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jeudi 18 février 2016

DIVERGENTE 3 : AU-DELÀ DU MUR



Au cinéma le 9 mars 2016

Ce dernier volet de DIVERGENTE sera en fait en deux parties. AU-DELÀ DU MUR est donc la première partie du dernier volet et nous découvrirons la deuxième partie probablement l'année prochaine. En tout cas, après DIVERGENTE 2 : L'INSURRECTION, il semble que le réalisateur aille de plus en plus loin dans l'action et les effets spéciaux.

Un film de Robert Schwentke
Avec Shailene Woodley, Theo James, Ansel Elgort, Miles Teller, Jeff Daniels & Naomi Watts


Résumé : Sous le choc, Tris et Quatre doivent fuir et franchir le mur encerclant Chicago.
Pour la première fois, ils quittent la seule ville et famille qu’ils aient connues.
Mais au-delà du mur se trouve un monde hostile qu’ils vont devoir affronter.
Tris et Quatre doivent rapidement déterminer en qui ils peuvent avoir confiance alors qu’une bataille menaçant l’humanité toute entière est sur le point d’éclater...

Bande annonce (VOSTFR)


Bande annonce (VF)



 
#Divergente3 

lundi 16 mars 2015

Back to the future


Science fiction/Action/Un divertissement sympathique

Réalisé par Robert Schwentke
Avec Shailene Woodley, Theo James, Octavia Spencer, Jai Courtney, Ray Stevenson, Zoë Kravitz, Miles Teller, Ansel Elgort, Maggie Q, Mekhi Phifer, Daniel Dae Kim, Naomi Watts, Kate Winslet...

Long-métrage Américain
Titre original : Insurgent 
Durée : 1h59m
Année de production : 2015
Distributeur : SND

Date de sortie sur les écrans américains : 20 mars 2015
Date de sortie sur nos écrans : 18 mars 2015 


Résumé : Dans un monde post-apocalyptique où la société a été réorganisée autour de 5 factions (Audacieux, Érudits, Altruistes, Sincères et Fraternels), Tris a mis au jour un complot mené par la faction dominante, les Érudits, dirigés par Jeanine. Abandonnant une ville à feu et à sang, à la recherche d’alliés, Tris et Quatre sont désormais traqués par les autorités. Jeanine décrète la loi martiale pour anéantir les Divergents, tandis que la guerre entre les factions prend de l’ampleur. Pourquoi les Divergents sont-ils une menace pour la société ? La découverte d’un objet mystérieux, hérité du passé, pourrait bien bouleverser l’équilibre des forces…

Bande annonce (VF)


Ce que j'en ai pensé : Après DIVERGENTE, que j'avais trouvé moyen, je me demandais si ce deuxième opus saurait faire mieux. Ma réponse est oui, définitivement. Entendons-nous bien, il s'agit d'un long-métrage pour adolescents, mais dans ce genre, je l'ai trouvé vraiment divertissant. Il comporte quelques bonnes surprises en terme de scènes d'action et d'effets spéciaux qui s'intègrent très bien à la réalisation de Robert Schwentke. Le film est plus court que le premier, ce qui est un vrai bon point car il est mieux équilibré et surtout mieux rythmé. Je pardonne bien volontiers les quelques incohérences qui se remarquent car, malgré un scénario assez léger, le réalisateur réussit à entraîner le spectateur dans l'action et à garder une cohérence tout au long du développement. Un véritable effort est fait sur les décors pour bien distinguer les différents environnement des groupes (factions ou non). Alliés aux costumes, ils fonctionnent bien, les atmosphères et les attitudes sont bien définies.



ll y a beaucoup d'interprètes dans ce film. Je trouve que les quatre jeunes acteurs qui font le cœur de l'histoire sont :
- Shailene Woodley, qui interprète Beatrice 'Tris' Prior. Le film repose sur ses épaules et elle fait un excellent travail. A la fois forte et sensible, elle sort la tête haute de toutes les scènes, même les plus délicates.


- Theo James, qui interprète Four. Il est très à l'aise dans le rôle du gros bras romantique. Il réussit à capter l'attention bien que son temps à l'écran soit assez limité.



- Ansel Elgort, qui interprète Caleb. Avec sa bouille de gamin sympathique, il apporte de la sensibilité à son personnage et il parvient à le rendre attachant.


- Miles Teller, qui interprète Peter. Son truc c'est l'humour et il le fait bien. Il prend le contre-pied de l'attitude un peu lisse et prévisible des autres personnages et cela fait ressortir son charisme.



J'ai aussi trouvé que Kate Winslet, qui interprète Jeanine, est moins énervante que dans le premier opus. Du coup, la méchanceté de son personnage est plus efficace.


DIVERGENTE 2 : L'INSURRECTION remplit bien son contrat. Le réalisateur a su être fidèle aux codes du premier tout en améliorant la recette. Il en ressort un divertissement agréable à suivre, mené par un groupe de jeunes acteurs talentueux. A n'en pas douter, si vous avez aimé DIVERGENTE, vous aimerez celui-ci. Et si, comme cela était mon cas, vous avez des doutes, il devrait réussir à vous convaincre.






NOTES DE PRODUCTION 
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

LA FIN D’UN MONDE 

DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION débute trois jours après la fin du premier film, dans lequel Tris et Quatre ont empêché de justesse Jeanine de manipuler les Audacieux pour exterminer la population des Altruistes. Mais cette victoire a coûté très cher à Tris sur le plan personnel. Ses parents ont été tués pendant la bataille, tout comme Will, son ami qu’elle a été obligée d’abattre alors qu’il l’attaquait sous l’influence du sérum de Jeanine. Comme DIVERGENTE, DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION se déroule dans les ruines d’un Chicago futuriste et fortifié où les survivants sont divisés en cinq factions selon leurs aptitudes, leur tempérament et leurs préférences personnelles. Les membres de la faction des Altruistes font preuve d’une abnégation sans faille, les Fraternels sont pacifiques, les Sincères sont honnêtes, les Audacieux sont courageux et les Érudits sont intelligents. Ceux qui n’appartiennent à aucune faction sont simplement connus sous le nom de Sans-Faction. Dans le premier volet de la saga, Beatrice Prior, surnommée Tris, née chez les Altruistes, a découvert lors d’un test d’aptitude réalisé par le gouvernement qu’elle était Divergente et possédait les qualités de plusieurs factions. Comme les Divergents sont capables de penser par eux-mêmes et ne peuvent être contrôlés, ils sont considérés comme dangereux. Lorsqu’elle apprend qu’elle est en danger, Tris choisit de rejoindre le clan des Audacieux afin de cacher sa véritable nature. Mais au cours du rigoureux entraînement qui lui permettra d’intégrer la faction, elle est obligée de prendre part à des simulations hallucinatoires (appelées SIMs) qui révèlent ses capacités uniques. Elle trouve cependant un allié en Tobias Eaton, dit Quatre, un instructeur des Audacieux expert en combat qui se révèle également être Divergent. Très vite, elle tombe sous son charme. Dans DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION, les enjeux sont encore plus élevés et l’action encore plus rythmée tandis que les Divergents sont traqués par les milices brutales de Jeanine à travers Chicago et que Tris et Quatre prennent conscience qu’ils doivent trouver le moyen de l’arrêter. Le producteur Douglas Wick déclare : « Dès les premières pages de Divergente 2 : L’insurrection, on sent que Veronica Roth a passé la vitesse supérieure. L’histoire débute alors que Tris est pourchassée, et ensuite, l’action ne ralentit pas une seconde. Dans le premier film, nous avons construit l’univers de DIVERGENTE ; dans celui-ci, nous le réduisons à néant. » Au début de DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION, Jeanine découvre une boîte pentagonale dont chaque face porte le sceau d’une des factions. Elle est convaincue qu’elle contient un message concernant l’avenir et que seul un Divergent possédant les qualités des cinq factions pourra l’ouvrir. Jeanine traque alors tous les Divergents et les soumet à un test rigoureux afin de déterminer lequel d’entre eux sera la clé.

Pour cela, ils doivent subir cinq SIMs, toutes plus brutales et plus violentes que celles que l’on a pu voir dans DIVERGENTE. L’équipe a donc dû imaginer des scènes d’action encore plus époustouflantes, dont la plupart se déroulent dans le cadre des éprouvantes et terrifiantes SIMs auxquelles Jeanine confronte Tris dans l’espoir de découvrir les secrets du pouvoir des Divergents. Ces séquences saisissantes ne constituent cependant qu’un des éléments novateurs de DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION. Le producteur Pouya Shahbazian déclare : « Ce n’est qu’à la sortie de Divergente 2 : L’insurrection que la série est vraiment devenue un phénomène littéraire. Veronica a écrit un livre à sensations fait de retournements de situations et de rebondissements qui a captivé l’imagination des lecteurs, et le bouche-à-oreille a fait des merveilles. Dans ce film, les habitants de Chicago se soulèvent et de nouveaux secrets sont révélés. Alors que dans DIVERGENTE Jeanine voulait éliminer tous les Divergents, dans DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION, elle est prête à tout pour les capturer et les utiliser afin de percer le secret dont ils sont les seuls à détenir la clé… » Avec Divergente 2 : L’insurrection, Veronica Roth a eu l’opportunité d’étoffer l’univers de Tris, ce qu’elle n’avait pas pu faire dans le premier tome, en partie parce qu’il était écrit à la première personne. Elle explique : « C’est un peu comme quand on grandit : lorsqu’on est enfant le monde est très limité, mais petit à petit, on prend conscience de son immensité. Dans Divergente 2 : L’insurrection, le monde de Tris s’élargit et elle en fait l’expérience très littérale… Il y a d’abord une faction, puis deux, puis toute la ville de Chicago. » Tris et Quatre sont en fuite, et tandis qu’ils cherchent des réponses à travers la ville ravagée par la guerre, le public découvre les villages uniques et visuellement saisissants de chaque faction. Douglas Wick commente : « Dans le premier opus, on assistait aux entraînements musclés des recrues des Audacieux, mais les personnages ne quittaient pratiquement pas l’univers sombre et lugubre de la Fosse. Ce film débute au contraire dans les champs luxuriants et le dôme en nid d’abeille construit autour d’un arbre majestueux du village des Fraternels. Nos héros se rendent ensuite chez les Sans-Faction où ils découvrent un univers extraordinaire, presque enchanté, à la fois fonctionnel et esthétique. Ils atterrissent ensuite au QG des Sincères où l’on découvre qui sont ces gens au style singulier et à l’honnêteté implacable, avant d’arriver au laboratoire de Jeanine chez les Érudits. » Les décors les plus impressionnants du film sont cependant sans doute ceux qui naissent de l’esprit de Tris. Après plusieurs attaques visant les factions qui ont fourni un refuge à Tris, Quatre et aux autres rebelles des Audacieux, Tris réalise que la seule façon d’empêcher Jeanine de s’en prendre à d’autres personnes est de se rendre. Elle prend alors la direction du quartier général des Érudits. Sur place, Jeanine la soumet à une série de SIMs de plus en plus intenses. La productrice Lucy Fisher raconte : « Les simulations sont très différentes de celles du premier film en termes de style et de ton. Les forces internes auxquelles Tris est confrontée sont encore plus puissantes, plus originales et plus fascinantes que celles venues de l’extérieur. Dans ses SIMs, elle doit affronter tous ses démons et, par chance pour nous, le réalisateur Robert Schwentke et le maître des effets visuels James Madigan ont mis au point un moyen révolutionnaire de nous montrer ce qui se passe dans la tête du personnage, si bien que même si ses rêves sont une torture pour elle, ils sont captivants à regarder pour nous. » Pouya Shahbazian ajoute : « Les SIMs sont un concentré d’action et de créativité. Elles donnent une tout autre dimension à ce qu’a écrit Veronica, elles les rendent plus explosives et plus cinématographiques grâce à l’utilisation des dernières technologies disponibles. » Erik Feig, le coprésident du Motion Picture Group de Lionsgate, qui a également joué un rôle essentiel dans le développement et la production des franchises à succès HUNGER GAMES et TWILIGHT, déclare : « DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION est un film d’action et d’aventure explosif et haletant qui allie une intrigue captivante, des acteurs extraordinaires et des émotions fortes avec des cascades époustouflantes et des effets visuels impressionnants qui laisseront les spectateurs bouche bée. » Pour permettre au public de profiter au mieux des exceptionnels effets visuels et sonores de DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION, le film sera également exploité en IMAX 3D. Erik Feig commente : « Le film a été remasterisé numériquement avec la technologie unique d’IMAX. La netteté incomparable des images associée au format géant des écrans IMAX, à une géométrie immersive sur mesure des salles et à un puissant son numérique donnera l’impression aux spectateurs de se trouver dans l’incroyable monde futuriste imaginé par l’équipe du film. » 

DU PHÉNOMÈNE LITTÉRAIRE À L’ÉCRAN 

Le premier roman de Veronica Roth, Divergente, s’est placé en tête de la liste des best-sellers du New York Times à sa parution en 2011. Divergente a été cité parmi les meilleurs livres de 2011 répertoriés par la NPR et la chaîne de librairies Barnes & Noble, et sacré meilleur livre de l’année par les membres du site Goodreads. Veronica Roth a écrit Divergente alors qu’elle était étudiante à l’université Northwestern. Elle a ensuite signé Divergente 2 : L’insurrection, également classé en tête de la liste des best-sellers du New York Times. En 2013 a été publié Divergente, tome 3, le dernier tome de la série, qui s’est vendu à 455 000 exemplaires le jour de sa sortie, un record pour l’éditeur HarperCollins. Le nombre de précommandes pour l’ultime tome de la trilogie a également dépassé tout ce qu’HarperCollins avait connu jusqu’alors. Depuis le début de l’aventure, la production est pleinement consciente de l’immense responsabilité qui lui incombe en adaptant les best-sellers d’une auteure aussi populaire que Veronica Roth. Douglas Wick commente : « La saga Divergente s’est vendue à plus de 30 millions d’exemplaires. À chaque fois qu’on voulait prendre un peu de liberté avec l’histoire, on se rappelait qu’elle appartenait à Veronica. Peu importe les bonnes idées que nous pensions avoir, nous avons toujours gardé à l’esprit que les gens avaient acheté les livres de Veronica et pas les nôtres ! » Pour Lucy Fisher, pouvoir discuter avec la romancière de la production et de l’intrigue a été un atout inestimable. Elle explique : « C’était une chance incroyable de pouvoir interroger directement l’auteure des romans. Elle a participé activement au film. »

La romancière a apprécié le soin avec lequel les producteurs ont adapté son œuvre. Elle déclare : « Doug et Lucy ont beaucoup de respect pour l’histoire et c’est très important. Ils savent ce qui fonctionne et sont capables d’identifier ce qui sera difficile à traduire en images. » Bien que l’équipe du film ait fait tout ce qui était en son pouvoir pour rester fidèle aux thèmes et aux personnages des livres, certains changements ont dû être apportés afin de transformer le roman de 544 pages en un film de deux heures. Veronica Roth déclare : « Dans un roman, on est plus libre en termes de structure et on peut passer plus de temps sur certains aspects de l’histoire. Mais au cinéma, il faut que ça aille vite, que ce soit concis et clair. Je suis toujours ouverte au changement tant que cela améliore l’histoire. Le plus important à mes yeux, c’était que la dynamique entre Tris et Quatre soit la même et que Tris reste le moteur principal de l’intrigue. » 

LES PERSONNAGES 

Les personnages principaux 

Les rôles principaux de DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION sont à nouveau incarnés par l’actrice nommée aux Golden Globes Shailene Woodley et par Theo James. Le producteur Douglas Wick déclare : « L’une des vraies réussites de DIVERGENTE, c’est Tris Prior, que Shailene Woodley a créée pour le film. Au début de DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION, Tris est rongée par le chagrin et par la culpabilité propre aux survivants. Son univers est en train de s’écrouler. L’une des premières choses qu’on la voit faire dans le film, c’est se couper les cheveux. C’est sa façon à elle d’exprimer physiquement la douleur qu’elle ressent et qui est trop lourde à porter. » Shailene Woodley raconte : « Tris est consumée par la culpabilité. Elle a perdu son père et sa mère, et malheureusement, elle a dû abattre un de ses amis pour survivre et sauver les Altruistes. On la retrouve donc sous le choc et perdue. Elle ne sait plus vraiment qui elle est. » Veronica Roth déclare : « Chaque tome de la saga vise à dévoiler un aspect différent de la personnalité de Tris. Un insurgé, c’est quelqu’un qui s’oppose à l’ordre établi, et qui peut le faire de façon pacifique. C’est précisément ce que fait Tris dans Divergente 2 : L’insurrection. Elle est traumatisée par ce qui s’est passé à la fin de Divergente, mais elle doit trouver le moyen de combattre le système sans avoir recours uniquement à la force et aux armes. » C’est le côté sombre du deuxième tome de la trilogie qui a séduit Shailene Woodley. L’actrice explique : « L’histoire se déroule davantage sur le plan psychologique pour Tris car elle doit faire face aux événements traumatisants qu’elle a vécus, et cela m’a beaucoup plu. Il s’agit presque d’un thriller psychologique. Je pensais qu’il me serait facile de retrouver cet univers parce que je connais bien les personnages et l’histoire, mais l’intrigue est différente dans ce film et la relation de Tris et Quatre évolue, comme c’est le cas lorsque dans un couple, un des deux partenaires traverse une épreuve traumatisante. » L’actrice ajoute : « C’est une chance incroyable de pouvoir travailler avec Theo, il a une telle classe. On a la même méthode de travail et la même manière d’aborder notre métier. Pendant un tournage, on devient une famille, et puis après, chacun prend une direction différente. Mais sur une franchise, on a la chance de se retrouver et de reprendre nos habitudes. » Theo James était également ravi de retrouver le personnage de Quatre. Il déclare : « C’était un plaisir de retravailler avec Shailene parce que c’est une grande actrice. C’est intéressant de découvrir ensemble de nouvelles choses sur nos personnages et de développer leur relation assez inhabituelle. Ce sont deux êtres déboussolés pris au cœur d’une guerre, ce qui rend leur histoire encore plus riche et captivante. » Quatre, dont on a découvert qu’il était Divergent dans le premier film, évolue considérablement dans DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION. L’acteur explique : « Il se montre plus ouvert, notamment au sujet de ses sentiments pour Tris. Sa mère, qu’il pensait morte depuis des années, refait son apparition dans l’histoire et tente de le forcer à la rejoindre à la tête de la résistance. Dans ce film, sa mission est de protéger Tris et les civils, mais ce faisant, il est également confronté à ses propres démons. » Malgré sa lourde défaite contre Tris et Quatre à la fin de DIVERGENTE, Jeanine, interprétée par Kate Winslet, est de retour dans le deuxième volet de la saga. La productrice Lucy Fisher commente : « Jeanine est une psychopathe, mais elle est aussi sans doute la personne la plus intelligente au monde. Elle a subi une défaite, mais elle n’en est que plus enragée et plus motivée. » De son personnage, Kate Winslet dit : « Jeanine est quelqu’un de profondément mauvais dont la conduite est dictée par ses pires instincts – même si elle n’en a pas conscience. C’est une femme puissante qui aime le pouvoir et ne reculera devant rien pour en obtenir davantage. » Pouya Shahbazian commente : « Jeanine est vraiment convaincue qu’en ayant recours à tous les moyens nécessaires, y compris la torture et la cruauté, elle protège le bon fonctionnement de la société. Elle est passionnée par la science et possède l’âme d’un leader, mais le fait qu’elle mette en œuvre sa propre version de la « sélection naturelle » la rend terrifiante. Le plus intéressant chez elle, c’est sa complexité. Kate est formidable dans le rôle, et tout le monde sait que la valeur des héros se mesure à celle du méchant. » Kate Winslet a pris beaucoup de plaisir à dévoiler davantage la faction des Érudits au public et à se glisser à nouveau dans la peau de Jeanine. Elle a également beaucoup aimé les élégants costumes de son personnage. Elle commente : « C’était très agréable de porter ces robes ajustées qui m’ont permis de souligner le caractère intimidant du personnage. Cela renforce le côté puissant, malveillant et mauvais de Jeanine. Ça a aussi été un plaisir de retrouver toute l’équipe. » Kate Winslet a particulièrement apprécié la manière dont, dans ce film, Tris s’oppose à Jeanine avec une détermination sans faille. Elle raconte : « La relation de Tris et Jeanine s’est transformée en un jeu de pouvoir. Jeanine ressent une étrange fascination et de l’admiration pour les aptitudes de Tris. Elle est en fait très intimidée par la jeune fille. »

Les leaders des factions 

Pour incarner les leaders des factions, l’équipe du film a fait appel à un impressionnant trio d’acteurs chevronnés : l’actrice oscarisée Octavia Spencer incarne Johanna, le leader des Fraternels ; l’actrice nommée aux Oscars Naomi Watts campe Evelyn, le leader des Sans-Faction ; et Daniel Dae Kim est Jack Kang, le leader des Sincères. Le producteur exécutif Barry Waldman déclare : « Octavia Spencer est une formidable actrice dotée d’une énergie incroyable. Elle confère une certaine intégrité à Johanna et donne une vraie dimension au personnage. En faisant appel à quelqu’un d’aussi talentueux, nous savions que son personnage ferait forte impression sur les spectateurs. » Veronica Roth a rencontré Octavia Spencer, qui en plus d’être actrice est l’auteure d’une série de livres pour enfants, alors qu’elles intervenaient toutes les deux dans le cadre de la Book Expo America. La romancière déclare : « J’étais ravie qu’Octavia ait envie de prendre part à ce film parce que c’est une excellente actrice et que je savais qu’elle ferait un travail formidable. Et pour ne rien gâcher, c’est quelqu’un de très sympathique. Pendant le tournage, elle prenait son déjeuner avec toute l’équipe. C’est quelqu’un de simple et de très drôle. » Johanna, qui est l’un des personnages préférés de l’auteure dans la série, porte une cicatrice sur le visage, témoin de sa lutte contre la violence. Veronica Roth raconte : « Ayant elle-même traversé une épreuve, elle se reconnaît dans ceux qui ont vécu un traumatisme. C’est la raison pour laquelle, lorsque Tris et Quatre lui demandent de l’aide, elle accepte de se mettre, elle et sa faction, en danger. Ce qui est intéressant avec ce personnage, c’est qu’elle n’est pas complètement d’accord avec sa faction sur ce qu’il faut faire. Cette opposition est une des choses qui la rendent si attachante. » Les jeunes acteurs du film étaient ravis à l’idée de donner la réplique à une si grande actrice. Shailene Woodley déclare : « Octavia est une immense comédienne, elle est d’une justesse incroyable. Lorsqu’elle apparaît à l’écran, elle est tout simplement vivante, ce qui est le plus beau cadeau que l’on puisse faire à ses partenaires. » Theo James ajoute : « Octavia Spencer est impressionnante et ingénieuse. Elle confère à Johanna cette gravité qu’elle possède naturellement. » Octavia Spencer a elle aussi été impressionnée par Shailene Woodley et Theo James. Elle déclare : « Shailene a les pieds sur terre et possède de grandes qualités : elle est sensible, ouverte et accessible. On est tous derrière Tris, on veut qu’elle gagne, d’autant plus qu’elle a perdu sa famille dans le premier film. Theo est quant à lui très différent de Quatre. Il est sociable, drôle, très spontané et vif, alors que son personnage est réservé et prudent, et cela lui est très utile lorsqu’il doit se battre. Mais lorsqu’on le voit avec Tris, on a un aperçu de ce qu’est Theo dans la vie. » L’équipe du film était impatiente de trouver l’actrice qui tiendrait le rôle pivot de la mère de Quatre. Le jeune homme a toujours cru que sa mère était morte, mais au début du film, il découvre que ce n’est pas le cas. Le producteur exécutif Todd Lieberman raconte : « Evelyn entretient une relation très complexe avec son fils. Ils ne s’étaient pas vus depuis très longtemps parce qu’elle est partie lorsqu’il était très jeune. Ne sachant rien de sa vie ni de ses intentions, Quatre hésite à lui faire confiance. A-t-elle vraiment envie de se rapprocher de lui, ou a-t-elle seulement besoin de lui pour supprimer Jeanine et prendre le contrôle de la ville ? » C’est l’actrice nommée à deux reprises aux Oscars Naomi Watts qui a été choisie pour incarner Evelyn. Lucy Fisher déclare : « Nous étions ravis que Naomi accepte de prendre part au film. Elle évite le cliché de la femme forte, elle est bien plus mystérieuse. Evelyn a un passé compliqué et est prête à tout pour se venger, peu importe le temps qu’il lui faudra pour y arriver. Il est impossible de savoir ce qu’elle pense. » Veronica Roth était impatiente de voir ce que l’actrice apporterait à ce personnage, dont les motivations sont non seulement floues pour Quatre… mais également pour le public. La romancière commente : « Naomi Watts est incroyablement talentueuse et j’étais curieuse de voir comment elle interpréterait Evelyn étant donné qu’on ne sait jamais vraiment de quel côté elle est. Naomi est menue et d’une grande modestie. C’est quelqu’un de réservé et de profond. » Barry Waldman déclare : « Naomi possède une vraie prestance. Lorsqu’elle apparaissait dans les costumes que lui a trouvés Louise, on aurait dit une rock star ! » Veronica Roth ajoute : « Elle est assez effrayante parce qu’elle dirige une faction composée d’êtres considérés comme faibles et marginaux dont on découvre rapidement qu’ils sont en fait puissants et capables de défier les Érudits. L’ennemi de mon ennemi est-il vraiment mon ami, ou bien un adversaire de plus ? » Pour le rôle de Jack Kang, le leader des Sincères, l’équipe du film s’est mise en quête d’un acteur crédible dans le rôle de cet homme attaché plus que tout à la vérité. Todd Lieberman déclare : « Nous avons auditionné plein d’acteurs différents mais lorsque nous avons rencontré Daniel Dae Kim, nous savions que nous avions trouvé Jack Kang. Il était parfait. Il possède cette voix incroyablement autoritaire, il donne l’impression d’être en contrôle et de dire la vérité. Ses rôles passés l’ont aidé à faire de Jack un personnage intimidant, ce qui confère davantage de suspense à sa première rencontre avec Tris et Quatre. » Les Sincères ne sont ni des guerriers, ni des meneurs d’hommes – ils ne jurent que par la vérité. Daniel Dae Kim commente : « Les Sincères servent de compas moral à la société. Ils ne prennent pas parti dans les querelles politiques. Ils sont purs dans le sens où seule la vérité compte à leurs yeux. » L’acteur, plus connu des téléspectateurs pour avoir incarné Jin-Soo Kwon dans « Lost – Les disparus » et Chin Ho Kelly dans « Hawaii 5-0 », a été séduit par le projet pour plusieurs raisons. Il explique : « J’ai été impressionné et touché que Veronica intègre un personnage d’origine asiatique à son histoire. Il y a peu de personnages asiatiques au cinéma. Elle a donc beaucoup de mérite. C’est assez rare qu’un auteur soit capable de décrire aussi bien un personnage appartenant à une autre origine ethnique ou à un autre sexe. » 

Les personnages récurrents 

Jai Courtney est de retour dans le rôle d’Eric, l’un des leaders des Audacieux et rival de longue date de Quatre. Dans DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION, Eric a choisi le camp de Jeanine, qu’il aide à identifier les Divergents. Jai Courtney déclare : « Ce film est encore plus prenant que le premier. Les décors sont différents et les personnages ont été étoffés en s’appuyant sur le profil des acteurs qui les incarnent. Connaissant tous très bien nos rôles, nous n’avons eu aucun mal à nous glisser à nouveau dans leur peau. Ça a été un vrai plaisir ! » Douglas Wick déclare : « La prestation de Jai illustre la magie du casting. Le personnage d’Eric est un véritable voyou, mais Jai possède une vie intérieure tellement riche, une telle intelligence et un tel humour qu’il rend Eric captivant. » La productrice Lucy Fisher ajoute : « Nous avons eu beaucoup de chance que Jai incarne Eric. D’abord parce qu’il est en train de devenir une véritable star, mais aussi parce qu’il est très drôle, très intelligent et qu’il confère beaucoup de gravité et d’humour à ses personnages. Il est également très athlétique, ce qui lui permet de réaliser ses propres cascades. » Les coordinateurs de cascades ont en effet été impressionnés par les capacités physiques de l’acteur. Darrin Prescott déclare : « Jai a distancé tous les dispositifs que nous utilisons pour filmer les acteurs en train de courir ! Nous avons essayé de le faire suivre par des cameramen, par des véhicules électriques et par un octocoptère, mais il a fallu qu’on lui dise de réduire sa vitesse pour permettre à la caméra de le suivre ! Il est extrêmement rapide. » Le frère de Tris, Caleb Prior, incarné par la star montante Ansel Elgort, joue un rôle plus central dans l’intrigue de DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION. On découvre que bien qu’apparemment docile, Caleb est capable de beaucoup plus que ce que croyait Tris. Une évolution qui satisfera sans aucun doute ses fans, de plus en plus nombreux. Le producteur Douglas Wick commente : « La popularité d’Ansel est montée en flèche après le premier film. Il n’avait que 19 ans et beaucoup de spectateurs se sont identifiés à lui. Dans DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION, nous explorons davantage sa relation avec Tris. Bien que Caleb fasse des choses assez ignobles, Ansel arrive à nous convaincre que c’est pour l’intérêt commun, même si cela met en danger la vie de sa propre sœur. » C’est avec beaucoup de plaisir qu’Ansel Elgort a retrouvé les actrices Shailene Woodley et Kate Winslet. Il déclare : « Shailene et moi avons non seulement collaboré sur le premier film de la saga, mais également sur NOS ÉTOILES CONTRAIRES. C’est la meilleure actrice de sa génération, je suis ravi de travailler avec elle. Quant à Kate Winslet, c’est une véritable légende. » Miles Teller reprend le rôle de l’infâme Peter, et a pris beaucoup de plaisir à creuser ce personnage complexe pour le deuxième volet de la série. Il raconte : « Peter est attiré par le pouvoir et s’allie pour cela à Jeanine. Mais il a du mal à accepter que cette dernière le rabaisse et l’évince. » Il précise : « L’arrogance de Peter vient du fait qu’il manque de confiance en lui. Mais c’est un personnage intéressant car il aime mettre des bâtons dans les roues de Tris, et c’est important pour l’histoire. » Zoë Kravitz est elle aussi de retour dans le rôle de Christina, la meilleure amie de Tris, à qui elle doit pardonner un terrible secret… Elle raconte : « Tous les personnages sont dans une situation difficile. S’ils n’étaient pas des parias avant, ils le sont clairement maintenant. Au début, Christina trouve du réconfort dans le fait que Tris soit vivante, mais elle se sent également trahie, non seulement parce qu’elle découvre ce qui est arrivé à Will lorsque Jeanine a pris le contrôle mental lors de la simulation, mais également parce que Tris le lui a caché. Dans DIVERGENTE, Christina était souvent une source d’humour, elle était drôle et sarcastique. Mais dans ce film, on découvre une facette plus sombre de sa personnalité. » Maggie Q est très heureuse de la trajectoire de son personnage, Tori, dans DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION. Elle explique : « Dans le premier film, Tori était devenue le mentor de Tris malgré elle alors que dans celui-ci, elle apparaît moins mystérieuse. Elle se trouve au QG des Sincères lorsque Tris et Quatre viennent y demander l’asile et retrouvent leurs anciens camarades. Chacun d’entre eux était en fuite et est bien décidé à aider Tris et Quatre dans leur rébellion. » Max, interprété par Mekhi Phifer, est un membre de longue date des Audacieux qui, comme Eric, a décidé de se rallier à Jeanine. L’acteur raconte : « Max et Eric prennent le village des Fraternels d’assaut à la recherche des Divergents et le public découvre ce dont ils sont capables. J’aime jouer les méchants, même si je me considère comme quelqu’un de bien dans la vie ! Dans le film, nous avons mis au point un scanner qui nous permet de savoir qui est Divergent. Max et Eric essayent d’intimider Johanna, le personnage d’Octavia, qui soit dit en passant est formidable, en lui disant qu’ils vont tester tous les membres de sa faction. Évidemment, en tant que leur leader, elle veut les protéger et une lutte intense débute. » Le leader des Altruistes, le père de Quatre, Marcus Eaton, incarné par Ray Stevenson, trouve refuge avec Tris et son fils chez les Fraternels au début du film. En véritable politicien, il s’attire très rapidement les faveurs de Johanna. Octavia Spencer déclare : « Ray est l’un de mes acteurs préférés, c’est pourquoi ce fut un bonheur de travailler avec lui. Avant certaines scènes, il me faisait même la sérénade ! » 

Les nouveaux visages 

Plusieurs nouveaux personnages font leur apparition dans le deuxième épisode de la franchise. La star montante Jonny Weston incarne un révolutionnaire rusé baptisé Edgar, le second d’Evelyn au sein des Sans-Faction. Le personnage d’Edgar a été ajouté à la série et bien qu’il n’apparaisse pas dans le roman, il joue un rôle majeur dans le film. L’acteur raconte : « Edgar a gravi les rangs des SansFaction pour devenir le bras droit d’Evelyn. Mais maintenant que Quatre a réapparu, il a peur de perdre sa place et est à l’origine d’une sédition au sein des SansFaction. » Keiynan Lonsdale, Rosa Salazar, Emjay Anthony et Suki Waterhouse font également leur apparition dans DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION dans les rôles des rebelles des Audacieux adorés par les fans de la trilogie. Leurs personnages font partie de l’armée qui s’est formée contre Jeanine. Lucy Fisher déclare : « Uriah, incarné par Keiynan Lonsdale, est un des personnages de Divergente que nous n’avions pas pu inclure dans le premier film tant ils étaient déjà nombreux. Beaucoup de fans des romans ont été déçus de ne pas le voir dans le film parce qu’ils l’apprécient beaucoup, et nous aussi. Nous avons mené un immense casting pour trouver Uriah. Nous étions assez nerveux lorsqu’on a annoncé publiquement le nom de Keiynan parce qu’Uriah, qui est Divergent, comme Tris, est l’un des personnages préférés des fans, mais le rôle était taillé sur mesure pour lui. » L’acteur commente : « Ce n’est qu’après avoir décroché le rôle que j’ai appris ce que disaient les fans à propos d’Uriah. C’est le premier film auquel je prends part qui a déjà des fans. J’ai lu la trilogie, je comprends donc l’engouement qu’elle suscite, mais c’était beaucoup de pression et je tenais à rendre justice au personnage. « Une semaine après avoir quitté l’Australie, poursuit-il, j’étais sur le toit d’un immeuble d’Atlanta avec une arme à feu entre les mains pour la première fois ! Dans cette scène, je me fais tirer dessus et les vitres explosent de tous les côtés, c’est complètement fou. J’ai pris énormément de plaisir à tourner ces séquences extraordinaires au-dessus du centre-ville et à donner vie à ce personnage. » 

Les revenants 

Bien que leurs personnages aient été tués dans le précédent film, les acteurs chevronnés Ashley Judd et Tony Goldwyn, ainsi que Ben Lloyd-Hughes, apparaissent brièvement dans DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION. Ashley Judd raconte : « Mon personnage, Natalie Prior, est morte dans les bras de sa fille dans DIVERGENTE. On pourrait penser que Natalie n’appartient donc plus à ce monde, mais dans l’univers imaginaire de Veronica Roth, les apparences sont trompeuses. Dans ce film, Tris peut revoir sa mère, mais pas à travers un simple flashback. L’apparition de mon personnage, ainsi que celui du père de Tris et de ses amis se produit dans le monde à part des SIMs. » Les acteurs de DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION ont été impressionnés par la volonté du réalisateur de s’attacher aux histoires individuelles des personnages tout en livrant un film d’action époustouflant. Shailene Woodley commente : « Robert Schwentke est très ouvert. Il s’est assuré de rendre hommage au premier film tout en imprimant sa propre marque à celui-ci. Ce n’est pas facile, mais il le fait avec beaucoup d’élégance. Bien qu’il s’agisse d’un film d’action, il est resté fidèle à l’identité de Tris et Quatre. Robert n’a pas un ego surdimensionné, ce qui est très rare. C’est un véritable artiste. » Theo James ajoute : « Même si nous avons adoré travailler sous la direction de Neil Burger, ça a été agréable d’adopter un autre point de vue, cela donne une saveur différente au film. Robert est très sensible, ce qui est une bonne chose car cela lui permet de raconter l’histoire des personnages au cœur même des scènes d’action. Dans un film d’aventures, avec tout ce que cela implique, il est important de ne pas perdre de vue la trajectoire des personnages. Et Robert a réussi à trouver cet équilibre, non seulement pour Shailene et moi, mais aussi pour les personnages de Miles et Ansel. » Kate Winslet déclare : « J’ai adoré être dirigée par Robert. Je suis une grande fan de RED, je trouve que c’est un film formidable, mais je ne savais rien de Robert. Lorsque je suis arrivée sur le tournage, ce charmant Allemand a immédiatement commencé à me donner de formidables indications de jeu. Son assurance était très rassurante. Il connaissait son sujet sur le bout des doigts. Il savait parfaitement quelle histoire il voulait raconter et comment il voulait le faire sur le plan visuel et émotionnel. » L’un des changements majeurs depuis DIVERGENTE, c’est que nombre des acteurs du film sont aujourd’hui de véritables stars de cinéma. Le producteur Douglas Wick commente : « Lorsqu’on distribue les rôles d’un film, on engage des gens parce que ce sont de grands acteurs, mais il est rare de rassembler toute une génération de stars dans un même film. C’est assez extraordinaire qu’après le premier film, six d’entre eux aient tenu les rôles principaux d’autres projets. Nous avons eu une chance incroyable avec DIVERGENTE. » 

UN MONDE EN GUERRE 

Les décors, les costumes et les époustouflantes séquences d’action de DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION ont été conçus afin d’immerger les spectateurs dans un monde ravagé par la guerre et les propulser dans des SIMs encore plus intenses… et plus dangereuses. Bien que l’action se déroule toujours dans un Chicago futuriste coupé du reste du monde, le film a en fait été tourné à Atlanta. Le producteur exécutif Todd Lieberman déclare : « L’une des principales difficultés a consisté à définir une esthétique différente pour chacune des cinq factions. Le film débute dans l’univers luxuriant des Fraternels, avec ses magnifiques espaces en plein air ; on passe ensuite aux quartiers couverts et disparates des Sans-Faction, faits de métal et de béton ; enfin, on découvre la faction en noir et blanc des Sincères, avec ses lignes épurées et ses surfaces réfléchissantes. » Le chef décorateur Alec Hammond commente : « DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION rassemble cinq films en un. Il a fallu s’adapter au style de chaque faction, car chacune d’entre elles est régie par des règles différentes. » L’équipe du film a ainsi créé trois décors complets grandeur nature : les quartiers des Fraternels, ceux des Sans-Faction et ceux des Érudits, ainsi que plusieurs dizaines de décors de plus petite taille. Le chef décorateur explique : « Chicago n’a pas été pleinement explorée dans le premier film. On y voyait surtout le village des Altruistes et la Fosse des Audacieux, ainsi qu’un aperçu des quartiers des Érudits. Au moment du tournage de DIVERGENTE, le troisième tome de la trilogie n’avait pas encore été écrit. Cela a été un grand avantage de pouvoir créer les décors de ce film-ci en sachant comment l’histoire allait se terminer. Nous avons ainsi pu donner sa propre identité à chaque faction, que ce soit sur le plan de l’architecture, des vêtements ou des accessoires. » La chef costumière de renommée mondiale Louise Mingenbach a supervisé la création d’innombrables costumes. Elle raconte : « Pour créer chacun de ces univers et donner vie à toutes les factions, il a fallu habiller jusqu’à 400 figurants, ce qui signifie que nous avions besoin de 700 costumes… multipliés par 5 ! Mais j’ai pris beaucoup de plaisir à travailler dans la palette de couleurs restreinte correspondant à chaque faction, c’était la première fois que je travaillais de cette façon. » Todd Lieberman ajoute : « Robert tenait à apporter sa touche personnelle aux costumes, il voulait que chaque faction ait sa propre identité, sans pour autant que les gens soient habillés de la même manière. Les Fraternels portent des couleurs naturelles, les Sincères du noir et blanc, les Audacieux du noir et du gris, les Érudits du bleu, tandis que les Sans-Faction portent ce qu’ils veulent. Louise a fait un travail fantastique ; elle a créé des costumes élégants et modernes à la fois tout en respectant les teintes associées aux factions. » 

La ferme des Fraternels 

Dès les premières images du film, on est plongé dans un univers aux couleurs naturelles dans des tons de terre comme le safran, le jaune, le kaki, l’ocre, la terre de Sienne, le brun ou le marron. Douglas Wick déclare : « L’essentiel de l’action de DIVERGENTE se déroulait dans des lieux sombres comme la Fosse des Audacieux, c’est pourquoi nous étions très heureux que Veronica ait fait commencer le deuxième tome dans le village lumineux et rural des Fraternels. De cette manière, le film s’ouvre sur un environnement ensoleillé et enchanteur qui tranche avec les cauchemars de Tris. Le contraste est saisissant. Contrairement au premier film, celuici explore ce qu’il y a de plus lumineux dans cette société. » Octavia Spencer, qui incarne Johanna, le leader des Fraternels qui recueille les héros du film au sein de la ferme pacifique de la faction, déclare : « Le village des Fraternel est absolument magnifique avec sa vaste prairie verte et ses superbes cultures. C’est l’un des plus beaux décors dans lesquels j’ai eu la chance de tourner. Au centre, se trouve un superbe dôme construit autour d’un arbre immense. Le village des Fraternels est très différent de ce que l’on peut voir dans les autres factions. Les couleurs y sont vives et naturelles, dans les tons de terre, de jaunes et de rouges, à l’image des joyeux habitants qui le peuplent. C’est d’une beauté à couper le souffle. » L’équipe du film a eu six semaines pour créer les 5 hectares de la ferme des Fraternels, malgré la pluie. Plus de 200 ouvriers de tous les corps de métiers ont travaillé sept jours sur sept sur les trois principales structures du décor. Ils ont construit le dôme emblématique de la faction avec son arbre central ainsi qu’un pont autoroutier en béton à l’abandon, et transformé les écuries déjà existantes. Pendant ce temps, des dizaines de jardiniers ont planté des légumes, des fleurs et des cultures, et recouvert des parkings et des trottoirs de tonnes de matière organique. Le directeur artistique Alan Hook commente : « L’idée était que l’on puisse filmer à 360 degrés et traverser le décor sans encombre à pied ou dans un véhicule. Pour tourner les scènes qui se déroulent dans ce décor, nous avons utilisé des drones et d’immenses grues. Le dôme est une gigantesque structure en bois et en verre de près de 20 mètres de haut et 30 mètres de diamètre. Faire en sorte que le décor soit prêt pour le début du tournage a probablement constitué le plus grand défi de ce film. Nous avons mis la dernière main au dôme le matin même du tournage. » Il poursuit : « Robert a été très clair dès le départ : il voulait que le premier décor du film produise son petit effet. Il fallait que le public grimpe la colline, passe sous le pont autoroutier délabré, traverse les champs et découvre le dôme. Nos héros viennent de parcourir les bois et la première chose qu’ils voient se devait d’être impressionnante. Je suis très fier du dôme et de l’équipe qui l’a construit. »

Les vêtements que portent Tris chez les Fraternels contrastent également avec l’épreuve qu’elle traverse. Louise Mingenbach commente : « J’ai proposé à Robert 50 ou 60 idées de tenues pour les femmes des Fraternels. Dans le premier film, on les voyait très peu. Cette fois-ci, nous avons décidé d’élargir la palette de couleurs, de laisser apparaître plus de peau et d’intégrer davantage de variété dans leurs costumes. C’est également de cette manière que nous avons défini le style de Naomi Watts chez les Sans-Faction, ainsi que le costume principal de Tris. » Alec Hammond déclare : « La clé du décor du village des Fraternels est le pont délabré que l’on aperçoit depuis le dôme et la grange. Il fallait qu’on comprenne le caractère artificiel de cette société superposée sur ce qui existait précédemment. Au cours de nos recherches, Robert est tombé sur la photo de deux fillettes en train de faire de la balançoire sous un pont routier. Nous avons utilisé cette image au début du film car elle illustre bien ce sentiment d’Eden bâti sur un monde en ruines. » Le bureau de Johanna dans la grange, sa cicatrice sur le visage et ses costumes fluides ont aidé Octavia Spencer à se glisser dans la peau de son personnage, une femme qui a choisi de faire de la paix la valeur centrale de sa vie. L’ensemblière Kathy Lucas et son équipe, ont passé plusieurs semaines à explorer la campagne de Géorgie à la recherche des objets anciens qui composent le mobilier unique du bureau du leader des Fraternels. Elle commente : « Il se trouve que ce style est très en vogue actuellement, nous avons ainsi pu trouver de vrais meubles de récupération ou qui en ont l’apparence. Et puis de talentueux décorateurs locaux ont également construit une bonne partie du mobilier. » La maquilleuse prosthétique Margie Kaklamanos a créé la cicatrice caractéristique de Johanna. Octavia Spencer raconte : « Nous avons réalisé plusieurs tests de maquillage avant le début du tournage. Une fois la cicatrice appliquée, je n’étais plus Octavia, mais Johanna. Il y a une histoire derrière cette cicatrice qu’elle arbore comme une médaille, et cela m’a aidée à m’approprier le personnage. » Outre les immenses décors et les incroyables costumes et maquillages du film, Alec Hammond et son équipe ont également imaginé de nouveaux véhicules et de nouvelles armes qui jouent un rôle majeur dans la fuite des héros du village des Fraternels et la course-poursuite qui s’ensuit. Les véhicules militaires de 25 tonnes qui permettent à Max et Eric de retrouver les rebelles chez les Fraternels venaient tout juste d’être retirés d’Afghanistan où ils servaient au transport de troupes. Le chef décorateur explique : « Robert Schwentke tenait à ce que les armes soient les plus réalistes possible et que les acteurs utilisent de vraies armes à feu afin de pouvoir filmer le recul, la flamme à la bouche du canon et l’éjection des douilles. Nous avons donc entièrement repensé l’armement à partir d’authentiques armes à feu et avons fait faire des habillages qui viennent se placer autour. » L’équipe de DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION a également créé un train de marchandises sur lequel se déroule un combat entre Tris, Quatre et Caleb et les Sans-Faction. Le coordinateur des cascades Darrin Prescott raconte : « Notre mission a consisté à imaginer une époustouflante séquence de combat. Nous nous adaptons toujours à l’environnement qui nous est imposé et les wagons de ce train nous ont vraiment offert une opportunité unique pour créer une scène incroyable. Nous avons pu faire intervenir plein de personnages différents, les suspendre par leurs vêtements et utiliser le train et ses portes coulissantes comme des armes. » Alan Hook déclare : « À l’intérieur du train, nous avons créé un environnement complexe sur différents niveaux, fait de coins et de recoins pour rendre les cascades plus intéressantes. » Tandis que la sécurité de Tris, Quatre et Caleb ne tient qu’à un fil à bord de ce train, qu’en sera-t-il dans le camp des Sans-Faction vers lequel ils se dirigent ? 

Le monde secret des Sans-Faction 

Veronica Roth déclare : « Les Altruistes croient en l’abnégation, les Sincères en l’honnêteté, les Audacieux sont courageux, les Érudits valorisent l’intelligence, et les Fraternels la bonté, la paix et l’amitié. Pour celui qui appartient à une faction, un Sans-Faction est quelqu’un qui ne s’intègre dans aucune communauté, un être privé de ses droits et solitaire – un échec, en somme. Mais pour les Sans-Faction, cela signifie la liberté. » Alec Hammond commente : « Si l’esthétique du village des Fraternels est bien définie, celle des Sans-Faction n’a pas d’unité. L’un des principaux défis a donc été de donner une identité à leur camp. On comprend qu’ils ont sans doute été un temps sans-abri mais que ce n’est plus le cas aujourd’hui, et on découvre qu’ils forment en fait une faction aussi organisée que les autres. » Le camp des Sans-Faction, qui s’étend sur quatre étages, a été créé dans un entrepôt et sur le parking adjacent. Le producteur exécutif Todd Lieberman déclare : « Le camp des Sans-Faction témoigne une fois de plus de l’immense talent d’Alec. Il est coloré, rétro avec une pointe de steampunk, et grouillant de vie. C’est un magnifique décor. » Alec Hammond ajoute : « C’est le seul endroit de Chicago où l’on voit des œuvres d’art, des graffitis, des fresques et de la couleur dans les quartiers et les vêtements des personnages. » L’intérieur est composé de pièces en béton, chacune agencée différemment et racontant une histoire unique. On y découvre également une maison en bois qui offre un contraste saisissant avec le béton : c’est là qu’habite Evelyn, le leader des Sans-Faction. Todd Lieberman commente : « Le camp a été méticuleusement cartographié, chaque personnage possède des accessoires et un univers particulier. » Naomi Watts, qui incarne Evelyn, déclare : « Le camp des Sans-Faction est incroyable, surtout quand on sait qu’il a été construit à partir de matériaux récupérés. J’ai emmené mes fils sur le tournage un jour et ils en parlent encore aujourd’hui ! J’ai adoré travailler dans cet environnement. J’aurais bien aimé rapporter certaines choses chez moi si j’avais pu. » Outre ces appartements individuels, l’équipe a imaginé un nouveau logo qui apparaît dans les graffitis et les tatouages des Sans-Faction. Mais c’est à travers leurs vêtements que s’exprime le plus leur individualité. Louise Mingenbach déclare : « Dans DIVERGENTE, on ne voyait que brièvement les Sans-Faction qui vivaient dehors, mais ils jouent un rôle central dans ce film. On découvre notamment que ce sont des personnages athlétiques et créatifs, ce que nous avons exprimé à travers des couleurs vives et des tenues excentriques. »

Elle poursuit : « La pièce phare du look d’Evelyn était à l’origine une simple veste vintage avec quelques détails blancs. Le producteur Douglas Wick a alors suggéré de projeter de la peinture sur la veste pour créer davantage de contraste. Nous avons finalement utilisé de l’eau de Javel, ce qui était risqué mais rend vraiment bien. C’est très agréable de travailler avec des producteurs qui s’intéressent et s’impliquent autant. Je ne sais pas si j’aurais eu le courage de mettre de la Javel sur une pièce aussi unique si je n’avais pas été un peu encouragée ! » Lorsqu’elle décide de sauver ses alliés en se rendant à Jeanine, Tris quitte les Sans-Faction pour se rendre à pied chez les Érudits. Pour filmer cette scène, dans laquelle tous les ponts qui enjambent la rivière Chicago sont levés, l’équipe s’est brièvement rendue à Chicago. Alan Hook raconte : « Tris traverse Chicago pour aller se rendre à Jeanine. C’était pour nous l’occasion rêvée de mettre la ville en avant. L’une des caractéristiques de Chicago, c’est cette rivière et ses ponts. Dans le film, le lac Michigan est asséché, tout comme la rivière, on voit donc Tris marcher dans le lit de la rivière. » Pour réaliser cette scène, la production a travaillé en collaboration avec les gardes-côtes afin d’arrêter le trafic maritime et le département des transports pour coordonner tous les ponts. La régisseuse d’extérieurs Janice Polley déclare : « La rivière Chicago traverse le centre-ville de Chicago. Elle croise Michigan Avenue dans l’un des quartiers les plus animés et les plus touristiques de la ville. Nous n’aurions donc jamais pu tourner cette scène sans l’aide des services municipaux. » 

Le QG des Sincères 

Dans le livre, il est très clairement indiqué que le QG des Sincères se situe au sein du célèbre Merchandise Mart de Chicago. Pour recréer le camp des Sincères à Atlanta, l’équipe du film a investi le toit-terrasse de l’AmericasMart pour la séquence de l’attaque, et a installé le bureau de Jack Kang dans un vaste espace vitré au dernier étage de l’immeuble. Janice Polley commente : « Le véritable Merchandise Mart de Chicago est à peu près de la taille d’un pâté de maisons new-yorkais et se situe à deux pas de la rivière. Il n’existe aucun bâtiment équivalent en taille à Atlanta. Utiliser l’AmericasMart n’était pas évident car dans la scène de l’attaque, des cascadeurs débarquent en tyrolienne sur la terrasse de ce bâtiment de 22 étages depuis le toit d’un immeuble voisin de 26 étages, en passant au-dessus de Peachtree Street. Pour plus de sécurité, il a donc fallu qu’on fasse fermer la plus grande artère du centreville d’Atlanta. » Le tournage de la séquence de l’attaque du QG des Sincères a été compliqué à plus d’un titre. Wade Allen, coordinateur des cascades adjoint, détaille : « Le camp des Sincères est attaqué depuis trois toits d’immeubles différents, depuis lesquels leurs assaillants ont tiré des filins au-dessus du vide. Il y avait des cascadeurs qui descendaient en rappel le long des bâtiments, et jusqu’à six personnes sur les tyroliennes en train de tirer des coups de feu d’un immeuble à l’autre, en traversant un vide de 90 mètres. Un bonheur pour des cascadeurs ! » Le Forum des Sincères a quant à lui été construit dans les nouveaux studios OFS à Norcross, en Géorgie. Todd Lieberman commente : « Ce décor aurait potentiellement pu être très onéreux mais nous avons trouvé une solution inventive. Dans cette scène, Quatre et Tris doivent mettre leur âme à nu devant toute la faction après avoir pris le sérum de vérité. Dans le roman, cet espace est décrit comme une salle de conférence de la taille d’un stade, mais comme nous ne trouvions rien de tel à Atlanta, Alec et Robert ont décidé de faire quelque chose de complètement différent. Ils ont eu l’idée de cette capsule de vérité composée de miroirs. L’idée était qu’une fois à l’intérieur on ne peut échapper ni au regard des autres, ni à soi-même. C’est la définition même de la vulnérabilité. Ce décor tout en réflexions est l’illustration parfaite de ce que ressentent les personnages. » Le bureau vitré de Jack Kang et la capsule de vérité représentent l’idéal des Sincères : être capable d’être honnête avec les autres mais également avec soi. 

Le laboratoire high-tech des Érudits 

Le troisième grand décor créé par la production est le quartier général des Érudits, qui comprend le laboratoire de Jeanine, une salle de contrôle, des cellules de détention et des couloirs. Il a entièrement été construit dans le studio 10 des studios Screen Gems d’Atlanta. La construction du laboratoire a constitué un défi de taille pour l’équipe car il ne présente aucune ligne droite. Le coordinateur de la construction Greg Callas explique : « Les murs et le plafond sont incurvés et les coins sont souvent des angles complexes. Mon équipe a percé 10 000 trous dans les murs pour y faire passer des tubes lumineux et chacun des angles de perçage devait être parfait. » Le producteur exécutif Barry Waldman déclare : « On pourrait presque décrire le laboratoire principal des Érudits comme un bocal, mais il s’agit en fait d’un immense décor de 930 mètres carrés avec des vitres pare-balles, éclairé par 16 projecteurs. Le public n’a qu’à bien se tenir parce qu’il va vivre des expériences comme il n’en a encore jamais vécu ! » Dans le laboratoire, l’équipe a également dû trouver le moyen d’exprimer les différents points de vue de Tris et celui de Jeanine qui l’observe. Alec Hammond explique : « Nous voulions trouver un moyen pour que ce qui se passe dans la SIM puisse être vu depuis le laboratoire. » Pour ce faire, l’équipe a utilisé un mélange d’effets spéciaux réalisés sur le tournage et d’effet visuels rajoutés en postproduction pour créer les tentacules noirs par lesquels les sujets Divergents sont suspendus dans les airs dans la salle vitrée. Alan Hook raconte : « Tris lévite grâce aux tentacules, ce qui nous permet de voir les mouvements qu’elle réalise dans la SIM. » Alec Hammond ajoute : « Nous avons rempli le laboratoire de près de 10 000 tubes de verre lumineux high-tech qui changent de couleur et d’intensité. Une série de projecteurs éclaire l’arrière des tubes pour illustrer les changements de point de vue. Nous avons réussi à faire onduler la surface pour montrer l’évolution de Tris dans la SIM. La pièce se modifie en fonction de ses émotions. Par exemple, si elle souffre, la pièce fait écho à sa détresse. » Les techniciens du laboratoire maîtrisent également le Divergent et les SIMs grâce à des postes de travail holographiques ajoutés en postproduction. Alan Hook déclare : « Nous avons essayé de donner l’impression que le laboratoire se trouve au cœur d’un ordinateur, car durant la plupart des scènes qui s’y déroulent, on est dans la tête de Tris. Nous avons associé les tentacules, les murs lumineux et les hologrammes pour rendre le concept plus évident. » L’accessoire central du laboratoire de Jeanine joue un rôle majeur dans l’histoire car tout le suspense du film repose sur lui. Alec Hammond commente : « La Boîte s’est révélée être l’un des éléments les plus complexes à créer. Le but de Jeanine est de l’ouvrir et elle est prête à tout pour savoir ce qui s’y trouve. » Barry Waldman déclare : « Nous avons envisagé différentes formes pour la Boîte. Sa conception devait répondre à de nombreuses questions : quand s’allume-telle ? Et de quelle couleur ? Bleu ou rouge ? Est-ce qu’elle clignote ? En quelle matière est-elle faite ? » L’objectif, selon Douglas Wick, était de « créer un objet qui ait à la fois l’air ancien et ultra-technologique ». Alec Hammond explique : « Nous avons finalement opté pour un pentagone dont chacune des cinq faces représente une faction. Le département accessoires a fait un travail remarquable avec la peinture dorée et patinée par le temps qui lui confère une légère irisation. Le chef accessoiriste Sean Mannion a collaboré avec des artisans de Los Angeles pour réaliser la version finale. Avec une imprimante 3D, ils ont fabriqué un moule qu’ils ont rempli de fibre de verre et de résine, puis ils ont fixé dessus les LEDs et les panneaux lumineux. » 

Les SIMs : À la frontière de la réalité 

Le réalisateur de la deuxième équipe et superviseur des effets visuels James Madigan déclare : « Dans DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION, les enjeux sont encore plus élevés que dans le premier film car Tris est en réel danger. Dans DIVERGENTE, il lui suffisait de prendre conscience que ce qu’elle vivait dans la simulation n’était pas réel. Mais dans ce film, si elle meurt dans une SIM, elle meurt aussi dans la réalité. » Pour ouvrir la Boîte, Tris doit réussir les simulations des Audacieux, des Sincères, des Altruistes, des Érudits et des Fraternels en faisant preuve de courage, d’honnêteté, d’altruisme, d’intelligence et de calme. Pour créer les SIMs, l’équipe du film a eu recours à un mélange d’images réelles tournées avec des cascadeurs et des effets spéciaux physiques, et de spectaculaires effets visuels numériques intégrés en postproduction. Le chef décorateur Alec Hammond se souvient : « Robert et moi avons très vite évoqué les SIMs car elles représentaient le plus grand défi du film, mais aussi une formidable opportunité. » Barry Waldman déclare : « Le premier film donnait au public un aperçu des simulations, mais avec les tactiques radicales des Érudits, elles ont atteint leur potentiel maximum. Ce qu’il y a de formidable lorsqu’on travaille avec un réalisateur dont l’univers visuel est aussi riche que celui de Robert Schwentke, c’est que la réalité prend un tout autre visage. Nous voulions que le public ne sache plus vraiment où se situe la frontière entre réalité et illusion. » Au début de la SIM des Fraternels, Tris se retrouve en chute libre au-dessus du centre-ville de Chicago. James Madigan commente : « Il nous est tous arrivé de faire ce rêve terrifiant où l’on tombe sans pouvoir s’arrêter. Lorsque nous avons commencé à tester différentes idées en prévisualisation, nous avons réalisé que les SIMs nous permettaient d’explorer les émotions intimes du personnage à l’intérieur d’un contexte imaginaire. Nous étions conscients que les simulations étaient l’occasion de souligner le stress émotionnel auquel est soumise Tris et de comprendre ce qu’elle a refoulé au fond d’elle. Il n’y a pas de règles dans les SIMs, elle ne peut compter que sur ses émotions et sa volonté de survivre. » 

APRÈS DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION…

Veronica Roth déclare : « Dans DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION, on sent la révolte gronder au sein des factions, même si Jeanine tente de garder le contrôle. À la fin de l’histoire, le chaos est complet et il est très difficile de savoir ce qui va se passer ensuite. Ce que je peux vous dire, c’est qu’on va enfin découvrir ce qui se trouve au-delà de la clôture. Dans le troisième tome de la trilogie, on va suivre Tris et Quatre dans un lieu qui ne ressemble à rien de ce qu’ils connaissent... et nous non plus ! »




mercredi 31 juillet 2013

Back to the present









Action/Comédie/Fantastique/Léger et rigolo

Réalisé par Robert Schwentke
Avec Jeff Bridges, Ryan Reynolds, Kevin Bacon, Mary-Louise Parker, Stephanie Szostak, James Hong, Marisa Miller, Robert Knepper...

Long-métrage Américain
Durée : 01h36mn
Année de production : 2013
Distributeur : Universal Pictures International France 
Titre original : R.I.P.D. 

Date de sortie sur les écrans U.S. : 19 juillet 2013
Date de sortie sur nos écrans : 31 juillet 2013 


Résumé : Dans le film d’aventures surnaturelles, R.I.P.D. Brigade Fantôme, Jeff Bridges et Ryan Reynolds jouent un tandem de flics d’un genre très spécial, puisque défunts, et envoyés par leur unitéde police, le R.I.P.D. (Rest in Peace Department), pour protéger notre planète d’une recrudescence de créatures néfastes qui refusent de passer tranquillement dans l’autre monde. Le shérif Roy Pulsifer est un vétéran de cette brigade dédiée à la traque d’âmes belliqueuses se faisant passer pour des citoyens ordinaires. Sa mission : appréhender les criminels qui tentent d’échapper au Jugement Dernier en se dissimulant parmi les vivants.
L’irascible et indiscipliné Roy se voit assigner comme nouveau coéquipier feu Nick Walker, un jeune policier de Boston récemment défunt. Les deux «hommes» vont devoir ravaler leur antipathie respective pour mener à bien leur mission. Quand ils découvrent un complot susceptible de mettre fin à la vie telle que nous l’avons toujours connue, les deux cracks du R.I.P.D. n’ont qu’une option : rétablir l’équilibre cosmique pour que le tunnel qui mène vers l’au-delà ne remplisse pas soudain la fonction inverse et ne précipite pas l’avènement des morts.

Bande annonce (VOSTFR)



Ce que j'en ai penséVoilà typiquement un film d'été qui vise à amuser un public plutôt jeune (ou des spectateurs dans mon genre qui apprécie les comédies fantastiques légères) avec des blagues à deux balles et des effets spéciaux parfois très bien réussis, parfois moins. 'R.I.P.D. Brigade Fantôme' est un film rigolo au casting sympathique. 
Ryan Reynolds, qui interprète Nick, et Jeff Bridges, qui interprète Roy, forment un duo inattendu mais au final assez marrant. Jeff Bridges a vraiment l'air de se régaler dans son rôle de texan à la langue bien pendue.




Le film a un rythme inégal mais je ne me suis pas ennuyée. La réalisation est, par moment, assez inventive et surprenante. Certaines scènes captent particulièrement l'attention avec de jolis effets. L'histoire et le contexte sont faciles à comprendre et bien expliqués. 
Les seconds rôles sont interprétés par des acteurs connus que le spectateur a plaisir à retrouver à l'écran, tels que Mary-Louise Parker, qui interprète Procter, 


Kevin Bacon, qui interprète Bobby Hayes 


ou encore Robert Knepper, qui interprète Stanley Nawlicki.


'R.I.P.D. Brigade Fantôme' est un divertissement avec de l'humour et du spectacle. La 3D est bien adaptée et agréable. J'espérais me changer les idées et passer un bon moment. Ce fût le cas. 


Notes de production
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Une âme après l’autre :
la mise en œuvre de R.I.P.D. BRIGADE FANTÔME

Avant de devenir scénariste de séries aussi populaires que «24 heures chrono» (2005), «Les Experts : Manhattan» (2005-10) et «Hawaii 5-0» (2010-13), Peter M. Lenkov a flirté avec les histoires policières par le biais d’une série de bande dessinée intitulée R.I.P.D. et publiée chez Dark Horse Comics en 2003. Et depuis que le fondateur de la fameuse maison d’édition, Mike Richardson, a fait la connaissance de ces deux policiers d’un genre très spécial, il rêvait d’adapter la série au cinéma. Ayant déjà réussi le pari de transformer certaines de ses plus célèbres BD en films à succès, tels que THE MASK (Chuck Russell, 1994), HELLBOY et HELLBOY 2 : LES LÉGIONS D’OR MAUDITES (Guillermo del Toro, 2004 & 2008), Mike Richardson remarque : «Notre société couvre deux médias (la BD et le cinéma) avec des exigences distinctes. Un bon réalisateur doit savoir extrapoler le potentiel filmique d’une bande dessinée.» 

La série en quatre volumes de Peter Lenkov suit les péripéties d’officiers de police qui reprennent du service au sein d’une unité d’un genre unique, le R.I.P.D. (Rest in Peace Department). Les équipes constituant ce corps de police ont la capacité de passer de notre monde à celui de l’au-delà pour nous protéger des mauvaises âmes qui rôdent et garantir l’équilibre entre la vie et la mort, et rien de moins que le salut de l’humanité. 

Différentes adaptations ont été envisagées au cours de ces dix dernières années et certains scénarios ont failli aboutir, mais il fallut l’intervention d’Ori Marmur, cadre dans la société du célèbre producteur Neal H. Moritz, Original Film, pour que le projet prenne réellement son envol. Marmur, conquis par la bande dessinée, demanda à Richardson s’il pouvait la montrer au scénariste et réalisateur David Dobkin (SERIAL NOCEURS, 2005 ; ÉCHANGE STANDARD, 2011) pour recueillir ses impressions. Celui-ci se montra tout aussi enthousiaste et commença à développer le scénario de R.I.P.D. BRIGADE FANTÔME. Au final, le tandem de scénaristes Phil Hay et Matt Manfredi retravailla la version de Dobkin et les producteurs Mike Richardson et Neal Moritz donnèrent leur feu vert. Hay et Manfredi avaient déjà collaboré avec Original Film sur d’autres projets et leur style d’écriture enrichit à merveille le genre de films d’action dans lesquels Neal Moritz excelle, tels que les six (et bientôt sept) volets de la franchise FAST & FURIOUS (2001-14), 21 JUMP STREET (Phil Lord & Chris Miller, 2012) ou JE SUIS UNE LÉGENDE (Francis Lawrence, 2007). Ici, les scénaristes ont pu insuffler à cette histoire l’humour noir qu’ils chérissent tant. La richesse du matériel ravit Moritz autant que Richardson. Ce dernier déclare : «Le concept de R.I.P.D. est unique en son genre : une unité de police dont le seul rôle est de dénicher les fantômes qui se cachent parmi nous et de les soumettre au Jugement Dernier. Mais il correspond également à mes films préférés mettant en scène un duo de flics, tels que 48 HEURES (Walter Hill, 1982) et L’ARME FATALE (Richard Donner, 1987). La relation de ces deux types est géniale. Nous voulions faire un «buddy movie» (film de copains) avec des scènes d’action fortes et des enjeux de taille et ayant l’ampleur d’un blockbuster de l’été.» 

L’intention première des scénaristes était de garder les éléments fondamentaux de la bande dessinée tout en creusant la relation entre ces deux «hommes» foncièrement dissemblables : un officier de police décédé récemment et un ancien shérif du Far West qui vont devoir apprendre à travailler l’un avec l’autre. Le producteur Michael Fottrell, vétéran des films d’action, ayant inscrit son nom aux génériques de FAST & FURIOUS 4 et 5 (Justin Lin, 2009 & 2011) et de DIE HARD 4, RETOUR EN ENFER (Len Wiseman, 2007), rejoignit également l’équipe. Il déclare : «Ce que j’apprécie particulièrement dans le scénario de Phil et Matt, c’est cette facilité avec laquelle on entre dans le monde où évoluent Nick et Roy et qui nous apparaît tout aussi crédible que celui des humains. C’est un art délicat de marier la comédie à l’action et au spectaculaire que Phil et Matt maîtrisent à merveille.» 

Jeff Bridges, Ryan Reynolds et Robert Schwentke
rejoignent les rangs de la fine fleur de la police de Boston

Le public pénètre dans l’ordre divin de la police à travers le regard du lieutenant Nick Walker, un policier de Boston ambitieux et adroit qui a perdu la vie lors d’une descente dans un repère de dealers. Au moment du Jugement Dernier, ne sachant quel sort l’attend, Nick accepte de payer une pénitence de 100 ans au service du R.I.P.D. plutôt que de se livrer à une vie éternelle incertaine. Motivé par le désir de traquer son meurtrier et de rejoindre sa femme, et convaincu qu’il parviendra à enfreindre les règles strictes de sa nouvelle unité de police, Nick opte pour son affectation au R.I.P.D.. Ryan Reynolds accepta très tôt d’incarner le lieutenant décédé à qui l’au-delà réserve une surprise de taille, et son enthousiasme pour son rôle et pour le projet le poussa à participer activement au développement du film dont il est également producteur délégué. «J’adore la BD et notre scénario en reprend les fondements et l’intrigue, et les prolonge. Il y a des éléments tragiques et une histoire d’amour incorporés à un film délirant et drôle, ce qui n’est pas un équilibre évident à tenir», déclare l’acteur. Avec la confirmation de la participation de Ryan Reynolds dans un des deux rôles principaux, le cinéaste d’origine allemande Robert Schwentke, qui a récemment signé le blockbuster RED (2010), tiré de la bande dessinée du même nom, releva le défi de réaliser R.I.P.D. BRIGADE FANTÔME. Après avoir vu le premier long-métrage de Schwentke, TATTOO (2002), Neal Moritz souhaitait travailler avec lui. 

«Nous nous sommes rencontrés à plusieurs occasions, mais je n’étais jamais arrivé à le convaincre. Avec R.I.P.D. BRIGADE FANTÔME, j’avais un bon pressentiment. Son talent visuel est impressionnant, mais ce que j’apprécie avant tout, c’est sa perception de fond du film. Il a su créer des images incroyables et formidablement donner vie à la relation entre nos deux héros», se félicite le producteur. 

Le réalisateur se mit bientôt au travail avec les scénaristes pour fignoler les personnages et l’intrigue, qui, quand on flirte avec le surnaturel et le fantastique, n’est pas chose facile. Phil Hay se souvient : «On s’est enfermés tous les trois. Les scènes principales du film n’ont pas subi beaucoup de changements, mais Robert avait une appréhension si précise du film qu’il nous a aidés à pousser l’aspect mythologique beaucoup plus loin. Ses idées étaient géniales.» Et pour parfaire le tout, réalisateur, scénaristes et producteurs apprirent que Jeff Bridges, récompensé aux Oscars pour sa prestation dans CRAZY HEART (Scott Cooper, 2009), était intéressé par le rôle du shérif grisonnant Roycephus «Roy» Pulsifer. Ayant plusieurs fois déjà repris du service pour insubordination, Roy a l’attitude blasée du type qui a déjà tout vu. En dehors de son individualisme forcené et de son côté ergoteur, ce justicier est la crème de la crème du R.I.P.D. et connaît toutes les ficelles de l’univers cosmique. 

Le producteur Neal Moritz déclare : «Jeff est un de mes acteurs fétiches. Le film a failli se faire à plusieurs reprises, avec d’autres acteurs. Mais quand on s’est retrouvé sur le plateau à le regarder jouer, j’ai pensé, comment a-t-on pu envisager quelqu’un d’autre dans ce rôle ? Il rend son personnage tellement spirituel, sarcastique et attachant.» 

Tout juste sorti de son rôle dans TRUE GRIT (Ethan & Joel Coen, 2010) qui lui a valu une citation à l’Oscar, l’acteur ne tenait pas particulièrement à rejouer un cowboy si rapidement. Mais le subtil panache comique de Roy, qui n’est pas sans rappeler son personnage de Dude devenu mythique, dans THE BIG LEBOWKI (Ethan & Joel Coen, 1998), a piqué sa curiosité. Il rapporte simplement : «J’ai mis mon nom dans le chapeau et j’ai eu la chance d’être choisi. J’ai passé un très bon moment.» 

Acteur et réalisateur discutèrent longuement du personnage et Jeff Bridges déclare : «J’ai beaucoup aimé travailler avec Robert. C’est marrant, mais quand je me prépare pour un film, je me rends compte que je vois tout à travers mon rôle. Quand je travaille, je glane l’inspiration dans tout ce qui m’entoure, de la façon qu’a une personne de s’asseoir; au livre que je suis en train de lire. Robert m’a fait découvrir Jim Woodring, un dessinateur de BD qui a créé le célèbre personnage de Frank. C’est très surréaliste et ça m’a pas mal influencé pour Roy.» 

Le producteur Mike Richardson fut ravi de constater que les deux univers dans lesquels il évolue (la BD et le cinéma) était si étroitement mis en interaction : «Jeff dessinait des personnages créés par Jim Woodring durant ses temps morts sur le plateau. Ça m’a beaucoup plu et j’ai demandé à Jim de créer un dessin original de Frank pour Jeff. Jeff lui a fait le même honneur en lui signant un de ses propres dessins de Frank.» Même dans l’au-delà, Roy est toujours hanté par ses démons : il traîne les mêmes rancunes depuis des centaines d’années, tout particulièrement contre les coyotes qui lui ont rogné les os après qu’il se soit fait abattre. Malgré sa prétendue zénitude, Roy n’a toujours pas fait la paix avec son passé. Les accrochages constants entre les deux policiers mal assortis sont le moteur comique de tout le film. 

Et même si Roy sermonne Nick avec des leçons sur les femmes ou lui prêche la poétique de la vie, de l’amour et de la chasse aux «crevures» (des âmes belliqueuses qui refusent de passer dans l’au-delà), l’ancien permet néanmoins au novice d’ouvrir enfin les yeux. «De temps en temps, Roy livre un véritable secret de grand sage, mais généralement il sort des lapalissades», s’amuse Ryan Reynolds. «Il a quelques 200 ans d’expérience dans l’au-delà et il sait pertinemment qu’il est impossible d’entrer en contact avec ceux qu’on a quittés. Avec l’aide de Roy, Nick se rend compte qu’il effraye sa femme, plutôt qu’il ne la rassure.»

Coéquipier, patronne et avatars : les rôles secondaires

La participation de Jeff Bridges et Ryan Reynolds dans les rôles de Roy et Nick et leur complicité de jeu donnèrent le ton à la distribution, et les cinéastes se mirent à recruter les rôles secondaires qui allaient peupler une berge et l’autre du Styx. Le rôle du lieutenant Bobby Hayes, le coéquipier de Nick au sein de la police de Boston avant sa mort, revint à Kevin Bacon, récompensé aux Golden Globes pour sa performance dans le téléfilm «L’Honneur d’un Marine» (Ross Katz, 2009). L’acteur se souvient : «Quand j’ai appris que Ryan et Jeff allaient interpréter les deux rôles principaux, ça a piqué ma curiosité. Tous deux sont en pleine possession de leurs moyens. J’arrivais bien à visualiser leurs personnages qui tentent tant bien que mal de se comprendre, ce qui est pour moi la colonne vertébrale du film. Ils ont tous deux un grand talent comique, et sur le tournage, la magie a opéré.»

En recherchant son meurtrier, Nick va découvrir que son meilleur ami et coéquipier de longue date l’a doublé. Mais le réalisateur tenait fermement à ce que Bobby Hayes garde une facette comique et ne soit pas l’archétype du méchant, et Kevin Bacon livre une interprétation finement drôle de ce personnage sans scrupules. Pour l’acteur, «Hayes est un type aux moeurs douteuses. Son égocentrisme n’a d’égal que sa cupidité, et j’ai voulu lui donner un côté fantasque.» Mais Hayes cache un secret plus terrible encore que Nick ne découvrira que grâce au travail du R.I.P.D., avec à sa tête Proctor, dont le style années 60 jure avec l’attitude caustique. Elle est la première interlocutrice de Nick dans le service. Elle lui explique son nouvel emploi et le présente à Roy avec qui elle entretient des relations houleuses. Il lui revient aussi de donner à Nick un avis favorable le jour du Jugement Dernier et il ne lui faudra pas moins de 100 ans pour se faire une opinion. 

En parlant avec le réalisateur et la chef costumière Susan Lyall, l’actrice doublement récompensée aux Gloden Globes, Mary-Louise Parker, révéla avoir des idées très précises sur son personnage : une commissaire de police qui arbore étrangement des bottes blanches et une mini-jupe années 60. Pour l’actrice, le fait de déterminer le style vestimentaire, et avec ce style vestimentaire, le passé de celle qui dirige la troisième plus importante unité de cette brigade, était une tâche essentielle. «Le look de Proctor et ce qu’elle porte nous informent sur son passé. Comme on ne la voit que dans une seule tenue, il fallait frapper fort. Je suis passée par beaucoup d’idées et je me suis arrêtée sur cette image d’un garde forestier en 1968», s’amuse-t-elle à dire. 

L’actrice française Stéphanie Szostak, qui a tenu son premier rôle en anglais dans LE DIABLE S’HABILLE EN PRADA (David Frankel, 2006) et qu’on a plus récemment pu voir incarner le soldat Brandt dans IRON MAN 3 (Shane Black, 2013), interprète Julia, la veuve de Nick qui se retrouve impliquée contre son gré dans l’enquête que mènent feu son mari et son nouveau coéquipier dans l’au-delà. Quand Nick tente de contacter Julia, celle-ci ne voit que son avatar, un vieillard asiatique, et ceci grâce aux aimables efforts du programme universel de protection des témoins. L’histoire d’amour, mélangée à l’action et à la comédie, était attrayante pour la jeune actrice : «Nick n’accepte pas sa mort, et il a besoin de se racheter, alors il revient sans cesse auprès de Julia. Cette histoire motive une partie de l’intrigue et est assez touchante. La relation de Nick et Julia passe du mariage heureux à la séparation brutale, sans qu’ils aient eu la chance de se dire adieu.» 

Top model connu pour ses apparitions dans les pages du numéro spécial Maillots de bain du magazine Sports Illustrated, et jeune actrice prometteuse, Marisa Miller incarne l’avatar de Roy aux côtés de l’acteur de genre de légende James Hong (BLADE RUNNER, 1982 ; LES AVENTURES DE JACK BURTON DANS LES GRIFFES DU MANDARIN, 1986) qui joue celui de Nick. Comme les officiers de police du R.I.P.D. franchissent la frontière entre notre monde et l’au-delà, les vivants ne peuvent les voir que sous les traits de leur avatar. La juxtaposition de la plastique exceptionnelle de Marisa Miller et de l’allure quelque peu chétive de James Hong, et les disputes de Roy et Nick en public, ajoutent une bonne dose d’humour à l’histoire. Peut-être peut-on y voir une forme de sarcasme de la providence mais la beauté stupéfiante de la jeune femme est en contradiction totale avec la nature bourrue et irascible de Roy, autant que la silhouette mal assurée du vieillard l’est avec la virilité et l’aplomb de Nick sur Terre. 

Si on en croit les statistiques du R.I.P.D., plus de 150 000 personnes meurent chaque jour sur notre planète, mais un certain nombre de ces âmes se volatilisent avant de passer de l’autre côté. Et quand ces «crevures» demeurent sur Terre au-delà de leur date limite, leur âme commence à se putréfier et à empester. Parmi les crevures auxquelles Roy et Nick vont avoir affaire, on découvre le perfide Nawicki, interprété par Robert Knepper ; Elliot, l’indic fan des Red Sox, l’équipe de baseball de Boston, qu’incarne Mike O’Malley, et Pulaski, sorte d’Elvis mal dégrossi, joué par Devin Ratray.

Prêts pour le grand saut : les «crevures»

Les crevures n’apparaissent pas dans la bande dessinée et ont été imaginées par le réalisateur et les scénaristes afin de faire peser une nouvelle menace sur le genre humain, en plus des horribles démons figurant déjà dans la BD. Ce nouveau concept implique le passage d’un monde à l’autre, ajoutant une dimension supplémentaire à la mission du R.I.P.D. Les crevures ne sont autres que des âmes damnées qui refusent de marcher vers la lumière et choisissent de se cacher parmi les vivants aussi longtemps que possible. Matt Manfredi nous explique : «Nous souhaitions que les méchantes crevures ne diffèrent pas des humains pendant un certain temps.» Capables de se fondre parmi nous, leur âme commence néanmoins à pourrir et à dégager une odeur nauséabonde. Plus une âme tourmentée reste sur Terre, plus sa nature malfaisante pervertit son entourage et dérange l’équilibre cosmique. 

C’est alors que le R.I.P.D. intervient pour les capturer et les faire comparaître devant la justice divine. En corrigeant les glissements et en maintenant l’ordre entre les vivants et les morts, le R.I.P.D. garantit l’harmonie de l’univers. Mais Roy et Nick découvrent que les crevures ont réuni leurs forces et élaboré un complot diabolique qui pourrait faire basculer la stabilité du monde, et que seuls les agents du R.I.P.D. sont à même de prévenir le cataclysme. Le chef décorateur Alec Hammond, les concepteurs des créatures Crash McCreery et Eddie Yang et la productrice des effets visuels Juliette Yager ont ainsi créé des douzaines de crevures dont la véritable nature s’est finalement révélée. Avec les possibilités qu’offrent les images de synthèse, ils imaginèrent une multitude de créatures menaçantes et souvent drôles. La seule règle qu’ils s’imposèrent : une crevure «révélée» devait rappeler la personne qu’elle avait été dans le vie et exhiber exagérément les signes de ses crimes passés. Par exemple, si elle avait été voleur, les mains de la crevure deviendraient énormes une fois sa vraie nature «révélée». Quant à leur présence parmi nous, le chef décorateur déclare : «Ce peut aussi bien être le facteur qui distribue votre courrier que la personne qui vous sert un café au coin de la rue. Il fallait donner l’impression que ce pouvait être n’importe qui. Les crevures peuvent donner une légère impression de bizarrerie, mais elles se fondent néanmoins parmi nous, du moins au début.»

Au boulot : les décors

R.I.P.D. BRIGADE FANTÔME a été principalement filmé en décors naturels à Boston. Pendant la première moitié du tournage, l’équipe a navigué entre les rues âpres autour des quais d’East Boston, le quartier historique de Charlestown et la très chic Newbury Street dans le quartier de Back Bay. Elle s’est ensuite dirigée vers les studios pour filmer les scènes d’intérieur durant un des rigoureux hivers que connaît le Nouvelle-Angleterre. 

«Boston était la ville idéale pour tourner R.I.P.D. BRIGADE FANTÔME», déclare Alec Hammond. «C’est une ville dans laquelle on peut concevoir que quelqu’un se cache depuis 300 ans. On trouve côte à côte des immeubles de la fin du 18e siècle et des constructions des années 80. Il y a une quantité de coins et de recoins oubliés, surtout au centre de la ville. C’est un immense décor urbain à ciel ouvert.» La dichotomie entre le Boston historique et le Boston moderne était évidente et faisait écho au thème de l’éternité dont traite le film. Les rues du quartier financier allaient accueillir simultanément l’équipe principale et la deuxième équipe menée par le réalisateur de deuxième équipe et chef cascadeur, David R. Ellis (47 RONIN, 2013 ; MASTER AND COMMANDER : DE L’AUTRE CÔTÉ DU MONDE, 2003), qui s’est tristement éteint en janvier dernier. Ellis s’est ainsi attelé à la tâche de filmer les séquences en extérieur où figure le tunnel qui assure la séparation entre les deux mondes. Le producteur Michael Fottrell explique : «Les deux épiques tournaient en même temps à quelques pâtés de maisons de distance. La première, avec la distribution principale et les cascadeurs courant au milieu des explosions et des coups de feu dans des combinaisons grises servant à la capture de mouvement, et la deuxième chorégraphiant de complexes cascades de voiture.» 

La carcasse d’une ancienne fabrique de bateaux remorqueurs datant du 19e siècle et située dans le quartier d’East Boston allait servir de toile de fond pour la descente dans le labo de méthanphétamine où Nick trouve la mort. L’équipe des décors dut d’abord construire des plateformes et des escaliers montant jusqu’au toit du bâtiment, puis celle des effets spéciaux installa toutes sortes d’explosifs, de feux d’artifice et des centaines de pétards simulant les coups de feu, ceci au beau milieu d’un réseau compliqué de fils et de cordages servant à suspendre les cascadeurs dansles airs. Des douzaines de policiers de Boston furent recrutés comme silhouettes et servirent de consultants pour garantir le réalisme de cette scène de saisie de drogue si importante pour le reste du film. C’est en effet dans ce décor que Nick passe d’un monde à l’autre, et le chef décorateur explique : «Nous voulions que le public vive cette séquence à travers le yeux de Nick qui est en train de s’éteindre et pénètre dans un monde fantastique. C’est à ce moment que débute son voyage vers l’au-delà.» 

Des studios de tournage situés à une quinzaine de kilomètres au sud de Boston accueillirent de nombreux autres décors, dont celui de la séquence d’ouverture, le siège céleste du R.I.P.D., la maison de Nick et Julia à Charlestown, l’appartement en pagaille de Nawicki et la maison de Hayes. Afin de créer un certain équilibre entre les deux mondes décrits dans R.I.P.D. BRIGADE FANTÔME, la production souhaitait inclure, parallèlement aux effets visuels, des prises de vue réelles, comme pour la séquence d’éventrement de la maison de Hayes. Le chef décorateur collabora étroitement avec le superviseur des effets spéciaux Mark Hawker, et le décor de la maison fut construit sur un cadran hydraulique et harnaché de manière à pouvoir la faire trembler violemment et la fendre en deux. Des lattes du plancher à la toiture, en passant par les murs et les étages, la maison de Hayes se scinde littéralement en deux, et pour les acteurs, filmer cette séquence offrait un agréable changement au milieu du travail sur fond vert que nécessite souvent les plans avec effets visuels.

Mais aussi compliquée que cette séquence puisse paraître, le décor semblait minuscule comparé à celui des locaux du R.I.P.D. de Boston. Les précédentes collaborations d’Alec Hammond avec le réalisateur sur RED (2010) et FLIGHT PLAN (2005), ainsi que le pilote de la série «Lie to Me» (2009), s’avérèrent précieuses. Il déclare : «La manière dont Robert crée l’inattendu influence grandement mon travail. Tout au long du film, les spectateurs, mais aussi les personnages, croient savoir ce qui les attend, et se laissent totalement surprendre. Le film ne se prend jamais trop au sérieux, et il en va de même pour les décors. Ils ont beau être complexes et imposants, ils conservent une part de fun.» Ainsi, le plus grand décor du film, le siège du R.I.P.D. de Boston, flotte dans les cieux. Il est composé d’une bibliothèque spectrale, d’une zone de détention, d’un grand espace de bureaux ouvert sur plusieurs niveaux, d’une salle où sont emmagasinées toutes les pièces à conviction, du bureau de Spector et de galeries interstellaires qui relient ces différentes parties. Le R.I.P.D. est antérieur à toutes les technologies modernes et précède l’ère du numérique. Pour le chef décorateur, «cette unité de police fait partie d’une machinerie céleste coupée du monde extérieur. Nous avons utilisé cetteidée littéralement en y faisant figurer des équipements rustiques, des chaînes et des engrenages. Nous avons regardé l’évolution de la police à travers les âges et nous sommes concentrés sur les commissariats de la fin du 19e siècle à nos jours.» 

Les membres du R.I.P.D. n’ont pas besoin de dormir, boire, ni se nourrir et ils se passent du confort dont jouissent les vivants. Leur seule préoccupation est d’envoyer les crevures de l’autre côté et leur environnement professionnel devait refléter ça. Leurs bureaux ouverts sur plusieurs niveaux, avec la salle des pièces à conviction adjacente, constituent le plus volumineux décor du film couvrant quelques 1300 mètres carrés. 

Quant à l’aménagement de ces bureaux, il revint à la décoratrice Kathy Lucas, récompensée aux Emmy pour son travail sur la mini-série «John Adams» (2008), de donner une autre dimension à la notion d’iconographie policière et d’enrichir les créations du chef décorateur d’une multitude de détails. Tous les attributs d’un détective assidu (les tonnes de dossiers et de paperasserie amoncelés sur de gros bureaux métalliques, les téléphones, les fournitures de bureau, les chapeaux, les pardessus, les tasses à café) sont présents. Alec Hammond et Kathy Lucas s’amusent à dire qu’ils se sont arrêtés aux doughnuts, mais les beignets traditionnels ont bien failli être de la partie. Ryan Reynolds commente : «L’attention portée aux détails était impressionnante. On pouvait ouvrir n’importe quel tiroir de bureau et trouver un accessoire correspondant parfaitement au personnage qui y siégeait. Une fois j’ai pris un livre sur le bureau de Roy, c’était sa version d’un magazine porno : un livre entier de vieux clichés de chevilles de femmes !» 

Le chantier naval de Quincy, situé au sud de Boston, servit de toile de fond à l’affrontement final entre le R.I.P.D. et les crevures. Une toiture surélevée et entourée d’un écran vert allait permettre de mêler prises de vue réelles et images de synthèse. Cascadeurs et silhouettes vêtus de combinaisons et de cagoules grises passèrent des journées entières à répéter les mouvements de leur personnage en images de synthèse. Le directeur de la photo Alwin Küchler et le superviseur des effets visuels Michael J. Wassel travaillèrent étroitement avec le réalisateur et le chef décorateur pour garantir un ensemble parfaitement homogène.

Chacun son style : les costumes

R.I.P.D. BRIGADE FANTÔME marque la troisième collaboration de la chef costumière Susan Lyall avec Robert Schwentke, après RED (2010) et FLIGHT PLAN (2005). Pour ce film, elle eut non seulement le plaisir d’habiller les personnages contemporains, mais également le shérif du Far West qu’est Roy et une multitude d’agents de police venus d’époques différentes. En considérant que l’époque à laquelle le policier décède détermine la tenue qu’il ou elle portera pour l’éternité, producteurs et scénaristes s’amusèrent à ajouter leurs suggestions et à incorporer des références et des figures de policiers emblématiques. 

Susan Lyall déclare : «Chaque membre du R.I.P.D. fait référence à une époque ou une personnalité précises. Les spectateurs en reconnaitront certains d’emblée - Serpico (Al Pacino) dans le film éponyme (Sidney Lumet, 1973), Popeye Doyle (Gene Hackman) dans FRENCH CONNECTION (William Friedkin, 1971), Cagney et Lacey (Tyne Daly et Sharon Gless) dans la série du même nom (1981-88) – et tous les autres sont issus de recherches approfondies.» «Le fait de ne pas avoir à se cantonner à la police de Boston était assez libérateur. Nous pouvions choisir parmi les uniformes de police de tous les états et de toutes les époques. Nous avons dû créer certaines règles qui ne sont pas nécessairement apparentes à l’écran mais qui nous ont permis de garder une certaine cohérence, de limiter notre univers», explique-t-elle encore.

Si Nick allait demeurer dans sa tenue actuelle, les choses se compliquaient pour Roy. Susan Lyall a incorporé à son style vestimentaire des touches d’iconographie rock, des lunettes de soleil à la coupe de sa veste et de son long cache-poussière. Ce côté voyou est en lien avec l’esthétique de la BD et un indicateur de la longévité de Roy (pour l’agacement et le plaisir de Proctor), car ses multiples dérogations au règlement ne cessent de prolonger la durée de ses obligations envers le R.I.P.D.


Autre post du blog lié à 'R.I.P.D. Brigade Fantôme' : http://minu.me/a2wj