mercredi 5 juin 2019

X-MEN: DARK PHOENIX


Aventure/Action/Science fiction/Un film spectaculaire et enthousiasmant

Réalisé par Simon Kinberg
Avec James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Nicholas Hoult, Sophie Turner, Tye Sheridan, Alexandra Shipp, Jessica Chastain...

Long-métrage Américain
Durée : 01h54mn
Année de production : 2019
Distributeur : Twentieth Century Fox France

Date de sortie sur les écrans américains : 7 juin 2019 
Date de sortie sur nos écrans : 5 juin 2019


Résumé : dans cet ultime volet, les X-MEN affrontent leur ennemi le plus puissant, Jean Grey, l’une des leurs.

Au cours d'une mission de sauvetage dans l'espace, Jean Grey frôle la mort, frappée par une mystérieuse force cosmique. De retour sur Terre, cette force la rend non seulement infiniment plus puissante, mais aussi beaucoup plus instable. En lutte contre elle-même, Jean Grey déchaîne ses pouvoirs, incapable de les comprendre ou de les maîtriser.

Devenue incontrôlable et dangereuse pour ses proches, elle défait peu à peu les liens qui unissent les X-Men.

Bande-annonce (VOSTFR)



Extrait - Magneto & Jean Grey (VOSTFR)




Featurette - L'Héritage des X-Men (VOSTFR)



Featurette - Les Icônes Marvel : Chris & Louise (VOSTFR)



Ce que j'en ai pensé : avec X-MEN: DARK PHOENIX, le réalisateur Simon Kinberg nous offre un blockbuster enlevé qui respecte la mythologie de ses protagonistes exceptionnels. Les mutants sont un miroir fantastique qui nous renvoie l'image d'une réalité dans laquelle on peut faire le choix de la vie que l'on veut mener en allant vers le bon ou vers le mauvais. Vrai ou faux, peu importe. Mais au moins le sujet a le mérite d'être posé et il est ici le fil rouge des événements qui se déroule avec un rythme qui ne faiblit pas. 

Le réalisateur utilise quelques scènes conversationnelles pour mettre en mouvement un enchaînement de moments spectaculaires qui prennent vie dans la logique des protagonistes qu'ils opposent. On se régale de la mise en scène dans laquelle les éléments et les décors servent à extérioriser des querelles basées sur des émotions. D'ailleurs, bien que le sort des mutants aux yeux de l'humanité soit évoqué, ce film fait plutôt la part belle aux sentiments et aux ressentis de ses héros. Il pose des questions morales et met en exergue l'importance de la remise en question. L'intrigue ne surprend pas vraiment, cependant, elle s'inscrit dans une logique qu'elle maintient jusqu'au bout tout en étant cohérente. 

On a un vrai plaisir à voir évoluer les personnages dans des environnements variés. Il y a une dynamique très agréable dans ce film qui fait qu'on ne voit pas le temps passer. Les acteurs sont excellents pour donner vie à l'incroyable et nous faire croire aux pouvoirs de leurs protagonistes. 

Sophie Turner fait refléter l'intense pouvoir de Jean Grey / Phoenix dans ces mouvements et ses attitudes. Elle ne laisse pas douter de la force de caractère, de la puissance et de la souffrance que Jean traverse. 



James McAvoy est toujours aussi bon en Professeur Charles Xavier. Il nous fait percevoir certains doutes, mais surtout les certitudes qui ont toujours fait de ce personnage un roc solide pour tous les mutants. 


Michael Fassbender reprend le rôle d'Erik Lehnsherr / Magneto et il est impeccable. 


Jennifer Lawrence continue d'imposer sa forte et belle personnalité dans son interprétation de Raven / Mystique.


Nicholas Hoult est très persuasif en scientifique blessé dans le rôle d'Hank McCoy / La Bête. Tye Sheridan est touchant dans celui de Scott Summers / Cyclope. Kodi Smit-McPhee est attachant en Kurt Wagner / Diablo. Alexandra Shipp est une Ororo Munroe / Tornade convaincante. Comme à son habitude, Evan Peters nous fait regretter qu'on ne voit pas plus Quicksilver. Quant à Jessica Chastain, elle apporte de la classe à sa protagoniste Lilandra.


Copyright photos @ 20th Century Fox France

X-MEN: DARK PHOENIX est visuellement enthousiasmant. Il propose un spectacle dynamique tout en abordant des sujets qui méritent réflexion. Sa réalisation est maîtrisée et ses effets spéciaux ne déçoivent pas. Il se recentre sur des thématiques plus personnelles, ce qui lui permet de mieux explorer ses personnages auxquels on tient. Il se révèle être une bonne surprise fort sympathique à découvrir en 3D et sur un grand écran pour en prendre plein les yeux.



LA CONFÉRENCE DE PRESSE
(À ne regarder qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Le 26 avril 2019 a eu lieu la conférence de presse à Paris du film X-MEN: DARK PHOENIX en présence du réalisateur Simon Kinberg, des acteurs Sophie Turner, Michael Fassbender, Jessica Chastain et du producteur Hutch Parker. Retrouver les vidéos de cet événement ci-dessous :




X-Men Day du 13 mai 2019
12 FAN ARTS EXCLUSIFS INSPIRÉS PAR DARK PHOENIX
























NOTES DE PRODUCTION
(À ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

X-MEN : DARK PHOENIX : 
L’APOGÉE DE LA SAGA DES X-MEN

Que faire quand celui qu’on aime devient la plus grande menace de tout l’univers ?

C’est la question centrale de la série BD "Dark Phoenix", l’une des sagas X-Men les plus anciennes puisque l’histoire remonte aujourd'hui à plusieurs décennies. Écrite par le célèbre auteur Chris Claremont et illustrée par John Byrne en 1980, cette histoire incarne à bien des égards la mythologie des X-Men par excellence : Jean Grey est transformée en une force que même sa famille de mutants ne parvient à déchiffrer. Elle devient une paria parmi les parias – une créature que même ses plus proches ne peuvent comprendre.

"La saga Dark Phoenix est l’une des plus aimées de toutes les séries des X-Men, principalement parce qu’il ne s’agit pas d’une histoire manichéenne qui oppose les héros, d’un côté, aux méchants, de l’autre", déclare Simon Kinberg.

Fan de comics depuis toujours, Kinberg tenait à porter cette saga à l'écran et rendre ainsi hommage à son héritage. L’auteur-réalisateur est au générique de la saga depuis X-MEN : L’AFFRONTEMENT FINAL (2006), ayant depuis soit écrit, soit coproduit chaque épisode (et revêtant même parfois la double casquette de scénariste et de producteur). Le film de 2006 comportait des éléments de l’histoire de Dark Phoenix mais dix ans plus tard, l’heure était venue de réaliser une adaptation plus sombre, plus réaliste et fidèle, laquelle porterait à son apogée presque deux décennies de films de super-héros. Kinberg a non seulement signé le scénario de cette nouvelle version mais il fait ici ses débuts de réalisateur.

Le film s'attache essentiellement au parcours d’une femme en proie à ses démons intérieurs : seul l’amour de sa famille, les X-Men, peut sauver son âme et, du même coup, le monde. "Ce film tranche radicalement avec les opus précédents car l'œuvre dont il s'inspire est complètement différente des autres BD de X-Men à partir desquelles on a travaillé par le passé", précise Kinberg. "Ici, la psychologie des personnages est bien plus complexe et les émotions plus nuancées – bien plus à vif que dans beaucoup d’autres comics des X-Men".

Kinberg a trouvé un partenaire à la hauteur pour lui permettre de concrétiser sa vision d’un film de X-Men qui soit davantage centré sur la psychologie des personnages : le producteur Hutch Parker, partie prenante de la franchise depuis ses débuts, tout d’abord comme cadre à la Fox puis comme producteur, dès 2013, avec WOLVERINE, LE COMBAT DE L’IMMORTEL. "X-MEN : DARK PHOENIX était l’occasion de tenter une expérience inédite et d’aborder des thèmes qui n’ont pu l’être dans les films précédents. Ce film va beaucoup plus loin et se montre bien plus fidèle à Jean en tant que personnage. L’atmosphère est très différente, le ton et l’esthétique du film le sont également pour coller au mieux à l’histoire qu’on raconte", explique Parker.

X-MEN : DARK PHOENIX débute en 1992 : les X-Men, super-héros dorénavant révérés dans l'opinion publique, reçoivent un appel du gouvernement américain pour secourir des astronautes en danger. En dépit des objections de Mystique, l’équipe monte à bord du X-Jet et se lance dans une mission qui s’avère presque fatale. Parmi les étoiles, une entité cosmique mystérieuse cible Jean Grey, prend possession de son corps et semble la tuer. Lorsqu’elle reprend connaissance, elle se sent d’abord très forte, comme rechargée mais de retour sur Terre, elle constate qu’elle a acquis des pouvoirs qu'elle n'est pas en mesure de comprendre, ni de contrôler.

Elle découvre alors des secrets qu'on lui cache sur son passé – que lui dissimule notamment Charles Xavier – et elle devient alors de plus en plus destructrice, dirigeant sa colère et son désespoir contre les êtres qui lui sont le plus chers. "Quand Jean revient de l’espace, c’est dotée d'un pouvoir qu’elle ne peut contrôler, qui prend de plus en plus d’ampleur et décuple ses sensations, ce qui libère certains aspects de sa personnalité : pouvoir, émotions, rage et passion notamment", déclare Kinberg. 

Mystique, désespérée de ne pouvoir aider Jean à retrouver son équilibre, tente de la ramener à la raison en s’adressant à elle en tant que mentor et amie mais Jean retourne sa fureur contre Mystique et la tue. Ce drame terrible déchire l’unité des X-Men : certains des mutants insistent en effet pour qu’on sauve à tout prix leur amie, d’autres estiment au contraire qu’il faut tout tenter pour la neutraliser avant qu'il n'y ait d'autres morts.

"Ce qui m’a le plus intrigué et qui a le plus séduit les gens dans cette histoire, c’est que d'un point de vue humain, il s’agit de quelqu’un qu’on aime qui commence à dérailler psychologiquement", explique Kinberg. "C’est ce qui se passe quand les gens perdent pied : leurs proches veulent tout faire pour les aider ou les sauver. Parfois, on est entraîné vers le bas en compagnie de ces gens-là et certains finissent par ne plus croire qu’on puisse les sauver. Ce film parle du moment où on lâche prise et où on abandonne quelqu’un qu’on aime".

Kinberg a commencé à envisager de porter à l'écran une version aboutie de la saga "Dark Phoenix" il y a plus de trois ans. À cette époque, le tournage de X-MEN : APOCALYPSE (2016) était en train de s’achever. Ce film-catastrophe, aux décors sophistiqués et aux effets spéciaux à couper le souffle, accordait moins de place à l’exploration des relations, constamment en évolution, entre les mutants eux-mêmes. Kinberg a décidé qu'après une telle production spectaculaire, il fallait une aventure à l’atmosphère radicalement différente.

"La complexité des rapports entre les personnages propre à certains opus de la saga me manquait", confie Kinberg. "Je voulais faire un film davantage ancré dans la réalité".

Étant donné l'évolution de la saga X-MEN, la production pouvait en effet envisager un film moins stylisé et plus novateur. Il faut dire que les adaptations cinématographiques de BD, qui constituent un genre à part entière, ont prouvé qu’elles pouvaient traiter de sujets sérieux et offrir au public des personnages fascinants et complexes, tout en restant des divertissements grand public. En témoigne LOGAN (2017), qui a permis à l’acteur nommé aux Oscars, Hugh Jackman, de reprendre le rôle emblématique de Wolverine dans une histoire dramatique de sacrifice et de rédemption.

"LOGAN a démontré qu’on peut raconter une histoire dramatique au sein de ce genre cinématographique et satisfaire néanmoins le public traditionnel des comics et peut-être même aller au-delà de leurs attentes", explique Parker.

Il était également temps qu’une femme ait le premier rôle dans un film de la saga. Les personnages féminins, campés par des actrices remarquables, de Famke Janssen à Halle Berry, y sont traditionnellement complexes et dynamiques. Si ces femmes ont toujours eu du pouvoir, leur histoire personnelle n’est jamais centrale. Vingt ans après le premier opus de la série, X-MEN : DARK PHOENIX s’attache uniquement à l’histoire de Jean Grey et de celles qui l’entourent, incarnées notamment par Jennifer Lawrence (Mystique) et Jessica Chastain (Smith), une créature maléfique qui encourage Jean à abandonner son humanité et à donner libre cours à ses pulsions les plus noires.

"Il était temps de voir un film de super-héros au féminin et X-MEN : DARK PHOENIX est l’aventure féminine la plus puissante de toute l’histoire des X-Men", précise Kinberg. En outre, le réalisateur tenait à ce que les notions de bien et de mal soient plus nuancées et davantage en phase avec l’époque tourmentée dans laquelle nous vivons. Il voulait mettre l’accent sur la dualité qui existe en chacun de nous, entre lumière et part d'ombre.

"De nos jours, le public est prêt à voir un film radical et bouleversant où le gentil devient méchant, le héros perd le contrôle, devient destructeur et même tueur", ajoute-t-il. "Les comics ont tendance à faire la distinction entre héros et salauds. Quand le héros ou le gentil fait quelque chose de mal, on est choqués car on ne sait plus à qui s'attacher".

"À l’heure actuelle, on vit dans un monde qui n’a plus vraiment de repères politiques et sociaux. Tout n’est plus aussi binaire qu’avant. Il n’y a pas beaucoup d’unité. Tout le monde sent qu’il y a des fractures dans la société. Une histoire qui traite d’un personnage lui-même déchiré et qui brise l’unité de la famille des X-Men est donc très actuel", explique-t-il encore.

Plusieurs mois avant d'entamer l’écriture du scénario, Kinberg a rencontré l’actrice Sophie Turner pour lui faire part de ses intentions. Sophie Turner avait déjà joué Jean dans X-MEN : APOCALYPSE mais X-MEN : DARK PHOENIX allait exiger bien plus de la vedette de GAMES OF THRONES.

"Je lui ai expliqué que son personnage devient schizophrène et ne sait plus qui elle est", confie Kinberg."Elle subit même un véritable dédoublement de personnalité puisqu'elle est à la fois Jean qui devient de plus en plus faible et Phoenix de plus en plus forte. Je lui ai dit que son personnage souffre de sentir qu'elle perd la raison, qu'elle tue ceux qu’elle aime et qu'elle devrait exprimer ce traumatisme en incarnant toute la palette d'émotions possibles". 

Dès le départ, l’actrice a été emballée par l’histoire et les opportunités de jeu offertes par le personnage central : "C’était très stressant : Simon tenait vraiment à ce que le parcours de Jean soit central, d'autant que souvent dans les films de super-héros, l'intrigue peut passer au second plan, derrière les cascades et les effets spéciaux", raconte Sophie Turner.

"L’essentiel, concernant Jean Grey/Dark Phoenix, c’est qu’il ne s’agit pas d’une méchante mais que ce n’est pas non plus une super-héroïne qui va sauver le monde et c’est très bien comme ça", ajoute-t-elle. "C’est l’un des rares personnages à être vraiment tourmenté et à subir des traumatismes. Elle est très réaliste et ce qu'elle vit évoque les maladies mentales ; ce n'est pas si éloigné de la réalité et le spectateur peut se reconnaître dans son parcours. Elle n'a rien de manichéen et son personnage est à mi-chemin entre bien et mal, c’est une lutte qui existe chez beaucoup de gens, c’est pourquoi le public l’adore".

Après leur première rencontre, Kinberg a commencé à envoyer à l’actrice de la documentation pour qu’elle puisse travailler son personnage. "En faisant des recherches, j’ai trouvé plein de vidéos sur YouTube et d’autres documents sur la schizophrénie et les troubles de la personnalité que je lui ai transmis pour qu’elle envisage tout ça d’un point de vue intellectuel avant que l’émotion entre en jeu. Elle a tout étudié et est revenue vers moi presque immédiatement avec un tas de questions et d’idées", se souvient le réalisateur.

La comédienne et le réalisateur ont poursuivi leurs échanges qui, d'ailleurs, ont marqué Kinberg au cours de l'écriture des différentes versions du scénario. C’est à ce stade qu’il a fallu déterminer quel serait le rôle de Charles Xavier en tant que leader des X-Men et catalyseur involontaire de la transformation de Jean. Quand le film commence, Charles savoure son statut privilégié de leader des mutants, rôle qu’il apprécie beaucoup, comme le souligne justement Mystique, alors qu’il est rarement en première ligne en cas de danger.

"Je voulais explorer beaucoup de thèmes qui n’avaient pas été abordés dans les chapitres précédents, comme le fait que Charles ait donné à son équipe de super-héros un nom rappelant le sien", explique Kinsberg. "Il s'agit d'un type qui habite dans un manoir dont il ne sort jamais et qui envoie d'autres que lui – jeunes pour la plupart – accomplir des missions au péril de leur vie. Je voulais que cette facette de sa personnalité soulève des questions car cette attitude trahit un égo surdimensionné mais aussi une attitude très patriarcale et paternaliste. On vit à une époque où ce genre de comportement ne passe pas inaperçu, alors qu'il a été la norme pendant des décennies d'existence de la BD et vingt ans d'adaptations cinématographiques".

James McAvoy, qui a joué Xavier dans les trois films précédents, était intrigué à l’idée d’explorer de nouvelles facettes de son personnage. "Dans cet opus, Charles commence à être un peu trop content de lui", raconte l’acteur. "Il fait la couverture de Time Magazine. Il est en quelque sorte le porte-parole des X-Men et c’est lui qu’on félicite pour leur travail. C’est lui qu’on voit sur les tapis rouges et qui serre la main des présidents. Il est comme un père qui aime ses enfants et qui pense qu’ils sont capables de tout. Tout cela peut sembler très positif mais s’ils ne réussissent pas – s’ils déçoivent ses attentes et celles du monde entier –, il a alors l’impression que cela ternit son image".

Quand Charles ne tient pas compte des inquiétudes de Mystique concernant la mission de sauvetage et envoie néanmoins son équipe dans l’espace, le sort de Jean est scellé. Lorsqu’elle apprend que Charles a érigé des "barrières" dans son esprit pour la protéger de vérités douloureuses sur son passé, Jean se sent profondément trahie, ce qui nourrit d’autant plus ses penchants violents. "Jean revient sur Terre animée d'une grande curiosité et d'un désir de découvrir les éléments manquants de sa vie que Charles lui a dissimulés. Quand elle se rend compte de ce qu’il a fait, elle ressent à juste titre une terrible colère : au lieu de la laisser affronter une enfance difficile, Charles a refusé de la considérer comme une adulte et a censuré ses souvenirs. Lorsque ce traumatisme se manifeste, sa part d'ombre prend le dessus", explique McAvoy.

Ces événements provoquent la confrontation qui sera fatale pour Mystique. Pour Kinberg, la décision de tuer ce personnage n’a pas été facile à prendre mais il sentait qu’il était essentiel de raconter l’histoire de Dark Phoenix sans concession et de poser les bases du conflit entre Charles, Hank (Nicholas Hoult) et Erik Lehnsherr (Michael Fassbender). 

"Quand j’ai commencé à réfléchir à ce film, j’ai pris conscience qu’il faudrait y intégrer un événement franchement percutant sur un plan émotionnel pour diviser les X-Men et pour que ceux qui soutiennent traditionnellement Jean commencent à s'interroger sur elle et à douter les uns des autres", commente Kinsberg. "Je savais que ce serait la mort d’un personnage et j’ai vite décidé que ce serait Mystique, en raison de ses relations avec Erik, Charles et Hank. Erik et Hank ont tous deux eu une relation amoureuse avec elle. Pour Charles, elle est comme une sœur ; le fait de la tuer ne pouvait que produire le plus fort impact émotionnel sur la plupart des personnages. Le signal envoyé au public, est que tout peut arriver et que personne n’est en sécurité".

"On s’est dit que si on devait assister à une véritable crise au sein de cette famille, il fallait accepter que le sang coule et en assumer les conséquences. Mystique est la plus déterminée à affronter Charles, à remettre en cause ses convictions et à égratigner un peu sa belle image. Mystique est celle qui comprend en premier qu'il a un égo démesuré : elle est aussi la première à l'attaquer sur ce sujet et, par conséquent, c’est elle qui est sacrifiée. C'est justement parce qu'elle est inquiète qu'elle va voir Jean et c'est ce qui lui coûte la vie", confirme Parker.

La perte de Mystique bouleverse Hank qui se retourne contre son mentor Charles, déterminé à venger sa mort. "Il a perdu son âme sœur. Il est alors métamorphosé", explique Nicholas Hoult. "Il est fou de rage et aspire à se venger en éliminant Jean".

Le personnage de Jessica Chastain, extraterrestre qui prend forme humaine, cherche à s'approprier la force qui a décuplé les pouvoirs hors du commun de Jean. Elle la prend sous son aile et devient son mentor, d’une tout autre façon que Charles et Mystique l’ont été. Elle l’encourage à écouter ses pulsions les plus noires et à manipuler les plus faibles qu’elle. Son but ultime est en effet d'éradiquer toute vie humaine, ouvrant la voie à une domination extraterrestre de la Terre.

"Quand Simon et moi avons tout d’abord évoqué ce personnage, j’ai imaginé qu’elle serait indifférente aux conséquences du drame qui frappe l'humanité. Elle est mille fois plus intelligente que quiconque sur Terre, elle est venue là pour étudier l’humanité mais à ses yeux, les humains sont semblables à des bactéries. L’humanité est un cancer. Non seulement les hommes sont dangereux pour eux-mêmes mais ils sont aussi dangereux pour la planète. Ils consomment tout avec avidité. Elle se rend compte qu’elle doit éliminer ces bactéries. Il n'y a rien de répréhensible là-dedans : ce n’est pas une action qu’elle envisage dans un souci de vengeance. Elle pense agir pour le bien de l'univers – à ses yeux en tout cas", commente Jessica Chastain.

Kinberg a écrit ce rôle spécialement pour l’actrice. En effet, il a sympathisé avec elle après avoir produit en 2015, SEUL SUR MARS de Ridley Scott, dont Jessica Chastain partage l'affiche.

"Quand je réfléchissais à ce personnage puissant qui permet à Jean de dompter les pouvoirs qui l’effraient, qui agit avec aplomb mais aussi avec ruse et séduction, je ne pouvais vraiment pas envisager une autre actrice que Jessica Chastain", déclare Kinberg. "J’ai abordé des thématiques dans ce film qui, à mon avis, l’interpellent en tant qu’actrice. Il y a là un drame intéressant à jouer et aussi des accents quelque peu féministes ou politiques qui sont importants à ses yeux. Je me suis dit qu’elle arriverait vraiment à incarner toutes ces facettes sans avoir l’air prétentieux".

Pendant l’écriture du scénario, Kinberg a envisagé de passer à la réalisation pour la première fois. C’est une évolution toute naturelle pour l’auteur-producteur qui a constamment été présent sur les plateaux de X-MEN : L’AFFRONTEMENT FINAL, X-MEN : LE COMMENCEMENT, X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST et X-MEN : APOCALYPSE ainsi que sur le diptyque DEADPOOL et LOGAN. 

"Je sentais que j’en avais envie. Je vis dans cet univers depuis très longtemps mais j’attendais de trouver une histoire que je serais le mieux à même de mettre en scène. Quand j’ai commencé à écrire ce film et à réfléchir aux thèmes qui y sont développés, j’ai senti que le sujet me touchait personnellement. Ça m’a non seulement permis de comprendre que j'étais en mesure de le réaliser mais aussi que je devais vraiment le faire ! C’était comme imaginer confier son enfant à un parfait inconnu : ça me semblait inconcevable", confie-t-il.

Réaliser ce film a été l’occasion pour Kinberg de réfléchir aux thématiques et au ton de X-MEN : DARK PHOENIX, d’ancrer l’histoire dans le monde réel pour les décors et de guider les acteurs dans leur jeu sur le plateau. Dès le départ, il souhaitait réaliser un opus nerveux, sans concession et profondément émouvant qui soit davantage axé sur les personnages et leur part d'humanité. Alors que les X-Men peinent à accepter les actes de Jean et ce qu’elle est devenue, on assiste à la constitution de nouvelles alliances mais au final, pour pouvoir sauver à la fois Jean Grey et la galaxie, les X-Men vont devoir trouver le moyen de mettre de côté leurs différends afin de faire cause commune. 

"Voir cette famille se déchirer puis se réunir, envoie, je l’espère, un message plein d’espoir sur notre capacité à survivre et à s’unir face aux défis les plus gigantesques", poursuit le réalisateur. "Qu’il s’agisse des familles que l’on se construit dans la vie, ou de celles dont on hérite à la naissance, c’est le fait d’être tous ensemble qui nous rend plus forts".

"Mes films préférés posent des questions complexes et émouvantes au public", reprend Kinberg. "X-MEN : DARK PHOENIX soulève lui aussi des questions profondes et fondamentales. Quand on aime quelqu’un, à quel moment accepte-t-on de le laisser partir ? Ou bien essaie-t-on de le retenir coûte que coûte, au risque de mourir ? Je ne pense pas détenir la réponse à ces questions mais peut-être que si je devais en proposer une, je dirais qu’il ne faut jamais renoncer".

C’est une conclusion à point nommée pour clore la phénoménale saga des X-MEN entamée il y a 18 ans. Au bout de douze films, X-MEN : DARK PHOENIX marque l’apothéose de la saga, et pour avoir été présent dès les débuts au cinéma des X-Men dans les années 2 000, Parker reconnaît que voir la franchise s'achever lui procure des sentiments mitigés.

"Je pense que le premier film nous a permis d’offrir un ton inédit à l’époque, à des années lumières de la perception que l’on avait alors des films adaptés de comics", explique-t-il. "Ça a entièrement changé la donne. Depuis, les films de comics sont devenus des supports extraordinairement exaltants et féconds. Je crois que ce n’est que le début : on va constater à quel point les récits peuvent se multiplier dans de tels univers et avec de tels personnages. J’ai la chance d’avoir pu y jouer un rôle mais j’ai aussi conscience que cette tradition se perpétuera bien après nous".

LE TOURNAGE

Si X-MEN : DARK PHOENIX se distingue nettement des précédents X-MEN, le style du film est singulier lui aussi. "Au bout de vingt ans, il était temps de changer", rappelle Simon Kinberg. "Je trouvais qu’un ton plus brut correspondait à cette histoire parce que je voulais la rendre plus intense, émotionnelle et intime. Mon boulot a consisté à faire en sorte que tout le monde comprenne que nous étions en train de renouveler le genre en réalisant un film plus réaliste auquel les spectateurs s’identifieraient plus facilement, avec un ton un peu plus subversif".

"C’est mon troisième film X-MEN d’affilée", ajoute Todd Hallowell, à la fois producteur et réalisateur 2ème équipe sur X-MEN : DARK PHOENIX. "Simon souhaitait une approche totalement différente. Il disait que plus l’univers semble réaliste, mieux c’est pour l’histoire. C’est ce qu’on a essayé de faire et cela a aussi eu un impact sur la direction artistique et les décors, les costumes, les accessoires, tous les aspects du film. Tout le monde était conscient de cet impératif".

Le tournage de X-MEN : DARK PHOENIX a duré plus de six mois, débutant au printemps 2017 à Montréal et dans ses environs. Le chef-décorateur Claude Paré (ÇA, LA PLANÈTE DES SINGES : LES ORIGINES) a cherché à prendre en compte le désir d’authenticité de Kinberg, allant jusqu’à donner au film une atmosphère plus sombre. "Au cours de notre premier rendez-vous, on a évoqué notre volonté d’ancrer ce film dans la réalité", déclare Paré. "On a voulu une palette de tonalités plus sombres, pas aussi vives que dans les opus précédents. Simon a vraiment l’œil pour envisager le rendu des images".

"Claude fait partie de ces gens qui débordent d’inspiration pour créer des univers tout entiers, qu’ils soient bien réels ou imaginaires", confirme le réalisateur. "Que ce soient des planètes extraterrestres ou une banlieue défavorisée, il est extrêmement méticuleux. Au début de ce projet, j’ai confié à Claude que je souhaitais créer ce monde en dur. Je ne voulais pas de fonds verts ou d'effets numériques qui simulent la réalité. Je voulais que les acteurs puissent toucher les décors au sens propre et que les spectateurs puissent immédiatement se rendre compte de l’authenticité des lieux de tournage".

Entre autres missions, Paré a dû entièrement bâtir le quartier dans lequel Jean a vécu enfant. Elle retourne dans cette rue de banlieue modeste pour résoudre un mystère de son passé mais l’endroit devient le lieu où Jean affronte les X-Men. C'est aussi là que Mystique perd la vie.

"L’un de mes décors préférés est le quartier de Jean", reprend Kinberg. "Il est constitué de six petites maisons avec un petit virage à son extrémité et un pont en mauvais état. Chacune des maisons possède son identité et reflète celle de ses habitants : il y a le pêcheur, le conducteur de poids lourds et le couple qui se dispute. Chacune indique précisément l’identité des personnages, à quoi ressemble leur pelouse, quels jouets ou ordures traînent autour de leur maison. Tous ces détails ont contribué à l’authenticité, pour les personnages, les acteurs et le public".

La rue de ce quartier a été totalement bâtie ex nihilo. "On a commencé par une étendue de gravier", développe Paré. "On a créé un quartier qui fasse très classe moyenne inférieure. Je voulais un pont qui montre que les voitures passent par là mais ne s’y arrêtent pas et à l’autre bout, je voulais un pré recouvert de matériel électronique avec des pylônes, des relais et des câbles. On a ensuite coulé une route en goudron, avec seulement un peu de gravier à l’entrée de chaque emplacement et sans trottoirs. Toutes les maisons ont été préfabriquées en atelier avant d’être assemblées sur place. L’équipe chargée de monter les décors a effectué un travail remarquable en installant tout le câblage électrique suspendu au-dessus de ces maisons, les câbles, les gouttières, absolument tout. C’est tout simplement stupéfiant".

La création du pays imaginaire de Genosha s’est avérée tout aussi complexe. Il s’agit d’une île-nation où Erik, toujours incarné par Fassbender, mène une vie paisible parmi des mutants en exil, comme Selene (Kota Eberhardt) et Red Lotus (Andrew Stehlin). Cette communauté a été construite à environ une heure de route du centre-ville de Montréal. "C’est un refuge pour les mutants qui n’ont nulle part où aller", explique Fassbender. "On y trouve le genre d’atmosphère communautaire d’une autre époque, où les gens vivent en marge de la société et en autarcie".

Cette quiétude est bouleversée par l’arrivée de Jean, qui veut demander conseil à Erik sur la meilleure façon de gérer ses nouveaux pouvoirs, acquis à la mort de Mystique. "Sa part d'ombre – le Phénix – prend plaisir à faire du mal aux gens et à ressentir cette violence et je crois qu’elle pense qu’Erik pourrait se sentir des affinités avec elle. Elle vient en quelque sorte lui demander l'autorisation de le faire. Bien entendu la trajectoire d’Erik est très différente ; il se sert de la violence dans le seul but d’assouvir une vengeance. On ne peut pas dire qu’il en tire une grande satisfaction", poursuit Fassbender.

Lorsque l’armée retrouve Jean à Genosha, ce refuge devient le lieu d’un affrontement entre Erik et Jean, et ce dernier est sidéré de découvrir toute l’étendue des pouvoirs de la jeune femme. Dans cette séquence, on assiste à une lutte psychologique acharnée contre un hélicoptère de l’armée. Réalisateur 2ème équipe et chef-cascadeur, Guy Norris (MAD MAX : FURY ROAD) a joué un rôle primordial dans la coordination des détails du tournage de ces plans. "Je l’ai envisagé comme un film de guerre – sauf qu'il s'agit de super-héros – donc ancré dans la réalité autant que possible, avec de vraies cascades et de l’action, ce que j’adore faire", indique Norris.

"Il y avait un véritable hélicoptère près du sol, tournant sur lui-même au milieu d’explosions", souligne le réalisateur. "Le plus fou, c'est que l’hélico que se disputent Michael et Sophie, qui plonge pour s’élever à nouveau, était aussi vrai". D'un poids d'environ deux tonnes, l’hélicoptère était suspendu à un câble et maintenu en l’air grâce à deux grues effacées numériquement lors de la postproduction. "On pouvait contrôler les mouvements de l’hélicoptère en fonction de notre volonté de voir Sophie ou Michael remporter le combat", insiste Kinberg. "Ils ont dû composer avec un véritable hélico et des cascadeurs. Tout est vrai".

L’acteur a également participé à une autre scène d’action spectaculaire tournée sur une reconstitution de la Cinquième Avenue à New York. Magneto (Erik) et Fauve (Hank) sont déterminés à se venger de Jean pour la mort de Mystique. Ils se rendent donc à l’ambassade où Jean se cache aux côtés de l’ennemi extraterrestre incarné par Jessica Chastain. Pour pénétrer dans le bâtiment, Magneto dévie la trajectoire d’une rame de métro qui passe sous la rue et s’en sert comme d’un bulldozer pour créer une brèche dans l’enceinte de l’ambassade.

"On a intégralement reconstruit cette rue de New York en studio, ce qui nous a permis de contrôler ce qui s’y passait et d’y faire exploser des éléments de décor", poursuit le réalisateur. "C’est une séquence assez complexe. Quand Michael entre dans l’ambassade et que la rame de métro vient s’écraser derrière lui, tout est bien réel. Ce compartiment est sur une plateforme et il s’agit bien d’une rame de métro qui arrive assez vite derrière Fassbender, le mur explosant derrière lui. Elle finit par s’arrêter à seulement quelques centimètres de lui. On ne s’attendait pas à ce que le mur se fende au-dessus de lui et quelques débris lui sont tombés dessus. Michael, en vrai dur à cuire, n’a même pas bronché ni sourcillé. Et heureusement, parce qu’on n’a fait qu’une seule prise".

Même au cours des scènes les plus complexes du tournage, Kinberg a gardé son sang-froid. Une qualité que Hutch Parker a trouvée particulièrement impressionnante chez ce réalisateur débutant. "J’ai été vraiment frappé par sa façon décontractée d’assumer ce rôle, parce que ça peut être difficile de passer de l’écriture ou de la production [à la réalisation]", déclare Parker. "Heureusement, il connaît cet univers depuis longtemps et il a produit beaucoup de ces films. Il a vu et vécu les choses de près à plusieurs niveaux. Il connaît ces personnages – et plus précisément ces acteurs – extrêmement bien. Il se sentait à l’aise et en terrain connu. Il s’éclatait tout simplement et c’est toujours très bon signe !"

Kinberg savait également qu’il avait trouvé les bons collaborateurs dans chaque département. Outre Paré, le cinéaste a travaillé avec le chef costumier Daniel Orlandi (LOGAN) pour élaborer le style des personnages, notamment les nouveaux uniformes des X-Men. "Il nous a fallu du temps pour aboutir à l’uniforme parfait, je voulais qu'il respecte l'esprit de la BD", ajoute Orlandi. "On a sélectionné quelques comics sur lesquels on s’est concentrés, observant à quel point les tenues étaient épurées et graphiques. On les voulait très contemporaines et simples".

Le directeur de la photographie récompensé d’un Oscar Mauro Fiore (AVATAR, TRAINING DAY) s'est réjoui de permettre à Kinberg d'instaurer l’atmosphère naturaliste que le réalisateur souhaitait pour X-MEN : DARK PHOENIX. Pour y parvenir, il a beaucoup tourné caméra à l'épaule, dispositif inédit pour un film de cette saga.

"Dans les précédents chapitres – c’est le cas d'une grande partie des grosses productions hollywoodiennes et des films adaptés de comics –, la tendance est de recourir à une photographie très lisse et à des mouvements de caméra très fluides", indique le réalisateur. "Ici, plutôt que la caméra soit immobile et que seuls les personnages bougent, elle est aussi un peu en mouvement. D'où cet aspect rugueux des décors que l’on recherchait. Ça donne l’impression que rien n’est parfait. Les spectateurs le ressentent surtout pendant les scènes d’action, même dans les moments plus intimes, on peut sentir un peu de mouvement autour des personnages".

La même esthétique a prévalu en postproduction quand il a fallu peaufiner les séquences d’action, qu’elles se situent dans l’espace ou au cœur de Manhattan, comme en témoigne le superviseur effets visuels nommé aux Oscars Phil Brennan (LOGAN, BLANCHE-NEIGE ET LE CHASSEUR). "La grande scène de combat au beau milieu de la foule à New York a été époustouflante, car on n'avait encore jamais vraiment vu les conséquences des interventions des X-Men sur les simples citoyens", confirme Brennan. "C’est terrifiant".

L’un des défis majeurs que Brennan a dû relever a toutefois été d’affiner l’allure de "l’effet Phénix", cette lumière qui émane de la peau de Jean Grey tandis que ses pouvoirs surnaturels reprennent le dessus. "On a passé énormément de temps sur cet effet qui se manifeste lors de la transformation du Phénix", raconte Brennan. "Au fur et à mesure que le film avance, cet effet se présente de plusieurs façons différentes et avec des niveaux d’intensité variés. Les premières petites manifestations sont assez subtiles. Vers la fin du film, quand le Phénix est en pleine possession de ses pouvoirs, c’est beaucoup, beaucoup plus impressionnant. Cela produit des effets sur sa peau, sur ses yeux et sur toute la palette de ses émotions".

"Cette transformation a aussi un impact considérable sur l'espace qui l’entoure", ajoute Brennan. "Cela provoque des sortes d’ondes de choc et des particules apparaissent. Il y a aussi de la fumée et des flammes, bien sûr, donnant l’impression que son corps est fait de lave. Plusieurs éléments viennent composer 'l’effet Phénix' à son stade ultime mais tout est lié aux émotions de Jean".

Pour renforcer l’impact indéniable du film, Hans Zimmer a composé une remarquable bande-originale. L’œuvre de l’artiste récompensé aux Oscars enrichit sans conteste X-MEN : DARK PHOENIX : la musique souligne un profond sentiment de malaise et provoque chez le spectateur des frissons et de l'émotion à l'égard de Jean Grey. "J’adore sa manière de privilégier parfois des sonorités qui s'éloignent d'une bande-originale traditionnelle", relève le réalisateur. "Ce n'est pas lyrique mais déstabilisant. Cette musique vous touche au cœur. C’est vraiment tout en émotion quand il le faut, sans être sentimental. C’est exactement ce qu’il fallait pour ce film".

Source et copyright des textes des notes de production 20th Century Fox France

  
#XmenDarkPhoenix


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