jeudi 21 juin 2018

LOVE, SIMON










Drame/Comédie/Un film drôle, touchant et divertissant, qui traite de sujets délicats avec sensibilité

Réalisé par Greg Berlanti
Avec Nick Robinson, Jennifer Garner, Josh Duhamel, Katherine Langford, Alexandra Shipp, Logan Miller, Keiynan Lonsdale, Jorge Lendeborg Jr., Talitha Bateman...

Long-métrage Américain
Durée : 01h49mn
Année de production : 2017
Distributeur : Twentieth Century Fox France 

Date de sortie sur les écrans américains : 16 mars 2018
Date de sortie sur nos écrans : 27 juin 2018


Résumé : On mérite tous une première grande histoire d’amour. Pourtant pour Simon, c’est compliqué. Il a une vie normale, dans une famille qu'il adore et entouré d'amis extraordinaires, mais il garde pour lui un grand secret: personne ne sait qu’il est gay et il ne connait pas l’identité de son premier coup de cœur, avec qui il communique en ligne. Alors que son secret est menacé d’être révélé, la vie de Simon bascule dans une aventure aussi drôle que bouleversante... Ses amis prendront alors une place essentielle pour l’aider à changer sa vie et découvrir le premier amour.

Bande annonce (VOSTFR)



Extrait - Par Défaut (VOSTFR)


Ce que j'en ai penséLOVE, SIMON est un film qui parle directement au cœur de sa cible : les adolescents. Avec des thématiques autour de l'amitié, de la sexualité, des interactions dans le milieu scolaire, il trouve une voie directe pour leur adresser des messages. Mais l'avantage de ce long-métrage est que sa façon lumineuse d'aborder la vie des ados et son humour léger presque constant donnera aussi l'occasion aux adultes de découvrir une comédie romantique moderne et très mignonne. Il s'adresse donc en fait au plus grand nombre. 

Son réalisateur, Greg Berlanti, maîtrise ambiance et ton pour offrir une cohérence à sa narration. Sa mise en scène permet de mettre les sentiments, le ressenti intérieur des protagonistes et les situations en valeur. Il maintient un rythme constant et garde l'intérêt des spectateurs intact, bien que les ressorts scénaristiques de l'histoire soient au fond assez classiques. Malgré tout, le scénario aborde avec délicatesse les inquiétudes que les jeunes peuvent ressentir par rapport au fait de se dévoiler et de risquer d'être classé dans une catégorie sans moyen d'en sortir. Cette angoisse de l'enfermement, la peur de l'intolérance, ne voir qu'une partie de soi dans le regard des autres, sont autant de sujets abordés dans ce film et dans lesquels les spectateurs peuvent se retrouver. 

Les jeunes acteurs forment une bande d'amis à la dynamique équilibrée et crédible. 
Nick Robinson est impeccable dans le rôle de Simon Spier, parce qu'il est tout à fait convainquant avec sa bouille d'ado classique, sans problème a priori. Il nous transmet les doutes et l'anxiété vécue par son personnage. 



Katherine Langford, pour sa part, est très juste dans son interprétation de Leah Burke, la meilleure amie de Simon.




L'énergie et la bonne humeur d'Alexandra Shipp sont communicatives. Son personnage d'Abby Suso est super sympathique.




Jorge Lendeborg Jr. interprète Nick Eisner et rend son personnage attachant.

Logan Miller réussit à en faire des tonnes sans que son protagoniste, Martin Addison, devienne énervant. Il réussit une belle prestation.


Coté adultes, Jennifer Garner interprète Emily Spier, la mère de Simon, et Josh Duhamel, interprète Jack Spier, le père de Simon. Les deux acteurs forment un duo complémentaire. Ils savent mettre en avant, en peu de scène, les questionnements autour de l'éducation et les erreurs qui font partie du quotidien des parents.



Tony Hale, qui interprète Mr. Worth, et Natasha Rothwell, qui interprète Mme Albright, font un excellent travail pour rendre le corps enseignant aussi efficace que dynamique. Ils sont très drôles tous les deux, chacun à leur façon.



LOVE, SIMON est une bonne surprise. C'est un film qui va bien au-delà du sujet de l'homosexualité chez les ados. Il traite avant tout des jeunes et de leurs tempêtes intérieures. Je vous le conseille, car il est sensible, amusant, touchant, divertissant et qu'il ouvre le dialogue sur beaucoup de sujets.


NOTES DE PRODUCTION
(Á ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

MOI, SIMON, 16 ANS…

LOVE, SIMON est l’adaptation du roman pour jeunes adultes de Becky Albertalli, Moi, Simon, 16 ans, Homo sapiens. Paru en janvier 2012, le livre a remporté le prix William C. Morris du meilleur premier roman pour jeunes adultes de l’année et a été présélectionné pour le National Book Award.

Becky Albertalli confie que jamais elle n’aurait imaginé que son livre serait publié un jour, ni qu’il deviendrait un best-seller primé, et encore moins un film… Et pourtant ! Elle raconte : « J’étais psychologue quand j’ai écrit ce livre, et mère d’un enfant d’un an à l’époque. J’écrivais pendant sa sieste. J’avais toujours eu envie d’écrire et je me suis lancée. J’ignore d’où m’est venue l’idée de l’intrigue, mais les personnages existaient déjà en moi depuis un certain temps. Je visualisais ce jeune homme gay aux cheveux ébouriffés et son sweat à capuche. C’était Simon. J’avais beaucoup travaillé au fil de ma carrière auprès de jeunes LGBTQ et anticonformistes en termes de genre, et ils étaient parmi les personnes les plus courageuses qu’il m’ait été donné de rencontrer. En tant que psychologue, je fais très attention à ne pas puiser dans les histoires personnelles de mes patients pour mes romans, mais il est évident que tous ces jeunes gens que j’ai eu la chance de rencontrer et de côtoyer m’ont inspirée. »

Les producteurs Wyck Godfrey et Marty Bowen de chez Temple Hill Entertainment ont une longue expérience des adaptations littéraires : on leur doit le succès phénoménal de la saga TWILIGHT et des films comme NOS ÉTOILES CONTRAIRES ou CHEMINS CROISÉS. Ils ont tout de suite reconnu le potentiel de Moi, Simon, 16 ans, Homo sapiens.

Wyck Godfrey explique : « Nous produisons beaucoup de films se déroulant dans l’univers des jeunes adultes, et chaque fois, nous nous efforçons de découvrir des histoires inédites, différentes, en les abordant avec fraîcheur et originalité. Personne n’avait encore jamais vu de comédie romantique lycéenne ayant pour personnage principal un homosexuel. On n’avait encore jamais fait de film parfaitement assumé sur un adolescent qui traverse ce moment que tous les gays connaissent, où ils doivent découvrir leur identité propre et la dire haut et fort. En plus, il y avait une formidable histoire d’amour, mystérieuse à souhait et qui évolue au cours de l’histoire, avec un inconnu sur Internet. Le livre recelait également beaucoup d’humour. Et puis le personnage de Simon est tellement attachant et sympathique, on comprend si bien ce qu’il ressent… Tout cela nous a convaincus de porter ce livre à l’écran. »

PREMIERS BATTEMENTS DE CŒUR

Le personnage central de cette histoire, Simon Spier, 16 ans, n’a dit à personne qu’il était gay. Il entretient en secret une relation épistolaire sur Internet avec un camarade de classe, homosexuel comme lui. Lorsqu’un de ses emails tombe entre de mauvaises mains, le secret de Simon risque d’être révélé malgré lui… Martin, un garçon à la fois mal à l’aise avec ses camarades et trop sûr de lui, fait chanter Simon pour que celui-ci l’aide à sortir avec la belle Abby Suso. Si Simon refuse, Martin révèlera publiquement qu’il est gay… Pire encore, l’identité de Blue, le pseudo du garçon à qui écrit Simon, sera elle aussi rendue publique…

Alors que son groupe d’amis proches est sur le point de se disloquer puisque chacun s’apprête à suivre son propre chemin, la correspondance quotidienne de Simon avec Blue prend de plus en plus d’importance pour le jeune homme, et la menace que Martin fait peser sur lui est trop forte. Il va devoir sortir par lui-même de sa zone de confort avant d’y être contraint par quelqu’un d’autre, sans perdre ses amis, sans se compromettre, et sans gâcher sa chance de vivre une belle histoire avec un garçon dont il ne connaît même pas le nom…

Le producteur Pouya Shahbazian a été le premier à se lancer sur le projet. Il se souvient : « L’agent littéraire de Becky Albertalli m’a appelé quand il a vendu le livre à Harper Collins. Je l’ai lu et l’ai adoré. Je suis devenu partie prenante du projet tout de suite. »

Marty Bowen précise : « Nous sommes toujours à la recherche d’histoires qui parlent au plus de gens possible. Même une fois adulte, on est friand de choses qui nous rappellent le lycée et paraissent authentiques, proches de ce que l’on a vécu. L’histoire de quelqu’un qui doit prendre conscience qu’il faut être soi-même et admettre sa sexualité est universelle de nos jours. La manière dont elle est abordée dans le film est la même que dans le livre : on vit tous la même anticipation angoissée de notre premier baiser, on redoute tous la première fois où l’on demande à quelqu’un de sortir avec nous… quel que soit le sexe de ladite personne. Nous avons aussi traité le coming out du personnage comme quelque chose de normal, de quotidien, une décision du même ordre que les autres – et c’est exactement ça pour de nombreuses personnes aujourd’hui. »

Les discussions entre Becky Albertalli, Temple Hill et l’un des producteurs du film, Issac Klauster, ont rassuré l’auteure sur le fait que son livre était entre de bonnes mains pour passer sur le grand écran. Elle observe : « Ils avaient parfaitement compris les personnages et l’histoire que j’avais voulu raconter. Nous étions sur la même longueur d’onde quant à l’esprit global. Nous avons tout de suite évoqué l’humour, l’émotion, les sentiments des films de John Hughes du milieu des années 80, et nous avons cherché ce même équilibre dans le nôtre. Je voulais faire le film qui aurait été mon préféré lorsque j’étais ado ! »

Le producteur Wyck Godfrey confie : « Les films de John Hughes ont été notre point de repère. Quand j’ai pitché le film au studio, j’ai dit que c’était un peu comme SEIZE BOUGIES POUR SAM mais avec un garçon à la place du personnage joué par Molly Ringwald. Et Jake Ryan qui resterait Jake Ryan ! Il s’agissait de reprendre l’esprit que l’on avait tous adoré dans ce film et de mettre en valeur ce qui allait être différent dans le nôtre. Pour moi, c’est en quelque sorte une rencontre entre John Hughes et John Green : ces personnages de lycéens classiques auxquels on s’identifie si bien, qui évoluent dans un univers amusant, plein de vie et d’énergie; le genre de film que faisait si bien John Hughes mais qui s’adresse aux jeunes d’aujourd’hui. »

Marty Bowen note : « Je pense que si John Hughes avait continué à faire ses films de lycéens, ça n’aurait été qu’une question de temps avant qu’il abatte les barrières et fasse un film comme LOVE, SIMON. Nous aimons à penser que d’une certaine façon, notre film s’inscrit dans l’héritage de John Hughes – comme toutes les créations de Temple Hill, d’ailleurs ! »

Ce sont les scénaristes Elizabeth Berger (« This Is Us ») et Isaac Aptaker qui ont écrit l’adaptation du roman de Becky Albertalli. Pouya Shahbazian déclare : « Ils nous ont proposé une première version du scénario qui était tout simplement géniale. Ils ont ensuite continué dans la même direction et nous ont écrit un script formidable de la première à la dernière ligne. Ils étaient occupés par leurs projets télé et il a fallu les attendre, mais on ne l’a pas regretté une seule seconde. »

Becky Albertalli raconte : « Ils m’ont envoyé leur première version et m’ont demandé si j’avais des remarques. J’ai lu, j’ai eu la gorge nouée, j’ai sangloté, et j’ai écouté toutes les chansons qu’ils avaient indiquées. Je ne voyais vraiment rien à ajouter, c’était tout simplement parfait. »

L’auteure a été ravie également quand le réalisateur Greg Berlanti a rejoint l’équipe pour contribuer au développement du scénario. « Greg s’occupe de beaucoup de séries de super-héros à la télévision. À mes yeux, il est lui-même une sorte de super-héros ! Il est brillant. J’adorais déjà son travail avant qu’il arrive sur le projet et j’ai été folle de joie en apprenant que ce serait lui qui dirigerait le film. »

Pouya Shahbazian ajoute : « Greg Berlanti est l’homme le plus réfléchi et le plus bienveillant qu’il m’ait été donné de rencontrer, et il apporte cette belle humanité aux films qu’il met en scène. Cette histoire trouvait un écho très personnel en lui, et quand nous avons développé le scénario avec lui, il a souvent puisé dans sa propre expérience pour ajouter de la nuance et de la profondeur à ce qui était déjà une histoire complexe, drôle et superbement sentie. »

Marty Bowen ajoute : « Greg a une incroyable puissance de création. L’humanité de ses personnages est l’une des caractéristiques de son travail. Il les comprend tous dans leurs moindres nuances, c’est dans sa nature profonde. »

Le scénariste Isaac Aptaker ajoute : « Faire équipe avec Greg Berlanti a été un rêve pour Elizabeth Berger et moi-même. Il y a chez lui ce mélange rarissime de confiance en soi et d’ouverture à la collaboration. Et puis cette histoire lui parle tout particulièrement. Les producteurs nous avaient demandé une liste idéale de réalisateurs possibles, et j’ignore s’ils l’ont vraiment consultée ou s’ils nous l’ont demandée juste pour qu’on se sente bien dans ce projet, mais le nom de Greg était en tête. »

Greg Berlanti confie : « Faire ce film a été pour moi une expérience à la fois riche de sens et très agréable. Au lycée, je cachais que j’étais gay, personne ne le savait, je savais donc parfaitement ce qu’éprouve Simon pour l’avoir moi-même vécu. Cette histoire comptait beaucoup pour moi. J’avais déjà fait pas mal de films dans l’univers des ados et j’avais très envie de faire un film « de lycée » qui aborde le thème de la sexualité. Quand on m’a proposé cette histoire sur le fait de clamer qui l’on est à la face du monde, qui avait en plus un point de vue gay, j’y ai vu un film qui pourrait parler à tout le monde, gay ou pas, et cela m’enthousiasmait beaucoup. »

Becky Albertalli a passé beaucoup de temps sur le plateau, notamment parce que le film a été tourné dans sa ville, Atlanta. Pouya Shahbazian déclare : « Becky Albertalli est non seulement quelqu’un de formidable et un merveilleux écrivain, mais elle a été un atout de poids pour notre tournage à Atlanta. Que du positif ! »

Greg Berlanti remarque : « Tout le monde aime les histoires bien racontées. Isaac, Elizabeth et Becky nous ont fait ce cadeau. Ce film rappellera à chacun d’entre nous, hétéro ou homo, fille ou garçon, qui nous étions au lycée et ce que nous éprouvions avant de savoir réellement qui l’on est. On se souviendra de ce que cela fait de tomber amoureux pour la première fois, de ce que l’on est prêt à faire pour protéger cela, de la place que prennent les amis dans notre vie à ce moment-là, et de celle de notre famille, y compris quand nos parents s’impliquent d’un peu trop près dans notre vie… »

SIMON ET SON UNIVERS

Nick Robinson, la jeune star de JURASSIC WORLD et de EVERYTHING, EVERYTHING, était ravi d’incarner Simon dans LOVE, SIMON. Il confie : « Jamais encore on n’avait raconté une telle histoire de cette façon. Ce film parlera à d’innombrables personnes et pourra les aider comme jamais. Le cœur de cette histoire est un passage à l’âge adulte, un parcours initiatique à la découverte de soi… dans un lycée. J’avais le sentiment qu’il fallait raconter une histoire pareille et que c’était le bon moment pour le faire, et j’avais très envie de faire partie de ceux qui s’y consacreraient. »

Pouya Shahbazian était ravi de voir le jeune acteur rejoindre le casting. « Nick déborde de talent, un avenir radieux l’attend. Il a beaucoup de présence à l’écran et joue tout en nuances. Et comme Simon, il est assez introverti, il incarne donc le personnage à merveille. Simon est un personnage intemporel et Nick Robinson est parfait dans l’interprétation qu’il en donne. »

La façon dont Nick Robinson voyait l’histoire, les thèmes et les personnages rejoignait celle de l’auteure, des producteurs et du réalisateur : « LOVE, SIMON est une histoire de passage à l’âge adulte et d’acceptation de soi sur deux lycéens qui tombent amoureux. »

Greg Berlanti précise : « Si l’on s’en tient uniquement à l’aspect conte initiatique, c’est une histoire traditionnelle. Mais jamais aucun gros film de studio n’avait eu un jeune héros gay au cœur d’une histoire de passage à l’âge adulte. Il y a de la romance, de l’humour, tout ce qui fait la complexité de la vie d’un jeune garçon, mais l’histoire est en plus racontée du point de vue d’un garçon qui cache son homosexualité et risque de voir son secret exposé au grand jour par le clown de la classe s’il n’arrive pas à le brancher avec sa meilleure amie. »

Becky Albertalli confie : « J’ai du mal à trouver les mots pour dire à quel point Nick Robinson a été parfait. Il joue à merveille le personnage et les tourments qu’il traverse. Il y avait une réplique dans le scénario que j’aurais aimé écrire dans mon livre : « C’est comme si je te sentais retenir ta respiration », et c’est exactement comme cela que Nick joue Simon. »

« Même dans les moments joyeux avec ses amis, une part de lui reste en retrait, poursuit l’auteure. On le voit affronter ses propres démons. Cette lutte intérieure sous-tend tout le film. J’aime Simon, il a été dans ma tête pendant longtemps, avec sa vulnérabilité, son mal-être, et sa joie aussi. Nick a saisi et traduit tout cela à la perfection. »

LOVE, SIMON est construit autour de Simon. Nick Robinson explique : « Le film est complètement centré sur mon personnage. Tout s’articule autour de lui. C’est sa voix que l’on entend, son point de vue qu’il donne. Sa vision du monde, sa perception teintée d’humour. Je pense que c’est ce qui le rend unique en son genre. LOVE, SIMON n’est pas ce que l’on pourrait appeler un « film gay », c’est un film sur un jeune homme qui vit quelque chose, qui s’efforce de trouver sa place dans un monde qui n’est pas tendre. Et tout cela est aggravé par le fait qu’il affronte sa propre sexualité. C’est aussi là que la comédie puise sa force, parce que Simon est capable de voir des situations troubles ou difficiles avec humour. J’ai trouvé ça très attirant. »

Alors que Simon a un flirt en ligne avec Blue, son amitié de toujours avec Leah, jouée par Katherine Langford (« 13 Reasons Why ») est mise en péril. La jeune actrice déclare : « Leah elle-même doute, elle est finalement fragile. Elle voit tout le monde grandir, mûrir autour d’elle, et elle veut continuer à être proche de ses amis. Elle est particulièrement jalouse d’Abby, la nouvelle du lycée, qui s’impose en menaçant de faire exploser des amitiés de longue date. »

Abby est interprétée par Alexandra Shipp (X-MEN : APOCALYPSE). C’est la fille que tout le monde veut approcher au lycée. Nick Robinson déclare : « Alex a fait un superbe travail en interprétant Abby, elle est sublime dans la scène où Simon lui révèle son secret. »

Alexandra Shipp déclare : « Abby est la fille la plus attirante de tout le lycée, ce qui est génial pour moi parce que je n’étais pas du tout ça quand j’étais lycéenne ! Je me suis beaucoup amusée. Simon, Leah, Abby et Nick, l’ami de Simon (Jorge Lendeborg, Jr.) forment un groupe soudé, et Simon et Abby sont très proches, même si les rapports entre Abby et Leah sont un peu tendus au départ, essentiellement parce que Leah éprouve pour Simon un sentiment que lui ne partage pas. »

Les relations entre les quatre amis évoluent tout au long du film, mais le moment catalyseur du changement est celui où Simon découvre le post sur le site de réseau social secret du lycée, Creek Secrets, qui parle d’un élève ayant peur de révéler son homosexualité au grand jour. Cela éveille un écho si puissant chez Simon qu’il décide de découvrir de qui il s’agit.

Nick Robinson déclare : « Cela ébranle littéralement la vie de Simon parce qu’il s’agit d’un autre garçon comme lui, qui est en train de vivre la même chose que lui, et qui plus est dans le même lycée. Ce qui est d’abord de la curiosité chez lui se transforme très vite en une aspiration vitale. »

Simon vit dans ce qu’il définit lui-même comme une famille ordinaire, auprès de ses parents, Emily et Jack, joués par Jennifer Garner et Josh Duhamel.

Jennifer Garner déclare : « Ce film parle de beaucoup de choses, et la famille en fait partie. La famille du sang, celle dans laquelle on vient au monde, et la famille du cœur, celle des amis. En particulier ce petit groupe si précieux auquel on appartient à l’adolescence, et qui a tellement d’importance. Vous avez l’impression de les connaître par cœur et eux croient tout savoir de vous. Il est aussi question d’avoir le courage de dire qui l’on est, et de ce que l’on a besoin de faire savoir aux autres. »

Lorsque le secret de Simon est révélé, sa famille est la première surprise. Il a des parents aimants, qui l’acceptent tel qu’il est, mais cela n’empêche pas le choc et le désarroi quand ils l’apprennent.

Josh Duhamel explique : « Jack et Emily forment un couple heureux, une famille équilibrée avec leur fils et leur fille, et Simon bouscule leur vision des choses : la vérité ne correspond pas exactement à l’image qu’ils se faisaient de leur vie. Emily est psychologue et cherche à tout analyser. Jack est entrepreneur et a tendance à rire de tout. Cela donne une dynamique très intéressante. Ils s’aiment beaucoup, ce qui va leur permettre d’avancer ensemble sur ce nouveau chemin qui se dessine. »

Becky Albertalli précise : « Simon vit dans une famille ouverte et compréhensive. Ses parents et sa sœur Nora, jouée par Talitha Bateman, l’aiment, et ils savent qu’ils doivent se protéger et se soutenir les uns les autres. »

Autour des personnages principaux, on découvre aussi Jorge Lendeborg, Jr. dans le rôle de Nick, l’ami de Simon ; Logan Miller dans celui de Martin, le pitre de la classe, et Miles Heizer et Keiynan Lonsdale dans les rôles de Cal Price et Bram Greenfield, deux camarades de classe de Simon.

Greg Berlanti ajoute : « Je suis extrêmement fier de nos acteurs et actrices. Les plus jeunes figurent sans conteste parmi les meilleurs de la nouvelle génération, et on les verra beaucoup dans les années à venir. Souvenez-vous : c’est dans les grands classiques des films de lycée que l’on a vu pour la première fois certains des acteurs et actrices qui sont désormais des piliers du 7e art actuel. Et je suis convaincu que nos acteurs ont tout ce qu’il faut pour cela ! »

DÉCOUVRIR QUI L’ON EST

Jennifer Garner confie : « Ce film parle d’amour et de famille, mais aussi de secrets. Il parle de comprendre qui l’on est au plus profond de soi, de l’assumer, de trouver le courage de s’affirmer et de dire ce que l’on a à dire. Cette grande question est abordée avec humour et de façon très rafraîchissante. Ce n’est pas du tout dramatique, et cela fait du bien ! »

L’un des principaux thèmes de LOVE, SIMON est d’apprendre à s’accepter tel que l’on est. Greg Berlanti souligne : « Il n’est jamais trop tard pour être la personne que l’on est vraiment. Beaucoup de jeunes n’osent pas crier au grand jour qui ils sont, ils n’osent pas faire leur coming out au lycée, et c’est le cas de Simon, qui est obligé de le faire malgré lui, mais il apprend à s’accepter et à vivre avec sa propre vérité. Il apprend à être lui-même. »

C’est exactement à cela que le film encourage le public : soyez vous-même, ayez ce courage, et soyez fidèle à ce que vous êtes vraiment.

Becky Albertalli confie : « J’espère profondément que les gens qui iront voir le film et ceux qui liront le livre se sentiront suffisamment encouragés pour oser être eux-mêmes et le clamer haut et fort. »

Nick Robinson ajoute : « On a tous vécu cela à un moment ou un autre de notre vie. S’efforcer de se comprendre soi-même et de s’accepter tel que l’on est, c’est universel. Cela parle à tout le monde. »

Alexandra Shipp ajoute : « Nombreux sont les adolescents qui vont être touchés par ce que traverse Simon parce que beaucoup ont du mal à se trouver. Ils ne savent pas qui ils sont vraiment, ils se cherchent. Ils ignorent quel genre d’adulte ils veulent devenir. Cette question dépasse le seul cadre de la sexualité, elle touche à notre nature profonde. L’important n’est pas de savoir avec qui l’on couche, mais quelle place on occupe sur cette planète. »

LA MUSIQUE

Comme pour la plupart des films qui ont inspiré LOVE, SIMON, la musique joue ici un rôle essentiel. Les chansons de la bande originale ont représenté dès le début du projet un poste important. Les cinéastes ont donc fait appel à un artiste renommé, couronné par trois Grammy Awards : l’auteur-compositeur-interprète et producteur musical Jack Antonoff, pour assurer la production exécutive de la bande originale.

Bien connu pour être le chanteur et auteur-compositeur du groupe Bleachers et le guitariste du groupe de rock indé Fun, celui-ci se souvient : « Lorsque j’ai rencontré Greg Berlanti, il m’a montré des clips, et il avait choisi certains de mes titres comme musique temporaire pour son film – c’est sans doute cela qui l’a poussé à me demander de travailler dessus. Nous avons parlé de ses sentiments pour le film, il a évoqué cet « esprit John Hughes moderne », et cela faisait sens pour moi. Puis j’ai vu son film, et je l’ai trouvé magnifique. J’ai ressenti le plaisir de regarder une bonne histoire et apprécié toutes les émotions qu’elle faisait naître en moi. »

Même si certaines chansons d’Antonoff ont déjà figuré dans des films, l’auteur-compositeur n’avait jamais écrit spécialement pour le cinéma. « C’était nouveau pour moi, et la seule raison pour laquelle je n’éprouvais pas une trop grande appréhension, c’est que je sentais bien le film. Il me parlait. La première fois que je l’ai vu, la tout dernière scène était illustrée par la chanson de Bleachers « Wild Heart ». Je me suis alors dit que je pouvais la prendre pour point de départ. J’ai vu que ça fonctionnait, même si je ne l’avais pas écrite exprès pour le film. Elle cadrait tellement bien que j’ai su que je pouvais m’en inspirer pour créer quelque chose de nouveau. »

La bande originale définitive comprend 13 chansons, dont des classiques des Jackson 5 et de Whitney Houston, plusieurs chansons de Bleachers et des inédits d’Antonofff, dont le single « Alfie’s Song (Not So Typical Love Song) » interprété par Bleachers.

« Pour moi, confie Jack Antonoff, cette chanson exprime tout l’esprit de LOVE, SIMON, elle est à la fois entraînante et très émouvante. C’est un titre que vous pouvez écouter dans votre voiture avec vos potes ou lors d’une soirée, mais les paroles sont aussi capables de vous bouleverser. Et c’est exactement l’effet que le film a produit sur moi. »

LOVE STORY À ATLANTA

LOVE, SIMON a été tourné dans la région d’Atlanta : Becky Albertalli, originaire de Géorgie et d’Atlanta, a en effet situé son roman dans sa ville. Et les cinéastes ont souhaité respecter son choix.

Le producteur exécutif Timothy M. Bourne explique : « Le livre avait été écrit par quelqu’un habitant effectivement la ville, et pour une fois, un film que je tournais à Atlanta se déroulait réellement à Atlanta ! Greg voulait rester au plus près de l’histoire et de l’univers des personnages. Nous avons tourné dans un grand lycée situé dans un environnement urbain. En fait, nous avons filmé dans trois lycées différents. Et comme on est dans le sud des États-Unis, il y a forcément une scène dans un Waffle House, car ces restaurants font partie du paysage. »

Marty Bowen note : « Temple Hill a tourné quatre films à Atlanta l’année dernière, c’est une ville géniale pour y faire des films. Il y a tout ce qu’il faut en termes d’infrastructures. Le bureau du maire est très volontaire. On est bien accueilli partout. Il existe des incitations financières dans d’autres villes, mais beaucoup de gens n’aiment pas trop que des « intrus » débarquent chez eux. Atlanta n’est pas du tout comme ça, et finalement, le fait que l’histoire du film s’y déroule était presque secondaire. Mais c’était au bout du compte une superbe rencontre entre l’occasion et les exigences de la création. »

Les cinéastes ont cherché à utiliser le plus possible de lieux et de commerces de la ville. On peut donc voir dans le film le Dancing Goats Coffee, une brûlerie de café typique de la ville qui commence à s’étendre. Le producteur exécutif Timothy M. Bourne précise : « Nous avons aussi essayé de montrer certains artistes locaux. On voit des réalisations d’un artiste et graffeur d’Atlanta qui place des affiches et des stickers « Pray for Atlanta » un peu partout dans la ville. »

Pour la scène du carnaval, les cinéastes ont recréé la fête au parc Lillian Webb dans la ville de Norcross, en périphérie d’Atlanta. Timothy M. Bourne précise : « C’est un très beau parc avec une superbe place et une fontaine, et il y avait suffisamment d’espace pour l’ampleur de la scène que nous avions imaginée. »

LES COSTUMES

Le réalisateur Greg Berlanti a choisi Eric Daman pour concevoir les costumes de LOVE, SIMON. Celui-ci déclare : « C’est un bonheur de travailler avec Greg. J’ai collaboré avec des centaines de réalisateurs entre le cinéma et la télévision, et je dois dire qu’il est l’un de mes préférés. Il est extraordinairement généreux et franc. Il dirige tout le monde avec le sourire. »

La création des costumes joue un rôle majeur dans la narration. Le chef costumier explique : « Les costumes peuvent occuper une place prépondérante dans l’univers d’un film ou au contraire être volontairement discrets. C’est cette deuxième option que nous avons choisie pour Simon. Au début, il n’a pas réellement de souci, il porte des couleurs claires. Quand il tombe amoureux, les couleurs s’éclaircissent encore. Mais quand Martin commence à le faire chanter, les tons sont plus sombres, presque mélancoliques. »

« Le personnage de Leah porte des cols roulés du début à la fin du film. Quand les choses atteignent leur paroxysme, elle s’habille de noir, elle a un look sombre, elle est prête à en découdre. »

Dans le roman, Simon a une prédilection pour les sweats à capuche. Eric Daman voulait rester fidèle à cette caractéristique tout en donnant plus d’ampleur au personnage. Elle précise : « Simon a une cinquantaine de tenues différentes. Je ne pouvais pas m’en tenir à un sweat zippé à capuche ! Greg était d’accord là-dessus dès notre première discussion. Nous avons utilisé la capuche comme une ponctuation, un leitmotiv. »

Abby étant une nouvelle venue à Atlanta, il lui fallait un look qui tranche. « Elle a un style particulier, plus urbain, plus new-yorkais, précise Eric Daman. Elle est plus sportive, elle porte des marques et s’habille davantage oversize. »

Pour Martin, la chef costumière a laissé libre cours à sa créativité. Elle précise : « Je n’avais pas de personnage préféré, mais je me suis bien amusée avec Martin. J’ai fait une sorte d’improvisation à partir des tenues du « Saturday Night Live » de 1975, et on a fini par le vêtir de chemises style 1970 par-dessus des t-shirts punk, avec des gilets de laine… Le monde de Martin manque complètement d’harmonie ! »

LE DERNIER MOT

Kathryn Langford déclare : « En fin de compte, c’est un film produit par un grand studio en faveur de la cause LGBTQ, et je trouve ça formidable. »

Greg Berlanti ajoute : « Je ne pense pas que cette histoire ait déjà été racontée. Elle reflète ma propre expérience au lycée, mais je crois qu’elle est aussi un miroir de celle de chacun d’entre nous. Le point de vue central m’est proche, mais le message du film est complètement universel et nous concerne tous. »

D’après le livre Moi, Simon, 16 ans, Homosapiens
Disponible aux Editions Hachette 

  
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