Aventure/Science fiction/Du spectacle, une belle mise en scène et des effets spéciaux supers, mais des longueurs et un scénario qui ne convainc pas trop
Réalisé par Juan Antonio Bayona
Avec Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Jeff Goldblum, B.D. Wong, Toby Jones, Ted Levine, Rafe Spall, Justice Smith, James Cromwell, Geraldine Chaplin...
Long-métrage Américain
Durée : 02h09mn
Année de production : 2018
Distributeur : Universal Pictures International France
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Date de sortie sur les écrans américains : 22 juin 2018
Date de sortie sur nos écrans : 6 juin 2018
Résumé : Cela fait maintenant trois ans que les dinosaures se sont échappés de leurs enclos et ont détruit le parc à thème et complexe de luxe Jurassic World. Isla Nublar a été abandonnée par les humains alors que les dinosaures survivants sont livrés à eux-mêmes dans la jungle. Lorsque le volcan inactif de l'île commence à rugir, Owen et Claire s’organisent pour sauver les dinosaures restants de l’extinction. Owen se fait un devoir de retrouver Blue, son principal raptor qui a disparu dans la nature, alors que Claire, qui a maintenant un véritable respect pour ces créatures, s’en fait une mission. Arrivant sur l'île instable alors que la lave commence à pleuvoir, leur expédition découvre une conspiration qui pourrait ramener toute notre planète à un ordre périlleux jamais vu depuis la préhistoire.
Bande annonce (VOSTFR)
Featurette "A Look Inside" (VOSTFR)
Featurette "More Dinosaurs Than Ever" (VOSTFR)
Featurette "Neal Scanlan" (VOSTFR)
Extrait "Le Réveil Du T-Rex" (VOSTFR)
Extrait "La Traque Du Carnotaurus" (VOSTFR)
Ce que j'en ai pensé : j'étais super enthousiaste à l'idée de retrouver les dinosaures sur un grand écran avec JURASSIC WORLD: FALLEN KINGDOM et je suis partagée sur le résultat. Le réalisateur, Juan Antonio Bayona, offre une très belle mise en scène à son film. Il est particulièrement bon dans la gestion des ombres et pour intensifier les moments clefs des rencontres entre les protagonistes et les dinosaures carnivores. Il gère l'atmosphère de son film pour la rendre homogène, avec des instants qui sonnent comme des cauchemars. Il n'hésite pas à changer de décor pour nous faire vivre plein d'aventures.
Cependant, son film souffre d'un problème de rythme, d'incohérences éparpillées ici et là, ainsi que d'un scénario, qui a force de vouloir trop en faire, lasse un peu. Pourtant, l'action s'enchaîne plutôt vite, mais il y a un sentiment de déjà-vu ce qui fait qu'on anticipe vraiment les événements. Il y a de nombreuses thématiques abordées dans ce long-métrage, elles ont du sens par rapport aux précédents opus et par rapport au développement des théories scientifiques qui sert de fil conducteur. Mais il est dommage qu'il consacre un temps important aux humains, alors que les créatures sont la principale attraction pour les spectateurs. On est tout de même bien servis côté scènes avec les dinosaures, mais il aurait été souhaitable que Juan Antonio Bayona raccourcisse vraiment des moments trop longs et évidents d'interaction humaine pour se focaliser plus sur les vraies stars de son film.
Les effets spéciaux sont pour leur part tout à fait réussis. Il y a beaucoup de moments spectaculaires. Le travail de Neal Scanlan, le responsable des effets spéciaux sur les créatures, est particulièrement remarquable. Les dinosaures prennent vie à l'écran et s'intègrent totalement à l'histoire.
Les acteurs sont cools et sont en adéquation avec leur rôle. On retrouve Chris Pratt, qui interprète Owen Grady avec humour et charme, et Bryce Dallas Howard qui interprète efficacement Claire Dearing. Jeff Goldblum convainc toujours autant dans le rôle de Ian Malcolm.
JURASSIC WORLD: FALLEN KINGDOM offre du spectacle et des moments très sympas, mais il n'évite pas les longueurs et son scénario ne renouvelle pas vraiment les enjeux. Si on aime la saga, le film est tout de même à découvrir au cinéma pour bien profiter des dinosaures.
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Le réalisateur, Juan Antonio Bayona |
Les effets spéciaux sont pour leur part tout à fait réussis. Il y a beaucoup de moments spectaculaires. Le travail de Neal Scanlan, le responsable des effets spéciaux sur les créatures, est particulièrement remarquable. Les dinosaures prennent vie à l'écran et s'intègrent totalement à l'histoire.
Les acteurs sont cools et sont en adéquation avec leur rôle. On retrouve Chris Pratt, qui interprète Owen Grady avec humour et charme, et Bryce Dallas Howard qui interprète efficacement Claire Dearing. Jeff Goldblum convainc toujours autant dans le rôle de Ian Malcolm.
JURASSIC WORLD: FALLEN KINGDOM offre du spectacle et des moments très sympas, mais il n'évite pas les longueurs et son scénario ne renouvelle pas vraiment les enjeux. Si on aime la saga, le film est tout de même à découvrir au cinéma pour bien profiter des dinosaures.
Crédit photos @ Universal Studios and
Amblin Entertainment, Inc. and Legendary Pictures Productions, LLC.
NOTES DE PRODUCTION
(Á ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)
LES ADIEUX À ISLA NUBLAR : L’AVÈNEMENT
DU ROYAUME DÉCHU
COLIN TREVORROW, le réalisateur et
DEREK CONNOLLY son coscénariste, à peine remis de l’ampleur du
succès inattendu de JURASSIC WORLD en 2015, se sont retrouvés pour
ressusciter une nouvelle fois l’univers de Michael Crichton.
Colin
Trevorrow nous raconte: « deux semaines après la sortie de
JURASSIC WORLD, je devais rentrer chez moi dans le Vermont et j’ai
demandé à Derek de faire la route avec moi pour discuter ensemble
tranquillement de ce qu’on allait bien pouvoir faire de nos héros
et de nos dinosaures désormais en liberté. Je voulais que ce nouvel
opus soit bien plus sombre que le précédent. Ces créatures ont été
catapultées artificiellement dans un monde auquel ils
n’appartiennent pas, et je voulais trouver un point de vue auquel
les spectateurs pourraient s’identifier. Comment vous
sentiriez-vous si on vous forçait à vivre en captivité juste pour
le plaisir des touristes ? C’est un domaine que nous n’avons pas
encore abordé ».
Jurassic World a sombré à cause de la vénalité
des investisseurs et l’inconscience des visiteurs qui ne pensaient
qu’à dépenser sans raison. Le premier opus est truffé d’indices
qui permettaient de dépasser le cadre de l’île dans les prochains
épisodes et donner à la franchise une dimension plus universelle.
Claire et Owen, anciens amants apparemment voués à se retrouver
pour s’aimer et se déchirer, sont hantés par la culpabilité, le
remords et le sens de leurs responsabilités. Claire parce qu’elle
connaît très bien la catastrophe naturelle que peut engendrer
l’île, Owen parce qu’il connaît le potentiel et la sensibilité
des créatures qu’il a dressées pour servir les desseins les plus
sombres de l’humanité. Ils ont tous deux contribué à la lente
progression du désastre biologique potentiel engendré par les
fantasmes génétiques de John Hammond. Il fallait relier les deux
univers de Jurassic pour mettre tous les instigateurs face à leurs
responsabilités.
Les créatures ne devaient pas être en reste. Le
parfait exemple est Blue, le VELOCIRAPTOR femelle que Owen a élevé
depuis la naissance et avec qui il a établi une relation forte. Elle
s’était imposée comme l’élément Alpha dominant de sa meute,
lors de son combat avec son congénère Echo, dont elle était sortie
victorieuse avec une lèvre tranchée. Owen a pu déceler sa capacité
à ressentir de l’empathie. Si elle reste une énigme, se montrant
aussi vicieuse qu’attentionnée, elle est également et
malheureusement après les événements du dernier opus, la dernière
de sa race.
STEVEN SPIELBERG développe: « Blue est un personnage
essentiel. Les spectateurs la connaissent et s’y sont attachés.
Dans Jurassic Park, John Hammond est présent à la naissance de
chaque créature, car il veut qu’elles s’habituent à lui et
l’intègrent dans leur univers. Les spectateurs ont intégré Blue
à l’univers Jurassic, elle en est devenue emblématique, et ils
vont adorer la retrouver dans ce nouvel opus ».
Il était crucial
d’introduire de nouvelles créatures de différentes formes et
époques. Entre le BARYONYX, le CARNOTAURUS, le STYGIMOLOCH véritable
éléphant dans un magasin de porcelaine, les auteurs ont apporté de
multiples nouveaux venus dans ce royaume déchu. Et, cerise sur le
gâteau, ils ont imaginé un nouveau monstre génétiquement modifié:
l’affreux INDORAPTOR, produit du mélange de l’ADN du
VELOCIRAPTOR, de l’INDOMINUS REX et d’autres créatures secrètes
que le professeur Wu a combinées pour créer son code génétique.
Il n’est pas tant redoutable par sa taille que par son
intelligence, sa rapidité et son obéissance.
L’INDORAPTOR est par
excellence l’arme la plus fatale jamais conçue. La saga Jurassic
ne saurait exister sans sa star: le T. REX. Il est là depuis le
début. Il était là dans les trois JURASSIC PARK, et il y sera dans
les trois JURASSIC WORLD.
DU SANG NEUF : JUAN ANTONIO BAYONA
INTÈGRE L’ÉQUIPE
JUAN ANTONIO BAYONA le réalisateur
espagnol de L’ORPHELINAT (2007) a été choisi grâce à son film
THE IMPOSSIBLE (2012). Il était évident qu’il serait le candidat
idéal pour gérer à la fois l’échelle et la portée d’un tel
film, tout en collaborant étroitement avec Steven Spielberg et Colin
Trevorrow.
Spécialiste de la mise en scène et du suspense, il est
connu pour savoir traiter intimement les films de grandes envergures,
et avoue ne pas avoir résisté très longtemps quand il a été
contacté par Steven Spielberg. Comme il nous l’explique : « j’ai
une profonde admiration pour Steven Spielberg, pour moi c’était un
cadeau du ciel, et puis c’est un rêve d’enfant. L’idée de
faire revivre des créatures éteintes depuis des millions d’années
est fascinante, quand on arrive à faire ça, c’est comme faire de
la magie, on se dit que tout est possible. De plus il était temps
pour moi de m’attaquer à un film d’action. Je n’aurais pas pu
rêver mieux ».
Mais la pression était grande, la franchise
Jurassic a fait ses preuves et s’est inscrite dans la durée, il
allait falloir s’insérer pour la renouveler sans la dénaturer : «
c’était comme avoir la responsabilité de l’enfant de Steven et
de Colin. Dans mon travail j’amène énormément de moi, ma vision
des choses, mon énergie, et j’ai voulu travailler en constante
collaboration avec eux pour que les spectateurs retrouvent l’âme
de la saga ».
Colin Trevorrow de son côté tenait à ce que leurs
deux visions pourtant très différentes puissent converger vers
quelque chose d’unique : « Antonio a un côté très spirituel et
un grand sens de la famille, même quand celle-ci doit traverser des
épreuves ! ». Steven Spielberg développe : « Juan Antonio a
réussi à réaliser ce nouvel opus dans le style du premier et du
dernier de la franchise (le mien et celui de Colin), tout en se
l’appropriant totalement pour en faire un film très personnel.
C’est un cinéaste à part entière, il a su respecter l’esprit
de la franchise, et il nous a tous bluffé par sa virtuosité ».
FRANCK MARSHALL, le producteur de la franchise développe : « cette
nouvelle version devait amener le film à un autre niveau en faisant
sortir les dinosaures de l’île où ils étaient confinés. Dans
cet opus, il n’y a plus d’entre soi, le monde va devoir faire
face à ses origines. Nous voyons beaucoup d’interaction entre
humains et dinosaures. Nous avons ramené Blue, les Mosasaurus et le
T-Rex dont vous vous souviendrez ainsi que de multiples nouvelles
espèces ».
NEAL SCANLAN de chez ILM, la célèbre compagnie
d’effets spéciaux, ne cesse de repousser les limites de
l’imaginable avec des créatures de plus en plus étonnantes, en
Animatronics, qui permettent aux acteurs de faire face à de vrais
dinosaures.
PATRICK CROWLEY, qui revient en tant que co-producteur
aux côtés de Franck Marshall nous explique : « nous avons voulu
retenir le concept de spéciation : un terme biologique qui désigne
le processus évolutif par lequel de nouvelles espèces se forment à
partir d’anciennes, aussi bien au niveau du contenu du film que de
sa fabrication ».
Fan inconditionnel des livres de MICHAEL CRICHTON
le créateur de l’univers Jurassic, Juan Antonio Bayona a tout de
suite saisi l’esprit de la fabrication du film aussi bien que
l’enjeu du questionnement éthique que Colin Trevorrow et Derek
Connolly ont voulu mettre en avant « Crichton était un visionnaire
et ses livres abordaient la question de la limite morale de l’avancée
scientifique, un débat qui alimente aujourd’hui notre vie
quotidienne ».
Le caractère d’abomination du miracle scientifique
est un thème cher à Steven Spielberg, et il est personnifié par le
côté exponentiellement spectaculaire des monstres qui cette fois
ont franchi la barrière qui les sépare des humains, aux deux sens
du terme.
JURASSIC WORLD : FALLEN KINGDOM est un film totalement
hybride tenant à la fois du film de monstre et de dinosaures. BELÉN
ATIENZA, la productrice de longue date des films de Juan Antonio
Bayona nous raconte : «Juan Antonio aime surprendre. Il en est
d’autant plus méticuleux et ‘‘surorganisé”. Chacun de ses
plans possède plusieurs ressorts dramatiques, ce qui les rend très
complexes. Ils répondent à une sorte de chorégraphie instinctive
très technique. On peut dire qu’il aime et qu’il sait très bien
comment faire peur ».
LES SURVIVANTS ET LES NOUVEAUX VENUS DE
L’UNIVERS JURASSIC
OWEN GRADY - Chris Pratt
Notre dresseur de raptor est un homme
d’honneur. Il ne se pardonne pas d’avoir abandonné Blue à son
sort, mais ne veut pas se laisser submerger par le remords comme
Claire. Il essaie d’avancer en solitaire tant bien que mal mais ne
peut oublier ce qu’ils ont vécu ensemble. S’ils sont
irrémédiablement attirés l’un vers l’autre, jusqu’à présent
les circonstances semblent s’être acharnées à les séparer.
Peut-être pour mieux les réunir. Mais rien ne pouvait le préparer
à la férocité de la créature qu’il va devoir affronter :
L’INDORAPTOR, nouvelle espèce génétiquement modifiée par le
professeur Wu pour être une des créatures les plus dangereuses de
la planète. La formation militaire d’Owen Grady impliquait des
scènes très musclés. Chris Pratt nous explique : « ce
tournage a été bien plus physique que pour le premier film. Il y a
beaucoup de cascades et nous avons tourné plusieurs scènes très
physiques ».
CLAIRE DEARING - Bryce Dallas Howard
L’ancienne directrice en chef des
opérations de Jurassic World a été complètement bouleversée par
ce qu’elle a traversé lors de l’épisode précédent. Elle
essaie d’assumer ses responsabilités en créant un groupe de
protection des dinosaures pour secourir les espèces livrées à
elles-mêmes sur Isla Nublar. Elle en a fait sa cause et sa mission.
Mais elle est déchirée par des questions d’éthique : l’humanité
doit-elle vraiment intervenir au lieu de laisser faire la nature ?
Devant l’INDORAPTOR elle est complètement désemparée car cette
créature entièrement créée par l’homme n’a aucun instinct
naturel. Il est l’incarnation du plus grand danger qui menace la
planète : la puissance destructrice de l’espèce humaine. La
comédienne ne voulait pas se contenter de jouer les demoiselles en
détresse, et son travail avec Juan Antonio Bayona lui a permis
d’apporter de nombreuses nuances à son personnage. Ils
travaillaient parfois sans dialogue, avec de la musique et le
réalisateur les surprenait avec des rugissements de dinosaures qui
ne manquaient pas de faire sursauter tout le monde. « Entre l’humour
de Chris et les blagues de Juan Antonio je n’ai jamais connu un
tournage aussi pointu mais surtout aussi drôle ».
DOCTEUR HENRY WU - B.D. Wong
B.D. Wong reprend son rôle du docteur
Henry Wu, le créateur de l’Indominus Rex, écarté en raison de
son manque d’éthique évident. Si ses connaissances sont toujours
aussi affûtées, il n’est plus le scientifique brillant de jadis,
et a les mains liées. Mais là où l’on trouve un scientifique
brillant mais fou, on trouve des investisseurs. Wu travaille sur une
nouvelle créature, issue de son laboratoire secret, plus terrifiante
et intelligente que le T-Rex ou l’Indominus Rex.
DOCTEUR IAN MALCOLM - Jeff Goldblum
Ce scientifique se bat depuis toujours
contre les excès du capitalisme et l’imbécillité généralisée.
Opposé depuis le début de la saga non seulement à la manipulation
génétique mais aussi à l’exploitation des animaux pour divertir
des touristes, il expose son point de vue au Sénat: l’être humain
a voulu jouer à l’apprenti sorcier et a dénaturé l’évolution,
et ce pour de mauvaises raisons. Il veut laisser faire la nature, que
le volcan reprenne ses droits sans que l’humain n’intervienne.
SIR BENJAMIN LOCKWOOD - James Cromwell
L’ancien investisseur principal et
meilleur ami de John Hammond est à l’origine de la technologie
inventée pour ressusciter les dinosaures. La vie les a séparés et
il réapparaît pour tenter de remettre les choses en ordre. Fervent
défenseur de la cause animale, James Cromwell se bat contre
l’assujettissement de l’espèce animale pour quelque profit
pécuniaire que ce soit et déplore que depuis la nuit des temps
l’homme exploite la planète plutôt que de s’en occuper.
ELLI MILLS - Rafe Spall
Le responsable du domaine Lockwood a
toujours voulu trouver un lieu capable d’abriter les dinosaures. Il
est rongé par l’ambition et surtout persuadé qu’il fait ce
qu’il faut. Sa mission est de protéger la fortune des Lockwood et
de faire en sorte qu’elle leur survive. Il est prêt à tout pour y
arriver.
MAYSIE LOCKWOOD - Isabella Sermon
La petite fille du multimillionnaire ne
sait rien de la réalité des dinosaures ni de celle du monde des
adultes et l’innocence du regard qu’elle porte sur les évènements
met en perspective la folie des hommes. Elle a été choisie sur un
casting de 2500 petites filles et a impressionné toute l’équipe
par son professionnalisme et sa maturité.
FRANKLIN - Justice Smith
Le génie informatique qui travaille
pour le groupe de protection des dinosaures de Claire est forcé de
quitter l’abri de son écran et pour la première fois de sa vie se
retrouve catapulté dans un univers encore plus intense qu’un jeu
vidéo où sa propre vie est désormais en jeu.
MR. EVERSOLL - Toby Jones
Cet homme sans scrupule fait le
commerce des animaux comme celui des armes. Pour lui elles ne
représentent que de l’argent, il n’est en aucun cas préoccupé
par la morale ou l’éthique, seul le profit l’intéresse.
DOCTEUR ZIA RODRIGUEZ - Daniella Pineda
Vétérinaire spécialisée dans les
créatures marines et paléolithiques, elle n’est pas sans rappeler
la botaniste Ellie Sattler de Jurassic Park, interprétée à
l’époque par Laura Dern, avec qui elle partage la capacité à
soigner ces créatures d’un autre âge.
IRIS LOCKWOOD - Geraldine Chaplin
La nounou de Maysie incarne la voix de
l’amour et de l’autorité. Elle est prête à tout pour sauver
pour sauver la petite fille de Sir Benjemain Lockwood. La comédienne,
fille de l’immense Charlie Chaplin, a toujours un rôle dans les
films de Juan Antonio Bayona à qui elle semble porter bonheur.
DES DINOSAURES PLUS VRAIS QUE NATURE
NEAL SCANLAN, le responsable de la
création des monstres préhistoriques, nous explique l’équilibre
ténu entre les effets numériques et manuels sur un mastodonte comme
JURASSIC WORLD : FALLEN KINGDOM.
« Nous nous sommes beaucoup servi
d’Animatronics, car ils permettent un certain réalisme sur le
plateau, mais pas forcément à l’écran où les effets numériques
sont nécessaires pour crédibiliser l’ensemble. C’est d’un
côté mieux pour la lumière et les acteurs, mais d’un autre cela
coûte beaucoup de temps et d’agent. Les deux techniques sont aussi
pointues et intéressantes l’une que l’autre et nous avons essayé
de maintenir l’équilibre entre les deux. Les Animatronics sont
fascinants car ils sont tangibles, et ce n’est pas tous les jours
que l’on peut voir un dinosaure en taille réelle. Que ce soit pour
Blue, le T. Rex ou l’Indoraptor, l’équipe s’en est donné à
cœur joie pour apporter une infinité de petits détails et de
textures pour les rendre aussi réels et menaçants que possible. Le
fait que les animaux sous sédatif aient les yeux ouverts renforçait
le caractère impressionnant des Animatronics sur le plateau, sans
parler de la taille de leurs griffes ou de leurs dents qui donnaient
à l’équipe un aperçu sans précédent de la réalité de ces
créatures à l’époque où elles habitaient la planète. Le mot
d’ordre était que chaque créature soit profondément animale.
L’INDORAPTOR, qui est le fruit d’une pure manipulation génétique,
montre des signes de malformations, car son prototype n’est pas
parfait, il a des problèmes de peau et il semble une menace à cause
de l’instabilité de ses cellules génétiquement modifiées ».
La
création étant une chose, Neal Scanlan et son équipe devait
ensuite animer les monstres. Une équipe de ‘‘marionnettistes”
avait le rôle d’animer les dinosaures afin de créer un véritable
rapport de jeu avec les acteurs, une technique appelée ‘‘connexion
directe” ou ‘‘raw performance”.
Pour Blue ou le T. Rex, il a
fallu une douzaine de marionnettistes par créature, cachés derrière
et dans les dinosaures et les effets numériques ont été ajoutés
pour les mouvements de lèvres ou d’yeux. Mais les Animatronics
avaient de la sueur et des fluides dans les yeux, ce qui ajoutait sur
le plateau et pour les comédiens un aspect réel et tangible
impressionnant.
Neal Scanlan nous explique: « les effets numériques
ne sont pas antinomiques des effets manuels, au contraire ils ont
permis leur avancée technologique sur bien des points. Autrefois, si
je voulais un mât ou un câble pour animer un monstre c’était
impossible car il était dans le champ de la caméra. Aujoud’hui,
je peux avoir autant de mâts ou de câbles, même de marionnettistes
car on peut les effacer de la prise grâce au numérique. C’est une
collaboration qui s’affine au fil des ans. Dans JURASSIC WORLD il
n’y avait qu’un Animatronics: l’APATOSAURUS, les autres étaient
en numérique, mais dans JURASSIC WORLD : FALLEN KINGDOM, il y a une
véritable interaction avec les humains qui rendait nécessaire la
présence des créatures sur le plateau ».
LA MAGIE NUMÉRIQUE D’ILM
DAVID VICKERY a supervisé l’équipe
chargée des effets numériques pour JURASSIC WORLD : FALLEN KINGDOM.
Il a tenu à respecter l’esprit d’ILM qui s’occupe depuis 25
ans de créer des dinosaures pour le plus grand plaisir des fans de
la saga, tout en essayant d’innover pour marquer les esprits et
faire de ce nouvel opus un épisode unique. Il était primordial que
les créatures soient crédibles afin que les spectateurs ne
décrochent pas. Il ne s’agit plus seulement d’apparence, mais
d’impulsions, de roulements de muscles, de démarche et de
caractère.
Leur équipe a travaillé avec des paléontologues pour
recréer des créatures anatomiquement réalistes d’après des
modèles de squelettes. Il fallait ensuite arriver à y attacher les
muscles, les tendons et les ligaments, pour que la graisse et la peau
s’ajustent de manière plausible. Ils se sont inspiré également
des mouvements des éléphants et des rhinocéros pour déterminer
leurs comportements et leurs mouvements.
Ce véritable magicien du
numérique développe: « ces films se rendent hommage mutuellement.
Au début le spectateur se sentira en terrain connu, tout est
familier. Mais tout cela va basculer quand les dinosaures vont être
propulsés dans un nouvel environnement et devoir réagir dans des
situations jusqu’alors inconnues. L’INDORAPTOR, notre nouveau
monstre de 3 mètres de haut est deux fois plus grand que le
VELOCIRAPTOR. Ce qui le rend vraiment dangereux c’est que c’est
une ébauche, un brouillon, il n’est pas vraiment fini et donc
totalement instable, dans sa tête, dans ses reflexes, comme dans son
comportement. Il est secoué par des tics et des convulsions et est
surtout totalement imprévisible. Mais notre vraie fierté est le
nombre d’espèces que nous avons créées pour ce nouvel épisode
de la saga qui est supérieur à ce qu’on a pu voir dans les films
précédents. C’était un vrai bonheur de pouvoir retravailler sur
les anciennes créatures avec les nouvelles technologies et de les
mélanger avec les nouvelles espèces que nous venions de créer ».
Juan Antonio Bayona, le réalisateur du film, nous raconte: «
c’était un régal de voir David travailler avec l’enthousiasme
d’un enfant dans une confiserie. Avec l’équipe en charge des
Animatronics ils ont fait un travail exceptionnel. La plupart des
dinosaures ont été construits à partir des données numériques
existantes puis imprimées en 3D, qui étaient ensuite numérisées
de nouveau en ajoutant des détails infimes pour un résultat
confondant ».
La deuxième gageure et non des moindres aura été
l’éruption volcanique. C’est une chose de le lire dans un livre
avec des images sur l’extinction des dinosaures, c’en est une
autre de le vivre à l’échelle de l’île. Ils ont consulté des
volcanologues pour pouvoir créer les effets pyrotechniques les plus
crédibles qui soient. Évidemment le processus est largement
accéléré pour les besoins du film mais chaque phase est réelle et
basée sur des données scientifiques. De même, le centre d’accueil
de Jurassic World complètement dévasté et les plans de désolation
de l’île que les dinosaures se sont appropriés ont été générés
informatiquement.
Le bateau qui transporte les dinosaures, l’Arcadia,
lui aussi a été totalement généré informatiquement. Un bateau de
cette taille ne pourrait pas exister ni amarrer dans aucun port. La
collaboration entre le département artistique, les accessoiristes,
les machinistes, les décorateurs, l’éclairage et les effets
visuels a soudé l’équipe.
DE L’ANGLETERRE À HAWAII : LES
DÉCORS
Les gens adorent découvrir de
nouvelles espèces, et dans ce film ils ne seront pas en reste. Selon
certaines études, les dinosaures n’étaient pas seulement gris,
mais plus colorés comme on pourra le voir dans cet épisode. La
lumière d’Oscar Faura le collaborateur de longue date de Juan
Antonio Bayona vient harmoniser ces créatures avec les décors
d’Andy Nicholson et les costumes de Sammy Sheldon Differ.
ANDY
NICHOLSON qui a été en lice aux Oscars pour ses décors dans
GRAVITY (Alfonso Cuaron, 2013) a su aller au-delà de la moindre des
attentes de son réalisateur. Son défi était de taille: créer de
nouveaux décors dans un univers qui devait rester très familier.
Les décors ont été construits à Pinewood en Angleterre et sur
place à Hawaii. Il fallait de l’espace pour accueillir les décors
qui devaient être à la mesure des enjeux du film. Il nous raconte
sa collaboration avec le réalisateur: « j’ai passé 1 mois à
Barcelone avec lui pour passer en revue les idées et les
inspirations qui pourraient nous servir pour le film. On a tout
épluché, le moindre détail de couleur ou de texture. Juan Antonio
est extrêmement minutieux, et il ne laisse rien au hasard ». Tous
les décors ont été simulés sur ordinateur pour s’assurer qu’ils
seraient assez grands pour contenir les scènes d’action, et
surtout les créatures.
LA PROPRIÉTÉ DES LOCKWOOD a été
entièrement construite dans les studios de Pinewood dans le
Buckinghamshire qui ont abrité les départements artistiques,
costumes, création des créatures, effets spéciaux, effets
numériques et montage. Cette demeure impressionnante permet de
remonter aux origines de la saga. Haute de plusieurs étages, avec
toutes ces pièces, ces couloirs, une immense bibliothèque, le
laboratoire sous terrain très arty, le bureau de Mills et les
chambres à coucher, elle raconte à elle seule, beaucoup de choses
sur l’homme qui a contribué à la catastrophe que l’humanité
s’apprête à affronter. La bibliothèque est la combinaison de ce
qui devait être d’après le script deux pièces différentes. Andy
Nicholson a tenu à ce qu’elle reflète l’obsession de Lockwood
pour les dinosaures autant que la richesse de son patrimoine
culturel, scientifique et financier. Le milliardaire a créé une
demeure qui ressemble à un musée d’histoire naturelle. La petite
Maysie a grandi dans cet environnement à la fois ludique et
menaçant.
LES DÉCORS DE L’ARCADIA, le bateau qui transporte les
dinosaures depuis Nublar, ont eux aussi été assemblés à Pinewood.
Inspiré de bateaux militaires et de cargos, c’est aussi un
porteavion docker, un peu comme un ferry avec un pont d’atterrissage
à l’arrière. Pour donner une impression de puissance et de
rapidité il est conçu à mi-chemin entre un vaisseau d’attaque et
un navire pétrolier. D’autres scènes ont été tournées au
centre d’affaire de Langley, non loin de Pinewood, qui a servi
notamment pour les scènes d’introduction où on découvre les
personnages de Zia et Franklin avec le groupe de protection des
dinosaures de Claire, ainsi que pour la scène où Owen et Claire
prélèvent le sang d’un T. Rex sous sédatif.
OAHU - HAWAII. Comme
pour le reste de la franchise, les décors ont été construits à
Hawaii, notamment à Police Beach pour le bâtiment d’accueil et la
rue principale de Jurassic World et dans des bâtiments abandonnés
et délabrés à cause de l’activité sismique de l’île. Il a
fallu plus de 3 mois pour construire ce décor totalement décati. Ce
film donne aussi l’occasion d’explorer d’autres parties du parc
qui jusque-là étaient restées cachées jusque-là. Les extérieurs
du bunker tour radio ont été filmés à Kualoa Ranch, une réserve
privée de 2000 hectares, qui a notamment servi pour des films comme
WINDTALKERS (John Woo, 2002), PEARL HARBOR (Michael Bay, 2001),
GODZILLA (Gareth Edwards, 2014), LES LARMES DU SOLEIL (Antwane Fuqua,
2003) et AMOUR ET AMNÉSIE (Peter Segal, 2004), ou des séries comme
Hawaii Five O, Magnum, et Lost.
LA PLAGE DE HALONA BLOWHOLE où
Claire et Owen font une courte halte entre deux poursuites est celle
de TANT QU’IL Y AURA DES HOMMES (Fred Zinneman, 1953) où Burt
Lancaster enlaçait mémorablement Deborah Kerr.
LE PORT D’HE’EIA
KEA sur la baie Kaneohe accueille quotidiennement des centaines de
bateaux en tous genres, c’est là qu’ont été tournées les
scènes où sont embarqués les dinosaures pour l’Arcadia.
Copyright des textes des notes de
prodution © 2018 UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL
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