vendredi 8 février 2019

RALPH 2.0


Animation/Une suite très mignonne, qui a su conserver l'esprit du premier opus et qui a un fond pédagogique pour comprendre comment fonctionne Internet

Réalisé par Rich Moore et Phil Johnston
Avec les voix, en version originale, de John C. Reilly, Sarah Silverman, Gal Gadot, Taraji P. Henson, Jack McBrayer, Jane Lynch, Alan Tudyk, Alfred Molina, Ed O'Neill...
Avec les voix, en version française, de François-Xavier Demaison, Dorothée Pousséo et Jonathan Cohen et la participation exceptionnelle de Bérénice Bejo, Valérie Karsenti, Mathilda May, Cerise Calixte, Maeva Meline, Victoria Grosbois, Marie Galy et Emmylou Homs

Scénario de Phil Johnston et Pamela Ribon
Sur une histoire de Rich Moore, Phil Johnston, Jim Reardon, Pamela Ribon et Josie Trinidad
Musique originale de Henry Jackman
Un film produit par Clark Spencer, p.g.a.

Long-métrage Américain
Titre original :  Ralph Breaks the Internet 
Durée: 01h53mn
Année de production: 2018
Distributeur: The Walt Disney Company France 

Date de sortie sur les écrans américains : 21 novembre 2018
Date de sortie sur nos écrans : 13 février 2019


Résumé : Ralph quitte l’univers des jeux d’arcade pour s’aventurer dans le monde sans limite d’Internet. La Toile va-t-elle résister à son légendaire talent de démolisseur ? Ralph et son amie Vanellope von Schweetz vont prendre tous les risques en s’aventurant dans l’étrange univers d’Internet à la recherche d’une pièce de rechange pour réparer la borne de Sugar Rush, le jeu vidéo dans lequel vit Vanellope. Rapidement dépassés par le monde qui les entoure, ils vont devoir demander de l’aide aux habitants d’Internet, les Netizens, afin de trouver leur chemin, et notamment à Yesss, l’algorithme principal, le cœur et l’âme du site créateur de tendances BuzzzTube…

Bande annonce (VF)



Ce que j'en ai penséVanellope et Ralph sont de retour pour de nouvelles aventures qui vont cette fois les entraîner dans le monde merveilleux - quoiqu'un peu mystérieux pour les néophytes - d'Internet. Ce film d'animation a un fond pédagogique malin pour expliquer aux enfants comment la toile fonctionne. Il est rigolo, même pour les adultes, de naviguer en compagnie des deux héros au milieu des utilisateurs, des spams, des noms d’entreprises bien connues et d'autres fonctionnalités qui font notre quotidien en ligne.



Les réalisateurs Rich Moore (qui retrouve ses protagonistes du long-métrage d’animation LES MONDES DE RALPH [2012]) et Phil Johnston jouent habilement sur la naïveté du duo pour construire une narration qui se déploie en plusieurs tableaux variés et funs pour, sur le fond, nous parler de ce que c'est d'être un ami et du fait que le bonheur de ceux à qui on tient doit passer avant son propre intérêt. Ils gardent une grande cohérence avec le premier long-métrage en n'oubliant pas d'où viennent les deux personnages principaux et en offrant toujours là part belle aux jeux vidéo. Ils incluent aussi de nombreuses références qui amuseront beaucoup les parents (surtout ceux qui s'y connaissent en Princesses Disney). Ils veillent à conserver une dynamique, un rythme assez soutenu et des ambiances bien travaillées. Les dialogues sont mignons et accessibles pour les enfants. 




Copyright photos @ The Walt Disney Company France

RALPH 2.0 est une nouvelle version des aventures du méchant si gentil et de sa meilleure amie pilote de course qui a su garder intact l'esprit du premier opus tout en réussissant son virage technologique. C'est un film d'animation plein d’entrain et d’imagination qui prend soin de ses thèmes comme de son contexte. On a plaisir à retrouver les petits personnages du premier opus et à en découvrir de nouveaux. Sans défaillir, Ralph casse des briques pour atteindre le niveau ‘cœur’ des spectateurs.



NOTES DE PRODUCTION 
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

« Mesdames et messieurs, bienvenue dans l’Internet ! »
– Vanellope von Schweetz, RALPH 2.0 

Ralph et Vanellope von Schweetz, les deux drôles de héros des jeux vidéo, sont de retour, et quittent cette fois l’univers des jeux d’arcade pour s’aventurer dans le monde foisonnant de l’Internet… lequel se révèle aussi fascinant qu’épuisant ! 

Six ans après LES MONDES DE RALPH, RALPH 2.0 est la première suite produite pour le cinéma par les studios d’animation Walt Disney depuis l’an 2000 avec FANTASIA 2000, qui faisait suite à FANTASIA, sorti dans les années 1940. Avant cela, il n’y avait eu que BERNARD ET BIANCA AU PAYS DES KANGOUROUS en 1990. RALPH 2.0 est cependant la toute première suite des studios d’animation Disney à avoir été créée par l’équipe du film original (réalisation et scénario). 

Rich Moore, le réalisateur des MONDES DE RALPH, revient aux manettes de RALPH 2.0 après avoir réalisé ZOOTOPIE et explique ce qui rend Ralph et Vanellope si attachants : « Ce sont des personnages imparfaits, et c’est précisément pour cela qu’on les aime. Leur amitié est tellement sincère et leur alchimie tellement évidente et amusante que nous étions tous impatients de les retrouver. » 

Phil Johnston, coscénariste du film original et de ZOOTOPIE et scénariste de BIENVENUE À CEDAR RAPIDS, est de retour dans une double fonction : il est cette fois non seulement scénariste mais aussi réalisateur aux côtés de Rich Moore. Il déclare : « Quand Ralph et Vanellope s’étaient rencontrés dans le premier film, cela avait fait des étincelles mais ils étaient très vite devenus les meilleurs amis du monde. Ces liens d’amitié aussi rapides que solides nous avaient tous enchantés, mais leur histoire était loin d’être terminée. D’autres aventures les attendaient. Vanellope en particulier commençait tout juste à s’épanouir. » 

À sa sortie fin 2012, LES MONDES DE RALPH a remporté un succès jusqu’alors inégalé pour un film d’animation Disney. Meilleur premier week-end de l’histoire du studio à l’époque, il a valu au producteur Clark Spencer (ZOOTOPIE, LES MONDES DE RALPH, VOLT STAR MALGRÉ LUI, LILO & STITCH) le PGA Award du meilleur producteur de film d’animation, et a remporté cinq Annie Awards, dont ceux du meilleur film d’animation, du meilleur réalisateur, du meilleur scénario et du meilleur acteur. Il a également été nommé à l’Oscar et au Golden Globe du meilleur film d’animation. Clark Spencer, producteur de la suite, commente : « Je pense que ce qui a plu aux spectateurs, c’est que LES MONDES DE RALPH occupait une place à part dans l’univers Disney. Il sortait du cadre habituel. Le public a aimé que nous repoussions les limites du genre et que nous explorions un monde qui, bien qu’il nous replonge dans les jeux d’arcade des années 1980, avait quelque chose de résolument moderne. » 

Après LES MONDES DE RALPH, Rich Moore, Phil Johnston et Clark Spencer ont créé ZOOTOPIE, le film d’animation oscarisé de 2016 qui mettait en scène une vaste métropole moderne peuplée d’animaux. Le long métrage a été réalisé par Rich Moore (avec Byron Howard), coécrit par Phil Johnston (avec Jared Bush) et produit par Clark Spencer. Phil Johnston déclare : « ZOOTOPIE nous a prouvé que nous pouvions aller très loin en termes de tonalité et d’ampleur émotionnelle, et que le public répond toujours présent tant que l’histoire reste sincère. » 

Il poursuit : « RALPH 2.0 est un film plein d’humour, mais les épreuves auxquelles Ralph et Vanellope sont confrontés cette fois sont assez intenses et complexes au plan émotionnel. Nous explorons les hauts et les bas qui caractérisent toutes les relations. Il arrive qu’une amitié soit durement éprouvée, c’est le cas de celle de nos héros tandis qu’ils tentent de se frayer un chemin dans le monde démesuré et souvent intimidant de l’Internet. » 

Rich Moore commente : « Après ZOOTOPIE, nous savions être capables de créer un monde aussi vaste que cette ville, avec ses quartiers créés dans leur intégralité et peuplés d’êtres uniques à une échelle inégalée. La technologie a énormément évolué ces dernières années et nous tenions à poursuivre dans cette voie avec RALPH 2.0 puisque l’histoire se déroule au cœur de l’Internet. L’univers du film est non seulement vaste mais également rempli de personnages et de lieux en tous genres. Il s’agit du film d’animation le plus complexe que nous ayons jamais réalisé en termes de décors, de personnages et d’esthétique. » 

Réalisé par Rich Moore et Phil Johnston et produit par Clark Spencer, RALPH 2.0 met de nouveau en scène Ralph et Vanellope, toujours doublés par John C. Reilly et Sarah Silverman dans la version originale et par François-Xavier Demaison et Dorothée Pousséo. Dans le monde inconnu de l’Internet, Ralph et Vanellope rencontrent le personnage de Shank (voix originale de Gal Gadot), redoutable pilote d’un jeu de course automobile en ligne nommé Slaughter Race « la Course infernale », qui va leur tendre une main virtuelle. Ce jeu plaît tellement à Vanellope que Ralph craint d’y perdre la seule amie qu’il ait jamais eue. Ils vont faire la connaissance de Yesss (Taraji P. Henson dans la VO), l’algorithme principal et le cœur et l’âme du site créateur de tendances BuzzzTube, qui va faire de Ralph un événement viral. Jack McBrayer et Jane Lynch reprennent quant à eux respectivement les rôles de Fix-It Félix Jr. et du sergent Calhoun dans la version originale, tandis qu’Alan Tudyk prête sa voix au moteur de recherche Monsieur Je-sais-tout qui tient un « bar » de recherche et aide nos héros dans leur quête. 

Le scénario est signé Phil Johnston et Pamela Ribon sur une histoire de Rich Moore, Phil Johnston, Jim Reardon, Pamela Ribon et Josie Trinidad. La bande originale comprend les chansons originales « Zero », écrite et interprétée par Imagine Dragons, et « La Course infernale », interprétée par Sarah Silverman et Gal Gadot, sur une musique du légendaire Alan Menken et des paroles de Phil Johnston et Tom MacDougall, avec une musique originale composée par Henry Jackman. Julia Michaels interprète une version pop de « Le Course infernale » dénommée « In This Place », qui vient en seconde partie du générique de fin. 

NOUVEAU MONDE, NOUVELLES RÈGLES 
UNE SOLIDE AMITIÉ MISE À L’ÉPREUVE 

RALPH 2.0 entraîne nos héros dans un univers démesuré et inconnu aux possibilités infinies. En se mettant à la place de leurs personnages, les cinéastes ont réalisé que Ralph et Vanellope auraient des points de vue complètement différents concernant Internet. Rich Moore explique : « Ils sont un peu comme des gamins de la campagne qui découvrent la ville. Tandis que l’un tombe sous le charme de ce nouvel univers, l’autre n’a qu’une hâte : rentrer chez lui. » 

Le réalisateur Phil Johnston ajoute : « Ralph adore sa vie telle qu’elle est alors que Vanellope rêve de changement, elle aimerait bien voler de ses propres ailes. Cela génère évidemment un conflit entre eux qui est au cœur de cette histoire. » 

Le producteur Clark Spencer confie : « Je trouve le thème du changement évoqué dans le film vraiment passionnant. Ralph et Vanellope sont sur le point de réaliser que le monde est en perpétuelle évolution. Et Internet était la toile de fond idéale pour cette nouvelle aventure, car tout y change constamment. » 

Le film débute dans la salle d’arcade où Ralph et Vanellope vivent harmonieusement depuis la fin des MONDES DE RALPH. Ils accomplissent leur devoir dans leurs jeux respectifs pendant la journée et se retrouvent le soir. Phil Johnston raconte : « Alors que Vanellope se plaint que son jeu devient un peu trop ennuyeux, Ralph entreprend de remanier légèrement Sugar Rush pour le rendre plus attractif. Mais Ralph étant Ralph, rien ne se passe comme prévu ! » 

Ses manipulations déclenchent en effet une série d’évènements qui culmine lorsqu’un joueur casse accidentellement le volant de la borne du jeu de Vanellope. Lorsque M. Litwak, le propriétaire de la salle d’arcade, apprend que la pièce de rechange qui lui permettrait de remettre Sugar Rush en marche coûte plus cher que ce que rapporte le jeu en un an, il n’a pas d’autre choix que de débrancher la machine et de la vendre en pièces détachées. Pamela Ribon, coauteure du scénario avec Phil Johnston, déclare : « Ralph et Vanellope apprennent que la pièce dont ils ont besoin pour réparer le jeu se trouve quelque part dans un lieu appelé ‘eBay’ qui se trouve ‘sur Internet’. Ralph et Vanellope n’ont jamais entendu parler de l’Internet, et encore moins du site d’enchères, mais M. Litwak a récemment installé un routeur dans la salle d’arcade. Ils décident alors de faire le grand saut et de se rendre dans ce monde inconnu afin de trouver le volant qui sauvera le jeu de Vanellope. » 

La coscénariste poursuit : « Ils trouvent Internet tape-à-l’œil, agité, délirant et complètement imprévisible. Ralph s’y sent oppressé et mal à l’aise alors que Vanellope est totalement sous le charme. » 

Ralph n’était pas le seul à se sentir dépassé à l’idée d’explorer Internet de fond en comble : le directeur de l’histoire, Jim Reardon, confie avoir lui aussi été intimidé par l’univers dans lequel se déroule le film. « Cela reste toujours aussi intimidant aujourd’hui ! précise-t-il en souriant. C’est un sentiment qui ne disparaît jamais. Nous nous sommes efforcés de faire de la Toile un univers familier pour les spectateurs, dans lequel ils se retrouvent, un peu comme avec la Gare Centrale du premier film – la multiprise qui s’apparentait à une gare ferroviaire. Dans RALPH 2.0, chaque utilisateur du web y est représenté par un avatar qui exécute ses ordres. C’est un peu comme dans le dessin animé de Tex Avery dans lequel le personnage se demande comment la lumière s’éteint lorsqu’il referme la porte de son frigo et observe par un hublot un petit personnage venir fermer l’interrupteur. » 

Il poursuit : « Pour autant, nous ne voulions pas faire un film sur Internet. Il ne s’agit que du décor de l’histoire, qui se concentre sur la relation entre Ralph et Vanellope. » 

Josie Trinidad, responsable de l’histoire, ajoute : « Le premier film s’achevait sur l’idée que ces deux personnages excentriques étaient des âmes sœurs, qu’ils partageaient le même sens de l’humour. Mais nous ne voulions pas nous contenter d’explorer davantage cette amitié, nous voulions la faire évoluer. » 

UN RÉSEAU TRÈS SOCIAL 
HUMAINS, PERSONNAGES ET AVATARS 

RALPH 2.0 réunit à l’écran des personnages familiers et d’autres inédits, tous doublés par de talentueux acteurs qui confèrent humour et émotion à l’histoire. 

Le producteur Clark Spencer se souvient de l’atmosphère unique qui régnait lors de l’enregistrement des voix des acteurs. « John C. Reilly préfère enregistrer avec ses partenaires. La plupart des acteurs sont seuls dans le studio lorsqu’ils doublent un personnage d’animation, mais lui considère qu’il n’est jamais aussi bon que lorsqu’il donne la réplique à quelqu’un pour de vrai. Il aime improviser, c’est la raison pour laquelle Sarah Silverman et lui ont enregistré toutes leurs scènes ensemble. » 

Le réalisateur Rich Moore précise : « John et Sarah ont une incroyable alchimie et leur performance, tout comme la relation qui unit Ralph et Vanellope, s’en ressent. » 

Leur complicité transparaît en effet au-delà des scènes comiques, comme le souligne Phil Johnston : « Lorsqu’ils devaient tourner une scène poignante, leurs émotions étaient palpables et leurs larmes authentiques. Chacun s’appuyait sur la présence de l’autre et l’intensité de leur émotion se renforçait mutuellement. La richesse et la complexité de la relation de Ralph et Vanellope est sans doute ce dont je suis le plus fier dans ce film. » 

RALPH n’a pas changé : c’est toujours le même grand costaud aux poings redoutables et au cœur tendre que l’on a découvert dans le premier film. Il est cependant beaucoup plus heureux depuis qu’il s’est lié d’amitié avec Vanellope von Schweetz, qui avait autant de mal que lui à s’intégrer. Il lui est très attaché et est prêt à tout pour l’aider… même si ses efforts n’ont pas toujours les effets escomptés. Lorsque la borne du jeu dans lequel vit Vanellope rend l’âme, Ralph se met en quête de la pièce de rechange nécessaire à sa remise en marche – même si cela signifie qu’il va devoir s’aventurer dans un terrifiant monde inconnu baptisé Internet. Mais avec Vanellope à ses côtés, rien n’est impossible ! Jim Reardon, directeur de l’histoire, raconte : « Lorsqu’il réalise l’attrait qu’exerce Internet sur Vanellope, Ralph craint qu’elle ne s’éloigne de lui… et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne le prend pas très bien ! » 

Rich Moore déclare : « Ralph ne prend pas toujours les décisions les plus judicieuses, il est même son propre ennemi. S’il y a bien quelqu’un capable de se retrouver par hasard dans les recoins les plus douteux de la Toile, le web profond, c’est bien lui. Ses intentions ont beau être bonnes, il ne peut s’empêcher de se mettre des bâtons dans les roues ! » 

C’est encore une fois John C. Reilly qui prête sa voix au personnage dans la version originale. Il explique : « Ralph est un personnage enfantin. Il ne connaît pas le monde extérieur. Pour me remettre dans la peau du personnage, il était important que je me souvienne de sa naïveté et de son innocence. » 

John C. Reilly, qui retrouve ici plusieurs membres du casting et de l’équipe technique du premier opus, poursuit : « En fin de compte, nous avons repris nos marques assez rapidement. Ce film nous offre un certain niveau de confort. Nous avons retrouvé dès le départ l’humour et l’espièglerie de cet univers. » 

Phil Johnston déclare : « John est le meilleur. Tout en lui est vrai, tout ce qu’il apporte au personnage est authentique. S’il ne le sent pas, il ne le fait pas, ce qui veut dire que tout ce qu’il apporte sera forcément génial. On retrouve beaucoup de John en Ralph. » 

Pour Justin Sklar, superviseur de l’animation, redonner vie à ce personnage n’était pas aussi simple que ce que l’on aurait pu croire, car la technologie a énormément changé depuis la sortie du premier film. Il explique : « Nous avons passé beaucoup de temps à réfléchir à la façon de recréer le Ralph du premier opus tout en tirant profit de toutes les connaissances que nous avons acquises depuis. Finalement, nous l’avons reconstruit en changeant quelques petites choses. Il a désormais des pattes d’oie et ses poings sont différents, plus graphiques. Nous avons adopté un modèle très angulaire. Ses épaules et ses hanches sont par exemple plus carrées qu’avant. » 

Nathan Detroit Warner, directeur de la photographie en charge du layout, explique que les scénaristes et les animateurs ont réalisé un travail tellement spectaculaire pour que les spectateurs s’identifient aux personnages que son équipe et lui ont utilisé des techniques de cinéma en prises de vues réelles pour soutenir et renforcer leurs créations. Il déclare : « Nous devions faire notre part du travail pour entraîner les gens dans un monde qu’ils reconnaîtraient. Il fallait que les spectateurs voient Ralph comme un héros de film d’action, qu’ils imaginent ce géant de 2 mètres dans le monde réel. » 

Nathan Detroit Warner continue : « Nous avons donc fait de notre mieux pour que nos objectifs recréent ce qui se produit dans le monde réel. Nous avons utilisé une technique de variation de focale. Il s’agit d’un changement de mise au point entre différents objets présents à l’écran. L’objectif se réajuste et propose un plan plus large ou plus serré. Dans une scène d’action, ce petit ajustement permet à nos yeux de réaliser que quelque chose a changé. C’est important parce que cela se produit souvent dans les grands moments d’émotion. » 

L’arsenal photographique de Nathan Detroit Warner s’est également agrandi pour accueillir d’autres caractéristiques propres au cinéma en prises de vues réelles, telles que des aberrations optiques comme les « flares » (éclats lumineux que produit la lumière dans un objectif ordinaire) ou la courbure, la déformation en périphérie de l’image, en accordant une attention particulière à l’endroit où se pose le regard dans l’image. 

VANELLOPE VON SCHWEETZ, avec son humour mordant et son sens de la répartie à toute épreuve, sait qu’elle peut compter sur son meilleur copain, Ralph. L’anomalie de programmation qui l’empêchait jadis de remporter des courses et a fait d’elle une exclue est toujours présente, mais elle a su faire de ce défaut un superpouvoir. Après avoir détrôné Sa Sucrerie et été sacrée princesse de Sugar Rush, Vanellope a rapidement abandonné sa tenue royale pour retrouver le style décontracté qui la caractérise et rejoindre les rangs des pilotes de Sugar Rush. Bien qu’elle se place désormais souvent en tête du classement, elle commence à se lasser de parcourir sans arrêt le même circuit et de concourir contre les éternels mêmes adversaires, tellement prévisibles. 

Phil Johnston commente : « Vanellope aspire à autre chose, elle a de l’ambition. Lorsqu’elle réalise que le monde est encore plus vaste qu’elle ne l’avait imaginé, elle n’a donc qu’une idée en tête : partir à sa découverte. » 

La responsable de l’histoire Josie Trinidad ajoute : « Lorsque sa borne rend l’âme, Vanellope réalise qu’elle ne sait pas qui elle est en dehors de Sugar Rush. C’est la quête de la pièce de rechange permettant de sauver son jeu qui la pousse à s’aventurer au cœur de l’’Internet. Mais elle n’a aucune idée de ce qui l’attend. » 

Sarah Silverman, qui retrouve elle aussi son rôle en interprétant Vanellope dans la version originale, déclare à propos de son personnage : « Elle meurt d’envie de vivre quelque chose d’excitant. Elle est vraiment émerveillée par l’Internet, ça lui ouvre des portes dans la tête ! Elle est intéressée et très excitée alors que Ralph est plus réticent. Elle rencontre Shank, l’héroïne d’un jeu de course appelé Slaughter Race « la course infernale », qui devient son mentor. Shank la prend sous son aile, mais cette relation est ressentie comme une menace par Ralph. » 

Le réalisateur Rich Moore déclare : « Sarah Silverman est véritablement Vanellope. Personne d’autre ne pourrait jouer ce personnage comme elle. » D’après le superviseur de l’animation Dave Hardin, Sarah Silverman a été un incroyable modèle pour les animateurs. Il explique : « Sarah a une forme de bouche très particulière qui dévoile ses deux dents de devant. Nous avons tenté d’intégrer cette particularité au personnage pour la rendre réelle et familière, c’était d’autant plus important que Vanellope a une lourde charge émotionnelle à porter dans ce film. » 

Sarah Siverman déclare : « Je pense que le public sera surpris par l’histoire. Les petits comme les grands seront émus. C’est un film tellement vivant ! J’adore sa profondeur et la façon dont il s’adresse à toutes les générations. » 

L’une des particularités de Vanellope, que l’on retrouve ici plus développée, est son bug. D’après Cesar Velazquez, responsable des effets d’animation, il existe deux types de bugs dans RALPH 2.0. Il explique : « Le premier de ces bugs se produit lorsqu’elle est nerveuse et qu’elle se téléporte dans un lieu qui reflète son état émotionnel. L’autre bug a lieu lorsqu’elle est davantage en contrôle et veut se téléporter ailleurs – elle l’utilise beaucoup durant les courses. Il apparaît à la fin du premier opus, mais c’est désormais sa compétence principale. » 

Cesar Velazquez et son équipe ont été contraints de recréer totalement le bug de Vanellope car Hyperion, le logiciel de rendu utilisé actuellement par le studio, a été créé après la sortie des MONDES DE RALPH. 

SHANK est une dure à cuire et une pilote talentueuse du jeu de course en ligne Slaughter Race, une course de rue brutale et sans pitié comportant des obstacles dangereux à chaque virage, et où tous les coups sont permis. Shank prend très à cœur son rôle de chef d’une équipe de coureurs coriaces, et elle déteste perdre. Lorsque Vanellope se retrouve impliquée dans une course de rue avec Shank, tous ses talents de coureuse découverts dans Sugar Rush sont mobilisés. Shank est impressionnée et va s’ouvrir à Vanellope en lui expliquant la façon dont elle voit la course – la vie en général – et sur les possibilités infinies offertes par l’Internet. 

Rich Moore déclare : « C’est le personnage le plus cool de Slaughter Race. Shank a tout vu, tout vécu et pourtant, son cœur n’est rempli que de gentillesse. C’est tout le paradoxe de ce personnage. » 

L’équipe du film a fait appel à Gal Gadot pour prêter sa voix à Shank dans la version originale. L’actrice déclare : « Shank est une conductrice hors pair et elle a un côté bad girl, mais au fil du film, vous découvrez qu’elle est en réalité drôle, avisée et chaleureuse, et c’est ce que j’aime le plus chez elle. » 

D’après le réalisateur Phil Johnston, Gal Gadot ajoute une dimension extraordinaire au personnage. Il déclare : « Il y a tellement de texture et de vie dans sa voix... Si Ralph est comme un grand frère pour Vanellope, nous voulions une figure de grande sœur. Nous désirions quelqu’un que Vanellope admirerait, et Gal est clairement quelqu’un que les enfants – et beaucoup d’adultes que je connais – aspirent à imiter.» 

Dave Komorowski, responsable des personnages, déclare que Shank – dans toute sa subtilité – est techniquement et visuellement à la pointe. Il explique : « Elle est habillée de façon très pratique : un t-shirt, un sweat à capuche et un blouson en cuir. Elle porte aussi de grands anneaux aux oreilles. Ses cheveux volent au vent dès qu’elle prend le volant. » 

Kira Lehtomaki, co-responsable de l’animation, ajoute que le look de Shank est inspiré d’un autre personnage : « Shank apporte une dynamique très cool. Elle a été en fait imaginée comme le miroir de Vanellope - elles portent toutes les deux un sweat à capuche par exemple - mais Shank vient d’un monde totalement différent. Elle est maîtresse d’elle-même. Pour être forte et intimidante, elle n’a pas besoin de bouger vite ou d’avoir une attitude extrême. C’est son calme qui lui donne sa puissance. » 

Mark Henn, responsable de l’animation à la main, est totalement d’accord : « Avec Shank, moins il y en a, mieux c’est. » 

Les membres de L’ÉQUIPE DE SLAUGHTER RACE couvrent toujours les arrières de Shank. Parmi ces coureurs aussi féroces que drôles, on trouve : 

· Felony (voix d’Ali Wong dans la V.O.), qui n’a pas peur de remettre en cause l’autorité, y compris celle de Shank. 
· Butcher Boy (Timothy Simons dans la V.O.), qui est excessif et bruyant mais également attentionné, curieux, vegan et adepte des conférences TED. 
· Pyro (Hamish Blake dans la V.O.), qui tient son surnom de sa passion pour les flammes. Rich Moore déclare : « Hamish est l’un des comédiens actuels les plus drôles d’Australie. » 
· Little Debbie (GloZell Green dans la V.O.), qui est la « bonne élève » de l’équipe, d’après Phil Johnston. Il explique : « Elle est tout l’inverse de Pyro. On les voit comme des frères et sœurs, toujours en train de se chamailler. GloZell est connue pour ses vidéos humoristiques diffusées en ligne. Elle a sans doute été surprise qu’on lui demande de jouer Little Debbie dans la V.O! » 

D’après le superviseur de l’animation Robert Huth, Slaughter Race, « la course infernale » n’était pas censé reproduire la technologie des tout derniers jeux vidéo. Il explique : « Ils sont si forts en terme d’animations et de réalisation technique ! Nous ne voulions pas quelque chose d’aussi réaliste, il fallait au contraire bien montrer qu’il s’agit d’un jeu vidéo. Nous nous sommes donc inspirés des jeux de course du début des années 2000, lorsque les animations étaient beaucoup plus simples. » 

Tous les personnages de Slaughter Race ont donc été conçus en gardant cet objectif en tête. Robert Huth explique : « Shank est la plus travaillée. Son équipe n’est pas autant détaillée et les autres participants le sont encore moins. C’est en accord avec ce que l’on a trouvé dans ces anciens jeux de course. » 

YESSS est le principal algorithme du site lanceur de tendances BuzzzTube. Si c’est tendance et avant-gardiste, vous pouvez être certain que Yesss en a entendu parler en premier et qu’elle l’a déjà partagé avec le reste du monde. Dotée d’un talent inégalé pour repérer les vidéos qui feront le buzz, Yesss se tient au courant de toutes les tendances sur Internet, ce qui ne l’empêche pas de venir en aide à Ralph et Vanellope lorsque ces derniers se retrouvent sérieusement endettés sur eBay. S’il y a bien quelqu’un qui maîtrise le fonctionnement de la Toile, c’est elle. 

Le réalisateur Rich Moore commente : « Yesss sait anticiper les tendances comme personne et ce qui va faire le buzz . À chaque fois qu’on la voit, elle porte une tenue différente et une nouvelle coupe de cheveux. Yesss est l’incarnation même de la nature en constante évolution de l’Internet. » 

Yesss possède une garde-robe à faire pâlir d’envie n’importe quelle fashionista. La directrice artistique en charge des personnages Ami Thompson déclare : « Yesss est tellement à la pointe de la mode que son look a des accents futuristes. Elle porte par exemple une veste en fibre optique et six coupes de cheveux différentes et uniques. » 

Yesss a même une limousine Internet entièrement équipée. Jon Krummel, superviseur de la modélisation des environnements, explique : « Cette voiture, on dirait le carré VIP d’une boîte de nuit ! Elle est vraiment somptueuse et, bien sûr, à la pointe de la technologie. » 

C’est Taraji P. Henson qui prête sa voix à cette entrepreneuse du web dans la version originale. L’actrice déclare : « Yesss est très tendance. À chaque fois que j’entrais dans le studio, ils avaient ajouté une nouvelle couleur, une nouvelle coiffure ou une nouvelle tenue. C’était tout simplement magnifique. » 

Le producteur Clark Spencer déclare : « Nous voulions quelqu’un de très confiant pour incarner Yesss, quelqu’un qui allait apporter de l’éclat et du panache. Nous avons pensé que Taraji pourrait vraiment ajouter de la personnalité et de l’humour, comme elle le fait dans « Empire », ainsi que la profondeur dont elle a fait preuve dans LES FIGURES DE L’OMBRE. » 

Pour le coresponsable de l’animation Renato Dos Anjos, les acteurs voix comme Taraji P. Henson apportent énormément aux animateurs. Il explique : « Chaque expression faciale comporte une grande quantité de détails et nous essayons de rendre cela dans le film pour que les personnages ressemblent aux gens que l’on connaît. Tous nos personnages sont très inspirés des acteurs qui leur prêtent leur voix. » 

MAYBE est l’assistant dévoué de l’entrepreneuse du web Yesss. Rich Moore explique : « C’est son laquais, son serviteur. » C’est l’acteur et humoriste allemand Flula Borg, également connu sous son nom de célébrité de Youtube DJ Flula, qui prête sa voix à Maybe dans la version originale. 

M. JESAISTOUT est le moteur de recherche que Ralph et Vanellope sollicitent à leur arrivée dans l’univers de l’Internet. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne manque pas de réponses lorsque nos héros l’interrogent afin de localiser ce fameux ‘eBay’ où ils espèrent trouver un volant de rechange pour le jeu Sugar Rush. M. Je-sais-tout, va souvent plus vite que la musique et finit les phrases de ses interlocuteurs, croyant deviner ce qu’ils vont dire. Pamela Ribon, la scénariste du film, commente : « Sa fonction de saisie automatique est très précipitée ! Il veut simplement aider et ce le plus vite possible, mais cela peut passer pour de l’indiscrétion. » 

M. Jesaistout semble tout droit sorti du monde universitaire. La directrice artistique en charge des personnages Ami Thompson explique : « Il porte de grandes lunettes et la traditionnelle toque universitaire américaine avec son pompon. Il ressemble à un véritable professeur. » 

Les réalisateurs ont tenu à ce que les yeux de M. Jesaistout soient dessinés à la main. Ils ont donc fait appel à l’animatrice expérimentée Rachel Bibb pour créer l’aspect dynamique des grands yeux du personnage. 

C’est Alan Tudyk qui prête sa voix à M. Jesaistout dans la version originale. Le réalisateur Rich Moore déclare : « Alan est en quelque sorte devenu un porte-bonheur indispensable pour Disney depuis LES MONDES DE RALPH. C’est un acteur extraordinairement polyvalent que l’on pourrait comparer à un chef cuisinier : il jette tout un tas d’ingrédients dans le plat qui mijote dans sa tête. Ses performances sont extraordinaires. » 

Alan Tudyk s’est inspiré de différentes personnalités emblématiques pour créer la voix de M. Jesaistout. Il explique : « Rich Moore m’a demandé d’écouter des interviews de Truman Capote et d’approfondir son aspect arrogant. En y travaillant, j’ai réalisé que Truman Capote et Droopy avaient la même tessiture. M. Jesaistout se situe quelque part entre les deux. Ce que j’ai le plus aimé, ce sont ses convulsions lorsqu’il cherche quelque chose ». 

FÉLIX et CALHOUN sont toujours aussi passionnés, que ce soit l’un par l’autre, par leurs jeux ou par la vie en général. Héros dans l’âme, ce sont les premiers à intervenir lorsque Sugar Rush tombe en panne et que ses jeunes pilotes se retrouvent à la rue. Le directeur de l’histoire Jim Reardon raconte : « Félix et Calhoun envisagent de devenir parents et décident de tester leurs compétences dans ce domaine avant de se lancer, en adoptant 15 préadolescents d’un seul coup. Mais pourquoi donc les choses se passeraient-elles mal ? » 

Le réalisateur Phil Johnston précise : « Ce sont de vrais petits diables, des gamins insupportables et incontrôlables ! » 

Josie Trinidad remarque : « Il n’y a rien de plus cruel qu’une préado de 12 ans qui lève les yeux au ciel. Nous sommes tous parents au sein de l’équipe, nous n’avons donc eu aucun mal à imaginer cet aspect de l’histoire ! » 

Jack McBrayer et Jane Lynch reprennent respectivement les rôles de Fix-It Félix Jr. et du sergent Calhoun dans la version originale. Phil Johnston note : « Ce sont deux des meilleurs acteurs de la scène comique. Ils ont un extraordinaire talent pour improviser des choses qui vous font exploser de rire. On aurait pu faire un film entier rien que sur l’aventure de Félix et Calhoun qui cherchent à élever ces sales gosses ! » 

Jack McBrayer confie : « Je suis ravi de retrouver le personnage de Félix Jr. Le film original a été une expérience formidable pour moi, et refaire équipe avec Phil Johnston et Rich Moore, c’est comme enfiler votre jean préféré pour vous lancer dans la plus formidable des aventures ! » 

Jane Lynch déclare : « J’ai ressenti beaucoup de pouvoir en reprenant le rôle du Sergent six ans après. Je ne suis cependant pas certaine que les personnages soient prêts à relever le défi de recueillir 15 préadolescents en détresse... Félix découvre enfin quelque chose qu’il ne peut pas réparer et Calhoun quelque chose qu’elle ne peut pas contrôler. » 

DOUBLE DAN vit dans les tréfonds du dark web. Massif, mou et gluant, résolument effrayant, il est doté d’une seconde tête appelée Little Dan. Le responsable des personnages, Dave Komorowski, explique : « L’idée, c’est qu’il est constitué de viande transformée gélatineuse, de la viande qui est tombée par terre et qui a traîné dans des poils, dans la poussière et les détritus. Little Dan se trouve sur son épaule, coincé entre les plis de son cou. Il est dégoûtant - mais nous, on adore tout ce qui est dégoûtant ! » 

En tant que propriétaire de la pharmacie du dark web, Double Dan crée des virus destructeurs. Malgré le potentiel meurtrier de ses créations, ce voyou underground ne se pose que peu de questions. 

C’est Alfred Molina qui prête sa voix à Double Dan dans la version originale. Rich Moore déclare : « Alfred était en studio d’enregistrement avec John C. Reilly. Ils n’avaient pas travaillé ensemble depuis BOOGIE NIGHTS et nous avons donc assisté à leurs retrouvailles. Alfred a suivi une formation très classique et John aime chambouler un peu tout ça. » 

Phil Johnston ajoute : « Chaque prise d’Alfred était parfaite ; absolument toutes sont utilisables. C’est tout simplement stupéfiant de l’observer travailler. C’est un véritable maître. » 

J.P. SPAMLEY est un spam que l’on ne peut ignorer, un citoyen du Net qui tente d’appâter les gens dans la vie réelle pour qu’ils visitent son site. Cet infatigable vendeur qui apparaît sans qu’on l’y invite aide Ralph et Vanellope alors qu’ils s’aventurent dans le nouveau monde d’Internet pour sauver le jeu de Vanellope. 

C’est le comédien français Jonathan Cohen qui lui prête sa voix dans la version française. 

Robert Huth, superviseur de l’animation, déclare : « Spamley est un vendeur prêt à tout. Il est nerveux et agité. Il a un trop-plein d’énergie mais il n’est pas méchant. Il est même plutôt heureux que Ralph et Vanellope lui demandent de l’aide. » 

Grâce à Jon Krummel, responsable de la modélisation, Spamley possède son propre véhicule - bien que celui-ci soit en moins bon état que Spamley. Krummel déclare : « C’est un vieux pousse-pousse cabossé qui tombe en morceaux. » 

Internet fourmille d’activités grâce à deux catégories principales de personnages : 

· Les Internautes sont les avatars représentant les humains qui surfent sur Internet : lorsque quelqu’un déplace son curseur sur un écran d’ordinateur, son avatar se déplace sur la Toile. Les premiers tests pour le film ont révélé que certains plans devraient comporter plus de 100 000 Internautes, sillonnant Internet à la recherche des meilleures affaires et des derniers potins. Ignorant l’existence les uns des autres, ces utilisateurs du Net circulent d’un coin à l’autre de ce monde tentaculaire grâce à un réseau de transport complexe. Le superviseur des foules Moe El-Ali explique : « Les Internautes représentent le flux du monde. Sans eux, il n’y aurait pas de lumière dans le monde de l’Internet. » 

· Les Cybériens sont les résidents de l’Internet. Ces citoyens du Net sont employés par les divers sites web que visitent les Internautes et aident ceux-ci dans leurs achats et dans leurs recherches. Yesss et M. Jesaistout sont des Cybériens. Moe El-Ali note : « Les Cybériens possèdent une gamme complète d’émotions. Ils sont parfaitement conscients de ce qui se passe autour d’eux. » 

LES VÉHICULES 

Même s’ils ne constituent pas des personnages à proprement parler, les véhicules présents dans RALPH 2.0 contribuent à peupler le monde du film et ont donc été traités comme des personnages secondaires. Lorsqu’un utilisateur du Net visite un moteur de recherche et clique sur un lien, un véhicule représentant ce lien se forme autour de l’Internaute (l’avatar de l’utilisateur) et l’emporte directement vers le site. Les Internautes voyagent à bord de véhicules volants sur des rails qui relient les différents sites web. Moe El-Ali explique : « Nous avons des plans avec 200 000 véhicules. Ils se déplacent tous à très grande vitesse sans jamais se toucher. » 

Les citoyens du Net utilisent 6 véhicules génériques qui ne sont pas confinés au système ferroviaire. Matthias Lechner, directeur artistique en charge de l’environnement, explique : « Les Cybériens peuvent voyager librement dans n’importe quelle direction. Ils sont même un peu énervés par les embouteillages causés par les Internautes. » 

Mo El-Ali explique que le processus a dû être automatisé en raison du grand nombre de véhicules présents en même temps dans certains plans - sur au moins l’un d’eux, on peut voir plus d’un million de véhicules volants. Il précise : « C’est construit comme un récif de corail. Chaque véhicule est doté de certaines caractéristiques qui lui permettent ou non de faire certaines choses. Il y a des exceptions à la règle, évidemment. » 

RÉUNION ROYALE 
LE VOYAGE DE VANELLOPE LA MÈNE AU PAYS DE SES RÊVES 

Dès le tout premier montage, une séquence a fait l’unanimité auprès de l’équipe et des artistes : celle qui introduit les princesses Disney dans l’histoire. Clark Spencer, le producteur, déclare : « Nous devions trouver l’équilibre entre l’autodérision et l’hommage que nous voulions rendre à ces personnages emblématiques. » 
« Les blagues d’initiés et les clins d’œil aux histoires originales des princesses me font rire à chaque fois. »
- Linda Larkin, voix de la Princesse Jasmine (ALADDIN) dans la V.O. 
La coscénariste Pamela Ribon n’était pas certaine qu’ils seraient autorisés à intégrer les princesses à un environnement contemporain, mais elle était prête à tenter sa chance par loyauté envers un personnage en particulier. Elle raconte : « Techniquement, Vanellope est une princesse, mais elle n’a jamais vraiment été assimilée à la royauté Disney. Il n’y a aucune raison que cette petite princesse en pull à capuche n’ait pas sa place au sein de cette grande famille ! C’est une vraie princesse, ma princesse ! J’aimais l’idée de l’introduire dans ce club. » 

Pamela Ribon a fait des recherches et s’est rendue compte qu’une princesse Disney digne de ce nom devait posséder au moins une qualité particulière. Elle explique : « Quand j’ai vu toutes ces princesses et toutes leurs histoires, j’ai voulu être certaine d’avoir tout compris. J’ai donc demandé quelles princesses avaient été kidnappées, lesquelles avaient été empoisonnées, et auxquelles on avait jeté un sort. » 

En découle une scène qui réunit toutes les princesses dans la même pièce pour la première fois dans l’histoire du studio. Pamela Ribon a multiplié les clins d’œil à leurs histoires personnelles à travers des dialogues qui rendent hommage à ces personnages emblématiques avec humour et une taquinerie bienveillante. 

Les cinéastes ignoraient si la scène fonctionnerait. Clark Spencer raconte : « Tout le monde s’est tourné vers moi pour me demander si je pensais que c’était envisageable. Il n’y avait pour moi qu’une chose à faire : écrire la scène, la storyboarder, la tourner et la soumettre au public. S’il riait et la trouvait formidable, on la mettrait dans le film ; dans le cas contraire, nous aurions la satisfaction d’avoir essayé. Nous voulions que les spectateurs découvrent la scène telle qu’elle avait été imaginée par l’équipe en charge de l’histoire. » 
« Songez-y : toutes les princesses Disney réunies dans la même pièce !
Je ne crois pas que l’on puisse faire mieux.
»
- Idina Menzel, voix d’Elsa (LA REINE DES NEIGES) dans la V.O. 
Évidemment, la séquence a remporté un franc succès. Le réalisateur Phil Johnston déclare : « L’idée de mesurer Vanellope à toutes les princesses Disney était en soi hilarante compte tenu de la nature franche et intrépide du personnage et de son attitude décontractée. Avec le temps, la scène a considérablement évolué afin de servir au mieux l’histoire, ce qui était impératif. Et comme Vanellope est en train d’entrer dans l’âge adulte, sa rencontre avec les princesses fait partie intégrante de son évolution personnelle dans le film. » 

Vanellope fait elle aussi forte impression chez les princesses en leur montrant le charme d’une tenue un peu plus décontractée. C’est à Ami Thompson, la directrice artistique en charge des personnages, qu’il a incombé de moderniser les tenues de ces personnages cultes. Elle confie : « Je n’arrive toujours pas à croire que j’ai dû concevoir des tenues décontractées pour les princesses Disney ! Nous voulions leur donner un style moderne qui reflète le parcours de chacune d’entre elles. Cendrillon porte ainsi un tee-shirt imprimé d’une citrouille transformée en carrosse sur lequel est inscrit G2G pour « Got to go » (« Je dois filer »). Il y a une pomme imprimée sur le jean de Blanche-Neige. Et le haut de Merida représente un ours souligné de l’inscription « Maman ». Chaque pièce est branchée et surprenante, que ce soient les tee-shirts dans le style de ceux des fans de groupes de rock, les chemises à carreaux ou bien les tee-shirts de motards. » 

Sur le haut de la princesse Aurore, on peut lire « Reine de la sieste » ; sur celui de Pocahontas on voit un motif de loup hurlant à la lune ; et sur celui de Elsa « Just Let It Go », une allusion à la chanson « Libérée, délivrée ». Le haut de Blanche-Neige est décoré d’une pomme empoisonnée. Ami Thompson explique : « Il est écrit « poison » et le « p » est un peu dégoulinant, avec un graphisme qui rappelle les films d’horreur des années 50. Cela crée un tel contraste avec les robes sophistiquées que l’on a l’habitude de voir chez les princesses que nous nous sommes demandé si on était dans le camp des princesses en robe ou dans celui inspiré des vêtements confortables et décontractés de Vanellope ! » 
« Je suis une fille qui vit à la fois pour le confort et le luxe. Je ne ressens pas le besoin de choisir, c’est en fonction du moment. »
- Anika Noni Rose, voix de Tiana (LA PRINCESSE ET LA GRENOUILLE) dans la V.O. 
Pour les aider à donner vie à ces personnages emblématiques, les cinéastes ont fait appel aux authentiques voix originales des princesses Disney. Ces retrouvailles royales ont rassemblé Irene Bedard (Pocahontas dans POCAHONTAS, UNE LÉGENDE INDIENNE), Kristen Bell (Anna dans LA REINE DES NEIGES), Jodi Benson (Ariel dans LA PETITE SIRÈNE), Auli’i Cravalho (Vaiana dans VAIANA, LA LÉGENDE DU BOUT DU MONDE), Linda Larkin (Jasmine dans ALADDIN), Kelly Macdonald (Merida dans REBELLE), Idina Menzel (Elsa dans LA REINE DES NEIGES), Mandy Moore (Raiponce dans RAIPONCE), Paige O’Hara (Belle dans LA BELLE ET LA BÊTE), Anika Noni Rose (Tiana dans LA PRINCESSE ET LA GRENOUILLE) et Ming-Na Wen (Mulan dans MULAN). Phil Johnston commente : « Nous avons réussi à réunir toutes les actrices qui sont encore parmi nous aujourd’hui. Lors de l’enregistrement, nous avons invité chacune d’entre elles à rencontrer les animateurs afin qu’elles puissent leur parler de leur personnage. » 

Pour la version française l’équipe artistique a également réussi pour cette belle séquence à réunir la plupart des comédiennes qui avaient prêté leur voix aux princesses Disney. On retrouve ainsi Bérénice Bejo (Merida dans REBELLE), Valérie Karsenti (Mulan dans MULAN), Mathilda May (Pocahontas dans POCAHONTAS), Cerise Calixte (Vaiana dans VAIANA, LA LÉGENDE DU BOUT DU MONDE), Maeva Meline (Raiponce dans RAIPONCE), Victoria Grosbois (Jasmine dans ALADDIN), Marie Galy (Ariel dans LA PETITE SIRENE), Emmylou Homs (Anna dans LA REINE DES NEIGES). 

Rich Moore ajoute : « C’était fascinant de découvrir à quel point les personnages sont le reflet de leurs interprètes. Ces actrices ont un lien très fort avec leur personnage, et les entendre nous en parler a été très émouvant. » 

Dave Komorowski, responsable des personnages, précise que malgré l’existence déjà établie de chaque princesse, les artistes ont dû creuser profondément pour rendre hommage à leur aspect original. Il explique : « Avec ces personnages, il y avait des règles préétablies. Nous avons donc dû faire appel à des experts pour tout ce que nous faisions. Nous avons prêté une grande attention à ce qu’elles font dans les films. Pocahontas, par exemple, est entourée d’un courant d’air magique qui fait constamment voler ses cheveux, et Raiponce est assise sur une chaise faite à partir de ses propres cheveux. » 
« Au fil des années, j’ai eu le plaisir de rencontrer et de me lier d’amitié avec de nombreuses princesses légendaires ! C’est un honneur de faire partie d’une si belle sororité de femmes si fortes et intelligentes. »
- Irene Bedard, voix de Pocahontas (POCAHONTAS) dans la V.O. 
Pour Kira Lehtomaki, coresponsable de l’animation, assurer l’authenticité de chaque princesse était gratifiant et inspirant. Elle explique : « En fait, nous avions un laboratoire Princess Palooza au studio où nous avons travaillé tous ensemble pour reconstruire ces personnages par ordinateur. Ici, chez Disney, la recherche est la clé. Nous sommes donc tous allés au royaume enchanté de Disneyland pour parler à ces dames en personne. » 

Disneyland a évidemment investi depuis des années dans la recherche pour mettre en valeur les personnages dans les parcs qui ravissent les visiteurs du monde entier. Chaque détail, du port de tête d’une princesse à la façon dont elle marche et sourit, fait partie de ce que les clients vivent chaque jour. Kira Lehtomaki continue : « Nous avons posé beaucoup de questions. Nous avons appris les gestes qui leur sont propres, leurs petites manies. Ils nous ont beaucoup apporté. » 

L’équipe a également pu compter sur les conseils de Mark Henn. Kira Lehtomaki explique : « C’est le superviseur de l’animation original de six des princesses : Ariel, Belle, Jasmine, Mulan, Pocahontas et Tiana. Dans LA REINE DES NEIGES, il a participé à la création d’Anna et Elsa. En outre, Mark nous a confié que CENDRILLON était le film qui l’avait poussé à devenir animateur. Personne ne connaît ces personnages mieux que lui. Il passait toutes les scènes du film au peigne fin pendant les rushs pour s’assurer que nous restions fidèles à ce que sont ces femmes. Il venait aussi dans nos bureaux et laissait des petites illustrations pour suggérer des poses ou des choix d’actrices, c’étaient vraiment de petites pépites tirées de son cerveau d’expert. Il a fait de l’animation dessinée à la main pour nous aider, nous apprendre et nous inspirer. » 

Mark Henn, qui a travaillé en tant que superviseur de l’animation dessinée à la main sur le film, déclare : « Les princesses sont toujours les personnages que l’on adore, on les voit simplement sous un autre angle. La clé était de trouver l’équilibre. Elles sont en coulisses, un endroit où elles peuvent se comporter comme des filles normales et simplement passer du temps ensemble, mais nous devions tout de même conserver leurs personnalités. » 

Mais cela ne voulait pas dire que les réalisateurs n’avaient pas le droit de s’amuser avec cette scène. Mark Henn continue : « Elles confessent leurs failles et leurs défauts. Aurore ne peut s’empêcher de s’assoupir et Ariel ne peut réfréner son envie de chanter à chaque fois que ses émotions prennent le dessus. Et personne ne comprend Merida : ‘Elle vient de l’autre studio’, chuchotent les autres princesses à Vanellope. » 
« Ce que je préfère, c’est cet humour d’initié ironique très amusant. C’est vraiment drôle, mais d’une manière respectueuse et aimante. L’équilibre est parfait. »
- Paige O’Hara, voix de Belle (LA BELLE ET LA BÊTE) dans la V.O. 
Kira Lehtomaki explique que les animateurs ont étudié les films originaux et adopté plusieurs des poses qu’ils y ont observées. Elle déclare : « Il y a énormément de moments emblématiques auxquels nous voulions rendre hommage. Chaque princesse devait être familière - certains mouvements sont subtils et d’autres font en sorte que le public se souvienne exactement du moment auquel nous faisons référence. Que ces dames soient ou non au premier plan d’une scène en particulier, nous voulions nous assurer qu’elles soient toujours fidèles à ce qu’elles sont. » 

Le décor des coulisses souligne le ton décontracté de la scène. On peut voir un épais tapis blanc (qu’il a été difficile de restituer) ainsi que des poufs confortables, un canapé en forme de S et des coussins. La palette de couleurs est composée de roses, de violets et de bleus et chacune des princesses a sa propre coiffeuse, que les cinéastes ont décorée d’après son style. Jon Krummel, superviseur de la modélisation des environnements, explique : « L’astuce consistait à rendre chacune des 14 coiffeuses uniques. On a dû décorer chacune d’entre elles avec des accessoires appropriés. » 

Larry Wu, responsable des environnements, ajoute : « Belle a un tas de livres, Raiponce a sa boîte de peinture, Ariel a un candélabre avec des fourchettes, Merida a des petits ours en peluche et la Belle au bois dormant a son fuseau. » 
« J’adore voir les princesses pendant leur temps libre, détendues et décontractées. Jamais on ne les aurait imaginées comme ça ! Cela nous donne un aperçu plus profond de leur vie et permet de jeter un coup d’œil derrière le rideau. »
- Mandy Moore, voix de Raiponce (RAIPONCE) dans la V.O. 
Selon Brian Leach, le directeur de la photographie en charge de l’éclairage, les artistes ont traité les séquences des princesses comme leurs homologues l’ont fait dans les films originaux. Il explique : « Nous essayons toujours de rendre nos personnages séduisants, mais ces scènes ont fait l’objet d’une attention toute particulière. La lumière est douce, chaleureuse. Plus elles se détendent et profitent du confort de la pièce, plus il fait chaud. » 

DESTINATION WEB 
À LA CONQUÊTE D’INTERNET 

Après avoir exploré l’univers rétro des jeux d’arcade dans LES MONDES DE RALPH, les cinéastes ont décidé d’emmener leurs héros dans une toute nouvelle direction pour cette deuxième aventure. Le producteur Clark Spencer explique : « L’idée de situer l’action au cœur de l’Internet s’est rapidement imposée. Nous n’avons même pas envisagé autre chose. L’univers ultramoderne de l’Internet nous permettait non seulement de créer un contraste intéressant avec le premier film, mais également d’explorer des possibilités illimitées. Il nous donnait l’occasion de personnifier des sites marchands, des réseaux sociaux et des moteurs de recherche, et de donner à voir aux spectateurs les rouages d’un monde qui leur est très familier. » 

Pour Rich Moore, réalisateur du film, ces possibilités étaient à la fois passionnantes et terrifiantes. « Nous n’avions pas vraiment conscience des difficultés qui nous attendaient. C’était l’univers idéal pour l’histoire que nous voulions raconter, mais il a fallu définir son esthétique et l’identité de ses habitants. » 

Il poursuit : « Il était très important à nos yeux de créer un monde à la fois vaste et détaillé. Le plus difficile pour moi a été de parvenir à donner vie à un univers simple et cohérent au service de l’histoire. » 

Le superviseur technique Ernest J. Petti estime même que créer un monde Internet cohérent représentait un grand défi. Il déclare : « L’échelle même du film est titanesque, avec ses milliers de bâtiments et ses foules de personnages – les plans avec les plus petites foules du film montrent plus de personnages à l’écran que les plus grandes des films précédents. Il y a des écrans dynamiques sur les bâtiments avec des images en mouvement. Créer tout cela a été une entreprise énorme. » 

Scott Kersavage, superviseur des effets visuels, ajoute : « Notre plus petit bâtiment est de la taille de l’Empire State Building. Nous avons dû faire beaucoup de tests préliminaires en ce qui concerne la puissance des ordinateurs pour déterminer si nous pouvions développer un monde d’une telle échelle. » 

Il poursuit : « Nous avons fait beaucoup de recherches pour créer un sentiment d’infini. Les extensions de décors étaient extrêmement précieuses et si Ralph détruit bel et bien l’Internet, il nous fallait savoir à quoi cela ressemblerait. C’est de la destruction, oui, mais ça ne ressemble à rien de ce qui a déjà été fait. » 

BÂTIR TOUT UN MONDE 

La question qui hantait les esprits se résume à celle-ci : par où commencer ? L’équipe a dû tenir compte de l’esthétique établie dans LES MONDES DE RALPH, comme l’explique le chef décorateur Cory Loftis : « Ralph et Vanellope vivent toujours dans l’univers du film original, il a donc fallu trouver des passerelles entre ces deux mondes. Dans le premier opus, chaque jeu avait un style distinct, qu’il s’agisse de Fix-It Félix Jr., de Hero’s Duty ou de Sugar Rush. C’est également le cas dans ce film car ces endroits existent toujours. » 

Il poursuit : « L’Internet est un nouveau monde avec sa propre esthétique, son langage visuel et sa palette de couleurs. Nous avons imaginé une ville infinie, sans limites, où de nouvelles constructions voient sans cesse le jour au-dessus des vieux bâtiments. Notre vision de l’Internet est celle, au-delà d’une ville, d’une planète tout entière composée, à l’image de la Terre, de plusieurs strates. Les tout premiers sites web constituent le noyau de cette planète, et plus on remonte vers la surface, plus les sites sont récents et modernes. Tous sont cependant enracinés dans le système d’origine. Et puisque nous sommes littéralement connectés à Internet par des câbles, il nous a semblé logique de relier tous les bâtiments de cet univers entre eux. » 

Pour ce qui est de l’apparence de la « planète web », les artistes se sont cependant éloignés du monde réel - comme pour la fameuse multiprise du premier film - car aux yeux des spectateurs, Internet est représenté par des appareils mobiles et des applications dernière génération. Cory Loftis commente : « L’esthétique prédominante est très graphique et s’étend désormais à pratiquement tous les systèmes, nos applications ont ainsi toutes un logo carré aux coins arrondis, à la fois emblématique et épuré. Leurs couleurs sont vives mais pas nécessairement primaires, même si le cyan et le magenta sont les plus répandues. C’est à partir de ces éléments que nous avons mis au point notre version de l’Internet. » 

Pour créer cet environnement tentaculaire, les artistes se sont inspirés de grandes villes telles que New York, Shanghaï et Dubaï. Larry Wu, en charge des environnements, déclare : « Nous tenions à ce que d’imposants buildings dominent les Cybériens. Chaque bâtiment représente un site web : plus il est grand, plus le site est important. Chacun de ces édifices se compose d’éléments flottants qui créent une impression de fluidité et soulignent le fait qu’Internet est vivant et en perpétuelle évolution. » 

Comme l’explique Larry Wu, l’équipe a ajouté aux plans qui se situent au niveau du trottoir des feux de circulation, des bancs, des kiosques, des petits stands de café et une sphère verte de temps en temps pour représenter la verdure. « Ces détails donnent vraiment l’impression qu’il s’agit d’une ville. Ils lui donnent réellement vie. » 

Brian Leach, directeur de la photographie en charge des éclairages, et son équipe ont apporté encore plus de vie à cet environnement dynamique. Il explique : « Le soleil ne se couche jamais sur Internet. Les lumières sont toujours allumées. » 

Les artistes en charge de l’éclairage ont été engagés très tôt pour rattacher les lumières aux bâtiments d’une façon spécifique et permanente. Brian Leach précise : « Nous voulions que les lumières fassent partie du décor, de sorte que lorsque le bâtiment ou l’objet apparaît dans un plan, il est aussi facile d’allumer ces lumières que d’appuyer sur un interrupteur. Cela rend l’éclairage aisément utilisable pour chaque plan. » 

Pour montrer l’étendue et la taille de l’Internet, Nathan Detroit Warner, directeur de la photographie en charge du layout, et son équipe, ont décidé de tourner comme ils l’auraient fait en utilisant un drone ou un hélicoptère. Il explique : « C’est comme cela que vous parvenez à faire en sorte qu’une ville - ou Internet dans notre cas - semble très vaste. En même temps, nous faisons des changements d’élévation pour que le public réalise qu’il y a des couches superposées et que le niveau de la rue n’est pas nécessairement le véritable niveau du sol. » 

MÉLANGER LIEUX RÉELS ET IMAGINAIRES 

L’Internet ne serait pas complet sans ses centaines de sites Web. Les artistes se sont efforcés de trouver des moyens de rendre les sites du film reconnaissables. Matthias Lechner, directeur artistique en charge des environnements, explique : « Nous avons étudié les véritables sites web existants, leur graphisme, leurs polices d’écriture et même leurs publicités. Le résultat final n’est pas une copie conforme de la Toile mais il est inspiré de nos recherches. » 

L’un des principaux défis auquel les cinéastes ont été confrontés lors de la création de cet univers a été de ne laisser aucun doute possible dans l’esprit des spectateurs quant à l’endroit où ils se trouvent. Rich Moore déclare : « Nous avons pris très tôt la décision de créer nos propres sites web tels que BuzzzTube, quelques jeux en ligne ainsi que le moteur de recherche M. Jesaistout. Nous voulions également que le public reconnaisse cet univers en un instant, c’est pourquoi nous avons intégré des sites tels qu’eBay, qui joue un rôle majeur dans l’histoire puisque c’est là que Ralph et Vanellope se rendent pour acquérir la fameuse pièce de rechange dont ils ont besoin. » 

Les sites réels 

Les cinéastes ont commencé par déterminer à quoi ressemblerait un site comme eBay dans leur vision d’Internet. Matthias Lechner raconte : « Au lieu d’enchérir sur une page Web, nous avons des Cybériens commissaires-priseurs qui essaient de vendre les objets répertoriés sur le site. D’innombrables enchères ont lieu en même temps afin de mettre en évidence l’ampleur du site. » 

Larry Wu, responsable des environnements, ajoute : « C’est comme un grand magasin-entrepôt - comme Costco ou Best Buy -, des lieux très lumineux. Nous avons conçu des rangées de kiosques qui représentent les commissaires-priseurs. » 

Les réalisateurs y ont inclus des caméos d’Amazon, d’Instagram et de Snapchat, entre autres, et même de sites internationaux, pour ajouter de l’authenticité. Rich Moore déclare : « On nous demande souvent comment nous nous y sommes pris pour personnifier ces sites web. La réponse est simple : nous nous sommes tout simplement lancés en acceptant comme à notre habitude de prendre des risques pour rendre cet univers le plus crédible possible. » 

Clark Spencer précise : « Comme pour tous nos films, nous nous sommes assurés que tout ce qui apparaît à l’image est fidèle à la réalité et que rien ne va à l’encontre d’aucune loi ni d’aucun droit de propriété intellectuelle. » 

Étant donné l’importance du graphisme dans la création d’un monde vaste et crédible comme le serait une ville dans le monde réel, les réalisateurs ont anticipé le besoin d’adapter le film à un public international. Ernest J. Petti, superviseur technique, déclare : « Les sites Web qui sont populaires dans certains endroits peuvent ne pas l’être dans d’autres. Nous voulions pouvoir adapter certains aspects du film en fonction du territoire. C’est la première fois qu’on a pu créer un pipeline dédié avant même d’avoir commencé. » 

Scott Kersavage, superviseur des effets visuels, ajoute : « Le pipeline nous a permis de marquer tout ce qui comporte un panneau ou un nom et de choisir dans quelle langue nous voulions le texte. Nous avons senti très tôt qu’Internet étant quelque chose d’international, il faudrait créer un monde international. C’est donc délibérément que nous avons produit un contenu de nature mondiale. Le principe était que nous aurions moins de choses à changer plus tard pour l’adapter aux différents marchés et qu’au moment de réaliser ces changements, ce serait plus simple. » 

BuzzzTube 

Les artistes ont été mis au défi de créer un espace pour que la créatrice de tendances Yesss, qui est toujours à la pointe, le soit toujours à la sortie du film. Le chef décorateur Cory Loftis explique que l’équipe a commencé par réfléchir à l’endroit où les gens vont pour découvrir de nouvelles choses. Il raconte : « Nous avons regardé des défilés de mode, des expos de galeries d’art et des concerts. Ces événements, lieux et performances se soucient beaucoup de l’aspect, de l’image et du sentiment qu’elles créent, tout y est très théâtral. Nous avons donc intégré un éclairage de scène dans le design de BuzzzTube avec beaucoup de marques car Yesss voudrait se distinguer de tout le monde. » 

Cory Loftis et son équipe se sont penchés sur les couleurs qu’ils avaient vues lors de concerts, et lorsqu’il a été question de la forme du bureau de Yesss, ils ont utilisé le nom de son site. Il explique : « Nous avons pensé qu’avec Buzzz, nous pourrions jouer avec le Z ou avec l’idée du nid d’abeilles. Nous avons réalisé que Ralph devient une star chez BuzzzTube et qu’une étoile est parfaitement adaptée à une forme en nid d’abeille, et tout a commencé à prendre forme. On a fini avec du bleu, du magenta, du doré et des formes octogonales. » 

Slaughter Race, « la course infernale » 

Le jeu de course automobile en ligne qui attire l’attention de Vanellope se déroule dans un monde apocalyptique où se côtoient des joueurs à la première personne et des personnages du jeu. Parmi l’équipe de base des personnages de Slaughter Race, on retrouve Shank, la chef d’une équipe de course de rue qui comprend ses compagnons Butcher Boy, Little Debbie, Pyro et Felony. Larry Wu, responsable des environnements, explique : « Slaughter Race devait être un endroit dangereux. Mais c’est également un lieu très excitant, surtout pour Vanellope, car il n’y a aucune règle. » 

Brian Leach, directeur de la photographie chargé de l’éclairage, explique que Slaughter Race a nécessité une approche particulière de la mise en lumière. « C’est un environnement rude et toxique où nous avons supprimé tous les tons bleus pour intégrer une couleur jaune-orange granuleuse tout au long de la séquence. On voit le ciel, mais au lieu d’être bleu et attirant, même lui penche vers le jaune. » 

Mais Brian Leach et son équipe ont dû faire preuve de souplesse. Il raconte : « Lorsque Vanellope se met à chanter, on sort complètement de ces teintes jaunâtres car c’est un moment très théâtral. Les couleurs sont très lumineuses et saturées parce que nous voyons la scène à travers ses yeux, et que pour elle, c’est un moment parfait. » 

Si l’environnement de Slaughter Race est important, c’est l’action qui ravit le cœur de Vanellope. Nathan Detroit Warner, directeur de la photographie en charge du layout, connaît bien la course automobile, il lui a donc été demandé de faire une présentation à l’équipe en expliquant ce qui, selon lui, ferait une bonne scène de course de voiture. Il raconte : « J’ai regardé environ 18 heures de courses en un week-end. Aucun être humain ne devrait faire ça, ce n’est pas bon pour le système nerveux ! J’ai rassemblé environ 22 minutes d’images et j’ai dit : « Voilà ce que j’aime. » Peu importe qu’une voiture roule à 50 km/h si elle est filmée d’une façon qui semble rapide. Il faut que ce soit cinétique et intelligent. » 

AGENTS TRÈS SPÉCIAUX : CODE U.N.C.L.E., RUSH et BABY DRIVER font partie des films qui ont fasciné Nathan Detroit Warner. Jeremy Fry, le cascadeur hollywoodien qui tient le volant dans BABY DRIVER en tant que cascadeur et chorégraphe des cascades, a donc été invité au studio. Nathan Detroit Warner raconte : « Je lui ai montré ma présentation et lui ai demandé de me dire ce qui pouvait et ne pouvait pas être fait dans la vie réelle. Il pensait que l’on pouvait faire absolument ce qu’on voulait puisqu’on se trouvait dans un univers virtuel, mais je lui ai expliqué que je voulais ancrer le film le plus possible dans la réalité. » 

Nathan Detroit Warner a également accompagné l’équipe d’animation lors d’une excursion au circuit international de Willow Springs. Il se souvient : « Je pense que ça les a aidés à comprendre que même à 80 km/h, c’est rapide. Cela leur a permis d’observer notamment la manière dont le poids des véhicules se déporte dans les virages. » 

Scott Kersavage, superviseur des effets visuels, ajoute : « Nous avons installé des caméras embarquées sur les voitures et embauché un instructeur pour nous enseigner la conduite acrobatique. Sentir physiquement la voiture faire des tête-à-queue et déraper fait une énorme différence. Je pense que cela se voit vraiment dans la performance d’acteur, qui est assez incroyable du fait de la complexité de l’animation réalisée et des effets spéciaux. » 

Cesar Velazquez, responsable de l’animation des effets, et son équipe ont amplifié visuellement l’action. Il raconte : « Nous avons opté pour des effets ultra-réalistes. Il y a des panaches de fumée, de la brume, des flammes et des explosions qui peuvent survenir à tout instant, et puis l’air est sale. Au cours de la grande course durant laquelle Vanellope fait étalage de ses compétences contre Shank, l’une dans une voiture de sport et l’autre dans une voiture de rue trafiquée, nous avons ajouté beaucoup de fumée et des pneus brûlants car les véhicules dérapent à chaque virage. On peut voir des débris voler dans les airs, des traces de pneus sur la route, et puis beaucoup de destruction et un pont routier en feu. » 

Finalement, Nathan Detroit Warner et son équipe ont placé 100 caméras sur le décor et ont filmé la course-poursuite sous tous les angles, livrant 1 000 plans à Jeremy Milton, le monteur. Le producteur Clark Spencer résume : « Le résultat final est du jamais vu dans l’histoire du cinéma d’animation. » 

Dark Net 

Bien décidé à garder intacte son amitié avec Vanellope, Ralph se dirige vers le Dark Net pour parler du virus à quelqu’un. Larry Wu, responsable des environnements, déclare : « C’est le dessous sombre et délabré d’Internet. C’est une ruelle obscure où tout est sale et repoussant. Des types à capuche vendent des trucs louches à tous les coins de rue. Les citoyens du Net y achètent des produits sous le manteau. L’appartement de Double Dan est comme une pharmacie, un dispensaire d’herbes médicinales. Il a des fioles de virus et de petits insectes rampants qui ressemblent à des puces informatiques. » 

Selon Brian Leach, le directeur de la photographie en charge de l’éclairage, l’existence du Dark Net a permis au film de placer la barre encore plus haut. Il s’explique : « Avoir des moments plus sombres, noirs ou mêmes plus glauques à juxtaposer avec le monde lumineux d’Internet aide à rendre les moments colorés encore plus vivants. » 

L’idée que Ralph veuille utiliser un virus dans le film a demandé beaucoup de réflexion et de recherche sur les virus informatiques. Cesar Velazquez s’interroge : « Comment illustrer visuellement un virus ? Est-ce un robot ? Est-ce métallique ? Est-ce fait de fumée ? De lumière ? Nous avons dû déterminer quel langage visuel utiliser. Ensuite, il a fallu trouver un moyen de relier visuellement tout ce qu’il touche au virus lui-même. Nous voulions trouver un motif simple avec une couleur ou une forme qui pourrait s’étendre à tout l’environnement. Et tout cela devait être lié à Ralph lui-même, parce que c’est lui qui déclenche tout cela. » 

LE VOLUME À FOND 
LES CHANSONS ET LA MUSIQUE 

Les cinéastes des studios d’animation Disney connaissent depuis longtemps la capacité de la musique à soutenir et magnifier l’art de raconter des histoires. Pour RALPH 2.0, les réalisateurs Rich Moore et Phil Johnston ont fait appel à Alan Menken (LA PETITE SIRÈNE, ALADDIN et REBELLE) véritable légende chez Disney pour écrire la musique ainsi qu’à Sarah Silverman (la voix de Vanellope) et Gal Gadot (la voix de Shank) pour interpréter la chanson « La course infernale » dans le film. Le compositeur Henry Jackman (LES MONDES DE RALPH, LES NOUVEAUX HÉROS, CAPTAIN AMERICA : CIVIL WAR) a signé la musique originale. Le film présente également des chansons originales : « Zero », écrite et interprétée par Imagine Dragons, et « In This Place », - l’autre chanson du générique de fin - une version pop de « La course infernale », interprétée par Julia Michaels. 

« LA COUSRE INFERNALE » 

Le réalisateur Phil Johnston, qui a coécrit les paroles de cette chanson, explique : « Nous avons cherché des façons de compléter l’arc dramatique et émotionnel de Vanellope de sorte qu’elle puisse s’épanouir. Toutes les princesses Disney classiques savent une chose : si tu sais ce que tu veux et que tu crois en tes rêves, alors tu chantes ! » 

Sarah Silverman commente : « Vanellope apprend des autres princesses Disney qu’elle doit avoir une quête, un souhait - un désir - et qu’elle doit exprimer ce désir par la chanson. Vanellope essaie, mais ça ne lui vient pas à l’esprit… jusqu’au moment où ça arrive ! » 

Sarah Silverman a bien sûr chanté la chanson avec la voix si particulière de Vanellope. Elle raconte : « C’est une expérience complètement autre que lorsque je chante avec ma voix. Ce qui est dingue, c’est que Vanellope semble avoir une gamme vocale plus large. Comment est-ce possible ? D’une façon ou d’une autre, en tout cas, ça l’est. » 

Dans la lignée des chansons classiques de Disney comme « Un jour mon prince viendra », « Partir là-bas » et « L’Air du vent », la chanson illustre le désir de Vanellope de faire partie du monde extérieur, de grandir en tant que pilote et en tant que personne. Tom MacDougall, le vice-président exécutif en charge de la musique chez Disney, qui a coécrit les paroles avec Phil Johnston, explique : « C’est drôle que Vanellope chante, et c’est vrai que les paroles sont inattendues, mais la musique n’a pas été conçue pour être une blague. On a toujours voulu que ce soit vrai et que ça sonne juste. » 

Ils se sont donc naturellement tournés vers Alan Menken, auteur-compositeur-interprète plusieurs fois primé, pour composer la musique. Celui-ci est notamment connu pour avoir composé la musique originale et les chansons de LA PETITE SIRÈNE, LA BELLE ET LA BÊTE, POCAHONTAS et ALADDIN et a remporté des Oscars pour des chansons telles que « Under the Sea » (« Sous l’océan »), « Beauty and the Beast » (« La Belle et la Bête/Histoire éternelle »), « Colors of the Wind » (« L’Air du vent ») et « A Whole New World » (« Ce rêve bleu »). Phil Johnston déclare : « Qu’Alan Menken écrive une chanson pour notre film est un rêve fou qui devient réalité. » 

Sarah Silverman ressent la même chose : « Travailler avec Alan Menken, qui – en plus d’écrire certaines des chansons les plus emblématiques de Disney, a aussi écrit ma comédie musicale préférée, « Little Shop of Horrors » – et apprendre à le connaître a été l’un des plus grands moments de ma carrière. » 

L’équipe a également fait appel à Gal Gadot pour interpréter la chanson avec la voix de Shank dans la V.O. Elle explique : « La chanson parle de Vanellope qui se trouve à un carrefour de sa vie. Elle est tombée amoureuse de Slaughter Race, a trouvé en Shank la figure de grande sœur qu’elle cherchait, créant une relation totalement différente de celle qu’elle a avec Ralph, et cet endroit l’a amenée à s’interroger sur la vie qu’elle mène. » 

Gal Gadot poursuit : « C’était vraiment amusant. J’ai beaucoup aimé travailler avec Phil Johnston, Rich Moore et Tom MacDougall. C’était la première fois que je chantais dans un film, j’étais un peu nerveuse, mais ce sont d’excellents coach ! J’espère que tout le monde aimera le résultat final autant que moi. » 

« ZERO » 

Imagine Dragons, le groupe primé aux Grammy Awards à l’origine des succès récents « Natural » et « Whatever It Takes », a écrit et enregistré la chanson du générique de fin, « Zero ». Celle-ci traite des difficultés que Ralph rencontre dans son amitié grandissante avec Vanellope. 

D’après Dan Reynolds, le chanteur d’Imagine Dragons, les thèmes émotionnels du film se reflètent dans la chanson. Il explique : « Il s’agit d’un film qui arrive à point nommé à bien des égards et s’inscrit totalement dans notre époque, au sens où il aborde certaines des questions d’identité et de solitude propres à cette génération Internet. Le combat intérieur de Ralph pour s’accepter tel qu’il est a vraiment résonné en nous, et c’est ce dont parle cette chanson. » 

Le réalisateur Rich Moore commente : « C’est un choix audacieux pour une chanson de générique de fin parce qu’elle parle de quelqu’un qui a le sentiment d’être un raté ; quelqu’un qui n’a jamais cru avoir de la valeur et ne se définit qu’à travers une seule amitié. Et lorsque cette amitié est menacée, cela l’ébranle énormément. » 

Phil Johnston ajoute : « C’est un sentiment que tout le monde comprend, mais la chanson nous rappelle que nous ne sommes pas seuls. Imagine Dragons parle du thème du film d’une manière qui donne envie de danser ! » 

Dan Reynolds reprend : « La chanson a en quelque sorte un caractère double, avec des paroles parfois profondes et une instrumentale plutôt enjouée. Le résultat a un ton un peu doux-amer qui semblait approprié étant donné la complexité du personnage de Ralph. » 

LA MUSIQUE 

La mission d’Henry Jackman était de créer une ambiance musicale qui rappelle celle du premier film tout en embrassant la nouvelle histoire et le monde vaste et inexploré d’Internet, dans lequel Ralph et Vanellope doivent naviguer pour récupérer l’élément qui leur permettra de sauver le jeu de cette dernière. 

Le réalisateur Rich Moore déclare : « Je pense que cette nouvelle musique est la meilleure œuvre d’Henry. C’est un compositeur extraordinaire ainsi qu’un musicien et un auteur vraiment brillant. L’émotion qu’il apporte est profonde, réfléchie et drôle. » 

Phil Johnston ajoute : « Henry est un compositeur très contemporain mais il n’a pas peur d’utiliser des éléments électroniques, des synthétiseurs ou un orchestre traditionnel. Il était important pour lui que la musique soit plus grandiose encore que pour le premier film, tout en s’assurant qu’elle conserverait le même ADN. Lorsque nous travaillions avec lui, il nous faisait parfois remarquer qu’une nouvelle musique était inspirée des MONDES DE RALPH. Il n’arrive pas souvent qu’un compositeur soit capable de revenir à son travail précédent pour le développer. » 

Henry Jackman déclare : « LES MONDES DE RALPH est l’un des meilleurs films d’animation de ces dernières années et j’étais vraiment fier de la partition. Qu’est-ce qui fait que celui-ci est différent ? On est passé du jeu d’arcade à Internet. Même si nous avons pu conserver une partie de l’identité originale, nous avons dû créer et intégrer une nouvelle dimension. Il y a une distinction entre l’électronique du jeu d’arcade et l’électronique d’Internet, qui est plus moderne et a donc un son plus contemporain. » 

Pour alimenter son imagination, les réalisateurs ont fait visionner une scène clé du nouveau film à Henry Jackman. Il raconte : « Il s’agissait d’une incroyable séquence visuelle de quatre minutes dans laquelle les personnages principaux sont propulsés dans Internet. C’était très inspirant de voir ce que cela signifiait pour chacun d’eux. » 

Ralph est dépassé par Internet et veut régler le problème le plus rapidement possible alors que Vanellope découvre de toutes nouvelles possibilités. Phil Johnston observe : « Vanellope gagne en maturité dans ce film. Henry a donc repris son thème d’origine et l’a totalement transformé pour créer quelque chose de plus mûr, de plus posé. » 

Henry Jackman a conservé certains des thèmes d’autres personnages créés pour le premier film et a imaginé des thèmes inédits pour les nouveaux. Il explique : « Le tuba est parfait pour Ralph. Pour Yesss, qui est une VIP, je me suis orienté vers une musique de boîte de nuit teintée d’orchestre classique. » 

Pour Slaughter Race, Henry Jackman a rendu hommage aux arrangements pour cuivres des années 1970 en utilisant un saxophone et une trompette avec une guitare funk. Il précise cependant : « Nous avons introduit des basses un peu plus puissantes. Slaughter Race est un monde si différent que nous avons délaissé l’orchestre pour enregistrer une section de cuivres pop. » 

D’après Henry Jackman, les réalisateurs Rich Moore et Phil Johnston l’ont encouragé à se rapprocher du récit. Il raconte : « Ils visent juste à chaque fois. Ils me disaient : ‘Si c’est agressif, sois agressif ; si c’est émouvant, prends-le au sérieux ; si c’est inquiétant, ne te retiens pas ; donne tout ce que tu as’. » 

Le compositeur poursuit : « Il y a beaucoup de choses amusantes à découvrir, mais je pense que l’universalité vient du fait que c’est un archétype de l’histoire d’amitié. Derrière cette débauche de technologie et toutes ces images incroyables, il y a quelque chose de très solide sur le plan émotionnel et narratif. » 

« IN THIS PLACE » 

Les réalisateurs ont fait appel à l’auteure-compositrice-interprète Julia Michaels (« Issues ») pour interpréter la deuxième chanson du générique de fin, « In This Place », une version pop de « La course infernale ». 

Julia Michaels déclare : « Vanellope est l’un des personnages que je préfère dans RALPH 2.0. Elle est tout simplement incomprise et je pense que beaucoup de gens éprouvent ce sentiment et qu’ils passent leur vie à tenter de trouver leur force. Lorsqu’ils la trouvent, c’est vraiment beau. » 

Phil Johnston affirme : « Julia est vraiment parvenue à faire de cette chanson la sienne. Elle a pris les aspirations et le désir de Vanellope et les a traduits en quelque chose qu’elle ressent indéniablement. C’est une interprétation très personnelle de la chanson, on y sent son cœur et toute son âme. » 

Pour Tom MacDougall, les racines comiques de la chanson auraient pu être difficiles à convertir. Il explique : « Lorsque vous essayez de la traduire dans un arrangement plus contemporain, vous avez encore des paroles sur des bennes à ordures incendiées et des pneus de voiture enflammés. Mais Julia est une telle fan de Disney qu’elle voulait vraiment voir ce qu’elle pouvait trouver. Elle a réussi à extraire quelque chose de l’original qui fait que, même si vous n’avez pas entendu la première version, vous adorerez celle-ci. » 

Phil Johnston ajoute : « Nous lui avons montré 15 minutes du film. Elle a bien ri et je crois qu’elle a aussi pleuré deux fois. Elle a très facilement accès à ses émotions ! Et elle a finalement réussi à rendre hommage à la chanson tout en créant une véritable connexion. » 

La bande originale de RALPH 2.0 est disponible chez Walt Disney Records en version digitale et sera disponible en physique le 8 février 2019. 

1. “Zero” 
(Interprétée par Imagine Dragons) 
2. “La course infernale” 
(Interprétée par Sarah Silverman, Gal Gadot et le cast) 
3. “In This Place” 
(Interprétée par Julia Michaels) 
4. “Best Friends” 
5. “Circuit Breaker” 
6. “Pulling the Plug” 
7. “On the Rooftop” 
8. “The Big Idea” 
9. “The Internet” 
10. “M. Jesaistout & Spamley” 
11. “Site Seeing” 
12. “Checkout Fiasco” 
13. “Get Rich Quick” 
14. “Shank” 
15. “Hangin’ Out” 
16. “BuzzzTube” 
17. “Overnight Sensation” 
18. “Separate Ways” 
19. “Vanellope’s March” 
20. “Desperate Measures” 
21. “Don’t Read the Comments” 
22. “Growing Pains” 
23. “Double Dan” 
24. “Scanning for Insecurities” 
25. “Breaking Up” 
26. “Replicate-It-Ralph” 
27. “Operation Pied Piper” 
28. “Kling Kong” 
29. “The Meaning of Friendship” 
30. “A Big Strong Man in Need of Rescuing” 
31. “Letting Go” 
32. “Comfort Zone” 
33. “Worlds Apart” 

Exclusivement en numérique 

34. “La course infernale” (instrumental) 
35. “In This Place” (instrumental)

Source et copyright des textes des notes de production @ The Walt Disney Company France 

  
#Ralph2

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