mercredi 13 juin 2018

HÉRÉDITÉ


Épouvante-horreur/Drame/Un film à la réalisation hyper maîtrisée, très bien interprété, vraiment particulier

Réalisé par Ari Aster
Avec Toni Collette, Gabriel Byrne, Alex Wolff, Milly Shapiro, Ann Dowd, Mallory Bechtel, Brock McKinney, Austin R. Grant...

Long-métrage Américain
Titre original : Hereditary 
Durée : 02h06mn
Année de production : 2018
Distributeur : Metropolitan FilmExport

Interdit aux moins de 12 ans

Date de sortie sur les écrans américains : 8 juin 2018
Date de sortie sur nos écrans : 13 juin 2018


Résumé : Lorsque Ellen, matriarche de la famille Graham, décède, sa famille découvre des secrets de plus en plus terrifiants sur sa lignée. Une hérédité sinistre à laquelle il semble impossible d’échapper.

Bande-annonce Toni Collette (VOSTFR)


Bande-annonce Charlie (VOSTFR)


Featurette Charlie (VOSTFR)


Ce que j'en ai penséHÉRÉDITÉ est un long-métrage d'épouvante exigeant. Il demande aux spectateurs de l'attention et de la réflexion. Ce n'est pas tant son scénario qui m'a plu, même s'il propose des imbrications et éléments assez originaux, que son exécution. 

Ari Aster, le réalisateur, propose dès le début de supers plans qui nous mettent sur la piste du fait que l'histoire va être particulière et qu'on va rentrer dans une dimension spéciale de la narration. Sa mise en scène est hyper maîtrisée et précise. Elle impressionne d'autant plus qu'elle s'accompagne d'une atmosphère étrange, mais cohérente du début à la fin. Il n'échappe pas à quelques longueurs sur l'ensemble du film, surtout qu'il minimise adroitement les effets. Cependant, quand il a recours à ces derniers, ils sont efficaces pour faire monter l'angoisse. Le ton du film est vraiment bien travaillé, il nous maintient dans la curiosité de ce que le réalisateur nous montre. Comme nous n'avons pas les codes de ce qu'il nous raconte, il nous les fournit au fur et à mesure et nous devons donc assembler les pièces du puzzle pour suivre le déroulement. 



Ce qui est sûr, c'est que c'est un film qui ne laisse pas indifférent (il est dur, contient un peu de scènes gore et il est violent psychologiquement), qui pousse à la discussion post visionnage et qui se construit vers une fin 'What the fuck!' qui a du sens, mais qui peut aussi décontenancer et laisser perplexe. Cela dit, ça constitue en partie son intérêt.

Les acteurs, qui composent la famille Graham à l'écran, ont des rôles compliqués face auxquels ils font un travail remarquable. Toni Collette est impressionnante dans le rôle d'Annie, la mère. 


Gabriel Byrne apporte ce qu'il faut de calme et de normalité dans celui de Steve, le père. 


Alex Wolff est vraiment super dans son interprétation de Peter, le fils. 


Milly Shapiro est une Charlie, la fille, qui marque les esprits. 


HÉRÉDITÉ est un film pour le moins spécial, qui nous propose la vision très marquée et maîtrisée de son réalisateur. Il est à voir. Il ne plaira pas à tout le monde, car il est très particulier, mais son originalité en fait une découverte à côté de laquelle il ne faut passer si on aime ce genre.

Crédit photos @ Metropolitan Filmexport

NOTES DE PRODUCTION
(Á ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Après plusieurs courts métrages autour de rituels et de traumatismes domestiques, Ari Aster signe ici son premier long métrage pour raconter l'histoire terrifiante d'une famille américaine en lutte contre des forces obscures qui tentent de la vampiriser. Librement inspiré du parcours familial tragique et douloureux d'Aster – qui aurait pu se croire maudit à force d'enchaîner les malheurs –, le film signe la naissance d'un véritable auteur et témoigne d'une grande maîtrise formelle. Ce premier long métrage bouleversant transforme un drame familial en fresque baroque et horrifique rappelant les classiques des années 60 et 70. 

Grâce à sa collaboration avec le chef-opérateur Pawel Pogorzelski, qu'il a connu à l'American Film Institute Conservatory, et d'autres chefs de poste contribuant à concevoir le style visuel du projet en amont du tournage, Aster prouve tout son talent dès les premiers plans du film. Ouvrant le film avec un élégant travelling qui réunit de manière fluide deux univers – l'un peuplé de maquettes imaginées par Steve Newburn (INCEPTION, THE DARK KNIGHT RISES), l'autre d'acteurs se déplaçant sur un plateau construit ex nihilo dans un studio de l'Utah –, on découvre une famille victime d'un mauvais sort. "Ce film parle de gens qui n'ont aucun pouvoir", note Aster. "Les Graham sont comme de petites figurines dans une maison de poupée maudite, manipulées par des forces extérieures". 

Interprété par de formidables acteurs comme Toni Collette (LITTLE MISS SUNSHINE, UNITED STATES OF TARA), Gabriel Byrne (EN ANALYSE, USUAL SUSPECTS), Alex Wolff (JUMANJI : BIENVENUE DANS LA JUNGLE), Milly Shapiro ("Matilda", monté à Broadway), et Ann Dowd (THE HANDMAID'S TALE: LA SERVANTE ÉCARLATE), lauréate d'un Emmy Award, et porté par la musique du saxophoniste Colin Stetson, HÉRÉDITÉ est un premier long métrage d'une force peu commune. 

DES GENS COMME LES AUTRES … EN PERTE D'ÉQUILIBRE 

Le réalisateur a eu l'idée d'HÉRÉDITÉ suite à une série de terribles épreuves subies par sa famille pendant trois ans. "La situation était tellement épouvantable qu'on a fini par se dire qu'on était maudits", déclare-t-il. "J'écris toujours en m'inspirant de ma propre expérience, mais j'aime aussi le cinéma de genre. Je ne voulais en aucun cas aborder avec brutalité la souffrance endurée par mes proches ou par moi-même. Du coup, à partir de cette situation, j'ai imaginé une famille littéralement victime d'une malédiction, ce qui m'a permis de sublimer les émotions traversées par mes proches dans un film d'horreur. Autant dire que le genre possède une grande force cathartique. Et quand on veut réaliser un film rappelant à quel point la vie est injuste, l'horreur s'y prête à merveille. C'est une forme d'espace perverti où les injustices de l'existence sont mises en exergue et deviennent même jubilatoires". 

Étonnamment inspiré par des œuvres aussi peu attendues que DES GENS COMME LES AUTRES, ICE STORM et IN THE BEDROOM – des drames intenses où des familles affrontent la mort, la maladie mentale et la violence affective –, Aster renverse la tragédie familiale traditionnelle en empruntant les codes de l'horreur et du surnaturel. Il croise les personnages de ces drames sentimentaux et l'univers fantasmatique de classiques des années 60 et 70 comme ROSEMARY'S BABY, NE VOUS RETOURNEZ PAS et LES INNOCENTS. "Il s'agit de films élégants et axés sur la psychologie des personnages qui savaient prendre leur temps", note Aster. Pendant l'écriture, le réalisateur a imaginé l'histoire d'une famille littéralement maudite, vivant une succession d'événements atroces qui, comme on le comprendra par la suite, font partie d'un vaste plan machiavélique. 

À mesure que progresse l'intrigue et qu'elle bascule dans l'horreur et le surnaturel, le titre du film acquiert une résonance de plus en plus terrifiante. "Ce film parle d'héritage et du fait qu'on ne choisit ni sa famille, ni son hérédité", note Aster. "Il parle aussi du sentiment affreux d'être prisonnier d'une situation qu'on ne maîtrise nullement. Il n'y a rien de plus insupportable à mes yeux que d'être totalement impuissant". 

À travers son étude clinique du libre arbitre et son affirmation qu'on ne peut échapper à son destin, HÉRÉDITÉ offre un point de vue fataliste sur l'éducation et la succession des générations. "Le fait que les Graham n'aient aucun pouvoir est un élément essentiel du film et, au bout du compte, on ressort de la projection avec un sentiment de désespoir et de futilité", reprend le réalisateur. "Je voulais faire un film d'horreur à la fois intimiste et spectaculaire qui ne laisse jamais le public en paix. J'espère qu'il hantera le spectateur longtemps après la projection et le poussera à affronter un sentiment plus profond, et plus viscéral – un sentiment d'inéluctabilité". 

RITUELS FAMILIAUX 

Aster a impressionné les habitués des festivals et les internautes avec ses courts métrages d'une grande maîtrise formelle, psychodrames intimistes dont l'envergure les range déjà parmi les classiques. Dans le petit film muet MUNCHAUSEN, une mère, campée par Bonnie Bedelia, est assaillie par le chagrin et la culpabilité après être intervenue dans le rite initiatique de son fils vers l'âge adulte. Dans THE STRANGE THING ABOUT THE JOHNSONS, film qui a fait sensation au New York Film Festival avant d'être diffusé en ligne, Aster renverse le récit traditionnel du mélodrame des années 50 en racontant l'histoire macabre du viol d'un père vieillissant par son fils. Les deux courts métrages évoquent des rituels familiaux sacrés devenus toxiques, distillant humour noir et scènes d'hystérie dans des sujets suscitant le malaise et pourtant reconnaissables. 

Les deux sont magistralement construits et mis en scène, témoignant d'un formidable sens du rythme et de la dramaturgie comme d'une extraordinaire maîtrise des outils formels. Comme HÉRÉDITÉ, ses courts métrages s'attachent aux relations familiales à travers des intrigues déconcertantes et imprévisibles. "L'évolution des rapports de force m'a toujours intéressé", déclare le réalisateur, "et ces derniers sont d'autant plus insidieux et vampirisants qu'ils lient les membres d'une même famille". Contre toute attente, Aster s'inspire du cinéma de Mike Leigh dont la direction d'acteur aboutit à des "personnages et des rapports humains organiques. Il n'y a qu'avec Mike Leigh qu'on a le sentiment de comprendre aussi bien le parcours de personnages. J'ai projeté ALL OR NOTHING à toute l'équipe pour qu'elle saisisse l'esprit de ce que je souhaitais faire". 

LES MALHEURS ARRIVENT AUSSI AUX GENS BIEN… 

Dès les premiers plans, on découvre les Graham, famille américaine en apparence banale plongée dans le chagrin. Après la disparition d'Ellen Leigh, mère d'Annie et figure matriarcale pour toute la famille – dont l'ombre sinistre est de plus en plus pesante au cours du film –, les Graham réagissent tous à sa mort très différemment. Lorsqu'Annie participe à un groupe de parole sur le deuil, on en apprend davantage sur la vie et le parcours de la défunte – et sur le sentiment d'aliénation d'Annie au sein de sa propre famille. 

"Annie a pas mal de difficultés relationnelles avec sa mère, mais n'arrive pas à les creuser", indique le cinéaste. "Ce sont des indices qui nous éclairent sur les intentions d'Ellen, quand elle était encore en vie, mais Annie ne parvient à les élucider parfaitement. Elle n'a pas franchement envie de savoir ce que faisait sa mère. Malgré tout, elle en a une connaissance viscérale, mais elle est dans le déni. Car si elle affrontait la vérité en face, elle serait anéantie". 

Artiste travaillant à domicile, Annie se prépare à une exposition imminente de ses œuvres. D'ailleurs, elle sublime ses angoisses à travers ses créations : il s'agit de maisons de poupée miniature qui retracent les épreuves traversées par les Graham, à l'instar du séjour en hospice de Leigh avant son décès. "À partir de véritables lieux et situations, elle crée ces parfaites petites miniatures qui lui donnent le sentiment de contrôler un tant soi peu sa vie et ses souvenirs", affirme Aster. "Mais ce n'est qu'illusoire". 

Le mari d'Annie, Steve (Gabriel Byrne), est un homme bienveillant mais souvent absent car il passe l'essentiel de son temps auprès de ses patients dans son cabinet de psychothérapie. Leur fils Peter (Alex Wolff), adolescent, est un lycéen à la dérive qui préfère fumer des joints avec ses copains que de participer en classe aux débats sur les grands auteurs de tragédies grecques. Leur fille cadette Charlie, qui suit des cours de soutien, passe son temps dans la cabane de l'arbre de ses parents à fabriquer dans son coin des totems étranges à partir de membres d'animaux et de babioles ramassées chez elle. 

"Peter est un peu paumé – il n'a pas de véritables centres d'intérêt et ne s'est pas encore forgé d'identité – mais le plus drôle, dans un registre d'humour noir, c'est que d'ici la fin du film, il aura trouvé l'occasion de donner un sens à sa vie", reprend le réalisateur. Charlie n'est pas aussi chanceuse. Elle est très introvertie, extrêmement discrète et handicapée par plusieurs phobies sociales. Mais elle est surtout très perturbée. Tandis qu'on découvre peu à peu à la vérité, les Graham se sentent de plus en plus comme des pions que déplacent des forces obscures invisibles. 

BASCULEMENT DANS L'HORREUR 

Une fois que le spectateur a fait connaissance de la famille Graham, le film bascule vers le surnaturel. Au même moment, Annie se lie d'amitié avec Joan (Ann Dowd), mère au foyer qui doit aussi faire le deuil d'un proche. Elle convainc Annie de participer avec elle à une séance de spiritisme, ce qui donne une dimension paranormale à la deuxième moitié du récit. Mais on peut faire confiance à Aster, dont l'œuvre déjoue souvent les attentes, pour ne pas enfermer HÉRÉDITÉ dans un seul registre. Il s'agit en réalité d'un film constamment surprenant, visant à bousculer, terroriser et déstabiliser le spectateur à chaque rebondissement d'une intrigue particulièrement complexe. 

"Je voulais réaliser ma version de la scène de la douche de PSYCHOSE", note Aster en faisant allusion à son récit en perpétuelle évolution. Dans la deuxième partie du film, terrifiante, le spectateur aura du mal à prévoir le déroulement de l'intrigue. On peut néanmoins observer que les événements traumatisants subis par la famille Graham ne font que prolonger les récits de MUNCHAUSEN et THE STRANGE THING ABOUT THE JOHNSONS, cauchemars sur l'horreur de la vie familiale soigneusement mis en scène. 

UNE PRÉPARATION MINUTIEUSE 

Le projet a été mûri pendant plusieurs années avant que ne démarre le tournage au printemps 2017. Par conséquent, Aster a eu le temps d'élaborer des trajectoires biographiques à chacun de ses personnages en amont de l'écriture du scénario. Il a également indiqué ses intentions de mise en scène dans un document de 75 pages bien avant le bouclage du financement ou les repérages. Aster était tellement déterminé à concrétiser ce projet qu'il a contacté de potentiels collaborateurs plusieurs années avant d'obtenir le feu vert de la production. Il a ainsi sollicité Colin Stetson, saxophoniste et compositeur réputé (il a notamment travaillé avec Arcade Fire, Bon Iver et Tom Waits), deux ans avant le début du tournage pour qu'il s'attelle à la bande-originale. Il a travaillé avec d'autres chefs de poste pendant des mois, voire des années, avant le début du tournage pour constituer un réseau de collaborateurs lui permettant de mettre en œuvre sa vision du projet. Alors même qu'il n'était en aucun cas assuré de pouvoir réaliser son film – et qu'il était encore débutant –, il a su convaincre de nombreux artistes de tout premier plan de s'engager dans ce projet très en amont. 

Au cours des préparatifs, Aster a contacté Steve Newburn, superviseur effets visuels installé à Toronto dont les maquettes dans TEAM AMERICA POLICE DU MONDE avaient marqué le cinéaste. Spécialisé dans les effets maquillage/prosthétiques, il a récemment collaboré à SUICIDE SQUAD et à la série 12 MONKEYS. Outre les maquettes d'Annie Graham, comprenant les dioramas avec leurs décors et accessoires les plus délicats, Newburn a conçu les effets spéciaux maquillage et les mannequins prosthétiques qui jouent un rôle crucial dans plusieurs séquences éprouvantes. 

Avant même que Newburn ne s'attelle à ces miniatures, Aster et la chef-décoratrice Grace Yun (BEACH RATS, FIRST REFORMED) a imaginé et construit l'intérieur de la maison des Graham sur trois niveaux, en bois foncé, inspiré du style architectural "Arts & Crafts" – personnage à part entière du film. 

Le cinéaste s'est gardé de donner une allure trop inquiétante à l'intérieur des Graham. "Comme le film bascule dans le récit de maison hantée, je voulais éviter ces stéréotypes comme la peste", affirme-t-il. "Je ne voulais ni de parquet qui craque, ni de murs lézardés, ni d'architecture gothique. On a essayé de trouver une véritable maison, mais cela se serait révélé plus cher que de la construire ex nihilo. Si on avait tourné dans une authentique propriété, j'aurais dû creuser les murs et pratiquer un espace suffisant pour tourner comme je le souhaitais. Étant donné que j'avais précisément conçu la mise en place, les repérages étaient presque impossibles". 

Tout l'intérieur de la famille Graham a été construit aux Park City Studios, des pièces principales et des couloirs de la propriété jusqu'à la cabane dans l'arbre de Charlie qui finit par jouer un rôle important dans le dénouement diabolique du film. Si tourner en studio comportait sa part de difficultés, ce dispositif s'est révélé judicieux pour qu'Aster concrétise son projet dans un environnement contrôlé. "Il nous fallait pas mal d'espace pour respecter mes intentions de mise en scène, y compris des couloirs et des pièces capables d'accueillir une Dolly et lui permettre de passer par les portes", précise le cinéaste. "On voulait pouvoir contrôler totalement notre dispositif de prises de vue, plutôt que d'être limité par les contraintes inhérentes à des décors naturels. Dans beaucoup de scènes, les pièces sont censées avoir l'allure de maquettes, et inversement, et on ne pouvait obtenir un tel résultat qu'en disposant de murs et de plafonds amovibles". 

Une fois la construction du décor achevée, Newburn a construit des versions miniatures de la maison, de ses nombreuses pièces et de ses couloirs, ainsi que de sa décoration complexe et singulière (tapis, papiers peints, bibelots). 

LE CASTING 

La première comédienne engagée pour HÉRÉDITÉ a été Toni Collette, lauréate d'un Emmy Award et d'une citation à l'Oscar. Interprétant le rôle central d'Annie Graham, celle-ci s'est notamment produite dans MURIEL et UNITED STATES OF TARA. Peu de temps après, Ann Dowd (CAPTAIN FANTASTIC, la série THE LEFTOVERS) se voit confier le rôle de Joan, aussi volubile qu'intéressée par le monde des esprits. À noter qu'elle a tout récemment décroché un Emmy Award pour son interprétation de la sadique Tante Lydia dans THE HANDMAID'S TALE : LA SERVANTE ÉCARLATE. 

Le réalisateur et sa directrice de casting Jessica Kelly (JACKIE, PATTI CAKE$) ont organisé des auditions à New York pour les rôles plus jeunes comme Peter et Charlie Graham. Alex Wolff (JUMANJI : BIENVENUE DANS LA JUNGLE, MARIAGE À LA GRECQUE 2) a passé une audition pour le personnage de Peter et a été rapidement engagé grâce à son enthousiasme et à sa motivation pour le rôle. À 14 ans, Milly Shapiro qui avait remporté un Tony Award à l'âge de 10 ans pour le rôle-titre de "Matilda" à Broadway a conquis toute l'équipe de casting grâce à son sang-froid et à son énergie communicative. 

Enfin, Gabriel Byrne (USUAL SUSPECTS, MILLER'S CROSSING), lauréat d'un Golden Globe et cité à deux Emmy pour EN ANALYSE, a été retenu pour le rôle de Steven Graham. "Comme j'ai vu MILLER'S CROSSING des milliers de fois quand j'avais 15 ans, c'était dément de pouvoir travailler avec Gabriel. Je ne sais pas si les gens sont au courant, mais Gabriel est un pur cinéphile. Entre deux prises, on parlait de Michael Powell et Pressburger et de cinéma polonais", s'enflamme le cinéaste. 

PARTITION POUR FILM D'HORREUR 

Pour rehausser le climat de malaise d'HÉRÉDITÉ, la production a fait appel au saxophoniste et compositeur d'avant-garde Colin Stetson qui a collaboré avec Arcade Fire, Bon Iver, TV On the Radio et Tom Waits et signé plusieurs bandes-originales et chansons de films. Il a notamment contribué à 12 YEARS A SLAVE, RUST AND BONE et THE ROVER. 

"Il y a quelque chose de profondément sinistre dans les cuivres de Stetson", note Aster. "Il ne joue pas seulement du saxophone, mais il obtient des résultats époustouflants de la respiration continue, des sonorités multiphoniques, et des percussions. J'écoutais ses albums solo "New History Warfare" 2 et 3, pendant que j'écrivais le scénario. Pour moi, sa musique a toujours été indissociable du film". 

Après avoir utilisé sa musique comme source d'inspiration pendant l'écriture du projet, Aster a contacté Stetson au moment du développement : il a fini par convaincre le compositeur d'imaginer une partition à base de cuivres, ample, complexe et audacieuse. 

Crédit des textes des notes de production @ Metropolitan Filmexport

  
#Hérédité

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