samedi 2 février 2019

DRAGONS 3 : LE MONDE CACHÉ


Animation/Famille/Un film adorable, dynamique et joli comme tout, une belle réussite

Écrit et réalisé par Dean DeBlois
Avec les voix, en version originale, de Jay Baruchel, America Ferrera, Cate Blanchett, Gerard Butler, Kit Harrington, Craig Ferguson, F. Murray Abraham

Tiré des livres de Cressida Cowell
Produit par Brad Lewis et Bonnie Arnold

Long-métrage Américain
Titre original : How To Train Your Dragon: The Hidden World 
Durée : 01h44mn
Année de production : 2019
Distributeur : Universal Pictures International France 

Date de sortie sur les écrans américains : 22 février 2019
Date de sortie sur nos écrans : 6 février 2019


Résumé : Harold est maintenant le chef de Berk au côté d’Astrid et Krokmou, en tant que dragon, est devenu le leader de son espèce. Ils réalisent enfin leurs rêves de vivre en paix entre vikings et dragons. Mais lorsque l’apparition soudaine d’une Furie Eclair coïncide avec la plus grande menace que le village n’ait jamais connue, Harold et Krokmou sont forcés de quitter leur village pour un voyage dans un monde caché dont ils n’auraient jamais soupçonnés l’existence. Alors que leurs véritables destins se révèlent, dragons et vikings vont se battre ensemble jusqu’au bout du monde pour protéger tout ce qu’ils chérissent.

Bande annonce (VOSTFR)


Bande annonce (VF)


Ce que j'en ai pensé : le réalisateur Dean DeBlois fait honneur à sa trilogie (qui s'inspire de l'œuvre de Cressida Cowell) avec son DRAGONS 3 : LE MONDE CACHÉ. Il veille au sens du rythme et propose des scènes d'actions dignes des grands films de fantasy. 

Il y a une distinction nette entre les scènes de bagarre au sol et les scènes qui concernent l'évolution des dragons en vol. Ces dernières nous donnent une sensation de légèreté et de liberté, sans compter qu'elles sont magnifiques.


On retrouve avec un plaisir d'enfant les personnages qui ont marqué les opus précédents et on refait très vite à la dynamique qui les animent. 



Les thématiques de l'amitié et de la continuité de la vie sont très présentes, mais il y aussi une volonté de dénoncer la violence envers les animaux et comment l'homme cherche souvent à tout détruire au lieu de comprendre ce qui l'entoure. 

Le travail sur l'animation est superbe. Les couleurs, les détails, les expressions sont impeccables. Comment ne pas craquer pour la petite bouille de Krokmou et par tous les sentiments qu'il exprime sans parole ? Il est adorable et continue ici à charmer sans peine petits et grands. 


En version originale, les acteurs font un super travail pour insuffler une personnalité bien reconnaissable à leurs personnages à travers leurs voix et leurs intonations. 

Le méchant, Grimmel, représente une menace sérieuse et la voix de F. Murray Abraham participe à le rendre inquiétant. 


Le scénario fait cohabiter humour et émotions pour nous entraîner dans une aventure qui est bien menée, attendrissante et avec des rebondissements en cohérence avec sa narration.


Crédit photos @ Universal Pictures International France

DRAGONS 3 : LE MONDE CACHÉ est un film d'animation inventif, très beau visuellement et attachant par ses personnages et ses thématiques. C'est une belle réussite qu'il ne faut pas hésiter à découvrir sur un grand écran au cinéma pour en profiter au mieux.


NOTES DE PRODUCTION
(À ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Comment lâcher prise : Place au MONDE CACHÉ

L'auteur de la saga DRAGON Dean DeBlois adore porter à l'écran des récits exaltants, ponctués de vols féeriques. Il est tout aussi attaché à faire en sorte que les univers merveilleux nés de son imaginaire servent de toile de fond à des histoires intimes et profondément humaines : ses personnages doivent trouver la force de vivre en accord avec leurs convictions, avoir confiance en l'amour quand il se présente et… apprendre à lâcher prise au moment opportun.

La trajectoire d'Harold, Astrid et Krokmou, qui vivent dans l’un des villages vikings les plus célèbres du cinéma, fait écho à des moments marquants de la propre vie de Dean DeBlois et de celles de ses proches. Grâce à son goût pour l'aventure, son imagination débridée et sa capacité à mettre en scène des moments de joie intense comme de détresse, l'auteur et réalisateur a fait vivre ses personnages bien au-delà de la salle de projection. Ils font désormais partie intégrante de notre propre monde et séduisent de nouveaux fans qui apprécient la profondeur émotionnelle et psychologique de la saga.

Depuis que le spectateur a quitté les habitants de Beurk, le paisible village a été envahi par des dragons stupéfiants et majestueux semant un peu la pagaille. La situation actuelle, qui tape sur les nerfs des villageois et les ravit à la fois, n’est plus viable. « Harold, l’éternel outsider, est désormais le jeune chef de sa tribu », raconte le réalisateur. « Il fait équipe avec Krokmou, le nouveau mâle dominant de la plus grande communauté de dragons de la planète. Ils ont tous les deux été formés par Valka, mère d'Harold, à l’art du sauvetage de dragons… et Harold s’est confectionné une armure à partir des écailles de Krokmou. Ils passent leur temps à attaquer les barges des chasseurs, pour libérer les dragons et les renvoyer vers leur île surpeuplée ».

À présent que le chef viking le plus improbable qui soit a vaincu le terrible Drago et enterré son père, Harold se demande s’il a vraiment réalisé son rêve d’enfant d’une harmonie parfaite entre les humains et les dragons. Très vite, cette utopie s’avère intenable… pour les humains comme pour les créatures volantes. L’île bucolique est dangereusement surpeuplée, et étant donné le très grand nombre de dragons qui foulent son sol et investissent le ciel, le village autrefois paisible est au bord de la crise.

Mais une menace encore plus terrible se profile à l'horizon. La visibilité accrue des dragons a révélé l’existence de ces créatures magiques à des individus qui ont des projets bien différents… Il semble que la liberté doit se payer au prix fort. Dean DeBlois reprend : « En tant que jeune chef de tribu, c’est à Harold que revient la charge de décider où les dragons doivent aller. Mais ce qu'Harold craint par-dessus tout, c’est de ne pas être digne de son rôle sans l’aide de la créature qui l’a sauvé et qui fait de lui ce qu'il est. Ce qu’il ne voit pas, c’est qu’Astrid, résolument courageuse et douée, reconnaît ces mêmes qualités chez lui et souhaite lui servir de partenaire afin qu’il puisse aussi compter sur elle. Elle tente de lui montrer qu’il doit apprendre à lâcher prise et estime qu’il ne devrait pas empêcher Krokmou de trouver sa propre voie ». Si le réalisateur a conçu le deuxième volet de la trilogie comme un récit initiatique – où Harold, vilain petit canard obstiné, devient un chef de tribu de plus en plus sage –, il savait que LE MONDE CACHÉ explorerait l'amitié entre le Viking et Krokmou qui bouleverse le cours de leur destinée commune. Lorsqu’on retrouve Harold, il est tiraillé entre son envie de faire passer les besoins de son fidèle compagnon avant tout, et sa prise de conscience qu’il va bien falloir un jour lâcher prise.

Le producteur Brad Lewis, connu notamment pour RATATOUILLE, revient sur sa participation à cette magnifique aventure : « C'est un vrai bonheur de mettre en oeuvre une grande saga à la fois émouvante et spectaculaire, et qui permette au spectateur de passer par toute une gamme d'émotions. On a énormément de chance que les deux premiers opus aient rencontré un tel succès… et je suis absolument ravi de participer à ce nouveau chapitre si inattendu. Il s'adresse autant à ceux qui découvrent la saga qu'à ses fans les plus chevronnés ». Brad Lewis souligne qu’il pratique l’animation depuis longtemps et qu'il la défend comme moyen d'expression et pas seulement comme genre. Il a d'ailleurs retrouvé une même conception chez DeBlois. « LE MONDE CACHÉ est une histoire d’amour à mi-chemin entre aventures grandioses et émotions sincères », dit-il. « Dean a imaginé un univers fascinant, où le monde caché des dragons est au coeur de l'intrigue. C’est à la fois un récit énigmatique et une révélation. C’est un moyen de piquer la curiosité des spectateurs mais aussi de stimuler leur imagination ».

La productrice Bonnie Arnold, qui fait partie de l’équipe depuis les débuts de la saga en 2006, se penche sur la situation de nos héros : « Le passage à l’âge adulte d'Harold annonce son règne. C’est le plus progressiste des Vikings, qui depuis longtemps souhaite la paix pour son peuple. Cependant, tout ce qui le faisait rêver quand il était enfant a changé. Il commence à comprendre que Krokmou est un animal sauvage, et que ses instincts le guident vers sa destinée. C’est le chef de sa communauté de dragons, tout comme Harold est le chef des Vikings ».

Bonnie Arnold estime que les films DreamWorks Animation ont ceci de singulier qu'ils savent mettre en scène des situations hors du commun. La productrice de TOY STORY et de TARZAN considère que les meilleurs films, qu’il s’agisse d’animation ou non, sont avant tout des histoires bien racontées. « La complexité visuelle de la saga DRAGONS contrebalance intelligemment la simplicité et la beauté des histoires qu'elle raconte », note-t-elle. « C’est la meilleure version de l’histoire universelle du petit garçon et de son chien : ce troisième opus retrace cette amitié magnifique, racontée du point de vue d'Harold. Beaucoup de gens se retrouvent dans cette trajectoire courageuse vers l’âge adulte ».

Chez DreamWorks Feature Animation Group, chacun partage la passion de DeBlois pour des histoires audacieuses qui prennent des risques. On doit la féerie des films DreamWorks aux artistes et aux techniciens novateurs du studio de Glendale, en Californie, qui savent mêler l’excellence artistique et l’innovation technologique et plonger ainsi le spectateur dans des univers défiant l’imagination. Réunissant une solide intrigue et des effets visuels hors normes, LE MONDE CACHÉ est l’une des œuvres les plus spectaculaires jamais produites par DreamWorks Animation.

DeBlois sait gré à son équipe de partager sa vision et aux techniciens de DreamWorks d’avoir mis au point les outils de pointe lui permettant de réaliser son rêve. « DreamWorks Animation a l’ambition de s’aventurer loin des standards habituels de l’animation », note le réalisateur. « Le studio cherche à repousser nos limites en matière de technologie et à élargir son public. Il n’a pas peur de s’adresser à des spectateurs adultes, et j’adore le fait que tous ceux qui travaillent chez DreamWorks aient gardé leur âme et leur enthousiasme d’enfant et cherchent constamment à renouveler leur manière de raconter une histoire et à exploiter de nouvelles technologies ».

LES PERSONNAGES
L’appel de la nature : Rencontre avec la Furie Eclair

Lorsque Dean DeBlois a commencé à réfléchir à ce qui allait être le catalyseur du changement dans ce nouveau volet des aventures de Krokmou et Harold, il s’est demandé comment envisager l’âge adulte pour le dragon Furie Nocturne… qui aspire à une vie loin des êtres humains. « Pendant très longtemps, il a été le fidèle compagnon d’Harold », note le réalisateur. « Mais ce lien commence à se déliter à mesure qu’il est attiré par l’appel de la nature, par son instinct et sa maturité ». Afin de rester fidèles à l’histoire, les scénaristes ont dû envisager l’inimaginable. « On s’est demandé s’il était possible que leur relation périclite complètement, pour qu’ils se retrouvent ensuite, plus proches que jamais ».

Lorsque Krokmou fait la connaissance de la Furie Éclair (comme la surnomme Astrid), une sublime dragonne blanche qui brille de mille feux et n’est guidée que par son instinct, notre mâle dominant est soudain attiré par le monde sauvage dont elle est issue, et où elle a bien l’intention de retourner. « Krokmou est pris dans un conflit de loyauté, mais il est chaviré par son instinct », souligne Dean DeBlois. « À ses yeux, la Furie Éclair en est le symbole ; elle lui offre une existence pleine d’innocence, à l’abri des humains ».

Cet épilogue a un goût amer pour les deux amis qui ont pris l’habitude de beaucoup compter l’un sur l’autre. « Avant que Krokmou et Harold ne se rencontrent, les humains et les dragons se considéraient mutuellement comme des ennemis », explique Brad Lewis. « C’est grâce à leur rencontre qu’ils ont influé sur leurs univers respectifs. Désormais, c’est Krokmou qui, en tant que dragon dominant, tient le rôle qu’Harold joue lui-même à Beurk. Ils explorent ce qui constitue l’habitat naturel de chacun ; pour Krokmou, c’est une vraie vie de dragon, et pour Harold, une véritable existence auprès des humains ».
Pour le producteur, la Furie Éclair remplit deux fonctions : « Elle rappelle que les dragons sauvages attaquent les humains quand ils en rencontrent, et que quand on découvre l’amour, c’est à ce moment-là qu’on trouve sa place. La Furie Éclair est une lionne qui ramène Krokmou vers sa savane natale ».

Néanmoins, DeBlois reconnaît que tout intrus semant la discorde au sein du tandem vedette devait être à la fois attachant et spectaculaire. « La Furie Éclair incarnait la promesse d’une famille et d’une propagation de l’espèce de Krokmou », explique-t-il. « Elle est là pour ramener Krokmou vers la nature, et donc vers son habitat naturel. Pour faire en sorte que le spectateur ne prenne pas la Furie Éclair en grippe, il fallait en faire un personnage charmant et singulier qui réussisse à vaincre nos réticences. Cela se traduit en animation par des inventions visuelles qui parlent malgré tout aux humains ».
En élaborant le personnage de la Furie Éclair, l’équipe a dû surmonter plusieurs obstacles. Il s’agissait notamment de savoir comment imaginer un dragon qui se distingue de l’espèce de Krokmou. Les animateurs ont puisé dans les caractéristiques des félins, en s’attachant par exemple à l’assurance, à l’élégance et à l’agressivité des chats. Si le comportement de Krokmou s’inspire des chevaux, des chiens et d’autres animaux domestiques, les animateurs souhaitaient éviter tout anthropomorphisme pour la Furie Éclair. « Alors que la Furie Éclair et Krokmou apprennent à se connaître, on souhaitait exprimer qu’il y a chez eux attirance, curiosité et aussi un sentiment de danger… toutes les étapes subtiles d’une relation en train de se nouer ».

Aux yeux de Lewis, la Furie Éclair évoque les actrices hollywoodiennes les plus glamours : « Il y a chez elle un peu de Julie Christie, d’Ingrid Bergman et de Grace Kelly », dit-il. « La Furie Éclair est à la fois agile, forte et insaisissable et a un point de vue très affirmé ». Il incombait donc aux animateurs d’exprimer son esprit indomptable… visuellement. « Pour nous, elle a l’élégance d’une lionne », reprend-il. « On dépendait à 100% des regards, de la posture, et des réactions physiques. Dean et Simon Otto, chef de l’animation personnages, ont collaboré depuis le tout début pour mettre au point son langage ».

L’une des scènes les plus emblématiques du film est aussi l’une des premières tournées : le tout premier rendez-vous de Krokmou et de la Furie Éclair à la plage. Elle se déroule sur les accords enjoués et romantiques du compositeur John Powell ; la scène, rythmée par la musique, consiste en une danse. Tandis que Krokmou se raccroche tant bien que mal à ses connaissances limitées du sexe opposé, il doit solliciter l’aide de la personne qui l’aime le plus au monde : Harold. Krokmou attire d’abord l’attention de sa bien-aimée en adoptant un comportement qu’il a appris au contact des humains, et notamment du nouveau chef de tribu de Beurk. « On s’est inspirés de l’histoire de Cyrano de Bergerac et on y a insufflé beaucoup d’amour et d’affection », raconte Dean DeBlois. « Harold incite Krokmou à imiter la parade de séduction qu’il a observée chez les dragons. Mais il s’agit là d’une créature sauvage d’une rare beauté, qui s’attend à ce que Krokmou sache s’y prendre, alors que lui est tout à fait novice dans ce domaine, et complètement empoté. Harold, qui les observe, ne peut s’empêcher de se sentir mal à l’aise pour lui ».

Alors, qu’est-ce que peut bien faire un dragon totalement fou d’amour ? « Krokmou n’a aucun point de repère », reprend DeBlois. « Il est le dernier représentant de salignée, ce qui est assez triste. Détail amusant : c’est ce qu’il a appris au contact d’un être humain – savoir dessiner dans le sable – qui la séduit ».

Comme si l’art imitait la vie imitant elle-même l’art, la proximité de la production avec la dragonne fait écho à la découverte de cette créature insaisissable par Krokmou. « Comme nous avons élaboré le dispositif d’animation autour du personnage de la Furie Éclair dès nos premiers essais, nous avons joué avec les proportions », explique le réalisateur. « C’est une créature en constante évolution et c’est un vrai plaisir pour nos animateurs de revoir la première séquence où l’on fait sa connaissance en ayant à l’esprit tout ce qu’ils ont appris entre-temps. Les nuances de ses réactions aux personnages ou aux situations qu’elle rencontre continuent à évoluer, et c’est ce qui nous permet de ciseler les touches subtiles de son comportement ».

Lewis ajoute : « Cette reine glaciale s’adoucit progressivement à mesure que nos animateurs apprennent à la connaître. C’était moins intentionnel que le fruit du hasard. Mais à chaque instant, elle devient plus chaleureuse ».

Les dragons et leurs cavaliers : Beurk sous le commandement du général Harold

Si la Furie Éclair est la protagoniste inédite la plus attendue de la saga, ce troisième opus permet aux fans les plus aguerris, comme aux nouveaux spectateurs, de retrouver les personnages chouchous du public, comme de nouveaux méchants particulièrement terrifiants. Les créatures douées d’instincts très puissants vivant sur Beurk sont aussi nombreuses que les dragons, mais par chance, leurs pulsions animales sont canalisées par un ersatz de chef. Cette cohabitation va bouleverser la vie sur l’île, et les villageois vont plus que jamais devoir compter sur Harold. Les amis de celui-ci, un groupe de sauveteurs de dragons désormais surnommés les Cavaliers Dragons, ont une toute nouvelle armure censée refléter leur attachement à leur dragon. Sans doute considérée comme la Viking la plus courageuse à avoir jamais foulé le sol de Beurk, Astrid (toujours accompagnée de Tempête, son Dragon Vipère) est un fidèle soutien de Harold, qu’elle a toujours encouragé et poussé à prendre confiance en lui. À ses côtés, elle est une meneuse hors-pair, mais elle a su amener Harold à reconnaître le courage de Stoïk la Brute tout en lui apprenant à se faire un nom et à devenir l’homme dont les villageois avaient besoin. Bonnie Arnold explique : « Harold est complètement sous le charme d’Astrid, mais quand Krokmou rencontre lui aussi l’amour, il se sent rapidement négligé et se laisse distraire. Astrid n’a de cesse de lui rappeler qu’elle est là pour lui… mais qu’elle n’attendra pas éternellement qu’il recouvre ses esprits ! »

Pour Cressida Cowell, cela fait longtemps qu’il est essentiel d’imaginer des personnages féminins forts adorés ou admirés par ses lecteurs. « Je voulais qu’on voie une femme qui n’hésite pas à montrer ses muscles et c’est ce que j’adore chez Astrid », confie-t-elle. « De même, Valka est un personnage intéressant car elle est à la fois cool et évaporée. Ce n’est pas l’archétype d’une mère traditionnelle. Ce sont toutes les deux des femmes fortes et c’est ce que je voulais. On en a besoin pour l’avenir. Il faut que des filles incarnent des héroïnes au cinéma ».

Notre militant du coin, Varek, accompagné de son dragon Bouledogre, de l’espèce Gronk, vient de découvrir l’Étrigore carmin, un vieux dragon grincheux et imposant muni de bois. Bien que ce soit assez rare chez son espèce, l’Étrigore s’est pris d’affection pour le bébé de Bouledogre, Varedogre, jeune dragon pour lequel Varek a été un père de substitution. D’après Lewis, « Varek est très proche d’une figure maternelle ».

Toujours aussi fanfaron, Rustik le Morveux (son dragon est Krochefer, un Cauchemar Monstrueux) cherche constamment à contrebalancer son tempérament qui n’a pas grand-chose de Viking… Alors qu’il ne sait pas vraiment se battre, il se vante en permanence de ses facultés… imaginaires ! Cherchant à tout prix à capter l’attention de Valka, il se montre obséquieux à l’égard du plus grand Cavalier Dragon que la Terre ait porté. « Il manque toujours de panache et d’intelligence, mais pas de confiance en lui », affirme Lewis. Au grand dam de Rustik le Morveux, son rival Eret (son dragon est le Cranecrusher de Stoïk), est devenu l’adjoint auprès d’Harold et continue à briser le coeur de ses innombrables fans. « Dans l’esprit de Rustik, il est Eret… enfin, une version clownesque du personnage ! », s’amuse Lewis.

De leur côté, les jumeaux narcissiques Kranedur et Kognedur (leur dragon se nomme Pète & Prout, un Hideux Braguettaure) continuent à être en rivalité. Kranedur se considère comme le conseiller d’Harold, cherchant à le préparer à devenir le chef accompli de Beurk… autrement dit, très loin de lui. Extrêmement critique, tout en étant égocentré, Kranedur n’a pas du tout les pieds sur terre…

La moitié de Kranedur, Kognedur, est toujours aussi prétentieuse, totalement centrée sur elle-même et inconsciente du danger, selon le réalisateur. Accidentellement abandonnée au cours d’une mission, elle a été faite prisonnière par Grimmel qui représente la plus terrible menace pour Beurk. Comme tous ceux qui passent plus de dix secondes en compagnie de Kognedur, Grimmel ne va pas tarder à comprendre qu’il a commis la plus grossière erreur de sa carrière de méchant. Après s’être vantée du nombre de ses prétendants, Kognedur agace tellement Grimmel qu’il finit par la libérer.

La mère d’Harold, Valka (son dragon est Stormcutter, un Jumper), fait bénéficier aux habitants de l’île de ses nombreuses années d’expérience comme sauveteuse de dragons. Depuis un an, elle initie nos jeunes Vikings à l’art de sauver les dragons. « Valka incarne une coach et une confidente discrète pour Harold », indique DeBlois. « C’est elle qui initie cette quête pour trouver un nouveau havre de paix, mais elle sait que l’avidité des hommes est plus forte que tout ».

Quand Harold a perdu Stoïk, le puissant forgeron Gueulfor (son dragon est Grump, un Ramolave) s’est conduit comme un père pour lui. Gueulfor a longtemps initié Harold aux traditions des Vikings et il a été le premier à lui venir en aide. Il s’aperçoit que ce jeune homme pas très costaud ne se comportera jamais en mâle dominant… mais il est suffisamment malin pour comprendre que c’est justement ce dont les Vikings ont sans doute besoin. Comme le formule Lewis, « Harold parvient à imposer progressivement son point de vue ».

Mais c’est indéniablement Grimmel, chasseur de dragons ayant consacré toute sa vie à suivre la trace des Furies Nocturnes pour réduire à néant cette race de dragons réputée très dangereuse, qui représente la plus grande menace pour l’île et ses dragons. Grimmel connaissait bien Stoïk, envers lequel il éprouvait un profond respect, notamment en raison de ses tentatives initiales d’élimination des dragons et de préservation de l’espèce humaine.

La véritable raison pour laquelle Krokmou est orphelin selon Grimmel, « c’est parce que seul un dragon mort est un bon dragon », note le réalisateur. « C’est lui qui pousse les dragons à quitter notre monde. Grimmel (son dragon est un Agrippemort) incarne le complexe de supériorité poussé à son paroxysme et refuse de laisser les dragons – des vermines à ses yeux – coexister avec les humains ».

« Quand il se rend compte que l’un d’entre eux a survécu – entre les mains d’Harold –, Grimmel compte bien tuer Krokmou », poursuit DeBlois. « Il se promet de donner une leçon à ce garçon – bien déterminé à imposer une coexistence pacifique – sur les rapports entre humains et dragons et à lui prouver que les humains n’ont pas à partager leur monde avec ces créatures. Lorsqu’il s’aperçoit qu’Harold a appris à Stoïk que les dragons pouvaient vivre librement parmi les humains, il estime qu’il s’agit d’une idée néfaste. Et il est bien décidé à l’étouffer avant qu’elle ne fasse des émules ».

Dans l’esprit des auteurs, Harold et Grimmel sont construits radicalement à l’opposé l’un de l’autre, et représentent l’harmonie face à l’intolérance. “Grimmel considère les dragons comme des créatures à dompter et à exterminer”, explique Lewis. “Harold les voit comme des êtres pourvus d’un coeur et d’une âme, tandis que Grimmel estime que la disparition de tous les dragons serait le début d’un monde meilleur”.

LES VOIX DE DOUBLAGE
Comédiens chevronnés et nouveaux venus. Une histoire incarnée.

Jay Baruchel, qui prête sa voix à Harold depuis plus de dix ans, évoque la fin de cette grande aventure et la trajectoire de ces personnages qui font désormais partie de sa vie. « Outre les trois longs-métrages, j’ai participé à la série télé pendant sept ou huit ans », dit-il. « J’ai campé ce personnage pendant des centaines d’heures et plus de dix ans. Il y a beaucoup de gens qui travaillent toute leur vie et qui n’ont pas la chance de participer à un projet aussi marquant que cette trilogie – sans même parler des trois films réunis ! C’est une grande chance ».

« Le public adore ces films », poursuit-il. « Il s’en est emparé et s’y est projeté, qu’il s’agisse de se déguiser comme les personnages ou de s’inspirer du graphisme et des couleurs de cet univers. Nos fans considèrent les films et la série télé comme un univers à part entière et ils ont le sentiment d’en faire partie. C’est le rêve de n’importe quel artiste de créer une oeuvre qui résonne autant que le monde de DRAGONS. Je n’aurais jamais pu prévoir un tel engouement et je ne l’oublierai jamais. Je suis très fier que nous ayons réussi à faire passer un message de tolérance à l’égard de tous ceux qui sont différents : les gens qui ne sont pas comme tout le monde ont, eux aussi, des choses à dire et peuvent trouver leur place dans le monde ».

Il n’y a pas que les comédiens, dont c’est ici l’ultime rencontre avec l’univers de DRAGONS, qui doivent lâcher prise… Baruchel s’identifie en effet au sentiment d’abandon et d’espoir de son alter ego. « Harold comprend, en lisant une inscription sur le mur, que Krokmou est amoureux et il lui faut l’accepter », indique l’acteur. « C’est un élément qui poussera Harold à s’interroger : "Tout ce que je fais pour Krokmou, au fond, c’est dans son intérêt ou dans le mien ?" Et si c’est dans son intérêt, il doit alors s’effacer. C’est très difficile parce que Krokmou et lui sont très proches et que leur relation s’est consolidée au fil du temps : au départ, Harold a tenté de tuer Krokmou sans y parvenir puis l’a sauvé et soigné. C’est très difficile de renoncer à une telle proximité. Les dragons n’ont fait qu’enrichir Harold ».

Les collaborateurs de DeBlois ne seront pas les seuls à regretter le capitaine du vaisseau… « Dean est l’un des plus grands artistes actuels », s’enthousiasme Baruchel. « Il déborde d’imagination et il n’hésite jamais à exprimer ses sentiments. Il adhère à tous les beaux messages véhiculés par nos films. C’est un romantique qui s’attache à ce qu’il y a de bon chez les gens. C’est aussi un conteur hors pair. Grâce à son empathie pour les autres et à sa capacité à rendre un récit captivant, les films sont exceptionnels ».

Tandis qu’Harold commence à reprendre les rênes autrefois tenus par Stoïk, celui qui rejetait hier tout l’héritage de son père comprend désormais mieux l’ancien chef de Beurk… et le rôle qu’il doit jouer en tant que nouveau dirigeant. « Harold doit, du jour au lendemain, prendre des décisions cruciales pour l’avenir de Beurk », affirme Baruchel. « Je ne pense pas qu’il pourrait y parvenir sans s’imprégner des conseils de son père ou partager son état d’esprit. Il fait alors des rêves où il revoit son père lui prodiguer des conseils avisés qui l’aideront à faire les bons choix. Même si son père n’est plus là en personne, il est encore très présent. Toute sa vie, Harold a dû se débattre avec l’héritage de son père. Dans le troisième opus, il l’accepte enfin ».

Si Harold a toujours compté sur Astrid pour l’aider à prendre les bonnes décisions, la Viking la plus courageuse de Beurk tient particulièrement à son indépendance. S’agissant du personnage, son évolution – l’ancienne guerrière nomade est devenue chef des Cavaliers Dragons – est un motif de fierté pour son interprète. America Ferrera s’explique : « Astrid a toujours su rappeler à Harold qui il est. Dès qu›il doute de sa capacité à diriger et à passer à l’action, Astrid rappelle à Harold de quoi il est capable et le rassure en lui disant qu’il n’a pas à imiter son père. Il fera de son mieux – et c’est largement suffisant ».

De toute évidence, la comédienne a toujours apprécié que son personnage ne soit pas qu’un simple faire-valoir. Bien au contraire, il s’agit d’une jeune femme qui se repose autant sur la solidarité entre ses amis et les dragons que sur son point de vue. « Astrid est farouchement indépendante et elle se fixe ses propres objectifs », souligne America Ferrera. « C’est ce que j’ai toujours aimé chez elle. Elle n’est pas là pour jouer les utilités. Elle a ses propres ambitions. C’est la guerrière la plus pugnace qui soit et elle est toujours prête à partir au combat ».

La comédienne a contribué à esquisser la personnalité de l’une des héroïnes de cinéma les plus adulées au monde : à ses yeux, c’est son mélange d’indépendance et de compassion qui lui a valu les faveurs du public. « Les garçons comme les filles adorent Astrid grâce à esprit combatif », dit-elle. « Elle ne doute pas de ses capacités et de son pouvoir. Elle se donne toujours les moyens d’obtenir ce qu’elle veut. Elle ne se laisse influencer par personne et elle sait ce qui compte à ses yeux. Elle connaît ses forces et elle les assume sans problème. J’ai le sentiment que c’est formidable pour les filles et les garçons de s’attacher à un personnage féminin comme celui-là au cinéma. Pour Astrid, il faut choisir la voie de l’amour et tâcher d’être le plus généreux possible, même si c’est parfois très difficile ».

Tout comme ses partenaires, America Ferrera a été sensible aux évolutions artistiques considérables de ce nouvel opus. « C’est bluffant, fascinant et magnifique », reprend-elle. « La technologie a tellement évolué depuis le début de cette trilogie que les possibilités de dépeindre cet univers semblent désormais infinies. Quand on découvre enfin le Monde Caché – le berceau des dragons –, on est tout simplement saisi par sa beauté ».

America Ferrera a été autant séduite par les exploits artistiques que par la richesse de l’intrigue de la trilogie. C’est ce qui l’a poussée à accepter de prêter sa voix à Astrid sur la durée. « C’est formidable de se rendre compte qu’il y a avant tout un message profondément humain au coeur de cet univers », dit-elle. « Ce qui m’a toujours plu dans cette saga, c’est qu’elle ne néglige pas ce que ressentent et comprennent les plus jeunes spectateurs. Elle a toujours joué sur plusieurs registres – humour, aventures et action – et elle a constamment été nourrie d’authentiques histoires amoureuses, de deuils et d’expériences de vie en général ».

Tout comme ses partenaires, Christopher Mintz-Plasse vit avec son personnage depuis de nombreuses années. « La saga DRAGONS a changé ma vie », reconnaît-il. « Ce n’était que mon deuxième rôle et cela fait onze ans que ça dure ! J’ai participé à beaucoup de films d’animation depuis le premier DRAGONS. C’est un pan important de ma vie et je n’aurais jamais décroché LES TROLLS ou L’ÉTRANGE POUVOIR DE NORMAN et les différentes séries télé sans DRAGONS ».

Si les citoyens de Beurk ont considérablement évolué depuis qu’on les a laissés, nul n’est aussi fiable et simple que Varek. « S’il y a bien un personnage qui n’a pas évolué, c’est Varek », s’amuse le comédien. « Il est toujours terrorisé et enthousiaste lorsqu’il voit de nouveaux dragons. Quand ça lui arrive, il ne peut s’empêcher de pousser un cri perçant ! Varek est en quelque sorte le scientifique des Vikings. Quand tous les habitants sont en train de se battre, il préfère passer son temps à se documenter sur les dragons ».

Pour comprendre pourquoi les fans s’attachent autant à son personnage, Mintz-Plasse estime que c’est parce que ce Candide des Cavaliers Dragons nous montre l’aspect positif de nos rapports avec ces créatures adorées. Quand on a fait la connaissance du meilleur ami de Stoïk, Gueulfor, il s’agissait d’un Viking têtu, convenant avec Stoïk qu’il fallait s’en tenir aux principes d’autrefois. Mais à mesure que Gueulfor a évolué, on a découvert un homme généreux et bourru qui n’avait plus rien à voir avec le type froid d’hier… et qui est devenu un confident et un véritable mentor pour Harold.

Craig Ferguson évoque l’évolution du personnage : « Gueulfor a appris à rester ouvert. Tandis que le monde a changé, il a su accompagner cette évolution – accepter de renoncer à des idées archaïques pour en adopter de nouvelles que lui suggèrent les jeunes. Si on n’est pas ouvert aux changements qui se produisent dans le monde, on n’y a plus sa place. Au départ, Gueulfor détestait et craignait les dragons. Au fil des péripéties de la trilogie, il a fini non seulement par accepter les dragons, mais aussi par les aimer. Il y a sans doute là des leçons utiles à tirer pour chacun d’entre nous ».

À présent que Stoïk est parti à Valhalla, Gueulfor est devenu, selon les termes de Ferguson, « une sorte d’oncle ou de grand-père un peu naïf pour Harold. Tandis qu’Harold mûrit, j’ai le sentiment qu’à l’inverse Gueulfor incarne davantage l’idiot du village. Ça arrive quand on prend de l’âge. On se rend compte que les gens que nous rêvions d’être lorsque nous étions jeunes ne sont pas plus intelligents que soi. Eux aussi se contentent de spéculer ».

Même s’il s’est engagé dans l’aventure à partir du deuxième opus, Kit Harington est membre à part entière de la famille DRAGONS. Son personnage, Eret, fils d’Eret, est la preuve même que tout le monde – ou presque – peut changer. Pour Harington, « Alors qu’Eret était l’ennemi juré d’Harold, et cherchait à piéger les dragons, il est désormais un homme généreux qui tente de protéger ses hommes. À travers lui, on découvre que grâce à l’éducation, un jeune en colère peut canaliser sa rage en énergie positive pour protéger ses camarades. Cette saga en dit long sur la manière dont nous considérons notre prochain ». Il ajoute : « J’espère que le spectateur éprouvera une vraie satisfaction à voir se conclure ce périple que nous avons parcouru avec ces personnages. J’espère aussi que le public qui suit la saga depuis le premier chapitre aura le sentiment d’avoir évolué parallèlement à nos personnages. Quant à ceux qui découvrent cet univers, et qui n’ont pas vu les deux premiers opus, de formidables découvertes les attendent ».

S’agissant de l’ennemi d’Harold et de Krokmou, la production a fait appel à un acteur oscarisé. Loin des méchants qu’Harold a affrontés par le passé, Grimmel est animé par une foi inébranlable en sa propre logique qui le rend terriblement dangereux. En maniant cette arme connue sous le nom d’Agrippemort, il s’est imposé comme l’homme le plus puissant de l’univers de DRAGONS. « Grimmel est un type extrêmement passionné, ce qui le rend séduisant », explique F. Murray Abraham. « Mais c’est une passion malveillante. Il estime que le monde n’est fait que pour une seule espèce et, bien évidemment, il se trompe sur toute la ligne. Malheureusement, c’est un point de vue partagé par pas mal de monde. Il est du genre à se dire « Mes convictions sont les meilleures et elles seules comptent. Je sais ce qui est bon pour vous, malgré vous ! Je suis prêt à tout pour mettre en oeuvre mes projets pour le monde". En réalité, ce n’est pas pour le monde. C’est pour servir la vision très personnelle qu’a Grimmel du monde ».

Quand on sait qu’Abraham est un nouveau venu dans l’univers de DRAGONS, force est de constater qu’il est tout aussi investi que ses partenaires les plus chevronnés. Il déclare : « Ce film raconte qu’il faut écouter son coeur en toute liberté et que l’amour triomphe, même si on doit se résoudre à laisser ses enfants voler de leurs propres ailes. C’est une histoire qui parle d’indépendance – et il ne s’agit pas que de l’indépendance des êtres aimés, mais aussi de ceux qui les aiment. C’est une introspection à la fois sérieuse et drôle de nos émotions. Ce film me touche beaucoup. Au cours d’une projection privée, plusieurs de mes invités étaient en larmes. C’est une oeuvre réussie et je suis fier d’y avoir participé ».

Même si, de toute évidence, la plupart des personnages disparus n’ont pas vocation à ressurgir ici, l’univers de DRAGONS réserve bien des surprises… Alors que Stoïk la Brute est mort dans DRAGONS 2, le personnage accompagne malgré tout Harold dans ce nouvel opus. Gerard Butler raconte sa trajectoire : « Stoïk était emblématique des idées les plus conservatrices de son peuple. Il était adepte de la loi du talion et c’est dans cet esprit qu’il a élevé son fils. Alors qu’il était autrefois un exemple d’impatience et d’intolérance, il a su transmettre sagesse et générosité à Harold lorsqu’il a évolué. Il a été ému par la perspective de son fils sur son peuple. Tout au long de ce troisième chapitre, on découvre l’histoire des Vikings et on perçoit la sagesse de Stoïk ».

Butler rejoint ses partenaires en évoquant sa propre évolution : « Avec DRAGONS, j’ai vécu une véritable expérience qui dépasse le simple cadre d’un film », dit-il. « Je me suis considérablement enrichi en participant à ces projets. Ils sont à la fois drôles et émouvants et la fin de la trilogie est vraiment à la hauteur. Tout ce que nous avons appris au fil de ces récits permet au spectateur de vivre le périple de nos personnages – et le dénouement est à la fois réconfortant, émouvant, bouleversant, tendre et drôle. Je n’ai pas suffisamment de qualificatifs pour parler de ce que j’ai ressenti en découvrant LE MONDE CACHÉ ».

LE STYLE VISUEL
Efficacité et méthodologie : La création de la magie

Alors que le sanctuaire où Valka vivait – l’oasis d’Ice Beast – était une grande serre entourée d’une couche de glace, le monde caché du Caldera est la demeure ancestrale des dragons. C’est là, dans ce réseau de chambres et de tunnels qui quadrille toute la Terre, que ces majestueuses créatures nées de la vapeur, de la chaleur et du magma issu des entrailles de la Terre, ont toujours vécues.

À l’époque d’Harold, ils ont fini par s’aventurer à la surface, dans le monde des hommes… et se sont attiré des ennuis. Faire découvrir l’univers du Caldera et élaborer toutes les séquences composant le dernier chapitre de cette trilogie s’est avéré une tâche aussi ardue que passionnante. Après avoir passé près d’une décennie dans le monde de Beurk et des dragons, l’heure est à la réflexion pour DeBlois, qui évoque à nouveau les innombrables décisions scénaristiques qu’il a fallu prendre pour élaborer et construire cet univers gigantesque, et la multitude de voix qu’il fallait porter à l’écran. « Les histoires, ce sont finalement des équations émotionnelles très précises de 90 minutes », réfléchit-il. « Chacune de ces intrigues se caractérise par sa propre intensité et ses relations entre les personnages bien particulières, et cela fait émerger de nouvelles idées que l’on doit choisir de garder ou non. Nous sommes entièrement au service de l’histoire, si bien que toute critique constructive est un défi que je me pose : est-ce que cette idée me plaît ou pas ? Estce que cette idée permet de rehausser l’intrigue… ou est-ce qu’elle l’amoindrit ? Ce sont des questions que nous devons nous poser ».

Bien que DeBlois se soit investi dans cette saga pendant dix ans, il s’avoue assez détendu quant à l’évolution de sa trilogie. « La fin de l’histoire nous offre des réponses, et le voyage initiatique de Krokmou touche à sa fin. Il est passé du statut d’acolyte animalier – et de dangereuse créature devenue adorable peluche – à celui de compagnon fidèle et loyal.

Pour le réalisateur, le cinéma d’animation est un art qui se nourrit de répétitions et… qui récompense les plus patients. « Tous les éléments de l’histoire sont scrutés de très près et on prend beaucoup de temps pour envisager différentes possibilités et faire des expérimentations qui s’avèrent souvent fructueuses », explique DeBlois. « À partir du moment où l’on commence à réaliser les story-boards, on est confrontés à des problèmes de rythme ou de rapports entre les personnages. Et dès que l’on passe à l’étape suivante, celle du montage, ce sont encore d’autres questions et rebondissements (qui sont autant de problèmes que de solutions) qui surgissent ». Il marque une pause, avant de renchérir : « Je pense que le plus gros défi quand on fait un film d’animation, c’est d’être constamment au diapason de l’histoire ». Lewis soutient que le plus grand luxe de la production a résidé dans son processus de fabrication et sa méthodologie. « Dean peut se permettre de changer des idées dans le scénario », dit-il. « Il peaufine le moindre message qu’il veut faire passer et la moindre émotion au fil de ses expérimentations. Puis, il continue à les travailler pendant le tournage. De l’étape de l’écriture jusqu’à l’animation et à l’enregistrement des voix de doublage, la réalisation de ce film m’a donné le sentiment de voir une rose s’épanouir ».

Pour Cressida Cowell, auteure du phénomène des « Dragons », le fait de voir cette oeuvre chère à son coeur s’animer à l’écran a été cathartique. Elle salue le professionnalisme de DeBlois : « C’est très rare que la même personne réalise les trois films d’une trilogie d’animation car ils prennent un temps fou à se faire », remarque-t-elle. « On a eu une chance extraordinaire d’avoir un artiste à l’imagination aussi fertile aux commandes, capable de raconter une histoire visuellement et à travers les émotions. Dean est aussi doué en matière d’action que de scènes intimes. C’est aussi lui qui a écrit les trois films ». Elle marque une pause, puis reprend : « Nous sommes aussi accompagnés par DreamWorks, visionnaire dans le domaine de l’animation. J’ai toujours eu le sentiment, depuis le premier jour, qu’ils sont capables de faire advenir l’impossible. C’est ce que j’adore au cinéma ».

Révolutionner l’ombre et la lumière :
Dreamworks Animation présente MoonRay

Un long-métrage d’animation est composé d’environ un demi-milliard d’images numériques : les films de Dreamworks Animation reposent donc en grande partie sur la technologie. Dans certains passages de DRAGONS 3 : LE MONDE CACHÉ, il y a plus de 100 000 images numériques pour un seul plan. Ce travail colossal est géré par un processeur situé sur le campus de Dreamworks à Glendale, qui héberge 48 000 noyaux de traitement d’image.

Pendant bien trop longtemps, l’éclairage a restreint le potentiel des films d’animation, même dans un studio à la pointe de la technologie. “À présent, nous disposons d’un outil puissant pour la phase finale, ce qui nous permet de tenir la promesse de créer des mondes gigantesques, remplis de décors splendides et luxuriants et de personnages beaucoup plus nombreux que ce qu’on avait pu produire auparavant”, explique Dean DeBlois. “Les choses qu’on devait recommencer à chaque prise antérieurement sont désormais devenues d’une simplicité inouïe”.

Le réalisateur ne tarit pas d’éloges sur MoonRay (marque déposée), outil de ray-tracing révolutionnaire mis au point par les créateurs de DreamWorks, dont la fonction consiste à créer l’éclairage des animations en temps réel. C’est un dispositif remarquable qui mesure la luminosité dans le monde réel et la façon dont les formes se réfléchissent sur les tissus et les surfaces, puis injecte des milliards de rayons lumineux dans une scène pour reproduire le jeu d’ombre et de lumière qui se produirait dans le monde réel. C’est cette étape du processus d’animation qui donne vie aux images. Dean DeBlois détaille le processus : “MoonRay, c’est un outil avancé qui réalise l’éclairage du film, c’est-à-dire la dernière étape de sa production. Pendant la prépa de DRAGONS 3 : LE MONDE CACHÉ, il n’était pas censé être prêt avant quelques années. Les techniciens ont reçu pour mission de faire tout leur possible pour que l’outil soit disponible. MoonRay nous a permis de créer des images définitives d’une richesse incroyable, tant en matière de complexité que de subtilité”.

Pour DreamWorks, c’est la première fois qu’on découvrira à l’écran un nouveau processus qui s’appuie sur deux outils très puissants : l’outil d’animation Primo et MoonRay, le premier outil de ray-tracing. Grâce à ce processus, Dreamworks s’impose comme une entreprise plus souple, capable d’innover et d’évoluer dans des domaines qui seront visibles pour les spectateurs.

Les producteurs et Dean DeBlois sont fiers d’affirmer que l’ambition qu’ils avaient pour cette aventure épique n’a fait que croître à mesure qu’ils découvraient cet outil fascinant. « À présent, nous pouvons traiter un grand nombre de personnages et nous pouvons aussi travailler sur les détails les plus riches et les plus complexes de nos dragons », déclare le réalisateur avec fierté. « Avant, on devait éviter tout ce qui était feuillages fournis et luxuriants, mais dorénavant nos personnages peuvent marcher à travers les fougères ou frôler les branches des arbres sans le moindre effort. Cela nous a procuré une liberté incroyable ».

Le feu : Une avancée technologique majeure

MoonRay permet de rendre les détails plus nets et offre la possibilité aux artistes de dessiner de nouveaux éléments, mais dans LE MONDE CACHÉ, il a surtout permis de créer du feu avec un rendu des plus réalistes pour la toute première fois. Non seulement les dragons rugissent et crachent du feu, mais de nombreuses scènes dans Beurk et le Nouveau Beurk sont éclairées par des éléments enflammés : des bougies, des torches, le feu des dragons et même un lustre.

Le superviseur éclairage Pablo Valle savait depuis le début de la saga qu’il pouvait s’agir d’un défi impossible à relever sur le campus de Dreamworks. Avant MoonRay, les artistes créaient le feu en utilisant des lumières rouges, jaunes et oranges, au lieu de composer un "véritable" feu. « On a essayé d’imiter le feu à l’aide de plusieurs techniques, mais cela n’a jamais produit un effet aussi réaliste que ce qu’on aurait souhaité », reconnaît Pablo Valle.

En revanche, avec MoonRay, le "time to first pixel" (c’est-à-dire le temps nécessaire pour que l’artiste voie le premier pixel apparaître et qui mesure la vitesse à laquelle une image est créée) est quasi-instantané. « Cette petite révolution permet aux artistes de se concentrer sur leur art », explique Pablo Valle. « On change d’état d’esprit. On peut expérimenter de nouvelles pistes. Cette vitesse nous a vraiment ouvert un univers radicalement nouveau ».

Le département des effets visuels commence par mettre au point une simulation, puis l’équipe en charge de l’éclairage donne vie à l’image. Le résultat est un feu réaliste qui danse et vacille comme dans la réalité. « On obtient de la couleur, des mouvements tout en subtilité, qui donnent franchement l’impression que le feu est vivant », décrit Pablo Valle. « La scène est extrêmement convaincante grâce à ce feu ultra-réaliste, tant du point de vue des couleurs que des ombres qu’il projette ».

De vastes espaces et des paysages hors du commun

Grâce à la puissance technologique de MoonRay, la vision époustouflante de Dean DeBlois a pu être concrétisée avec plus de force encore dans le dernier opus de la trilogie. C’est particulièrement flagrant dans les environs du Monde Caché de Caldera, avec ses cascades et ses feuillages éclatants, ainsi qu’à Beurk, perché à 15 000 mètres d’altitude au milieu des nuages imposants et des arbres immenses.

« Ces environnements sont beaucoup plus vastes que tout ce qu’on a fait jusque-là », rappelle Dave Walvoord. « MoonRay nous permet de mettre absolument tout ce qu’on veut dans cet univers. C’est formidablement stimulant pour les collaborateurs de création ».

Pour illustrer l’envergure du film, on peut citer la scène qui se déroule dans le Hall de Beurk, où Harold et Astrid rassemblent leur peuple. On y voit presque deux cents personnes qui dinent ensemble, arborant parfois des barbes et des fourrures, des éléments qui nécessitent de grandes ressources informatiques. Dans cette seule scène, il y a plus de 150 tasses, 200 cuillères et bols, 350 pommes, 10 000 cailloux et 60 000 brins de paille. En outre, la caméra s’attache à un groupe de protagonistes qui traversent la foule. Autrement dit, chaque personnage qui apparaît à proximité de ces protagonistes doit être représenté dans les moindres détails. C’était tout simplement impossible de « tricher » en utilisant des personnages avec des résolutions plus basses.

« Ce sont des défis d’une grande complexité », explique Dave Walvoord. « On voulait repousser les limites au niveau du nombre de personnages représentés dans un seul plan, de leurs vêtements et leurs rapports avec le monde qui les entoure. Je n’ai jamais travaillé sur un film avec un tel niveau de difficulté ».

Les dragons dans leurs moindres dEtails : La conception de 65 000 dragons et 68 millions de champignons

En étroite collaboration avec le directeur de la photographie oscarisé Roger Deakins, Dave Walvoord et l’équipe des effets visuels ont réussi à créer des scènes détaillées sans pour autant être dans un excès susceptible de lasser le public. Ils ont travaillé avec Pablo Valle et l’équipe de l’éclairage pour accentuer certains éléments et attirer l’attention des spectateurs sur ce qui est important. C’est un problème plutôt agréable pour un artiste : être capable de créer des images tellement réalistes qu’elles doivent imiter le monde réel.

La liberté artistique apportée par MoonRay est visible non seulement dans les scènes de grande ampleur, mais aussi dans d’infimes détails tout au long du film. Par exemple, il y a 2000 caractéristiques uniques pour les personnages : cheveux, vêtements et accessoires. Dans le village de Beurk, l’atelier du forgeron contient à lui seul 1097 accessoires et outils uniques. Il y a même 756 clous dans la maison d’Harold.

MoonRay permet de mettre en valeur des détails complexes. Par exemple, l’armure d’Harold est composée de 3620 écailles de Krokmou. Dans le premier opus, il ne pouvait y avoir que huit dragons dans une même scène, sans quoi le système plantait. Cette fois, il y a plus de 65 000 dragons au cours d’une scène dans le Monde Caché de Caldera – c’est la scène où il y en a le plus de tout le film. On ne peut qu’être fascinés par les 68 millions de champignons et les 79 millions de coraux de la Caldera.

LA MUSIQUE
Savourer les sons : Les compositions du film

Dans le studio 1 des studios Abbey Road à Londres, connu dans le monde entier, Dean DeBlois a réuni le compositeur de la trilogie John Powell et les 98 musiciens de l’orchestre – un groupe trié sur le volet qui, grâce à John Powell n’a cessé de s’améliorer année après année.

Pour DeBlois, la composition représente l’étape de la réalisation du MONDE CACHÉ où il peut mêler son univers à celui de John Powell, et permettre au compositeur de créer une bande-son sur mesure qui donne de l’originalité à l’ensemble. « Je crois profondément que l’histoire est racontée pour moitié par la musique », déclare Dean DeBlois. « Placer l’histoire entre les mains expertes des musiciens et de John en sublime chaque moment. On dit tellement de choses avec la musique que même les dialogues ou le jeu ne suffisent pas. On a créé des séquences qui ne se contentent pas d’être accompagnées par la musique : elles sont portées par elle ».

Dean DeBlois reconnaît qu’il se repose à présent beaucoup sur l’étonnante capacité de John Powell à poursuivre une idée jusqu’au bout. « John a son propre matériau thématique qui vient se mêler à l’histoire et aux thèmes du film, un peu comme dans une harmonie », explique le réalisateur. « Il nous propose souvent des sous-thèmes qui viennent soutenir et renforcer les personnages et font écho à ce qu’on essaie de raconter dans l’histoire en général. Il tente toujours de se surpasser, et c’est sa dernière occasion de le faire au sein de la trilogie. Le résultat est fantastique, c’est son travail le plus abouti à ce jour ». Selon le réalisateur, cela n’apparaît jamais aussi clairement que dans le choix le plus émouvant du film : le thème dramatique du MONDE CACHÉ. 

« Ce thème, c’est tout ce qu’on attend », annonce Dean DeBlois. « Il est ample et grandiose, il respire la découverte, c’est exactement ce qu’on souhaitait pour cette séquence ». Comme Dean DeBlois le sollicite depuis toutes ces années, John Powell a eu beaucoup de temps pour réfléchir à la manière d’achever la trilogie.

« Après le deuxième volet, Dean m’a raconté un peu la suite de l’histoire et je n’ai pas arrêté d’y penser », confie John Powell. « On commence par se demander "Comment s’y prend-on pour finir quoi que ce soit ?". D’un point de vue musical, on se prépare toujours à terminer une relation avec quelqu’un, à partir. Cette transition est ce qu’on a de plus dur à faire ».

« Et ici, il ne s’agit pas seulement de terminer mais de conclure », poursuit le compositeur. « J’ai dû être rigoureux du point de vue de la composition et j’ai réfléchi avec plus d’attention à la façon d’utiliser les thèmes anciens et les nouveaux. Cela nous a permis de nous assurer qu’ils se terminent tous comme il faut. Je me suis rendu compte que depuis deux mois, je faisais tout mon possible pour que tout le monde se mette à pleurer ».

Pour John Powell, le but n’est pas tant de travailler avec des instruments pour produire des sons inédits, mais plutôt de créer des mélodies et des harmonies qui servent le propos du film. L’arrivée de la Furie Éclair et Grimmel l’ont particulièrement aidé à enrichir le spectre musical de DRAGONS. « On a déjà les partitions des deux précédents opus, que j’utilise avec la plus grande précaution », raconte-t-il. « Mais on a aussi créé de nouvelles mélodies, comme le thème et le motif du destin. J’essaie d’exploiter leur potentiel au maximum, puis je les mets de côté et j’utilise les anciens thèmes pour leur redonner du sens ».

Une des décisions phares de John Powell a consisté à utiliser la musique à bon escient pour marquer un moment précis et permettre aux spectateurs de ressentir ce qu’éprouvent les personnages. Pour lui, c’est essentiel d’accompagner les spectateurs sans les brusquer : « Il faut rester en retrait par rapport aux spectateurs », explique-t-il. « S’il y a une scène drôle, il faut essayer de ne pas mettre de la musique drôle avant que ce soit drôle. Sinon, les spectateurs se sentent manipulés. C’est la même chose avec les émotions ».

S’agissant du bon tempo à adopter pour que la musique accompagne les pleurs, John Powell est convaincu qu’il ne doit pas faire démarrer une musique importante avant de se sentir lui-même au bord des larmes, en tant que spectateur. « Et là, on essaye de saisir ce moment. Mais il ne faut pas être en avance, sinon ça revient à dire : "Voilà, c’est là que vous devez pleurer", et c’est ce qu’on trouve traditionnellement dans beaucoup de films hollywoodiens. Je n’aime pas ça donc j’essaie de m’en prémunir ».

John Powell reconnaît que la séquence la plus difficile à composer dans ce registre a été le premier rendez-vous entre Krokmou et la Furie Éclair. « C’est un poème symphonique – un morceau de musique que j’ai voulu très complet, même s’il est assez descriptif. Une fois de plus, il suit l’action. Il fallait que ça ait du sens du début à la fin. En théorie, si on l’écoute tout seul sans les images, on devrait comprendre ce qui se passe ».

Les instruments et les musiciens réunis à Abbey Road offraient une grande diversité, depuis la harpe celtique, jouée par la musicienne écossaise Maeve Gilchrist, jusqu’à la chorale d’Eric Whitacre, en charge de tous les choeurs, en passant par le chanteur Yonzi et des joueurs de cornemuse. Dean DeBlois et John Powell s’accordent avec les artistes qui, avant eux, ont considéré ce studio comme un endroit où le son est magique. « Rien qu’en traversant le studio, le bruit de vos pas sonne déjà comme un instrument », s’étonne John Powell.

« Ils ont parfaitement réglé ce studio incroyable dans les années 60, et personne n’y a touché depuis », admire John Powell. « Même quand on tousse, on savoure un son délicieux. La vie d’un compositeur se passe en grande partie seul devant un ordinateur. Et là, c’est le moment où on sort de son trou et où on se rend compte de tout ce dont on a rêvé et imaginé, en essayant de faire passer le message aux réalisateurs et à leurs collaborateurs ».

LA FIN DE LA TRILOGIE
Un adieu doux-amer : Les adieux A Beurk

Alors que la trilogie qu’elle a imaginée touche à sa fin, Cressida Cowell confie : « Même si cela peut paraître improbable, ces livres s’inspirent de ma propre enfance et l’île de Beurk est l’endroit où j’ai grandi. Stoïk la Brute s’inspire de mes rapports avec mon père. Bien entendu, la phrase "Il y avait des dragons quand j’étais gamin" sont les premiers mots des ouvrages que j’ai écrits il y a vingt ans alors que je venais moi-même d’avoir un enfant. Je raconte cette histoire en adoptant le point de vue de ce garçon qui grandit, en m’appuyant sur ma propre enfance, et Harold incarne une figure paternelle pour Krokmou. Tous les thèmes de cette saga me sont chers ».

Tous ceux qui croisent la route de DuBlois finissent par adorer l’univers de Cressida Cowell. Pour le réalisateur, l’aspect le plus gratifiant de ces années passées dans le monde de DRAGONS a consisté à initier de nouveaux spectateurs à cet univers complexe et à rencontrer les fans, que les films ont accompagnés à mesure qu’ils grandissaient. « Je n’avais jamais imaginé que ces personnages et ces histoires représenteraient une telle échappatoire pour les spectateurs », conclut-il. « C’est un thème qu’on aborde souvent avec les fans : nos héros – surtout Harold qui a du mal à s’intégrer – réconfortent les gens qui se sentent parfois rejetés. J’ai compris que nous avions pour devoir de penser à ces gens-là à chaque décision que l’on prend sur le film ».

Source et copyright des textes des notes de production 
@ Universal Pictures International France

  
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