mardi 17 septembre 2019

SEBERG

SEBERG

Biopic/Drame/Un film qui remet Jean Seberg sur le devant de la scène et dénonce le comportement du F.B.I. sous J. Edgar Hoover

Réalisé par Benedict Andrews
Avec Kristen Stewart, Anthony Mackie, Jack O'Connell, Zazie Beetz, Vince Vaughn, Jade Pettyjohn, Colm Meaney, Margaret Qualley...

Long-métrage Américain
Durée : 01h42mn
Année de production : 2019

Date de sortie sur nos écrans : prochainement


Résumé : Le récit de la tentative du FBI de faire passer l'enfant de l'actrice Jean Seberg comme n'étant pas le fruit de son mariage mais d'un adultère avec un membre du parti Black Panther. Cette tentative résultait du soutien de l'actrice à la cause Black Panther depuis son adolescence.

Ce que j'en ai penséSEBERG s'inspire de la vie tourmentée de l'actrice américaine Jean Dorothy Seberg, décédée le 30 août 1979 à Paris dans des circonstances mystérieuses. Elle avait notamment joué, au côté de Jean-Paul Belmondo, dans le film À BOUT DE SOUFFLE (1960) de Jean-Luc Godard, auquel il est d'ailleurs fait référence à plusieurs reprises dans ce long-métrage, ou encore dans le film Sainte Jeanne (1957) d'Otto Preminger dans lequel elle interprète Jeanne D'Arc.

Le réalisateur Benedict Andrews filme avec douceur son actrice principale Kristen Stewart dont les traits physiques sont, par moment, étrangement ressemblants à ceux de Jean Seberg. Il fait reposer toutes les scènes concernant Jean sur son actrice. Lorsqu'on ne connaît pas Seberg au-delà de ses rôles, il est difficile de savoir si Kristen Stewart la personnifie réellement, cependant, on en a le sentiment.


Source photos @ Allocine.fr

Étant donné que le scénario nous raconte une tranche de vie de l'actrice sur quelques années vers la fin des années 60 et le début des années 70, le réalisateur réussit à nous donner quelques éléments pour qu'on comprenne un peu le passé de l'artiste et qu'on soit plongé dans le contexte de l'époque. Cependant, si on ne sait rien de sa vie personnelle, il n'est pas aisé de comprendre le pourquoi de son contexte de vie au début du film. À ce moment-là, Jean Seberg est mariée et vit à Paris avec son époux, l'écrivain Romain Gary, interprété par Yvan Attal. L'histoire, au-delà du biopic qui est en fait secondaire, dénonce en réalité le comportement illégal et le harcèlement systématique que le F.B.I. pratiquait à l'époque sous la houlette de J. Edgar Hoover. 

Le réalisateur nous fait bien ressentir l'ambiance qui régnait dans les équipes d'agents à l'époque et sa façon de mettre en scène les écoutes montrent leur terrible efficacité, malgré une technologie venue du passé. Par contre, il fait tirer les aspects personnels concernant les agents en longueur. 

Jack O'Connell interprète Jack Solomon, un agent du F.B.I. qui va voir son existence chamboulée par les aspects immoraux de son travail. L'acteur nous montre bien l'évolution de son protagoniste dans le temps, ainsi que l'impact des faits sur sa personnalité. Vince Vaughn interprète Carl Kowalski, le collègue de Jack, un agent formé à la vieille école. Il est dommage que le rôle d'Hakim Jamal, interprété par Anthony Mackie soit lissé. Il est, en tout cas, identifié comme le point de départ des problèmes intensifiés de Jean avec le F.B.I.. 

SEBERG a le mérite de mettre en exergue un comportement institutionnel nauséabond et de remettre Jean Seberg sur le devant de la scène. 

#Seberg 

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