros connaissent une popularité croissante au
cinéma et à la télévision, que ce soit à travers de grandes
franchises à succès ou via l’apparition régulière de nouveaux
héros. Brad Bird observe : «Le paysage
cinématographique et audiovisuel a beaucoup changé depuis le
premier film, mais nos héros continuent à y occuper une place à
part grâce à leurs préoccupations du quotidien tellement proches
des nôtres, comme trouver un emploi et payer le loyer. La difficulté
de conjuguer vie de famille et vie professionnelle – même
lorsqu’on possède des superpouvoirs – est universelle. »
Dans LES INDESTRUCTIBLES 2, Hélène
est chargée de mener une campagne pour redorer le blason des
super-héros. Elle laisse donc à Bob le soin de gérer la vie
quotidienne et de s’occuper de Violette, Flèche et du petit
Jack-Jack – dont la famille est sur le point de découvrir toute
l’étendue des pouvoirs. Le réalisateur savait depuis longtemps
qu’Hélène se retrouverait sur le devant de la scène dans ce
second opus. Il confie : «Je tenais à ce que ce film
soit le sien. J’étais par ailleurs curieux de voir comment Bob
allait appréhender la situation et s’en sortir avec les enfants. »
Nicole Paradis Grindle, la productrice du film, déclare :
«Bob n’est pas un mauvais père, mais au début, il a un peu trop
confiance en lui. Il s’imagine que M. Indestructible n’aura aucun
problème à faire face à la situation… Cependant, tous les
parents savent bien que les enfants ont une redoutable capacité à
vous épuiser, en particulier les tout-petits qui savent ce qu’ils
veulent et ne supportent pas la contradiction. Et Jack-Jack ne fait
pas exception à la règle… à ceci près que lorsqu’il se met en
colère, il prend feu ! »
LES INDESTRUCTIBLES 2 met en scène un
nouveau méchant doté d’un plan machiavélique qui menace le monde
entier. Le producteur John Walker raconte : «Ce nouvel
ennemi est différent car il est capable de manipuler les gens à
distance, ce qui ne facilite pas la tâche d’Hélène. Et si elle
ne parvient pas à l’arrêter, sa mission, qui consiste à faire
sortir tous les super-héros de l’ombre, échouera. L’enjeu est
donc de taille. » Ted Mathot, le superviseur de l’histoire,
souligne : «L’histoire d’Hélène est pleine de
contrastes : les Supers sont illégaux, donc pour faire
changer la loi, elle doit l’enfreindre. Et pour sauver sa famille,
elle doit la quitter. » Pour ce deuxième opus, l’équipe a
mis un point d’honneur à trouver l’équilibre entre aventure et
vie de famille ordinaire. Brad Bird déclare : «Nous
nous sommes efforcés de faire cohabiter le banal et le fantastique.
L’un ne va pas sans l’autre : dès qu’un personnage se
consacre à l’un de ces deux aspects de sa vie, l’autre le
rattrape. Par exemple, Hélène n’hésite pas à répondre au
téléphone alors qu’elle est en train de se battre contre des
méchants pour aider son fils à trouver ses chaussures, tandis que
Violette a recours à son pouvoir d’invisibilité parce qu’elle
se sent humiliée.
Face à ce genre de situations, les
spectateurs ne peuvent s’empêcher de s’identifier aux
personnages : s’ils le pouvaient, ils feraient la même
chose. » La dualité de la vie des Parr se retrouve jusque dans
le montage. Le chef monteur Stephen Schaffer explique : «On
intercale constamment des scènes de la mission d’Hélène et des
plans de ce qui se passe à la maison. La combinaison des deux donne
de l’élan et est très amusante à voir ! » Dans la
version originale, Holly Hunter et Craig T. Nelson prêtent à
nouveau leurs voix à Hélène et Bob Parr, qui ont toujours autant
de mal à concilier leurs responsabilités de parents et de
super-héros, tandis que Sarah Vowell double pour la deuxième fois
Violette, la reine du sarcasme. Huck Milner rejoint la distribution
pour donner la parole à Flèche, 10 ans. Samuel L. Jackson reprend
quant à lui le rôle de Lucius Best, alias Frozone.
LES INDESTRUCTIBLES 2 rassemble
également les voix de Brad Bird dans le rôle de la créatrice de
mode visionnaire Edna «E » Mode, Bob Odenkirk dans
celui de Winston Deavor, homme d’affaires avisé et fan de
super-héros, Catherine Keener dans le rôle de l’ingénieuse
Evelyn Deavor, Jonathan Banks dans celui de Rick Dicker, Sophia Bush
dans le rôle de l’aspirante super-héroïne Vortex, et Isabella
Rossellini dans celui d’une influente ambassadrice défenseuse des
super-héros.
Dans la version française, Deborah
Perret prête à nouveau sa voix à Hélène Parr et Gérard Lanvin,
un des plus célèbres acteurs français, a parfaitement su se
glisser dans le rôle de Bob Parr, alias Mr Indestructible. En plus
de quarante ans de carrière, cet homme au charisme unique a su
trouver une place à part dans le cœur du public en jouant dans plus
d’une soixantaine de films dont LE GOÛT DES AUTRES et LE FILS
PRÉFÉRÉ qui lui ont valu chacun le César du Meilleur comédien ou
encore TIR GROUPÉ, UNE ÉTRANGE AFFAIRE, MESRINE : L’ENNEMI
PUBLIC N°1, LE CHOIX DES ARMES, LES LYONNAIS, AMITIÉS SINCÈRES,
LES SPÉCIALISTES ou encore IL Y A DES JOURS… ET DES LUNES pour
n’en citer que quelques-uns.
Louane Emera - Chanteuse, musicienne et
comédienne de talent - prête sa voix à Violette, l’aînée des
enfants Parr, une adolescente douée entre autre du pouvoir
d’invisibilité. Depuis 2015 Louane enchaine les succès et
récompenses tant à la musique qu’au cinéma. Son nouvel album
«Louane » s’est déjà écoulé à près de 400.000
exemplaires et elle est en tournée jusqu’à la fin de l’année
dans les Zéniths de France et en Belgique, Allemagne, Suisse …
Au cinéma elle sera le 27 juin à
l’affiche du premier film de Léa Fredeval «LES AFFAMÉS ».
Amanda Lear redonne sa voix et son phrasé unique à Edna Mode,
styliste et créatrice de talent au caractère bien trempé. Icône
de la mode, actrice, animatrice de télévision et chanteuse, Amanda
Lear a sorti plus de 18 albums vendus à des dizaines de millions
d’exemplaires, du disco à ses reprises des classiques d’Elvis,
en passant par la dance, la pop et les ballades, et a joué dans une
vingtaine de films et séries. Star internationale, égérie de
Salvador Dali, devenue chanteuse sur les conseils de David Bowie,
elle s’est récemment tournée vers le théâtre où elle rencontre
un véritable succès.
Capable de geler ses ennemis, Frozone
doit sa voix française à l’acteur et réalisateur Thierry
Desroses. Il a joué dans plus d’une vingtaine de pièces de
théâtre et autant de films dont UNE POUR TOUTES, ANTILLES SUR
SEINE, LA MAISON DU BONHEUR ou LES ENFANTS DE TIMPELBACH. Il est bien
connu pour les séries «Les Secrets du volcan », «Femmes
de loi », et les rôles du lieutenant Alain Porret dans «PJ »
et du professeur Volget dans «La Cour des grands ». Il
possède une grande expérience dans le doublage et est entre autres
la voix française officielle de Samuel L. Jackson, qui interprète
Frozone dans la version originale.
LES INDESTRUCTIBLES 2 est écrit et
réalisé par Brad Bird (LE GÉANT DE FER, LES INDESTRUCTIBLES,
RATATOUILLE) et produit par John Walker (LES INDESTRUCTIBLES, À LA
POURSUITE DE DEMAIN) et Nicole Paradis Grindle ( «Sanjay’s
Super Team », productrice associée de TOY STORY 3). La
production exécutive du film est assurée par John Lasseter.
Découvert par le grand public grâce à son travail sur LES
INDESTRUCTIBLES, le compositeur oscarisé Michael Giacchino (LÀ-HAUT,
À LA POURSUITE DE DEMAIN) renoue avec l’univers de la franchise et
signe la musique originale du film.
DERRIÈRE LE MASQUE : LES PERSONNAGES
Brad Bird, le scénariste et
réalisateur du film, a puisé l’inspiration dans sa propre vie
pour créer les personnages originaux des INDESTRUCTIBLES. Il
explique : «Les pouvoirs des personnages sont inspirés
de leur rôle au sein de la famille et de leur situation à ce moment
précis de leur vie. Nous avons ainsi joué sur les archétypes
traditionnels de la solide figure paternelle et de la mère
multitâche, mais au final, je pense que la plupart d’entre nous
peuvent dans une certaine mesure s’identifier à tous les
personnages. Nous nous sommes tous un jour retrouvés dans la peau
d’un enfant de 10 ans impatient ou d’une adolescente peu sûre
d’elle. Nous avons tous connu la sensation d’avoir trop de
responsabilités à assumer à la maison et au travail ou à l’école,
et eu l’impression d’être tiraillés de toutes parts. »
Brad Bird, le scénariste et
réalisateur du film, a puisé l’inspiration dans sa propre vie
pour créer les personnages originaux des INDESTRUCTIBLES. Il
explique : «Les pouvoirs des personnages sont inspirés
de leur rôle au sein de la famille et de leur situation à ce moment
précis de leur vie. Nous avons ainsi joué sur les archétypes
traditionnels de la solide figure paternelle et de la mère
multitâche, mais au final, je pense que la plupart d’entre nous
peuvent dans une certaine mesure s’identifier à tous les
personnages. Nous nous sommes tous un jour retrouvés dans la peau
d’un enfant de 10 ans impatient ou d’une adolescente peu sûre
d’elle. Nous avons tous connu la sensation d’avoir trop de
responsabilités à assumer à la maison et au travail ou à l’école,
et eu l’impression d’être tiraillés de toutes parts. »
Dans LES INDESTRUCTIBLES 2, la famille
Parr tient une fois de plus un rôle central. Le chef animateur Tony
Fucile, qui a participé à la création des personnages originaux,
commente : «Bien qu’Hélène soit sur le devant de la
scène dans ce film et que Bob l’ait été dans LES
INDESTRUCTIBLES, je pense que c’est la famille tout entière qui
tient le premier rôle des films. »
LES INDESTRUCTIBLES a été le premier
film Pixar entièrement peuplé d’humains. Mais Brad Bird, qui a
imaginé le design des personnages avec Tony Fucile, Teddy Newton et
Lou Romano, ne voulait pas qu’ils aient l’air «trop
» humain. Le réalisateur explique : «Nous avons fait
en sorte de simplifier les personnages et de les rendre graphiques.
Ainsi, plus on s’éloigne du centre du visage d’un personnage,
moins il y a de détails. » Même si le cinéaste était
satisfait du résultat final, la technologie de l’époque
présentait un certain nombre de limites. Matt Nolte, le directeur
artistique en charge des personnages, confie que les avancées
technologiques réalisées au cours des 14 dernières années ont
grandement facilité le travail de son équipe. «Nous avons
repris les dessins originaux et utilisé la technologie qui est
aujourd’hui à notre disposition pour créer les personnages tels
que nous les avions imaginés à l’époque. »
Mark Piretti, responsable de la
modélisation et de l’articulation des personnages, explique
: «Nos équipes sont revenues aux maquettes d’argile
sculptées par Kent Melton pour le premier film. Nous avons traqué
tous les petits détails qui à l’époque, n’avaient pas pu être
intégrés aux modèles numériques des personnages. Nous avons aussi
ressorti les premiers dessins des archives pour nourrir au maximum
notre inspiration. Au final, nous avons pu aboutir à des designs qui
semblent à la fois inédits et familiers. »
Rick Sayre, superviseur technique,
ajoute : «Les yeux des personnages sont cette fois
directement inspirés des yeux humains. C’est une avancée
technologique subtile qui ajoute une lueur, un miroitement à leur
regard, qui devient alors bien plus vivant et authentique. »
Bien sûr, étant des Supers, tous ces
personnages sont doués de capacités extraordinaires qui peuvent
aller jusqu’à défier les lois de la physique. Ces pouvoirs ont
été méticuleusement développés par les créateurs du film pour
correspondre et même définir chacun des personnages, à la fois
dans son rôle de Super et au sein de sa famille. Cependant, les
cinéastes ne voulaient pas pour autant qu’ils paraissent
réellement indestructibles. Tony Fucile précise : «Nous
voulions que le public puisse percevoir leur vulnérabilité. On doit
se faire du souci pour eux, même s’ils ont des superpouvoirs. Il a
fallu trouver l’équilibre entre leur nature de Supers et leur
nature de mortels. »
La directrice de production Sabine Koch
O’Sullivan explique : «Je suis tombée sous le charme
des personnages en travaillant sur le premier film, mais les choses
ont bien évolué depuis. À l’époque, j’étais une jeune femme
célibataire qui travaillait tout le temps. Les personnages me
touchaient, je retrouvais en Hélène ma propre mère. Aujourd’hui,
je suis mariée et j’ai deux enfants, et c’est moi que je vois en
elle ! Ces personnages nous représentent tous, qui que nous
soyons. Nous avons réussi quelque chose de très spécial – pour
le premier film comme pour celui-ci. »
LES INDESTRUCTIBLES 2 marque le retour
sur grand écran de la famille de super-héros qui a conquis le cœur
des spectateurs en 2004, ainsi que de leurs acolytes Lucius Best
(alias Frozone) et Edna «E » Mode. Le film introduit
également plusieurs nouveaux venus, dont un bienfaiteur milliardaire
et des aspirants Supers, qui forment une galerie de personnages
éclectiques.
HÉLÈNE PARR, plus connue dans le
monde des Supers sous le nom d’Elastigirl, pensait avoir
définitivement raccroché son costume pour élever sa famille avec
Bob, son mari, laissant derrière elle sa carrière de super-héroïne.
Mais lorsqu’elle est contactée pour mener la campagne de
réhabilitation des Supers, elle affûte à nouveau ses pouvoirs pour
résoudre les mystères les plus complexes… et réalise qu’elle
n’est pas si rouillée que ça.
Brad Bird déclare : «Nous
avons choisi de traiter le fait d’être un Super comme une
vocation, si bien que lorsque le gouvernement met un terme au
programme de protection des super-héros qui leur fournissait une
maison et des emplois, Hélène et Bob sont confrontés à un dilemme
des plus réalistes : que vont-ils bien pouvoir faire ?
Comment vont-ils payer les factures et subvenir aux besoins de leur
famille ? Leurs préoccupations sont les mêmes que les
nôtres. »
Par chance, une opportunité se
présente à eux. Les frères et sœurs Winston et Evelyn Deavor, qui
sont d’immenses fans des Supers, lancent une campagne afin
d’améliorer leur image auprès du public et de leur redonner la
place qui leur est due. Le producteur John Walker raconte :
«Evelyn réalise une analyse coût-bénéfice dont les
résultats prouvent qu’Hélène tend à résoudre les crimes en
causant beaucoup moins de dégâts collatéraux que Bob. C’est la
raison pour laquelle ils lui confient la mission. »
La productrice Nicole Paradis Grindle
ajoute : «Pendant des années, Hélène a assumé les
responsabilités domestiques pendant que Bob travaillait à
l’extérieur. Pourtant, elle a toujours été très douée dans son
rôle d’héroïne, même si elle l’a un peu oublié au fil du
temps. Elle est donc très enthousiaste à l’idée de reprendre du
service pour avoir un impact positif sur le monde. »
Pour aider Helène dans sa mission de
promotion, les Deavor lui fournissent un tout nouveau véhicule :
l’Elasticycle. Vraiment spécial, il a été conçu exclusivement
pour elle : cette moto high-tech est modulable afin de
s’adapter aux changements de forme d’Elastigirl. Les cinéastes
ont consulté un cascadeur afin de s’assurer que la position et
toute l’action d’Elastigirl sur la moto seraient les plus
authentiques possible. Le chef animateur Alan Barillaro se souvient
: «Nous avons étudié de très nombreuses vidéos de
motos pour étudier le comportement de ce type de véhicule. Il
fallait entre autre comprendre comment faire passer à l’image la
notion d’équilibre et la façon dont Elastigirl déplace son poids
quand elle est juchée dessus. »
Les équipes ont également passé
beaucoup de temps pour parvenir à une maîtrise totale du
superpouvoir d’élasticité du personnage. Le chef animateur Dave
Mullins, qui avait supervisé Elastigirl dans LES INDESTRUCTIBLES,
est de retour sur LES INDESTRUCTIBLES 2. Il note : «Nous
avons pu faire des choses qui étaient encore impossibles sur le
premier film. Quand j’ai animé Elastigirl la première fois,
j’avais défini mon propre cahier des charges, mes propres règles.
Sur le deuxième, nous avons pu les appliquer et nous en servir comme
base pour encore améliorer les choses. »
Dave Mullins explique : «Le
rig d’animation d’Hélène est capable de s’étirer, mais nous
avons créé un second rig qui ajoute plein de fioritures à partir
du rig créé pour Hank dans LE MONDE DE DORY – et qui a également
été utilisé pour la langue de Dante dans COCO. » Le chef
animateur voulait s’assurer que les animateurs comprennent
parfaitement comment incorporer les étirements d’Elastigirl, il a
donc placé des élastiques sur leurs bureaux comme référence. Il
précise : «Quand elle s’étire, elle est exactement
comme un élastique. Plus elle s’étend, moins elle a de force. »
C’était très tentant de la faire s’étirer simplement parce que
c’était possible, mais Dave Mullins précise : «Elle
ne le fait pas gratuitement, elle ne s’étire pas à moins d’en
avoir besoin. Et quel que soit le degré d’étirement de son corps
ou de ses membres, sa tête et son visage restent inchangés. »
C’est aussi le cas de ses cheveux.
«La chevelure d’Hélène défie la gravité, explique Tiffany
Erickson Klohn, superviseuse de la simulation. Elle est graphique et
très cool. Mais quand Elastigirl est sur le toit d’un train à 250
km/h et que le vent souffle dans ses cheveux, c’est un challenge de
préserver son style habituel ! » Un nouveau système
de génération des cheveux et un pipeline dédié ont été mis en
place pour répondre aux besoins de la création de cette chevelure
et de la simulation.
C’est Holly Hunter qui prête à
nouveau sa voix à Hélène Parr/Elastigirl dans la version
originale. Elle explique : «Hélène fait preuve d’une
audace incroyable dans son rôle de Super. Mais quand il s’agit de
ses enfants, elle a un très fort instinct de protection. Elle est
animée par le désir de sauver ses semblables et de veiller sur les
siens, et c’est un sentiment magnifique, surtout dans le monde
aujourd’hui. »
Le chef animateur Tony Fucile commente
: «Holly Hunter apporte beaucoup au personnage. Elle a
une voix particulière, énergique, résolue et pleine d’esprit, et
cela a influencé la manière dont bouge Hélène Parr. »
La personnalité d’Hélène, une
femme tenace, courageuse et intelligente, a joué un rôle dans la
manière dont les cinéastes ont tourné ses scènes d’action.
Mahyar Abousaeedi, directeur de la photographie en charge de la
caméra, explique : «Nous voulions faire passer l’idée
qu’Hélène est une stratège, elle a toujours une longueur
d’avance. Elle tourne tout ce qui l’environne à son avantage, ce
qui n’est pas le cas de Bob. Elle est proactive, et c’est quelque
chose que j’aime beaucoup chez elle. »
Holly Hunter raconte :
«Le processus d’enregistrement a été très joyeux. Brad Bird
jouait les autres personnages, et j’aime beaucoup son sens de
l’humour. C’est quelqu’un qui adore jouer, dans tous les sens
du terme ! »
BOB PARR n’est jamais plus heureux
que dans son costume de M. Indestructible : un super-héros
populaire doté d’une puissance surhumaine et de la capacité de
terrasser à lui tout seul n’importe quel méchant. Mais depuis que
les Supers ont été déclarés illégaux, Bob se fait discret et
élève ses enfants avec sa femme, Hélène. Et lorsque cette
dernière est choisie pour exercer ses pouvoirs et redorer le blason
des super-héros auprès du public, Bob se retrouve à devoir gérer
seul la maison… ce qui nécessite des superpouvoirs d’une tout
autre nature.
Au début, Bob est blessé qu’Hélène
ait été choisie pour mener la campagne de réhabilitation des
super-héros. Le superviseur de l’histoire Ted Mathot explique :
«Bob adore être un héros mais lorsqu’il combat le crime,
il cause autant de dégâts qu’un éléphant dans un magasin de
porcelaine ! Bien qu’Hélène soit la plus à même
d’améliorer la réputation des Supers, Bob est surpris et sans
doute un peu déçu de ne pas avoir été choisi… ce qui ne
l’empêche pas d’apporter un soutien sans faille à son épouse. »
Bob, pour qui la famille est ce qui
compte le plus, n’a pas peur d’assumer les responsabilités
domestiques, mais son nouveau rôle de père au foyer lui réserve
quelques surprises. Brad Bird note : «Bob est
parfaitement capable de s’occuper tout seul de Violette, Flèche et
Jack-Jack. Mais comme tous les parents, il commet d’abord beaucoup
d’erreurs, et l’échec n’est pas facile à accepter pour notre
héros. »
Il faut dire que l’apparition des
superpouvoirs de Jack-Jack est loin de lui faciliter la tâche. Le
producteur John Walker commente : «Bob est très heureux
de découvrir que son petit dernier possède des pouvoirs, mais il a
bien du mal à les gérer. S’occuper d’un bébé est déjà
suffisamment difficile comme ça sans qu’il se mette à projeter
des rayons laser par les yeux ! » Le personnage a un
physique extrême, avec un énorme torse et de toutes petites jambes.
Le chef animateur Alan Barillo détaille : «La scène
où Bob lui enfile ses chaussettes était particulièrement délicate,
avec les tout petits pieds de Jack-Jack et les grosses mains de Bob.
Jack-Jack est presque uniquement une moitié supérieure de corps, et
cela influe sur sa manière de bouger. Il est puissant, mais pas
spécialement élégant. » Tiffany Erickson Klohn, qui a
supervisé la simulation, explique : «Les
impressionnants muscles de Bob ont demandé toute l’attention du
département simulation. Nous nous sommes efforcés de donner plus
une impression de puissance que de montrer ses muscles. L’astuce
consistait à rendre les choses les plus réalistes possibles au plan
physique. »
Mahyar Abousaeedi, directeur de la
photographie en charge de la caméra, explique : «Un
grand nombre des scènes de Bob ont demandé une approche mesurée en
termes de mouvements de caméra. Ce que vit Bob dans ce film est tout
l’opposé de ce qui lui arrivait dans le premier. Ses scènes
nécessitaient une caméra moins dynamique et un choix d’objectifs
plus restreint. C’est un moyen de rappeler visuellement que les
responsabilités familiales pèsent sur lui. »
Le personnage doit sa voix à Craig T.
Nelson. L’acteur explique : «Bob préférerait être
dehors, à sauver le monde dans son costume de M. Indestructible,
mais il accepte son nouveau rôle, et ce faisant, il va découvrir
des choses sur sa famille que je trouve essentielles.
«Il y a chez Bob beaucoup de choses
dont je me sens proche, à commencer par le fait qu’il est père.
J’ai moi-même trois enfants, huit petits-enfants et trois
arrière-petits-enfants. Et je n’ai pas le moindre contrôle sur
personne ! »
La productrice Nicole Paradis Grindle
commente : «Craig a été formidable : il donne à
la fois une impression de force et d’incapacité, d’une façon
tout à fait charmante et attachante. Bob est une sorte de caricature
de la figure paternelle à l’ancienne, tout en voulant faire de son
mieux dans sa nouvelle mission de père au foyer, et Craig a su
trouver l’équilibre parfait. »
VIOLETTE PARR, l’aînée de la
famille, est une adolescente de 14 ans introvertie et intelligente
qui a du mal à trouver sa place parmi ses camarades. Gauche, franche
et sarcastique, Violette joue son rôle d’ado à la perfection tout
en apprenant secrètement à maîtriser ses superpouvoirs
d’invisibilité et de projection de champs de force. En bonne
super-héroïne, elle n’aime rien de plus que combattre le crime
aux côtés de sa famille.
La productrice Nicole Paradis Grindle
déclare : «Violette a passé un cap à la fin du
premier film. En partie grâce à son rôle au sein des
Indestructibles, elle a commencé à prendre confiance en elle. Elle
a enfin trouvé le courage d’inviter Tony Rydinger, dont elle est
amoureuse depuis longtemps, à aller au cinéma. »
La confiance nouvelle de la jeune fille
se sent dans son look. Matt Nolte, directeur artistique en charge des
personnages, explique : «Pendant la plus grande partie
du premier film, elle se cachait derrière ses longs cheveux. Cette
fois, elle les porte en arrière. C’est le symbole du fait qu’elle
n’a plus peur. »
Obtenir l’aspect désiré pour la
coiffure de Violette en images de synthèse n’a pas été une mince
affaire. Tiffany Erickson Klohn commente : «Ses cheveux
sont ce qu’il y a le plus difficile à représenter en termes de
synthèse d’image. C’est pour cette raison que l’on voit peu de
personnages avec de longs cheveux raides. Ils devaient paraître
lisses et soyeux, mais dans les scènes d’action, des mèches se
séparent et il y a du mouvement. C’est techniquement très
difficile de cumuler ces deux apparences. »
La superviseuse de la simulation
poursuit : «Ajoutez à cela que Violette est très mince
de constitution avec une tête plus large… Quand elle tourne la
tête ou qu’elle bouge, ses cheveux n’ont pas beaucoup de contact
avec son corps. »
Pele, le nouveau logiciel de grooming
développé par le studio, tient son nom de la déesse hawaïenne des
volcans (Pélé). Utilisé pour la première fois sur LES
INDESTRUCTIBLES 2, il a permis aux artistes infographistes de
visualiser les changements en temps réel. Beth Albright, responsable
du shading des personnages et du grooming, explique : «Avant,
il était impossible de voir la silhouette et l’aspect général
que nous étions en train de créer avant le rendu du plan. Grâce à
Pele, nous pouvions visualiser des aspects complexes des chevelures
en temps réel avec Presto, notre logiciel d’animation. »
C’est Sarah Vowell, auteure
spécialiste de l’histoire des États-Unis, qui prête de nouveau
sa voix à Violette. Elle commente : «Comme n’importe
quelle adolescente, Violette est à mi-chemin de l’enfance et de la
maturité, écartelée entre la confiance en soi et l’incertitude
et le doute. Il se trouve qu’elle a une occupation secrète après
l’école… C’est une super-héroïne. Ses pouvoirs – sa
capacité à devenir invisible et à produire de puissants champs de
force – sont aussi le reflet des désirs occasionnels d’une jeune
adolescente de se protéger, de se couper du monde et d’échapper
aux regards ou à la surveillance. »
Les champs de force renforcés et
améliorés de Violette demandaient de nouveaux effets. Bill Watral,
superviseur des effets, déclare : «Nous voulions
commencer par un aspect visuel similaire au premier film, mais
Violette fait des progrès rapides et est capable de réaliser de
plus en plus de choses avec ses champs de force. Il a donc fallu
déterminer comment traduire cela en termes visuels. Plusieurs
composantes entrent dans la représentation – le bruit,
l’électricité statique, la composante d’interaction. Il fallait
aussi que ce soit cool parce que sinon, Violette n’utiliserait pas
ce pouvoir. »
Le superviseur des effets poursuit :
«Violette peut être très drôle, mais son sens de l’humour
est souvent acerbe. Elle a tendance à faire des commentaires francs
et directs sur la situation dans le feu de l’action. Moi-même, je
n’ai pas la langue dans ma poche et j’adore les bons mots. Je
suis sûr que tous les petits malins dans le public vont adorer ses
sarcasmes et son incapacité à cacher ce qu’elle pense. Elle se
moque des conséquences : quand elle a une opinion, elle la
clame haut et fort. »
Nicole Paradis Grindle suspecte Sarah
Vowell de bien comprendre son personnage pour une bonne raison
: «Sarah pense exactement comme Brad Bird voulait que
Violette pense. C’est pour ça que ses répliques sonnent si juste.
Même si doubler un personnage n’est pas du tout son job !
Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages sur l’histoire et la
culture américaine, et nous avons de la chance de l’avoir pour
notre film. »
FLÈCHE PARR (voix de Timothé Vom
Dorp) est un petit garçon de 10 ans agité, obstiné et curieux,
capable de se déplacer à une vitesse extraordinaire. Doté d’un
esprit aventureux et d’une énergie inépuisable, il ne rêve que
d’une chose : utiliser ses pouvoirs et combattre les
méchants, mais il ne comprend pas pourquoi cela doit rester un
secret.
John Walker, le producteur du film,
déclare : «Flèche a découvert les joies de la vie de
super-héros dans le premier film, et retourner à une existence
banale ne l’intéresse pas. Ce qu’il veut, c’est combattre le
crime avec sa famille, et mieux encore : montrer au monde
entier combien il est rapide. »
Le personnage a subi un relooking qui
le rapproche davantage d’un autre Indestructible… Le superviseur
du personnage Bill Wise commente : «Nous voulions qu’il
ressemble davantage à son père, tel une sorte de mini-Bob. Nous
avons consacré du temps à retravailler sa silhouette, à lui donner
un front plus carré et une musculature plus présente. Les cheveux
ont posé pas mal de problèmes. »
Flèche arbore en effet une vague de
cheveux en pointe à l’arrière du crâne, qui donne l’impression
qu’il court à une vitesse incroyable. Beth Albright, responsable
du shading et du grooming, explique : «Quand nous
placions le personnage dans un plan, cette mèche n’était pas
forcément visible. Si un animateur voulait la voir, Pele, le nouvel
outil de grooming, offrait la possibilité d’interagir avec les
crans dans sa chevelure et de courber plus ou moins la mèche pour
obtenir la silhouette désirée. »
Cette mèche est un excellent exemple
de l’attention méticuleuse que porte Pixar aux moindres détails,
car la chevelure de Flèche était extrêmement complexe et le rendu
très difficile. Reid Sandros , superviseur de l’optimisation et du
rendu, explique : «La lumière rebondit sur la surface
de chaque cheveu et passe au suivant, et ainsi de suite. Avec des
cheveux blonds, la réflexion est encore plus forte, dans toutes les
directions. Et la chevelure de Flèche est non seulement blonde, mais
volumineuse, en particulier sa mèche à l’arrière. Tous ces
reflets rendent le rendu difficile, le moteur de rendu a du mal à
calculer la couleur finale, et cela se traduit par un bruit dans
l’image. Il a donc fallu instaurer des critères spéciaux pour
limiter la manière dont la lumière se comporte et se propage dans
les cheveux, et obtenir une image nette. »
Puisque Spencer Fox, qui doublait le
personnage dans le film original, est aujourd’hui âgé de 22 ans
et n’a plus la voix d’un garçonnet de 10 ans, c’est donc
Huckleberry «Huck » Milner qui interprète désormais Flèche.
John Walker explique : «Spencer Fox a incarné Flèche…
et même un peu trop bien ! Il était imprévisible, comme son
personnage, mais il nous a offert des lectures très originales. Huck
est le seul petit garçon que nous ayons rencontré qui ait permis
cela. On ne savait jamais ce qu’on allait obtenir de lui, mais ce
qu’on a pu capter est vraiment brillant ! »
Huck Milner confie : «Je
me sentais très proche de Flèche. J’ai deux sœurs que j’adore
faire tourner en bourrique. Et moi aussi je suis un garçon de 10 ans
qui va à l’école et aime faire du sport. Ce que j’adore chez
Flèche, c’est son pouvoir de courir aussi vite que l’éclair. »
Le chef animateur Alan Barillaro
explique : «Flèche est à l’âge où on ne réfléchit
pas beaucoup. Il aime l’existence qu’il mène, il adore regarder
des dessins animés à la télé et manger ses céréales. Pour lui,
la vie est belle. Mais nous avons apporté des nuances subtiles dans
son comportement qui approfondissent un peu son personnage. Par
exemple, il se réfère souvent à sa sœur pour savoir quelle
attitude adopter dans une situation donnée. »
JACK-JACK PARR, le petit dernier de la
famille, n’aime rien tant que siroter un biberon pendant qu’on
lui raconte une bonne histoire. Expert en babillage et champion de
lancer de nourriture, JackJack a l’apparence d’un nourrisson tout
ce qu’il y a de plus normal… mais il se pourrait bien qu’il
soit en réalité le plus puissant des Parr.
Le producteur John Walker explique
: «Ses parents et frères et sœurs ignorent totalement qu’il
a des pouvoirs. À la fin du premier film, les spectateurs ont eu un
aperçu de ce dont il est capable – comme prendre feu et se
transformer en bébé démon – mais les Parr, eux, n’ont rien vu
de tout cela... »
Jack-Jack reste cependant un enfant
comme les autres avec ses besoins, ses envies et ses émotions
changeantes que même les meilleurs parents au monde ne sauraient
anticiper. Le scénariste et réalisateur Brad Bird commente :
«N’importe qui ayant dû s’occuper jour et nuit d’un
bébé sait à quel point ce peut être épuisant. Les enfants en bas
âge sont curieux et bougent tout le temps, mais ils ne font preuve
d’aucun discernement. Et Jack-Jack ne se contente pas de tester un
seul pouvoir, il en possède une multitude ! »
Jack-Jack tient un rôle plus important
dans LES INDESTRUCTIBLES 2, les cinéastes ont donc souhaité
améliorer son physique. Le chef animateur Tony Fucile raconte :
«Nous avons étudié la manière dont bougent les bébés. Ils
ont toutes sortes de gestes particuliers que seule une observation
détaillée permet d’identifier. La manière dont ils marchent sur
leurs orteils, la façon dont ils se rattrapent quand ils tombent…
C’est un mélange de capacités athlétiques quand ils parviennent
à maîtriser leur corps, et de déplacement maladroit et d’équilibre
chancelant quand ils n’y arrivent pas. » Le relooking du
jeune enfant l’a doté d’un visage et d’un corps plus potelés,
avec davantage de contrôles d’animation dans les traits qui le
rendent bien plus expressif.
LUCIUS BEST est non seulement le
meilleur ami de Bob, mais également un ancien Super capable de
manipuler la glace. Même lorsqu’il ne combat pas le crime dans la
combinaison de Frozone, Lucius a toujours un style impeccable. Vif
d’esprit et volontaire, il n’y réfléchit pas à deux fois
lorsqu’on lui demande de ressortir son supercostume pour aider à
réhabiliter les Supers.
Le superviseur de l’histoire Ted
Mathot déclare : «Lucius est le premier Super
qu’approchent les Deavor dans le cadre de leur campagne. Séduit
par le plan de Winston et d’Evelyn, il met très vite Bob et Hélène
dans le secret. Lucius s’est bien adapté à la vie civile, mais
comme Bob, il est prêt à saisir n’importe quelle occasion de
redevenir un super-héros. »
Lucius doit à nouveau sa voix à
Samuel L. Jackson. Celui-ci déclare : «Lucius est
quelqu’un de sympathique et de facile à vivre. Il en faut beaucoup
pour le déstabiliser. Il apprécie ses pouvoirs et adore qu’ils
fassent de lui un type cool. »
Brad Bird observe : «Sam
est une force de la nature. Il a beaucoup de personnalité, on le
voit tout de suite quand il entre dans la pièce ! Quand il
s’assoit, on dirait un félin, flegmatique et majestueux. Il a une
autorité tranquille que les animateurs adorent parce qu’elle est
très particulière. »
Samuel L. Jackson a une compréhension
instinctive du processus d’animation. Il déclare : «Lorsque
nous utilisons notre voix, cela permet aux animateurs de créer
quelque chose d’expressif, c’est un processus très spécial.
Tous les acteurs et actrices ont été engagés pour apporter une
dynamique vocale à leurs personnages, et leur voix est en quelque
sorte traduite par les animateurs à travers le personnage. Il faut
se mettre dans l’état d’esprit du personnage à l’intérieur
du monde dans lequel il évolue, afin de lui donner vie dans son
cadre spécifique. »
Il précise : «Les
personnages sont faciles à cerner parce que ce sont au fond des gens
ordinaires. Ils pourraient être n’importe qui. Ils se débattent
pour joindre les deux bouts… et il se trouve simplement qu’ils
sont dotés de superpouvoirs. »
EDNA «E » MODE possède un
infaillible sens du design et de la mode, une parfaite connaissance
des technologies de pointe, et des compétences hors pair. Créatrice
visionnaire, elle rêve du retour des Supers pour pouvoir se remettre
à confectionner des supercostumes à la fois fonctionnels et
high-tech.
Le réalisateur et scénariste Brad
Bird, qui prête sa voix à ce très populaire personnage dans la
version originale, déclare : «E s’impose
naturellement partout où elle va, peu importe que ses interlocuteurs
soient plus grands et plus forts qu’elle. Même quand il s’agit
de super-héros, elle domine par sa personnalité. Je pense que nous
avons tous une part d’Edna en nous et que nous faisons appel à
elle dès que nous avons besoin de montrer de l’assurance. »
Comme Edna partage plusieurs de ses
scènes avec Bob, alias M. Indestructible, le directeur de la
photographie chargé de la caméra, Mahyar Abousaeedi, a dû trouver
le moyen de cadrer ces deux personnages dans la même image. Il
explique : «Edna est si petite comparée à Bob… qui
lui, est inhabituellement grand. Nous n’avons pas voulu tricher,
nous avons préféré jouer le jeu de cette différence. Nous avons
composé les moments où le duo apparaît dans ‘l’esprit
INDESTRUCTIBLES’. Edna a une présence, elle en impose, et parfois
nous la cadrons de manière à ce qu’elle domine la composition de
l’image, mais dans ce cas on continue à souligner la différence
physique en intégrant une partie seulement du corps de Bob. C’est
un moyen amusant de garder constamment à l’esprit leur différence
de taille. »
WINSTON et EVELYN DEAVOR dirigent une
entreprise de télécommunications internationale. Brad Bird explique
: «Les parents de Winston et d’Evelyn étaient de
fervents partisans des super-héros, si bien que lorsqu’ils ont
hérité de la société, ils ont décidé d’aller encore plus loin
en lançant une campagne pour soutenir et faire avancer la cause des
Supers. »
Le producteur John Walker ajoute
: «Comme le gouvernement vient de mettre un terme au
programme d’aide des super-héros, les Deavor décident
d’intervenir. »
Le richissime Winston, intelligent et
charmant, voit tout en très grand – y compris le retour des
super-héros sur le devant de la scène. Tout ce dont il a besoin,
c’est d’un (ou trois) héros pour l’aider à modifier l’opinion
publique et rendre leur légalité aux Supers.
L’apparence du milliardaire a changé
à plusieurs reprises avant que les cinéastes ne se mettent d’accord
sur le fait que sa détermination et sa motivation lui donnent des
airs de requin. Matt Nolte, le directeur artistique en charge des
personnages, commente : «Son visage est très anguleux
tandis que son front et ses cheveux forment une sorte d’aileron. Et
il porte un costume en tissu peau de requin ! »
C’est Bob Odenkirk qui double le
personnage. Il déclare : «Winston est quelqu’un de
très enthousiaste, il est capable de vendre n’importe quoi à
n’importe qui. Et cette fois-ci, son objectif est de convaincre les
Supers de sortir de l’ombre pour reprendre leur mission. »
L’acteur est parvenu à faire du
milliardaire un personnage attachant, comme l’explique le
producteur John Walker : «Bob possède un grand sens de
l’humour qui s’exprime avec sobriété. Winston n’est pas un
personnage comique à proprement parler, mais Bob livre une
performance pleine d’humour. »
L’acteur commente : «J’écris
des comédies depuis toujours et j’ai énormément de respect pour
le travail et le talent des équipes Pixar. J’essaie sans cesse de
m’améliorer en tant que scénariste, alors pouvoir assister à ce
processus de l’intérieur était une raison suffisante pour moi de
prendre part au projet ! »
Evelyn, sa brillante mais nonchalante
sœur et associée, est une experte en technologie à qui aucun
problème ne résiste. Lorsque Hélène est recrutée pour aider les
Deavor à faire sortir les super-héros de l’ombre, Evelyn et elle
deviennent les meilleures amies du monde. Elles échangent des idées,
imaginent des stratégies, et rient énormément. Nicole Paradis
Grindle commente : «Sœurs de cœur, elles se découvrent
un tas de points communs car ce sont toutes les deux des femmes
fortes et très intelligentes. »
Les cinéastes tenaient à ce que
Winston et Evelyn aient un air de famille – c’est la raison pour
laquelle leurs yeux ont la même forme tombante – tout en
soulignant leurs différences. Bard Bird compare ainsi Evelyn à un
chat tant elle est décontractée, sûre d’elle et à l’aise
partout. Il raconte : «Lorsqu’elle entre dans une
salle de réunion, elle se laisse choir dans un fauteuil et croise
tranquillement les jambes. »
Catherine Keener, qui prête sa voix à
Evelyn, est l’incarnation même de la nature bohème du personnage.
John Walker commente : «Lorsqu’elle arrivait en
studio, elle ôtait ses chaussures et s’asseyait par terre. Elle
était on ne peut plus détendue et se comportait exactement comme
son personnage, ce qui était assez fascinant. »
À propos de son personnage, l’actrice
déclare : «Evelyn est très intelligente et
technophile, mais également très cool. Je n’en reviens pas
d’avoir pu prendre part à un film des INDESTRUCTIBLES, car le
premier est à mes yeux l’un des meilleurs jamais réalisés par
Pixar. »
Catherine Keener confie nourrir une
affection particulière pour la famille Parr. «Comme nous, ils
sont imparfaits. Quand on est parent, on est amené à faire des
choix difficiles pour assurer le bien-être de ses enfants – non
seulement dans le présent, mais également dans le futur. Ça n’est
pas toujours évident, mais je pense qu’au final cela fait de vous
des êtres meilleurs. »
RICK DICKER dirige le programme
officiel de relocalisation des Supers et aide les Parr à garder
secrètes leurs super-identités, et connaissant cette famille, cela
n’a rien d’évident. Mais Rick prend son travail très au sérieux
– du moins jusqu’à ce que son service mette la clé sous la
porte, obligeant les Parr à se débrouiller tout seuls.
La productrice Nicole Paradis Grindle
déclare : «Rick Dicker est inspiré des personnages
d’agents spéciaux des plus grands classiques du cinéma. Il est au
service du gouvernement, c’est un agent fédéral. On va le
découvrir plus détendu et vêtu d’une chemise hawaïenne. »
C’est Jonathan Banks qui lui prête
sa voix.
L’HYPNOTISEUR est un super-méchant
high-tech qui hypnotise ses victimes grâce à des projections de
motifs lumineux. Ses méfaits attirent l’attention d’Elastigirl,
qui tente tant bien que mal de contrer ses attaques, ce qui booste sa
propre popularité.
Brad Bird déclare :
«L’Hypnotiseur a le pouvoir de contrôler de larges foules
par le biais des écrans de toute nature, mais quand Elastigirl se
lance à sa poursuite, c’est elle qu’il prend pour cible. »
Les Supers trouvent un soutien de poids
en la personne d’une respectable AMBASSADRICE étrangère, qui
s’engage pour leur légalisation.
Pour incarner ce charismatique et
éminent personnage, les cinéastes ont fait appel à Isabella
Rossellini. John Walker explique : «À l’image de
l’Ambassadrice, Isabella est charmante, drôle et captivante. »
L’actrice déclare : «Qui
refuserait de prendre part à un film Pixar ? Ma famille et moi
sommes des fans inconditionnels de tous leurs films. Incarner
l’Ambassadrice m’a permis d’avoir un aperçu du processus
créatif à l’œuvre sur un film d’animation et d’observer Brad
Bird, que j’admire énormément, au travail. » Les
«ASPIRANTS » SUPER-HÉROS sont un groupe de Supers de second
ordre qui rêvent de se joindre aux Indestructibles, à Frozone et
aux autres héros populaires. Ils s’allient avec les Deavor afin de
les aider à faire sortir les Supers de l’ombre.
•VORTEX est la plus grande fan
d’Elastigirl. Jeune et ultra enthousiaste, elle a le pouvoir de
manipuler et faire apparaître et disparaître les objets qui se
trouvent autour d’elle en générant un vide dimensionnel. Pour
réaliser cet effet à l’écran, l’équipe a dû innover sur le
plan technique tant dans le layout que dans l’animation, comme
l’explique le superviseur de la technologie globale Darwyn Peachey
: «Nous avons développé un logiciel capable de
dupliquer les personnages et de connecter entre elles différentes
caméras de manière à ce que lorsqu’on regarde par une extrémité
du vortex, on voie ce que filme la caméra située de l’autre côté.
Si le personnage passe son bras dans le vide dimensionnel, nous
pouvons ainsi en créer un double de l’autre côté. Cela peut
paraître simple dit comme ça, mais c’est en réalité très
compliqué à mettre en œuvre sur le plan mathématique. »
C’est Sophia Bush qui prête sa voix
à Vortex, dont elle confie admirer la grande intelligence. Elle
déclare : «Lorsque je m’adresse à des jeunes filles,
je m’efforce de leur rappeler combien l’éducation est
primordiale, que leur cerveau est ce qu’elles ont de plus précieux
et que l’intelligence est sexy. Alors interpréter une mordue de
science capable de manipuler l’espace est une chance incroyable de
promouvoir ce message ! Vortex est un modèle pour toutes ces
jeunes filles qui souhaitent poursuivre leurs études dans des
filières scientifiques. »
•BRICK est, comme son nom l’indique,
une armoire à glace ultra-musclée et intrépide. Bill Wise, le
superviseur des personnages, déclare : «Brick est
incroyablement baraquée, ses proportions sont démesurées. Les
personnages les plus imposants sont toujours ceux auxquels il est le
plus difficile de donner vie, d’autant que Brick est également
très anguleuse et porte une armure composée de plusieurs
épaisseurs, ce qui complique encore les choses. »
•REFLUX est un sénior qui possède
le troublant superpouvoir de cracher de la lave en fusion, ce qui lui
permet de pénétrer dans les endroits les plus sécurisés. La
difficulté majeure pour les artistes a consisté à rendre le
personnage attachant. Pour ce faire, ils ont eu l’idée de lui
donner l’apparence d’une grenouille. Matt Nolte explique :
«Cela le rend intrigant et drôle – même si son
superpouvoir peut à première vue paraître répugnant. »
•L’esprit prime sur la matière
pour KRUSHAUER, qui est doué du pouvoir de télékinésie. Il est
ainsi capable de broyer une voiture sans même avoir à lever le
petit doigt. Matt Nolte commente : «Il peut projeter des
objets dans les airs grâce à son esprit et aplatir ce qui se trouve
à plusieurs mètres de lui d’un simple geste de la main. »
•PETIT DUC a de grands yeux de hibou
et une tête qui pivote à 360 degrés. Il peut aussi voler grâce à
une paire d’ailes qu’il a confectionnée pour parfaire son look,
mais son véritable pouvoir consiste à pousser des cris suraigus
capables de faire voler le verre en éclats. Bill Wise déclare :
«Petit Duc est sans doute l’aspirant Super qui nous a donné
le plus de fil à retordre. Le mécanisme qui permet à ses ailes de
fonctionner est très complexe et il a un col de plumes articulées
qu’il a fallu empêcher de s’enchevêtrer lorsqu’il tourne la
tête. Mais le résultat final est incroyable. »
•HELECTRIX projette quant à lui des
éclairs avec les doigts. C’est un personnage sous haute tension,
alors mieux vaut garder ses distances. La chef costumière Bryn
Imagire commente : «Le supercostume d’Helectrix est
très cool avec ses motifs en forme d’éclairs. Ils ont des reflets
différents du reste de sa combinaison, ce qui rend son costume très
dynamique lorsqu’il est en mouvement. »
UNE FOULE D'ADMIRATEURS
Lors de la réalisation du premier
INDESTRUCTIBLES, il était encore difficile pour les cinéastes de
créer et d’animer de larges foules. Gordon Cameron, superviseur de
la simulation, se souvient : «Notre monde était alors
plus limité, c’est pourquoi nous nous sommes efforcés d’élargir
l’univers de ce deuxième film et de le peupler de davantage de
personnages et de véhicules variés. »
Pour Paul Kanyuk, le superviseur
technique des foules, les attroupements de personnages offrent un
spectacle unique. Il explique : «Lorsqu’on voit
apparaître une large foule à l’écran, on sait d’instinct que
quelque chose d’important va se passer. Mais animer un personnage
demande beaucoup de temps, alors imaginez lorsqu’il y en a dix ou
cent dans une scène… On est obligé d’avoir recours à des
astuces techniques pour animer autant de personnages en même
temps. »
La technologie qui permet de générer
des foules a été améliorée depuis REBELLE et continue à l’être
avec chaque film. Les cinéastes ont mis au point une technique
astucieuse qui leur permet de créer des unités d’animation
réutilisables en répliquant certains détails et en réduisant la
somme d’informations que doivent gérer leurs systèmes. Paul
Kanyuk commente : «Il faut cependant que nous soyons
très attentifs à ce que le public ne remarque pas cette
duplication. Cela nécessite une chorégraphie très minutieuse et
nous faisons très attention aux détails que nous ajoutons car les
spectateurs ne perçoivent pas tout ce qui se passe à l’écran, il
est donc important de les placer au bon endroit. »
Pour plus d’authenticité, de
nombreux personnages au sein de la foule ont été simulés. Gordon
Cameron déclare : «Il peut être compliqué de simuler
tous les personnages d’arrière-plan, mais nous avons développé
des moyens de les habiller et les coiffer en choisissant de manière
sélective quand simuler leurs vêtements ou leurs cheveux. En
pratique, nous pouvons choisir des versions simplifiées selon nos
besoins. Nous avons par ailleurs la possibilité de mettre en avant
certains personnages – ceux qui se trouvent près de la caméra ou
qui portent des vêtements fluides par exemple – et de ne simuler
que ceux-là pour donner à la foule une apparence générale
dynamique. »
LE RETOUR DU RÉTRO-FUTURISME
En 2004, les spectateurs sont non
seulement tombés sous le charme des personnages des INDESTRUCTIBLES,
mais également de l’ambiance singulière du film inspirée des
années 1950. Comme LES INDESTRUCTIBLES 2 débute juste après les
évènements du premier film, l’esthétique demeure la même, mais
elle a été améliorée grâce aux avancées technologiques
réalisées depuis.
Pour le scénariste et réalisateur
Brad Bird, l’esthétique nostalgique de la franchise s’inspire
d’un genre cinématographique qui a nourri son imagination pendant
le développement du premier épisode et se trouve à mille lieues de
l’univers des comics. Il déclare : «J’ai été
inspiré par des séries et films d’espionnage tels que la
franchise JAMES BOND, «Mission impossible », «Des
agents très spéciaux », NOTRE HOMME FLINT ou encore le dessin
animé d’aventures diffusé en prime time «Jonny Quest ».
C’est l’alliance d’élégance et de décontraction propre aux
divertissements des années 1960 que nous avons essayé de reproduire
à l’écran. »
De l’architecture aux véhicules que
l’on voit circuler dans les rues, en passant par les personnages
euxmêmes, tout dans le premier film évoquait les années 1950, mais
avec une touche contemporaine et futuriste qui a donné naissance à
un univers unique. Le chef décorateur Ralph Eggleston déclare :
«Notre objectif n’était pas de montrer les années 50
telles qu’elles ont existé mais telles que les gens se les
représentent, en optant pour un style rétro-futuriste inventé. »
L’équipe s’est ainsi inspirée du
caractère épuré de l’architecture américaine du milieu du XXe
siècle qu’elle a étudiée lors d’un voyage de recherche à Palm
Springs. Un style qui peut se résumer en un mot : la
simplicité. Ralph Eggleston commente : «La justesse
avec laquelle Brad a écrit les personnages et l’histoire nous a
permis de créer un univers très caricatural. Nous n’avons pas
cherché à créer un monde réaliste mais un monde vraisemblable, et
sa vraisemblance est assurée par l’histoire bien plus que par les
décors. Les personnages sont incroyablement authentiques – quand
bien même les chevilles de Bob mesurent à peine plus de cinq
centimètres de diamètre alors que ses épaules ne passent pas dans
une porte ! »
Bien que LES INDESTRUCTIBLES 2 se
déroule à la même époque que l’original, l’équipe a choisi
d’intégrer dans la ville des bâtiments dont le style est
évocateur du début des années 60. Le chef décorateur explique :
«L’esthétique des INDESTRUCTIBLES était clairement
inspirée du style du milieu des années 50, mais cette fois-ci, nous
voulions intégrer des éléments de la fin de la décennie et du
début de la suivante. Sans être trop spécifiques, ils
correspondent à l’atmosphère que nous voulions établir. »
Rick Sayre, le superviseur technique,
ajoute : «Nous avons également modifié notre approche
en matière d’éclairage par rapport au premier film. Nous nous
sommes inspirés de ce qui se fait dans les films en prises de vues
réelles et sommes capables à présent de pré-éclairer les décors
de manière inédite. Nous pouvions déjà prévisualiser l’animation
de base et les poses clés avec un éclairage brut pour nous faire
une idée du résultat final sur nos courts métrages, mais c’est
la première fois que nous le faisons sur un long métrage. »
La photographie a elle aussi évolué
depuis LES INDESTRUCTIBLES, comme l’explique le directeur de la
photo en charge de la caméra Mahyar Abousaeedi : «Il y
a beaucoup plus d’action à chorégraphier et à filmer.
L’expérience de Brad sur des films en prises de vues réelles a
sensiblement influencé notre travail, nous avons pris beaucoup de
plaisir à collaborer avec lui et l’équipe en charge de
l’histoire. Il nous a encouragés à faire des choix dictés par
les lois de la physique et par l’action. »
Le directeur de la photographie en
charge de l’éclairage Erik Smitt, dont l’expertise s’étend de
l’animation à la peinture en passant par le cinéma en prises de
vues réelles, déclare : «Nous avons utilisé les
éclairages virtuels présents dans les décors pour élargir nos
horizons créatifs et cinématographiques, mais également toute
sorte d’objets pour créer de vraies ombres et conférer de
l’authenticité au film. »
Il poursuit : «Brad
voulait que nous soyons inspirés par LES INDESTRUCTIBLES, sans que
cela entrave notre créativité. C’est ce qui nous a encouragés à
développer le style visuel du film tout en restant fidèles à
l’original. »
UNE VILLE ORDINAIRE PAS TOUT À FAIT
COMME LES AUTRES
Municiberg est la ville des Parr. C’est
là qu’a eu lieu la bataille finale contre l’Omnidroïd de
Syndrome dans LES INDESTRUCTIBLES et que le Démolisseur a proféré
ses menaces. Dans LES INDESTRUCTIBLES 2, la ville accueille le siège
de l’entreprise Devtech ainsi que le Happy Platter, le restaurant
où Bob emmène dîner ses enfants. Après trois mois passés au
Safari Court, un motel situé à la sortie de l’autoroute, la
famille Parr est sur le point d’emménager dans une luxueuse
propriété située en périphérie de Municiberg et surplombant
toute la ville.
Municiberg est une ville américaine
comme il en existe des milliers. Familière, elle ne possède
cependant aucun repère qui permette de la situer précisément.
Ralph Eggleston, le chef décorateur, déclare : «Municiberg
s’est développée depuis le premier film, au moins du point de vue
des véhicules et des personnages d’arrière-plan ainsi que des
costumes de ces derniers. La technologie qui nous permet de créer
ces éléments a évolué au fil des années, si bien que les
possibilités sont aujourd’hui bien plus grandes. »
Nathan Fariss, le superviseur des
décors, et son équipe ont néanmoins réutilisé certains bâtiments
et décors du premier film, dont le stade où Flèche participe à
une rencontre d’athlétisme et le collège de Violette. Il déclare
: «Nous nous sommes contentés de les retravailler pour
nous assurer qu’ils s’intègrent parfaitement au nouvel univers
que nous avons créé. »
La production a fait le choix d’ériger
la ville dans sa totalité plutôt que de créer des éléments
individuels sans véritable lien logique. Nathan Fariss explique :
«Faire sortir une ville de terre est une tâche titanesque. Il
faut penser aux bâtiments, aux trottoirs, aux parcmètres, à la
signalisation, aux boîtes à journaux, aux terrasses des cafés, aux
véhicules… Il y a évidemment d’autres moyens de le faire, comme
le matte painting, mais nous ne voulions pas être limités, d’autant
que l’histoire comprend une séquence de survol en hélicoptère
au-dessus de la ville. »
Cette séquence a d’ailleurs poussé
l’équipe en charge de l’éclairage dirigée par Erik Smitt à se
surpasser. Il raconte : «Elastigirl s’étire d’un
hélicoptère à l’autre tandis qu’ils survolent la ville. Il
s’agit d’une séquence très dynamique avec des spots très
lumineux et colorés dirigés vers le ciel qui projettent de grandes
ombres. C’est un bon exemple du rôle que peut jouer l’éclairage
dans l’intensification de l’action. » Josh Holtsclaw, le
directeur artistique en charge du graphisme, est à l’origine de
toutes les pancartes et autres enseignes qui jalonnent les murs de la
ville et confèrent à Municiberg son authenticité. Avec son équipe,
ils se sont inspirés des affiches vintage des attractions de
Disneyland et des expositions universelles des années 1940 aux
années 1960.
Josh Holtsclaw déclare : «Nous
tenions à montrer que Municiberg a une histoire, c’est pourquoi
nous avons choisi de peindre le logo géant d’une marque de soda
sur un mur en briques et de le dissimuler sous l’enseigne en
plastique d’une supérette. »
LE SAFARI COURT
Impossible de rater ce motel des années
1950 avec son enseigne au néon en forme de conga, sa piscine
installée sur le parking et ses portes multicolores. Le chef
décorateur Ralph Eggleston explique : «Il s’agit d’un
motel de bord d’autoroute dont nous avons décoré les chambres de
ridicules tableaux représentant l’océan, car nous voulions que la
famille ait l’impression de se trouver sur un radeau. »
C’est au Safari Court qu’Hélène
et Bob discutent de l’opportunité que leur offrent les Deavor.
S’il a plaisir à éclairer les séquences d’action les plus
spectaculaires, Erik Smitt confie que les scènes plus calmes ont
tout autant d’intérêt à ses yeux. «Hélène et Bob
partagent un moment d’intimité, déclare-t-il, c’est pourquoi
nous avons opté pour un éclairage discret. La scène est très
cinématographique mais reste réaliste, ce qui tranche avec les
scènes d’action dans lesquelles apparaissent les super-héros.
Mais lorsque Hélène traverse la pièce pour répondre au téléphone
et accepter l’offre des Deavor, elle passe en mode Elastigirl et la
lumière pâle du clair de lune qui filtre à travers les rideaux
s’intensifie pour créer un halo autour d’elle. »
HAPPY PLATTER
Toutes les villes ont besoin d’un bon
restaurant. C’est au Happy Platter, bien qu’assez loin de chez
eux, que la famille Parr choisit d’aller dîner, incitée par un
employé des plus spéciaux… L’équipe du film n’a rien omis
lors de la création du restaurant, ni les banquettes en vinyle, ni
les plantes décoratives et les couverts.
DEVTECH
Le siège de Devtech est installé dans
un gratte-ciel du centre de Municiberg. Nathan Fariss déclare :
«Les bureaux, toujours inspirés par les années 1950, ont été
conçus comme un palace épuré et scintillant dans le ciel avec de
hauts plafonds, des escaliers de verre et du béton blanc. Tout y est
chatoyant, lumineux et aérien. »
LA NOUVELLE MAISION DES PARR
Puisque la maison de nos super-héros a
été détruite à la fin du premier film, ils en avaient besoin
d’une nouvelle dans LES INDESTRUCTIBLES 2. L’équipe du chef
décorateur a donc créé une maison de près de 215 mètres carrés
qui a plus tard dû être agrandie pour les besoins de l’histoire.
La spacieuse maison d’architecte dotée des dernières technologies
dans laquelle les Parr emménagent finalement leur est fournie par la
famille Deavor. Ralph Eggleston déclare : «Il s’agit
d’une maison en porte-à-faux construite au-dessus d’un précipice
situé à la sortie de la ville. Sa structure très imposante et
caricaturale est inspirée de la forme d’une fusée et du travail
de différents architectes. »
La maison finale de plus de 3 500
mètres carrés virtuels comprend de multiples pièces et éléments
architecturaux insolites. Le chef décorateur commente : «Nous
voulions émerveiller les spectateurs tout en créant un lieu ancré
dans le réel. Il a donc fallu imaginer une structure qui fonctionne
pour l’histoire, au moment même où celle-ci en était encore au
stade du développement. Cela n’a rien eu d’évident mais c’était
essentiel pour établir un univers crédible. »
Cette demeure high-tech au style
rétro-futuriste témoigne de l’immense richesse des Deavor.
Anthony Christov, le directeur artistique en charge des décors,
déclare : «Toute la maison est animée ; avec son
design asymétrique, elle est complètement imprévisible. »
Les cinéastes ont ainsi créé une
maison au réalisme fantastique faite de gadgets incroyables, de
pièces d’eau et de planchers mouvants aux allures de puzzle géant.
Le plafond du bureau est aussi le fond de la piscine, tandis qu’un
garage secret est dissimulé derrière le rideau d’eau d’une
cascade. Anthony Christov raconte : «Le contraste
délibéré entre cette famille ordinaire et cette maison dernier cri
est source de beaucoup d’humour dans le film. Les Parr ne s’y
sentent pas très à l’aise, mais il leur faut du temps pour en
prendre conscience. »
Nathan Fariss, le superviseur des
décors, ajoute : «Cette maison est totalement inadaptée
à une famille de cinq personnes, il y a des cheminées à foyer
ouvert partout et notamment dans la chambre de Jack-Jack. »
Son équipe s’est chargée de créer
tous les accessoires et éléments de décoration qui habillent
l’immense propriété, du mobilier haut de gamme aux arbres et
arbustes du jardin, en passant par la décoration intérieure. Il
déclare : «Il a fallu absolument tout fabriquer
nous-mêmes : les chaises et fauteuils, les lampes, les
candélabres, les horloges, le grille-pain, la carafe, les casseroles
et les poêles… Cette maison est un mille-feuilles dans lequel
chaque élément doit venir s’ajouter aux autres et s’y allier à
la perfection. »
Il poursuit : «Mon équipe
et moi avons également été chargés d’apporter de la couleur et
de la texture à chacune de nos créations. Pour cela, nous partons
de la forme brute de l’objet en 3D, à laquelle nous ajoutons tous
les éléments nécessaires pour le rendre le plus réaliste
possible. Nous lui donnons de la couleur et déterminons son éclat.
Nous choisissons le degré de finesse de la trame du tissu qui
recouvre les chaises et les fauteuils. Nous donnons aux placards de
la cuisine l’apparence de la laque et au plan de travail celle du
marbre. Nous avons même fabriqué un sol en terrazzo. »
LA GRANDE VILLE
Lorsque Hélène est recrutée pour
mener la campagne de réhabilitation des Supers, elle est conduite à
New Urbem, une grande ville où les Deavor pensent qu’elle pourra
démontrer toute l’étendue de ses pouvoirs. Le superviseur des
décors Nathan Fariss explique : «New Urbem est un
formidable terrain de jeu pour super-héros. Elle est plus sombre et
plus sale que Municiberg avec ses murs en pierre de taille, ses
briques noires et ses clôtures en fer forgé. Elle nous a été
inspirée par les plus grandes villes au monde, c’est un mélange
de Chicago, New York et Hong Kong. »
Lors de la construction de New Urbem,
les cinéastes ont choisi de conserver l’esthétique des années
1950 du reste du film, qu’ils ont associée à celles des décennies
précédentes, le but étant de souligner l’âge de la ville. On
découvre l’ampleur de la cité grâce à une séquence de
course-poursuite dans laquelle un train est lancé à pleine vitesse.
Nathan Fariss commente : «Chaque plan de cette scène
nous entraîne dans un univers différent. On passe du centre-ville
de New Urbem à une zone industrielle, puis à un quartier de
construction avant d’atteindre la grande banlieue dans les
collines. Et chacun de ces environnements nécessite des bâtiments,
des accessoires et des éléments visuels différents. Le
centre-ville, avec ses étincelants gratte-ciels de béton et
d’acier, laisse progressivement place à des structures plus
anciennes et plus délabrées ainsi qu’à des entrepôts en briques
de formes et de tailles très différentes. Dans ce décor, nous
avons intégré des sacs poubelle et des bennes à ordures, des
conteneurs, du matériel de construction et des semi-remorques. »
Hélène, sur sa moto high-tech
baptisée Elasticycle, se lance à la poursuite du train fou sur
plusieurs dizaines de kilomètres. Mais le rythme effréné de la
scène a rendu le travail de l’équipe très complexe. Mahyar
Abousaeedi, le directeur de la photographie chargé de la caméra,
explique : «Il y a un passage dans lequel Elastigirl
passe de toit en toit, mais nous ne pouvions pas la suivre tellement
elle allait vite. Alors au lieu de ralentir ses mouvements, nous
avons travaillé en étroite collaboration avec le département
artistique et le département en charge des décors afin qu’ils
adaptent le design de la ville à l’action plutôt que l’inverse.
Cela nous a permis de créer des mouvements plus fluides. »
Les artistes chargés des effets ont
également contribué à la création de cette séquence survoltée
dans laquelle Hélène passe à travers une fenêtre. Mais en raison
de la vitesse de l’action et du montage rapide, les cinéastes
avaient du mal à montrer le verre en train de se briser. Amit
Baadkar, le responsable des effets de la séquence, explique :
«Nous avons donc décidé d’enfreindre les règles en
générant plus d’éclats de verre que n’en contiennent en
réalité les fenêtres de l’entrepôt et en augmentant leur
taille. Nous avons également réduit le flou dû aux mouvements de
la caméra et nous sommes coordonnés avec le département éclairage
pour qu’il y ait plus de lumière sur les éclats de verre afin
qu’ils apparaissent de manière plus évidente à l’écran. »
Son équipe a par ailleurs généré de
la fumée sur le passage de la moto d’Elastigirl tout au long de la
séquence. Il commente : «Il est important qu’on
ressente l’effet sans pour autant qu’il attire directement le
regard. »
LE REPAIRE DE L’HYPNOTISEUR
Hélène est déterminée à arrêter
L’Hypnotiseur, mais pour cela elle doit d’abord le localiser. En
parcourant les ruelles sombres de New Urbem, elle finit par tomber
sur son repaire… mais le méchant, lui, reste introuvable. La
séquence a nécessité un décor élaboré, conçu pour enflammer
l’imagination des spectateurs. Nathan Fariss déclare :
«L’intérieur du repaire de L’Hypnotiseur est le décor le
plus dense du film. Il est rempli de gadgets, d’accessoires et
d’outils en tout genre dont certains ont été fabriqués pour des
besoins très précis de l’histoire – c’est le cas des cartes,
des globes oculaires et des lunettes de protection. Mais il recèle
également plein de gadgets tirés des précédents films Pixar. Nous
avons tout simplement dévalisé le service accessoires du studio
! »
L’équipe chargée de l’éclairage
est quant à elle parvenue à créer de la tension et du mystère en
permettant à Elastigirl de passer de l’ombre à la lumière
pendant qu’elle traque L’Hypnotiseur sur les toits de la ville.
Le directeur de la photographie Erik Smitt explique : «Il
fait sombre et brumeux, il règne une atmosphère sinistre, et
soudain on passe à une séquence de combat surexposée et très
colorée. »
PETIT MAIS... SUPERPUISSANT
Bien que les Parr n’aient pas encore
découvert les superpouvoirs de Jack-Jack, les spectateurs, eux,
connaissent déjà ses capacités. Certaines leur ont été dévoilées
à la fin des INDESTRUCTIBLES, d’autres dans le court métrage de
2005 intitulé «Baby-sitting Jack-Jack », où le bambin
terrorisait sa baby-sitter sans le vouloir, et lors de la sortie de
la bande-annonce des INDESTRUCTIBLES 2. Mais Jack-Jack est loin
d’avoir révélé tous ses secrets...
Parmi ses pouvoirs connus à ce jour
figurent :
- la capacité de s’enflammer et de contrôler le feu (pyrokinésie)
- l’invisibilité
- la vision laser
- la lévitation et la capacité de se suspendre au plafond et aux murs
- la faculté de se démultiplier
- la capacité de passer à travers les portes
- la projection de décharges électriques
- la télékinésie
- la téléportation
- l’aptitude à se transformer en statue de métal
- la capacité à se transformer en démon
La plupart des pouvoirs de Jack-Jack
ont été réalisés grâce aux effets, mais la création de ces
effets n’est pas ce qui a posé le plus de problèmes aux artistes,
comme l’explique le superviseur Bill Watral : «L’une
des difficultés majeures auxquelles nous avons été confrontés a
été de maintenir l’apparence poupine de Jack-Jack en toutes
circonstances, qu’il se transforme en matière gluante ou qu’il
s’enflamme. Par exemple, personne n’a envie de voir un bébé en
feu… c’est pourquoi nous avons fait en sorte qu’il soit
toujours le plus mignon et le plus drôle possible dans chaque
plan. »
Les avancées technologiques réalisées
depuis le premier film ont donné à Bill Watral et son équipe la
possibilité de générer des effets qui permettent de continuer à
distinguer le personnage derrière les flammes. Le superviseur des
effets déclare : «Il était essentiel que l’on
puisse lire les expressions de JackJack. Nous avons donc mis au point
une technique de shading qui nous permet de lui donner des mimiques
sans équivoque. De cette manière, on comprend qu’il va bien et
qu’il s’amuse même lorsqu’il prend feu. Il était important
que le public n’oublie pas qu’il s’agit d’un bébé doté de
pouvoirs et que pour lui, tout cela est naturel. Les effets ne
doivent jamais prendre le pas sur l’humour… ce qui peut être
bien plus difficile que de réaliser une bonne grosse explosion ! »
Jack-Jack peut également se muer en
bébé démon. Le chef animateur Dave Mullins déclare : «Tous
ceux qui ont déjà eu affaire à des nourrissons savent qu’ils ont
la capacité de se transformer en monstres lorsqu’ils piquent une
colère ! Voir Jack-Jack prendre l’apparence d’un démon
avec de grandes dents et de gros muscles correspond exactement à ce
que l’on ressent lorsque notre enfant devient ingérable. »
L’équipe a créé un modèle séparé
pour représenter le «double maléfique » de Jack-Jack.
Dave Mullins explique : «Tout commence lorsque Jack-Jack
commence à se mettre en colère. Il devient tout rouge puis en
l’espace d’une image, nous le remplaçons par l’autre modèle
dont la taille et la couleur ont été atténuées. Nous lui donnons
alors progressivement sa taille de bébé démon normale en quelques
images. C’est indécelable à l’œil. »
TOUT VIENT À POINT À QUI SAIT
ATTENDRE
La création des plans à effets, comme
ceux mettant en scène le petit Jack-Jack, a été révisée pour LES
INDESTRUCTIBLES 2. La simulation, les plans de foules, les effets et
l’éclairage sont en effet traditionnellement vérifiés
indépendamment les uns des autres de manière à ce que le
réalisateur puisse les approuver à chaque étape du processus. Mais
sur LES INDESTRUCTIBLES 2, les différents départements ont
travaillé en concertation pour créer des séquences complètes
reflétant le travail de tous. Michael Warch, le directeur de
production des plans du film, déclare : «De cette
manière, nous avons pu soumettre ces séquences à Brad à un stade
déjà très avancé. »
Ce changement a été en partie dicté
par l’accélération du calendrier lorsque la date de sortie du
film a été avancée d’un an. Mais il a également trouvé écho
dans la manière de fonctionner de Brad Bird, influencée par son
expérience dans le cinéma en prises de vues réelles. Michael Warch
commente : «Cela lui a permis de consacrer plus de temps
aux performances des personnages. Les superviseurs des divers
départements étaient tous des collaborateurs de longue date de
Pixar qui connaissent bien la manière de travailler de Brad et ce à
quoi il est sensible, il était donc légitime de leur confier
davantage de responsabilités. »
Il poursuit : «Nous
avions déjà envisagé cette idée sur nos précédents films, mais
nous l’avons vraiment mise en œuvre pour la première fois sur LES
INDESTRUCTIBLES 2. »
L’HABIT FAIT LE SUPER-HÉROS
L’esthétique des années 1950 qui
caractérise l’univers des INDESTRUCTIBLES 2 a également influencé
les costumes des personnages. Qu’il s’agisse de leurs
supercostumes ou de leurs tenues de tous les jours, tous sont adaptés
à leur morphologie et à leur personnalité. Créateurs, techniciens
et artistes chargés des shaders ont ainsi travaillé main dans la
main pour créer une garde-robe à l’image des personnages dans un
processus similaire à celui mis en œuvre sur un film en prises de
vues réelles.
Mais quelle pression ! Pour faire
honneur à Edna «E » Mode, dont le sens de la mode a de
quoi faire rougir ses plus grands concurrents, les artistes Pixar
n’avaient pas le droit à l’erreur. Fran Kalal, chargée de la
confection des costumes, explique : «La présence de
cette icône de la mode dans le film nous oblige à faire preuve
d’une très grande exigence sur le plan esthétique. Il s’agit du
monde d’Edna, et à ce titre, il se doit d’être éblouissant. »
La morphologie singulière des
personnages des INDESTRUCTIBLES 2 n’a pas facilité la tâche de
l’équipe. Fran Kalal poursuit : «Ils sont très
caricaturaux et ont été imaginés pour porter des combinaisons de
super-héros, elles-mêmes conçues pour mettre en avant leurs
superpouvoirs. Les tenues civiles ne sont donc pas très seyantes sur
eux. Essayer de faire porter un pantalon de toile à M.
Indestructible est à la fois étrange et hilarant ! »
Les cinéastes sont donc repartis du
film original et ont retravaillé les personnages grâce aux avancées
technologiques réalisées depuis 2004. Matt Nolte, le directeur
artistique en charge des personnages, commente : «On n’a
pas toujours la chance de pouvoir revenir sur des personnages aussi
emblématiques que les Indestructibles. Tout en conservant leurs
particularités, nous avons utilisé la technologie dont nous
disposons aujourd’hui pour leur donner une apparence plus détaillée
et nuancée. »
Entre les nouveaux personnages, les
innombrables figurants et les nouveaux costumes des personnages
principaux, des centaines de tenues ont dû être créées pour les
besoins du film. Le chef décorateur Ralph Eggleston déclare :
«Nous avons puisé l’inspiration dans des magazines de mode
vintage et des photos urbaines réalisées entre 1950 et 1962. Nous
nous sommes limités à cette période pour les personnages
d’arrière-plan, mais puisque LES INDESTRUCTIBLES 2 ne se déroule
ni à une époque ni dans un lieu spécifiques, nous nous sommes
accordé davantage de liberté concernant les personnages principaux.
»
LES SUPERS ET LEURS ASSOCIÉS
Outre sa garde-robe quotidienne, Hélène
alias Elastigirl porte trois supercostumes dans le film. Pour mettre
au point ses tenues de tous les jours, les artistes ont puisé
l’inspiration dans le monde réel. La chef costumière Bryn Imagire
explique : «Puisque Hélène a choisi de reprendre sa
carrière de super-héroïne, nous nous sommes inspirés des femmes
ayant réussi brillamment dans les années 1950 et 1960, à l’image
de Mary Tyler Moore, Marilyn Monroe et Audrey Hepburn. Elle porte
également des accessoires tels que des sacoches et de grandes
lunettes de soleil. »
Les nouvelles technologies ont permis à
l’équipe de créer un tissu encore plus souple et extensible pour
tous les supercostumes, ce qui se révèle très utile pour Hélène.
Fran Kalal déclare : «Elastigirl est une athlète de
haut niveau, nous avons donc passé beaucoup de temps à mettre sa
combinaison au point pour nous assurer qu’elle conserve son attrait
même lorsqu’elle est étirée. »
Pour générer les multiples
supercostumes d’Hélène, les designers ont fait le choix de créer
une combinaison de base dont ils ont modulé le shading et les logos
afin d’obtenir trois styles bien distincts. Leur stratégie a
nécessité la modification du costume original d’Elastigirl, dont
le logo a été réduit et déplacé de manière à s’intégrer
dans le nouveau modèle.
Le supercostume commandé par les
Deavor a été conçu par le concurrent d’E, Alexander Galbacki, et
présente une texture en nid d’abeille métallique. Bryn Imagire
raconte : «Il nous a été inspiré par les toutes
premières combinaisons de plongée, et puisque le personnage combat
principalement les méchants une fois la nuit tombée, nous voulions
quelque chose de plus discret que son costume blanc et rouge
original. »
Cette nouvelle combinaison est
volontairement un peu terne. Matt Nolte explique : «L’idée
était de montrer que le retour d’Hélène sur le devant de la
scène n’a rien d’évident. C’est un clin d’œil aux films de
super-héros modernes dans lesquels les couleurs des costumes se sont
progressivement affadies. Le bleu électrique et le rouge flamboyant
d’autrefois ont laissé la place à des teintes plus feutrées. Le
nouveau costume d’Elastigirl est sombre et avant-gardiste, ce qui
lui permet de ne pas se faire repérer, mais elle est la première à
le trouver un peu trop inquiétant. »
Les cinéastes ont également dû
déterminer quel type de tissu serait utilisé pour créer ces
costumes, en se rapprochant le plus possible du mélange breveté
d’Edna. Fran Kalal explique : «Ce qu’on trouve de
plus similaire dans le monde réel, c’est le néoprène fin. Il
s’agit d’un mélange de néoprène, de Kevlar et de lycra ou
d’élasthanne qui est confortable et permet la même liberté de
mouvements qu’un justaucorps de gymnaste, tout en possédant la
résistance du Kevlar. Nous voulions qu’il ait beaucoup de reflets
tout en conservant sa caractéristique de compression. »
•Les artistes ont réussi à
travailler le tissu de manière stratégique afin, par exemple, de
créer des plis sous les bras, aux creux des coudes et derrière les
genoux, pour montrer que les Supers portent bien des costumes.
•L’équipe a par ailleurs développé
un nouvel outil de simulation spécialement créé pour le film
baptisé Slide on Surface, afin que l’apparence de leur logo reste
identifiable malgré les mouvements de leurs combinaisons.
Lorsque Hélène appelle sa famille
depuis sa chambre d’hôtel, elle porte un somptueux et épais
peignoir blanc. Fran Kalal commente : «Il est très doux
et confortable. Pour obtenir ce résultat, notre artiste shading a dû
faire pousser des poils sur le tissu. »
La morphologie d’Hélène, comme
celle de tous les Supers, est très caricaturale et imite celle des
héros graphiques des comics. Ces silhouettes ne sont jamais autant
mises en valeur que dans des supercostumes, c’est pourquoi elles
sont souvent légèrement modifiées lorsque les personnages
apparaissent en tenues civiles. Dans la scène où Hélène porte ce
fameux peignoir par exemple, la production a ajusté son tour de
taille selon qu’elle est assise ou debout afin de s’assurer que
le tomber du vêtement soit naturel en toutes circonstances.
Bob découvre que s’occuper de trois
enfants, dont un nourrisson doté – à sa plus grande surprise –
de superpouvoirs, n’est pas de tout repos… C’est même épuisant
! Les cinéastes ont ainsi vêtu le personnage de manière à
refléter son état d’esprit. Plus Bob est fatigué, plus ses
vêtements ont des tons gris et beiges. Sa chemise immaculée du
début, dont il finit par relever les manches, se froisse
progressivement. Mais lorsqu’il décide de reprendre la situation
en mains, sa garde-robe s’en ressent également. Sa nouvelle
assurance se reflète alors à travers des choix vestimentaires plus
colorés et une apparence générale plus soignée.
Mais la «supercarrure » de
Bob n’a pas facilité le travail de l’équipe en charge des
costumes, comme l’explique Fran Kalal : «Ses chemises
nous ont posé de grandes difficultés car le personnage est bâti
comme une armoire à glace ! Il a fallu que nous adaptions ses
costumes à sa morphologie, et ce même lorsqu’il est en civil. Les
poches ou les motifs ajoutent encore un degré de complexité, c’est
pourquoi nous nous sommes montrés très stratégiques dans le choix
des séquences qui nécessitaient ce genre de détails. »
L’équipe a fait réaliser un écusson
brodé pour se faire une meilleure idée de l’apparence du logo des
Indestructibles et de son comportement lorsqu’il est étiré. Mais
ce modèle mesurait à peine plus de 15 centimètres de large. Bryn
Imagire commente : «Il a fallu qu’on imagine ce que
cela donnerait en trois fois plus grand, car le thorax de Bob est
gigantesque ! »
La silhouette disproportionnée de M.
Indestructible a d’ailleurs été ajustée à la nouvelle vie –
et à la nouvelle garde-robe – de père au foyer de Bob. La taille
de ses biceps et quadriceps a ainsi été réduite pour s’adapter
plus facilement à ses tenues civiles, et après simulation, ses
muscles ont pris une apparence plus naturelle ; ils
s’aplatissent le long de son corps et laissent plus de place pour
ses vêtements.
Violette a une morphologie en 8
inspirée par l’espace négatif entre deux champs de force
adjacents. Fran Kalal, en charge de la confection des costumes,
commente : «Le problème, c’est qu’il est difficile
de trouver un jean adapté à ce genre de silhouette, nous avons donc
ajusté son tour de taille pour que ses tenues civiles soient plus
seyantes. »
L’équipe confie avoir pris certaines
libertés avec la garde-robe des enfants Parr. Bryn Imagire explique
: «Le style des années 1950 ne correspondait pas à la
nature rebelle de Violette, c’est pourquoi nous avons davantage
puisé l’inspiration dans la mode des années 1960 : jeans
retroussés, gilets et tennis. »
Les tenues de Violette reflètent son
évolution. On la découvre ainsi dans une chemise rose lorsqu’elle
est sûre d’elle mais en col roulé à manches longues lorsqu’elle
broie du noir et cherche à se cacher. Lorsqu’elle reprend
confiance en elle, sa garde-robe s’éclaircit et retrouve des
couleurs.
Flèche a le style très décontracté
des enfants de son âge. Fran Kalal déclare : «C’est
un petit garçon qui ne porte que des jeans et des teeshirts. Nous
lui avons donc créé un haut rayé que nous avons décliné en
plusieurs versions en en changeant la couleur et les rayures. »
Les artistes ont réalisé que
l’apparence de Flèche reposait sur… sa ceinture. Fran Kalal
explique : «Si elle est placée trop haut, il a l’air
d’un vieillard, et si elle est trop basse, il a l’air de préparer
un mauvais coup ! »
Malgré ses superpouvoirs, Jack-Jack ne
saurait se passer de couches, élément phare de sa garde-robe. Fran
Kalal commente : «Les bébés en grenouillère sont
mignons comme tout avec leur derrière rembourré ! Nous avons
donc simulé la couche de Jack-Jack, même lorsque celle-ci est
cachée sous des vêtements. »
Le nourrisson porte d’ailleurs
plusieurs nouvelles tenues dans le film, dont deux grenouillères et
un supercostume. Mais il aime également se promener en couche, tout
simplement.
Edna ne porte évidemment que ce qui se
fait de mieux. Non contents de devoir habiller une ribambelle de
Supers, les artistes des INDESTRUCTIBLES 2 ont donc également dû
vêtir Edna… Un défi auquel peu oseraient s’attaquer.
Ils ont commencé par imaginer un
magnifique kimono. Fran Kalal confie : «Nous avons pris
beaucoup de plaisir à fabriquer ce déshabillé doux et soyeux
qu’elle porte chez elle. Il se devait d’être luxueux et
satiné. »
Dans le film, Edna porte également une
somptueuse robe inspirée de créatrices de mode japonaises telles
que Rei Kawakubo, Eiko Ishioka et Chitose Abe chez Sacai. Bryn
Imagire commente : «Contrairement aux vêtements
qu’elles créent et font porter à leurs mannequins, elles ont
toujours l’air de porter des tenues très confortables. »
La chef costumière a abordé cette
robe à la manière d’une sculpture. Elle poursuit : «Toutes
les tenues qui me venaient à l’esprit, qu’il s’agisse d’un
ensemble chemise-pantalon ou d’une robe, me semblaient trop
classiques pour Edna. Je voulais quelque chose de plus abstrait, avec
des formes audacieuses. C’est pourquoi j’ai puisé l’inspiration
dans la nature – les animaux, les champignons, les fleurs –,
comme cela se fait beaucoup au Japon. »
Finalement, c’est en expérimentant
avec du fil de fer et des morceaux de papier chiffonnés qu’elle a
mis au point la version finale de la robe. Fran Kalal commente :
«Elle se compose de multiples pièces de tissus qui
ressemblent à du papier plié ou à un origami, superposées les
unes sur les autres et maintenues par des coutures très graphiques.
Pour la matière, nous avons opté pour du néoprène afin qu’elle
conserve sa forme. »
LES PETITS NOUVEAUX
Si Winston porte presque exclusivement
son costume en tissu peau de requin, Evelyn, elle, possède une
impressionnante garde-robe. Son style est beaucoup plus bohème que
celui de son frère. Bryn Imagire déclare : «Evelyn a
des goûts éclectiques en matière de mode. Ses tenues nous ont été
inspirées par Patti Smith, Diane Keaton et Annie Lennox car nous
aimions l’idée qu’elle porte des chemises d’homme classiques
légèrement féminisées. »
Fran Kalal ajoute : «Elle
porte des matières luxueuses comme le tweed, le cuir et même du
faux zèbre. Mais nous avons opté pour une palette de couleurs
neutres que nous avons associées à des coupes masculines de manière
à varier sa garde-robe et la rendre intéressante. »
Bryn Imagire déclare : «Evelyn
est une femme indépendante, intelligente et sûre d’elle qui se
moque du regard des autres. Quelle que soit sa tenue, elle la porte
avec assurance. »
LES FIGURANTS
Tandis que LES INDESTRUCTIBLES ne
mettait en scène que de petits attroupements, les avancées
technologiques réalisées ces 14 dernières années ont permis aux
équipes des INDESTRUCTIBLES 2 de générer de véritables marées
humaines et une multitude de figurants… mais ce n’est pas parce
qu’ils apparaissent en arrière-plan qu’ils n’ont pas besoin
d’être animés et habillés.
La conceptrice de personnages et chef
costumière Deanna Marsigliese commente : «Vêtir les
personnages permet de leur donner de la personnalité. Les costumes
doivent étayer l’histoire, et lorsqu’ils sont bien faits, ils
nous renseignent sur le personnage et sa trajectoire dans l’histoire.
Mais nous devons également être efficaces, surtout quand il s’agit
de figurants, et il y a littéralement des centaines d’hommes, de
femmes et d’enfants dans ce film ! »
UNE INCROYABLE BANDE ORIGINALE
Le compositeur oscarisé Michael
Giacchino, à qui l’on doit l’inoubliable bande originale des
INDESTRUCTIBLES, la première qu’il ait composée pour le cinéma,
fait son grand retour avec LES INDESTRUCTIBLES 2. Le scénariste et
réalisateur Brad Bird déclare : «Michael et moi
entretenons une relation très étroite. Il a composé la musique de
tous les films que j’ai réalisés depuis LES INDESTRUCTIBLES et
j’espère bien que cela va continuer, car j’adore travailler avec
lui. J’admire tout ce qu’il fait. »
Michael Giacchino confie :
«LES INDESTRUCTIBLES tient une place très particulière dans mon
cœur. Je me souviens qu’après avoir été choisi pour composer la
musique du film, Brad m’a expliqué qu’il était important que
nous travaillions main dans la main. Je n’ai jamais oublié cette
première conversation, elle nourrit la manière dont j’aborde
chacun de mes projets. Je mets un point d’honneur à collaborer
avec les réalisateurs afin de les aider à matérialiser leur vision
de l’histoire. Je ne travaille pas en autarcie ; composer de
la musique est la forme artistique la plus collaborative qui
existe. »
Pour Brad Bird, le compositeur est en
outre remarquablement polyvalent. «Michael est un véritable
caméléon musical capable de passer aisément d’un style à
l’autre. En plus d’être un collaborateur de choix, il joue un
rôle clé dans le film. »
La musique des INDESTRUCTIBLES 2 est
enracinée dans le paysage musical désormais familier établi dans
le premier par le compositeur en 2004. Il déclare : «La
bande originale de ce nouveau film se devait de trouver sa place dans
l’univers des Indestructibles créé il y a 14 ans ; pour
autant, je n’ai pas passé tout mon travail d’alors en revue car
je tenais à adopter une nouvelle approche. Brad et moi voulions
évidemment conserver le thème principal que j’ai retravaillé
pour lui donner une nouvelle tonalité tout en restant dans le même
esprit que le film original. »
Le compositeur, dont la musique pour
LÀ-HAUT, le film Disney•Pixar de 2009, lui a valu un Oscar, un
Golden Globe, un BAFTA Award, un Critics Choice Award et deux Grammy
Awards, affirme avoir beaucoup appris au cours des 14 dernières
années. «À l’époque, j’ignorais comment donner une
sonorité années 1960 à mes créations. Pour m’aider, je me suis
plongé dans les discographies de mes artistes préférés :
Henry Mancini, John Barry et Hoyt Curtin. »
Il note : «Aujourd’hui,
j’ai à ma disposition un arsenal beaucoup plus étoffé. Les
spectateurs reconnaîtront immédiatement l’univers des
Indestructibles avec ses influences jazz symphonique, mais j’ai
pris plaisir à utiliser les cuivres de manière différente, et plus
de trompettes cette fois-ci. Je me suis senti plus libre sur ce
film. »
Michael Giacchino a par ailleurs
composé des thèmes pour plusieurs personnages. Il commente :
«J’étais très enthousiaste à l’idée d’écrire le
thème d’Elastigirl, qui joue un rôle de premier plan dans ce
film. Il y a également plusieurs nouveaux personnages qui possèdent
leur propre musique. C’était un plaisir de pouvoir composer de
nouveaux morceaux. »
Le compositeur s’est aussi mué en
parolier pour créer les «jingles » qui accompagnent le
générique de fin sur les thèmes de M. Indestructible, Elastigirl
et Frozone. Ces jingles ont également été utilisés pour les
fausses publicités de jouets vintage diffusées en mai dans le cadre
de la promotion du film.
Michael Giacchino, habitué à
enregistrer avec un orchestre complet, a opté pour une approche un
peu différente pour LES INDESTRUCTIBLES 2. Il explique : «Mon
ingénieur, Joel Iwataki, a suggéré que nous séparions les
musiciens avec d’un côté le big band et de l’autre les cordes.
Nous voulions enregistrer la musique du film de cette manière pour
que lors du mixage, nous puissions plus ou moins isoler le big band
selon nos besoins. Et je trouve le résultat incroyable. »
Il poursuit : «Cela donne
de la clarté à la musique tout en conservant l’énergie d’un
orchestre au grand complet. Les musiciens ont également apprécié
cette organisation qui a permis aux membres du big band de s’entendre
correctement. Cela créé une ambiance plus intime et plus groovy. »
La bande originale des INDESTRUCTIBLES
2, qui rassemble les créations et les jingles composés par Michael
Giacchino, sera disponible le 15 juin 2018 chez Walt Disney Records.
Sa version numérique comprend également des bonus, dont les jingles
et une reprise de «The Glory Days », tiré du film
original, interprétés par DCappella, le groupe a capella de Disney
Music Group.
Copyright des textes des notes de
production @ Pascale & Gilles Legardinier
#Bao
#LesIndestructibles2
Autre post du blog lié au film d'animation LES INDESTRUCTIBLES 2
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