mercredi 18 décembre 2019

THE NEST


Fantastique/Épouvante-horreur/Ambiance maîtrisée, excellents acteurs, rythme lent

Réalisé par Roberto De Feo
Scénario écrit par Lucio Besana, Margherita Ferri et Roberto De Feo
Photo de Emanuele Pasquet
Musique de Teho Teardo
Production : Maurizio Totti, Alessandro Usai
Avec Justin Korovkin, Francesca Cavallin, Ginevra Francesconi, Maurizio Lombardi, Troy James…

Long-métrage Italien
Durée : 01h48mn
Année de production : 2019 

Interdit aux moins de 12 ans

Date de sortie sur nos écrans : inconnue


Résumé : Samuel, un jeune garçon paraplégique, est consigné à domicile par son intraitable mère, avec interdiction formelle de quitter le domaine. Son quotidien assez anxiogène s’illumine à l’arrivée d’une nouvelle domestique, Denise. Il va se sentir de plus en plus prompt à braver les interdits maternels...

Amis de la chose gothique, enfilez vos plus beaux animaux morts et foncez à cette séance taillée pour vous dans le plus beau marbre vénitien. Roberto De Feo convoque plusieurs décennies de cinéma fantastique européen dans une oeuvre à la tenue visuelle envoûtante, sans lésiner sur la confection maniaque d’une ambiance joliment déviante. Juste le temps de poser une situation, et la voilà heurtée d’une trouvaille narrative culottée. The Nest régale les yeux, inquiète, fascine, et se permet même la troisième meilleure utilisation du Where is my Mind ? des Pixies derrière The Leftovers et Fight Club. (Source : PIFFF)

Bande annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : THE NEST a été présenté en compétition et en avant-première française lors du PIFFF 2019.


Une introduction à la projection nous a été proposée avant le lancement du film en présence du réalisateur et scénariste Roberto De Feo, de l'actrice Francesca Cavallin, du scénariste Lucio Besana et de l'acteur et contorsionniste Troy James :


Film à l'ambiance mystérieuse, avec THE NEST, le réalisateur Roberto De Feo nous fait une proposition de cinéma de genre qui s'éloigne en partie des codes habituels. Il fait un travail important pour créer une atmosphère angoissante très réussie, en dehors du monde et du temps, mais qui ne révèle jamais totalement ses secrets. Il dissémine des indices est ici et là pour nous raconter cette histoire qui prend forme pendant toute la durée de son long-métrage afin de nous donner des réponses dans sa conclusion. 

Le rythme est trop lent, mais la mise en scène des éléments qui ne cessent de nous intriguer font qu'on reste curieux. Le réalisateur se joue de nous grâce à des impressions et à nos a priori tout en développant le principe de la fin qui justifie les moyens. Le scénario écrit par le réalisateur, en travail commun avec Lucio Besana et Margherita Ferri, touche à la thématique de la maternité et explore la limite entre protection de l'enfance et maltraitance. Ils n'évitent pas quelques incohérences sur l'ensemble de l'intrigue, mais ils nous guident vers l'essentiel. La photographie d'Emanuele Pasquet marque les spectateurs par l'utilisation très précise des ombres et lumières. 

Les acteurs sont impeccables dans des rôles pourtant compliqués, car ils doivent être cohérents, alors que nous n'avons pas toutes les données pour comprendre de quoi la situation retourne exactement. Justin Korovkin interprète le jeune Samuel. Il est très convaincant. On peut noter qu'il joue réellement du piano dans le film. Francesca Cavallin interprète Elena, la mère de Samuel. L'actrice a un charisme impressionnant et une belle présence à l'écran. Il en va de même pour l'acteur Maurizio Lombardi qui interprète Christian. Il est inquiétant à souhait. Ginevra Francesconi apporte de la fraîcheur et est attachante dans le rôle de Denise.

Copyright photo @ PIFFF

Le château où le film se déroule est un personnage à part entière de cette histoire, de par son ambiance, de par ses nombreuses pièces de toutes tailles, ses couloirs sombres, sa décoration avec ses chandeliers et vitraux gothiques ou encore par son grand parc qui l'isole totalement de l'extérieur. La musique est elle aussi un véritable accompagnement dans cette aventure et un plaisir auditif.

THE NEST, malgré ses longueurs et incohérences, met en place efficacement une atmosphère inquiétante sur fond d'actes qui semblent ne pas être pavés de bonnes intentions. Il réussit à nous dérouter et à être touchant dans son final.

SESSION DE QUESTIONS/RÉPONSES
(À ne regarder qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Après la projection du film le samedi 14 décembre au PIFFF,  le réalisateur et scénariste Roberto De Feo, l'actrice Francesca Cavallin, le scénariste Lucio Besana et l'acteur et contorsionniste Troy James sont venus répondre aux questions du public. Retrouvez cet échange dans la vidéo ci-dessous (à ne regarder qu'après avoir vu le film !) :



  
#PIFFF2019
#TheNest

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