samedi 27 juillet 2019

COMME DES BÊTES 2

Animation/Comédie/Une suite dynamique, drôle et vraiment mignonne

Réalisé par Chris Renaud & Jonathan Del Val 
Avec les voix, en version originale, de Patton Oswalt, Eric Stonestreet, Kevin Hart, Lake Bell, Tiffany Haddish, Harrison Ford, Nick Kroll, Pete Holmes, Jenny Slate...
Avec les voix, en version française, de Philippe Lacheau, Julien Arruti, Willy Rovelli, Élodie Fontan...

Long-métrage Américain
Titre original : The Secret Life of Pets 2 
Durée: 01h26mn
Année de production: 2019
Distributeur: Universal Pictures International France

Date de sortie sur les écrans américains : 7 juin 2019
Date de sortie sur nos écrans : 31 juillet 2019


Résumé : la suite du film d'animation "Comme des bêtes", qui permet de découvrir à nouveau la vie secrète que mènent nos animaux domestiques. 

Bande annonce (VOSTFR)


Bande annonce (VF)


Bande-annonce "Max chez le vétérinaire" (VOSTFR)


Bande-annonce "Boule de poils" (VOSTFR)


Bande-annonce "Pompon" (VOSTFR)


Bande-annonce "Chatitude" (VOSTFR)


Ce que j'en ai penséavec COMME DES BÊTES 2, on a le plaisir de retrouver les personnages du premier opus dans toute leur splendeur de sacrés numéros bien décidés à vivre des aventures bien au-delà de la vie tranquille que leurs humains leur proposent. 

Les réalisateurs Chris Renaud et Jonathan Del Val veillent à nous proposer une narration dynamique qui se divise en trois intrigues, composées elles-mêmes de petites sous-intrigues qui se résolvent rapidement, qui se rejoignent sur la ligne d'arrivée. Ils insufflent de l'humour qui fonctionne à chaque fois et qui se mêle naturellement au déroulement des événements. Ils ont une vision réaliste des comportements animaliers qu'ils associent à des comportements humains pour former les personnalités de ces protagonistes drôles ou sérieux ou délirants. 

Les voix des acteurs en version originale accompagnent de façon efficace les traits de caractère marqués de Max, Chloé, Gidget,Rico, Pompom et tous les autres. 




Les thématiques de la sortie de la zone de confort pour construire une meilleure version de soi-même ou encore de la maltraitance des animaux, en passant par la solidarité sont ici habilement traitées. L'animation est très soignée et convaincante à tous les niveaux, y compris jusqu'aux détails des reflets et au traitement des perspectives new-yorkaises. Les atmosphères sont variées et nous changent instantanément d'ambiance en fonction des moments plus légers ou plus inquiétants.

COMME DES BÊTES 2 est une suite fidèle à l'esprit qui lui avait réussi dans le premier film. Ce long-métrage exploite les idées de façon encore plus travaillées minutieusement. On s'amuse beaucoup, on ne s'ennuie pas du tout et on est même ému par une jolie conclusion pleine d'optimisme. Il ne faut pas partir lorsque le générique de fin débute pour ne pas louper une scène musicale rigolote et les plus patients pourront même rester jusqu'au bout pour un micro clin d'œil. Ce film d'animation s'adresse autant aux adultes qu'aux enfants pour un très bon moment de cinéma, pas si bête.

Copyright photos © 2019 UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL




NOTES DE PRODUCTION 
(À ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

COMME DES BÊTES 2, le 10ème film d’animation des studios Illumination, est la suite tant attendue du blockbuster qui a comptabilisé les meilleures entrées, toutes catégories de films confondues, jamais réalisées pour le week-end de sa sortie.

Réalisé dans l’esprit d’Illumination, c’est-à-dire avec beaucoup d’humour et une touche d’irrévérence, ce nouvel opus nous dévoile encore une fois la vie secrète de nos animaux de compagnie et la force des liens qui les unissent à leur famille d’adoption. Le film répond à une question que se posent tous les propriétaires de bêtes à poils : que peuvent bien faire nos petits compagnons quand nous ne sommes pas là ?

Le Fox-Terrier MAX (Patton Oswalt/Philippe Lacheau) doit faire face à un grand bouleversement : sa propriétaire KATIE (Ellie Kemper) s’est mariée et a eu un adorable bébé, LIAM. Max est tellement obsédé par la garde du petit, qu’il en développe des troubles obsessionnels du comportement. Lors d’une excursion en famille dans une ferme, Max et le gros DUKE (Eric Stonestreet/Julien Arruti) vont faire la connaissance de vaches souffrant d’intolérances aux canidés, de renards hostiles et d’une dinde monstrueuse, ce qui ne va pas arranger les tocs de Max. Heureusement il va être conseillé par le vieux chien de la ferme, RICO (Harrison Ford, qui fait ici ses débuts dans l’animation). Ce chien de ferme aguerri le pousse à dépasser ses névroses, afin de trouver l’Alpha qui sommeille en lui et laisser le petit Liam respirer.

Pendant ce temps, alors que son maître est absent, GIDGET (Jenny Slate), la petite Loulou de Poméranie, essaie de sauver le jouet préféré de Max d’un appartement infesté de chats avec l’aide de l’imposante CHLOE (Lake Bell/Elodie Fontan), devenue complètement accro à l’herbe à chat.

POMPON (Kevin Hart/ Willy Rovelli) l’adorable petit lapin complètement cintré, pense qu’il a des superpouvoirs depuis que sa propriétaire Molly lui a acheté un pyjama de super-héros. Mais quand DAISY (Tiffany Haddish), une Shih Tzu téméraire, vient l’embarquer pour une mission périlleuse, il lui faudra rassembler tout son courage pour devenir le héro qu’il n’était pour l’instant que dans ses fantasmes.

Max, Pompon, Gidget et le reste de nos petits amis trouveront-ils le courage d’affronter leurs plus grandes peurs ?

NOTES DE PRODUCTION

COMME DES BÊTES 2 est produit par le duo à qui on doit LE GRINCH, MOI MOCHE ET MÉCHANT ou encore LES MINIONS : le créateur et dirigeant d’Illumination Entertainment, Chris Meledandri et sa collaboratrice de toujours Janet Healy. Le film est écrit par Brian Lynch qui avait déjà assuré l’écriture du premier opus et il est réalisé par Chris Renaud, qui avait auparavant réalisé MOI MOCHE ET MÉCHANT 1, et 2, LE LORAX et COMME DES BÊTES.

LE CŒUR DE COMME DES BÊTES 2 AMOUR INCONDITIONNEL ET PARENTS SURPROTECTEURS

Après l'énorme succès du premier opus COMME DES BÊTES, Chris Meledandri et sa partenaire de toujours Janet Healy, se sont concertés avec Brian Lynch et Chris Renaud, respectivement scénariste et réalisateur du film, pour décider quelles pourraient être les pistes de travail afin de donner une suite à ce qui était sur le point de devenir une franchise.

CHRIS RENAUD le réalisateur explique : « il est évident que le premier film a touché une corde sensible auprès du public, et ce par le simple fait qu’on ait mis en scène des animaux domestiques. Le postulat de base est simple, il suffit de rester au plus près du caractère des animaux tout en inventant ce qu’ils peuvent bien manigancer quand nous sommes absents. Les gens ne peuvent pas résister à un film qui tente de percer ce mystère ».

Il ne restait plus à l’équipe qu’à déployer des trésors d’imagination.

CHRIS MELEDANDRI le Président d’Illumination développe : « il fallait écrire une histoire qui permette de retrouver les personnages que le public avait adoptés dans le premier film, tout en ouvrant de nouveaux horizons et surtout des développements qui permettent d’introduire de nouvelles personnalités. L’idée de base est tellement forte que nous avons voulu la développer au lieu de la répéter afin que les spectateurs y trouvent leur compte, qu’ils aient vu le film ou pas ».

COMME DES BÊTES 2 nous offre encore une fois des héros typiques de chez Illumination : inoubliables, adorables et attachants, sortis tout droit de l’imagination de l’équipe de Chris Meledandri, concentrée sur l’aspect émotionnel de la relation entre maîtres et animaux et l’amour inconditionnel qu’ils éprouvent pour les uns et les autres.
Comme Chris Meledandri le souligne : « c’est une relation à double sens, nous prenons soin d’eux, et ils s’occupent très bien de nous aussi. Parfois même un peu trop bien. Un des thèmes principaux du film est la surprotection parentale et les répercussions de ces parents qui ne peuvent pas couper le cordon avec leurs enfants, à la fois sur les enfants et les parents ».

Chris Renaud, tandis qu’il débriefait avec Brian Lynch et Chris Meledandri, a voulu explorer la relation qui se développe entre un enfant et un animal. Il s’est rappelé de son enfance et de son compagnon d’alors, un Setter Irlandais nommé Shammy, qui s’était totalement adapté à la compagnie des enfants pour pouvoir rester avec lui ou avec ses petits camarades.

Ce deuxième chapitre se voulait encore plus drôle que le premier, dans la mesure où trois des personnages du film précédent, Max, Gidget et Pompon vont se retrouver catapultés hors de leur zone de confort, permettant ainsi aux cinéastes et aux comédiens d’explorer sans retenue les névroses de Max, les missions cachées de Gidget et la folie des grandeurs de Pompon qui se prend pour un super-héros.

Derrière l’humour se cache une réelle émotion qui fera vibrer la corde sensible des spectateurs. Max qui est le personnage central du film doit trouver le courage de laisser grandir Liam, le nourrisson qu’il a vu naître et qu’il aime plus que tout.

Depuis le premier film, il a appris à partager sa maîtresse Katie (Ellie Kemper) avec un autre chien Duke (Eric Stonestreet/Julien Arruti). Entre-temps ils sont devenus comme frères, Katie s’est mariée et a eu un enfant, Liam. Max passe par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel à cause de Liam, de l’étonnement à la terreur pour enfin réaliser que le bambin l’adore. Et le chien va le lui rendre à l’infini. Cet amour inconditionnel le transforme en protecteur farouche. Il devient pour l’enfant à la fois un parent et un maître avec toute l’angoisse que peut comporter le fait d’être responsable d’un enfant. Il passe du désintérêt total à l’impossibilité absolue de laisser le bambin hors de son champ de vision. C’est la démonstration de la vie des parents surprotecteurs (qui protègent à l'extrême leur progéniture et vivent dans l’angoisse d’un cataclysme s’il arrive quoique ce soit à leurs enfants, ne serait-ce qu’un bobo ou une chute). Max va devoir comprendre que malgré tout son amour, il faudra laisser Liam s’éloigner pour qu’il devienne indépendant et apprenne à vivre et être autonome. « C’est le genre d’expérience que chaque parent, ou chaque enfant a connu un jour dans sa vie quand vous finissez par comprendre que votre rôle n’est pas de protéger votre enfant mais de le préparer à pouvoir se débrouiller tout seul ».

Chris Meledandri, Chris Renaud et Brian Lynch sont tous les trois pères et ils ont voulu parler de la difficulté de laisser s’en aller ceux qu’on chérit le plus.

Chris Renaud nous raconte : « quand vous envoyez vos enfants à l’école, vous comprenez tout de suite que vous n’avez plus le contrôle. Vous devez accepter qu’aussi dangereux que soit le monde, il faut les laisser vivre leur vie. Il ne s’agit pas de les protéger mais de leur apprendre à se débrouiller. »

C’est ce genre de relations qui fait que les films d’Illumination sont si sensibles et authentiques. Chris Meledandri avoue que chaque film est pratiquement une thérapie, car ils abordent tous un peu de ses problèmes personnels, ce qui est également le cas pour Brian Lynch et Chris Renaud. Chacun y apporte sa vision et sa touche personnelle. Le réalisateur nous confie « Je me suis tellement reconnu en Max, dans la mesure où j’ai eu beaucoup de mal à trouver l’équilibre entre le père attentif et celui qui laisse ses enfants faire ce qu’ils veulent. Ce qui nous en empêche, c’est la peur. L’expérience que Max va faire consiste en fait à dominer sa peur, ce qui lui permettra de s’affirmer et de se détendre. Et c’est tellement touchant quand ça arrive ».

Une fois le cœur de l’histoire établi, il fallait pouvoir articuler trois développements, pour Max, Gidget et Pompon, et surtout trouver comment ils allaient pouvoir se retrouver ensemble. En fait la source d’inspiration est venue du premier film où régulièrement les trois cinéastes se sont rendus compte qu’ils introduisaient un nouveau personnage toutes les deux ou trois scènes, ce qui n’est pas une structure conventionnelle. Généralement tous les personnages sont présentés dans les cinq ou six premières scènes. Mais cette structure permettait de garder le spectateur en alerte, une dynamique qu’ils ont voulu conserver. C’est ainsi qu’ils ont développé trois histoires distinctes qui finiraient par se rejoindre. Selon Chris Meledandri c’est une structure qui ressemble à celle de Game Of Thrones, avec des allers retours entre des problématiques parallèles.

Aussi originale que cette structure ait pu être, elle n’en était pas moins difficile à mettre en place. Le plus compliqué était de relier les trois histoires. Si nos trois héros suivent chacun leur propre problématique, il fallait trouver les éléments qui leur permettraient finalement de se rejoindre. Chris Meledandri nous confie : « Parfois il faut abandonner la logique et laisser parler l’émotion. Et c’est ainsi que nous avons trouvé. En fait nous avons tous donné de nous-même pendant des années sur ce film, et en équipe. C’était un effort commun pour arriver à donner le maximum, et ces efforts ont fini par aboutir à un point de convergence qui nous a permis de comprendre ce que nous étions en train de chercher. C’est une chose, un moment qu’il faut savoir reconnaître et apprécier. Et c’est ce moment que je retiendrai ».

La volonté d’excellence, d’authenticité et de sensibilité des personnages est peut-être ce qui a fait que tous les membres originaux de COMME DES BÊTES n’ont pas hésité à rempiler pour le deuxième opus. Kevin Hart nous explique : « les personnages évoluent en même temps que leur famille. Et ce qu’ils font derrière leur dos se devait d’évoluer aussi. On ne se contente plus de voir ce qu’ils font, mais jusqu’où ils sont prêts à aller pour protéger leur foyer, leur famille, leur maître, leurs amis. J’aime l’idée que le monde que nous avons créé évolue. Les fans vont être ravis et ce bien au-delà de leurs attentes, ils vont réaliser que c’est un monde à part entière avec des personnages à qui on peut s’attacher dans la mesure où ils vous permettent d’évoluer en même temps qu’eux ».

Il faut beaucoup de monde pour arriver à ce résultat. Le nombre d’artistes mobilisés et ce dans différents départements pour faire un film d’animation est pour le moins impressionnant. En tout et pour tout plus de 200 personnes ont participé à l’élaboration du film entre Paris et Santa Monica. Pour JANET HEALY qui dirige la branche parisienne d’Illumination les années passées sur ce qui est aujourd’hui la franchise COMME DES BÊTES sont précieuses en raison non seulement des défis que son équipe a pu relever mais aussi à cause de la joie que ces films ont su apporter au public. Elle nous confie : « dans le monde entier les gens adorent leurs animaux de compagnie et se demandent ce qui peut bien se passer dans leurs petites têtes. En allant voir COMME DES BÊTES, ils en ont un aperçu très drôle. Cette franchise s’est avérée beaucoup plus captivante que nous le pensions. C’est vraiment la possibilité de s’identifier aux personnages qui plaît au public et lui donne envie de revenir. Nos héros sont tous très familiers dans la mesure où chacun reconnaît un de ses petits compagnons. Comme les humains, ces petites bêtes ont des amitiés, des amours, des emmerdes et des missions à accomplir. Les animaux de notre franchise sont étrangement familiers car ils sont intégrés à part entière à la famille que nous formons et à nos films ».

Au niveau technique, le film repousse sans cesse la barre des frontières techniques qu’Illumination place toujours plus haut. Certaines scènes d’action, notamment celle dans le cirque, font partie des plus réussies de l’histoire du studio. Chris Meledandri a beau avoir vu la scène 200 fois, il reste admiratif à chaque fois. Il développe : « les qualités cinématographiques de cette scène sont hallucinantes, la tension, la lumière, l’animation, la qualité de la texture de l’eau sur le sol et les images qui s’y reflètent… C’est le genre de scène où le savoir-faire de l’équipe française et la mise en scène de Chris entrent en symbiose et où je me sens fier de produire ce genre de films ».

Chris Renaud qui n’est pas peu fi er lui non plus, continue : « à ce jour c’est sur ce genre de collaboration que s’est construit ma carrière. Le travail avec Chris Meledandri est un plaisir sans cesse renouvelé et c’est exactement la même chose avec l’équipe. Je m’estime extrêmement chanceux d’avoir pu collaborer avec ces artistes extraordinaires pour créer des personnages et des histoires qui plaisent tellement aux gens. Cet opus est plus développé, l’intrigue est plus étoffée que dans le premier chapitre qui était l’occasion de présenter un large éventail de personnages autour d’une histoire simple. Ici on plonge directement au cœur de l’intrigue ».

Le réalisateur est impatient que le public découvre le film. « J’espère que les spectateurs seront heureux d’avoir pu passer un autre moment avec ces personnages. Nous avons éprouvé tellement de plaisir à travailler que nous espérons que le public pourra le sentir ».

Pour Chris Meledandri le film est un hommage à la relation qui existe avec les animaux qui partagent notre vie. « Nous cherchons tous l’amour inconditionnel ce qui est compliqué à obtenir d’un être humain, et pourtant il est tellement facile à nos animaux domestiques de nous l’offrir. C’est un lien fort et profondément réconfortant ».

LES PERSONNAGES

Comme pour le film précédent, COMME DES BÊTES 2 réunit les plus grands talents de la scène comique actuelle. Si les acteurs ont quartier libre pour laisser libre cours à leur imagination, c’est à Chris Renaud et Brian Lynch qu’incombe la tâche de canaliser cette énergie brute afin qu’elle puisse servir le film.

Chris Meledandri nous explique : « l’animation est l’endroit idéal pour l’improvisation, la plupart du temps nous faisons plusieurs lectures du scénario puis nous travaillons scène par scène avec un seul acteur à la fois, et une fois que nous avons une vision un peu plus claire de ce que va donner la scène telle qu’elle a été écrite, nous laissons libre cours à la fantaisie et l’imagination de l’acteur qui peut changer ce qui lui plaît pour amener son propre univers ».

Chris Renaud nous décrit une séance d’improvisation : « en plus du texte que les comédiens rajoutent, Brian me jette des idées en plein enregistrement et ce sont généralement les meilleures. Mon travail consiste à canaliser tous ces apports pour en faire quelque chose de cohérent, en appréciant sur le moment ce qui est viable ou pas. Il y a parfois des choses hilarantes en cabine d’enregistrement qui ne sont pas dans le film. Soit parce que c’était trop long, ou parce que nous n’avons pas les expressions qui correspondent au niveau des visages ou même de l’expression corporelle pour que la blague reste crédible une fois animée. Ceci dit certaines des improvisations sont devenues nos répliques préférées du film ».

Selon Chris Meledandri les résultats parlent d’eux-mêmes : « Chris Renaud a fait un travail fantastique. En 10 ans sa technique de réalisation a évolué et il est devenu un directeur d’acteur hors pair. J’adore quand il me fait écouter ses enregistrements. Je suis le premier à les entendre et il découvre une première réaction à son travail ».

MAX PATTON OSWALT VO
PHILIPPE LACHEAU VF

Si dans l’opus précédent Max se retrouvait forcé à cohabiter avec Duke un gros batard mal dégrossi (Eric Stonestreet/Julien Arruti) et partager avec lui l’amour de Katie sa maîtresse, cette fois le temps a passé et on le retrouve en famille avec Chuck (Pete Holmes) son mari et Liam leur bébé. Max est fou de Liam et veut le protéger de tous les dangers, ce qui le met à bout de nerfs. Il en a même développé un toc, et se gratte systématiquement.

Patton Oswalt a su apporter à ce personnage toute la dévotion et l’anxiété qui sont caractéristiques des chiens. En plus de la chaleur et de l’humour, il a su exprimer ce qu’il y avait de plus important chez Max : sa vulnérabilité. C’est un chien très nerveux et sa nervosité tourne à l’angoisse totale quand il imagine ce qui pourrait arriver à Liam. Mais il a su évoluer par le passé et comprendre qu’il y a d’autres personnes que Katie dans le monde. C’est quelque chose qui l’a aidé à grandir. Mais il a développé un instinct de surprotection vis-à-vis du bébé qui est devenu son meilleur ami et un condensé de ce que l’humanité a de mieux selon lui. Après une visite chez le vétérinaire, Max a un traitement contre l’anxiété et un cône pour arrêter de se gratter. Bien évidemment le cône lui-même finit par devenir source d’anxiété.

Chris Meledandri résume : « possède une voix très chaleureuse qui force immédiatement la sympathie et il n’a pas peur de montrer ses faiblesses, ce qui est parfait pour incarner Max dont la vulnérabilité est source de comédie. Il connaît ses faiblesses et il essaie de les combattre, mais il ne les ignore jamais ».

Patton Oswalt nous confie : « Max prend tout trop au sérieux et c’est très amusant à jouer ». Toute la famille va aller passer des vacances à la ferme. C’est là que Max (flanqué de son cône) et Duke vont découvrir la vie à la campagne. Pour n’importe quel chien comme Duke, la ferme est un endroit extraordinaire plein de nouvelles odeurs et d’animaux, mais pour Max c’est le lieu de tous les dangers, dont une dinde très agressive. Si la ferme avait été pensée initialement, selon la vision de Max, comme un endroit terrifiant, l’équipe a trouvé plus intéressant d’en faire, par contraste, un lieu bucolique au sein duquel Max ne voit qu’obstacles et dangers. Il voit la dinde comme un T-Rex rugissant alors que pour nous ce n’est qu’un volatile caractériel qui le poursuit de manière ridicule dans la cour. « Même si pour être honnête et à la décharge de Max, il ne fait jamais bon d’être poursuivi par une dinde enragée » nous rappelle le réalisateur.

La journée de Max pourrait être résumée ainsi : petit-déjeuner, tracas, tracas, tracas, tracas, tracas, dîner, dodo. Mais tout va changer. Pendant leur première nuit à la ferme, Max et Duke, attaqués par un renard, sont sauvés par Rico (Harrison Ford), le chien de la ferme qui fait office de vieux sage. Il va prendre en charge Max et réveiller l’Alpha qui sommeille en lui en lui apprenant à surmonter ses peurs.

Patton Oswalt a lui-même développé un instinct de protection vis-à-vis de son personnage et s’il avait dû adopter un des animaux du film, il aurait choisi Max pour le réconforter et lui montrer que la vie peut être douce.

La scène la plus touchante du film est celle du premier jour de crèche de Liam. C’est le point dramatique du film et un moment que tout un chacun a connu : quand il est temps de laisser partir ceux qu’on aime pour qu’ils vivent leur vie. C’est à ce moment que l’on peut voir à quel point Max a progressé, et où les différents thèmes du film se rejoignent. Chris Meledandri conclut : « c’est vraiment un moment touchant, et Chris Renaud, Brian Lynch et moi-même nous y sommes reconnus. Chris et Brian sont plus jeunes que moi, alors ce souvenir est encore frais, il est vibrant ».

SNOWBALL KEVIN HART VO
POMPON WILLY ROVELLI VF

À la fin de COMME DES BÊTES, Pompon quittait sa vie de paria, meneur des animaux de compagnie abandonnés, pour être adopté par Molly. Celui qui était un adversaire redoutable et redouté, ce lapin sauvage qui régnait sans partage sur les sous-sols de New York a vu son cœur fondre instantanément pour l’amour d’une petite fille. En fait son seul but était d’être aimé et nous le retrouvons ici en lapin gâté et adoré, tout doux.

Le vrai problème c’est qu’il ne réalise pas qu’il s’est adouci. Ravi d’être domestiqué, il passe ses journées dans les tenues que sa maîtresse lui choisit. Son costume préféré est son pyjama super-héros dans lequel il se prend pour Captain Pompon même s’il ne fait rien d’héroïque ces derniers temps.

Pompon va devoir comprendre qu’il n’a pas les aptitudes physiques pour être le super-héros pour lequel il se prend. Mais il est d’une telle mauvaise foi qu’il arrive toujours à faire passer ses erreurs pour des ‘‘expériences de vie’’.

L’image qu’il a de lui-même va être remise en question quand Daisy, une intrépide Shih Tzu (Tiffany Haddish) ayant eu vent de la réputation de Captain Pompon vient le chercher chez lui pour l’embarquer dans une mission périlleuse : sauver un tigre blanc maltraité par son propriétaire dans un cirque, l’odieux Sergei (Nick Kroll). Face à la perspective du danger, Pompon réalise que Daisy est une brave et courageuse petite chienne et qu’il va falloir qu’il réajuste le tir pour pouvoir être à sa hauteur.

Sans son groupe pour le galvaniser, comme c’était le cas dans le premier film, Pompon va s’apercevoir que parfois les autres sont capables d’avoir raison ou même de prendre de bonnes initiatives, et il va se retrouver dans la position de suiveur. Il apprend l’humilité et cela le fait grandir. C’est aussi à hurler de rire.

Dans le premier épisode il était l’élément tonitruant du film et l’équipe a tenu à ce qu’il ne perde rien de sa superbe afin de permettre à son interprète Kevin Hart de s’en donner à cœur joie. C’est un personnage hors du commun, d’une exubérance folle qui est ici encore décuplée quand il enfile son uniforme de Captain Pompon. Il a un côté totalement immature et donc enfantin qui le rend très populaire auprès du public.

La voix de Kevin Hart était si stimulante pour les animateurs qu’ils déchaînaient une énergie créatrice à la démesure de ce qu’avait proposé le comédien pendant les enregistrements. Le contraste entre son physique de petit lapin blanc et le rythme endiablé de la voix du comédien faisait mouche à chaque fois.

Ce dernier déclare d’ailleurs ne pas avoir hésité une seule seconde à rempiler tant le travail avec Illumination est créatif : « On découvre des choses tout le temps, et grâce aux créateurs du film, au réalisateur et aux scénaristes j’ai pu me lâcher autant que je le souhaitais. Dans cette cabine d’enregistrement personne ne m’a jamais demandé d’en faire moins, ni de me retenir ou encore de me conformer à quoi que ce soit, ou même suggéré d’être plus créatif. Ce genre d’entourage vous permet d’évoluer, de grandir. En plus j’adore mon personnage, surtout quand il n’hésite pas à faire marche arrière ou à retourner sa veste pour se sortir d’un mauvais pas. Et ce avec tellement d’arrogance ! Personne ne soupçonnerait que c’est en fait un lâche et un trouillard. Et autant je l’adore, autant je ne vous conseillerais pas de faire appel à Captain Pompon pour vous sortir d’un mauvais pas. En tout cas moi je ne le ferais pas, je préférerais me tourner vers quelqu’un capable d’assurer et ce quelles que soient les circonstances. Ceci dit son énergie a quelque chose de contagieux, sa confiance en lui vous pousse à le suivre, qu’elle soit fondée ou pas ».

Les autres comédiens ont un peu plus confiance que lui dans les capacités de Pompon et Bobby Moynihan qui double Mel nous confie : « en théorie je pourrais totalement engager Captain Pompon pour me sauver. Mais cela dépend de mon compte en banque, et je ne suis pas très en fond en ce moment… ».

ROOSTER (RICO vf) HARRISON FORD

Ce vieux chien à qui on ne la fait pas va aider Max à surmonter ses peurs et trouver sa force intérieure. Rico a de l’expérience et mène son petit monde à la baguette, un rôle sur mesure pour Harrison Ford. Rico est exactement le contraire de Max : endurci et sage, il ne tolère pas les enfantillages. Ce séjour à la ferme va permettre à Max de grandir et de surmonter les peurs qui le retiennent, qu’il le veuille ou non, grâce aux conseils de Rico qui va apprendre à ce chien de la ville comment se tenir droit dans ses bottes et se conduire comme un homme, un vrai.

Tout dans l’apparence du vieux chien et dans la voix de l’acteur inspire la force du personnage. On pourrait croire qu’il est taciturne alors qu’en fait il est dans l’économie. Il ne se la raconte pas. À part les moments où il est en colère, l’équipe a eu recours à des petites bouches ou des yeux plats pour souligner ce trait de caractère.

Dès que le personnage a commencé à prendre forme, dégageant une assurance contagieuse, intelligence et force tranquille, le nom du célèbre comédien a commencé à courir sur les lèvres. Mais ce dernier n’avait jamais fait de doublage, pour la bonne raison que… personne ne le lui avait jamais demandé jusque-là.

Pour le plus grand bonheur de la production Harrison Ford, qui est propriétaire de 3 chiens, avait adoré le premier film. Néanmoins il voulait être sûr qu’il n’aurait pas à imiter un chien et s’est vite rendu compte que Rico était en fait une sorte de caricature de lui-même. Le genre de rôle que l’acteur nous révèle généralement éviter d’incarner, mais en revanche qui est tout à fait approprié quand il s’agit de doublage d’animation.
Pour Chris Renaud c’était comme un rêve devenu réalité : « il a dépassé toutes mes espérances et lui a donné du corps et du poids. À l’écran on ne peut s’empêcher d’être hypnotisé par sa voix ».

Harrison Ford avoue s’en être donné à cœur joie et ce à sa grande surprise : « c’était vraiment un plaisir. Tout le monde a fait en sorte que ce le soit. Je ne crois pas qu’une session d’enregistrement ait duré plus de 45 minutes. Tout le monde chez Illumination est très précis et ils travaillent dur pour avoir ce qu’ils veulent… mais pas vous ! Ils rendent ça tellement simple et amusant… un vrai plaisir ! »

Le fait de prêter sa voix à un chien n’a cependant pas changé la manière dont l’acteur voit les siens. « Mes chiens sont très différents de Rico, du moins de ce que j’en sais. Ils n’ont pas le même genre de vie secrète. J’adore leur compagnie. En ce moment nous en avons 3, mais il est arrivé que nous en ayons jusqu’à 4 en même temps. Leur personnalité, leur capacité à générer des liens affectifs les rend très attachants et ils rendent la vie plus agréable. Quant au film, il est fantastique et je suis vraiment impressionné par le travail que fait Illumination, leur sens du détail, du cadre, c’est fascinant ! Je rempile sans souci en cas de COMME DES BÊTES 3, avec plaisir, pourquoi pas, je me suis tellement amusé ! »

DUKE ERIC STONESTREET VO
JULIEN ARRUTI VF

Depuis le dernier film, Duke et Max sont devenus frères, et ils ont ensemble géré l’arrivée du petit ami, puis mari et enfin celle du nouveau-né Liam, que les deux chiens considèrent carrément comme leur fils. Ils cherchent son admiration et sa confiance et surtout ils veulent être un exemple pour lui. C’est une relation pleine d’amour dans laquelle tous les parents se retrouveront. Et si beaucoup d’entre nous se font du souci quant aux dangers de la vie, ils verront qu’il en faut un minimum pour s’aguerrir.

Si les deux chiens s’occupent de Liam, Duke s’en sort mieux que Max, car il a trouvé sa place. Dans le premier film il ne savait plus trop où il en était ou s’il avait un foyer. Maintenant c’est du passé, il a une maison, une famille, un frère et surtout un fils. Il sait exactement où il en est. Pendant les vacances à la ferme, tandis que Max voit le danger partout Duke, lui, profi te du bon air de la campagne. Tant d’odeurs à renifler, le changement de rythme, le fait de pouvoir prendre son temps… Duke est au paradis, surtout quand ils rencontrent Rico qui va leur donner des conseils précieux. Rico représente pour lui le chien le plus cool qu’il ait jamais rencontré. Comment en serait-il autrement : il dort dans une camionnette de 1930 et il porte un foulard comme les cow-boys !

Eric Stonestreet commente : « il faut énormément de confiance en soi pour porter un bandana. Et ce nom… Rooster (coq en anglais)… c’est quelque chose qui en dit long. Personnellement, venant de la campagne, je suis terrorisé par les coqs, ils me terrifiaient petit. Je m’identifie plus facilement à Duke, il représente tout ce que j’aime chez les chiens, il est honnête et confiant. C’est quand même extraordinaire, les chiens naissent avec la volonté de vous faire confiance et de vous aimer, c’est inné chez eux. Et il faut vraiment que quelque chose d’horrible arrive pour qu’ils perdent cette confiance. Pour moi Duke a une grande part d’innocence, et c’est ce que j’aime en lui. Sans compter le fait qu’il est assez surprenant dans la mesure où il est à la fois complètement abruti tout en ayant parfois des fulgurances très justes. »

Le comédien, qui reprend pour la deuxième fois son rôle, avoue ne pas se lasser de l’exercice. « Bien avant Modern Family, j’avais pris des cours de doublage, j’ai toujours été attiré par l’exercice. Le fait de gagner ma vie avec aujourd’hui est un rêve devenu réalité. C’est très libérateur, expressif, créatif et drôle. Il n’y a pas mieux comme travail. Et puis… le studio d’enregistrement était à 5 mn à pieds de chez moi, ce qui à Los Angeles est un vrai luxe. Du coup vous arrivez bien détendu, vous vous chauffez la voix et hop c’est fait ! »

DAISY TIFFANY HADDISH

Pompon a peut-être trouvé son âme sœur. Comme il passe son temps habillé en super-héros et raconte sans arrêt ses exploits imaginaires, le bruit a commencé à se répandre en ville qu’il existait un lapin aux superpouvoirs. Quand Daisy, cette brave petite femelle Shih Tzu rencontre Hu, un tigre blanc retenu prisonnier par un directeur de cirque cruel, elle pense immédiatement à Captain Pompon pour le secourir.
C’est une petite chienne qui a du chien, une dure à cuire, capable également d’être douce et attentionnée. Elle est sûre de son plan… sauf que Pompon n’est pas vraiment le héros qu’elle attendait. Qu’à cela ne tienne elle fera elle-même le travail. Et plutôt que de le blâmer, elle l’aide à s’endurcir et à trouver le héros qui sommeille en lui.
Tiffany Haddish a immédiatement craqué pour la petite chienne quand l’équipe d’Illumination lui a montré le personnage. Elle nous raconte : « Elle était trop mignonne et toute l’équipe me l’a vendue comme pleine d’audace, débrouillarde et courageuse. J’ai tout de suite pensé "mais c’est moi !" ». Et Chris Renaud confirme : « Tiffany a su donner à Daisy à la fois sa verve et sa douceur pour en faire un des personnages les plus craquants du film ».

GIDGET JENNY SLATE

Notre héroïque petite Loulou de Pomeranie, a été chargée par Max de veiller sur son jouet préféré Busy Bee (Bizz Abeille), pendant qu’il est avec Duke et sa famille à la campagne. Évidemment elle prend d’autant plus sa mission à cœur qu’elle est toujours aussi platoniquement amoureuse de Max. Elle vit dans ses rêves mais dès qu’il s’agit d’affronter la réalité elle est encore plus forte que dans ses fantasmes. Et si Max s’appuie de plus en plus sur elle, il ne saisit toujours pas la nature de son attachement, ce qui est assez triste, parce qu’elle en vaut vraiment le coup.

Elle se donne beaucoup de mal pour surveiller Busy Bee (Bizz Abeille), et quand il tombe malencontreusement dans l’appartement d’une vieille dame rempli de chats, elle décide de demander conseil à Chloé pour se déguiser en chatte et récupérer le précieux jouet. Même si elle n’est pas très crédible en raison d’un manque de flegme évident, elle fait de son mieux et pourrait presque passer pour ce genre de chats dont les maîtres disent qu’ils se comportent comme des chiens. Ce qui ne l’empêchera pas de remplir sa mission et au final sauver bien plus que le jouet de Max.

Pour Jenny Slate qui a tout de suite accepté de reprendre son rôle tant le travail avec Illumination lui avait plu, même déguisé en chatte, cette petite chienne reste fidèle à ce qu’elle est tout en mettant en avant son intelligence et sa générosité. La comédienne nous explique : « je suis comme Gidget, je vois la vie toujours du bon côté, et selon moi l’optimisme acharné est la meilleure façon de voir la vie. C’est pour cela que prêter ma voix à ce personnage est pour moi un plaisir sans cesse renouvelé. C’est vraiment agréable de jouer un personnage héroïque et de montrer au monde la vaillance de cette petite bête ! Gidget croit en elle et en ce qu’elle veut, elle tire le meilleur d’elle-même en se concentrant sur elle-même ».

CHLOÉ LAKE BELL VO
ÉLODIE FONTAN VF

Cette grosse mémère chatte est peut-être le personnage le plus flegmatique de toute la bande. On peut même aller jusqu’à dire que… c’est une grosse égoïste. Dans ce nouvel épisode, elle vient de découvrir les joies de l’herbe à chat et passe la moitié de son temps complètement dans les vapeurs de cet euphorisant. Elle ne s’en rend pas compte, mais elle y est totalement accro et elle ne peut plus s’en passer. Même si elle prétend ne pas s’en soucier, quand elle en prend elle se lâche complètement ce qui est plutôt pas mal pour quelqu’un d’aussi coincée qu’elle. Sa paresse est sans égale et elle est à la fois forte et voluptueuse, avec une capacité à donner de l’amour à la mesure de la douceur de sa fourrure. Son unique but est de manger et elle le poursuit en mode haute économie d’énergie. C’est à peu près tout ce qui constitue son quotidien sans oublier de trouver les façons les plus originales de vomir ses boulettes de poils sur les humains. À part quand elle est sous herbe à chat, c’est le personnage le plus placide et laconique de la bande.

Quand Gidget vient lui demander son aide, elle ne donne pas cher de ce plan qu’elle juge voué à l’échec : comment une chienne peut-elle penser une seule seconde réussir à imiter la classe et le raffi nement félin ? Mais elle fi nit par se piquer au jeu et aussi blasée qu’elle puisse paraître elle apprécie ses camarades poilus qui depuis le premier épisode sont devenus de véritables amis et pour qui elle a un grand respect et beaucoup d’amour.

Lake Bell reprend avec grand plaisir son rôle et spécifie : « Chloé n’est pas égoïste : elle est féministe. Et si je n’ai pas de chat chez moi, je la comprends de mieux en mieux et nous sommes devenues très très proches. Nous sommes toutes les deux indépendantes et nous faisons ce qui nous plaît sans poser de questions. Et puis mes enfants adorent ce personnage. À chaque fois que je pars pour les enregistrements, ma fille me demande si je vais mettre le costume de Chloé. C’est assez compliqué de lui faire comprendre qu’en fait ma voix est à l’intérieur du dessin, c’est quelque chose qu’elle ne veut pas entendre et elle préfère penser que je mets un costume pour devenir Chloé. En fait je ne la contredis pas parce que c’est une idée qui me plaît. J’adore doubler Chloé, surtout les moments où elle fait des efforts, ce qui consiste en gros à émettre différentes sortes de grognements. J’adore ça parce qu’en fait cela force à trouver différentes manières de positionner sa bouche, une gymnastique assez comique ».

POPS (PAPY vf) DANA CARVEY

De nature grognon et toujours de mauvais poil, ce vieux basset est ici au comble de l’irritation en raison de l’arrivée de chiots qui transforment ce qui était son territoire en garderie qu’il va vite convertir en "école de la désobéissance". Son plan machiavélique est d’apprendre à ses élèves improvisés les pires bêtises afin qu’ils rentrent dévaster les intérieurs de leurs maîtres. Mais il va vite se laisser attendrir par ces adorables petits museaux. Ce qui avait commencé en acte de révolte se transforme vite en sacerdoce et il finit par prendre son rôle très à cœur. Comme il adore diriger il se prend vite au sérieux aussi et ne supporte pas le manque de reconnaissance.

Dana Carvey nous confie : « ce que je préfère chez Papy c’est son côté direct. Il dit toujours ce qu’il pense, et on sait toujours exactement où on en est avec lui. Il est brut de décoffrage. L’idée de faire une école de la désobéissance est excellente… pour un film d’animation… je n’ose même pas imaginer ce que cela donnerait dans la vraie vie avec des êtres humains ! »

SERGEI NICK KROLL VO
TAREK BOUDALI VF

Cet horrible directeur de cirque est le prototype du méchant par excellence. Tapi dans l’ombre, anguleux et flanqué d’un sinistre accent russe, il ne se déplace jamais sans les deux loups vicieux qui lui servent de gardes du corps. C’est un personnage dont la seule motivation est l’appât du gain, et le pire exemple de maltraitance animale. Il nie le fait même que les animaux puissent avoir une âme, ce qui lui permet de les maltraiter sans scrupule. Et pourtant il entretient avec Petit Sergei son singe une relation privilégiée et touchante.

Nick Kroll avait déjà travaillé avec Illumination sur TOUS EN SCÈNE où il avait prêté sa voix à l’inénarrable Gunther. Ils avaient alors pensé à un autre personnage avec un accent russe qui finalement n’a pas été gardé dans la version définitive du film. C’est pourquoi quand Sergei a vu le jour, l’équipe a immédiatement pensé à Nick Kroll. Le comédien nous raconte : « je me suis tellement régalé à faire cet accent, et le film s’y prête tellement ! Depuis TOUS EN SCÈNE j’adore travailler avec Illumination, ils sont intelligents, généreux et font des films aussi amusants que touchants, et c’est pour ça que les enfants aussi bien que les adultes s’y reconnaissent tellement ».

MEL BOBBY MOYNIHAN

Ce Carlin à l’enthousiasme inentamable revient toujours plus gourmand que jamais. Il a beaucoup mûri depuis le premier film… ou pas. En fait il n’a absolument pas évolué et reste cette espèce de boule de poils dans la lune uniquement obnubilée par les saucisses. On ne peut rien y faire, Mel restera toujours Mel.

Flanqué de Buddy le teckel, il vient à la rescousse de Gidget quand elle décide de se déguiser en chat pour récupérer le jouet de Max chez la vieille dame aux chats. Si ses intentions sont louables en fait il n’aide pas beaucoup… il essaie… ou au moins il fait diversion… mais toujours avec cette jovialité incroyable, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde.

Le comédien ne cache pas son affection pour le personnage auquel il prête sa voix, et pense que le concept de superhéros ne devrait pas se limiter à Pompon. Il explique :
« Mel ferait un parfait super-héros, et surtout le prequel qui montrerait comment il a acquis cette jovialité inébranlable serait à mon avis un blockbuster. C’est un Clark Kent en puissance il fait semblant d’être foufou mais en fait c’est un preux chevalier et un érudit. En plus il aurait pu me sauver quand le bâtiment où nous enregistrions a explosé ! Si vous écoutez attentivement vous pouvez entendre la déflagration dans le film ».

LES CHIOTS : TINY (Titou), PRINCESS (Princesse),
MIMI, GEORGE et PICKLES (Pépin)

S’il y a un concours de l’animal le plus adorable dans COMME DES BÊTES 2, il serait remporté haut la main par les chiots de "l’école de la désobéissance" de Papy. Ces cinq-là sont la quintessence de la mignonnerie et de l’irrésistible. L’idée que les animaux ne naissent pas irrésistibles mais le deviennent pour obtenir ce qu’ils veulent avait été développée pour le premier film. Mais c’est dans le deuxième opus que l’on voit ce vieux roublard de Papy apprendre ses meilleurs tours à des élèves très prometteurs.

Le plus fanfaron d’entre tous est peut-être Pépin et la scène où il explique fièrement avoir réussi à se soulager dans une des chaussures de son maître est un des moments les plus drôles du film.

LIAM HENRY LYNCH

Même si Liam ne parle pas pendant la plus grande partie du film, il est celui qui va favoriser l’évolution de Max et Duke et il est la corde sensible du film. C’est la voix du fils de Brian Lynch que l’on peut entendre à l’écran. En effet la production lui avait demandé d’enregistrer son fils afin de pouvoir s’en servir à l’écran. C’était un nourrisson à l’époque et son babillage était parfait pour le petit Liam, portrait craché de Katie et objet de l’amour et de l’attention de tous. Le public ne pourra pas lui résister.

LA BANDE ORIGINALE MÊLER TROIS HISTOIRES

La production a encore une fois fait appel au compositeur Oscarisé Alexandre Desplat qui avait déjà composé la musique du premier film. Chris Renaud apprécie tout particulièrement la mélodie très distincte de l’éventail très large des titres du célèbre compositeur. Sur le premier opus il avait travaillé dans des tonalités très jazzy avec un orchestre et un groupe pour retrouver les sonorités de Scott Bradley le compositeur des années 40 qui illustrait les classiques Hanna-Barbera. Le résultat avait été tellement enthousiasmant que, pour ce deuxième opus, la production lui a laissé entière carte blanche. Le défi était de réussir à créer trois univers musicaux distincts et trouver comment ils pouvaient résonner les uns avec les autres, s’entremêler voire se rejoindre. Entre le western, le film d’horreur et celui de superhéros les thèmes étaient très différents.

Alexandre Desplat nous explique : « en plus des quêtes de tous les binômes, il a fallu créer une musique pour chacun des personnages, afin d’alterner les passages qui correspondaient à une aventure et ceux qui correspondaient à un personnage. Il suffit parfois de quelques notes pour que le spectateur puisse reconnaître à quel personnage le thème musical appartient ». Il a travaillé longtemps afin que sa bande originale ne soit pas qu’une illustration de ce qui se passait à l’écran mais aussi une œuvre musicale à part entière.

Le thème de Liam en particulier est très reconnaissable et touchant, alors que celui de Pompon fait penser aux films de superhéros des années 50. LOVELY DAY Dans le premier opus, Chris Renaud avait décidé de se servir de la chanson de Bill Withers, Lovely Day, un classique de 1977, pour illustrer un moment clef du film où les relations entre maître et animaux de compagnies étaient mises en exergue. Le côté soul de ce titre donnait de la chaleur et une âme au propos du film. Chris Renaud avait d’ailleurs envoyé la chanson à ERIC FAVELA, le story boarder, pour qu’il s’en inspire. C’est quelque chose qui se fait souvent dans la mesure où il y a un lien fort entre les images et la musique.

Pour le deuxième volet, il a voulu en utiliser une version plus moderne, plus fraîche pour le générique de fin. La version de LUNCHMONEY LEWIS lui plaît beaucoup même si elle ne ressemble pas vraiment à l’originale, mais en a conservé le côté radicalement joyeux et optimiste. Le compositeur avoue avoir été un peu inquiet de reprendre un titre qui lui semblait si parfait. Il nous raconte : « c’est un classique. Je me suis vraiment demandé si je pouvais y toucher sans le dénaturer. Puis je me suis dit que j’avais les moyens de lui rendre hommage à ma manière. Et finalement ça l’a fait. Je me suis concentré sur le fait de conserver ce que racontent la chanson et son énergie en me servant de ses chœurs qui sont ma partie préférée. Je savais que je n’égalerais jamais ce grand musicien mais j’espère en avoir été digne. Je ne savais pas trop ce que Chris voulait en faire, et quand j’ai su que c’était pour COMME DES BÊTES 2 ça m’a vraiment fait plaisir parce que j’avais adoré COMME DES BÊTES. J’espère que ma chanson donnera le sourire aux spectateurs du film ».

Source et copyright des textes des notes de production 
© 2019 UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL

  
#CommeDesBetes2

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