dimanche 24 février 2019

APPRENTIS PARENTS


Comédie/Drame/Drôle et émouvante, une réussite

Réalisé par Sean Anders
Avec Mark Wahlberg, Rose Byrne, Isabela Moner, Gustavo Quiroz Jr., Julianna Gamiz, Octavia Spencer, Tig Notaro, Margo Martindale...

Long-métrage Américain
Titre original : Instant Family
Durée : 01h59mn
Année de production : 2018
Distributeur : Paramount Pictures France

Date de sortie sur les écrans américains : 16 novembre 2018 
Date de sortie sur nos écrans : 27 février 2019


Résumé : Pete et Ellie veulent devenir une famille. En adoptant 3 frères et sœurs, dont une adolescente rebelle de 15 ans Pete et Ellie réalisent très vite qu’ils n’étaient pas préparés à devenir parents du jour au lendemain ! Leur parentalité « instantanée » va les placer dans des situations inattendues, émouvantes et souvent hilarantes !

Bande annonce (VOSTFR)



Extrait - Dîner en famille (chips et dégâts) (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : il arrive assez souvent que les comédies passent à côté de l'équilibre entre humour, émotion et traitement de sujet délicat. APPRENTIS PARENTS est, au contraire, un bon exemple d’application aboutie de cet exercice. Le réalisateur Sean Anders ménage une véritable sensibilité sur plusieurs aspects liés à l’adoption tout en dénonçant certaines réalités. Avec un vrai impact, il fait passer ses protagonistes d’un instant léger à un moment intense qui nous remue en tant que spectateurs, car l’intrigue parle ici du futur d’enfants malmenés par la vie et qui vont potentiellement retrouver un équilibre dans une famille qui aura fait le choix de les accueillir. Sa mise en scène sait être inventive pour nous guider dans les émotions que les personnages traversent. Sa narration est claire et fluide. 

Certes, les rebondissements suivent un modèle classique. Cependant, il y a beaucoup de cœur dans la façon dont cette histoire est racontée. Le film est souvent drôle, car il joue sur le décalage entre le fantasme de la famille versus la réalité du fait d’être parent. Les dialogues sont enlevés et une dynamique agréable s’établit dans les relations entre les personnages, sans jamais juger, mais en acceptant les imperfections des uns et des autres pour les rendre attendrissantes au fur et à mesure du déroulement des événements. 

On voit une famille - finalement ni plus ni moins dysfonctionnelle que les autres malgré les épreuves non-conventionnelles qui viennent se mettre sur son chemin - se construire sous nos yeux. On s’y attache beaucoup, notamment grâce au travail des acteurs qui apportent une personnalité spécifique à leurs protagonistes. Tous ensembles, ils sont au diapason pour nous faire rigoler et rendre cette aventure émouvante.

Mark Wahlberg, qui interprète Pete, compose un duo solide avec Rose Byrne, qui interprète Ellie. Ils forment un couple crédible et harmonieux, car ils se créent un univers à eux et on les sent prêts à tout affronter. 



Les enfants Lizzie, Juan et Lita sont interprétés par Isabela Moner, Gustavo Quiroz Jr. et Julianna Gamiz. Ils sont chacun de dignes représentants de leur tranche d’âge avec tout ce que cela englobe de tendresse, de détresse et de comportements agressifs ou décontenançant. 



Les grands-mères, très différentes et importantes dans cette dynamique familiale, sont Grandma Sandy, interprétée par Margo Martindale, qui prend un malin plaisir à venir mettre dans le mix son grain de sel énergique et nécessaire et Jan, interprétée par Julie Hagerty. 


Et comme une cerise sur le gâteau, l’équipe singulière et efficace qui s’occupe de faire la transition du placement des enfants dans les familles est composée d’Octavia Spencer, qui interprète Karen, et Tig Notaro, qui interprète Sharon. Elles sont excellentes pour faire fonctionner leurs caractères opposés tout en étant à la fois sérieuses et comiques.

Copyright photos @ Paramount Pictures France

APPRENTIS PARENTS est une comédie comme on les aime, drôle et touchante. Elle permet de passer un très bon moment au cinéma tout en abordant des sujets compliqués. C’est une réussite et une bonne surprise. 

NOTES DE PRODUCTION
(À ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

DONNE-MOI JUSTE UN PEU D’AMOUR 

Si la parentalité est souvent un sujet de film abordé avec sérieux, Sean Anders est parvenu à en faire ressortir à la fois les aspects intimes et plus légers. Quand le réalisateur et sa femme ont pris une décision qui allait changer leur vie – l'adoption de trois frères et soeurs –, “il s’est passé beaucoup de choses très drôles et beaucoup de choses très frustrantes. Se retrouver dans cette situation où vous accueillez des gens chez vous qui, tout d’un coup, deviennent vos enfants, sans que vous les connaissiez ou qu’ils vous connaissent, c’est déjà en soi une comédie de mœurs”. 

Sean Anders poursuit : “Je me suis dit que ce serait génial si John Morris (coauteur et producteur) et moi pouvions faire une comédie sur cette thématique, sans que ce soit un drame tire-larme que les gens craindraient d’aller voir. C’était possible de faire un film sous cet angle parce que ma propre expérience a été à la fois drôle, réconfortante et déchirante. J’espère que ce film permettra à des enfants de trouver une famille et un foyer”. 

Sean Anders explique : “Des années plus tard, quand nous avons décidé d’écrire cette histoire avec John, je suis retourné voir mon ancienne assistante sociale et j’ai rencontré d’autres familles et d’autres enfants. La dimension comique du film s’est échafaudée à partir des situations que j’ai vécues ou qui ont été vécues par d’autres personnes qui ont bien voulu me raconter leurs histoires”. 

Mark Wahlberg, qui a tourné dans trois films de Sean Anders, est convaincu que le parcours personnel de ce dernier a nourri le film : “Ça donne au film un ancrage émotionnel, une sincérité et une authenticité qui le rendent profondément humain et touchant. Tout le monde peut s’y reconnaître. Je crois que ça va être un vrai ‘feel good movie’ à une époque où les gens ont besoin de se faire du bien”. 

Sean Anders reconnaît : “En toute franchise, j’adore les 'happy ends'. Mettezmoi devant un film comme JUSQU’AU BOUT DU RÊVE et je serai à ramasser à la petite cuiller. C’est tout moi, ça. Ce qui me ressemble, c’est de faire un film avec le cœur, qui va faire du bien au public et en même temps, l’emmener vers des thématiques plus sombres. Rien de tout ça n’est faux ou inventé. J’ai connu des parents qui ont traversé des épreuves beaucoup plus dures que les miennes ou celles des personnages du film, mais le point commun entre toutes ces personnes, c’est qu’aucune n’aurait voulu que les choses se soient passées autrement. C’est comme ça que j’ai su que ce film pouvait être une comédie et pouvait faire chaud au cœur”. 

De son côté, John Morris a adoré collaborer avec Sean Anders sur le scénario : “Nous nous sommes pas mal servi des erreurs commises par Sean dans un but humoristique. Ses enfants à lui sont absolument géniaux, si bien qu'on en a rajouté un peu en créant un personnage d’adolescente. On s’est inspiré de Maraide Green, une jeune femme qu’on a rencontrée et qui a grandi en famille d’accueil. Nous avons intégré une partie de son histoire au scénario. Elle nous a inspirés et nous a donné plein d’idées. De Los Angeles, elle est venue à Atlanta où avait lieu le tournage pour devenir consultante pour le film. Elle est fantastique”. 

Sean Anders et John Morris ont remis à Maraide Green une première version du scénario pour avoir son avis. Sean Anders se souvient : “Elle nous a donné d’excellents conseils et nous a permis de moduler l’histoire pour la rendre plus réaliste – et d'un réalisme parfois assez brutal”. 

Certains passages ajoutés s'inspirent ainsi directement de la vie de Maraide Green. Maraide Green raconte : “J’ai été adoptée à 13 ans, mais auparavant, j'ai été ballottée de placement en placement. Ma mère s’est vue retirer ma garde quand j’avais 8 ans, parce qu’elle se droguait et qu'elle avait des partenaires violents. Je me suis retrouvée à vivre dans des foyers et des familles d’accueil pendant quelques temps, avant de retourner vivre avec elle. Au début, ça s’est bien passé, puis elle s’est remise à prendre de la drogue. J’ai de nouveau été placée et j’ai vécu dans plusieurs familles d’accueil. Dans l’une d’elles, j’ai cru que j’allais être adoptée mais finalement ça n’a pas marché, et du coup j’ai été envoyée dans une autre famille d’accueil qui, heureusement cette fois, m’a adoptée. Tout à coup, je me suis retrouvée avec quatre frères et sœurs et des parents, et ça s'est très bien passé. Aujourd’hui j’ai 20 ans et j’étudie à UCLA, c’est ce dont j’avais toujours rêvé”. Elle se souvient : “Après ma rencontre avec Sean, il m’a envoyé le scénario et je l’ai trouvé bien. Je le lui ai renvoyé avec pas mal de commentaires, du genre ‘ça, ça n’arriverait pas’ ou ‘ça, ce n'est pas cohérent'. Il voulait que le film soit authentique et ça m’a plu. Quiconque a vécu en famille d’accueil et voit ce film va forcément s’y retrouver, parce qu’il est très réaliste”. 

Elle poursuit : “J’étais heureuse que ce film raconte l’histoire d’enfants en famille d’accueil sans être pour autant un drame d'une gravité extrême. Ce que j’adore dans le film, c'est qu'on rit beaucoup”. 

Maraide espère que le film changera le regard sur les enfants en famille d’accueil : “Les enfants qui sont en famille d’accueil ne sont pas bizarres, déglingués ou cinglés, ce sont juste des enfants. Ils ont vécu des choses difficiles, mais ils peuvent toujours réussir et accomplir des choses incroyables s'ils reçoivent un peu d’amour”. 

Pendant l’écriture du scénario, Sean Anders et John Morris ont aussi trouvé l’inspiration auprès d’Allison Maxon, une assistante sociale du Kinship Center, où Sean Anders et sa femme ont adopté leurs trois enfants. John Morris explique : “Allison nous a permis d'entrer en contact avec des parents qui ont adopté des enfants placés. On voulait avoir les deux sons de cloche, si bien qu'on a échangé avec les parents adoptifs et avec les enfants qui ont vécu en structures d’accueil”. 

Allison Maxon ajoute : “Les péripéties de Pete et Ellie dans le film reflètent vraiment la vie de nos familles, avec ses hauts et ses bas. Il y a des passages très réalistes concernant ce qui arrive à nos enfants. Sean a su mettre cela en valeur dans le scénario. Il n’a pas écrit avec un oeil extérieur – au contraire, il a écrit à partir de sa propre expérience. Il y a de l’humour dans ce film, et ce n’est pas toujours le cas quand on s’intéresse à ce sujet”. 

“Les meilleurs réalisateurs refont souvent le même film”, estime le producteur Marc Evans. “Je pense que les films de Sean et John ont toujours parlé de la famille d’une certaine façon. C’est ce qu’on retrouve dans VERY BAD DADS 1 et 2. Sean a vécu ces situations. Une famille, ça peut être la cellule familiale parfaite où les enfants ont leurs deux parents à la maison. Mais ça peut aussi être le groupe d’amis qui a fait ce film. Ou ça peut être un couple qui adopte un enfant et fonde ainsi sa propre famille”. 

ON FRAPPE À LA PORTE 

APPRENTIS PARENTS commence par une scène où Pete et Ellie Wagner (Mark Wahlberg et Rose Byrne) visitent une maison abandonnée. C’est un couple marié et comblé : ils sont amoureux et ont monté leur entreprise de rénovation immobilière. Ils repèrent la structure et le potentiel de propriétés à l’abandon et les transforment en maisons de rêve. Ellie a déniché une ruine avec cinq chambres dans un quartier avec une bonne école, et elle entend la rénover pour sa soeur qui est en train de fonder une famille. 

Celle-ci n’a pas autant d’imagination qu’Ellie : elle n’est pas inspirée par cette maison… et son mari non plus. Se sentant en rivalité avec sa soeur qui mène une vie quasi parfaite – elle a en effet le temps de passer des soirées en amoureux et de jouer au golf avec Pete –, elle lui lance : “Si cette maison est si géniale, pourquoi vous ne la gardez pas pour vous ?” Son mari met de l’huile sur le feu : “Qu’estce qu’ils feraient de cinq chambres et un jardin ? On sait bien qu’ils n’auront jamais d’enfants”. 

En entendant ces mots “ils n’auront jamais d’enfants”, Ellie est sous le choc et interroge Pete du regard. 

Dans APPRENTIS PARENTS, Ellie et Paul Wagner s'aventurent dans les méandres de la parentalité, et tombent sous le charme de Lizzy (Isabela Moner), une adolescente dure à cuire de 15 ans, baladée de foyer en foyer depuis ses onze ans. Leur rencontre a lieu lorsque Lizzy repère Pete et Ellie en train de se chamailler pour savoir s’ils doivent aller parler aux "grands", des ados qui trainent a l’écart du pique-nique du foyer. Cet événement un peu embarrassant est censé permettre aux futurs parents de faire connaissance avec les enfants (de préférence les plus jeunes). Remis à leur place par cette adolescente qui n’a pas froid aux yeux, Peter et Ellie n’arrêtent pas de penser à elle. 

Ellie et Pete rencontrent leurs assistantes sociales (Octavia Spencer et Tig Notaro) et découvrent que Lizzy est une bonne élève mais qu’elle refuse de vivre en famille d’accueil. Ils sont surpris d’apprendre qu’elle a deux plus jeunes frères et soeurs, Juan (Gustavo Quiroz) et Lita (Julianna Gamiz), et qu’elle insiste pour s’en occuper elle-même. 

Le trio a enchainé les passages devant le juge et les placements en familles d’accueil, emportant toute leur vie dans un sac qu’ils promènent de maison en maison. Lizzy est rebelle et obstinée. Parfois manipulatrice, elle refuse catégoriquement de faire confiance aux adultes. Comme le remarque Ellie : “On ne peut pas lui en vouloir”. Son frère cadet est fragile et émotif, toujours prêt à s’excuser par crainte d’être renvoyé dans une énième famille d’accueil. Lita, la plus jeune, est une enfant turbulente et bagarreuse, qui pique des crises, ne veut manger que des frites et peut devenir un vrai petit diable quand elle n’obtient pas ce qu’elle veut. 

Pete et Ellie hésitent. “Je vais être honnête avec toi : je pensais que quand on rencontrerait nos enfants, il y aurait une sorte de connivence cosmique... On ne parle pas d’un engagement d’un an là, si on dit oui, dans une semaine ils sont chez nous pour la vie”, déclare Pete à Ellie. Leur premier groupe de soutien dans la structure d’accueil les aide à sauter le pas. Ils sont bouleversés par l’intervention d’une étudiante appelée Brenda, qui a vu sa vie basculer quand elle a été adoptée par les parents de sa famille d’accueil. Brenda raconte : “J’avais 14 ans et j’allais d’un placement à un autre. Personne ne veut d’un adolescent, si bien que j’allais bientôt être trop vieille. Plus de la moitié des enfants qui dépassent l’âge d’être accueillis en famille d’accueil se retrouvent SDF, drogués, en prison ou morts dans les deux ans. C'est ce qui m’attendait. Je devais essayer d’entrer dans l’âge adulte sans une famille pour m’aider à choisir une université, sans personne à qui rendre visite pendant les vacances, personne pour me consoler après ma première rupture… 

Puis, ces deux êtres exceptionnels sont arrivés, et je ne leur ai pas facilité les choses. Mais j’avais beau les repousser, ils étaient toujours là pour moi, à me préparer un sac pour le déjeuner ou à proposer de m'accompagner où je voulais en voiture”. 

Ellie lance à Pete : “Et maintenant, tu penses qu’on peut y arriver ?”. Il réplique : “Tu viens d’entendre ce qu’elle a dit ? C’était la chose la plus géniale que j’aie jamais entendue ! C’est exactement ce qu’on fait : on voit le potentiel des choses et on les retape. C’est ce qu’ils ont fait”, s’exclame-t-il en désignant les parents adoptifs de Brenda. “Ils ont trouvé un enfant en mauvais état. Ils lui ont remis une couche de peinture, ils ont gratté son revêtement en crépi émotionnel, et ont installé un plan de travail avec de l’amour, de la confiance en soi et je ne sais quoi encore. On est fait pour ça ! Est-ce que tu es à fond ? Tu n’as pas l’air à fond ?”. Ellie avoue : “J’ai juste l’impression que tu t'imagines que les choses vont être plus faciles qu'elles ne vont l’être en réalité”, et il rétorque : “Quand tu vis un grand moment qui va changer ta vie comme celui-ci, il faut être à fond. On est sur le point de faire quelque chose de dingue !” Pete et Ellie renoncent à leur vie quasi parfaite et accueillent à bras ouverts ce qui leur manquait : Juan, Lita et Lizzy. Lorsqu’ils poussent tous les cinq la porte de chez eux, Meatball, le chien pataud et débordant d’amour, jaillit dans l’entrée pour faire la fête à cette apprentie famille. 

Sean Anders raconte son expérience : “Au début, on a l’impression de garder les enfants de quelqu’un d’autre. Mais en fait non, ils ne vont pas partir. Et chaque jour, il y a de nouvelles règles et de nouvelles situations auxquelles on n’avait pas pensé. Il n’y a aucun cours pour apprendre tout ça. C’est pour cette raison que le film s’appelle APPRENTIS PARENTS”, explique Sean Anders. 

Sean Anders raconte comment son épouse et lui en sont venus à prendre la grande décision de recourir à l’adoption et comment ils l’ont vécu. Il se souvient : “C’était complètement différent de ce qu’on imaginait. Notre périple a commencé exactement comme celui des personnages du film : ma femme et moi discutions pour savoir si on voulait avoir des enfants. Cela faisait des années qu'on en parlait, et à un moment j’ai dit que je me sentais un peu trop vieux pour être père. Je ne voulais pas être le vieux papa qui n’arrive pas à lancer le ballon à son garçon”. 

“J’ai dit à ma femme pour rigoler : ‘Pourquoi est-ce qu’on n’adopterait pas un enfant de 5 ans, comme ça ce serait comme si on s’y était mis il y a cinq ans’. Ma femme m’a répondu : ‘Tu sais que j’y pense’. Et j’ai ajouté : ‘Je disais juste ça pour rigoler’, mais c’est comme ça que la conversation a démarré”. 

“Le pique-nique auquel ont est allé avec ma femme est une des choses les plus délirantes que j’aie jamais faites de ma vie. C’est tout simplement impossible de savoir comment se comporter dans cette situation… On n’est pas censé aller parler en premier aux enfants qu’on ne connaît pas. Le simple fait d’organiser ce genre d’événement est vraiment étrange. On était super mal à l’aise, et en même temps c’était important pour nous car c’était la première fois qu’on pouvait voir tous ces enfants”. 

Quand il a commencé à écrire le scénario, Sean Anders reconnaît : “Dans les premières versions, j’imaginais ma propre famille. Mais au fur et à mesure qu’on ajoutait des histoires provenant des autres familles et des travailleurs sociaux, ça devenait plutôt un mélange entre les expériences de différentes personnes. 

Les personnages étaient inspirés de ma famille, plutôt que d’en être des copies conformes”. 

ENSEMBLE, ON PEUT LE FAIRE 

Sean Anders reconnaît qu’avec APPRENTIS PARENTS il s’éloigne un peu de ses films précédents. Il est conscient que le film aborde des questions complexes et des sujets délicats. “Je pense que nous traitons les sujets sensibles avec sincérité. Ce n’est pas toujours facile car ce qu’on raconte est parfois dur, terrible ou triste, mais tout est là”, déclare Sean Anders. “Sans le faire exprès, j’ai mené mes premières recherches en assistant à des cours de préparation à l’adoption, en rencontrant des familles et des enfants. Mais à l’époque, je ne faisais pas ces recherches pour le scénario”. 

“Sean est très doué pour amener les choses avec humour et dynamisme, mais il sait aussi répondre aux attentes du public sur le plan émotionnel”, explique Mark Wahlberg, qui a joué dans trois films de Sean Anders. “C’est vraiment fort de savoir que Sean a fondé sa famille en accueillant des enfants chez lui et qu’il encourage d’autres personnes à faire de même. Je pense que ça va beaucoup plaire au public, et j’espère que cela donnera des idées à d’autres personnes”. 

Rose Byrne revient sur ce qui l’a attirée dans le projet, et comment elle s’est appropriée son personnage : “Pour être honnête, je ne sais pas si je l’aurais fait si le film n’avait pas été à moitié autobiographique”, reconnaît-elle. “Ça donne au film une authenticité, une sensibilité et un sentiment d’intimité qui n’auraient pas été possibles autrement. Ce sujet est hautement sensible et on tenait à l’aborder avec beaucoup de délicatesse. C’était donc essentiel que Sean soit aux commandes”. 

Elle poursuit : “Sean a toujours voulu faire un film pour toute la famille, qui soit accessible, drôle et tout public. En tant qu’actrice, ça m’a donné envie de faire tout mon possible pour donner vie à cette histoire. Je sais qu’avec ce film, Sean veut donner envie aux gens d’envisager la solution de l’adoption : il tient vraiment à agir au mieux”. 

Rose Byrne évoque son personnage : “Ce qui m’a plu chez Ellie, c’est son mélange de fragilité et de force. Elle est prête à s’aventurer en terre inconnue, quitte à être effrayée parfois, et à en accepter les hauts et les bas : elle aime ses enfants et en même temps elle les déteste. Elle se dit qu’ils ont peut-être fait une erreur. Ce que j’adore aussi chez Ellie, ce sont ses rapports avec Lizzy. A mon sens, elles vivent une sorte d’histoire d’amour et la relation mère-fille est toujours éprouvante”. 

Rose Byrne se souvient : “Je parlais beaucoup avec Sean parce qu’évidemment c’est son histoire, et c’était formidable de l’écouter parler de ce qui s’est passé tout au long de son périple. J’ai rencontré Beth, sa femme. J’ai rencontré beaucoup de travailleurs sociaux et de mères qui accueillent des enfants placés. Dans ce film, on est entouré de travailleurs sociaux, de personnes qui ont été placées, qui le sont encore, ou bien de personnes qui accueillent des enfants en vue d’une adoption, comme Allison Maxon. C’est une assistante sociale exceptionnelle qui a été d’une grande aide”. 

Elle ajoute : “Nous avons eu de très bons consultants sur le film, en particulier Maraide Green qui est une jeune femme formidable. Elle a été placée en famille d’accueil, puis adoptée plus tard. Elle m’a beaucoup aidée à construire cette relation, et m’a permis de comprendre à quel point elle est compliquée et extraordinaire”. Octavia Spencer, qui a été oscarisée, interprète Karen, la conseillère des Wagner qui dit les choses avec franchise, pour le meilleur comme pour le pire. Octavia Spencer se rappelle pourquoi elle a eu envie de participer au film : “Tout d’abord, j’avais vu les autres films de Sean, si bien que je savais en lisant le scénario que j’allais m’amuser. Mais je ne m’attendais pas à être touchée à ce point”. 

Elle enchaîne : “C’est merveilleux d’avoir un réalisateur qui a une proximité aussi forte avec l’histoire : cela lui permet d’y distiller de l’humour mais aussi beaucoup d’humilité. Et quand on rit, ou parfois qu’on pleure, on comprend ce que cette histoire a d’humain, et pourquoi c’est important de la raconter. La vie, ce n’est pas seulement du drame ou de la comédie, c’est les deux à la fois et à l’excès. Ce qui est magnifique dans cette histoire, c’est qu’on explore toute la gamme des émotions”. 

Octavia Spencer explique ce qui l’a séduite dans la thématique du film : “À présent, je veux participer à des projets qui font rire les gens, qui les font pleurer et qui leur permettent de s’échapper un peu de leur quotidien – et le scénario répondait à tous ces critères”. Elle poursuit : “Cela m’a aussi permis de me rendre compte que c’est quelque chose que je pourrais faire. Je pourrais être un parent aimant pour un enfant”. 

Margo Martindale, récompensée par un Emmy, joue la mère de Pete, Grandma Sandy : “Je pense que le fait d’avoir un réalisateur qui a vécu l’adoption est une force pour le film. Il est moins sentimental et plus drôle, surprenant et original que quelqu’un qui aurait inventé l’histoire de bout en bout sans l’avoir vécue”. 

Julie Haggerty, qui incarne Jan, la mère d’Ellie, évoque le projet : “C’est l’histoire de Sean et on voit bien qu’il connaît chacune de ces personnes, qui ne sont plus seulement des personnages. Ce sont de vraies personnes qu’il a côtoyées dans sa vie et il sait comment les liens se nouent entre elles. Il a constamment en tête chacun des personnages et la situation d’ensemble”. 

Dans la plupart des scènes, des familles adoptives ont joué des rôles de figurants. John Morris raconte : “Dès qu’on en avait l’occasion, on essayait de faire participer des personnes qui ont été en famille d’accueil, qui ont adopté, ou qui ont un lien avec cet univers. Certaines d’entre elles ont tenu des rôles, d’autres ont rejoint l’équipe de tournage. C’est important de sentir qu’on apporte une modeste contribution en aidant ces gens”. 

Sean Anders ajoute : “Les enfants placés sont protégés par de nombreuses règles de droit à l’image, ce qui fait que c’est difficile de les faire jouer dans un film. Du coup, on est allé chercher des familles dont les enfants étaient déjà adoptés légalement. C’était génial de les voir tous ensemble dans le parc et de faire partager cette expérience à tous ces gens”. 

Isabela Moner (Lizzy) partage son expérience au sein de cet environnement : “Je pense que le projet n’en est que plus réussi, et que cela motive d’autant plus les gens à tout donner”. Elle raconte : “J’ai rencontré Maraide Green pendant la prépa. Je m’attendais à ce qu’elle soit cool et mûre en raison de tout ce qu’elle a vécu. 

Mais elle était aussi super marrante et très honnête par rapport à sa situation. Le fait d’en savoir plus sur son passé m’a permis de mieux cerner Lizzy et de comprendre pourquoi elle agit comme ça dans le film”. 

“Sean apporte au film son expérience, et j’ai de la chance de faire partie de l’aventure. Je suis particulièrement sensible aux projets qui s’inspirent d’une part de vérité, et c’est totalement le cas ici”, se réjouit Tig Notaro, qui joue le rôle de Sharon, l’assistante sociale posée et pragmatique qui travaille aux côtés de la très directe Karen. “Sean est formidable. Il est très présent et a beaucoup d’humour”. Tig Notaro reconnaît : “L’adoption m’intéresse beaucoup. On en parle souvent avec ma femme. On a deux garçons, et on envisage toujours cette possibilité. J’ai fait beaucoup de recherches sur l’adoption et l’accueil d’enfants placés. Maintenant que j’ai travaillé sur ce film, que j’ai appris à connaître Sean et que j’ai rencontré ses enfants, je me dis qu’on pourrait vraiment l’envisager”. 

Quand on lui demande si le film va changer le regard du grand public sur l’adoption, Octavia Spencer affirme : “J’en suis convaincue. Sean s’intéresse à des sujets importants, il pose les bonnes questions et le film apporte des réponses. Je pense que cela peut avoir un impact fort, en tous cas c’est ce que je souhaite”. 

AU PLUS PRÈS DE LEURS RÔLES 

Le co-auteur et producteur John Morris explique : “Il nous aura fallu environ un an en tout pour écrire le scénario. En fait, on a fait VERY BAD DADS 1 et VERY BAD DADS 2 tout en s’attelant à APPRENTIS PARENTS entre les deux films. On a fait lire le scénario à Mark Wahlberg qui l’a adoré. Il s’est engagé dans l’aventure, et à partir de là, la machine était en route”. 

Sean Anders a travaillé avec Mark Wahlberg sur les deux VERY BAD DADS, et, se souvient-il, quand il réfléchissait à un acteur pour le rôle principal de Pete, “je pensais à Mark parce que je me disais qu’on devrait engager un homme dont on aurait plaisir à le voir devenir sensible au contact des enfants. C’était génial de voir Mark, qui joue habituellement des personnages de films d’action plutôt stoïques et durs à cuire, être submergé par l’émotion”. 

S’agissant du choix de Rose Byrne dans le rôle d’Ellie, Sean Anders reconnait : “Ça n’a pas été une décision facile, parce que le personnage était conçu comme quelqu’un de très passionné qui s’énerve facilement. D’une certaine façon, Rose ressemble à Mark parce qu’elle fait partie des rares personnes qui sont aussi à l’aise dans la comédie que dans le drame. Elle est à l’aise dans tous les registres”. John Morris ajoute : “C’était nouveau pour nous de travailler avec Rose et elle est extraordinaire. Elle est incroyablement drôle et émouvante, c’est quelqu’un de formidable”. 

“Mark et Rose ont formé un duo génial. Le reste de la distribution s’est faite naturellement”, témoigne Sean Anders. “Toutes les femmes qui jouent dans le film sont épatantes. Rose Byrne, Octavia Spencer, Tig Notaro, Julie Hagerty, Margo Martindale et Isabela Moner : elles sont toutes géniales ! On n’aurait pas pu rêver mieux”. 

Isabela Moner campe Lizzy, l’ado qui retient l’attention de Pete et Ellie lors de leur rencontre au pique-nique. Sean Anders se souvient : “Sheila Jaffe, notre directrice de casting, nous a dit qu’Isabela venait de tourner dans TRANSFORMERS avec Mark, où elle interprète également un rôle d’orpheline. On a organisé une audition par Skype, et Mark nous l’a recommandée”. 

Sean Anders signale : “On lui a demandé de passer l’audition par Skype, ce qui n’est pas évident. Elle a joué quelques scènes et à la fin on était tous en larmes et on s’est dit qu’elle avait décroché le rôle”. “Elle a tout simplement assuré”, confirme Marc Evans. “Isabela est une petite merveille. Elle est en train de devenir une actrice extraordinaire. Elle comprend tout, elle est intelligente, elle donne de sa personne et sait se remettre en question. 

Quand on tourne des scènes avec des gens comme Mark, Rose et Octavia, il faut vraiment être à la hauteur et c’est son cas”. 

“Julianna Gamiz est la gamine la plus mignonne du monde et la caméra l’adore. Gustavo est un enfant adorable, il est génial”, raconte John Morris. “On a vu beaucoup de candidats. Demander à un enfant de six ans de jouer des scènes dramatiques et de pleurer, ce n’est pas toujours facile. On a fait venir des coachs pour travailler ces scènes. On est tous fous de ces enfants, ils travaillent durs et sont très bien élevés”. 

Sean Anders ajoute : “Ce qu’on recherche avant tout, ce sont des enfants qui ont de la personnalité et qui savent écouter. Pour Julianna c’était une première mais elle a su écouter. Elle est adorable et a une personnalité bien affirmée”. Quant à Gustavo, les auteurs du film avaient une autre idée en tête pour son personnage. Comme l’explique Sean Anders : “On voyait Juan comme quelqu’un de très excité, et puis on est tombé sur Gustavo, un garçon de douze ans adorable et discret. On lisait la gentillesse dans ses yeux, ce qui m’a fait un peu penser à mon fils Johnny. Je suis très heureux qu’on l’ait rencontré, il a insufflé au personnage de nombreuses nuances qui n’étaient pas dans le scénario de départ mais qu’on a ajoutées ensuite”. 

En ce qui concerne Octavia Spencer, Sean Anders déclare : “On savait que les assistantes sociales Karen et Sharon allaient avoir un rôle clé dans l’histoire. Je n’aurais jamais pensé réussir à obtenir l’accord d’Octavia Spencer. Quand elle a dit oui, c’était une vraie victoire parce qu’on mourait d’envie de la voir jouer dans le film”. 

“Une fois qu’Octavia a rejoint le casting, on s’est demandé qui ferait un bon acolyte”, se souvient John Morris. “On réfléchissait tout haut, je crois qu’on était devant Netflix et je suis tombé sur le spectacle de Tig Notaro. Je me suis dit qu’elle serait parfaite dans le rôle. On l’a rencontrée et elle était formidable, c’est une vraie source d’inspiration”. 

“C’était un défi d’écrire ces deux rôles”, concède John Morris. “On avait déjà écrit le scénario en ayant Octavia en tête. Une fois que Tig a rejoint l’équipe, on a regardé tous ses spectacles de stand-up pour observer son élocution, son rythme et son vocabulaire. Ensuite, on a essayé d’écrire les scènes d’une façon qui soit naturelle pour elle. Et elle a tout déchiré. C’est la personne la plus drôle sur le plateau, elle fait marrer tout le monde”. 

FAMILLE POUR LA VIE 

LES PARENTS 

MARK WAHLBERG (Pete Wagner) — Fils, époux, père adoptif. 

“Sean m’avait un peu parlé de son envie de faire ce film au début du tournage de VERY BAD DADS 2. Mais c’était juste une idée, et ce n’était pas la première fois qu’on évoquait des idées ensemble sans que ça n’aboutisse. Mais quand il est revenu vers moi, je suis devenu dingue de sa proposition”. 

“À chaque fois que je lui en parlais, avant même que je ne reçoive le scénario finalisé, la discussion était toujours très émouvante”, se rappelle Wahlberg. “Être parent tout en sachant à quel point cela peut être difficile pour tous ces enfants qui sont en famille d’accueil, c’est quelque chose de poignant. Quand j’ai lu le scénario, j’étais mort de rire… mais j’ai aussi un peu pleuré”. 

Rose Byrne incarne Ellie, la femme de Peter. “Elle est géniale. Je me suis de plus en plus attachée à elle et aux enfants durant le tournage. On est devenu une sorte de famille un peu étrange. C’était vraiment super”. Wahlberg a adoré tourner avec Tig Notaro et Octavia Spencer, qui incarnent deux assistantes sociales : “J’ai toujours été un grand fan de Tig et d’Octavia. C’était vraiment génial de pouvoir travailler, discuter ou passer du temps avec elles. Vous vous rendez compte de tous les talents incroyables qui nous ont rejoint sur ce film ? C’est la preuve que tout le monde était convaincu par l’histoire”. 

“Leur tandem de personnages est fondé sur la dynamique du ‘bon flic/ mauvais flic’. Elles sont très persuasives : au début, Pete et Ellie se lancent dans cette aventure en pensant qu’ils adopteront un seul enfant. Peu de temps après, on fait la connaissance de cette adolescente super cool, mais ce qu’elles se garde bien de nous dire, c’est qu’elle est accompagnée de ses deux jeunes frère et soeur. J’ai trouvé que c’était deux rôles géniaux pour toutes les deux”. 

Wahlberg évoque son travail avec les enfants : “Les rapports ne sont pas les mêmes à l’image et entre les prises. On ne peut pas s’empêcher de tisser des relations avec les enfants dans le film, mais aussi dans la vraie vie. À mesure qu’on avançait dans le tournage, on sentait qu’il y avait de vrais liens qui se nouaient”. Wahlberg s’esclaffe, tout en admettant : “Isabela, on dirait vraiment ma fille, avec son mauvais caractère, son sens de la répartie et tout ce qui va avec. Ç’a été assez étrange pour moi, parce que j’ai une fille de 14 ans à la maison, et il y a beaucoup de choses à gérer. Comme il se passe la même chose dans le film avec Lizzy, notamment autour de la question des tenues et de plein d’autres choses du genre, ça m’a vraiment parlé”. 

Wahlberg compare ce tournage à ses précédents projets avec Sean Anders : “Il sait exactement ce qu’il veut, mais il n’hésite pas à prendre le temps qu’il faut quand il s’agit d’exprimer des émotions fortes. C’est formidable d’assister à sa progression et à son épanouissement comme scénariste et réalisateur. Et John Morris a été vraiment génial. Ils s’entendent très bien, si bien que c’est vraiment sympa d’observer des gens qui ont plus d’expérience, qui se font confiance et qui savent ce qu’ils veulent, et comment ils veulent s’y prendre”. Avant d’admettre : “Je préfère mille fois travailler avec quelqu’un qui sait ce qu’il veut”. 

“J’ai appris pas mal de choses sur l’adoption à travers ce tournage, mais j’ai encore beaucoup de lacunes”, reconnaît Wahlberg. “Il y a tellement d’enfants merveilleux qui ont besoin de familles”. Il ajoute : “Fonder une famille est une expérience extraordinaire et gratifiante, mais ça peut également être très difficile et éprouvant à certains moments, aussi bien avec des enfants adoptifs qu’avec ses enfants biologiques. Ce qui compte le plus, c’est d’être unis par l’amour qu’on se porte ; et ça, c’est une chose vraiment belle”, déclare Wahlberg lorsqu’on lui demande s’il pense que le film peut changer le regard des gens sur l’adoption. 

ROSE BYRNE (Ellie Wagner) — Fille, sœur, épouse et mère adoptive. 

“C’était vraiment fabuleux de travailler avec Mark”, explique Rose Byrne. “Il a beaucoup d’humour et sa gravité est à la fois très naturelle et très drôle. Je crois qu’on a vraiment fini par trouver notre rythme dans le couple que forment Pete et Ellie. Quand vous vous lancez dans ce genre de projets, quand vous décidez d’accueillir des enfants, il est très important d’être sur la même longueur d’ondes. C’est un sujet sur lequel ils blaguent beaucoup tous les deux. Ils ont une relation très solide au fond, et du coup, j’espère que nous avons réussi à le montrer à l’écran et que cela reste crédible”. 

“Les trois enfants ont été incroyables. Isabela a beaucoup d’expérience, et elle est vraiment fantastique. Elle puise beaucoup dans ses émotions et en même temps, elle a une grande force en elle, ce qui rend son personnage particulièrement réaliste. Du coup, elle apporte au film une grande part d’authenticité, vraiment essentielle. Et c’est quelque chose qu’on ne peut pas feindre”. “Gustavo, qui joue le rôle de Juan, est vraiment adorable : c’est le plus vulnérable des trois, et ça vous serre le coeur. Il éclate tout le temps en sanglots, et il a surtout très envie de trouver une famille dans laquelle il puisse trouver sa place. Ça se voit d’emblée, et c’est lisible sur son visage”. 

“Julianna Gamiz incarne Lita, et c’est une pile électrique. Je la surnomme El Jefe, parce que c’est elle la chef. Quand elle arrive quelque part, tout le monde sait qu’elle est là. C’est une fille très, très rigolote et vraiment adorable. Et une vraie boule d’énergie”. 

Dans le rôle des assistantes sociales, “Octavia Spencer et Tig Notaro sont hallucinantes”, déclare Rose Byrne. Elle ajoute : “Elles sont franchement marrantes. C’est un duo comique qui marche vraiment bien. Elles sont extrêmement différentes. Tig me scie. Elle a beaucoup d’empathie et elle est très sensible si bien qu’elle gère à la perfection les moments dramatiques. Et Octavia est merveilleuse. Du coup, j’étais ravie qu’elles acceptent toutes les deux de s’engager dans l’aventure. Elles apportent une touche comique à plusieurs scènes mais elles leur donnent aussi pas mal de réalisme, et c’est assez exceptionnel”. 

“Sean Anders sait ce qu’il veut, et j’ai adoré travailler avec lui”, reprend Rose Byrne. “Il y avait de gros enjeux sur ce film pour lui. Il souhaitait vraiment raconter cette histoire qui lui tient à coeur. On a été entourés de gens formidables qui ont apporté leur soutien au projet et qui étaient déterminés à diffuser le message du film avec humour, optimisme et d’une façon très accessible”. 

LES ENFANTS 

ISABELA MONER (Lizzy), GUSTAVO QUIROZ (Juan) et JULIANNA GAMIZ (Lita) 

Évoquant son personnage, Isabela Moner raconte : “Elle ne se laisse pas approcher facilement. Pete et Ellie sont super contents quand Lita les appelle ‘maman’ ou ‘papa’, mais moi je ne suis pas comme ça du tout. Ce qui est important, c’est que les spectateurs comprennent que Lizzy est bien intentionnée. L’histoire de ce personnage est en fait adaptée de la vie d’une véritable enfant adoptée. Le film s’inspire beaucoup de son propre parcours”. 

“Je crois que c’est une histoire dans laquelle on peut facilement se projeter. C’est ce qui a attiré mon attention au départ, parce que beaucoup de gens grandissent sans se sentir aimés ou désirés. Et même si ce n’est pas mon cas, c’est ce qui m’a frappée. Et c’est au moment où j’ai parlé à Sean que j’ai pris conscience que ce projet le passionnait. J’ai adoré le scénario et je voulais savoir comment me l’approprier encore plus”. 

Isabela Moner revient sur son jeune frère et sa jeune soeur de cinéma, Juliana et Gustavo, qui incarnent respectivement Lita et Juan : “Je les adore. J’ai toujours voulu une petite soeur, et c’est vraiment comme si j’en avais une. C’est une vraie petite soeur, avec tout ce qui va avec. Elle fait tout comme moi, c’est vraiment trop mignon. Et Gustavo est un amour, et il a un très grand coeur. Et c’était très chouette de les voir s’approprier leurs personnages : ils étaient novices, et maintenant ce sont des professionnels des pleurs sur commande”. 

LES ASSISTANTES SOCIALES 

OCTAVIA SPENCER (Karen) 

Octavia Spencer parle de sa collaboration avec Anders : “Il est très prévenant. Comme il connaît le script sur le bout des doigts, si vous avez la moindre question, il peut y répondre d’une façon vraiment magnifique. Mais sa méthode de travail est aussi très novatrice ; je n’avais jamais connu ça avec aucun réalisateur. J’adore Sean”. 

Octavia Spencer explique que sa relation avec Tig Nogaro dans la vraie vie est très proche de leurs rapports dans le film. 

“On s’est tout de suite appréciées. Je suis fan d’elle depuis très longtemps et c’était génial d’avoir la chance de travailler avec elle. Elle apporte énormément à son rôle, alors que c’est pourtant très difficile d’enrichir un rôle qui est déjà si bien écrit. Elle est tellement drôle”. Elle finit par admettre que “c’est très difficile de jouer avec elle, parce qu’il faut essayer de rester concentré sur la scène et ne pas avoir de fou rire”. Elle ajoute : “Mais c’est ça qui est merveilleux, avec ce groupe : ils sont tous tellement talentueux dans tout ce qu’ils font”. 

Octavia Spencer évoque sa collaboration avec Mark Wahlberg et Rose Byrne : “Je suis très fan des deux ! Au cours de ma première journée sur le plateau, je les regardais se taquiner l’un l’autre et ils sont vraiment comme beaucoup des couples que l’on croise. Ce sont des acteurs merveilleux, et ils ont vraiment un grand sens comique”. Concernant l’équilibre entre les scènes d’émotion et les séquences de comédie, Octavia Spencer estime qu’ “il faut instiller de l’humour, mais au final, c’est un couple qui veut fonder une famille, et il n’y a rien de facile là-dedans. On rit, mais on est parfois très triste quand on les regarde se démener dans cette situation de manière très réaliste”. 

TIG NOTARO (Sharon) 

TIG NOTARO incarne Sharon, une assistante sociale, qu’elle décrit en ces termes : “Je crois qu’elle est un peu maladroite et sincère et qu’elle a beaucoup d’informations à transmettre”. 

Sa collègue de travail, Karen, est interprétée par Octavia Spencer. Tig Notaro évoque sa partenaire : “On s’est surnommées Culbuto et Culbuta, plutôt que Yin et Yang. On ne fait que se rentrer dedans. Et c’est très drôle. Ce qui m’a plu dans mon personnage, c’est que j’ai un point de vue très positif, très informé, tandis que le personnage d’Octavia intervient pour mettre en garde les gens sur la réalité des choses. Parfois, il fallait que je me souvienne que j’étais aussi en train de jouer, et que je ne pouvais pas m’arrêter pour la regarder. On s’est vraiment bien amusées”. 

Quant à Mark et Rose, Notaro précis : “Ils sont géniaux. Je n’avais pas vu beaucoup de films avec Rose auparavant. Je connaissais très bien Mark, j’étais très fan de lui avant qu’il ne se mette à jouer. Et je suis immédiatement devenue fan de Rose. Ça paraît tellement simple quand elle joue : sa diction, son sens de l’humour… 

J’étais juste raide dingue de son jeu !” Tig Notaro explique : “Je m’intéresse à l’adoption. C’est toujours un sujet de débat pour ma femme et moi. Nous avons déjà deux garçons et c’est une possibilité que nous envisageons toujours. J’ai fait beaucoup de recherches sur l’adoption et les familles d’accueil, et je crois que travailler sur ce film, et plus particulièrement faire la connaissance de Sean et rencontrer ses enfants, m’a donné le sentiment que cela pouvait devenir une réalité”. 

LES GRANDS-PARENTS 

MARGO MARTINDALE (Mamie Sandy) – Mère de Pete, grand-mère. 

Après avoir lu le scénario, Margo Martindale se rappelle : “La dimension comique était totalement originale et inattendue, et c’est vraiment ce qui m’a plu dans le projet. C’était vraiment très touchant et ça m’a beaucoup émue. J’ai adoré le scénario d’entrée de jeu”. En évoquant sa relation sur le tournage avec Julie Hagerty, qui interprète la mère d’Ellie, Margo Martindale ne peut s’empêcher de rire. “Nous sommes en rivalité pour savoir qui sera la grand-mère préférée des enfants. Et évidemment, c’est moi qui gagne ! Désolée Julie, c’est sans appel !” 

JULIE HAGERTY (Jan) – Épouse, mère d’Ellie, grand-mère. 

Abordant la capacité de Mark et Rose à trouver le bon dosage entre émotion et humour, Julie Hagerty est persuadée “qu’ils trouvent un équilibre dans l’humour, parce que cet humour naît précisément de la réalité de leur situation. Et c’est à la fois très drôle et vraiment très émouvant à regarder. Par exemple, pour la scène du repas de Thanksgiving, même si c’est le pire qu’on puisse imaginer, c’est comme ça que ça se passe généralement : ça commence bien, et à la fin tout le monde finit par se disputer”. 

“Et puis, il y a Mamie Sandy. Margo Martindale est adorable et, pour une raison ou une autre (car ce n’était pas dans le script à l’origine), nous avons fini par jouer deux grands-mères en rivalité. Elle lutte de toutes ses forces pour gagner leur affection. C’est vraiment pas juste”, rit Julie Hagerty. Quant à sa relation de travail avec Anders, Julie Hagerty déclare : “Ce que j’apprécie chez lui, c’est qu’il sait ce qu’il veut, et qu’il sait comment vous guider. Et il sait également quand il peut lâcher prise et vous laisser libre de votre jeu, ce qui est tout bonnement merveilleux”. 

LES CONSULTANTS 

MARAIDE GREEN – Consultante, assistante de production. 

Maraide Green a été embauchée comme consultante… mais elle ne voulait pas simplement être consultée. Elle souhaitait également en apprendre davantage sur la mise en scène et a demandé à être assistante de production sur le film. 

Maraide Green raconte sa première rencontre avec Sean Anders. “Sean a contacté l’agence via laquelle j’ai été adoptée, qui est la même que celle grâce à laquelle il a adopté ses enfants. Il voulait s’entretenir avec des filles qui avaient été adoptées à l’adolescence”. 

“Ma mère m’a accompagnée à l’agence. On a juste discuté : Sean nous posait pas mal de questions et beaucoup des filles qui étaient présentes étaient encore très à fleur de peau par rapport à leur histoire personnelle et fondaient en larmes à chaque question. Moi, j’ai vu beaucoup de psys en grandissant, si bien que j’ai pu raconter mon histoire sans être trop submergée par les émotions”. 

Quand Anders a demandé à Maraide Green de devenir consultante sur le film et de venir à Atlanta pour qu’elle soit présente sur le plateau, elle ne voulait pas rester les bras croisés : elle a demandé à mettre la main à la pâte. Comme elle l’explique, “ma mission sur le plateau consistait à travailler avec les enfants et à les canaliser parce qu’ils sont toujours en train de courir partout. Gustavo, qui joue Juan, est incroyable. 

C’est déjà un acteur fantastique, qui arrive à puiser beaucoup en lui-même. Et Isabela est vraiment formidable. C’est une grande actrice. Je lui ai un peu raconté mon histoire, mais elle est aussi en pleine adolescence et elle arrive sans mal à se glisser dans la peau d’une ado. Elle réussit à puiser beaucoup dans sa propre sensibilité”. 

“Je voudrais que les enfants qui sont en famille d’accueil ne pensent pas que quelque chose cloche chez eux parce qu’ils ne se font pas adopter”, explique Maraide Green. “Car rien ne cloche chez eux, et ce n’est pas leur faute. Il y a tellement de gens qui pourraient les adopter et qui ne le savent pas. Ou qui ne se rendent pas compte à quel point c’est important. Ou qui ignorent que cela va changer leur vie pour le mieux”. 

“Ce qui m’a beaucoup plu, c’est qu’il ne s’agit pas d’une histoire trop sombre, parce que j’ai souvent l’impression que les films qui parlent des enfants en famille d’accueil sont souvent très durs, tristes et déprimants. Tout le contraire de ce film. Et ça me plaît, parce que c’est ça, la vie : dans la vie, vous pouvez pleurer et rire à la fois. C’est ce que j’aime dans ce film”. 

ALLISON DAVIS MAXON – Consultante, assistante sociale au Kinship Center. 

Allison Davis Maxon est assistante sociale au sein du Kinship Center et travaille avec Sean et John depuis deux ans et demi. “Cette expérience a été très drôle et passionnante, surtout pour moi qui ne fais pas ce genre de choses d’habitude”, dit-elle. Elle se remémore sa première rencontre avec Anders. “Notre agence s’était occupée de son dossier d’aptitude et l’avait désigné compatible avec trois enfants qu’il a adoptés. Il voulait faire quelques recherches concernant l’un des personnages du scénario, une adolescente. Il souhaitait interroger des filles qui avaient été en famille d’accueil avant d’être adoptées. Et il tenait à parler avec plusieurs familles pour avoir une bonne vue d’ensemble des hauts et des bas qui jalonnent le passage de la famille d’accueil à l’adoption”. 

Allison Davis évoque les émotions que le film, espère-t-elle, suscitera chez les spectateurs : “J’espère que leurs coeurs s’ouvriront. Ce qui m’enthousiasme le plus, c’est que nos pupilles, ainsi que les parents qui ont adopté des enfants par l’entremise de familles d’accueil, puissent aller au cinéma et voir un film qui raconte leur histoire. C’est notre expérience. Et les enfants dont on s’occupe pourront dire, ‘Dis donc, c’est un film qui me ressemble!’”.

Source et copyright des textes des notes de production @ Paramount Pictures France

  
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