lundi 23 décembre 2019

VISE (MANRIKI)

VISE

Épouvante-horreur/Un film qui a des idées originales mais une construction narrative inégale et des longueurs

Réalisé par Yasuhiko Shimizu
Scénario écrit par Nagano et Chibori Fujiwara
Photo de Shunya Arai
Musique de Nobuaki Kaneko
Production : Yuiko Kobayashi, Shinji Nomura, Takumi Saitoh, Nagano
Avec Takumi Saitoh, Hiroshi Nagano, Nokuaki Kaeno, Julian Koike...

Long-métrage Japonais
Titre original : Manriki
Durée : 01h27mn
Année de production : 2019 

Interdit aux moins de 16 ans

Date de sortie sur nos écrans : inconnue


Résumé : Un beau chirurgien esthétique ténébreux surfe avec bonheur sur le diktat de la beauté et son accoutumance. Il vend à ses clientes le rêve d’un visage idéal, sans leur préciser vers quel outil chirurgical va sa prédilection. Il faut souffrir pour être belle, certes, mais à ce point ?

Plus prolifique que jamais, le cinéma de genre japonais produit en grande partie du divertissement cadré, calibré pour un public auquel on a appris à se méfier de l’originalité. Dans les marges émergent fatalement des francs-tireurs lassés de cette sinistrose, hier Sono Sion, aujourd’hui Yasuhiko Shimizu, avec ce manifeste dévastateur et anarchique contre la standardisation. Le fond contamine la forme, et donne naissance à l’un des premiers films les plus étranges et entêtants vus depuis un bon moment. Il y règne une atmosphère oppressante comme dans un bon vieux Shinya Tsukamoto, nimbée de visions malades qui ne manqueront pas de vous hanter. (Source : PIFFF)

Bande annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : VISE a été présenté en compétition et en avant-première française lors du PIFFF 2019 où le jury Mad lui a décerné une Mention Spéciale.


Une introduction à la projection nous a été proposée avant le lancement du film en présence de l'acteur et producteur, Takumi Saitoh et de l'acteur, scénariste et producteur, Nagano :


VISE ressemble à du cinéma expérimental. On a très envie de soutenir les oeuvres japonaises indépendantes qui parle de traits propres à leur culture. Il faut malheureusement avouer que ce n'est pas simple avec ce film. La vision de VISE sur le diktat de la beauté a le mérite d'être franche et originale. Le scénario, écrit par Nagano, contient des idées atypiques, mais il part un peu trop dans des travers décalés pour son propre bien. Le réalisateur Yasuhiko Shimizu sait offrir de l'intensité à des moments clef, faire fonctionner l'humour de façon efficace et propose des plans intéressants dans sa mise en scène. Mais le rythme est inégal. Il y a des longueurs dès le début de ce long-métrage d'une heure vingt-sept seulement qui font qu'il peine à capter notre attention en permanence. Autant la narration de la première partie se suit assez aisément, autant la seconde partie manque de cohérence. Les acteurs sont tout à fait convaincants que ce soit Takumi Saitoh, Nagano, Nokuaki Kaeno ou encore Julian Koike, puisqu'ils réussissent à construire les personnalités de leurs protagonistes pour nous faire croire malgré tout à cette histoire.

VISE aurait été un bon moyen métrage en étant un peu mieux travaillé dans sa deuxième partie. C'est un film à ne tenter que si on est curieux de découvrir le cinéma indépendant japonais de genre quitte à en accepter les défauts narratifs et les longueurs.

Copyright photo @ PIFFF

SESSION DE QUESTIONS/RÉPONSES
(À ne regarder qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Après la projection du film le dimanche 15 décembre au PIFFFl'acteur et producteur, Takumi Saitoh, et l'acteur, scénariste et producteur, Nagano, sont venus répondre aux questions du public. Retrouvez cet échange dans les vidéos ci-dessous (à ne regarder qu'après avoir vu le film !) :



  
#PIFFF2019
#Vise

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