vendredi 13 septembre 2019

EDITH, EN CHEMIN VERS SON RÊVE


Drame/Une belle histoire

Réalisé par Simon Hunter
Avec Sheila Hancock, Kevin Guthrie, Amy Manson, Paul Brannigan, Wendy Morgan...

Long-métrage Britannique
Titre original : Edie 
Durée: 01h42mn
Année de production: 2018
Distributeur: Jupiter Films

Date de sortie sur les écrans britanniques : 25 mai 2018
Date de sortie sur nos écrans : 18 septembre 2019 


Résumé : à 83 ans, Edith Moore est une femme pleine de regrets. Suite au décès de son époux, sa fille souhaite la placer dans une maison de retraite mais Edith a une bien meilleure idée. Toute sa vie, elle a rêvé en secret de partir à l'aventure mais n'a jamais osé. 

Aujourd'hui, il est temps pour elle de suivre son rêve : l'ascension du Mont Suilven en Écosse. Edith décide de faire le voyage seule mais, au pied de la montagne, elle réalise que la montée sera redoutable. Elle s'adjoint les services de Jonny, un homme du coin, pour l'aider à se préparer, suscitant une amitié inattendue dans cette aventure qui changera sa vie.

Bande annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai penséEdith est une femme au caractère plutôt rugueux au premier abord. Elle n'a pas eu la chance de pouvoir vivre comme elle l’aurait souhaité. Alors, au crépuscule de sa vie, elle s'embarque dans un voyage, celui de la revanche, de la dernière chance de mener son rêve à bien. 



Certes, il ne faut pas chercher une aventure qui vous sortira des ressorts classiques qu'on s'attend à trouver dans ce type de long-métrage. De plus, quelques moments tirent en longueur. Cependant, le réalisateur Simon Hunter nous transporte au gré de magnifiques images d’Highlands écossais tout en dessinant des portraits et en imbriquant un vécu dans un autre, le tout avec une belle sensibilité. Il place son contexte et laisse la dureté d’Edith, son héroïne, se fendiller au fur et à mesure qu’elle retrouve le plaisir de l’émerveillement. 





Le réalisateur nous parle de la vieillesse et de la transmission de l’expérience de vie, sans que ce soit un big bang, mais juste une envie d’écouter et d’entendre ce que l’autre partage sur la base d’un respect bienveillant.

On s’attache aux personnages parce qu’ils racontent, quelque part, une part de nous-même. Sheila Hancock interprète Edie (surnom donné aux personnes nommées Edith en Grande-Bretagne). Dame âgée, elle a l'œil qui pétille et on se souhaite d'être comme elle physiquement quand on arrivera à cette période de notre existence. L'actrice est très crédible aussi bien sur les accomplissements sportifs que sur l'état émotionnel de sa protagoniste. Elle réussit à nuancer Edith et à nous entraîner avec elle dans sa quête.




Kevin Guthrie interprète Jonny. Il apporte la présence physique sûre et solide, ainsi que la gentillesse qu'il faut à ce gars pour que la relation Edith/Jonny puisse fonctionner et résonner à nos yeux.



Copyright photos @ Jupiter Films

On notera également la musique de la compositrice Debbie Wiseman qui offre aux scènes qu’elle accompagne une ampleur qui nous touche.

EDITH, EN CHEMIN VERS SON RÊVE est un film qui installe un vague à l'âme tout en étant agréable et douillet par sa façon de raconter une jolie histoire humaine. 

NOTES DE PRODUCTION 
(À ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Kevin Guthrie

Kevin Guthrie est un acteur écossais. Dans son parcours sur scène, on distingue entre autres sa participation dans la production de Macbeth en 2013, ainsi que, cette même année, un rôle protagoniste dans la comédie musicale Sunshine on Leith.

En 2015, il tourne dans le premier film réalisé par Robert Carlyle, THE LEGEND OF BARNEY THOMSON, ainsi que dans l’adaptation éponyme du roman Sunset Song par Terence Davies.

En 2016, on peut voir Kevin Guthrie dans WHISKY GALORE! de Gilles MacKinnon, remake du grand classique des Studios Ealing de 1949, et dans LES ANIMAUX FANTASTIQUES de David Yates, dans le rôle de M. Abernathy qu‘il reprendra en 2018 pour LES ANIMAUX FANTASTIQUES : LES CRIMES DE GRINDELWALD.

Il fait également partie, en 2017, de la distribution de DUNKERQUE, film de guerre épique réalisé par Christopher Nolan.

Sheila Hancock

Sheila habite depuis quelques décennies en France à Apt et parle français. La longue carrière de Sheila Hancock s‘étend sur tous les domaines : théâtre, radio, télévision et cinéma. Elle est désormais également célèbre en tant que romancière et présentatrice de longs-métrages.

Elle a été honorée par deux Lifetime Achievement Awards, celui de Femmes de Cinéma et de Télévision, et celui du Grand Ordre des Lady Ratlings, et a été nommée Officier de l’Ordre de l’Empire Britannique (OBE) pour les arts en 1974, puis Commandeur de l’Ordre de l’Empire Britannique en 2011.

Elle a en outre obtenu en 2007 le prix Olivier de la meilleure comédienne pour Cabaret.
Au cinéma, elle a joué dans un vaste éventail de longs-métrages allant du GARÇON AU PYJAMA RAYÉ (2008) à AMOUR ET MORT À LONG ISLAND (1997), ARRÊTE TON CHAR, CLÉO (1964) ou encore TELS PÈRES, TELLE FILLE (1990).

À la télévision, Sheila Hancock a été nommée aux BAFTA en 2001 pour sa performance dans The Russian Bride et en 2002 pour la série Bedtime, produite par la BBC. Son travail pour le petit écran comprend de nombreuses réalisations telles que les séries Before I Call You In pour la BBC, Delicious, Les Enquêtes de Morse, Flics toujours, Les Arnaqueurs VIP, The Catherine Tate Show, Nellie And Melba, Moving On, et les films de télévision JUST HENRY et AFTER THOMAS, ainsi que la présentation de nombreux documentaires.

En tant qu‘écrivain, elle nous livre des oeuvres telles que The Two of Us : Ma vie avec John Thaw (Prix de l’Auteur de l’Année), Just Me, Ramblings of an Actress et plus récemment son roman Miss Carter’s War.

ENTRETIEN AVEC LE RÉALISATEUR

Comment était-ce de travailler avec Sheila Hancock et Kevin Guthrie ?

Du dur labeur, dans le bon sens du terme. Ils sont tous les deux si intelligents, si brillants et intuitifs. Kevin est vraiment un bon acteur : ce que j’aime chez lui, c’est qu’il interprète ce jeune homme qui tente de trouver du sens et sa place dans ce monde, mais il laisse entrevoir par moments le petit garçon caché en lui. Sheila était extrêmement disciplinée et a apporté quelque chose de nouveau à chaque scène, en particulier dans les séquences très visuelles de la fin. Il ne s‘agit pas de simplement déambuler dans la nature : on doit savoir précisément à quoi pense le personnage. Que vient-il de se passer ? Quels souvenirs cela ramène-t-il à la surface ? Sheila a été fantastique avec ces scènes, et y a ajouté tant de choses.

Est-ce que l’escalade a contribué à rendre sa performance spéciale ?

J’en suis persuadé. Cela semble inévitable. Je pense que les dernières scènes de Sheila dans le film ont grandement été mises en valeur par l’escalade. Je souhaitais éviter une fin qui rebondit trop joyeusement, c’est plutôt un moment poignant de refléxion. Edith a accompli ce qu’elle était venue faire, et c’est probablement le moment le plus significatif, à la toute fin d’une vie inassouvie.

Qu’espérez-vous transmettre à travers Edith ?

Il y a quelque chose d’inspirant à travers ce film, qui parle de s’accrocher à une idée et d’aller jusqu’au bout. C’est éternel. Je pense que cela convoquera des souvenirs chez les gens, ils ne manqueront pas de se remémorer leurs parents, leurs espoirs et leurs rêves, leurs ambitions, réalisées ou non. La vie ne permet pas toujours d‘accomplir ce que l’on a désiré en étant jeune. En ce sens, c’est un conte doux-amer, très accessible selon moi.

Sheila a-t-elle réellement escaladé la montagne ?

Dès le début du processus d’écriture, j’ai su qu’il nous fallait trouver une actrice au talent gigantesque, mais qui serait également capable d’escalader la montagne qui est au coeur du récit. Je voulais être authentique à 100%, mais comment faire grimper une actrice d’environ 83 ans sur une montagne du Sutherland ? Sheila était déterminée, je pouvais le voir dans son regard quand je l’ai rencontrée pour la première fois. Dès qu’elle s’est décidée à le faire, elle s’est lancée dans l’entraînement.

Elle allait à la salle de sport, elle faisait de la marche nordique. À chaque fois que je discutais avec elle, elle proclamait : „Je me suis entraînée !“ Je savais qu’elle le ferait, elle s’y était décidée. Malgré tout, je n‘en croyais pas mes yeux. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’actrices de 83 ans dans le monde qui se seraient investies dans ce projet de cette manière.

SIMON HUNTER : LE RÉALISATEUR

Une fois diplômé de l’école de cinéma du Surrey en Grande-Bretagne, Simon Hunter s’est lancé dans l’écriture et la réalisation de nombreux court-métrages, dont l’un d‘entre eux a retenu l‘attention de la British Screen qui s‘est vu incitée à investir dans son projet de long-métrage, LE PHARE DE L’ANGOISSE. Avec l’aide de Winchester Films, le film tourné pour 2,5 millions de dollars, a parcouru maints festivals européens renommés et y a récolté de nombreux prix. Cité comme le réalisateur ayant réussi à produire „l’un des films à petit budget les plus effrayants de l’année“, Simon Hunter a collaboré avec Mark Stothert de la société Infinity, pour tourner son premier spot publicitaire, proposant une perspective maligne sur Playstation et la notion de double vie, pour le compte du Comité de Santé de Lothian. Ce spot lui a valu d‘être sélectionné comme jeune espoir prometteur.

LE PHARE DE L’ANGOISSE a attiré l‘attention de l‘agence Saatchi & Saatchi et Bob Isherwood et depuis, Simon Hunter a continué à réaliser des spots publicitaires pour la British Heart Foundation, la compagnie aérienne British Airways, la Royal Sun Alliance, Postbank, le Raindance Film Festival et bien d’autres encore.

C’est après trois longues années passées à travailler sur le film de science-fiction THE MUTANT CHRONICLES (2008), produit par Edward R Pressman, que Simon Hunter a pu commencer à développer le projet qui lui tenait à cœur : Edith. Aujourd‘hui, il passe son temps entre Berlin et Londres, mais on le trouve souvent au cœur des montagnes écossaises.

MONT SUILVEN, HIGHLANDS ÉCOSSAIS

Le Mont Suilven (en gaélique Sula Bheinn) est l’une des montagnes les plus emblématiques d’Ecosse. Située dans un endroit reculé de l’Ouest du Sutherland, elle s’élève presque verticalement à partir d’un paysage de landes sauvages, de marais et de lochs (lacs) connus sous le nom de Réserve Naturelle Nationale d’Inverpolly.

Suilven forme une crête aux versants abrupts sur une distance de 2 km. Son point le plus élevé, appelé Caisteal Liath (Le Château Gris en gaélique écossais), se trouve à la pointe nord-ouest de cette crête.

Il y a deux autres sommets : Meall Meadhonach (Colline Centrale Ronde), au point central de la crête, s’élève à 723 mètres, tandis que Meall Beag (Petite Colline Ronde) se situe du côté du sud-est. La propriété de Glencanisp, sur laquelle se trouve le relief de Suilven avec les terres voisines de Drumrunie, a été rachetée en 2005 par la communauté locale avec le soutien de la Fondation John Muir. La Fondation Assynt vise à créer de l’emploi local et sauvegarder l’héritage culturel et naturel pour le bénéfice de la communauté et des générations futures, et pour le plus grand plaisir d’un large public.

LOCHINVER, HIGHLANDS ÉCOSSAIS

Lochinver (Loch an Inbhir en gaélique) est un village sur la côte du district d’Assynt du Sutherland, dans les Highlands écossais. Un peu plus loin dans le nord-est se trouve le Loch Assynt, la source de la rivière Inver, qui se déverse dans le Loch d’Inver du village. La petite ville, assise sur une baie préservée au Nord de Ullapool, dans la nature sauvage de l’extrême nord-ouest, se divise en trois parties : le port, le village et Baddidarrach, le long de la rive du Loch Inver.

Source et copyright des textes des notes de production @ Jupiter Films

  
#EdithEnCheminVersSonReve

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