
Science-fiction/Action/Aventure/Un équipage qui gagne encore en sympathie et un divertissement visuellement très réussi.
Réalisé par Justin Lin
Avec Chris Pine, Zachary Quinto, Simon Pegg, Sofia Boutella, Idris Elba, Anton Yelchin, Zoe Saldana, Karl Urban, Lydia Wilson, John Cho...
Long-métrage Américain
Titre original : Star Trek Beyond
Durée: 02h03mn
Année de production: 2016
Distributeur: Paramount Pictures France
Date de sortie sur les écrans américains : 22 juillet 2016
Date de sortie sur nos écrans : 17 août 2016
Résumé : Une aventure toujours plus épique de l’USS Enterprise et de son audacieux équipage. L’équipe explore les confins inexplorés de l'espace, faisant face chacun, comme la Fédération toute entière, à une nouvelle menace.
Bande annonce finale (VOSTFR)
Extrait (VOSTFR) - Scotty rencontre Jaylah
Featurette Jaylah (VOSTFR)
Bande originale - Clip du single '"Sledgehammer" de Rihanna
Making of "Sledgehammer" de Rihanna (VOSTFR)
Ce que j'en ai pensé : J’ai passé un très bon moment devant STAR TREK SANS LIMITES.
Avant de vous dire tout le bien que j’en pense, je vais vous expliquer les deux
éléments qui m’ont déplu. Premièrement, le scénario, en ce qui concerne l’intrigue
de fond, est peu fouillé. Il fait pourtant l’effort de s’inscrire dans la
mythologie des Star Trek, mais l’histoire est convenue et manque d’originalité.
Deuxièmement, le méchant est insignifiant. J’adore Idris Elba en tant qu’acteur,
je le trouve vraiment super. Mais le rôle de Krall, le super méchant censé
faire trembler tout le monde, n’a pas la présence suffisante pour être
impressionnant. Ceci me chiffonne d’autant plus que je trouve qu’Idris Elba a
une très forte personnalité à l’écran d’habitude et je me demande comment il
est possible que son personnage soit aussi peu intéressant. Outre ces deux
faits, j’ai trouvé STAR TREK SANS LIMITES rondement mené. Visuellement, le
réalisateur Justin Lin nous offre un spectacle magnifique. Certaines scènes
sont hyper impressionnantes et très agréables à suivre sur grand écran. Les
décors et les univers créés sont superbes. J’ai vraiment aimé la richesse des univers
présentés que ce soit dans l’espace ou sur la planète où se situe une partie de
l’intrigue. La dynamique au sein de l’équipage
de l’Enterprise est excellente. L’idée de faire des duos inattendus au sein de
l’équipage fonctionne parfaitement. Cela permet à certains membres de l’équipe
de prendre plus d’importance. De plus, les dialogues sont plein d’humour et en
parfaite adéquation avec les personnalités des protagonistes.
J’ai eu plaisir à retrouver les acteurs. On sent qu’ils aiment jouer leur personnage.
Le charme et le charisme de Chris Pine font toujours des
merveilles dans son interprétation du Capitaine James T. Kirk.
Zachary Quinto maîtrise encore une fois idéalement le
sérieux mêlé à une pointe d’humour décalé qu’il faut à son Spock.
Sofia Boutella interprète Jaylah, un nouveau personnage très
sympa et dont le design physique est très joli.
Le regretté Anton Yelchin est un excellent Pavel Checkov.
Son personnage prend plus d’importance dans cet opus et nous rappelle le talent
de ce jeune acteur parti beaucoup trop tôt.
Zoe Saldana assure toujours autant dans son rôle du
lieutenant Uhura aussi bien physiquement que dans ces interactions avec Spock.
Karl Urban voit aussi son rôle de Leonard "Bones"
McCoy s’étoffer dans ce film et c’est vraiment pour le mieux. Ses échanges avec
Spock sont très réussis.
STAR TREK SANS LIMITES a des défauts mais ses qualités l’emportent largement. Les échanges
entre les membres de l’équipage sont un pur plaisir et la mise en scène est par
moment visuellement époustouflante. C’est un très bon divertissement et un
nouvel épisode de la saga qui permet aux personnages de se développer dans le
bon sens. Un quatrième film STAR TREK a été annoncé et je serai ravie de
retrouver cet équipage vraiment sympathique pour de nouvelles aventures.
IN MEMORIAM
PARAMOUNT PICTURES, SKYDANCE ET BAD ROBOT ANNONCENT
UN QUATRIÈME FILM “STAR TREK”
CHRIS PINE ET LE CAST SERONT REJOINTS PAR CHRIS HEMSWORTH,
QUI REVIENT A LA FRANCHISE ÉVÉNEMENT DANS LE RÔLE DE GEORGE KIRK.
HOLLYWOOD, CA (18 juillet, 2016) – Paramount Pictures, Skydance et Bad Robot annoncent que l’équipage de l’U.S.S. Enterprise sera de retour au cinéma pour un nouveau voyage.
Dans le prochain épisode de cette aventure épique de l'espace, le Capitaine Kirk (Chris Pine) croisera un homme qu'il n'a jamais eu la chance de rencontrer, mais dont l'héritage le hante depuis le jour où il est né : son père.
Chris Hemsworth, qui est apparu dans "STAR TREK" en 2009, sera de retour dans la saga de l'espace dans le rôle de George Kirk, aux côtés de Chris Pine.
Le reste du casting devrait être le même.
J.D. Payne et Patrick McKay écriront le scénario. J.J. Abrams et Lindsey Weber produiront pour Bad Robot Productions. David Ellison et Dana Goldberg de Skydance auront en charge la production exécutive.
"STAR TREK" le premier film de la franchise « nouvelle génération » , basée sur " Star Trek ", créée par Gene Roddenberry, a gagné plus de 380 millions de dollars dans le monde en 2009. Le deuxième opus, "STAR TREK INTO DARKNESS", sorti en mai 2013, a généré plus de 460 millions de dollars dans le monde entier.
Le troisième film de la série, "STAR TREK SANS LIMITES," est réalisé par Justin Lin (franchise "FAST & FURIOUS") et sortira dans les salles le 22 Juillet aux Etats-Unis et le 17 août en France.
Chris Hemsworth est actuellement dans "GHOSTBUSTERS" aux côtés de Melissa McCarthy, Kristin Wiig et Kate McKinnon. Il est en tournage de "THOR: RAGNAROK" et "AVENGERS: INFINITY WAR - Part 1". Il est représenté par CAA et ROAR.
À propos de Paramount Pictures Corporation
Paramount Pictures Corporation (PPC), producteur et distributeur international de films, est une filiale du groupe Viacom (NASDAQ : VIA, VIA.B), société leader dans l’industrie du divertissement proposant des contenus de qualité pour le cinéma, la télévision et les plateformes numériques. Le groupe détient les marques suivantes : Paramount Pictures, Paramount Animation, Paramount Vantage, Insurge Pictures, Paramount Classics, MTV Films et Nickelodeon Movies. PPC Operations englobe également, dans le cadre de ses opérations, les sociétés Paramount Home Media Distribution, Paramount Pictures International, Paramount Licensing Inc., et Paramount Studio Group.
NOTES DE PRODUCTION
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)
LE NOUVEAU CAPITAINE DE L’ENTERPRISE
«Collaborer à STAR TREK SANS LIMITES restera l’une des plus grandes chances de
ma vie», lance le producteur J. J. Abrams, à qui l’on doit cette nouvelle incursion
dans la légendaire série de science-fiction, dont cette année marque le 50e anniversaire.
«Gene Roddenberry a créé un univers
incroyable que nous sommes heureux de revisiter, encore et encore».
Après avoir réalisé deux films – STAR TREK en 2009 et STAR TREK: INTO DARKNESS en 2013 –, Abrams a confié les rênes de ce nouvel opus à Justin Lin, connu pour avoir participé à la saga FAST AND FURIOUS.
«Justin a mainte fois prouvé qu’il est un
formidable conteur» explique Abrams, «mais ce qui m’a
surtout frappé, c’est sa sincère admiration pour STAR TREK. Je savais qu’il serait capable d’orchestrer
les scènes d’action et ce qui m’a le plus emballé, c’est de l’entendre parler
de ces personnages comme s’ils existaient vraiment et qu’il les connaissait. Il
était l’homme de la situation».
Enfant des années 1980, Lin se souvient que STAR TREK repassait à la
télévision et qu’il avait l’habitude de regarder la série en famille. «Le feuilleton original STAR TREK tient une place à part pour moi, parce
que regarder ces vieux épisodes était quasiment le seul moment que je
partageais avec mes parents. L’équipage du vaisseau Enterprise faisait pour
ainsi dire partie de notre famille».
Tout comme Abrams, Lin a réalisé des séries avant de se retrouver
aux commandes du film. «STAR TREK est unique en son genre parce qu’elle a
été exploitée tant pour le cinéma que pour le petit écran», rappelle Lin. «Pour avoir travaillé pour la télévision,
j’ai conscience du défi que J. J. a relevé en relançant une saga qui se
décline en plusieurs épisodes et en en faisant le blockbuster événement de l’été.
On a beaucoup discuté de l’équilibre entre le genre d’action qu’on attend d’un
film à gros budget et la nécessité de préserver l’identité de la série».
«Dans le premier film, il s’agissait de
mettre en place un groupe de personnages appelés à former une famille ; dans le
deuxième, ils sont galvanisés par l’éventualité d’une nouvelle menace», ajoute Abrams. «Tous les deux se déroulaient sur la
Terre et du coup, avec SANS LIMITES, c’est la première
fois qu’on les voit embarqués dans une mission qui va durer cinq ans. C’est l’occasion
de voir l’équipage de l’Enterprise dans le type d’aventure que l’on associe à
la série de départ, propulsée aux confins de la galaxie».
UN ÉQUIPAGE DIVIS É
Les auteurs du film ne sont autres que Doug Jung (DARK BLUE : UNITÉ
INFILTRÉE, BANSHEE), nouveau venu dans la saga, et l’acteur Simon Pegg, qui endosse également la casquette de coscénariste.
«Je travaillais sur MISSION: IMPOSSIBLE – ROGUE NATION à Londres», se souvient Pegg. «Et Bryan Burk (producteur de ROGUE NATION et INTO DARKNESS) m’a pris à part –
j’ai cru qu’il voulait me tuer ! – pour me demander si je voulais écrire le scénario
de ce nouveau projet. J’ai totalement perdu mon sang froid en lui répondant ‘oui,
absolument !’ Puis j’ai rencontré Doug, qui est devenu mon bras-droit et un
très bon ami».
«Simon et moi ne nous étions jamais
rencontrés avant», intervient Jung. «Mais j’étais fan de
son travail. Quand on a commencé à brasser des idées, j’ai compris que ce
serait génial de le compter parmi l’équipe, car il est fin, drôle, et
incroyablement inventif et qu’il connaît parfaitement l’univers de STAR TREK».
«J’ai grandi au rythme de la saga STAR TREK», poursuit Jung, «mais ce n’est que
plus tard que j’ai vraiment apprécié la série.
Simon connaît parfaitement STAR TREK et ce depuis
toujours, ce qui nous a facilité les choses. Autant dire qu’il pouvait se permettre
d’affirmer : ‘Je pense que Kirk dirait plutôt ceci’ ou ‘Spock utiliserait plutôt tel mot’. Il se
mettait parfois à jouer Scotty, de façon très convaincante, et d’autres
fois il incarnait Bones ou Spock. C’était très
drôle».
«Quand on a démarré le projet, j’étais
encore sur MISSION:
IMPOSSIBLE, si bien que j’avais
des conversations en vidéoconférence impromptues avec Doug jusque très tard dans la nuit, pour
échanger des idées», se rappelle Pegg. «Je suis allé à Los
Angeles, où on s’est enfermés dans une pièce de Bad Robot [société de
production créée par Abrams, NdT.], remplissant des tableaux entiers
de nos idées. Puis Doug est venu au Royaume-Uni et il a séjourné
chez moi pendant une semaine : on écrivait toute la journée et le soir on
regardait des épisodes de la série originale STAR TREK, pour y repérer des
détails, des deuxièmes couteaux destinés à mourir [‘redshirts’, membres de l’équipage
portant un haut rouge et apparaissant brièvement à l’écran, car mourant rapidement
; concept né dans les premiers STAR TREK, soulignant le
danger et servant de faire-valoir aux acteurs principaux, NdT.] et d’autres
personnages qui pourraient être repris dans cette nouvelle dimension. Et fi
nalement on a réussi à écrire un premier jet.».
«J’ai vraiment apprécié cette étape», reprend Jung. «Trop souvent, l’auteur se retrouve seul
dans une pièce sombre, à avoir une idée qu’il croit géniale mais sans savoir si
elle fonctionne, jusqu’à ce qu’il la soumette à quelqu’un. Simon aime travailler en équipe et on a vécu des
moments formidables : par exemple, il nous arrivait d’écrire une scène et de
nous demander si on pouvait se permettre d’aller dans cette direction et Justin nous répondait : ‘vous pouvez aller
encore plus loin !’ Si j’avais été seul aux manettes, je ne pense pas que j’aurais
eu tant d’audace».
L’un des principaux événements qui bouleverse radicalement le
déroulement de l’histoire est la destruction du vaisseau spatial Enterprise : l’équipage
échoue alors sur une planète extraterrestre encore inexplorée.
«Les enjeux sont encore plus importants», indique Abrams. «Témoins de l’anéantissement de leur
vaisseau, les membres de l’équipage se retrouvent dispersés deux par deux aux
quatre coins de cette planète, où ils doivent survivre et tenter de rejoindre
le reste de l’équipage. Ce qui m’a plu, c’est de pouvoir observer la manière
dont chacun des tandems fonctionne et se débrouille pour atteindre le même
but».
«Quand l’Enterprise est détruit, toutes leurs certitudes volent en éclat.»Yelchin
Suite à la destruction de l’Enterprise, l’équipage est livré à
lui-même sur la planète Altamid, dangereux univers extraterrestre.
Les auteurs se sont amusés à associer des personnages qui n’avaient
pas encore été beaucoup réunis à l’écran, afin de voir ce qui les faisait
réagir.
C’est ainsi que le capitaine Kirk (Chris Pine), devenu plus réfl échi, se retrouve coincé
avec le sous-officier Pavel Chekov (Anton Yelchin), jeune homme plein d’optimisme.
«Kirk est un leader né qui
croit tout savoir et qui suit son instinct, mais qui se révèle fébrile et
exalté», explique Jung. «Il a fait ses preuves et ne vit plus
dans l’ombre de son père, mais il doit affronter le questionnement existentiel
par excellence : ‘Que se passe-t-il maintenant ?’ Ce qui nous a plu, c’était de
réunir Kirk, blasé et désabusé, et Chekov, qui est jeune, passionné et beaucoup
moins cynique».
Chris Pine acquiesce : «Les deux premiers fi lms étaient
focalisés sur Spock et Kirk. Mais je pense que Doug et Simon ont très bien fait
de séparer tous les personnages pour voir comment ils travaillent en duo et
comment leurs rivalités s’exacerbent. Ce qui donne un sens à la vie de Kirk, c’est d’être le capitaine de l’Enterprise.
Son père était aussi capitaine d’un vaisseau qui a été anéanti. Du coup, la
destruction de l’Enterprise fait resurgir tout un ensemble d’émotions
complexes qui le renvoient à son passé et je pense que Kirk se retrouve largement en Chekov».
«Alors que Kirk, au départ, n’a pas confiance en l’avenir,
Chekov, lui, croit totalement dans cette
mission», souligne Yelchin.
«Quand l’Enterprise est détruit, toutes
leurs certitudes volent en éclat. Ils ne savent même pas si le reste de l’équipage
est en vie et ils sont donc contraints de réapprendre à quel point il est
important d’apprécier et de respecter ses collègues».
«Avec Anton, on s’est vraiment éclatés», se souvient Pine. «Il y a des scènes dans lesquelles on se
livre à une joute verbale, alors qu’on nous tire dessus et que des objets
explosent autour de nous. L’ambiance est angoissante et tendue mais surtout propice
à la bonne humeur car le personnage d’Anton est très généreux et
Anton l’est tout autant».
Quand il a fallu trouver un personnage à la fois grave et drôle
pour offrir un contrepoint au commandant Spock (Zachary Quinto), mi-humain, mi-Vulcanien, les auteurs ont
immédiatement songé au docteur «Bones» McCoy (Karl Urban), constamment de mauvaise humeur. On peut
être certain que ces deux proches amis de Kirk ne tombent jamais d’accord pour prendre une
décision.
«Les rapports entre Spock et Bones ont toujours été ‘fascinants’,
selon l’expression consacrée, et très drôles, car ils sont aux antipodes l’un
de l’autre à bien des égards», explique Pegg. «Pourtant, quelque
part, il y a là une profonde amitié qui ne demandait qu’à être explorée».
«Historiquement, Bones et Spock sont on ne peut plus
différents», confirme Quinto. «Si Kirk et Spock sont les deux
facettes d’une même médaille, Bones et Spock se définissent par
des comportement radicalement opposés».
«On voit les rapports entre Bones et Spock évoluer de manière
inédite», précise Urban. «Nos deux
personnages sont chacun à une étape importante de leur vie et doivent faire
face à des problèmes personnels. En se retrouvant coincés sur une planète extraterrestre,
ils sont obligés d’affronter ces problèmes ensemble».
«Spock apparaît beaucoup
plus humain et vulnérable dans ce film», reprend Quinto. «J’apprécie le fait que le rythme
trépidant ralentisse parfois : Spock peut alors savourer un moment de répit,
ce qui s’avère être parmi les plus agréables et intéressants à jouer».
La disparition de Leonard Nimoy, surtout connu pour avoir campé le premier
«Monsieur Spock», a encouragé les producteurs à commémorer la mort de son
personnage à l’écran, montrant l’impact de sa perte sur le jeune Spock.
«Leonard Nimoy était un acteur de
grand talent et nous étions devenus bons amis», assure Abrams. «On a voulu lui rendre hommage en
mentionnant sa mort dans le film. C’était inimaginable de ne pas le faire».
«Ça a été très difficile pour moi», reconnaît Quinto. «Parce qu’on était
très proches et qu’on a été amis jusqu’à la fin. Je trouve que Simon et Doug ont été d’une grande
classe : il aurait été fier, reconnaissant et un peu gêné par cette initiative.
C’est tout à fait approprié et je suis content qu’on lui ait rendu cet hommage
avec tant d’élégance».
Lorsque Spock est blessé, Bones doit s’acquitter de
tâches dont il n’a pas l’habitude. «C’est un médecin
humain, avec un coeur en or, et il est obligé d’accepter une situation où il
risque de devoir tuer son prochain au lieu de le sauver», analyse Urban.
«Il se retrouve dans une situation qui le
dépasse et il devient une sorte de héros grincheux bien malgré lui».
«Bones est un personnage
qui plaît beaucoup et je me dis toujours qu’il n’est pas assez mis en valeur», regrette Pegg.
«C’était l’occasion d’y remédier. Aussi
facile que ce soit de donner à Scotty toutes les bonnes répliques, ça faisait
un peu bizarre, et du coup on a fait en sorte de bien répartir les dialogue
entre eux».
«Quand j’étais petit, mon personnage
préféré était Bones», se souvient Lin, «et Karl était toujours partant pour que son personnage
en fasse plus».
«J’adore travailler avec Karl», confirme Quinto. «Il est très drôle
et c’est marrant de le regarder se battre cette fois-ci. Il se défend bien».
Si Spock et le lieutenant Nyota Uhura (Zoe Saldana) se sont résolus à abandonner l’Enterprise
en se séparant, la fin de cette relation offre au film une nouvelle parabole
sur l’échec.
«Ils travaillent ensemble, et leur
séparation est donc très réfléchie et gérée avec professionnalisme», note l’actrice. «Ils ont passé cinq ans en mission et,
même s’ils sont épuisés et qu’ils ont énormément le mal du pays, ils ont décidé
de faire passer la mission avant tout le reste, notamment pour ne pas stresser
inutilement leurs coéquipiers».
Avant qu’ils aient pu s’habituer à cette idée, le vaisseau est
déchiqueté et Uhura se retrouve sur Altamid en compagnie du
lieutenant Hikaru Sulu (John Cho).
Comme Pegg, Cho réagit de manière viscérale à la perte du
vaisseau Enterprise. «J’ai le coeur brisé
à chaque à fois que l’Enterprise subit une nouvelle dégradation», avoue Cho. «Je suis le pilote du vaisseau, je m’en
sens donc responsable et il faut dire qu’il a été malmené plus qu’il ne le
devrait. Et cette fois-ci, le choc est particulièrement violent».
«Sans le vaisseau, un déséquilibre
naturel se produit, ce qui suscite une grande tension dans l’histoire», reprend Cho. «En découvrant le scénario, ça m’a plu de
constater qu’il me rappelait vraiment la série d’origine, par son humour, ses
excentricités et cette impression de connaître l’équipage. Je me suis bien
amusé avec Zoe dans les scènes moins spectaculaires».
«Je connais John depuis plusieurs années et j’aime son
sens de l’humour et sa façon de s’investir dans ses personnages», déclare Zoe Saldana. «Uhura et Sulu comptent sur l’équipage autant que les
autres comptent sur eux. Ça me rappelle beaucoup la confiance que John et moi avons l’un dans l’autre et que l’on
a dans tous les techniciens».
«John et moi, on se
connaît depuis un bail», reprend Lin. «John jouait dans mon
premier fi lm, BETTER LUCK
TOMORROW. Je fi nançais
encore le fi lm à crédit mais John était déjà connu pour être le gars
sexuellement frustré dans AMERICAN PIE. On a fait beaucoup de chemin depuis
tout ce temps-là mais ça a été assez incroyable d’avoir la chance de
retravailler ensemble au bout de 12 ans».
Co-auteur, Simon Pegg revêt à nouveau la tenue d’ingénieur en chef
de Montgomery Scott, plus connu sous le célèbre nom de «Scotty».
«Parmi tous les membres de l’équipage, Scotty est sans doute le plus heureux au début
du film», explique Pegg. «Il fait ce qu’il a
à faire dans les entrailles du vaisseau, s’assurant que tout fonctionne et,
bien évidemment, il doit y renoncer en un rien de temps».
«Je pense que les lignes blanches et noires de son maquillage, alliées à sa chevelure avec des excroissances torsadées, lui donnent un air parfaitement inoubliable».Harlow
Scotty compte désormais sur Jaylah (Sofi a Boutella, nouvelle venue dans la saga), alliée
extraterrestre au caractère bien trempé et calée en technologie. Il faut dire
qu’elle lui a sauvé la vie sur Altamid.
«Cela fait un moment que Jaylah est toute
seule sur Altamid», avance l’actrice. «Elle a passé tellement de temps à devoir
se protéger qu’à l’arrivée de Scotty, elle voit en lui l’occasion de se faire
un ami. Même si elle est sur ses gardes, Jaylah et Scotty nouent une relation quasi fraternelle,
comme Simon et moi en dehors du plateau».
«Sofi a nous a tous séduits», se souvient Pegg. «Elle habite le personnage à tel point
que ça a été un vrai plaisir d’être son faire-valoir dans ce film. Elle est
pleine de ressources et c’est une dure à cuire. J’adore sa façon de parler,
étrange et sophistiquée, qui fait d’elle une véritable extraterrestre, et
pourtant formidablement bienveillante».
En raison des longues séances de maquillage requises pour son
personnage, Jaylah débutait parfois ses journées de tournage au
moment où d’autres les achevaient à peine.
«Certains jours, je me réveillais à
minuit et demi avant de tourner le matin», se remémore l’actrice. «Les séances étaient
longues mais amusantes. Quand on passe tant de temps assis, on finit par
atteindre un état méditatif qui permet de se glisser dans la peau du
personnage».
«On voulait que Jaylah se démarque des autres», précise le chef maquilleur et superviseur
effets maquillage Joel Harlow.
«Je pense que les lignes blanches et
noires de son maquillage, alliées à sa chevelure avec des excroissances
torsadées, lui donnent un air parfaitement inoubliable».
«Je crois que Jaylah est mon nouveau personnage préféré», reconnaît Abrams. «Elle est incroyablement vive, douce,
drôle et dure à cuire, et elle devient une alliée très importante de l’équipage.
Et Sofi a a parfaitement su l’incarner».
UN NOUVEL ENNEMI FÉROCE
Idris Elba incarne «Krall», l’extraterrestre
hostile qui détruit l’Enterprise. L’acteur explique avoir été attiré par la
complexité de ce personnage.
«Je ne voulais pas jouer le stéréotype du
méchant. Je savais que ce serait difficile de passer après Benedict Cumberbatch et j’ai donc travaillé dur avec Justin, Simon et Doug pour essayer d’en savoir plus sur cette
créature. Comment s’exprime-t-il ?
Quelles sont ses aptitudes physiques ?
Pourquoi en veut-il autant à la Fédération ? Quand on peut répondre à ces
questions, il n’apparaît plus comme un monstre : on comprend qu’il n’agit
jamais par hasard», note Elba.
«Idriss n’a peur de rien. Il
est prêt à tout. La première fois qu’on a parlé de Krall, on est restés au
téléphone pendant plus d’une heure à discuter de la manière dont ce personnage
met en cause les fondements de la Fédération tout en ayant des raisons tout à
fait justifiées d’agir comme il le fait», commente Lin.
«C’était fascinant d’apprendre tout ce qu’il
y a à savoir sur l’univers de STAR TREK. Puis d’être en
position d’anéantir cet univers. Krall est totalement indifférent à la
destruction de ce monde», dit l’acteur.
Au cours du tournage, Elba s’est pris au jeu de tourner avec des
prothèses : «J’ai dû en porter
pour MANDELA : UN
LONG CHEMIN VERS LA LIBERTÉ mais Krall nécessite une préparation bien plus
complexe : pour toute la tête et le corps, il fallait jusqu’à 5 heures pour
entrer dans la peau du personnage, et 2 heures pour en sortir», se souvient-il. «C’est un tournant dans la carrière d’un
acteur, car on ne peut pas se servir de son visage comme d’habitude : il faut
réinventer sa propre apparence et c’est un peu comme si on se servait d’une
marionnette. J’ai dû adopter un physique qui n’est pas le mien et tâcher de
contrôlerles expressions de mon visage sans en
faire trop».
Elba s’est finalement servi
du malaise dans lequel il se trouvait pour nourrir son personnage : «Je suis claustrophobe et porter cette prothèse
sur mon visage pendant 18 heures m’a permis d’avoir un autre regard sur Krall. Je me disais sans cesse ‘plus qu’une
scène et c’est fini’. Krall se bat pour sa propre survie et j’ai
commencé à ressentir la même chose. Tout cela m’a inspiré».
«Idriss a été fantastique», confie Harlow. «On n’a jamais vu un extraterrestre être
aussi épouvantable. On peut travailler l’esthétique pendant des mois mais tant
qu’un acteur n’incarne pas totalement son personnage, on n’y croit pas. On
espère toujours que le comédien sera enthousiaste et sensible aux efforts
apportés dans le processus de création – et Idriss l’a été au-delà de mes attentes».
50 ESPÈCES EXTRATERRESTRES
Outre Jaylah et Krall, les départements des costumes et du
maquillage ont travaillé de concert pour créer 50 espèces extraterrestres
différentes – chiffre record pour la saga STAR TREK.
«On a plus d’extraterrestres dans ce film
que dans les deux premiers réunis», révèle Harlow. «À un moment donné,
on a compté les extraterrestres et on est arrivé à 48, puis on s’est dit que
comme c’était le 50e anniversaire [de la saga], il fallait qu’on
en rajoute deux. Je pense qu’on est arrivé à 53 espèces originales, ce qui nous
a donc laissé pas mal de marge de manœuvre».
Une véritable armada de maquilleurs, sculpteurs, peintres et
techniciens en moulage et experts en silicone ont travaillé d’arrache-pied,
sept jours sur sept, dans les ateliers de Burbank, Vancouver et Dubaï. «Personne ne peut faire ça tout seul.
Heureusement, j’ai la chance d’avoir des
gens extrêmement compétents et talentueux à mes côtés», souligne-t-il encore.
Harlow explique que la
caractérisation de chaque extraterrestre commence souvent au stade du
maquillage.
«On conçoit les prothèses avec l’idée du
mouvement en tête. On ajoute un élément à la fois, afin que l’acteur puisse
jugerde sa liberté de mouvement. Une fois que les expressions sont définies, on
doit penser à l’allure générale car ils ne vont pas marcher ou agir comme des
êtres humains. Ça fait beaucoup de choses à se rappeler mais tous les acteurs
concernés ont été très emballés et se sont vraiment investis. Ils ont tous été
fabuleux».
Manas (Joe Taslim) et Kalara (Lydia Wilson), comparses de Krall, comptent parmi les plus importants extraterrestres du film.
Même s’ils ont tous deux un style qui leur est propre, l’équipe de
Harlow a fait en sorte de donner une vague
ressemblance aux membres d’une même bande pour souligner leur passé commun.
«Maquillés, Joe et Lydia ont été géniaux. Ils
habitent littéralement ces masques et ces corps et livrent des interprétations uniques», déclare Harlow.
Harlow soutient que pour le
personnage de Spock, le maquillage a été particulièrement
complexe : «Spock est une icône et il est tellement
identifiable qu’on ne peut pas se permettre le moindre faux-pas».
La chef costumière Sanja Hays avait déjà collaboré avec Lin sur la saga FAST AND FURIOUS et n’a pas hésité une seconde à refaire
équipe avec lui : «Je suis une ‘Trekkie’,
une vraie fan, du coup je n’ai pas eu besoin de faire beaucoup de recherches», avoue-t-elle. «Je ne voulais pas changer radicalement
les uniformes mais plutôt leur donner un petit coup de jeune. Le plus grand
changement que j’ai apporté a été d’ajouter des manches aux uniformes des
femmes, ce que Zoe a particulièrement apprécié».
«Le costume bleu de Kirk et celui de Jaylah sont mes bébés», poursuit-elle. «Ils sont stylés et donnent aux
personnages une vraie puissance, mais ils sont aussi pratiques, puisqu’il y a
beaucoup de scènes d’action et que les acteurs ont besoin d’être libres de
leurs mouvements».
La costumière est sensible à la large palette de couleurs de STAR TREK : «Il y a énormément de films de
science-fiction qui se prennent au sérieux et qui baignent dans un univers
sombre et apocalyptique. Ce qui me plaît, c’est que STAR TREK propose un futur plus lumineux : le
scénario nous a permis de jouer avec les couleurs».
D’ÉTRANGES NOUVEAUX MONDES
C’est le chef décorateur Tom Sanders qui a eu la tâche herculéenne de concevoir
les mondes extraterrestres de STAR TREK SANS LIMITES. Le tournage s’est déroulé en décors réels
et en studio à Vancouver, ainsi qu’à Dubaï, où Sanders a reconstitué la planète
aride Altamid et la métropole du XXIIIe siècle, Yorktown.
«On veut vraiment que le spectateur ait l’impression
d’être transporté ailleurs. On tient à ce que ce film donne le sentiment de
voyager», explique Sanders.
«Dans STAR TREK, on ne peut pas
décider sur un coup de tête d’aller tourner dans la rue», déclare Lim. «Mais j’ai adoré travailler avec Tom, car je pouvais me rendre dans son
atelier pour y admirer des maquettes extraordinaires».
La deuxième partie du film se déroule quasi entièrement sur la
planète bleue Altamid. Krall a décidé d’y établir son QG en raison de la
présence d’un matériau rare, vivant et radioactif, surnommé «bluebalt» : il
peut servir de source d’énergie ou dans la construction de structures
organiques proches du corail.
Les décors d’Altamid ont été construits dans une carrière de
pierre de Pitt Meadow à Vancouver. Après l’avoir repérée, Sanders y a bâti une version miniature du GQ de Krall. Il précise : «J’ai complètement
repensé mon projet quand j’ai découvert cette mine près de Vancouver. Je
voulais que ce soit une belle structure, comme un bijou dans cette étrange
atmosphère de destruction, parmi les empilements de rochers».
La carrière allait bientôt révéler sa nature – celle d’un monde
très étrange, regorgeant de dangers et de surprises.
«Dès qu’on descendait la colline, la
température grimpait d’un coup», se souvient Sanders. «En plus, la plupart
des rochers avaient déjà été éclatés à l’explosif, ce qui les rendait
extrêmement tranchants. L’ensemble des techniciens et des acteurs devaient donc
être très vigilants pour ne pas se casser quelque chose. Je pense que cela a
permis à nos comédiens de rester habités par leurs personnages».
Pour la base spatiale futuriste et utopique de Yorktown d’où s’élancent
les vaisseaux spatiaux, la production s’est établie à Dubaï.
«À plusieurs égards, Yorktown incarne la
vision du futur de Gene Roddenberry
: une immense
société où toutes sortes de gens et d’extraterrestres coexistent en harmonie», analyse Lin. «On avait envisagé de construire Yorktown
en studio mais j’avais l’impression que ça ne permettrait pas de restituer l’échelle
de cette ville hors du commun. Je voulais que la mégapole ait l’air réel, qu’on
la sente vraiment palpiter et surtout pas avoir le sentiment de voir deux types
gesticuler devant un fond vert».
«Je suis devenu jaloux quand j’ai vu ce
que Justin a accompli avec Yorktown», admet Abrams. «On a cet immense brassage de
civilisations, de cultures et d’espèces qui coexistent dans cet endroit unique,
et qui synthétise dans son esthétique tout ce que la Fédération représente. J’aurais
aimé en être le créateur».
«J’en arrive à oublier le degré de
compétences nécessaires pour faire ce film», déclare Pine. «Les détails sont
extraordinaires, des peintures jusqu’aux composants électroniques. Ce sont
autant de petites choses que les gens ne verront peut-être pas mais l’effet que
cela produit sur moi est incommensurable. C’est comme lorsque, enfant, on s’imaginait
des mondes fantastiques dans son jardin mais cette fois avec un budget illimité
pour rendre le décor aussi réaliste que possible».
«On a cet immense brassage de civilisations, de cultures et d’espèces qui coexistent dans cet endroit unique, et qui synthétise dans son esthétique tout ce que la Fédération représente. J’aurais aimé en être le créateur».Abrams
Le tournage à Vancouver et à Dubaï a soudé les acteurs, parfois de
manière inattendue. «Les deux épisodes précédents ont été
tournés à Los Angeles et on pouvait rentrer tous les soirs à la maison», se souvient Urban. «Cette fois-ci, on a davantage eu l’impression
d’être en camp de vacances et pendant notre temps libre, on restait ensemble
car on ne connaissait personne d’autre sur place. Du coup, on a partagé plein
de choses ensemble : on a fait du ski et de la plongée sous-marine dans un
centre commercial, ou encore visité la Grande Mosquée d’Abu-Dhabi. Dubaï est
une ville fascinante et cette expérience nous a tous rapprochés. C’est mon
meilleur souvenir».
Les nouveaux arrivants se sont intégrés facilement à la grande
famille de STAR TREK. «Ils ont tous été très accueillants dès
le premier jour», reconnaît Elba. «Ils forment un
groupe qui fonctionne au diapason, ils ont un grand sens de l’humour et
personne ne se prend trop au sérieux. On s’est tout de suite bien entendus».
«Ils forment une famille», observe Sofi a Boutella. «Une merveilleuse énergie se dégage de
chacun d’entre eux lorsqu’ils sont réunis : il est évident que ça se voit à l’écran
et c’était merveilleux d’en faire partie. J’ai énormément appris mais au-delà de
l’expérience professionnelle, j’ai pu nouer sur le plateau des relations que j’aimerais
beaucoup conserver et entretenir à l’avenir. J’ai adoré mes partenaires».
«Quand on voit le film, on en vient à
comprendre les liens entre les personnages, car les acteurs forment une vraie
famille», ajoute encore Lin.
«C’est un miracle que nous ayons pu
trouver des acteurs qui incarnent aussi bien ces personnages», souligne Abrams.
«L’esprit familial et la vraie complicité
qui ont régné sur le tournage sont dans la droite ligne du STAR TREK original de Gene Roddenberry. On appartient tous à des ‘familles’ qui
réunissent des gens avec qui on est en relation, avec qui on travaille ou avec qui
on a choisi de passer du temps. STAR TREK évoque une forme de
plénitude en nous plongeant dans un monde où le travail peut être important
mais où le courage, la loyauté et la vie intellectuelle le sont tout autant. STAR TREK est synonyme de force et d’optimisme, de
tendresse et d’exaltation, de surprises et de moments parfois bouleversants. Il
dépeint un futur haut en couleurs, et même si je pense que ce cinquantième
anniversaire est une date importante, je suis convaincu que d’autres épisodes
suivront».
#StarTrek #SansLimites
ParamountFR
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