vendredi 5 juillet 2019

ANNABELLE – LA MAISON DU MAL


Épouvante-horreur/Sympathique, à la réalisation créative pour instiller la frayeur dans l'esprit des spectateurs

Réalisé par Gary Dauberman
Avec Vera Farmiga, Mckenna Grace, Patrick Wilson, Madison Iseman, Katie Sarife, Michael Cimino, Samara Lee, Steve Coulter...

Long-métrage Américain
Titre original : Annabelle Comes Home 
Durée : 01h40mn
Année de production : 2019
Distributeur : Warner Bros. France 

Date de sortie sur les écrans américains : 26 juin 2019
Date de sortie sur nos écrans : 10 juillet 2019


Résumé : déterminés à mettre Annabelle hors d'état de nuire, les démonologues Ed et Lorraine Warren enferment la poupée démoniaque dans leur "pièce des souvenirs", en prenant soin de la placer derrière une vitre sacrée et de solliciter la bénédiction d'un prêtre. Mais Annabelle réveille les esprits maléfiques qui l'entourent et qui s'intéressent désormais à de nouvelles victimes potentielles : Judy, la fille des Warren âgée de 10 ans, et ses amis. Une nouvelle nuit d'horreur se prépare…

Bande annonce (VOSTFR)


360° Vidéo Expérience


Ce que j'en ai penséANNABELLE – LA MAISON DU MAL a été projeté en avant-première au cinéma Max Linder le vendredi 28 juin 2019. Un décor inquiétant et des êtres maléfiques nous ont accueillis pour nous mettre dans l'ambiance. 






Copyright photos @ Epixod

Juste avant le début du film, la poupée Annabelle a été déposée sur un fauteuil devant les spectateurs, question de la tenir à l'œil pendant que ses œuvres malfaisantes étaient montrées à l'écran.





Copyright photos @ Epixod

Puis un court message de James Wan, qui est un des producteurs de ce long-métrage, nous a été passé pour nous remercier d'être présents et nous souhaiter de passer un bon moment.

Peut-être est-ce l'influence de James Wan, mais en tout cas, le réalisateur Gary Dauberman a un talent certain pour les plans machiavéliques qui épousent la narration de ce film d'épouvante. Avec ANNABELLE – LA MAISON DU MAL, il se fait plaisir en utilisant tous les ressorts pour nous faire grincer des dents. Peu importe qu'on soit sensibles aux sursauts, qu'il met en place comme des pièges jouant avec nos nerfs au passage, ou non, on s'amuse à regarder sa mise en scène et à se laisser entraîner dans le sillon des atmosphères de maison hantée qu'il aligne avec une belle dextérité. Il joue en partie avec l'invisible et avec notre imagination pour nous préparer peu à peu au chaos démoniaque qui envahit cette aventure. Il veille à travailler la constance des ambiances en utilisant notamment l'appui de tons cohérents dans les décors. 






La mise en place du contexte sort de l'ordinaire puisqu'il prend sa source chez Les Warren. On les apprécie d'ailleurs toujours autant, d'autant que les acteurs Vera Farmiga et Patrick Wilson, qui interprètent Lorraine Warren et Ed Warren, sont toujours aussi bons pour donner vie à ce couple à la relation si particulière qu'ils donnent l'impression de pouvoir tout affronter et, vue leur activité professionnelle, c'est plutôt opportun.



Cependant, le scénario ne se distingue pas vraiment par son originalité. En effet, le déroulement des événements se place dans une dynamique qui a déjà été vue maintes fois. Cependant, malgré quelques petites incohérences et facilités, la narration est fluide. Les différents éléments qui composent la mythologie des Warren viennent agrémenter la tension de façon efficace. Au-delà des évidences, le réalisateur place d'ailleurs des clins d'œil à l'univers Conjuring. De plus, l'histoire intègre l'influence d'événements dramatiques qui apportent une logique aux actions des personnages et les rendent attachants. 

Mckenna Grace interprète Judy Warren, la fille de Lorraine et Ed. La jeune actrice nous fait ressentir l'isolement dû à la particularité de l'activité de ses parents, ainsi que le courage qui anime cette fillette face aux esprits terrifiants qui se manifestent.



Madison Iseman interprète Mary Ellen, la babysitter cool et impliquée. Elle est crédible dans sa façon de prendre très au sérieux sa mission de protection et d'agir comme une grande sœur pour Judy. 



Katie Sarife interprète Daniela, l'amie de Mary Ellen. Elle sait mettre en avant le côté téméraire de son personnage tout en laissant sa sensibilité s'exprimer. 




Michael Cimino apporte de la légèreté à l'ensemble dans le rôle de Bob Palmeri. Il dégage une douceur et une naïveté qui font de Bob un protagoniste impeccable pour insuffler un peu d'humour.


Copyright: © 2019 WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC.
Photos Credit: Justin Lubin & Courtesy of Warner Bros. Pictures

ANNABELLE – LA MAISON DU MAL est un film d'épouvante sympathique qui fait un retour aux sources semblant nous préparer au long-métrage CONJURING 3 prévu pour 2020. Bien qu'il ne sorte pas particulièrement des sentiers battus, sa réalisation offre des moments maîtrisés de frayeur avec une mise en scène soignée et créative, les acteurs sont convaincants et son histoire réussit à imbriquer de l'émotion qui sert son propos.

NOTES DE PRODUCTION
(À ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

ED
 Il est préférable qu’on garde la poupée. Nous allons la mettre en lieu sûr.

Lorsque l’histoire commence, cela fait un an que les démonologues Ed et Lorraine Warren ont repris la poupée Annabelle à un groupe de jeunes infirmières terrorisées. Ils l’ont mise en lieu sûr dans leur nouvelle maison, au milieu d’une quantité d’autres objets hantés. La période s’est révélée plutôt calme, mais ces objets restent les vecteurs de forces maléfiques qui sont sans doute bien conscients de la présence d’Annabelle parmi eux.

Le scénario a été écrit par l’auteur de la saga ANNABELLE, Gary Dauberman, qui signe sa première mise en scène avec ANNABELLE - LA MAISON DU MAL. “C’était une évolution naturelle et ça me semblait être le bon moment pour sauter le pas. James et Peter m’ont beaucoup soutenu”, remarque-t-il. James Wan et Gary Dauberman ont écrit l’histoire à quatre mains. Selon ce dernier, ils ont tout de suite su qu’ils voulaient situer l’histoire dans la maison des Warren et retrouver cette ambiance rétro des années 1970, tout en s’intéressant de plus près à la famille Warren.

“C’est le début des années 1970, un peu après l’affaire Perron qu’on a suivie dans CONJURING : LES DOSSIERS WARREN. Les Warren commencent à apparaitre dans les médias au fur et à mesure que les gens comprennent en quoi consiste leur métier. Cependant, Ed et Lorraine ne se doutent pas que cette situation est plus difficile pour Judy qu’elle ne veut bien le laisser paraître”. 

Judy Warren est leur fillette de dix ans. Le film n’aborde que rapidement les événements décrits dans les vrais dossiers Warren. Néanmoins, Gary Dauberman a estimé qu’il serait intéressant d'évoquer l’univers paranormal dans lequel évoluent les parents à travers le point de vue de Judy. “Qu’est-ce que ça fait d’être la fille d’un tel couple et de voir rentrer ses parents du travail, où ils s’occupent chaque jour de phénomènes effrayants et surnaturels ?", se demande-t-il. “Ou de voir les objets qui rappellent leurs terrifiantes enquêtes orner le hall d’entrée ?”.

La plupart des enfants auraient certainement cédé à la curiosité, mais Judy reste à l’écart de cette partie de la maison. Elle a bien pris la mesure des avertissements de ses parents, qui lui ont défendu de s’aventurer au-delà de la porte fermée à clé. Si Annabelle est la dernière arrivée au sein de cette étrange collection, l’espace accueille des centaines d’objets qui ont tous été considérés suffisamment dangereux pour être confinés et recevoir régulièrement la bénédiction d’un prêtre.

“Du point de vue cinématographique, on a toujours eu envie d’utiliser la pièce qui renferme tous les objets comme point de départ d’un film”, explique Peter Safran, qui a produit les six films de l’univers CONJURING. “On l’a déjà aperçue, on a laissé entrevoir son potentiel, mais avec ANNABELLE - LA MAISON DU MAL, on peut enfin jouer cette carte à fond. L’histoire conçue par Gary et James repose sur l’idée qu’Annabelle ne peut pas vraiment être maîtrisée, et qu’au contraire elle continue à attirer les autres esprits maléfiques”.

James Wan, producteur du film et créateur de la saga CONJURING, affirme : “Je crois que c’est mon obsession pour les poupées maléfiques qui m’a amenée à m’intéresser aux Warren et à découvrir l’histoire de la véritable Annabelle. À partir de là, j’en ai appris davantage sur eux et sur cette poupée qui était le point d'orgue de leur collection”.

Depuis le premier opus de la saga ANNABELLE, James Wan reconnaît qu’il est “de plus en plus fasciné par l’idée qu’un objet inanimé, censé être suffisamment innocent pour être le jouet d’un enfant, puisse receler un être démoniaque. Avec la série ANNABELLE et l’Homme Tordu dans CONJURING 2 : LE CAS ENFIELD, j’ai continué à nourrir cet intérêt”. 

De retour “à la maison”, Annabelle retrouve tous ses amis, ce qui offre aux auteurs du film l'occasion de travailler avec un ensemble de personnages hors normes … dont seuls quelques-uns sont humains. “Dans notre histoire, les Warren quittent leur domicile le temps d'une nuit comme ils le font souvent dans le cadre de leur travail, et laissent Judy seule à la maison avec sa baby-sitter Mary Ellen”, rappelle Peter Safran. “L’essentiel de l'histoire se déroule au cours de cette nuit-là, et nous avons donc décidé de faire monter la tension très rapidement, et de maintenir cette intensité pendant la plus grande partie du film”.

Patrick Wilson retrouve le rôle d’Ed Warren aux côtés de Ver Farmiga : “On adore camper ces rôles parce qu’on sait qu’il y aura des passages de forte intensité dramatique, et d’autres terrifiants et sombres, mais c’est aussi l’occasion de montrer une autre facette de ce couple. Dans ce chapitre en particulier, on joue aussi le rôle des parents attentionnés de Judy”.

Vera Farmiga reprend donc pour la quatrième fois le rôle de Lorraine Warren et ajoute que ce qui la séduit dans cette histoire est lié à “la pureté de leur amour, leur proximité et leur capacité à trouver un équilibre entre eux. Par ailleurs, leur foi leur donne une force considérable, par opposition aux ténèbres auxquels ils sont confrontés”.

Attirée par cet univers sombre et par l’absence du couple Warren pour la soirée, une amie de Mary Ellen, Daniela, s’invite dans la maison. Si elle se laisse emporter par sa curiosité naturelle, elle a aussi des raisons qui lui appartiennent de s’intéresser aux travaux des Warren. En ouvrant simplement le coffre d’Annabelle, elle libère un grand nombre de ces objets qui semblaient immuables mais qui ont tôt fait de se transformer en une force irrépressible contre laquelle les trois jeunes filles vont devoir se battre… peut-être jusqu’à la mort.

LORRAINE
 Les esprits démoniaques ne possèdent pas les choses, ils possèdent les gens. Ils voulaient rentrer à l’intérieur de toi.

Le casting et les personnages 

Quand Gary Dauberman et James Wan ont commencé à imaginer l’histoire d’ANNABELLE - LA MAISON DU MAL, James Wan travaillait sur AQUAMAN avec Patrick Wilson. Ce dernier se remémore une conversation qu’il a eue avec James Wan : “James voulait faire avancer l’histoire dans le nouvel opus d'ANNABELLE : il souhaitait quitter son passé et la ramener ‘à la maison’, c’est-à-dire chez les Warren. Il avait aussi envie de bâtir une intrigue avec Lorraine et Ed et de voir à quoi cela mènerait. C’est exactement ce qui se passe dans le film”.

Au début de l'histoire, les Warren viennent chercher Annabelle chez les étudiantes infirmières – qui sont plus qu’heureuses de la laisser partir – et la conduisent le long d’une route de campagne déserte tandis que, assise sur le siège arrière, elle semble bizarrement vivante. “Il se passe quelque chose de très étrange pendant le trajet – inspiré d'un épisode que les Warren ont vraiment vécu pendant qu’ils ramenaient la poupée chez eux – et cela annonce la suite des événements”, révèle Patrick Wilson. “Mais évidemment, ils arrivent tout de même à destination”.

En dépit de l’ambiance effrayante du film, Patrick Wilson et Vera Farmiga ont toujours insufflé une grande tendresse aux rapports entre leurs deux personnages, afin de rester fidèle à la vie des êtres dont l’histoire s’inspire. Ils ont donc été enchantés de travailler à nouveau ensemble. Selon Vera Farmiga, même s’ils tournent une scène d'une grande gravité, “j’’adore le fait que Patrick puisse faire autant de sourires en une journée”. Elle ajoute en riant : “Une fois, je l’ai même chronométré et j’ai vu qu’en 60 secondes, il souriait au moins 15 fois”.

Patrick Wilson ajoute : “C’est très drôle de faire peur à Vera, et surtout c’est facile, ce qui est plutôt appréciable dans un film comme celui-ci. Il faut dire que c’est une des meilleures actrices que je connaisse, un point c’est tout. Elle assure en permanence, tout en gardant une certaine légèreté”.

Vera Farmiga poursuit : “Patrick est génial, on s'amuse beaucoup tous les deux”. Après tous ces films tournés ensemble, elle estime qu’il “fait partie de la famille. Un peu comme un cousin qui fait toujours le pitre”.

Les deux acteurs préfèrent ne pas aborder ce tournage comme celui d’un film d’horreur, parce qu’ils incarnent avant tout un couple qui a vraiment traversé ces situations et qui y a fait face avec intelligence et élégance. “Pour moi, ce n’est pas un film de genre mais une histoire d’amour”, résume Vera Farmiga. “Et je pense que c'est pour cela que ça fonctionne”.

Vera Farmiga a aussi beaucoup apprécié de travailler sous la direction de Gary Dauberman pour la première fois. “C’est génial de le voir sortir des coulisses et partager sa vision des choses. Il a pris les commandes avec énormément d’assurance”, note-t-elle.

Gary Dauberman a également adoré tourner avec Vera Farmiga et Patrick Wilson : “C’était vraiment un rêve éveillé de pouvoir diriger Patrick et Vera sous les traits d’Ed et Lorraine”, déclare-t-il. “Ils connaissent les personnages par cœur et regorgent d’idées à chaque scène. C’était comme de prendre le volant d’une Ferrari : ils savent ce qu’ils font et tout est extrêmement fluide. Parfois, il suffit de lâcher le volant et on sait qu’on va aller dans la bonne direction”.

“Ils ont aussi été un vrai soutien pour moi”, poursuit Gary Dauberman. “C’est mon premier long-métrage et ils ont été patients en faisant preuve d'un véritable esprit d'équipe. C’était génial de les avoir à mes côtés pour mener à bien l’histoire”.

Le film s'attache à Annabelle et aux autres objets qui sèment la terreur ; les Warren sont pour leur part absents au cours de cette nuit effroyable. C’est donc leur fille, la baby-sitter et son amie qui doivent s’en sortir par leurs propres moyens. Et bien qu’elle n’ait encore rien dit à personne, il se pourrait que la jeune Judy Warren ait quelques points communs avec ses parents… et bien plus qu’ils ne le soupçonnent.

Judy est incarnée par Mckenna Grace qui déclare : “Mon personnage possède des pouvoirs semblables à ceux de sa mère : elle a notamment des visions et c’est assez terrifiant et déstabilisant pour elle d’avoir toutes ces images dans la tête. D’ailleurs, elles ne sont peut-être pas seulement dans sa tête”. 

Elle souffre aussi d’être exclue à l’école, car les autres enfants commencent à comprendre ce que font ses parents, dont le travail est évoqué dans la presse locale. “Elle se sent mise à l’écart, ses camarades se moquent d’elle et ne veulent pas se lier d’amitié avec elle”.

Dans la vraie vie, Mckenna Grace est très active à l’école et elle raconte : “J’ai appris que j’avais le rôle pendant un entrainement de pom-pom girls et j’ai dû m’asseoir pendant toute une minute. Je savais que ce ne serait pas facile parce qu'il allait falloir beaucoup hurler et pleurer… pendant tout le film, en fait. Mais j’étais super heureuse !”

Mckenna Grace était particulièrement enthousiaste car elle est elle-même une grande fan du genre : “Avec mon père, on regarde des films d’horreur ensemble le week-end, j’adore ça et je trouve que James Wan est un génie”, affirme-t-elle. “J’adore l’adrénaline que ça procure. Avant de regarder, on se dit ‘ça va faire super peur, j’ai hâte et en même temps j’ai peur’, et après on en rigole et on se dit ‘Wahou, c’était dingue, j’ai envie de revoir ce film !’”

Mckenna Grace adore l’univers des films CONJURING, si bien qu'elle était enchantée de tourner avec Vera Farmiga et Patrick Wilson qui ont été, quant à eux, très impressionnés par sa prestation : “C’est une actrice exceptionnelle”, estime Vera Farmiga. “Et c’est quelqu’un de formidable humainement parlant. Je n’ai jamais rencontré une jeune fille aussi bien élevée que Mckenna, et elle sait partager ses émotions ”.

“Je suis toujours fasciné de rencontrer quelqu'un d'assez expérimenté pour comprendre comment fonctionne un tournage – les prises, les rapports entre les comédiens, la direction d'acteur etc. – et néanmoins capable de rester un enfant”, explique Patrick Wilson. “On voit bien que Mckenna s’amuse et qu’elle adore jouer, mais on peut lui donner des conseils et elle se remet au travail. Elle a une technique de jeu impressionnante”.

Le jour des événements coïncide avec l’anniversaire de Judy, mais personne n’a accepté l’invitation à sa fête. Sa baby-sitter, Mary Ellen, prévoit de lui préparer un gâteau. Madison Iseman qui joue la baby-sitter déclare : “Mary Ellen aime aider les autres. Elle veut s’assurer que tout le monde est heureux et en sécurité autour d'elle, notamment Judy. Elles ont confiance l’une dans l’autre. Elles ont, pour ainsi dire, grandi ensemble si bien que Mary Ellen voit en Judy une petite sœur et qu'elle ferait n’importe quoi pour elle”.

Madison Iseman a adoré sa partenaire. “Mckenna est une des jeunes actrices les plus talentueuses avec qui j’aie joué, et à chaque fois qu’on avait une scène ensemble j’étais bluffée par son talent”.

Mais Judy n’est pas la seule que Mary Ellen doit surveiller : son amie Daniela s’introduit dans la maison avec une idée derrière la tête. Elle se sert du garçon pour qui Mary Ellen a un faible pour lui faire du chantage affectif et s’inviter chez les Warren en leur absence.

Madison Iseman considère les deux adolescentes comme “le yin et le yang. Mary Ellen est une jeune fille calme et organisée tandis que Daniela aime semer la panique même si elle a un bon fond. Cependant, elles s’adorent et se complètent dans une certaine mesure. Mais quand la situation tourne mal, Mary Ellen, fidèle à elle-même, se sent responsable d’avoir laissé Daniela venir dans la maison”.

Katie Sarife, qui campe Daniela, déclare : “Elle est marrante, très extravertie et vive, et elle a un grand cœur. Mais elle a aussi une curiosité insatiable pour l’au-delà et le surnaturel, car elle a perdu quelque chose dans le passé. Du coup, quand elle découvre ce que font les Warren et que Mary Ellen est leur baby-sitter, elle s’invite dans la maison et sans le vouloir provoque de véritables ravages”.

Daniela est d'ailleurs l’élément déclencheur de tout ce qui suit : non seulement elle entre dans la pièce fermée à clé, mais elle ouvre le coffre d’Annabelle et touche presque tous les objets de la pièce, réveillant par la même occasion les esprits de plusieurs d’entre eux. Katie Sarife a été fascinée par les décors du film.

“C’est le cœur de la maison des Warren, et on y trouve des éléments qui rappellent tous leurs précédents dossiers”, explique-t-elle. “Ce n’était qu’un plateau de tournage, mais en y entrant, on avait vraiment l’impression que des millions d’yeux vous observaient. Il y a un tas d’objets et on se met à imaginer tous les démons, les fantômes et les esprits qui pourraient surgir s’ils étaient réels…difficile d’imaginer ce qui pourrait prendre vie à ce moment-là”.

Gary Dauberman parle des trois actrices principales : “C’était formidable de travailler avec Madison, Mckenna et Katie. Toute l’intrigue tourne autour d’elles et elles lui donnent beaucoup de poids. C’était important car certaines scènes sont assez dingues et fantastiques. Cela ne marcherait pas forcément s’il n’y avait pas ces jeunes filles qui réagissent à ces événements avec leur énergie hors du commun. Elles jouent également à merveille la relation d’amitié entre elles : on pourrait croire qu’elles sont amies depuis toujours et qu’elles ont un vrai passé en commun”. 

Peter Safran intervient : “On a choisi Madison assez rapidement pendant le casting. Sa capacité à passer d’une scène légère à une autre extrêmement intense et terrifiante nous a impressionnés, et on a tout de suite su qu’elle serait notre Mary Ellen. On a mis plus de temps à trouver Daniela, mais quand Katie est arrivée, on a poussé un grand soupir de soulagement parce qu’on a compris qu’on avait déniché la bonne personne. Quant à Mckenna… c’est incroyable de tomber sur quelqu’un de son âge qui a autant de talent et d’éthique professionnelle. Dès l’instant où elle a auditionné, on a su que c’était elle, et elle a vraiment été à la hauteur”.

Selon Gary Dauberman, les actrices ont apporté à leur rôle un autre élément clé : “Elles maitrisent toutes les trois le hurlement parfait de la ‘scream queen’. Elles arrivaient toutes à sortir des hurlements à vous glacer le sang, et c’est tout à fait ce qu’on recherche. J’essayais de trouver le moyen d'ajouter de nouvelles scènes terrifiantes pour les entendre hurler à nouveau parce qu’elles étaient vraiment trop fortes”.

Pour terminer la distribution, Michael Cimino joue Bob – aussi connu sous le nom de “Bob’s got balls” ["Bob a des couilles", NdT] – le garçon pour lequel Mary Ellen craque au supermarché. Steve Coulter, un habitué des films CONJURING, revient sous les traits du Père Gordon, prêt à bénir Annabelle lorsqu’elle débarque chez Ed et Lorraine. Parmi les enfants de l’école de Judy, on peut citer Luca Luhan interprété par Anthony Rios, dont le prénom est un hommage au mari de la véritable Judy Warren Spera, le chercheur paranormal Tony Spera.

ED
Tout ce que vous voyez ici est hanté ou maudit, ou a servi à des rituels. Il n'y a aucun jouet là-dedans.

Accessoires

L’un des principaux décors du film est la pièce des souvenirs des Warren, où sont entreposés non seulement des objets mais aussi les esprits démoniaques qui les hantent. Si Annabelle est la dernière à y avoir été enfermée, elle en est néanmoins à sa quatrième incarnation et au sommet de sa puissance : son apparence reflète ses exactions passées et elle est plus éraflée et abîmée que jamais. Tout comme dans ANNABELLE 2 : LA CRÉATION DU MAL, elle a été conçue par le studio ADI qui a fourni trois poupées pour le tournage : deux pour les scènes principales et une troisième pour les cascades. Elles ont toutes été améliorées : elles sont ainsi munies de bras articulés aux coudes et aux poignets et peuvent se tenir debout. Et comme toute vedette de cinéma, Annabelle avait même sa doublure : une poupée d’un des chapitres précédents !

L'un des défis majeurs qu’a dû relever la production a sans doute été de remplir la pièce d’objets singuliers et intéressants. Outre Annabelle elle-même et le coffre de verre où elle est enfermée avec l’avertissement : "Attention, n’ouvrir sous aucun prétexte", quelques accessoires seront reconnaissables des fans des deux précédents opus de la série CONJURING, comme la boîte à musique, le jouet en forme de singe qui joue de l’accordéon et le grand Samouraï.

D'autres objets jouent un rôle essentiel dans le film, comme un piano, une mariée, un cadavre de passeur avec des pièces et un sac, un bracelet de deuil de l’époque victorienne, une girouette, une télévision Philco Predicta, un jeu de société Feeley Meeley, une machine à écrire Remington, une horloge à coucou, un ancien modèle de radio à poser au sol, un serpent à sonnettes, un télégraphe et un compas de marin.

"La pièce des souvenirs est l’un de ces décors où on a envie de s’attarder quand on regarde le film parce qu’elle renferme énormément d'intrigues potentielles", déclare Dauberman. "Ce film exauce ce souhait et tient compte de plusieurs objets de cette pièce qui sont affectés par la présence d’Annabelle. Dans les autres chapitres, il s’agit d’un espace sécurisé mais on l’a aménagé ici en un lieu plus sinistre et dangereux, comme un repaire de maléfices".

Plusieurs de ces objets comme la télévision, la machine à écrire et le singe ont été dénichés par la chef-décoratrice Jennifer Spence à Los Angeles chez des brocanteurs et sur des marchés aux puces. "C’est un vrai boulot mais c’est ce que j’adore faire. Je m’y investis totalement. C’est vraiment génial de passer ainsi son week-end à chercher des objets incroyables que les auteurs du film – et le spectateur – vont aimer".

Les autres éléments ont été conçus par le chef accessoiriste Thomas Spence qui a également collaboré à ANNABELLE 2 : LA CRÉATION DU MAL. Il a trouvé lui aussi très gratifiant de travailler sur ce film : "Ce que je préfère dans mon travail, c’est de concevoir des accessoires originaux et hors du commun, de trouver un concept et de construire un objet concret avec lequel on puisse jouer. Ce nouvel opus est à la fois un film d’horreur et d’époque si bien que j’ai hâte de voir les réactions du public quand il découvrira tout ce qu’on a imaginé".

Étant donné le grand nombre d’objets dans la pièce, chaque étagère était remplie. Mais, bien évidemment, tout ce qui est enfermé dans la pièce des souvenirs ne reste pas dans la pièce des souvenirs...

ED

C’était une erreur de laisser sortir cette poupée. L’esprit inhumain qui l’habite t’a manipulée et tu lui as donné la possibilité d’envahir nos vies.

     Histoires de fantômes           

Depuis le début, les auteurs de la saga CONJURING ont pour tradition de solliciter un prêtre pour bénir l’ensemble de la production. Néanmoins, plusieurs acteurs et techniciens ont vécu leur lot d’événements étranges à de nombreuses reprises au cours des films précédents, ce qui n’a pas manqué de se reproduire lors du tournage d’ANNABELLE - LA MAISON DU MAL.

Pour n’en citer que quelques-uns, le banc du piano dans la pièce des souvenirs a plusieurs fois été déplacé la nuit, alors que personne ne travaillait dans le studio et qu’il était fermé à clé. Par ailleurs, au cours de la visite d'un journaliste, la montre de celui-ci est devenue folle, changeant d’heure toute seule, accélérant et avançant par elle-même de plusieurs heures. Le journaliste s’est dit que sa pile devait être morte, mais la montre marchait parfaitement bien lorsqu’il l’a remise le lendemain.

Mckenna Grace a vécu elle aussi plusieurs événements comme une perte de courant inexpliquée dans sa loge, des portes retrouvées ouvertes alors qu’elle était sûre de les avoir fermées, une ombre semblant dormir dans l’une des pièces vides du décor, un saignement de nez soudain qui n’a cessé que lorsqu’elle a quitté le tournage, et, au cours d’un des derniers jours de tournage, le crucifix multicolore qu’elle portait autour du cou s’est soudain décroché et est tombé par terre.

Mckenna Grace avait également apporté sur le plateau un appareil photo numérique pour pouvoir prendre quelques clichés du tournage avec l’équipe, mais à chaque fois qu’elle photographiait Annabelle, le résultat était noir. Et sur une photo avec Patrick Wilson, une marque sombre est apparue pour dissimuler la croix qu’il portait.

LORRAINE

La poupée… elle appelle d’autres esprits.

Décors, lieux de tournage et costumes

ANNABELLE - LA MAISON DU MAL a été tourné à Los Angeles et dans ses environs. Outre Jennifer Spence, Dauberman a retrouvé d’autres vétérans de la saga CONJURING sur ce film comme le directeur de la photographie Michael Burgess et la chef-costumière Leah Butler : ils ont contribué à reconstituer l’atmosphère et l’esthétique des années 1970 et, surtout, agrandi la propriété des Warren afin de pouvoir accueillir une équipe technique bien plus conséquente que sur les opus précédents.

L'essentiel du film a été tourné aux studios Warner. Les plateaux de Hennessy Street et French Street ont été utilisés pour les plans extérieurs, et le plateau 18 pour certaines séquences avec des voitures nécessitant des fonds verts. Les intérieurs de la maison ont été construits sur le plateau 26, celui-là même qui avait abrité les décors de Jennifer Spence pour ANNABELLE 2 : LA CRÉATION DU MAL. Cette fois-ci, son équipe a intégralement bâti une maison de plusieurs étages sur trois niveaux, selon ses consignes. Comme l'essentiel de l’action se déroule dans la maison, elle en a entièrement revu le plan pour faciliter la circulation des équipes et le tournage, tout en préservant les décors connus de la pièce des souvenirs, du bureau d’Ed et du couloir qui relie les deux.

"Quand Julie [Berghoff] travaillait au départ sur CONJURING : LES DOSSIERS WARREN, elle avait déniché une maison idéale avec un sous-sol et elle avait optimisé cet espace", explique Jennifer Spence. Mais ce nouveau chapitre nécessitait de pouvoir exploiter l’intégralité du lieu et des changements ont donc été apportés pour y tourner certaines scènes, notamment celles qui se déroulent dans la pièce des souvenirs si riche en détails (et conçue par Jennifer Spence elle-même) : il a fallu allier – quand c'était possible – le cadre réel du Connecticut et le décor du premier film pour pouvoir raconter ce nouveau pan de l’histoire.

"Bien évidemment, personne ne savait à l'époque combien de fois on allait devoir reconstituer le décor, mais heureusement, on disposait de beaucoup de photos et de quelques éléments que le décorateur avait dénichés dans les archives de la Warren. On a également retrouvé d’autres objets et on en a même créé certains pour que la pièce ait la même atmosphère", explique Jennifer Spence.

À l’étage principal, Jennifer Spence a remis au goût du jour son idée d’un espace décloisonné qu'elle avait eue pour le décor d'ANNABELLE 2 : LA CRÉATION DU MAL : chaque pièce y est ouverte sur les autres, même si dans ce nouvel opus, la vue est en partie occultée par les panneaux de verre opaque rétro divisant les pièces. "Gary et James ont voulu que la maison évoque un peu un labyrinthe afin qu’ils puissent aller filmer dans les recoins. Mais je souhaitais aussi que Gary puisse voir dans la pièce voisine sans être gêné, d’où l’idée des cloisons et de l’utilisation du verre. J’adore la palette chaude des couleurs de cette époque : du marron, de l’orange vif, du vert et du doré. Tous les membres de l’équipe qui se souvenaient des années 1970 ont trouvé dans le décor quelque chose qui leur rappelait leur ancienne maison. À un moment donné, on a tous trouvé ça horrible mais à présent on se dit que c'est vraiment cool !", se souvient-elle.

Connue pour son sens du détail (elle a même préparé des cookies pour contribuer à l’atmosphère requise sur le décor d’une cuisine !), Jennifer Spence n’a pas ménagé ses efforts pour créer l’illusion d’un plancher en bois massif très ancien, en collant des lames de bois vernis de 10 cm de large de différents tons. Puis son équipe a usé artificiellement certaines des planches à l’endroit des passages les plus empruntés, là où l’usure aurait été plus marquée au fil du temps.

Elle s’est également procurée du papier peint d’époque lors de ses voyages et déplacements pour la cuisine, la salle à manger et la chambre d’Ed et Lorraine, en prenant soin de reproduire les motifs de ceux du bureau, du couloir et de la pièce des souvenirs du premier opus. Mais pour un tableau en particulier, elle s’est vraiment donné du mal : la nuit précédant la première scène de Patrick Wilson dans la maison, celui-ci a suggéré au cours d’une visite avec Dauberman et Jennifer Spence d’y ajouter une vraie peinture d’Ed Warren. La production a été sensible à cette idée, mais n’ayant eu ni le temps, ni l’opportunité d’en obtenir une, la décoratrice s’est procuré le matériel nécessaire et a alors peint un tableau pendant la nuit en reproduisant le style du démonologue. En seulement quatre heures, elle a peint un paysage de la ferme aperçue dans ANNABELLE 2 : LA CRÉATION DU MAL (décor qu’elle avait elle-même conçu !), avec notamment le célèbre puits, et l’a accroché près de la cheminée le lendemain. Wilson a adoré ! 

D’autres scènes ont été tournées à Los Angeles, notamment à Frogtown, où Dorris Place Elementary campe l’école catholique St. Thomas de Judy Warren ; Woodland Hills, où le magasin Jim’s Fallbrook Market sert de cadre à Palmeri Market (où travaille Bob et où Mary Ellen et Daniela font des courses pour un gâteau d’anniversaire après l’école) ; Griffith Park où le Vermont Tunnel sert de décor à l’accident de voiture dont Ed et Lorraine sont témoins au début du film ; et enfin le quartier de Newhall, pour les extérieurs de la maison des Warren ainsi que le cimetière de Maryville dans lequel Ed et Lorraine (sans oublier Annabelle) font un arrêt imprévu avant de rentrer chez eux.

ANNABELLE - LA MAISON DU MAL s’inscrit pour ainsi dire dans la continuité de CONJURING : LES DOSSIERS WARREN et le nouvel opus se déroule chronologiquement entre ce prologue et la suite du film. Par conséquent, la costumière Leah Butler et Jennifer Spence n’ont pas dû seulement créer des éléments originaux mais aussi se référer avec précision à ceux du premier chapitre. Avec ce projet, c'est la huitième fois que les deux femmes collaborent ensemble et elles forment une très bonne équipe.

"C’est essentiel pour l’histoire que les couleurs, les matières, tout ce qu’on apporte au film contribue à créer la bonne atmosphère et participe à la vision du réalisateur. Jen et moi sommes sur la même longueur d’ondes", déclare la costumière. "Ces personnages s'inspirent de personnes réelles et on doit prendre en compte leur mode de vie et leur psychologie".

Elle a commencé par rencontrer la costumière de CONJURING : LES DOSSIERS WARREN, Kristin M. Burke, ainsi que Vera Farmiga et Patrick Wilson. "Kristin a vraiment donné le ton avec les personnages incarnés par Vera et Patrick et c’était important que je comprenne d’où venaient ses idées afin de poursuivre dans la même veine. Ils arborent une palette de couleurs très spécifiques, avec beaucoup de tons naturels, du beige et du marron qui étaient en vogue à l’époque. Vera adore les vêtements en tricot ou au crochet et on en trouve donc parmi ses tenues. On lui a fait une jupe qui s'inspire d'un motif vu sur une photo des véritables Lorraine et Ed où la cravate d’Ed est un peu du même genre, car tous deux aimaient bien s’habiller de façon assez semblable. On a également essayé de transposer ça dans le film".

La vraie Lorraine Warren aimait également beaucoup les pierres précieuses et ce que Leah Butler décrit comme de "des bijoux singuliers. Vous allez voir des bagues incroyables aux mains de Vera".

"C’est toujours amusant de lire un scénario et de collaborer ensuite avec le réalisateur pour trouver des idées pour chaque personnage", déclare Leah Butler en évoquant les trois autres personnages principaux de ce film, Judy, Mary Ellen et Daniela. "Le fait que Gary soit l'auteur du scénario a été d’une aide précieuse. Par exemple, concernant Mary Ellen, il avait écrit qu’elle avait l’air tout droit sortie du magazine 'Seventeen'. Je voulais donc la présenter comme la fille simple, fraîche et innocente. À l'inverse, son amie Daniela est un peu plus garçon manqué".

C’est avec ces caractéristiques en tête que Leah Butler s’est rendue à la Western Costume’s Library, [l’une des archives de costumes les plus importantes du pays, NdT.]. "C’est tellement amusant d’aller là-bas et de trouver des magazines d’époque ainsi que des catalogues de Sears et Montgomery Ward [grands magasins américains, NdT.] pour voir quels couleurs et styles étaient populaires, et oui, j’avoue, j’y ai même consulté le magazine 'Seventeen' !", dit-elle en souriant. "On a habillé la brune Katie Sarife qui joue Daniela en jean et pull rayé tandis que la blonde Mary Ellen (Madison Iseman) porte une jupe prune et un haut rose clair".

La costumière avoue avoir trouvé particulièrement difficile que le film se déroule sur "deux jours seulement, ce qui rend chaque vêtement extrêmement important puisque les personnages les portent tout au long du film". De fait, c’est McKenna Grace, qui campe la jeune Judy Warren, qui a dû faire le plus de changements de costume, passant de son uniforme d’écolière à un pantalon et un pull avant de revêtir une chemise de nuit. "On tenait vraiment à ce que Judy se sente de la même famille qu’Ed et Lorraine, et on a donc intégré certaines des couleurs qu’ils portent à sa garde-robe", ajoute-t-elle.

La robe de mariée, entièrement conçue par l’équipe, a quant à lui été créé non pas pour une actrice mais pour être exposé dans la pièce des souvenirs. "C’est ça qui est génial dans ce genre de films. On a l'occasion de fabriquer des pièces pour les acteurs mais aussi pour certains personnages hors normes comme la Mariée. Je voulais concevoir une robe radicalement différente de ce qu’on a pu voir dans les chapitres précédents. Je me suis inspirée du style des années 1930 et j’ai soumis mes idées à Gary. On a aussi trouvé la photo d’une robe de mariée des années 1970 et j’ai fait une création qui allie des éléments propres aux deux époques. J’aime à penser que ça pourrait être une robe héritée au sein d’une famille ou bien trouvée dans un magasin d’occasion, et que celle qui a porté la robe était possédée", confie Leah Butler.

La Mariée est l’un de ses personnages préférés mais pas le seul. "La conception du costume du Passeur a été intéressante", raconte-t-elle. "Gary et moi avons cherché la façon dont le Passeur a été représenté à différentes époques. Il porte en général une cape ou un manteau, un masque et d'autres accessoires pour traverser le Styx, qui, j’imagine, se situe près de marais. Mon costume allie des couleurs sombres et ternes peintes sur de la toile. Le masque a été conçu par un autre département mais on a ajouté quelques plumes au costume et à la capuche pour qu’il ait l’air un peu sauvage. Le résultat est assez effrayant".

Enfin, pour une scène où l'on découvre plusieurs cadavres avec des pièces de monnaies sur les yeux, Leah Butler a dû habiller sa collègue Jennifer Spence. "On en avait parlé en plaisantant avec Gary, puis je n'y ai plus repensé, mais un jour il manquait un acteur et on m'a alors demandé si j'étais sérieuse quand j'en avais parlé, et je me suis dit 'pourquoi pas ?' Leah m’a alors trouvé un costume, ce qui n’est pas évident, car je suis très grande, et je suis passée au maquillage et à la coiffure. C’était bizarre mais vraiment amusant", se souvient Jennifer Spence.

Le compositeur Joseph Bishara s'est rendu à plusieurs reprises sur le plateau 26, qui réunissait les intérieurs de la maison et, bien entendu, la pièce des souvenirs, pour s’imprégner de l’atmosphère lugubre qui y régnait. Dans le noir, il pouvait ressentir les vibrations effrayantes du lieu et traduire cette ambiance menaçante en musique. Pour équilibrer les thèmes musicaux les plus sombres avec un peu de légèreté et ancrer l’histoire dans les années 1970, l’équipe de Dauberman a également intégré à la bande-originale des chansons populaires de l’époque.

"Nous sommes très fiers de cette saga et on ne voulait pas s’éloigner de ce qui la rend si populaire auprès du public", explique Dauberman. "Grâce au casting, où l'on retrouve Patrick et Vera sous les traits d’Ed et Lorraine, et aux décors, comme la pièce des souvenirs en particulier, le film est résolument incomparable. Passer la quasi totalité du film dans une maison dont on n’a eu jusque-là que quelques aperçus intensifie l'angoisse qui s’accentue au cours de l'intrigue, et permet d'ajouter un nouveau chapitre à la mythologie CONJURING".

"Je pense que les spectateurs sont impatients de découvrir ANNABELLE - LA MAISON DU MAL, parce qu’ils ne se lassent pas de la poupée maléfique ! C’est dans le lieu même où elle est censée être enfermée et où tout le monde devrait être en sécurité qu’on la voit au sommet de sa puissance, manipulant non seulement les gens mais aussi les autres objets hantés qui se trouvent dans la pièce des souvenirs", conclut-il. "On espère que le film est à la fois divertissant et franchement terrifiant. On a également semé des indices dont on se servira plus tard. Car certains des objets hantés ont vraiment une histoire passionnante à révéler…"

Source et copyright des textes des notes de production @ Warner Bros. France

  
#Annabelle3

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