vendredi 13 décembre 2019

THE MORTUARY COLLECTION


Épouvante-horreur/Une très bonne anthologie d'horreur à l'ancienne, sanglante et qui réserve des surprises

Réalisé par Ryan Spindell
Scénario écrit par Ryan Spindell
Photo : Elie Smolkin, Caleb Heymann
Musique : The Mondo Boys
Production : Allison Friedman, Justin Ross
Avec Clancy Brown, Caitlin Custer, Christine Marie Kilmer, Jacob Elordi, Ema Horvath, Jennifer Irwin, James Bachman, Barak Hardley...

Long-métrage Américain
Durée: 01h48mn
Année de production: 2019

Interdit aux moins de 16 ans

Date de sortie sur nos écrans : inconnue


Résumé : Sam entre dans une société funèbre, s’enquérir de l’annonce d’emploi affichée à l’extérieur. Elle est accueillie par l’imposant Montgomery Dark, croque-mort de son état. L’entretien d’embauche prend la forme de récits macabres racontés par le taulier, pour le grand plaisir de la candidate.

À l’origine, il y avait le court-métrage The Babysitter Murders réalisé par Ryan Spindell. L’appétit aiguisé, ce dernier commence à imaginer une anthologie horrifique comme il les aime tant, de Creepshow aux Contes de la Crypte. Les dieux du cinéma d’horreur lui sont plus que favorables, et lui offrent notamment la présence toujours aussi évocatrice de Clancy Brown en grand ordonnateur d’histoires généreuses en hémoglobine, et zébrées d’éclairs humoristiques jouissifs. Spindell maintient le bon équilibre entre rire et effroi, et rend le meilleur des hommages au format périlleux du film à sketchs. (Source : PIFFF)

Bande annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé THE MORTUARY COLLECTION a été présenté en compétition et en avant-première lors du PIFFF 2019. 


Avec THE MORTUARY COLLECTION, le réalisateur Ryan Spindell nous propose une vraie anthologie d'horreur comme celle du bon vieux temps quand on se calait devant la télé le soir tard pour un nouvel épisode de la Quatrième Dimension ou des Contes de La Crypte. Il ne se cache d'ailleurs pas de ces références et l'introduction de son histoire fait appel à bon nombre d'éléments très classiques du cinéma fantastique. C'est donc une madeleine de Proust, pas du tout moribonde, mais au goût de mort-aux-rats, qu'il nous sert sur un plateau aux bords tranchants. 

Il ne faut pas se fier à la première impression, certes agréable pour les amateurs d'histoires horrifiques, mais qui semble s'ouvrir sur un schéma un peu trop bien connu et assez sage. En effet, elle est fausse et au fur et à mesure, les aventures deviennent de plus en plus sanglantes, cauchemardesques et prenantes. Sur le thème de la mauvaise action qui ne reste jamais impunie, Ryan Spindell, qui a également écrit le scénario de son film, relie les contes entre eux de façon à créer une sensation de fil rouge alors qu'ils sont bien distincts. Il les fait gagner en intensité tout en les insérant dans une trame globale qui a pour cadre un manoir, véritable personnage à part entière, habité par un croque-mort, Montgomery Dark, inquiétant à souhait avec son calme ténébreux, interprété par le charismatique Clancy Brown. C'est à l'occasion de l'entretien d'embauche d'une jeune femme sympathique et effrontée interprétée par Caitlin Custer, que ce monsieur va pouvoir lui partager ses récits, des morceaux choisis, pour tenter de l'impressionner.

Copyright photo @ PIFFF

Le réalisateur insuffle d'excellentes atmosphères à chaque partie de son long-métrage. Le travail sur les décors et la précision des sons est remarquable. Il en va de même avec la photographie de Caleb Heymann et Elie Smolkin qui résulte en de belles images à l'écran qui intensifient les sensations installées par les ambiances.

On sent que Ryan Spindell a mis tout son cœur dans THE MORTUARY COLLECTION pour nous faire vivre l'expérience de l'anthologie fantastique de la meilleure façon possible en incluant une part d'exagération qui est la marque de fabrique de ce genre de films. Il réussit à nous surprendre sur beaucoup de plans et soigne le fond comme la forme. On se laisse prendre au jeu de cette collection d'histoires mortuaires étranges avec un vrai plaisir.


  
#PIFFF2019
#TheMortuaryCollection

mercredi 11 décembre 2019

TERMINATOR LIVE - CINÉ CONCERT EN MAI 2020 AU PALAIS DES CONGRES DE PARIS


Terminator Live
Ciné concert le 15 mai 2020 
au Palais des Congrès

Double plaisir de cinéphile en vue : revoir ce film culte sur grand écran tout en écoutant sa bande originale être interprétée en live par un orchestre !


Le 15 mai 2020, les fans de Terminator pourront redécouvrir un film légendaire au Palais des Congrès en ciné concert.

Vivez l’expérience Terminator en ciné-concert, l’un des chefs-d’œuvre de science fiction de James Cameron ! Terminator sera projeté sur grand écran en version originale sous-titrée tandis que l’orchestre The Avex Ensemble rejouera l’emblématique bande originale composée par Brad Fiedel.

Signée James Cameron, cette épopée où Arnold Schwarzenegger incarne la machine à tuer la plus implacable ayant jamais menacé l’humanité, assure un cocktail d’action et de suspense insoutenable jusqu’à la dernière seconde.

Le 15 mai 2020 au Palais des Congrès de Paris, venez redécouvrir le premier volet de la saga culte Terminator !


Avis aux amateurs de ciné-concerts ! En 2020, préparez-vous à découvrir Terminator en Live et en musique au Palais des Congrès le 25 mai 2020.

Le chef-d’œuvre de science-fiction signé James Cameron sera en effet projeté au Palais des Congrès de Paris le vendredi 15 mai 2020 lors d’une séance unique proposée en version originale sous-titrée. Côté musique, l’orchestre The Avex Ensemble rejouera l’emblématique bande originale composée par Brad Fiedel.

Qui a pu oublier ce film réalisé par James Cameron en 1984 ? Le long-métrage mettait en scène l’impressionnant Arnold Schwarzenegger dans le rôle d’un cyborg, véritable machine à tuer. Et on peut dire que The Terminator avait à l'époque ravi les fans inconditionnels de scènes d’action !

L'histoire de Terminator est celle d'un robot d'aspect humain, qui est envoyé d'un futur où ses semblables livrent aux hommes une guerre sans merci. Sa mission est de trouver et d'éliminer Sarah Connor avant qu'elle ne donne naissance à John, appelé à devenir le chef de la résistance. Cette dernière envoie un de ses membres, Reese, aux trousses du cyborg.

Pour découvrir The Terminator en version ciné-concert avec l’orchestre The Avex Ensemble, rendez-vous donc le 15 mai 2020 au Palais des Congrès de Paris.


  
#TerminatorLive

UNDERWATER


Au cinéma le 8 janvier 2020

Cette fois, c'est l'affiche de ce film, qui met ses personnages sous pression, qui est dévoilée.

Réalisé par William Eubank
Avec Kristen Stewart, Vincent Cassel, Jessica Henwick, John Gallagher JR., Mamoudou Athi et T.J. Miller


Résumé : une équipe de chercheurs sous-marins doit se mettre à l'abri après qu'un tremblement de terre a dévasté leur laboratoire souterrain, laissant échapper une mystérieuse menace.

Bande annonce (VOSTFR)



Quelques photos du film


Copyright photos @ 20th Century Fox France

  
#UNDERWATER


Autre post du blog lié au film UNDERWATER

JOJO RABBIT


Au cinéma le 29 janvier 2020

Entre humour et émotions, le réalisateur Taika Waititi va nous raconter une histoire certainement touchante.

Un film réalisé par Taika Waititi
Avec Roman Griffin Davis, Thomasin McKenzie, Taika Waititi, Rebel Wilson, Stephen Merchant, Alfie Allen, Sam Rockwell et Scarlett Johansson


Résumé : avec cet humour et cette sensibilité qui n’appartiennent qu’à lui, le réalisateur et scénariste Taika Waititi met en scène JOJO RABBIT, une satire se déroulant pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Jojo est un petit allemand solitaire. Sa vision du monde est mise à l’épreuve quand il découvre que sa mère cache une jeune fille juive dans leur grenier. Avec la seule aide de son ami aussi grotesque qu'imaginaire, Adolf Hitler, Jojo va devoir faire face à son nationalisme aveugle. 

Bande annonce (VOSTFR)


Après le Prix du Public au festival de Toronto,

Jojo Rabbit décroche 2 nominations

aux Golden Globes !

MEILLEUR FILM (COMÉDIE OU COMÉDIE MUSICALE)

MEILLEUR ACTEUR (COMÉDIE OU COMÉDIE MUSICALE) POUR ROMAN GRIFFIN DAVIS

Quelques photos du film





Copyright photos @ 20th Century Fox France

 
#JojoRabbit

mardi 10 décembre 2019

LE CRISTAL MAGIQUE


Animation/Famille/Un divertissement familial très mignon qui plaira aux jeunes enfants

Réalisé par Nina Wels et Regina Welker
Avec les voix, en version française, Audrey D'Hulstère, Arthur Dubois, Nathalie Stas, Achille Dubois, Martin Spinhayer, Benoit Van Dorslaer, Karim Barras, Philippe Allard...
Avec les voix, en version originales, Luisa Wietzorek, Tim Schwarzmaier, Regina Lemnitz, Timur Bartels, Henning Baum, Michael Deffert, Gerald Schaale...

Long-métrage Allemand/Belge
Titre original : Latte Igel und der magische Wasserstein 
Durée : 01h21mn
Année de production : 2019
Distributeur : KMBO 

À partir de 3 ans

Date de sortie sur nos écrans : 11 décembre 2019


Résumé : Il existe un cristal magique, qui a le pouvoir de faire revenir l’eau dans la forêt. Mais il a été volé par Bantour, le roi des ours. Seul un héros courageux pourra le rapporter et éviter la sécheresse. Amy la petite hérissonne et son ami Tom l’écureuil décident alors de partir à l’aventure pour sauver la nature ! Ce sont parfois les plus petits qui sont les plus courageux.

Bande annonce (VF)


Ce que j'en ai pensé : une avant-première était organisée le dimanche 8 décembre pour nous présenter ce joli film d'animation.



LE CRISTAL MAGIQUE s'adresse aux enfants entre 3 et 9/10 ans. C'est une fable écologique mignonne ayant pour héros une jeune hérissonne au caractère bien trempé, courageuse et décidée, qui s'appelle Amy, et son ami écureuil, Tom, un peu trouillard, mais soucieux des autres et qui sait être un soutien solide. L'histoire est une adaptation du livre pour enfants Latte Igel und der magische Wasserstein, publié en 1956 par l’auteur finno-suédois Sebastian Lybeck. 



Les réalisatrices Nina Wels et Regina Welker nous racontent cette aventure en mettant en avant des thématiques qui tournent autour de la famille, de l'amitié, de l'écologie et de la nature, ainsi que de la nécessité de sortir de sa zone de confort pour aller découvrir l'ailleurs et les autres. Les décors naturels sont bien retranscris et les ambiances adaptées à l'intrigue. En partant d'un douillet coin de forêt, on traverse différents paysages qui correspondent à l'habitat des animaux que nos deux aventuriers vont croiser. Les réalisatrices veillent à équilibrer l'humour, des instants inquiétants et les moments un peu plus émotionnel, mais restent sur un ton léger et positif. 

Écrit par Andrea Deppert et Martin Behnke, le scénario est simple, permettant aisément aux plus petits de le suivre sans peine. Il a un fil rouge qui permet aux événements de s'enchaîner en faisant vivre des expériences variées aux protagonistes. Les réalisatrices prennent soin de mixer les discussions, qui posent le contexte et nous permettent de voir évoluer les relations des personnages au fur et à mesure que le film avance, avec des moments d'action qui accélèrent le rythme et mettent en avant les qualités d'Amy et de Tom. Les enfants auront plaisir à se reconnaître dans ces derniers qui peuvent être maladroits, boudeurs et chamailleurs, mais qui ont bon cœur et sont toujours là l'un pour l'autre. 






Copyright photos @ KMBO

La musique d'Andreas Hoge suit les personnages dans leur quête et on reconnaît, tout en s'y faisant rapidement, la petite ritournelle musicale qui accompagne les images faisant avancer le développement. Elle insuffle de l'énergie à l'ensemble.

LE CRISTAL MAGIQUE est une aventure douce qui ne manque ni de piquants, ni de rebondissement. Ses héros sont attachants. Ce film est tout à fait adapté aux enfants. Il leur permet de découvrir une adaptation littéraire transposée à l'écran et s'ils craquent pour Amy et Tom, ce qui est fort possible, ils pourraient bien avoir envie de prolonger l'expérience en découvrant le livre, si ce n'est pas déjà fait.

NOTES DE PRODUCTION
(À ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

AMY

Amy est une jeune hérissonne à l’imagination débordante. Malicieuse et fanfaronne, elle a bien du mal à garder sa langue dans sa poche et à réfléchir avant d’agir. Persuadée que son père était un roi, elle se considère comme la princesse de la forêt. Mais tisser des liens amicaux n’est pas son fort et elle grandit à l’écart des autres habitants des bois, avec qui elle entretient des relations plutôt conflictuelles. Sous ses dures épines se cache une petite hérissonne fragile et sensible.

TOM

Tom est le cadet d’Amy, il est aussi craintif qu’elle est téméraire. À l’inverse d’Amy qui grandit seule, il est entouré d’une famille aimante et protectrice. Tom admire autant qu’il envie la détermination d’Amy, bien que celle-ci les mette régulièrement dans des situations dangereuses. Ce jeune écureuil, un brin naïf, espère de tout cœur remporter l’amitié d’Amy, quitte à se lancer dans une aventure qui l’effraie terriblement.



LA FABLE ÉCOLOGIQUE

La communauté de la forêt fait face à une terrible sécheresse. Leur forêt est privée d’eau, depuis que Bantour, un personnage tyrannique et égoïste, a volé le Cristal Magique. Grâce à ce cristal, le Roi des Ours a capté l’eau, qu’il utilise au cœur de son royaume, dans sa merveilleuse caverne, pour organiser des spectacles de danse aquatique. Après avoir économisé jusqu’aux dernières gouttes, l’eau vient à manquer dramatiquement aux animaux de la forêt, qui se réunissent alors pour trouver une solution qui leur permettra d’échapper à l’extinction. Le Cristal magique propose aux jeunes spectateurs une aventure écologique sur les thèmes de la nécessité vitale de préserver l’eau, de l’inégalité d’accès aux denrées et de la confiscation des ressources. Plus généralement, le film aborde les principes de justice sociale et d’équité. En faisant revenir l’eau dans la forêt, Amy et Tom ne vont pas seulement remporter une victoire sur le Roi Bantour, mais également permettre à de multiples espèces de ne pas s’éteindre. Outre leur propre destin, c’est celui de leur environnement dans toute sa biodiversité qu’ils protègent ainsi. Le récit donne aux jeunes personnages l’opportunité mais aussi la mission de rétablir un ordre écologique perdu. Tandis que les adultes de l’histoire se trouvent désemparés et impuissants, leurs enfants, armés de leur bravoure et de leur candeur, réussissent à échapper à la catastrophe écologique causée par la démesure d’un personnage autoritaire et dangereux.

NOTE D’INTENTION DES RÉALISATRICES

NINA WELS

Enfant, j’ai passé beaucoup de temps dans les bois avec mes amis, nous vivions des aventures que nos parents n’auraient pas osé imaginer. S’ils avaient su ce que nous faisions ! Ce n’était pas sans danger, mais nous ne mesurions pas tout à fait les risques, ou bien nous les ignorions ! Nous étions tellement enthousiasmés par la nature, par les toutes petites pousses sous nos pieds et par les immenses arbres au-dessus de nos têtes. La forêt stimulait notre imagination, une clairière devenait un champ de bataille ; un tronc, un navire échoué - et une grotte, un château. Nous jouions dans un monde imaginaire, régi par nos seules règles. Amy ressemble à un enfant. Son tempérament naïf l’entraîne là où personne n’oserait aller. Elle est accompagnée par Tom. Souvent freinée par les angoisses de son compagnon, elle est en même temps protégée par sa prudence. Et ces deux-là poursuivent leurs aventures en construisant une amitié très solide. Chaque enfant devrait avoir la chance de vivre quelque chose de similaire et chaque adulte devrait pouvoir se souvenir d’une enfance aussi heureuse ! Le Cristal magique n’est pas seulement un divertissement pour les familles, c’est avant tout un film qui transportera chaque spectateur. Regina Welker et moi souhaitons que l’histoire que nous leur racontons touche les spectateurs au cœur et qu’elle leur donne le courage et la bravoure nécessaire pour suivre leur propre chemin !

REGINA WELKER

La première fois que j’ai entendu parler d’Amy la hérissonne, j’ai été immédiatement séduite par ce personnage extraordinaire et cette histoire originale. C’est un si petit animal ! Mais armée de son charme et de sa pugnacité, elle convainc toute la forêt de prendre les bonnes décisions. Voilà l’histoire que j’avais envie d’amener à l’écran ! Après deux ans de création, je suis ravie d’avoir eu la chance de réaliser ce film. Qui n’a pas envie d’avoir pour ami une petite bête qui ronfle et mange bruyamment, si c’est un hérisson ?! Nina Wels et moi étions deux réalisatrices aux profils complémentaires. J’ai pris en charge la direction artistique de la production. J’ai adoré voir naître les personnages lors de l’animation et de l’enregistrement des voix. Mes expériences précédentes dans la publicité m’ont permis d’être rapide et efficace, tant dans les décisions à prendre que dans les briefings et les retours à fournir aux équipes. Le Cristal magique a été un projet très enthousiasmant et Amy n’a pas seulement volé mon cœur, mais conquis celui de toutes les équipes ! Aujourd’hui, j’espère que chaque spectateur tombera aussi sous son charme.

UNE ADAPTATION JEUNESSE

LILIAN KLAGES, PRODUCTRICE

C’était une certitude, le livre original, Latte Igel und der magische Wasserstein, devait être adapté au cinéma. Tout le monde veut suivre les pas d’Amy, partir à la recherche du cristal volé et sauver l’avenir de la forêt ! Ce livre, publié en 1956 par l’auteur finno-suédois Sebastian Lybeck, est devenu un grand classique dès sa sortie. Il est toujours considéré comme l’une des meilleures œuvres de la littérature jeunesse allemande pour les 5-9 ans. Plus de 500 000 exemplaires ont été vendus à travers le monde ! Un demi-siècle plus tard, Le Cristal magique est toujours aussi populaire. Cette histoire d’une petite hérissonne qui devient une héroïne malgré elle séduit toujours les enfants. Amy fait preuve de témérité, peut-être même trop, quand elle s’embarque dans son périple. Mais nous découvrons qu’elle est capable de mener à bien la mission qu’elle s’est assignée. Au cours de son voyage, jalonné de dangers, Amy comprend que l’amitié et la solidarité permettent de surpasser les situations les plus difficiles. Surtout, cette aventure nous rappelle à tous la fragilité de notre environnement. Le film invite chaque jeune spectateur à traiter la nature avec soin. À l’heure actuelle, l’enjeu de la protection de l’environnement semble encore plus pertinent que lors de la sortie du livre ! Avec ce film, nous avons voulu raconter une aventure et une histoire d’amitié, montrer le spectacle inoubliable de la nature et éveiller la curiosité des spectateurs, les sensibiliser aux merveilles de notre environnement, exactement comme le livre original le fait depuis sa première édition.

THOMAS G. MÜLLER, PRODUCTEUR

J’avais 9 ans quand notre instituteur nous a conseillé de lire Latte Igel and der Wasserstein, que j’ai emprunté à la bibliothèque. J’étais un bon lecteur et je lisais beaucoup, mais ce livre en particulier s’est gravé dans ma mémoire. Quand on m’a proposé de produire l’adaptation l’œuvre au cinéma, j’ai immédiatement dit oui !Le scénario écrit pour le cinéma avait transformé le personnage de Latte, qui était masculin dans le livre original, en une “princesse” ! Passé le premier étonnement, j’ai reconnu tous les éléments qui m’avaient tant marqué enfant : la quête de l’eau, le combat contre l’injuste situation que subissent les habitants de la forêt privée d’eau, la progressive amitié que tissent Amy et Tom et cet environnement à la fois sauvage et magique ! J’ai retrouvé tous les ingrédients de l’histoire que j’avais adorée enfant, et qui promettaient un bon film.  

Source et copyright des textes des notes de production @ KMBO

  
#LeCristalMagique

samedi 7 décembre 2019

PIFFF 2019 - PROGRAMMATION


Du 11 au 17 décembre 2019

Quelques jours seulement nous séparent à présent de l'ouverture de ce festival de genre (tout à fait déconseillé aux enfants) avec lequel vous ne prenez pas de risque qualitatif, puisque la sélection est préparée aux petits oignons par des passionnés à sang pour sang.

En plus de longs et courts-métrages en compétition et une série de longs-métrages hors compétition, vous aurez aussi l'occasion de (re)découvrir des films cultes sur grand écran. Des invités viendront régulièrement présenter leurs œuvres.

N'hésitez pas à vous glisser dans la grande salle obscure du cinéma Max Linder Panorama, le seul danger sera de tomber sur des gens sympathiques qui vous encourageront à rester pour toute la programmation.


LA BANDE-ANNONCE DU FESTIVAL



La programmation (Source : PIFFF)

Vous pouvez d'ors et déjà retrouver le planning du festival sur le site officiel du PIFFF pour noter vos séances dans votre agenda !


Les longs-métrages en compétition (Source : PIFFF)

Extra Ordinary
Irlande / Belgique - 2019

Réalisateur : Mike Ahern, Enda Loughman
Scénario : Mike Ahern, Enda Loughman
Photo : James Mather
Musique : George Brennan
Production : Ailish Bracken, Yvonne Donohoe, Katie Holly, Mary McCarthy
Interprètes : Maeve Higgins, Barry Ward, Will Forte, Claudia O’Doherty…
Vendeur : Epic Pictures

Première française



Rose Dooley a juré de ne plus se servir de son “talent” médiumnique pour privilégier sa carrière de monitrice d’auto-école. Son serment sera mis à l’épreuve à la fois par un charmant veuf sans cesse houspillé par l’esprit de sa défunte épouse, et par un chanteur de variétés suppôt du Malin.

Tous les vénérateurs forcément un peu dérangés du film MacGruber et de la série The Last Man on Earth le savent, Will Forte est une planète comique à part entière. Son irruption dans cette bluette fantastique, dotée d’un magnifique humour à contretemps, ne dévore pas le récit mais le sert de la plus merveilleuse façon. Dès les premières minutes, Mike Ahern et Enda Loughman établissent un ton foutraque à souhait où s’ébrouent tant bien que mal des personnages instantanément attachants. Extra Ordinary vous scotche un sourire béat et l’envie de chanter “La, la-la-la, Cosmic Woman la-la-la”.

Séance interdite aux moins de 12 ans

Durée : 94 min // Ratio : 2.39 // Format : DCP
Langue : Anglais // Sous-titres : Français

Invité(s)
Enda Loughman, Réalisateur / Scénariste

The Wave
Etats-Unis - 2019

Réalisateur : Gille Klabin
Scénario : Carl W. Lucas
Photo : Aaron Grasso
Musique : Eric Offin
Production : Joshua Bunting, Robert Dehn, Carl W. Lucas, Monte Young
Interprètes : Justin Long, Donald Faison, Sheila Vand, Katia Winter…
Vendeur : Epic Pictures

Première française





Frank mène une vie bien rangée d’avocat d’affaires avec femme et hypothèque. La veille d’une réunion décisive, il s’autorise une petite folie et rejoint son collègue dans une beuverie nocturne. De fil en aiguille, Frank absorbe un hallucinogène qui va lui pourrir la vie. Ou l’améliorer, selon la perspective.

On le sait depuis le premier film de la trilogie Jeepers Creepers (2001), Justin Long n’est jamais meilleur qu’en victime sacrificielle de film fantastique aux postulats bien tarés. Le voilà servi par cette comédie romantique mutante et imprévisible, où les règles se redessinent en permanence pour mieux jouer de son héros, avec la petite pointe de sadisme qui lui sied si bien au teint. Les nostalgiques de la série Scrubs goûteront particulièrement le duo formé par Justin et le trop rare Donald Faison, les aficionados de high concept bis en auront pour leur argent, tout le monde en sortira grandi, un sourire un peu sournois aux lèvres.

Séance interdite aux moins de 12 ans

Durée : 88 min // Ratio : 2.39 // Format : DCP
Langue : Anglais // Sous-titres : Français

Court-métrage(s) hors compétition diffusé(s) avant
BIENVENUE
France - 2019

Réalisateur : Vincent Julé
Scénario : Vincent Julé
Photo : Raphaël Vandenbussche
Musique : Théo Bedoucha
Production : JohnDoe Productions (Arié Chamouni)
Interprètes : Juliette Allain, Quentin Pradelle, Gaël Raës



Un couple arrive dans un appartement de location pour la nuit...quand quelque chose attire leur attention. Quelque chose ou quelqu'un. A regarder avant vos prochaines vacances !

Séance interdite aux moins de 12 ans

Durée : 4 min // Ratio : // Format : DCP
Langue : Français // Sous-titres : Anglais

The Hole in the Ground
Irlande - 2019

Réalisateur : Lee Cronin
Scénario : Lee Cronin, Stephen Shields
Photo : Tom Comerford
Musique : Stephen McKeon
Production : Conor Barry, John Keville, Benoit Roland, Ulla Simonen
Interprètes : Seána Kerslake, James Quinn Markey, Kati Outinen, David Crowley…
Distributeur : Kinovista



Sarah file se réfugier avec son fils Chris dans un patelin rural reculé, démarrer une nouvelle vie. Après une installation placée sous le sceau de l’hostilité, le comportement de Chris s’assombrit peu à peu, comme sous l’effet de l’étrange cratère dans la forêt alentour.

Il plane dans ce premier long-métrage une vraie sale ambiance, un amour du sursaut de spectateur bien fait qui ne peut qu’imposer le respect. Lee Cronin n’est pas venu pour tricoter des housses de rocking-chair en pensant distraitement à la mort. Son film ronge toutes les nuances de ténèbres à sa portée, se vautre dans l’angoisse totale et insubmersible, maltraite mère et fils tant physiquement que psychologiquement avec une gourmandise coupable. Peu importe le nombre de douches que vous pourrez prendre une fois rentrés chez vous, The Hole in the Ground vous laissera un goût de terre dans la bouche.

Séance interdite aux moins de 12 ans

Durée : 91 min // Ratio : 2.39 // Format : DCP
Langue : Anglais // Sous-titres : Français

Spiral
Canada - 2019

Réalisateur : Kurtis David Harder
Scénario : Colin Minihan, John Poliquin
Photo : Bradley Stuckel
Musique : Avery Kentis
Production : Colin Minihan, Kurtis David Harder, John Poliquin
Interprètes : Jeffrey Bowyer-Chapman, Ari Cohen, Jennifer Laporte, Lochlyn Munro…
Vendeur : Digital Interference

Première française



Malik et Aaron emménagent avec la fille de ce dernier dans un quartier a priori plus progressiste. Dès les premières journées dans ce nouveau domicile, Malik est témoin de comportements étranges de la part de ses nouveaux voisins, d’agressions domestiques à caractère homophobes.

Spiral poursuit le savoureux travail de déconstruction des élites libérales américaines, et leur progressisme autoproclamé, entamé par le malicieux Get Out de Jordan Peele. Moins dans l’épate et plus concentré sur la construction de personnages aux motivations tangibles, Kurtis David Harder soigne sa direction d’acteurs au point que le moindre figurant livre une performance habitée. Et c’est le moindre mérite de cette habile refonte de la suburban horror en thriller paranoïaque sous tension permanente - le jeu sur le dévoiement de la notion de politiquement correct s’y révèle particulièrement habile.

Séance interdite aux moins de 12 ans

Durée : 89 min // Ratio : 2.39 // Format : DCP
Langue : Anglais // Sous-titres : Français

I See You
Etats-Unis - 2019

Réalisateur : Adam Randall
Scénario : Devon Graye
Photo : Philipp Blaubach
Musique : Will Quiney
Production : Matt Waldeck
Interprètes : Jon Tenney, Helen Hunt, Judah Lewis, Owen Teague…
Distributeur : Program Store




Sale période pour l’officier Greg Harper. Sa femme l’a trompé, son ado de fils tire la tronche, et la disparition d’un jeune garçon rappelle en loin une affaire similaire, censément bouclée il y a 15 ans. Et comme si ça ne suffisait pas, de drôles d’événements surviennent dans sa luxueuse maisonnée.

Avec iBoy (2017) et son détournement du film de super héros, Adam Randall avait intrigué les spectateurs masochistes qui ne peuvent s’empêcher de regarder les inédits Netflix. Il va sans nul doute gagner encore plus de fans avec ce thriller domestique si malin et bien troussé qu’il donne envie de le regarder une deuxième fois d’affilée, à peine le générique de fin débuté. I See You est le genre de pépite qui se savoure pleinement l’esprit vierge de toute information, sachez juste que le casting est brillamment pensé, au-delà de la surprise de retrouver Helen Hunt en dehors de sa zone de confort…

Séance interdite aux moins de 12 ans

Durée : 86 min // Ratio : 2.39 // Format : DCP
Langue : Anglais // Sous-titres : Français

Super Me
Chine - 2019

Réalisateur : Zhang Chong
Scénario : Zhang Chong, Zhao Dongdong
Photo : Saba Mazloum
Musique : Chen Chen
Production : Liu Bo
Interprètes : Talu Wang, Jia Song, King Shih-Chieh, Gang Wu...
Vendeur : Fortissimo Films

Première française




Le train de vie du scénariste raté Sang Yu change du tout au tout dès lors qu’il réalise qu’il peut ramener des objets de valeur de ses rêves. A lui le relooking, les bons petits plats, et une certaine confiance qui s’installe. Seule ombre de taille au tableau, ce mystérieux démon qui cherche à lui faire la peau dès qu’il ferme les yeux…Sur la contre-fugue classique du super pouvoir envisagé comme une malédiction, Zhang Chong bâtit un univers pop aux règles imprévisibles, où un Wang Talu particulièrement mutin peut gambader dans les possibles de son rôle. Par l’appât de la nouveauté alléchée, le comédien donne tout son bagout et plus en au service de ce premier long-métrage plus que prometteur, aux effets spéciaux numériques parmi les plus originaux vus cette année. Tant dans la forme que dans le fond, la Chine ne rejoint pas la grande bataille du 7e art mondial pour rigoler.

Séance interdite aux moins de 12 ans

Durée : 103 min // Ratio : 2.39 // Format : DCP
Langue : Mandarin // Sous-titres : Anglais et français

The Mortuary Collection
États-Unis - 2019

Réalisateur : Ryan Spindell
Scénario : Ryan Spindell
Photo : Elie Smolkin, Caleb Heymann
Musique : The Mondo Boys
Production : Allison Friedman, Justin Ross
Interprètes : Clancy Brown, Caitlin Cluster, Christine Kilmer, Jacob Elordi...
Vendeur : Soapbox Films




Sam entre dans une société funèbre, s’enquérir de l’annonce d’emploi affichée à l’extérieur. Elle est accueillie par l’imposant Montgomery Dark, croque-mort de son état. L’entretien d’embauche prend la forme de récits macabres racontés par le taulier, pour le grand plaisir de la candidate.
A l’origine, il y avait le court-métrage The Babysitter Murders réalisé par Ryan Spindell. L’appétit aiguisé, ce dernier commence à imaginer une anthologie horrifique comme il les aime tant, de Creepshow aux Contes de la Crypte. Les dieux du cinéma d’horreur lui sont plus que favorables, et lui offrent notamment la présence toujours aussi évocatrice de Clancy Brown en grand ordonnateur d’histoires généreuses en hémoglobine, et zébrées d’éclairs humoristiques jouissifs. Spindell maintient le bon équilibre entre rire et effroi, et rend le meilleur des hommages au format périlleux du film à sketchs.

Séance interdite aux moins de 16 ans

Durée : 108 min // Ratio : 2.35 // Format : DCP
Langue : Anglais // Sous-titres : Français

The Nest
Italie - 2019

Réalisateur : Roberto De Feo
Scénario : Lucio Besana, Margherita Ferri, Roberto De Feo
Photo : Emanuele Pasquet
Musique : Teho Teardo
Production : Maurizio Totti, Alessandro Usai
Interprètes : Justin Korovkin, Francesca Cavallin, Ginevra Francesconi, Maurizio Lombardi…
Vendeur : True Colours




Samuel, un jeune garçon paraplégique, est consigné à domicile par son intraitable mère, avec interdiction formelle de quitter le domaine. Son quotidien assez anxiogène s’illumine à l’arrivée d’une nouvelle domestique, Denise. Il va se sentir de plus en plus prompt à braver les interdits maternels...
Amis de la chose gothique, enfilez vos plus beaux animaux morts et foncez à cette séance taillée pour vous dans le plus beau marbre vénitien. Roberto De Feo convoque plusieurs décennies de cinéma fantastique européen dans une oeuvre à la tenue visuelle envoûtante, sans lésiner sur la confection maniaque d’une ambiance joliment déviante. Juste le temps de poser une situation, et la voilà heurtée d’une trouvaille narrative culottée. The Nest régale les yeux, inquiète, fascine, et se permet même la troisième meilleure utilisation du Where is my Mind ? des Pixies derrière The Leftovers et Fight Club.

Séance interdite aux moins de 12 ans

Durée : 108 min // Ratio : 2.39 // Format : DCP
Langue : Italien // Sous-titres : Anglais et français

Invité(s)
Roberto De Feo, Réalisateur / Scénariste

Vise
Japon - 2019

Réalisateur : Yasuhiko Shimizu
Scénario : Nagano, Chibori Fujiwara
Photo : Shunya Arai
Musique : Nobuaki Kaneko
Production : Yuiko Kobayashi, Shinji Nomura, Takumi Saitoh, Nagano
Interprètes : Takumi Saitoh, Nagano, Nokuaki Kaeno, Julian Koike…
Vendeur : Tokyo Media

Première française




Un beau chirurgien esthétique ténébreux surfe avec bonheur sur le diktat de la beauté et son accoutumance. Il vend à ses clientes le rêve d’un visage idéal, sans leur préciser vers quel outil chirurgical va sa prédilection. Il faut souffrir pour être belle, certes, mais à ce point ?

Plus prolifique que jamais, le cinéma de genre japonais produit en grande partie du divertissement cadré, calibré pour un public auquel on a appris à se méfier de l’originalité. Dans les marges émergent fatalement des francs-tireurs lassés de cette sinistrose, hier Sono Sion, aujourd’hui Yasuhiko Shimizu, avec ce manifeste dévastateur et anarchique contre la standardisation. Le fond contamine la forme, et donne naissance à l’un des premiers films les plus étranges et entêtants vus depuis un bon moment. Il y règne une atmosphère oppressante comme dans un bon vieux Shinya Tsukamoto, nimbée de visions malades qui ne manqueront pas de vous hanter.

Séance interdite aux moins de 16 ans

Durée : 87 min // Ratio : 2.39 // Format : DCP
Langue : Japonais // Sous-titres : Anglais et français

Invité(s)
Takumi Saitoh, Acteur / Producteur
Nagano, Scénariste / Producteur
Misuzu Kanno, Actrice

Why don't you just die?
Russie - 2018

Réalisateur : Kirill Sokolov
Scénario : Kirill Sokolov
Photo : Dmitriy Ulyukaev
Musique : Kirill Bodrov, Alexander Kopeikin
Production : Sofiko Kiknavelidze
Interprètes : Vitaliy Khaev, Aleksandr Kuznetsov, Evgeniya Kregzhde, Michael Gor…
Distributeur : Wild Side

Première française




Marteau en main, Matvey est déterminé à aller venger sa petite amie des mauvais traitements infligés par son père. Celui-ci, un flic plutôt costaud, ne va pas se laisser faire. Les deux hommes s’écharpent dans l’appartement familial, et sont bientôt rejoints par d’autres protagonistes prêts à en découdre.

Réalisateur, scénariste et monteur de son premier long-métrage, Kirill Sokolov délivre un pur ride pour festivaliers adeptes de la torture cartoonesque de personnages veules, couillons, et a priori indestructibles. La mise en scène jubile de la cruauté, multiplie les plans épiques et les idées tordues pour se jouer des attentes du public, lequel ne manquera pas d’en redemander et de rugir devant la foultitude d’assauts gore, petit sadique qu’il est. Why Don’t You Just Die enrobe le carnage d’une photographie somptueuse, où la couleur dominante est bien évidemment le rouge, sous toutes ses nuances.

Séance interdite aux moins de 16 ans

Durée : 99 min // Ratio : 2.39 // Format : DCP
Langue : Russe // Sous-titres : Anglais et français

Invité(s)

Kirill Sokolov, Réalisateur / Scénariste

Les longs-métrages hors compétition (Source : PIFFF)

Archeologist Of The Wasteland
France - 2019

Réalisateur : Melvin ZED
Photo : Melvin ZED
Production : The Jack's, Melvin Zed, Richard Riffaud
Interprètes : Adrian Bennett, Max Aspin, Ian Mitchell, Terry Fletcher...

Première européenne




Melvin ZED a peut-être, on dit bien peut-être trouvé fan de la saga Mad Max encore plus investi que lui en la personne d’Adrian Bennett, fondateur du musée Mad Max à Silverton, sur les lieux mêmes du tournage du second opus. A travers ce portrait de passionné, le documentaire mesure l’impact qu’ont eu les films sur une génération.

Melvin ZED est l’exégète absolu de la saga de George Miller. Pour les besoins d’un ouvrage somme dont nous attendons tous la sortie avec impatience, il a interviewé la quasi totalité de l’équipe du premier film. Il maîtrise chaque détail des tournages des deux séquelles suivantes, et s’attaquera peut-être à Fury Road une fois sa prime besogne accomplie. En digression touchante et pertinente de ce grand oeuvre, il signe ce documentaire sur le fondateur du musée Mad Max, agrémenté de témoignages de cascadeurs venus appuyer la légende de ces films mythiques. Un voyage au bout de la folie cinéphile, dans les paysages australiens si hostiles et si magnifiques à la fois.

Séance tous publics

Durée : 55 min // Ratio : 2.39 // Format : DCP
Langue : Anglais // Sous-titres : Français

Invité(s)
Melvin Zed, Réalisateur

Bullets Of Justice
Kazakhstan / Bulgarie - 2019

Réalisateur : Valeri Milev
Scénario : Valeri Milev, Timur Turisbekov
Photo : Orlin Ruevski
Musique : Timur Turisbekov
Production : Timur Turisbekov
Interprètes : Timur Turisbekov, Doroteya Toleva, Ester Chardaklieva, Danny Trejo...
Vendeur : Black mandala

Première française





La Troisième Guerre Mondiale s’est conclue par la victoire des cochons mutants sur les hommes. Rob Justice et sa soeur moustachue Raksha mènent des poches de résistance, notamment dans des rixes contre ces salopards de frères Asshole, dans l’attente de LA grande mission finale.

En première ligne de ce revival des années 1990 contre lequel on ne peut rien, nombreux furent les projets “décalés” à tenter l’aventure méta second degré coup de coude dans les côtes. Venu des tréfonds du Kazakhstan pour remettre les pendules des Kung Fury et autres Iron Sky à l’heure, Bullets of Justice s’impose dès sa première scène comme un OVNI à nul autre pareil. Un bâtard sale et difforme de Trey Parker et Matt Stone, bercé beaucoup trop près du mur, d’une connerie cosmique et monumentale comme plus personne ne sait en faire sans sombrer dans la pochade consternante. Sa place est dans le musée des séances de minuit, là où l’appellation de film culte n’est pas galvaudée.

Séance interdite aux moins de 16 ans

Durée : 76 min // Ratio : 2.39 // Format : DCP
Langue : Anglais // Sous-titres : Français

Color Out of Space
États-Unis / Portugal / Malaisie - 2019

Réalisateur : Richard Stanley
Scénario : Richard Stanley, Scarlett Amaris
Photo : Steve Annis
Musique : Colin Stetson
Production : Daniel Noah, Josh C. Waller, Lisa Whalen, Elijah Wood
Interprètes : Nicolas Cage, Joely Richardson, Madeleine Arthur, Elliot Knight...

Vendeur : XYZ

Première française
Film d'ouverture




Les Gardner ont à peine le temps de s’habituer à la vie de la campagne qu’une météorite explose leur jardin en pleine nuit, dans un halo d’une lumière qui n’existe pas. Peu à peu, la propriété familiale semble contaminée par un mal indicible, qui affecte la flore, la faune… et les Gardner.

Tout le monde pensait Richard Stanley perdu pour la cause, et le voilà qui déboule sur la ligne d’arrivée avec l’un des plus grands films d’horreur de l’année, voire plus. Pour son premier long-métrage de fiction depuis la catastrophe que fut le tournage de L’Île du Docteur Moreau (1996), il livre ni plus ni moins que la plus pertinente adaptation de Lovecraft vue depuis des temps immémoriaux. Le film trahit le matériau de base en tout sens, se l’approprie continuellement, puis le livre en pâture à Nicolas Cage, au même niveau d’intensité volcanique que dans Mandy. Si ce n’est qu’en plus, ici, il trait des alpagas d’un air un peu trop concupiscent.

Séance interdite aux moins de 16 ans

Durée : 111 min // Ratio : 2.35 // Format : DCP4K
Langue : Anglais // Sous-titres : Français

Invité(s)
Richard Stanley, Réalisateur / Scénariste

Court-métrage(s) hors compétition diffusé(s) avant
ABYSSUS
Finlande - 2018

Réalisateur : Kim Westerlund
Scénario : Kim Westerlund, Mats Söder, Emil Jokipaloman, Martin Engblom
Photo : Martin Engblom
Musique : Mats Söderman
Production : Emil Jokipalo
Interprètes : Sampo Sarkola

Première française



Séance interdite aux moins de 16 ans

Durée : 9 min // Ratio : 2.35 // Format : DCP
Langue : Aucune // Sous-titres : Aucun

Dogs Don’t Wear Pants
Finlande / Lettonie - 2019

Réalisateur : J.-P. Valkeapää
Scénario : J-P Valkeapää, Juhana Lumme
Photo : Pietari Peltola
Musique : Michal Nejtek
Production : Aleksi Bardy, Helen Vinogradov
Interprètes : Pekka Strang, Krista Kosonen, Ilona Huhta, Oona Airola…
Vendeur : The Yellow Affair

Film de clôture





Juha porte le deuil de son épouse comme une seconde peau. Alors qu’il accompagne sa fille au salon de piercing, ses déambulations à l’étage le font tomber nez à fouet sur une dominatrix. La rencontre lui réveille des émotions enfouies, qu’il ne va cesser de vouloir explorer toujours plus loin.
A priori, un film finlandais / letton, avec un titre loufoque et un pitch chargé en vibrations négatives, peut sembler un choix incongru pour la clôture d’un festival. Le troisième long-métrage du trop rare J.-P. Valkeapää vous invite à prendre vos préjugés, à les disposer dans une petite boîte et à les exploser avec une généreuse dose de C4. Dogs Don’t Wear Pants est une pure merveille, euphorisante et galvanisante, du genre que l’on brûle de partager avec tous ses proches pour leur rappeler qu’on aime le cuir. Cette fine auscultation de la douleur se transforme sous nos yeux ébahis en pur plaisir du spectateur.

Séance interdite aux moins de 16 ans

Durée : 105 min // Ratio : 2.39 // Format : DCP 4K
Langue : Finnois // Sous-titres : Anglais et français

Gundala
Indonésie - 2019

Réalisateur : Joko Anwar
Scénario : Joko Anwar
Photo : Ical Tanjung, ICS
Musique : Aghi Narottama, Bemby Gusti Tony Merle
Production : Bismarka Kurniawan, Sukhdev Singh, Wicky V. Olindo
Interprètes : Abimana Aryasatya, Tara Basro, Bront Palarae, Ario Bayu…
Vendeur : Screenplay Films

Première européenne




Depuis tout petit, Sancaka attire la foudre lors des orages, et se voit dès lors doté d’une force surhumaine. Il n’utilise son don qu’avec la plus grande parcimonie, et tente de survivre dans les rues en faisant profil bas. L’émergence de super vilains lui fera néanmoins endosser le costume de Gundala…

Voici la première entrée du BumiLangit Cinematic Universe, du nom de la plus grande société de comics indonésienne, riche de plus d’un millier de super-héros, dont ce Gundala créé en 1969 par Harya Suraminata. Aux commandes, l’un des chouchous maison du PIFFF en la personne de Joko Anwar. Tant dans son ancrage social que dans son exécution frénétique, jusque dans ses scènes de combat démentes contre des bad guys tous plus patibulaires les uns que les autres (dont un Cecep Arif Rahman tout juste sorti de John Wick Parabellum), Gundala se pose en alternative absolue aux Marvelleries.

Séance interdite aux moins de 12 ans

Durée : 123 min // Ratio : 2.39 // Format : DCP
Langue : Indonésien // Sous-titres : Anglais et français

Invité(s)
Joko Anwar, Réalisateur / Scénariste

Jallikattu
Inde - 2019

Réalisateur : Lijo Jose Pellissery
Scénario : S. Hareesh
Photo : Gireesh Gangadharan
Musique : Prashant Pillai
Production : Thomas Panicker
Interprètes : Antony Varghese, Chemban Vinod Jose, Sabumon Abdusamad, Santhy Balachandran…
Vendeur : Opus Penta

Première française




Lors de la fête tamoule du jallikattu, un taureau est lâché sur une place, et les plus vaillants tentent d’attraper la bête pour un tour de rodéo. Le film pervertit cette tradition avec un buffle en cavale d’abattoir, et le village entier à sa merci. Aux destructions matérielles se mêlent d’autres dommages...

Dans le territoire trop peu exploré du cinéma de Mollywood (les productions de sud de l’Inde tournées en malayalam), Lijo Jose Pellissery a déjà derrière lui une solide carrière, riche en propositions esthétiques puissantes. Jallikattu ne fait pas exception à la règle, c’est le moins qu’on puisse dire - les sept premières minutes du film constituent sans nul doute l’un des plus saisissants tours de force de l’année cinématographique. Le film semble s’égarer dans son récit choral, puis revient systématiquement asséner des morceaux de bravoure hypnotiques. Attendez-vous à une énorme tarte sur grand écran.

Séance interdite aux moins de 12 ans

Durée : 91 min // Ratio : 2.39 // Format : DCP 4K
Langue : Malayalam // Sous-titres : Anglais et français

LEAP OF FAITH: WILLIAM FRIEDKIN ON THE EXORCIST
Etats-Unis - 2019

Réalisateur : Alexandre O. Philippe
Scénario : Alexandre O. Philippe
Photo : Robert Muratore
Musique : Jon Hegel, Anthony Weeden
Production : Kerry Deignan Roy
Interprètes : William Friedkin
Vendeur : Exhibit A Pictures

Première française



Montée comme la fusion idéale entre le commentaire audio des commentaires audios et le monologue mystique et érudit, cette interview a priori définitive de William Friedkin sur son film d’horreur culte retrace toutes les étapes de sa production, expose toutes les coulisses d’une expérience exceptionnelle.

Alexandre O. Philippe a gagné le respect éternel des cinéphiles avec son documentaire The People vs George Lucas. Le bonhomme ne se repose pas sur ses lauriers, et l’année 2019 voit arriver deux films signés de sa main, aussi incroyable l’un que l’autre - Memory : The Origins of Alien sur le jalon du cinéma fantastique réalisé par Ridley Scott, et donc ce Leap of Faith, histoire orale du tournage de L’Exorciste par son réalisateur tout puissant. Narrateur extraordinaire, William Friedkin délivre une leçon de cinéma impériale, souvent trop belle pour être vraie à 100% mais qu’importe : le PIFFF vous met au défi de ne pas vous retrouver fasciné en 5 minutes montre en main.

Séance interdite aux moins de 12 ans

Durée : 105 min // Ratio : 1.85 // Format : DCP 4K
Langue : Anglais // Sous-titres : Français

Invité(s)
Alexandre O. Philippe, Réalisateur

Phil Tippett : Mad Dreams & Monsters
France - 2019

Réalisateur : Gilles Penso, Alexandre Poncet
Scénario : Gilles Penso, Alexandre Poncet
Photo : Gilles Penso, Alexandre Poncet
Musique : Alexandre Poncet
Production : Alexandre Poncet
Interprètes : Phil Tippett, Jules Roman, Paul Verhoeven, Joe Dante...
Vendeur : Le Pacte

Mon avis sur ce documentaire est ici.





De ses créatures mémorables pour la première trilogie Star Wars, à ses créations dantesques pour Paul Verhoeven ou pour Jurassic Park, la touche Phil Tippett imprègne la culture mondiale des quarante dernières années. Ce taulier de l’animation en stop motion nous ouvre les portes de son studio.

Digne successeur de leur déjà imposant Le Complexe de Frankenstein (2015), le nouveau documentaire du duo Gilles Penso / Alexandre Poncet lutte avec panache pour la reconnaissance des artistes de l’ombre à leur juste valeur. Tandis que des intervenants aussi passionnants que Joe Dante et Paul Verhoeven rendent hommage aux talents de celui qu’ils élèvent au rang de co-réalisateur, Phil Tippett ouvre les portes de son studio. Défile alors tout un pan essentiel de ce qui constitue la pop culture des quarante dernières années.

Séance tous publics

Durée : 84 min // Ratio : 1.85 // Format : DCP
Langue : Anglais // Sous-titres : Français

Invité(s)
Gilles Penso, Réalisateur
Alexandre Poncet, Réalisateur

Ride Your Wave
Japon - 2019

Réalisateur : Masaaki Yuasa
Scénario : Reiko Yoshida
Photo : Takashi Kojima
Musique : Michiru Oshima
Production : SCIENCE SARU INC, Eunyoung CHOI, FUJI TELEVISION NETWORK INC., Yuka OKAYASU
Interprètes : Ryôta Katayose, Rina Kawaei, Honoka Matsumoto, Kentarô Itô...
Distributeur : All The Anime




L’histoire d’amour entre Hinako et Minato coule de source et déborde d’effluves fusionnelles. Le choc n’en est que plus grand quand la jeune fille apprend la mort de son compagnon, emporté par les flots. Pas le temps de porter le deuil que l’esprit de Minato se manifeste à Hinako dans des circonstances particulières…

Révélé au public international dès son premier long-métrage, le monumental Mind Game (2004), Masaaki Yuasa s’est joué des attentes, énormes, suscitées par ce coup d’éclat. Tandis que Lou et l’Île aux Sirènes (2017) lorgnait vers le merveilleux, la mini-série Devilman : Crybaby (2018) diffusée sur Netflix se vautrait dans le trash. Son dernier long-métrage, toujours aussi superbement animée, se concentre quant à lui sur le nerf de sa filmographie : la quête du grand amour, contrariée par les événements et les éléments. La bascule de son point de vue sur le personnage féminin lui réussit indéniablement.

Séance tous publics

Durée : 95 min // Ratio : 1.78 // Format : DCP
Langue : Japonais // Sous-titres : Anglais et français

The Pool
Thaïlande - 2018

Réalisateur : Ping Lumpraploeng
Scénario : Ping Lumprapleng
Photo : Prayuk Srithongkul
Musique : Chapavich Temnitikul
Production : Amornthep Sukmanont, Charoen Kaithitisuwan, Nitcha-on Palakon
Interprètes : Theeradej Wongpuapan, Ratnamon Ratchiratham
Vendeur : Mono Film Company Limited




À l’issue d’un shooting et surtout de son after, un pubard s’endort sur un matelas pneumatique, au coeur d’une gigantesque piscine. Il se réveille pour constater que le niveau de l’eau a suffisamment baissé pour qu’il se retrouve coincé, sans personne pour le secourir. Un crocodile très joueur le rejoint…

Solide artisan du cinéma populaire thaïlandais des quinze dernières années, dans lequel il n’a cessé d’injecter des éléments bis assez salé, Ping Lumpraploeng plonge avec délice dans le film de genre total. The Pool, pur high concept exploré de fond en comble, invite à frémir au diapason des mésaventures de son héros supplicié. Avec ce qu’il faut d’inventivité dans la torture de ses deux personnages principaux, le film ne cesse de se réinventer pour notre plus grande jubilation. Le dernier Fantastic Fest d’Austin ne s’y est pas trompé, et lui a remis le prix du film “le plus fun à voir en public”.

Séance tous publics

Durée : 90 min // Ratio : 1.85 // Format : DCP
Langue : Thaïlandais // Sous-titres : Anglais et français

Les séances cultes (Source : PIFFF)


La séance interdite (Source : PIFFF)

Mope
États-Unis - 2019

Réalisateur : Lucas Heyne
Scénario : Lucas Heyne, Zack Newkirk
Photo : Bryan Koss
Musique : Jonathan Snipes
Production : Kelly Hayes, Kern Saxton, BP Cooper, Danny Roth
Interprètes : Nathan Stewart-Jarrett, Kelly Sry, Brian Huskey, David Arquette…
Vendeur : Vanishing Angle

Première française



La dramatique histoire vraie de Steve Driver et Tom Dong, aspirants “Chris Tucker et Jackie Chan du porno”, et leurs efforts toujours plus pathétiques pour s’élever au-delà du pitoyable statut de “mope” - dans le jargon du X, les moins que rien, les figurants de bukkake à peine dignes d’une éjaculation.

Jamais, depuis le segment signé Larry Clark dans l’anthologie Destricted, le cinéma ne s’était attaqué avec une telle véhémence à la fascination que suscite la pornographie chez les jeunes adultes. Lucas Heyne confronte le sujet dès sa terrible scène d’introduction, et ne baisse jamais le regard. Mieux : il évite toute complaisance et investit émotionnellement dans le parcours perdu d’avance de ses deux personnages principaux, incarnés avec une justesse hallucinante par Nathan Stewart-Jarrett et Kelly Sry. Le vernis de comédie pop se craquelle peu à peu, la fissure devient béante, l’abîme finit par tout submerger : pour un premier long, Mope ne manque pas d’impressionner.

Séance interdite aux moins de 16 ans

Durée : 104 min // Ratio : 1.85 // Format : DCP
Langue : Anglais // Sous-titres : Français

Invité(s)
Kelly Hayes, Producteur

Les courts-métrages en compétition (Source : PIFFF)










Les Invités (Source : PIFFF)




Les Pass Festival et Premium

Le Pass festival vous permet d'assister à toutes les séances de la 9ème édition du PIFFF.

Inclus pour tous les PASS :

> La garantie d’accéder à toutes les séances du festival, même celles affichant complet.

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