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jeudi 28 novembre 2019

CLUB JOKERS #8 - FREAKS & PIFFF


FREAKS & PIFFF

Pour le huitième CLUB JOKERS, le 28 novembre 2019, The Jokers nous ont proposé de (re)découvrir FREAKS sur grand écran et de débattre sur « C’est quoi, organiser un festival de film indépendant ? Pourquoi ne pas plutôt ouvrir une paillote en Corse ? » avec Fausto Fasulo et Cyril Despontin, organisateurs du PIFFF.



Avant la projection, nous avons fait la connaissance de Cyril Despontin et Fausto Fasulo, organisateurs du PIFFF, où le film avait remporté trois prix l’année dernière. 

Tous ceux qui ont découvert FREAKS en festival se sont demandés quand ce petit film indépendant américain, qui a pris la forme d'un coup de cœur général et qui a remporté des prix partout où il est passé, allait sortir au cinéma. Finalement, c'est en vidéo qu'il va sortir en janvier 2020, ce qui est une bonne nouvelle, car cela permettra à tous de pouvoir le voir.

Mon avis sur FREAKS que j'avais découvert pendant le festival UTOPIALES en 2018 est ici.

Un film de Zach Lipovsky et Adam B. Stein
Avec Emile Hirsch, Lexy Kolker, Bruce Dern, Amanda Crew, Grace Park, Matty Finochio... 

En Blu-ray, DVD et VOD • 8 JANVIER 2020


Résumé : Chloé a 7 ans et n’a jamais vu la lumière du jour. Son père la maintient à l’écart du monde extérieur, ne cessant de lui répéter qu’elle est différente, et que tout ce qui se trouve de l’autre côté de la porte d’entrée représente une menace. C’est en bravant tous les interdits que Chloé va pouvoir découvrir la vérité sur sa condition.

Bande-annonce (VOSTFR)


À propos du film (Source : The Jokers)

POUVOIRS SURNATURELS OU IMAGINATION DÉBORDANTE ?

À la frontière entre le film de super-héros, le huis-clos, le film d’épouvante et la science-fiction, Freaks surprend par son regard porté à hauteur d’enfant.

Un choix tout à fait justifié pour le duo de réalisateurs / scénaristes Zach Lipovsky et Adam B.Stein : « En grandissant, les enfants ont une vision particulière du monde. Ils ne font pas vraiment la différence entre la réalité et la fiction. En prenant le point de vue de Chloé dans le film, nous avons placé le spectateur dans sa position. Ce qui le pousse à s’interroger au fur et à mesure de l’histoire sur la réalité de ce qu’il observe. »

Le genre même du film évolue au gré des émotions de Chloé pour révéler petit à petit la réalité du monde qui l'entoure.

Pour incarner cette toute jeune héroïne, les réalisateurs ont fait appel à Lexy Kolker , une actrice de 7 ans à la maturité étonnante. A ses côtés, Emile Hirsch (Once upon a time in Hollywood, Into the wild) dans le rôle du père (sur)protecteur et Bruce Dern (Les Huit salopards, Nebraska) dans celui de l’étrange marchand de glace.

LES MUTANTS SONT PARMI NOUS

A la fois film de genre et réflexion sur la différence et la parentalité, Freaks a déjà séduit de nombreux spectateurs lors des 40 festivals qu’il a parcouru à travers le monde.

En France, le film a remporté le Prix du Jury aux Utopiales (Nantes) et surtout le "triplé gagnant" au PIFFF l’an dernier : Œil d’or long-métrage, Prix des lecteurs Mad Movies, Prix Ciné+ Frisson – en présence des réalisateurs et de leur comédienne venus tout spécialement des Etats-Unis pour l’occasion !







Zach Lipovsky et Adam B. Stein • Réalisateurs / Scénaristes / Producteurs


Ils se rencontrent lors de l’enregistrement de l’émission On the lot, un programme de télé-réalité produit par Steven Spielberg visant à révéler de nouveaux metteurs en scène.

Après la coréalisation du court-métrage Itsy Bitsy Spider (2012), de plusieurs épisodes des séries Ingress Obsessed (2014) et Mech-X4 (2016-2018), ils signent Freaks, leur 1er long-métrage en tant que producteurs, scénaristes et réalisateurs.

Ils viennent de terminer pour Disney l’adaptation en prises de vues réelles de la série animée Kim Possible.

DVD

Blu-Ray

SUPPLÉMENTS
> Commentaire audio des réalisateurs
> Making of (20 min.)

Langues : Anglais / Français • Sous-titres : français

Image : 16/9 - 2.39 - Couleur

Son Blu-ray : DTS-HD Master Audio 5.1

Son DVD : Dolby Digital 5.1

Durée Blu-ray : 1h46 • Durée DVD : 1h42

Interdit aux moins de 12 ans

Prix de vente conseillés : Blu-ray : 19,99€ • DVD : 14,99€

Edité par LONESOME BEAR



LE DÉBAT

« C’est quoi, organiser un festival de film indépendant ? Pourquoi ne pas plutôt ouvrir une paillote en Corse ? »

Cyril Despontin et Fausto Fasulo, organisateurs du PIFFF, était donc présent pour répondre à nos questions sur le PIFFF (Paris International Fantastic Film Festival), dont la 9ème édition approche.


La conversation a débuté par la question : comment démarre-t-on un festival ?
Cyril a raconté les débuts. À la base, il avait créé un festival à Lyon. En venant à Paris, il en a parlé à Fausto et en en discutant en juin, ils ont réussi à en monter un en novembre la même année. Ils avaient trouvé le nom PIFFF (Paris International Fantastic Film Festival). C'est une association association loi 1901, à laquelle participent plein de gens qui viennent des métiers du cinéma. Un festival de genre fantastique, à l'époque, il n'y en avait pas.

Fausto a enchaîné en expliquant que chez Mad Movies, ils avaient essayé de faire des séances de minuit, mais qu'il n'y avait pas de spectateurs. Donc l'envie de créer un vrai événement dédié était là et ils avaient un bon contact avec le Gaumont Opéra capucines. Les salles étaient parfaites, mais il était difficile de réserver tout le ciné pour eux. Ils avaient tout de même réussi à réserver une partie du cinéma au festival, cela permettait à certains clients du cinéma de découvrir le festival de cette façon. Mais ils avaient envie de faire un événement spécifique dans un lieu unique, ils ont donc changé de cinéma. Ils ont fait évoluer le festival pour montrer de plus en plus de film et lui faire prendre ainsi de l'ampleur.

Sur la question de la sélection des films, ils ont expliqué qu'ils voient 600 films pour en sortir 21. Certains pays sont compliqués pour avoir les films, d'autres moins. Depuis 3 ans, ils ont une équipe qui vont voir plein de films et ils se font confiance pour choisir des pépites. Mais ils en voient beaucoup de mauvais aussi. Et puis, il y a aussi des longs-métrages qu'ils ne peuvent pas avoir parce qu'ils sont montrés dans d'autres festivals. Ils ont déjà eu un film d'ouverture qui a été annulé à la dernière minute. Il y a aussi les majors (studios américains) qui disent parfois non ou oui au dernier moment ce qui peut influencer le catalogue. Ils avaient eu le cas avec GET OUT notamment, le oui est arrivé après l'impression du catalogue et ils ont dû recommencer les impressions.

Ils doivent gérer la préparation de 21 films d'un coup. Ils sont tous bénévoles et travaillent dessus en plus de leur travail, c'est donc vraiment de la passion.

Le PIFFF dure une semaine cette année. Comment la programmation s'organise-t-elle ? En général, ils prévoient une avant-première à 14h et une le soir avec un film de patrimoine entre les deux. Le public souvent reste pour les trois films du coup. Les longs-métrages les plus attendus sont programmés le soir et le week-end. Le dimanche matin, ils passent un film assez cool et sympa pour attirer les spectateurs. Parfois ce sont les durées de film qui font le programme. Il y a beaucoup de sujets logistiques à gérer.

La grille du programme est une première vie du festival à chaque édition, puis vient le catalogue et voir les spectateurs qui sortent contents des séances est une vraie récompense pour ces passionnés qui aiment le cinéma de genre et veulent le partager.

Gérer la communication signifie annoncer une vague de 10 films fin septembre/début octobre, puis annoncer les films cultes, des invités, le jury, et enfin le site est lancé et tout le programme est en ligne.

Pour le financement, les bénévoles ne sont pas payés. Des partenaires privés aident pour la logistique, le catalogue, les billets d'avion, les chambres d'hôtel... Dès qu'ils ont un peu de sous, ils investissent dans le festival. Le budget représente 20 000 euros. Cette année, c'est la première fois que la Mairie de Paris les aide après 9 ans de festival, cela montre bien que le festival a grandi.

Leur but est d'avoir l'air d'un festival professionnel pour les spectateurs.

Plus le festival grossit et plus des films veulent être présents. Même si certains sont payants, les films gratuits permettent de mettre un peu de budget sur ceux qu'ils veulent vraiment.

Cyril a un profil dynamique, il embarque les talents avec lui pour faire le festival, pourtant c'est parfois dur face à tout le travail à faire en peu de temps, comme les sous-titres par exemple.

Ce qui fait un bon festival, c'est la sélection et il y a des années sans grand nom. Cette année, il y a plein de bons films de premier réalisateur. Il veulent vraiment faire de la qualité, même si de ce fait ils font un festival plus petit avec une trentaine de séances.

Selon Fausto, avant le comité de visionnage, c'était compliqué, notamment les cinq premières années, parce qu'ils n’étaient que deux pour tout faire. En anecdote, il y a eu un délire expansionniste à la seconde édition. À l'époque le financement venait de Mad Movies. Le festival est passé de 4 à 10 jours entre la première et la seconde édition. Pour la seconde édition, la soirée d'ouverture s'est faite au Dernier Bar Avant La Fin Du Monde qui a été en partie privatisé. Ils avaient aussi loué deux navettes pour transporter les invités. Tout cela a été arrêté par la suite. À la première édition, ils ont monté un jury international grâce à des contacts. Donc à la deuxième édition, ils se sont dit que ce serait aussi facile, mais ça n'a pas été le cas. Le second jury a fini par être franco-français pour limiter les frais, mais ils ont invité toutes les personnalités possibles en une fois. Alors, les années suivantes, ils ont abandonnée l'idée. Dès la troisième édition, ils ont limité le jury aux courts métrages avec des personnalités du cinéma et du monde artistique en général.

Pour eux, par expérience, mieux vaut mettre le budget sur les invités qui viennent présenter leur film.
Le prix du public est l'équivalent d'un grand prix pour un festival populaire.

Il n'y pas beaucoup de films de genre en France, donc il n'est pas toujours évident d'en avoir. Cette année, il y a deux documentaires français, mais pas de films.

Gagner un prix dans un festival n'est pas forcément synonyme de succès en salle. La Palme d'or, les Oscar et le César du meilleur film attirent le public. Pour le reste, les prix ont peu d'impact financier, c'est plus une question d'aura.

Au PIFFF, ils peuvent encore passer des films d'horreur qui tâchent, à l'ancienne.
Des films sans distributeur au départ peuvent trouver ensuite des distributeurs grâce au festival, c'est déjà arrivé.

Depuis deux ans, ils ont mis en place un prix des lecteurs de Mad Movies. Le jury est recruté via les réseaux sociaux du magazine. L'idée est d'avoir un jury incarné au yeux du public. Ceux qui sont intéressés pour en faire partie doivent faire une lettre de motivation avec deux critiques contenant un nombre de signes défini. Ils sélectionnent trois personnes qui les ont marqués par leur point de vue par exemple.

Les nuits cinéma ne fonctionnent pas dans le cadre du festival. Ils ont essayé à plusieurs reprises, mais le public ne suit pas. C'est très fatigant physiquement pour les organisateurs et il n'y a pas assez de spectateurs dans la salle. Mais ils sont toujours tentés, notamment avec des nuits patrimoines, mais cela n'a pas de succès.

À propos de FREAKS (qui a été projeté pendant le PIFFF en 2018), ils nous ont raconté que les deux réalisateurs du film, Zach Lipovsky et Adam B. Stein, se sont rencontrés six ans avant la réalisation du film. Ils ont parlé de leurs échecs successifs et ont décidé de faire une oeuvre très dense. La jeune actrice, qui tient le rôle principal, était venue au PIFFF et elle était vraiment impressionnante, autant que dans FREAKS. Les réalisateurs maîtrisaient vraiment les effets spéciaux et ils ont trouvé un super cast pour transmettre l'histoire. Ils étaient présents au PIFFF et étaient vraiment touchés d'avoir reçu le prix du public et le prix des lecteurs de Mad Movies. Ils voulaient donner du corps et du sens à leur vision, malgré un petit budget (deux ou trois millions de dollars) comparé aux budgets habituels des films américains.

Pour conclure, ils ont donné des conseils pour se lancer dans un festival : il faut du bon sens et commencer avec une soirée ou un week-end et si ça mort auprès du public, il faut persévérer. Il faut trouver des films à passer en avant première et compléter avec des films de patrimoine.



Merci à The Jokers et aux invités Cyril Despontin et Fausto Fasulo pour ce moment cinématographique et de partage très sympathique !

  
#ClubJokers

vendredi 29 mars 2019

ANGELS OF CHAOS


Les Sons of Anarchy australiens
arrivent en France !

En vidéo et digital dès le 8 mai 2019

Si vous aimez la fureur, le vrombissement des moteurs et les règlements de compte, alors ANGELS OF CHAOS pourraient être une bonne surprise en perspective.

Un film de Stephen McCallum 
Avec Abbey Lee, Eddie Baroo, Ryan Corr...


Résumé : Chez les Copperheads, un gang de Bikers extrêmement redouté, la Loyauté est essentielle. Depuis que Knuck, leur leader, est en taule, c’est Paddo qui fait fructifier les intérêts du clan. Mais pour assurer la protection de son frère, il va devoir faire affaire avec un Gang rival. Lorsque Knuck sort de prison, il est bien décidé à reprendre la main. Paddo devra faire un choix. Et chez les Copperheads, mieux vaut ne pas trahir sa famille…

Bande annonce (VOSTFR)



DVD

Blu-Ray

Quelques photos du film







Copyright photos @ Lonesome Bear

  
#AngelsOfChaos

dimanche 5 août 2018

THE FORTRESS


Disponible dès le 8 août 2018
En DVD, BLU-RAY et VOD

Si vous aimez le cinéma historique et/ou Coréen, alors la sortie en vidéo de ce film inédit au cinéma pourrait vous plaire. Je n'ai pas encore eu l'occasion de le découvrir, mais je bien tentée.

Un film réalisé par Hwang Dong-Hyuk 
Adapté du roman de Kim Hoon, NAMHAN FORTRESS 
Avec Lee Byung-hun et Kim Yoon-seok 


Résumé : Hiver 1636. Alors que la Chine tente d’asservir l’Asie, le roi Injo de Corée et ses hommes refusent de se soumettre, retranchés dans une forteresse dans les montagnes. Mais les rangs chinois grossissent de jour en jour, et le rapport de force semble très déséquilibré... Autour de cette forteresse va se jouer l’ultime bataille. Pour l’honneur d’un roi. Pour le destin d’un peuple. 

Bande annonce (VOSTFR)


Quelques photos du film







Copyright photos @ Lonesome Bear

LE CONTEXTE HISTORIQUE

En Avril 1636, Suite au déclin de la dynastie Ming et l’avènement des Qing, la Chine décide d’imposer sa suprématie sur la Corée. Alors que les Qing exigent une reddition de la part du roi Injo Joseon de Corée, la Cour Royale se divise en deux factions idéologiques. Ceux qui comptent se soumettre et ainsi accepter les exigences Qing et ceux qui refusent de se plier face à l’adversaire, se destinant à une mort certaine. Le roi Injo de Joseon faisait partie de ces derniers.

En décembre 1636, les Qing envoient leurs troupes envahir le territoire coréen, ce qui marquera l’Histoire comme étant la deuxième invasion Qing de Corée. Tandis que l’armée chinoise avançait dangereusement vers la capitale, le roi Injo tenta de fuir dans un premier temps vers l’île de Ganghwa, mais les routes étant bloquées le roi se retrancha dans la forteresse de Namhan refermant ainsi sur lui un étau dont il ne pourra pas s’échapper.

Dans THE FORTRESS, nous voyons pour la première fois à l'écran ce qui s'est passé à l'intérieur de la forteresse de Namhan durant les 47 jours (14 décembre 1636 - 30 janvier 1637) qu’a duré le siège.
Ces 47 jours constituent un moment décisif dans l’Histoire de la Corée.

LA FORTERESSE NAMHAN, un lieu chargé d’Histoire(s)

Construite en 1621 pour endiguer les invasions du Yao Qin (Une région faisant partie aujourd’hui de la Chine), elle n’a cependant pas été terminée. Sous les menaces accrues du Yao Qin, la construction recommença en 1624. Pour renforcer la défense après la deuxième invasion des Qing en Corée, la forteresse a été prolongée plusieurs fois et a fini avec sa forme actuelle. En 2014 elle a été enregistrée au patrimoine mondial de l’Unesco.
 
DU ROMAN…
« Quand j'ai lu le roman pour la première fois, j’ai été fasciné par la ressemblance entre leur situation et la nôtre. En regardant les soucis et les décisions de nos ancêtres, j'espère que nous pourrons réfléchir aux solutions des problèmes auxquels nous sommes confrontés. » Hwang Dong-hyuk

Depuis sa première publication en 2007, le roman de Kim Hoon, Namhan Fortress s’est écoulé à plus de 700 000 exemplaires et a également obtenu le 15ème prix Daesan de littérature.

Le roman a été favorablement accueilli par les lecteurs en raison de la puissance du texte de Kim Hoon et de sa description particulièrement vivante de ces événements.

À L’ECRAN

En 2017, 10 ans après sa première publication, le roman le plus vendu de Corée est enfin porté à l’écran par Hwang Dong-hyuk.

Se focalisant sur deux conseillers du roi Joseon aux convictions opposées, le film dépeint un déchirement moral profond. D’un côté le ministre de l'Intérieur, Choi Myung-gil, tente de persuader le roi Injo d’outrepasser son sentiment de honte en se soumettant aux Quing, tandis que le ministre des Rites, Kim Sang-heon, insiste pour ne rien céder et se battre contre les Qing jusqu'à la mort. Dans The Fortress, l’histoire ne prend pas parti en essayant de savoir qui a tort ou qui a raison. La problématique du livre comme du film est celle-ci : « Qu'est-ce qui est le mieux pour le peuple ?». Une problématique, dont l’écho raisonne encore à notre époque...

The Fortress décrit une période sombre de l’histoire de la Corée, où son peuple, sans défense, était en proie à une menace sans précédents. Amenant une réflexion profonde sur l’implication des croyances et des principes dans les choix que peuvent faire les humains, le film raconte le combat moral et physique de personnes qui ont lutté pour sauver l'avenir de leur pays.

À PROPOS DU RÉALISATEUR
« Avec ce film, je voulais faire entrer le public dans la forteresse de Namhan, dans le froid de l’hiver, en pleine invasion des Qing en Corée. Je voulais montrer un pan de l'histoire coréenne à laquelle toutes les générations peuvent se connecter pour qu’ils puissent en discuter ensuite. » Hwang Dong-hyuk

Hwang Dong-hyuk a réalisé son premier long métrage My Father en 2007.
En 2011, il a profondément ému le public Coréen avec le film Silenced, qui raconte l’histoire vraie de malentendants dans une école spécialisée. En 2014, Hwnag a réalisé, Miss Granny, une comédie populaire rassemblant plus de 8,6 millions de spectateurs.

The Fortress est son premier film historique. Basé sur le best-seller de Kim Hoon, Namhan Fortress, le roman raconte le siège de 47 jours qui obligea la cour royale des Joseon à se réfugier dans la forteresse de Namhan. Pour que le public comprenne au mieux les enjeux du débat féroce entre les conseillers du roi Ijo, l’une des volontés du réalisateur était de vulgariser le langage politique et le rendre le plus accessible possible. Pour recréer la forteresse de Namhan de manière réaliste, Hwang a fait des recherches minutieuses et a tourné chaque scène de son film sur place, en Corée. Il s’est investi corps et âme dans la création de plans somptueux pour délivrer une œuvre visuelle ambitieuse. Avec un scénario captivant servi par les performance d'acteurs passionnés, The Fortress est une œuvre à la fois spectaculaire et profonde.

UN TOURNAGE DE CINQ MOIS DANS DES CONDITIONS EXTRÊMES

Afin de reconstituer la deuxième invasion des Qing de 1636, l’équipe a enduré un tournage de cinq mois dans des conditions extrêmes. Pour conserver l’authenticité du climat et des paysages de la forteresse toutes les scènes ont été tourné en extérieur dans des conditions réelles.

Le tournage de la scène de l’enlèvement du Ministre des Rites Kim Sang-Heonn, lors de la traversée de la rivière de Songpa, a dû obliger l’équipe du film à se rendre dans le district de Inje à la frontière SudCoréenne. Pour obtenir les images nécessaires, l’équipe a dû tourner sur une rivière gelée dont l’épaisseur de glace était de 30cm. Afin de créer la scène dans laquelle Seo Nal-Soe escalade une falaise de glace dans le but de remettre la lettre du roi aux forces alliées, l’équipe est allée tourner pendant 4 jours sur le site Yangju Garabi, réputé pour ses falaises d’escalade gelée. Les décors ont fait l’objet d’une attention particulière. Sous le regard expert d’historiens, la forge de Seo Nal-Soe a été décorée avec des outils que l’on utilisait réellement à l’époque et les tentes militaires et les uniformes ont été importés de Mongolie pour recréer le camp des Qing. La scène de bataille entre les deux armées est l'une des scènes les plus impressionnantes de The Fortress. L’équipe de production a déployé des efforts extraordinaires et a filmé la scène sur le mur de pierre, au sommet de la forteresse dans les montagnes de Pyeongchang. Le mur de pierre a été construit sur la base des références historiques mais aussi d’après l’aspect actuel de la forteresse de Namhan. Durant la bataille finale, en plus des épées et des arcs qui sont des reproductions exactes de celles utilisées pendant le conflit, les casques et armures ont été fabriqué manuellement, avec de la peau d’animaux et du papier de riz, selon les techniques utilisées à l’époque.

Toutes les zones et accessoires du film ont été méticuleusement sélectionnés afin de rendre le film le plus crédible possible et ainsi reconstituer parfaitement la deuxième Invasion Quing de Corée en 1636, dans une fresque épique et historique.

THE FORTRESS, LE RENOUVEAU DU CINÉMA HISTORIQUE ASIATIQUE

Dans la grande tradition des film historiques coréens tel que The Age of Shadows (2016), les meilleures équipes de production coréennes se sont rassemblées autour de The Fortress pour mettre en images l’univers visuel du film.

Kim Ji-yong, le directeur de la photographie, retrouve Hwang Dong-hyuk pour la troisième fois après Silenced et Miss Grany. Il s’est fait remarquer pour son style intense qui tire le meilleur parti des acteurs et des ambiances du film, grâce à A Bittersweet Life (2005) et The Age Of Shadows (2016). Il a remporté le Cinematography Award au 26ème Blue Dragon Awards.

Le directeur artistique Chae Kyoung-sun s’est illustré en s’occupant de la direction artistique de Detective K: Le Secret de la Veuve Vertueuse (2011) et The Royal Taylor (2014), qui a reçu le prix de la Meilleure Direction Artistique au Grand Bell Awards. Pour The Fortress, il a opté pour une combinaison astucieuse de décors naturels (les environnements extérieurs de la forteresse) et de décors reconstitués en studio (l’intérieur de la forteresse ou encore l’atelier de forge).

Le concepteur de costumes Cho Sang-kyung a déjà travaillé sur différentes époques au travers de nombreux films historiques. Parmi ses travaux notables se trouve Mademoiselle (2016) de Park Chan-wook. Pour The Fortress, Cho a fait produire manuellement plus de 300 armures.

Le directeur des coiffures et maquillages Cho Taehee a travaillé pour de nombreux films historiques coréens, dont War Of The Arrows (2011) et Masquerade (2012). Pour The Fortress, Cho a pris des notes sur une multitude de détails improbables, allant du teint de la peau à la longueur des tempes des acteurs pour créer un maquillage personnalisé pour chacun.

Avec les meilleurs artistes et techniciens coréens derrière ce film unique, The Fortress renouvelle la tradition des films historiques coréens.

UN DUEL D’ACTEURS AU SOMMET

Dans un duel idéologique inoubliable, les deux principaux acteurs coréens Lee Byung- hun et Kim Yoonseok se rencontrent pour la première fois sur grand écran avec The Fortress.

LEE BYUNG-HUN

Avec Masquerade en 2012, Lee Byung-hun a attiré plus de 12,3 millions de spectateurs qui ont salué sa performance schizophrénique puisqu’il y incarne un roi et un roturier à la fois. 

Dans The Fortress, il joue une fois de plus dans un drame historique en interprétant le rôle du ministre de l'Intérieur Choi Myung-gil qui prône une soumission aux Qing. La performance de Lee Byung-hun offre au personnage du ministre de l’intérieur une dimension charismatique incomparable grâce à la sérénité et la solennité qu’il dégage lors des débats.

Filmographie sélective : Les Sept Mercenaire (2016) Terminator Genisys (2015) RED 2 (2013) Masquerade (2012) G.I. Joe : Rehitaliation (2012) J’ai rencontré le diable (2010) G.I. Joe: Rise Of The Cobra (2009) Le Bon, La Brute et Le Cinglé (2008) A Bittersweet Life (2005) Joint Security Area (2000)

KIM YOON-SEOK

KIM Yoon-seok a captivé le public avec des rôles marquants dans The Chaser, The Thieves et plus récemment Sea Fog : Les Clandestins.

Dans The Fortress, il interprète le rôle du ministre des Rites Kim Sangheon qui pense que la confrontation jusqu’à la mort avec les Qing est inéluctable. Ce long-métrage marque le passage de Kim Yoon-seok au film historique. Son jeu subtil offrant un large éventail d’émotions permet d’enrichir le personnage du ministre Kim, hanté par la recherche de ce qui est le mieux pour son peuple.

Filmographie sélective : Will You Be There (2016) Sea Fog : Les Clandestins (2015) Hwayi (2013) South Bound (2013) The Thieves (2012) The Murder (2010) Woochi (2009) Running Turtle (2009) The Chaser (2008)


CARACTÉRISTIQUES DVD
SUPPPLÉMENTS : Making-Of (5min) Bande-Annonce
INFOS TECHNIQUES : Langues : Français, Coréen Sous-titres : Français, Audio Description Son : Dolby Digital 5.1 Image: 16/9 compatible 4/3 – 2.35 – couleur - Durée : 2h19 Prix : 19,99€


CARACTÉRISTIQUES BLU-RAY
SUPPLÉMENTS : Making-Of (5min) Bande-Annonce
INFOS TECHNIQUES : Langues : Français, Coréen Sous-titres : Français, Audio Description Son : DTS HD 5.1 Image: 16/9 compatible 4/3 – 2.35 – couleur - Durée : 2h19 Prix : 24,99€

  
#TheFortress