dimanche 7 octobre 2018

VENOM


Science fiction/Action/Pas un bon cru Marvel, fait office de divertissement si on en attend rien de particulier

Réalisé par Ruben Fleischer
Avec Tom Hardy, Michelle Williams, Riz Ahmed, Reid Scott, Scott Haze, Woody Harrelson, Jenny Slate, Michelle Lee...

Long-métrage Américain
Durée : 01h52mn
Année de production : 2018
Distributeur : Sony Pictures Releasing France 

Date de sortie sur les écrans américains : 5 octobre 2018
Date de sortie sur nos écrans : 10 octobre 2018 


Résumé : Possédé par un symbiote qui agit de manière autonome, le journaliste Eddie Brock devient le protecteur létal Venom.

Bande annonce (VOSTFR)



Making Of (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : dans les comics, VENOM est un super-vilain, ennemi de Spider-Man. On pouvait donc s'attendre à un traitement sombre, violent et torturé autour de ce personnage et de son hôte. Ce n'est pas l'option qui a été choisie ici. Le ton est plutôt léger dans l'ensemble - même s'il y a des incursions vers la noirceur ici et là - lissant au passage la personnalité du monstre pour en faire un personnage acceptable.

VENOM est donc un film de super-héros sur un anti-héros. Il coche toutes les cases du blockbuster terre-à-terre de façon presque trop appliquée : scènes spectaculaires pleines d'effets spéciaux qui ne sont pas tous convaincants et qui n'apportent pas forcement grand-chose à l'histoire, scénario basique avec un fond de science-fiction se basant sur les inquiétudes environnementales actuelles, personnages sans surprises... 

Pourtant, le réalisateur, Ruben Fleischer, parvient à faire ressortir plusieurs moments qui attirent positivement l'attention du spectateur. Malgré des incohérences, sa narration est claire et veille à compléter les éléments d'intrigues ouverts. Il profite du cadre de San Francisco pour nous offrir quelques belles images et utilise les particularités de cette ville dans sa mise en scène. 


Mais au final, c'est surtout le duo Eddie Brock, interprété par Tom Hardy/Venom qui revêt l'intérêt de ce long-métrage. Depuis la rencontre jusqu'à la fin du film, leur relation bizarre se construit entre humour et violences intérieures ou extérieures. Tom Hardy est assez touchant dans ce rôle de loser au grand cœur qui est décontenancé par ce qu'il lui arrive, et comme on le comprend, on s'attache à lui et on s'intéresse à ce qu'il traverse. 





Face à lui, Michelle Williams interprète Anne Weying. Elle vient compléter cet étrange duo. Bien que le rôle ne soit pas très original en soi, elle marque le personnage par son jeu impliqué. 



Il en va de même pour Riz Ahmed qui interprète le Dr. Carlton Drake, le grand méchant. Ce protagoniste ne sort pas du tout des sentiers battus, mais l'acteur lui insuffle une personnalité spécifique.



VENOM ne ressort pas comme créatif ni même réussi parmi les films du même genre. Cependant, il remplit sa mission de divertissement qui ne demande pas d'efforts de réflexion, si on a aucune attente particulière vis-à-vis du symbiote et de son hôte. Cette entrée en matière trop téléphonée de VENOM donne tout de même envie de retrouver ce protagoniste dans l'univers Marvel, en espérant qu'il sera alors mieux mis en valeur.

Note : il ne faut pas quitter la salle à la fin du film sans avoir vu le générique jusqu'au bout, car il contient deux scènes additionnelles.


Copyright photos @ Sony Pictures Releasing France

NOTES DE PRODUCTION
(À ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

NOUS SOMMES VENOM !

Qui n’a jamais éprouvé ce sentiment de colère noire qui vous donne envie de tout envoyer promener, cette rage intérieure que l’on s’oblige à étouffer ? Ne serait-ce pas formidable, pour une fois, de la libérer ? Ne serait-il pas satisfaisant de laisser cette force se déchaîner, de lui permettre de nous débarrasser de tous les obstacles qui se dressent sur notre chemin ? Pourquoi ne pas enfin montrer au monde ce qui gronde en nous ?

Pour Eddie Brock, cette force monstrueuse a un nom : Venom. Et elle est sur le point d’être lâchée. Son côté sombre va littéralement surgir, et ça va faire des dégâts…

De tous les personnages créés par Marvel, Venom est l’un des plus extraordinaires et aussi l’un des plus complexes, ce qui fait de lui l’un des plus aimés des amateurs de comics. Il est redoutable, terrifiant, totalement imprévisible, et sa noirceur n’a d’égal que sa soif de violence. Sa forme elle-même fait froid dans le dos : une créature noire comme la nuit, avec d’immenses yeux blancs, une gueule hérissée de crocs tranchants comme des rasoirs, et une longue langue sinueuse et effilée comme un serpent…

L’histoire de VENOM n’est pas celle d’un héros, mais plutôt d’un antihéros. Ou plus précisément, de deux antihéros dans un même corps. Eddie, interprété par Tom Hardy, est un journaliste obsédé par le désir de révéler au grand jour la corruption chez les puissants, et pour qui rien d’autre ne compte. Venom, lui, est un symbiote extraterrestre, une effrayante créature douée de pouvoirs extraordinaires qui va fusionner avec Eddie. Ensemble, ils sont capables de tout. C’est particulièrement terrifiant pour Eddie, car Venom est animé par la rage. Leur relation étant totalement symbiotique, chacun influence l’autre. Pour le meilleur et pour le pire...

Matt Tolmach, l’un des producteurs de VENOM, a précédemment produit pour Sony Pictures le blockbuster JUMANJI : BIENVENUE DANS LA JUNGLE, qui a fait près de un milliard de dollars de recettes dans le monde. Il voit dans la dualité représentée par Eddie Brock, un homme égocentrique qui connaît une mauvaise passe, et Venom, capable de révéler son potentiel, une histoire d’antihéros qui s’adresse à tout le monde. Il explique : « Eddie Brock est comme beaucoup d’entre nous : il avait de grandes idées humanistes, il voulait défendre les innocents et abattre les méchants. Mais malheureusement, il a suivi sa propre voie – un chemin bien solitaire – et il a pris des raccourcis… Il a laissé son ego grandir démesurément, il est devenu brusque et impulsif, avec un tempérament explosif. Dans cette histoire, il va devenir meilleur, mais ce sera au prix de sa rencontre avec Venom… »

Le producteur Avi Arad déclare : « VENOM est un film à plusieurs tons, ce qui nous offrait la chance de faire un film de super-héros qui bouscule les conventions établies. Eddie Brock et Venom sont deux personnes très différentes dont chacune va influencer l’autre et changer sa vie. C’est une histoire qui fait peur, qui vous secoue et vous fait rire aussi. L’intrigue est serrée, impitoyable, mais aussi drôle et optimiste. Ce film tranche sur ce qui se fait d’habitude dans le genre ! »

Avi Arad poursuit : « Eddie influence le bon côté de Venom, qui devient en quelque sorte la conscience du journaliste. Il faut que le côté positif influence le négatif et inversement afin que le monde soit sauvé. »

Le réalisateur Ruben Fleischer avait offert à Sony Pictures un solide succès avec le film ZOMBIELAND, devenu culte. En lui confiant les rênes de VENOM, les producteurs savaient qu’ils avaient affaire à un cinéaste capable d’offrir au public une véritable expérience de cinéma, un film formidable avec un héros Marvel réellement exceptionnel. À condition d’avoir dans ce rôle un acteur tout aussi exceptionnel, capable de jouer la double personnalité de Venom et d’Eddie.

Ils furent convaincus d’avoir trouvé la perle rare lorsque Tom Hardy, qui a incarné certains des personnages les plus complexes du cinéma contemporain, accepta le rôle. Ruben Fleischer confie : « Tom est l’acteur de son temps par excellence. Il a un talent inné, une présence à l’écran qui en impose. Il est captivant, il a l’aura d’une star. Il est bon quel que soit le registre et apporte de la profondeur à chacun de ses personnages. Il est à la fois dans l’instant et dans la durée, il a un talent en même temps intemporel et totalement contemporain. »

Le réalisateur poursuit : « Tom est quelqu’un qui vous inspire. Tout le monde sur le plateau était subjugué par la manière dont il a choisi d’interpréter Eddie Brock. En plus, il est capable de vous faire rire, et c’était exactement ce dont nous avions besoin. »

Tom Hardy déclare : « L’idée de la symbiose, le fait d’avoir besoin l’un de l’autre pour survivre, est dans la nature même des personnages d’Eddie et de Venom. Cela offrait une extraordinaire dimension psychologique à jouer. Cette personnalité multiple, moitié humaine, moitié extraterrestre, est vraiment originale. Et cela me donnait l’occasion de jouer face à une créature de plus de 2 mètres de haut. Eddie Brock a cette chose à l’intérieur de lui. C’est une union hors du commun. Comme ils le répètent : « Nous sommes Venom ». »

L’acteur poursuit : « J’étais très enthousiaste à l’idée de jouer ce personnage singulier. Venom est vraiment cool, c’est un personnage qui déchire ! Mon fils m’en a parlé, il l’adore. C’est un rôle génial parce qu’il ne connaît pas de limites et qu’il présente une psychologie fascinante. »

Les débuts de VENOM sont comme un rêve de créateur de comics : une introduction qui vous scotche tout de suite puis développe son intrigue à l’intérieur d’un univers distinct, vous entraînant sans vous laisser le temps de souffler. Depuis sa première apparition il y a trente ans dans le numéro 300 de The Amazing Spider-Man, le super-vilain s’est imposé comme l’une des personnalités les plus intrigantes et les plus extraordinaires aux yeux des amateurs du genre.

Initialement, Venom a été créé dans les bandes dessinées Spider-Man comme un adversaire terrifiant capable de faire trembler les lecteurs, mais c’est tout le contraire qui s’est produit : les fans sont tombés sous le charme de cet anti-héros spontané et excentrique doté d’énormes crocs et dénué de toute pitié. Entre son look frappant, ses origines flippantes et les thèmes du bien et du mal s’opposant à l’intérieur d’un même individu, les lecteurs ont été fascinés. Une nouvelle fan base était née, ce qui a poussé Marvel à donner au personnage sa propre série éponyme et a fait de lui l’un des plus populaires des « héros » Marvel. Aujourd’hui, Venom a droit à son propre film au cinéma.

Pour jouer Carlton Drake, l’ennemi de Venom, un méchant face à un anti-héros, le mal à l’état pur, les cinéastes ont cherché un acteur possédant une élégance glacée.

Ils ont trouvé l’interprète idéal de cet homme aussi immoral que sophistiqué en Riz Ahmed, acteur britannique couronné aux Golden Globes, rappeur et activiste. Cet homme qui dirige la Life Foundation donne l’image d’un scientifique, philanthrope et inventeur de génie ayant créé sa fondation pour le bien de l’humanité. La réalité est toutefois bien différente : ce visionnaire éloquent et persuasif n’est rien d’autre qu’un criminel à la psychologie complexe, convaincu de ses propres mensonges, et qui n’hésite pas à sacrifier des vies pour sa cause.

Richard Fleischer déclare : « J’admire le travail de Riz depuis longtemps et j’avais très envie de travailler avec lui. C’est l’un des acteurs les plus intéressants qui soit. Face à Tom Hardy, il fallait quelqu’un qui ait de la présence. Riz Ahmed campe un méchant passionnant, un génie du mal qui refuse de voir la fin du monde arriver telle qu’elle s’annonce. »

Le producteur Avi Arad observe : « Carlton Drake est un méchant qui prend une résonance particulière parce qu’il présente au monde l’apparence d’un homme privilégié d’une intelligence supérieure. Il est original, et terriblement dangereux parce qu’il a les moyens de mettre en œuvre ses convictions. Le monde l’admire parce qu’il ignore ce qu’il a réellement en tête et les moyens qu’il se donne pour y parvenir. »

Matt Tolmach explique : « Riz Ahmed a su jouer à la perfection tout l’arc dramatique du personnage. Carlton Drake donne l’impression de vouloir sauver l’humanité, mais sa folie se révèle peu à peu et il franchit toutes les limites. Riz est aussi parfait en scientifique rationnel qu’en visionnaire dément. »

L’acteur voit dans son personnage un reflet de la fascination largement partagée pour les grands esprits capables d’une vision globale et possédant d’énormes moyens financiers. Il note : « Carlton Drake observe la réalité de la situation sur notre planète et sur ce que l’homme lui fait subir, et il sait que l’on doit trouver une solution pour mettre fin à tout cela. Pour lui, l’avenir passe par l’exploration spatiale. Il essaie de se servir de formes de vie extraterrestre pour adapter l’homme à vivre autrement, ailleurs, sur une autre planète. Il veut créer ce qu’il appelle une forme de vie supérieure. La recherche d’une possibilité de vivre dans l’espace ou sur une autre planète est d’ailleurs envisagée sérieusement par les entrepreneurs les plus puissants et les visionnaires de notre monde. »

Riz Ahmed précise : « C’est cependant une aventure extraordinairement difficile et risquée. Drake est très frustré de voir que ce journaliste qui essaie de le faire tomber et de faire échouer ses projets réussit à survivre à la fusion symbiotique avec cet être semblable à un dieu. À ses yeux, Eddie n’en est pas digne. Carlton pense que c’est lui qui aurait dû être choisi pour faire évoluer la race humaine et la faire passer au stade supérieur. Il s’efforce de trouver un avenir viable pour l’humanité, mais comme toujours, la question se résume à savoir combien d’œufs on est prêt à casser pour réussir l’omelette… »

Il était essentiel de trouver les deux acteurs parfaits pour jouer les personnages opposés d’Eddie Brock/Venom et de Carlton Drake, mais il était tout aussi vital de choisir la comédienne qui allait jouer Anne Weying, l’ex-petite amie d’Eddie, qui joue un rôle clé dans cette histoire. Par chance, ils ont pu engager Michelle Williams.

Au début de l’histoire, Anne est résolue à quitter Eddie parce qu’elle ne supporte plus qu’il sacrifie tout à sa quête solitaire. Michelle Williams explique : « Anne aime Eddie, mais elle ne tolère plus son comportement détestable. Pourtant, l’amour est toujours là, quelque part, et c’est ce qui va leur permettre de garder des liens tout au long de l’histoire. »

Michelle Williams était heureuse de pouvoir tourner avec Tom Hardy et a été attirée par le challenge de son rôle. Elle confie : « Tom sait tout jouer, rien ne lui est impossible. Il a un talent fou. C’est passionnant de travailler avec lui parce qu’il est capable de choix complètement illogiques qui vous emmènent ailleurs et vous forcent à vous remettre en question dans le jeu. C’est stimulant et libérateur ! Vous ne savez jamais exactement à quoi vous attendre quand vous arrivez sur le plateau, et c’est très excitant ! »

Cette valse-hésitation des sentiments est omniprésente dans les rapports entre Eddie et Anne, qui s’efforce de faire ressortir ce que cet homme a de meilleur tout en se protégeant de lui. Avi Arad souligne : « Anne est le nœud de l’intrigue. Elle ne pliera pas, elle n’abandonnera pas, elle fera ce qu’elle doit faire. Elle espère simplement qu’elle pourra retrouver Eddie intact d’une façon ou d’une autre. »

Matt Tolmach ajoute : « Michelle Williams était effectivement la comédienne idéale pour incarner le dilemme d’Anne. Elle est totalement allée dans le sens des choix du personnage. Quand on rencontre Anne et Eddie pour la première fois, ils ont une vie parfaite. Anne va devoir faire preuve de force de caractère et s’engager totalement. C’est une force avec qui il faut compter. »

Anne n’est pas la seule force féminine du film : il y a aussi Dora Skirth, interprétée par Jenny Slate, une scientifique de la Life Foundation qui va donner l’alerte sur les pratiques inhumaines qui se déroulent au laboratoire.

Le réalisateur Ruben Fleischer déclare : « Jenny joue un peu à contre-emploi dans ce film parce qu’on la connaît plutôt pour ses talents d’humoriste alors qu’ici, elle tient un rôle dramatique. Mais dès qu’on la voit à l’écran, on est de son côté, notre cœur bat au rythme du sien et on est en totale empathie avec elle. C’était essentiel pour le rôle. »

Jenny Slate observe : « Je suis toujours attirée par les personnages qui ont la place d’exister. Dora n’est pas une demoiselle en détresse, elle ne manque pas de ressources. C’est elle qui détient des infos déterminantes, et c’est elle qui a accès aux données et aux lieux. Elle a besoin d’Eddie parce qu’étant journaliste, il peut diffuser l’information. On est loin de la dynamique habituelle où une femme demande de l’aide à un homme, ce que je trouve rasoir à la longue ! Ici, c’est Dora qui a les cartes en main. »

Matt Tolmach conclut : « Jenny prend des risques dans ce film, à la fois pour son personnage et pour elle-même. Son personnage fait équipe avec Eddie pour démasquer Carlton Drake et agir pour la bonne cause, mais ce faisant, elle risque sa vie, et cela demande un sacré courage ! »

À propos de son patron à l’écran, Jenny Slate explique : « Carlton Drake possède un indéniable magnétisme en dépit de sa dangerosité. C’est quelqu’un d’attirant. Il représente ce à quoi nous aspirons tous : il a réussi à développer ce qu’il avait en lui de meilleur, de plus affûté, il a su tirer parti de sa propre force. Mais c’est très dangereux de s’élever par soi-même et pour soi-même. Le rêve de cet homme est terriblement néfaste. »

Reid Scott vient compléter le casting dans le rôle du nouveau compagnon d’Anne, le si parfait Dr Dan, qui fait rapidement part à la jeune femme de ses soupçons sur son ex. Quant à Scott Haze, il tient le rôle de Roland Treece, le chef de la sécurité de Life Foundation, un homme prêt à tout pour empêcher Eddie de nuire à son patron.

L’EFFET VENOM

Frappant visuellement, imposant, effrayant et dérangeant… voici Venom, un personnage à part dans l’univers des comics. Étant très apprécié des fans du monde entier, il fallait lui rendre justice à l’écran, et les artistes chargés des effets visuels ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour être à la hauteur. Crocs acérés, yeux étincelants, sans oublier une langue monstrueuse qui semble avoir sa propre existence...

Venom est un protagoniste d’une nature peu ordinaire, constitué par l’alliance d’un humain et d’un extraterrestre. Il a été représenté à l’écran dans le même esprit, en combinant l’interprétation de l’exceptionnel Tom Hardy et les créations numériques du talentueux département des effets visuels. À l’écran, Venom a été entièrement créé en images de synthèse. C’est le superviseur des effets visuels doublement oscarisé Paul Franklin et la superviseuse des effets visuels additionnelle Sheena Duggal qui ont été chargés de créer un personnage terrifiant tout en étant si cool que le public se sentirait de son côté – aussi monstrueux soit-il.

Les toutes premières discussions entre Paul Franklin et le réalisateur Ruben Fleischer ont abouti à une même conclusion : les mouvements de Venom ne devaient avoir rien d’humain. Le superviseur des effets visuels commente : « Venom est complètement différent de tous les personnages que l’on a pu voir à l’écran. Il ressemble un peu à un humain, mais il est capable de bien davantage. Il peut faire jaillir des tentacules de son corps. Il peut infliger des coups et des blessures terribles à ses adversaires et encaisser des chocs faramineux. Il est presque indestructible… presque ! Il a quand même un point faible. Et j’oubliais : il peut aussi prendre une forme quasi liquide… »

Paul Franklin et son équipe ont non seulement dû créer Venom en entier, mais aussi créer la forme physique et la gestuelle des symbiotes. Le superviseur des effets visuels déclare : « Un symbiote est capable de s’écouler à travers les pores de la peau de son hôte. Il peut être absorbé par le corps, passer à travers les vêtements. La première fois qu’on le voit, on dirait une grosse limace noire informe. Ensuite, quand il fusionne avec Eddie, il forme comme une peau par-dessus son corps. Finalement, il devient Venom, une créature élancée avec d’extraordinaires yeux blancs qui évoquent les marques sur les flancs d’une orque. »

La faculté de Venom à prendre une forme liquide et projeter des tentacules, des filaments ou des toiles, a donné du fil à retordre au département chargé des effets visuels. Ces effets ont compté parmi les plus difficiles à créer. Paul Franklin explique : « Venom peut changer de forme en permanence au cours d’un combat, et notamment quand il affronte Riot, qui est doté des mêmes aptitudes mais encore plus spectaculaires. Il prend des formes très effilées et tranchantes comme des lames. Tout cela a demandé une somme de travail considérable en termes d’animation de personnage et d’animation des effets visuels. »

La mâchoire hérissée de crocs de Venom peut s’ouvrir à 180 degrés pour révéler une longue langue serpentine, puissante et très mobile, qui fait elle aussi la particularité du personnage. Paul Franklin commente : « Venom est un personnage sur le fil entre héros et antihéros. On ne sait jamais réellement ce qu’il pense ni ce qu’il va faire. Ce personnage a quelque chose de Dr Jekyll et Mr Hyde, avec cette entité qui s’empare de lui quand il s’y attend le moins et contre sa volonté. Mais par la suite, au fur et à mesure que l’histoire avance, ils trouvent une certaine harmonie. »

Durant le tournage, l’équipe des effets visuels était sur le plateau avec un mannequin de 2 mètres de haut, encore plus grand une fois équipé du casque sur lequel était placée une sphère spéciale servant de référence pour la création des effets numériques. C’est cette sphère que les acteurs devaient regarder quand ils jouaient face à Venom, car elle représentait l’emplacement des yeux de la créature haute de 2,30 mètres.

Paul Franklin explique : « C’était une façon très confortable de travailler parce que nous connaissions ainsi le volume physique que Venom occupait dans le décor. Tout le monde pouvait en tenir compte ; non seulement les acteurs, mais aussi l’équipe caméra, les décorateurs… Quand nous avons intégré la version numérique de Venom dans les plans, tout collait parfaitement. »

Paul Franklin a apprécié le défi consistant à créer une figure aussi imposante et aussi sophistiquée en termes de design et d’interprétation – sans parler de l’effet qu’elle allait provoquer sur les spectateurs. « Venom est effrayant à voir, il a quelque chose de démoniaque parfois, mais il y a aussi beaucoup d’humour chez ce personnage, un humour noir omniprésent. Venom est une créature pleine d’esprit, sarcastique, qui tient son humour de la nature même d’Eddie. Les deux personnages sont complémentaires pour donner corps à cet être que l’on voit sur l’écran. »

Outre Venom, l’équipe chargée des effets visuels a créé quatre symbiotes, dont Riot. Riot est lui aussi un personnage entièrement numérique, et les deux aliens s’affrontent dans le climax haletant du film. Les deux personnages principaux du film se combattent sous leur forme humaine et sous leur forme alien.

Paul Franklin explique : « La création de Riot n’a pas été pareille que celle de Venom. Du point de vue du design, il fallait que l’on sente que Riot est de la même espèce, mais il fallait les distinguer l’un de l’autre, et faire en sorte que le combat ne soit pas égal. Venom et Riot ont des capacités très différentes, ce qui rend leur combat plus intéressant. On se demande constamment lequel des deux va l’emporter. »

Le superviseur des effets visuels poursuit : « La quantité d’effets visuels que nécessitait la bataille finale, non seulement en matière d’action mais aussi en termes de décors, était impressionnante. Nous avons repoussé toutes nos limites et nous sommes aventurés dans des secteurs inexplorés, avec de nouvelle techniques et de nouvelles idées. C’était vraiment très excitant ! »

Le décor de Gantry, où se déroule le spectaculaire combat final, a exigé des acteurs des prestations très physiques nécessitant de les câbler. Des écrans bleus entouraient le décor, construit sur un plan incliné à 30° afin que les acteurs puissent interagir avec des décors concrets – tomber, rouler, se relever. Ruben Fleischer s’avoue impressionné par certains des grands moments de cette bataille : « Drake et Eddie se révèlent au milieu du chaos de la bataille, et c’est vraiment grandiose ! »

La même combinaison d’écrans bleus et de décors concrets a été adoptée pour réaliser les scènes impliquant Eddie, parfois en présence de Venom et parfois non, au Golden Gate Bridge et au Bay Bridge. Pour ces scènes il a fallu fabriquer une partie des pylônes des deux ponts.

Les nombreuses séquences de combat impliquaient des mouvements impossibles à réaliser même par le plus chevronné des cascadeurs ; il a donc fallu réaliser des versions des acteurs en images de synthèse. Un scan en 3D de chacun des acteurs et actrices a été réalisé à l’aide de 130 appareils photos reflex numériques déclenchés en une fraction de seconde. En déterminant les points communs entre toutes les images, une version numérique 3D de très grande précision de la personne a été créée sur ordinateur.

Paul Franklin et son équipe ont fait d’énormes efforts pour donner un réalisme absolu à chacun des plans à effets visuels. Ils ont apporté le même souci d’authenticité à la création de l’extérieur du bâtiment de la Life Foundation, un hexagone qui s’élève sur la colline de Hawk Hill à Marin County, au nord de la Californie, et surplombe la baie. Au loin, on peut apercevoir le pont du Golden Gate et la ville de San Francisco.

L’architecture extérieure de la fondation conçue par le chef décorateur Oliver Scholl présente un toit végétalisé et des panneaux à énergie solaire. Paul Franklin détaille : « C’est un bâtiment extraordinaire, pareil à une ruche, à l’intérieur duquel on retrouve la forme hexagonale. Il y a même un site de lancement pour une navette spatiale. Ce décor numérique s’intègre parfaitement visuellement au paysage existant. »

Pour obtenir un réalisme optimal, l’équipe effets visuels de Paul Franklin s’est rendue à Marin et a photographié tous les environnements dans les moindres détails. Ils ont pris des mesures pour recréer le terrain, et fait des prises de vues aériennes depuis un hélicoptère. En intégrant toutes ces images sous forme de banque de données, l’équipe a pu construire intégralement le bâtiment en images de synthèse et utiliser des fonds sur écrans bleus pour plus d’authenticité.

UNE VOIX D’OUTRE-ESPACE

Michael Koff, le chef opérateur du son, a relevé un défi particulier sur le plateau de VENOM. Le planning de tournage comptait plus de 40 jours, et de nombreuses scènes impliquaient la voix de Venom dans un dialogue intérieur avec Eddie. Michael Koff et son équipe ont donc dû trouver un moyen concret de faire entendre la voix de Venom pendant les prises de vues.

Le chef opérateur du son raconte : « Tom Hardy passait 20 à 30 minutes avec nous au son tous les matins pour préparer la scène du jour, pour lire et enregistrer Venom et ses dialogues, avec tous les personnages. Puis il passait au maquillage et à la coiffure pour être prêt à tourner. Alors, l’opérateur son chargé du playback et moi diffusions chacune des répliques de Venom pour qu’il les entende en jouant. »

Michael Koff et son équipe ont créé des fichiers individuels pour le dialogue de Venom, auxquels ils ont ajouté des effets spéciaux sonores pour rendre la voix plus grave, plus profonde, pareille à un grondement. Grâce à une oreillette, Tom Hardy avait la voix à l’oreille comme si le Venom intérieur s’adressait à lui.

Le chef opérateur du son ajoute : « Quand Tom arrivait sur le plateau pour tourner, il avait en quelque sorte déjà répété avec le personnage. L’effet était d’un grand réalisme et d’une parfaite efficacité parce qu’il entendait réellement Venom dans sa tête ! Aucun de ses partenaires de jeu, personne d’autre sur le plateau ne pouvait entendre cette voix. Venom ne parlait qu’à lui ! »

Ce procédé était juste ce dont Tom Hardy avait besoin pour renforcer sa prestation dans le rôle d’Eddie, en perpétuelle mutation. Michael Koff explique : « Chaque fois que nous étions sur le plateau et que Tom se mettait l’oreillette pour entendre les répliques de Venom, il dégageait une assurance supplémentaire dans son incarnation d’Eddie. Son interprétation du personnage était effectivement conditionnée par la « présence » de Venom. Le dialogue de Venom poussait la scène dans une certaine direction, elle était un moteur du jeu de Tom. Disposer réellement de la voix de Venom sur le tournage a marché du tonnerre ! »

VISION FATALE : LE TOURNAGE

Le style visuel et la photographie

De la réalité sans fard de la vie d’Eddie à l’apparence terrifiante de Venom, l’esthétique du film était de première importance pour provoquer un impact maximum sur le public. La mettre au point a nécessité une collaboration étroite entre le réalisateur Ruben Fleischer et le directeur de la photo Matthew Libatique.

Ruben Fleischer explique : « Matty et moi avons longuement discuté lors de la préparation du film, en citant de très nombreux films pour référence. Nous étions tous les deux séduits par les films d’horreur que faisait John Carpenter dans les années 80, leur réalisme sans fard, brut mais très beau, et nous aimions aussi les superbes dessins des comics. Nous étions mus par le même désir de rendre chaque image particulière. »

Ruben Fleischer comptait parmi ses plus proches collaborateurs, outre Matthew Libatique, le chef décorateur Oliver Scholl et le superviseur des effets visuels Paul Franklin. Les quatre hommes ont travaillé dans la même direction. « La collaboration entre nous a été totale, raconte le réalisateur. Le look impressionnant du film est dû notamment au fait qu’Oliver et Matthew ont travaillé en parfaite harmonie. »

Le matériel employé pour créer le film était à la pointe de ce qui ce fait actuellement, que ce soit la caméra Alexa, les supports de caméra MoVi ou Steadicam, ou les images réalisées par drone grâce au Heavy Lifter X8 de chez Gryphon Dynamics. Une équipe de trois hommes – un technicien, un cadreur et un pilote – était nécessaire pour manipuler ce drone de 25 kilos afin de filmer les prises de vues de nuit au-dessus du centre d’Atlanta.

L’appartement d’Eddie

Les toutes premières scènes du film ont été tournées aux Blackhall Studios à Atlanta, en Géorgie : ce sont celles réalisées sur le décor de l’appartement d’Eddie, lorsque celui-ci commence à se transformer en Venom. Eddie n’a aucune idée de ce qui est en train de lui arriver et ignore tout de la puissance de ses nouveaux pouvoirs.

Le déclencheur est une confrontation entre Eddie et un groupe de mercenaires, qui tourne à une spectaculaire séquence de combat en corps à corps dans l’appartement. Elle est aussi l’occasion de présenter de façon très dynamique le nouvel Eddie renforcé par le symbiote – même s’il est tout bonnement incapable de comprendre ce qui lui arrive.

Le réalisateur Ruben Fleischer explique : « J’ai toujours vu cette scène comme si Eddie était une marionnette dont Venom serait le marionnettiste : Eddie n’est qu’un pantin qu’il utilise pour combattre ces hommes. Facile à décrire comme ça, mais pour créer concrètement la scène, c’est une autre paire de manches ! C’est Tom Hardy qui a mis au point la manière dont Eddie se retrouve au cœur de cette séquence d’action, ses réactions tandis que son bras porte des coups qu’il n’a pas voulus d’une manière qu’il ne maîtrise absolument pas. Son corps ne lui obéit plus. »

Puisque cette scène est la toute première présentation de Venom sortant du corps d’Eddie, le coordinateur des cascades Chris O’Hara et le coordinateur des combats Tim Connolly voulaient une séquence d’action très spectaculaire. Et tout aussi important que la chorégraphie des combats, était l’échange teinté d’humour entre Eddie et Venom qui installe l’histoire et entraîne le public au cœur du problème d’Eddie. Chris O’Hara explique : « Ce dialogue intérieur influence la manière dont se déroule l’action, et nous avons veillé à toujours chorégraphier les deux personnalités d’Eddie pour chaque combat. »

Tim Connolly précise : « Ce combat, filmé sur deux semaines, a été minutieusement élaboré. Nous l’avons imaginé phase par phase, en le rythmant comme une danse chorégraphiée. Au départ, Eddie ne sait pas du tout ce qui se passe avec son corps. Puis, quand le premier tentacule surgit vers les mercenaires, Eddie est tout aussi surpris que le public va l’être. »

La séquence n’aurait jamais fonctionné à ce point sans le talent d’acteur de Tom Hardy, prêt à prendre des risques physique tout en assurant une prestation de jeu complexe. Plusieurs mois avant le début du tournage, chez lui à Londres, il a suivi un entraînement strict d’arts martiaux mixtes afin d’être fin prêt le moment venu.

Chris O’Hara commente : « Tom a appris à donner des coups de poing, de pied, à se déplacer… Il s’est entraîné très dur. Tout ce travail en Angleterre a payé quand il est arrivé sur le tournage. À la fois pour les moments avec les images de synthèse et pour le combat d’humain à humain : il possédait une précision et une maîtrise des gestes remarquables. »

Le coordinateur des cascades précise : « La plupart des cascades sont un combat à deux contre un, ce qui diffère d’une bagarre classique ; il fallait en permanence prendre en compte la manière dont Venom serait représenté à l’image. Tom ne rechigne jamais à mettre la main à la pâte, il fait le boulot. Il avait une super doublure cascades en la personne de Jacob Tomuri, mais il a fait le plus possible de l’action lui-même. »

La bagarre dans l’appartement d’Eddie se transforme en séquence de poursuite musclée à l’extérieur, tandis qu’Eddie/Venom enfourche une Ducati pour échapper aux mercenaires qui le poursuivent à bord de Jeeps Cherokee puissantes, dévalant à toute allure les rues en pente à la circulation imprévisible de San Francisco.

Le superviseur des effets visuels Paul Franklin commente : « La révélation de la scène montre pour la première fois Venom dans sa forme finale. C’était très excitant à tourner, fascinant de voir les acteurs réagir en imaginant Venom face à eux. Nous avons toujours privilégié le concret, la réalité, devant l’objectif. Même si Venom est entièrement créé en images de synthèse, jamais nous ne nous sommes contentés de créer une scène entièrement par ordinateur. On arrive à ce degré de réalisme grâce aux cascades, au jeu des acteurs, à d’extraordinaires effets spéciaux physiques, à des environnements réels et des décors construits en vrai. »

La deuxième équipe, sous la direction de Spiro Razatos, a collaboré avec le coordinateur des cascades Andy Gill pour tout ce qui touche à l’action où sont impliqués les véhicules, voitures et motos. Cela fait plus de vingt ans qu’ils travaillent ensemble et on leur doit des séquences d’action à couper le souffle dans des films comme les FAST AND FURIOUS ou CAPTAIN AMERICA.

Le cascadeur Jimmy Roberts parvient à donner l’impression que le pilotage de la moto du film ne demande aucun effort. Sa conduite virtuose de la Ducati Scrambler à toute allure dans les rues d’Atlanta et de San Francisco donne des frissons… Il déclare : « Je bondis par-dessus des voitures, je prends des explosions dans la figure, il y a des voitures qui dérapent partout autour de moi, des collisions avec des camions, des collisions frontales… Pour résumer, j’ai fait tout ce qu’il était possible de faire ! On m’a hissé dans les airs avec des treuils. J’ai fait la majorité des cascades avec toute la deuxième équipe, et croyez-moi, on aurait dit un décathlon spécial cascades ! »

À San Francisco, le cascadeur à moto australien Robbie Maddison, connu dans le monde entier, a tourné avec VENOM son premier film américain. Il a décollé dans les airs par-dessus les dos-d’âne des rues et a atterri sur des pentes à 30° sans un battement de cils… L’un des sauts les plus spectaculaires a été réalisé sur la célèbre « colline de Bullitt » à San Francisco, qui tient son nom de la fameuse poursuite en voitures réalisée pour le film de Peter Yates avec Steve McQueen. Neuf caméras étaient braquées sur Robbie Maddison tandis qu’il fendait les airs sur sa moto d’une manière dont lui seul était capable…

Robbie Maddison confie : « Mon boulot consistait à faire en sorte qu’Eddie soit le plus cool possible. Il faut que le plan rende bien à l’écran, et je ne fais les choses que quand je les sens. On avait toujours la tentation d’aller encore plus haut, par-dessus les immeubles ! Mais il fallait aussi prendre en compte le jeu d’acteur, ne pas oublier qu’Eddie est complètement terrifié par ce qui lui arrive. C’est Venom qui est aux commandes, et Eddie est embarqué dans l’aventure ! »

La Life Foundation

Pour le chef décorateur Oliver Scholl, un inconditionnel de Venom qui avait déjà mis ses talents au service de SPIDER-MAN : HOMECOMING pour Sony Pictures, prendre part au film est un rêve devenu réalité. La création du QG de Carlton Drake, l’imposant décor de la Life Foundation, un complexe scientifique ultramoderne à dominante verte, a constitué le principal chantier pour le chef décorateur et son équipe.

Pour le laboratoire de la Life Foundation, où d’effroyables expériences sont menées sur des sujets humains pour tester leur compatibilité avec les symbiotes, Oliver Scholl a imaginé une atmosphère clinique et aseptisée qui n’est pas sans rappeler l’univers troublant d’un film de Stanley Kubrick.

La présence de parois vitrées et de surfaces réfléchissantes rend le lieu déroutant et difficile à cerner. Les cellules qui renferment les sujets de l’expérience sont de forme hexagonale, un motif qui fait référence à une formule moléculaire et se répète à l’infini au sein de cet espace labyrinthique austère et stérile. Des centaines d’écrans d’ordinateur affichent des graphiques médicaux complexes tandis que du matériel de recherche, des échantillons et des fioles de liquides inidentifiables habillent l’inquiétant laboratoire.

Le réalisateur Ruben Fleischer confie : « Oliver est un véritable génie. Le travail qu’il a fourni sur VENOM dépasse de loin tout ce que j’avais pu imaginer dans mes rêves les plus fous. Le décor de la Life Foundation est sans doute la réalisation phare de ce film. Il était très important pour moi que les cellules des patients soient hexagonales en référence à la forme du logo de la fondation. J’ai donc trouvé l’agencement de ces capsules en nid d’abeille très intéressant. La manière dont Oliver s’y est pris pour concrétiser tout cela est bien plus cool que tout ce que j’aurais pu imaginer. »

Le chef décorateur déclare : « Nous nous sommes efforcés de rendre l’environnement scientifique le plus crédible, le plus convaincant et le plus réaliste possible de manière à souligner les éléments fantastiques du film. Le bloc opératoire principal, dans lequel gît un spécimen de symbiote, vient renforcer l’atmosphère inquiétante des lieux. »

Oliver Scholl et son équipe n’ont eu que deux mois pour donner vie au laboratoire de la Life Foundation, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas ménagé leurs efforts. Ils ont mis au point deux modes différents : un mode nuit, très sombre, et un mode jour, très lumineux. Le chef décorateur commente : « Le laboratoire est un lieu très déroutant. Je me suis inspiré de l’ambiance du film d’horreur muet allemand de 1920 LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI car c’est le genre d’endroit où tout peut arriver. C’est un véritable labyrinthe dans lequel on peut aisément se perdre. »

À propos de l’éclairage du décor, Ruben Fleischer déclare : « Matthew et Oliver ont travaillé sans relâche pour définir le meilleur moyen d’éclairer le laboratoire avec tous ces tubes fluorescents. Ils ont également alterné les températures de couleurs avec d’un côté des lampes tungstène, plus chaudes, et de l’autre des sources lumineuses tirant davantage sur le bleu, ce qui crée un éclairage parfaitement équilibré. Le tout a été pensé pour être filmé à l’objectif anamorphique, de sorte que l’effet de halo que créent les sources lumineuses les plus puissantes est tout simplement spectaculaire à l’écran. »

C’est au cours d’une expérience menée sur les symbiotes au sein du laboratoire que l’un de ces organismes, Venom, parvient malencontreusement à s’échapper. Et lorsqu’un peu plus tard, Eddie Brock pénètre clandestinement dans le bâtiment de la fondation avec l’aide de la lanceuse d’alerte Dora Skirth, Venom prend possession de lui.

La Life Foundation abrite également un centre de contrôle de mission qui a été érigé à l’intérieur d’un entrepôt industriel de plus de 37 000 mètres carrés situé à Peachtree City, dans l’État de Géorgie.

Ruben Fleischer déclare : « Le centre de contrôle de mission est le théâtre de l’ultime scène du film, dans laquelle Carlton Drake perd complètement la raison. La taille de ce décor rend vraiment la Life Foundation convaincante. »

Le décor du centre de contrôle de mission, que Ruben Fleischer voulait contemporain, moderne et sobre, a été largement influencé par sa visite des installations industrielles et du site de lancement de l’entreprise spatiale SpaceX en Californie. Il confie avec humour : « Je trouve que notre centre de contrôle de mission est encore plus impressionnant que celui de SpaceX ! Oliver s’est une fois de plus surpassé. »

Le centre de contrôle de mission de la Life Foundation compte près d’une centaine de bureaux équipés d’écrans d’ordinateur, et un immense écran de vidéoprojection tendu devant trois projecteurs de 30 000 lumens empilés les uns sur les autres, qui permet à Carlton Drake de suivre les évènements en temps réel.

Le hall d’entrée de la fondation a quant à lui été filmé en décor réel. C’est là que Carlton Drake accueille les enfants pour la visite guidée du complexe scientifique et leur explique les missions de la fondation, de la mise en orbite de fusées à la chimie interstellaire. Cette scène a été tournée au siège de l’American Cancer Society à Atlanta, un bâtiment conçu par le célèbre architecte néo-futuriste John Portman. Oliver Scholl commente : « Le hall de cet édifice a une géométrie surprenante, tout en courbes, qui correspond parfaitement à ce que nous recherchions pour la Life Foundation. »

Le village malaisien

L’évasion des symbiotes qui donne lieu à un bain de sang dans un petit village malaisien constitue l’un des moments clés du film. La construction de ce village au beau milieu de la Géorgie a mis le chef décorateur et le département artistique au défi. Ce décor de marché de nuit très animé est en effet l’antithèse de l’univers épuré et high-tech de la Life Foundation.

Pour lui donner vie, l’ensemblier Larry Dias et son équipe ont transporté 25 camions remplis d’éléments de décors sur un terrain vague situé près d’un pont à Rex, en Géorgie. Une fois tous les lampadaires alentours éteints par le département en charge de l’électricité, l’équipe de Larry Dias a disposé des centaines de lanternes traditionnelles pour illuminer le site.

Durant plusieurs semaines, l’équipe s’est procuré du poisson frais qu’elle a stocké dans trois immenses congélateurs industriels avant de le disposer sur les différents étals du marché le jour du tournage. Les stands regorgent également de produits locaux, d’objets en tout genre et de cuisine malaisienne préparée et présentée de manière authentique par les villageois. Des chèvres et des poules se promènent librement dans les rues du village pour encore plus de vraisemblance.

Pour parfaire le village, entièrement construit par la production, l’équipe a disposé des vélomoteurs et des vélos vieillis un peu partout dans le décor. Enfin, pour renforcer l’illusion de se trouver en Malaisie, le département artistique a recouvert de terre la route goudronnée qui menait au terrain sur lequel avait été bâti le village.

Dans la scène, une ambulancière débarque dans les allées animées du marché en claudiquant suite au crash de son ambulance. Habitée par un symbiote, elle attrape sur un étal une anguille dont elle avale la tête.

Le réalisateur Ruben Fleischer déclare : « Je pense que la scène du village malaisien sera l’une des plus inoubliables du film tant son environnement est riche. Matthew Libatique et moi avons pu exploiter l’atmosphère de ce marché pour donner le ton au film. C’est la première fois que l’on a un aperçu des symbiotes, et c’est une véritable séquence d’horreur. Nous nous sommes donc appuyés sur la richesse du décor pour rendre la scène aussi dynamique et intéressante que possible sur le plan visuel. »

Peu de temps avant cette scène, l’une des fusées de Carlton Drake s’est écrasée en Malaisie, permettant à l’un des symbiotes de s’échapper du compartiment où il était confiné. Le site du crash du vaisseau spatial a été installé au milieu des bois. La capsule spatiale grandeur nature a quant à elle été construite, sculptée, vieillie et endommagée en studio durant deux mois avant d’être positionnée dans la forêt.

Pendant ce temps, le département en charge des espaces verts s’est occupé d’installer des troncs et des souches d’arbres pour rendre le site du crash aussi réaliste que possible. Des morceaux du fuselage du vaisseau ont également été éparpillés à travers la forêt. Enfin, pour parachever ce décor, la production a utilisé des phares de drones pour éclairer la scène et créer une ambiance glaçante.

Les autres décors et les accessoires

C’est dans la salle d’IRM de l’hôpital où travaille le Dr Dan que les spectateurs ont la saisissante confirmation qu’Eddie n’est plus tout à fait lui-même. Le bruit assourdissant de l’IRM engendre une réaction extrême chez le journaliste – comme chez les symbiotes – et dans un accès de folie semblable à une crise de schizophrénie, Eddie attaque le Dr Dan.

Pour rendre la salle de l’examen plus intéressante, le chef décorateur Oliver Scholl a choisi d’y installer un immense écran LED qui diffuse des images apaisantes de paysages et de cours d’eau, à l’opposé de l’atmosphère inquiétante des deux scènes qui s’y déroulent.

À propos de la deuxième scène d’IRM, Michelle Williams déclare : « À ce stade de l’histoire, Anne sait parfaitement qui est Venom. Mais ce qu’elle apprend, c’est qu’il dévore Eddie de l’intérieur et le tue à petit feu. Elle comprend alors qu’ils doivent être séparés. Son petit ami, le Dr Dan, ne sait en revanche rien de la situation et s’apprête à avoir le choc de sa vie. »

Le Dr Dan est un homme pragmatique qui n’en revient effectivement pas lorsqu’il découvre ce qui vit dans le corps d’Eddie. Reid Scott, qui interprète le personnage, déclare : « Il s’agit d’une scène assez savoureuse que j’ai essayé de jouer comme si mon personnage était un enfant qui voyait le père Noël pour la première fois… sauf que ce père Noël-là est vraiment monstrueux et peut vous arracher la tête ! »

Parmi les autres décors du film figurent l’intérieur de l’appartement d’Anne, qui a été construit aux Blackhall Studios, et l’épicerie de Mme Chen dans le quartier d’Eddie, qui a été créée au centre-ville d’Atlanta, transformé pour l’occasion en Chinatown par les membres du département artistique en charge de la signalétique. La décoration de l’appartement de Ziggy, le voisin d’Eddie, est quant à elle directement inspirée du quartier d’Haight-Ashbury à San Francisco, épicentre du mouvement hippie des années 1960, et se compose donc d’affiches psychédéliques et de champignons hallucinogènes cultivés sur le rebord des fenêtres.

L’équipe principale et la deuxième équipe du film ont en outre passé une semaine à San Francisco pour y filmer toutes les scènes d’action et de dialogues en extérieur. Le film a ainsi été tourné dans les quartiers de North Beach, Russian Hill, Tenderloine et du Financial District ainsi que sur l’Embarcadero.

C’est au chef accessoiriste Josh Roth qu’il a incombé de rassembler les accessoires essentiels au réalisme de chaque scène. Pour cela, il a non seulement dû créer l’équipement dernier cri du laboratoire de la Life Foundation, mais également les cadavres visqueux des symbiotes jaunes et bleus.

Outre ces éléments phares de l’histoire, Josh Roth et son équipe ont été chargés de créer les moindres détails du film, des badges des employés de la Life Foundation aux vestes des mercenaires engagés par Carlton Drake, en passant par les graphiques diffusés sur toutes les tablettes de la fondation.

Pour les compartiments contenant les symbiotes que l’on découvre pour la première fois lors de leur récupération sur le site du crash de la fusée, le chef accessoiriste s’est inspiré du matériel spatial utilisé par la NASA, qu’il a adapté aux besoins du film. Au total, cinq contenants ont été fabriqués, chacun possédant des degrés de fonctionnalité différents allant du plus simple au plus complexe, du compartiment étanche au compartiment avec pièces mobiles. Tous ont été vieillis pour la scène du crash puis nettoyés pour les scènes au sein du laboratoire de la Life Foundation.

Josh Roth a travaillé en étroite collaboration avec la chef costumière Kelli Jones afin de concevoir le logo de la fondation que l’on aperçoit sur les vêtements et les véhicules de l’entreprise. L’équipe est particulièrement fière de la sinistre chaise de contention en acier dans laquelle est placé Eddie après avoir été capturé par Carlton Drake.
Sur la table d’opération, le département en charge des accessoires a reconstitué l’autopsie d’un symbiote jaune dont on voit les entrailles, ainsi que le cadavre du symbiote bleu qui gît sur le sol après qu’il a fait son énième victime humaine.

Les costumes

Sur VENOM, le travail de la chef costumière Kelli Jones a consisté à distinguer clairement les deux univers d’Eddie : celui dans lequel c’est un brillant journaliste qui vit en couple, et celui dans lequel sa vie s’effondre.

Elle déclare : « Eddie porte principalement des couleurs neutres et des matières naturelles comme du coton. J’ai choisi pour lui une veste en cuir marron usée pour illustrer son pragmatisme et le fait qu’il ne s’intéresse pas vraiment à la mode. L’association de son jean usé et de ses chaussures de boxe fonctionne, même si le choix de ces chaussures blanches aux touches noir et rouge est un peu curieux et décalé. »

Pour Riz Ahmed, qui incarne Carlton Drake, un riche visionnaire passionné de nouvelles technologies, Kelli Jones a commencé par faire des recherches. Elle explique : « Drake est milliardaire, nous nous sommes donc intéressés aux milliardaires contemporains et avons réalisé qu’ils avaient pratiquement tous le même look. Qu’ils optent pour le combo col roulé-blazer ou chemise-cravate, leurs tenues brillent toujours par leur simplicité et leur élégance. »

Souligner la différence de niveau de vie entre les personnages d’Eddie et de Carlton Drake était primordial. La chef costumière commente : « Eddie et Carlton vivent dans des mondes à l’opposé l’un de l’autre. Lorsqu’on les voit côte à côte, la différence est tellement frappante qu’on comprend immédiatement leur antagonisme. »

La plupart des costumes de VENOM ont été confectionnés spécialement pour le film, y compris la combinaison de vol pour la scène du crash du vaisseau. Kelli Jones ne tenait pas à louer une tenue de la NASA, d’autant plus que les contraintes de temps et d’argent ne le permettaient pas. Elle a ainsi soumis trente illustrations de combinaisons possibles à Ruben Fleischer. Le réalisateur en a choisi une que la chef costumière a fabriquée dans trois matières différentes avant que le choix final ne soit fait.

Les blouses des employés du laboratoire de la Life Foundation ont également été créées de toutes pièces. Ajustées, elles ont été confectionnées sur mesure et possèdent des revers un peu plus marqués que les blouses de laboratoire classiques. Le col des uniformes des gardes de la fondation a lui aussi été modifié pour reprendre la forme du logo de l’entreprise. Kelli Jones déclare : « Tous les employés de la Life Foundation ont des styles très distincts créés spécialement pour eux. Ensemble, ils offrent la vision d’un environnement de travail aseptisé, isolé du monde extérieur et quelque peu intimidant. Tout cela était évidemment intentionnel. »

La séquence qui a demandé le plus de travail à la chef costumière est celle qui se déroule dans le village malaisien. Son équipe et elle ont dû habiller plus de soixante villageois en prenant soin d’altérer et de donner un aspect vieilli à tous leurs costumes.

Les véhicules

La mission consistant à se procurer et à superviser tous les véhicules de VENOM a été confiée à Sean Ryan. Parmi les voitures les plus imposantes du film figure un MRAP (Mine Resistant Ambush Protected), un véhicule blindé capable de résister aux engins explosifs et aux embuscades. Véritable monstre, le MRAP a été fabriqué pour la guerre d’Irak et est uniquement destiné à un usage militaire.

Le MRAP que l’on voit dans le film, avec sa peinture noire mate et son intérieur anthracite, est utilisé pour le transport des symbiotes vers la Life Foundation. Sean Ryan et son équipe ont modifié le véhicule, sur lequel ils ont posé de fausses portes et une fausse carrosserie, ainsi qu’un moteur fonctionnant à l’huile d’arachide. Étant donné qu’un vrai MRAP pèse plus de 10 tonnes, la carrosserie en fibre de verre fabriquée par l’équipe a rendu le véhicule beaucoup plus facile à manœuvrer.

VENOM met également en scène plusieurs Dodge Jeep Cherokees SRT conduites par les mercenaires à la botte de Carlton Drake. Ces véhicules, qui fonctionnent habituellement avec un moteur de 480 chevaux, ont été gonflés par Sean Ryan et son équipe pour atteindre les 707 chevaux de manière à pouvoir encaisser les intenses séquences de course-poursuite.
Douze de ces Jeeps noir mat ont été utilisées pour les séquences d’action du film… et aucune n’a survécu au tournage ! Sean Ryan déclare : « Nous avons converti les Jeep à quatre roues motrices en deux roues motrices et les avons testées dans des conditions extrêmes pour nous assurer qu’elles puissent être pilotées en toute sécurité et qu’elles soient en état d’accomplir les scènes d’action. »
La Scrambler Icon, la moto d’Eddie, joue aussi un rôle de premier plan dans le film. Le coordinateur des véhicules déclare : « La Scrambler Icon de Ducati est un modèle assez sportif. Sa légèreté et sa maniabilité la rendent donc très facile à piloter. »

Six exemplaires de la moto, tous repeints en mat, ont été utilisés pendant le tournage. Sean Ryan revient sur les scènes filmées à San Francisco : « La deuxième équipe a tourné plusieurs cascades dans lesquelles la Ducati parcourt les rues de la ville à toute vitesse et s’envole jusqu’à 2,50 mètres dans les airs. Dans certains plans, elle atteint même les 7,50 mètres au-dessus du sol et elle a parfaitement tenu le choc. Nous n’avons rencontré aucun problème. »

Le coordinateur des véhicules a apprécié que les principales cascades mettant en scène la Ducati aient pu être tournées dans la ville où le film est censé se dérouler. Il explique : « Nous avons filmé tout ce que nous avons pu dans les rues d’Atlanta, où la plus grande partie du film a été tournée, mais il était tout simplement impossible de reproduire les rues escarpées de San Francisco ailleurs qu’à San Francisco. L’esthétique de cette ville est inimitable. »

Parmi les autres véhicules que Sean Ryan s’est procurés et a modifiés pour les besoins du tournage figurent la Volvo S60 bleue de Dora Skirth – la voiture de scientifique par excellence, la Toyota Prius dans la fenêtre de laquelle Eddie se voit pour la première fois sous les traits de Venom, et les nombreux véhicules de la séquence en Malaisie, dont une ambulance, des mobylettes et des camionnettes, entre autres.

LES SYMBIOTES

Loin d’être de simples amas de matière gluante, les symbiotes sont des créatures extraterrestres douées d’une grande intelligence, capables de supporter d’importantes différences de température et de s’adapter à n’importe quel milieu.

Pour prendre possession d’un hôte, les symbiotes se liquéfient et passent la barrière de la peau de leur victime pour pénétrer dans son corps et entrer en symbiose avec son système nerveux central. Ils peuvent alors se répandre dans la moelle épinière et les synapses des principales cellules nerveuses de leur hôte. Enfin, c’est à nouveau à travers la peau qu’ils peuvent filtrer et former une enveloppe autour du corps humain qu’ils occupent.

À l’image des règles qui régissent les greffes d’organes, chaque symbiote n’est compatible qu’avec un certain type de personnes et doit trouver l’hôte qui lui convient. Dans le film, Eddie et Venom sont un exemple de parfaite symbiose.

Lorsqu’un symbiote prend possession d’un être humain, il le dévore de l’intérieur. Pour que l’humain survive, le symbiote doit être extrait de l’hôte.

Dans VENOM, les symbiotes ont un plan. Ils se sont laissé capturer et ramener sur Terre afin de déterminer s’ils peuvent coloniser la planète et fusionner avec les humains pour perpétuer leur espèce.

Le film met en scène quatre symbiotes : Venom, le symbiote noir ; un symbiote bleu ; un symbiote jaune ; et un symbiote couleur argent baptisé Riot qui a pris possession de Carlton Drake. À la fin du film, Venom et Riot s’affrontent dans une bataille d’une intensité à laquelle seuls les symbiotes peuvent survivre...  

Source et copyright des textes des notes de production 
@ Sony Pictures Releasing France
Textes des notes de production @ Pascale & Gilles Legardinier

  
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