Affichage des articles dont le libellé est JUSTIN THEROUX. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est JUSTIN THEROUX. Afficher tous les articles

vendredi 3 août 2018

L'ESPION QUI M'A LARGUÉE


Comédie/Espionnage/Action/Une comédie pas drôle

Réalisé par Susanna Fogel
Avec Mila Kunis, Kate McKinnon, Justin Theroux, Gillian Anderson, Sam Heughan, Kev Adams, Hasan Minhaj, Fred Melamed...

Long-métrage Américain
Titre original : The Spy Who Dumped Me 
Durée : 01h57mn
Année de production : 2018
Distributeur : Metropolitan FilmExport 

Date de sortie sur les écrans américains : 3 août 2018
Date de sortie sur nos écrans : 8 août 2018


Résumé : Audrey (Mila Kunis) et Morgan (Kate McKinnon), deux trentenaires vivant à Los Angeles, se retrouvent embarquées malgré elles dans une conspiration internationale lorsque l'ex-petit ami d'Audrey débarque à son appartement poursuivie par une équipe d'assassins. Les deux jeunes femmes sont contraintes d’échapper à leurs poursuivants à travers toute l’Europe, tout en tentant de sauver le monde avec l’aide d’un agent au charme « so british » (Sam Heughan).

Bande annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : L'ESPION QUI M'A LARGUÉE est un film qui n'atteint pas son but principal : faire rire. Certes, on sourit quelques fois, mais l'ensemble est poussif. La réalisatrice, Susanna Fogel, filme les scènes d'action avec efficacité et donne à son long-métrage un aspect film d'espionnage doublé d'un humour très décalé. Le mélange pourrait fonctionner, si l'excès insufflé dans l'humour menait à des éclats de rire, hors ce n'est pas le cas. Les spectateurs se retrouvent donc face à un film hybride qui tire en longueur. On attend le moment où on va commencer à rire et il ne vient pas. Le scénario n'est ni original au niveau de l'intrigue - les événements sont prévisibles -, ni novateur sur les blagues. 

C'est d'autant plus dommage que le casting est très sympathique. Les actrices principales Mila Kunis, qui interprète Audrey, et Kate McKinnon, qui interprète Morgan, ont un fort potentiel humoristique et jouent bien toutes les deux, mais la mayonnaise ne prend pas avec ce duo. Leurs interactions tombent à plat. 




Les seconds rôles viennent soutenir l'aspect espionnage de l'intrigue. Justin Theroux, qui interprète Drew, et Sam Heughan, qui interprète Sebastian, sont deux espions convaincants. 




Gillian Anderson apporte le charisme et le sérieux qu'il faut à sa protagoniste. 


Le personnage de Nadedja, qui est interprétée par Ivanna Sakhno, est excessif, ce qui pourrait être un plus, si les situations où elle apparaît étaient drôles, mais ce n'est pas le cas. 

L'ESPION QUI M'A LARGUÉE ne répond pas aux attentes. Il passe à côté de trop d'impératifs en terme de scénario et d'étincelles d'humour. Le scénario n'est ni original au niveau de l'intrigue - les événements sont prévisibles -, ni novateur sur les blagues. 

Copyright photos @ Metropolitan FilmExport 

NOTES DE PRODUCTION
(Á ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

“C’est un mélange entre MES MEILLEURES AMIES et JAMES BOND”, résume Susanna Fogel, coscénariste et réalisatrice du film.

Susanna Fogel et son ami David Iserson, lui aussi scénariste de comédie, se sont souvent retrouvés au même café pour travailler sur leurs projets respectifs, échangeant parfois quelques idées. C’est comme cela qu’est né L’ESPION QUI M’A LARGUÉE.

“Les deux genres de films qu’on aime, c’est ceux qui mettent en scène des personnages drôles auxquels on peut s’identifier, pleins d’autodérision dans leur façon de gérer leurs problèmes assez dérisoires, et ceux qui nous transportent véritablement dans un autre univers”, raconte Susanna Fogel. “On s’est dit qu’on pourrait trouver un moyen de mélanger les deux de façon très fun et que le résultat pourrait en valoir la peine".

“Le postulat de départ, c’était ces deux personnes qui n’ont rien à faire dans un film d’action”, ajoute David Iserson, “Mais lorsqu’elles se retrouvent dans cet univers ultraviolent bourré de testostérone dans le style LA MÉMOIRE DANS LA PEAU, elles n’ont pas d’autre choix que de tout faire pour sauver leur peau”. Les deux scénaristes se sont beaucoup inspirés de cet univers, de ce terrain de jeux généralement réservé aux hommes, pour bâtir l’histoire de deux femmes très différentes, Audrey (Mila Kunis) et Morgan (Kate McKinnon), meilleures amies bien plus balèzes qu’elle ne le croient.

“Audrey réfléchit beaucoup ; elle est très fine et futée, mais ça ne lui réussit pas toujours parce qu’elle finit par douter d’elle-même, et si elle pense qu’il y a une chance que tout ne se passe pas comme prévu, elle préfère s’abstenir”, explique Susanna Fogel. “Morgan, elle, n’écoute que son cœur. Elle est 100% dans l’émotion, l’impulsivité ; elle n’hésite pas à prendre des risques ; c’est une vraie showwoman — le genre de nana qui a fait tous les stages possibles de théâtre, de chant, et de cirque”.

Si ces deux femmes forment une si bonne équipe, c’est surtout en raison de leurs différences. “Elles sont complémentaires”, souligne Susanna Fogel. “Morgan passe son temps à dire ‘Tout va bien se passer, on va y arriver’ : elle est très confiante. Audrey, elle, a toujours cinq coups d’avance. À elles deux, elles ont les qualités nécessaires pour s’en sortir d’extrême justesse. C’est la ruse d’Audrey et l’intrépidité à toute épreuve de Morgan qui sont la source de la plupart des gags et qui fondent leur solide amitié. Chacune fait ressortir le meilleur de l’autre”.

Susanna Fogel a d’abord envoyé le scénario à Kate McKinnon, la vedette de "Saturday Night Live". “J’ai lu absolument tous les scénarios possibles et imaginables, et c’est celui-là qui est vraiment sorti du lot à mes yeux, parce qu’il est très divertissant, bien ficelé, et vraiment très drôle”, estime Kate McKinnon. “Ce sont les relations d’amitié qui m’ont vraiment plu. J’adore le fait qu’elles ne se disputent jamais. J’ai eu l’impression de nous voir moi et ma meilleure amie que je connais depuis 22 ans, et je me suis dit, ‘Tiens, ça fait longtemps que j’ai pas vu un truc comme ça. C’est ça que j’ai envie de faire”.

Une fois que Kate McKinnon a accepté le rôle, le scénario a été envoyé à Mila Kunis pour le rôle d’Audrey. “J’ai toujours voulu jouer dans une comédie d’action féminine ultra cool”, révèle Mila Kunis. “Le scénario était l’un des plus drôles et des plus grinçants que j’aie jamais lus. C’est une comédie vraiment délicieuse, mais aussi pleine de sensations fortes. Ça aurait tout à fait pu être deux mecs, mais il s’avère que ce sont deux nanas ultra dures à cuir. En plus, j'allais pouvoir jouer aux côtés de Kate McKinnon que j’adore ; elle est super drôle — bien plus que moi ! — et bourrée de talent”.

C’est la société de production de Brian Grazer Imagine Entertainment qui s’est emparée du projet. Il produit le film aux côtés d’Erica Huggins.

“C’est drôle de voir ces deux femmes, un peu paumées, qui soudain se retrouvent prises dans ce pétrin”, note Brian Grazer. “Elles ont hérité des ennuis du petit ami de l’une d’entre elles, et il s’avère qu’il est aux prises avec la CIA. C'est désormais leur problème, et il faut qu’elles le règlent”.

Une fois que Mila Kunis et Kate McKinnon ont donné leur accord, les autres acteurs ont rapidement suivi. “J’ai trouvé le scénario à mourir de rire”, déclare Justin Theroux, qui s'est vu confier le rôle de Drew, l’ex petit-ami d’Audrey. “Lorsqu’on m’a annoncé le nom des actrices talentueuses qui allaient mener cette comédie d’action féminine mettant les bonshommes de côtés, je me suis dit que je voulais en faire partie”. Justin Theroux avait également hâte de s’essayer à des scènes d’action à la JASON BOURNE. “Il faut dire que briser des nuques, mettre des coups de pieds dans les parties de ses adversaires, tirer des coups de feu, c’est toujours sympa !”

C’est Sam Heughan, à l'affiche de OUTLANDER, qui a décroché le rôle de l’agent secret britannique Sebastian Henshaw. L’acteur est un grand fan de James Bond : “C’est la première fois que je joue le rôle d’un agent secret, explique l’acteur écossais. “Je me suis imaginé à sa place des centaines de fois. Je suis sûr que tout jeune acteur a déjà joué à être James Bond. C’était une super occasion de faire partie de cet univers.

La vedette du "Daily Show" Hasan Minhaj a quant à lui accepté le rôle du faire-valoir de Sebastian, l’espion américain Topher Duffer. “Duffer est un petit con complètement lèche-bottes”, note Hasan Minhaj. “Je me suis dit que ce serait marrant de jouer ce personnage qui manque un peu de confiance en lui mais qui est très fier d’avoir fait Harvard. Il est aussi un peu jaloux de Sebastian”.

“Lorsque j’ai découvert le scénario, je n’ai pas pu m’arrêter de rire”, raconte l’actrice ukrainienne Ivanna Sakhno, qui incarne Nadedja, la tueuse à gages sans pitié.

Gillian Anderson, qui campe l’Anglaise Wendy, la patronne des espions, partage son avis : “On est vraiment attaché à ces personnages, et à leurs relations, et on s'intéresse à leur avenir. Et c’est vraiment très drôle”.

Dès le premier jour de tournage à Budapest, la réalisatrice Susanna Fogel a pris la décision de laisser à ses acteurs une certaine marge d’improvisation.

“Il y a Susanna qui connaît parfaitement le ton de cette comédie et qui est une formidable partenaire”, rapporte Justin Theroux. Et puis il y a Kate et Mila qui sont très douées pour l’improvisation. Ça donne une sorte de match de tennis très intéressant”.

“Souvent, j’attendais mon tour pour ma réplique, mais les filles se lançaient dans de longues impros avec Duffer, le personnage de Hasan, et Susanna ne les interrompait pas”, raconte Gillian Anderson. “Je riais tellement que j’en avais de la morve qui me sortait du nez ! C’est vraiment génial d’assister à ça, de voir des comédiens et humoristes doués qui améliorent encore un scénario déjà génial”.

Sam Heughan a souvent dû se donner un mal fou pour réussir à garder son sérieux dans le rôle du très strict agent secret britannique. “Je crois qu’on peut dire que c’était héroïque”, plaisante-t-il. “Quand on a Kate et Mila réunies sur un plateau, il est impossible de dire comment ça peut tourner. Elles sont hilarantes”.

Grâce à son humour décapant, ses scènes d’action trépidantes et son amitié sincère, L’ESPION QUI M’A LARGUÉE devrait convaincre un large public.

“Notre film a de quoi attirer à la fois les amateurs de cinéma d’action et les fans de films qui mettent en scène une amitié féminine”, déclare Susanna Fogel. “Et puis, il y a bien sûr ce fantasme de se risquer hors de son environnement familier pour se lancer dans un voyage dément avec sa meilleure amie”.

Les deux actrices principales acquiescent : “L’histoire de L’ESPION QUI M’A LARGUÉE est très simple”, analyse Kate McKinnon. “Deux meilleures amies pour la vie se retrouvent impliquées dans une affaire d’espionnage international ; qui n’en rêve pas ? Moi, en tout cas, j’achète ! Vous allez embarquer pour l’aventure de toute une vie. Vous allez sourire, vous tordre de rire, et même peut-être verser une petite larme. Mais pas de tristesse.”

DES NANAS MORTELLES DES DEUX CÔTÉS DE L’ÉCRAN

L’ESPION QUI M’A LARGUÉE a été pensé pour remettre en question les codes du genre puisque ce film d’espionnage bourré d’action met en scène deux femmes. Au moment de choisir un réalisateur, on aurait pu s’attendre à ce que la production sollicite un spécialiste du thriller d’espionnage. Pourtant, c’est la scénariste Susanna Fogel qui a su convaincre les producteurs, notamment en raison de sa connaissance intime du sujet. “C’est purement une histoire de femme très personnelle ; elle parle de ce que c’est que d’être une femme d’une trentaine d’années, confrontée à des problèmes typiques de la génération dont je fais partie”, explique-t-elle. “Très vite, on s’est rendu compte que si quelqu’un d’autre devait réaliser le film, ce serait une personne forcément moins proche des enjeux de l’intrigue que moi. Il est devenu évident que ce serait moi qui allait prendre les commandes”.

Susanna Fogel, qui n’avait réalisé qu’un film auparavant (AMIES MALGRÉ LUI, 2014), a malgré tout abordé ce projet comme une cinéaste confirmée. “La difficulté, c’est vraiment d’avoir suffisamment confiance en soi pour se lancer, et d’être aussi préparée que possible”, remarque-t-elle. “L’un des principaux enjeux consiste à réunir l’équipe parfaite qui fonctionne assez bien pour réaliser ensemble quelque chose de vraiment chouette. Il s’agit vraiment d'un travail d'équipe; les femmes sont très douées pour ça, mais on ne s’en rend pas toujours compte”.

Gillian Anderson raconte : “Susanna Fogel sait très précisément ce qu’elle veut… et elle sait s'adresser à des acteurs”.

Le manque d’expérience de Susanna Fogel en matière de cinéma d’action a été largement compensé par son attachement à la vraisemblance : chaque scène devait être sincère et authentique.

“Si les personnages de Susanna sont si fouillés, c’est parce qu’elle vient du cinéma indépendant”, explique Mila Kunia. “Elles se retrouvent dans ces situations extravagantes un peu par hasard. Elle insuffle de la vraisemblance à une situation complètement déjantée”.

Kate McKinnon rejoint son avis : “Susanna est une scénariste de comédie particulièrement douée, mais elle souhaite aussi que tout reste crédible. J’ai beaucoup appris de la façon dont elle me dirigeait, et de ce qu’elle me demandait de faire. Ça a été une expérience tout à fait nouvelle pour moi”.

Au fil de l’intrigue, ces deux jeunes femmes tout à fait banales commencent à prendre confiance : cette évolution, particulièrement importante, a semblé parfaitement naturelle aux actrices : “Je suis sûre que c’est comme ça que je me comporterais si je me retrouvais au cœur d’une aventure d’espionnage international”, estime Kate McKinnon. “Je ne serais pas une espionne de choc dès le début, mais je pense qu’au bout d’une semaine environ je commencerais à me défendre. Je suis mordue de géographie et j’adore les langues étrangères, si bien que je pense que cet aspect-là me plairait énormément. J’essayerais de me faire passer pour une autochtone partout où j’irais”.

“Quand on a cinq types à moto qui nous poursuivent et nous tirent dessus et qu’on s’en sort, on arrête de se poser des questions”, ajoute Mila Kunis. “On fait semblant jusqu’à ce que ça marche !”

DEUX ESPIONNES TRÈS LIÉES

Finalement, ce qui est au cœur de L’ESPION QUI M’A LARGUÉE, c’est la profonde amitié qui lie Audrey et Morgan, les deux protagonistes.

“J’adore les films qui parlent d’amitié”, explique la réalisatrice Susanna Fogel. “Et c’est terrible qu’il y ait aussi peu de films qui parlent de l’amitié féminine, tandis qu’il y en a toute une pelletée qui traitent de l’amitié masculine. Il y a souvent beaucoup de femmes dans les comédies romantiques, mais on ne les voit jamais vraiment se comporter avec leurs amies de façon naturelle et crédible, alors que pour beaucoup de femmes, l’amitié est un aspect primordial de leur vie”.

“Dans ce film”, explique le coscénariste David Iserson, “on a fait le choix délibéré de ne pas créer un schéma classique où elles se disputent, puis se séparent, avant de se retrouver. On voulait que ces deux personnages continuent de s’adorer et de s’apprécier tout au long du film”.

Cette dynamique a rencontré un vif succès auprès des deux interprètes d’Audrey et Morgan. “C’est comme si Jason Bourne et Ethan Hunt avaient eu un bébé avec les protagonistes féminines de I LOVE LUCY”, s’amuse Mila Kunis. “Kate et moi, on est un peu comme Ethel et Lucy. L’une de nous est toujours en train de dire ‘tu vas te fourrer dans le pétrin !’ et l’autre, ‘je vais te tirer d’affaire’ : c’est vraiment ce genre de duo féminin. Kate me rappelle beaucoup Lucille Ball. Moi, je suis plutôt Ethel, et Kate c’est Lucille”.

Comme souvent chez les meilleures amies, Audrey et Morgan ont les mêmes rêves, mais des personnalités radicalement opposées. “Audrey est très peureuse et ment très mal ; c’est quelqu’un de très nerveux et de très complexé, qui marche tout le temps sur des œufs”, explique Mila Kunis. “À l’inverse, Morgan est une actrice qui a du mal à percer, mais pour qui la vie n’est qu’une audition géante : c’est pour ça qu’elle est tout le temps en train de faire des doublages, d’imiter des personnages et qu’elle prend beaucoup de risques et ose tout. C’est la rencontre entre ces deux personnalités complètement différentes qui s’embarquent dans cette folle aventure ensemble”.

L’amitié entre les deux personnages a fini par déteindre sur les deux actrices, même loin des plateaux. Brian Grazer, producteur du film, l’a très vite remarqué : “Je crois que ça a été la meilleure lecture à laquelle j’aie pu assister”, explique-t-il. “C’était assez surprenant parce que à chaque fois que Kate faisait rire la salle (c’est-à-dire, dès qu’elle ouvrait la bouche), Mila était à fond derrière elle, à l’encourager et à l’applaudir. Et voir une telle alchimie entre deux actrices qui passent leur temps à s’encourager mutuellement, c’est vraiment quelque chose d’assez rare”.

Cette alchimie n’a pas non plus échappé à Gillian Anderson. “J’ai été frappée par la complicité entre Kate et Mila, comme si elles se connaissaient depuis des années”, explique-t-elle. “À l’écran ou loin des plateaux, il est évident qu’elles s’entendent très bien”.

“Mila est une vraie Californienne, tandis que Kate vient de New York. Kate est plutôt excentrique, alors que Mila est plus sage — exactement comme Audrey et Morgan”, explique Susanna Fogel. “Elles ont une connivence qu’on peut observer chez les gens qui ont les mêmes valeurs, mais qui se comportent sur des modes totalement différents”.

“Heureusement qu’on s’adore !” signale Mila Kunis à propos de sa partenaire. “C’est ce qu’on se dit tous les jours. On est dans une situation complètement bizarre : soit il fait 50 degrés à l’ombre, soit on est gelées ; on est constamment fatiguées et on se retrouve tout le temps dans des situations rocambolesques, si bien qu'on se dit souvent ‘heureusement qu’on s’adore !’… et c’est réellement le cas ! En plus, Kate est franchement drôle et talentueuse”. “J’ai tellement appris au contact de Mila Kunis”, raconte Kate McKinnon. “Je la regardais enrichir cette relation d’amitié et l'ancrer dans la réalité, et j’ai fait de mon mieux pour la suivre. Elle a beaucoup, beaucoup de talent et de générosité… Et elle rit beaucoup, sans jamais se moquer, et ça me donnait l’impression qu’on était déjà de vieilles amies. Elle m’a soutenue avec énormément de gentillesse, et elle m’a faite beaucoup rire ! On était vraiment faites l’une pour l’autre !”

ÇA TOURNE !

Habituellement, il n’y a pas de comédies d’action sans une séquence de cascades cocasse, qui sert généralement à introduire le prochain gag du film. Mais pour L’ESPION QUI M’A LARGUÉE, Susanna Fogel était résolue à éviter ce cliché. “Il me semblait très important que les scènes d’action soient aussi impressionnantes que dans un film d’action mené par des personnages masculins, et de montrer qu’on n’essaie pas d’édulcorer ces cascades”, déclare-t-elle.

Forte de cette décision, elle a ainsi engagé le très célèbre chef cascadeur et réalisateur 2ème équipe Gary Powell, dont l’impressionnant CV comporte, entre autres, de multiples participations aux sagas JAMES BOND et JASON BOURNE.

“Quand on regarde une comédie, on a tendance à se dire, ‘oh, ça va être tranquille, léger’, mais Gary ne prend pas ça à la légère du tout”, explique Theroux. “C’est comme ça qu’il travaille. Il y a pas mal de prises plutôt risquées, notamment la course-poursuite en voiture, avec une moto qui prend l’un des chocs les plus violents que j’aie pu voir au cinéma !”

Powell a saisi les défis du film à bras-le-corps. “En un seul film, vous avez plein de personnages complètement différents”, détaille-t-il. “D’habitude, dans le cinéma d’action, on s'attend à certaines choses ; quand on voit Sam, qui joue Sebastian, on sait que c’est quelqu’un qui sait faire des cascades, puisque c’est lui l’agent. À l’inverse, Morgan et Audrey sont deux personnes normales. Du coup, quand j’ai élaboré les cascades et les scènes d’action, il fallait que je garde bien à l’esprit que ce sont deux femmes parfaitement normales, qui ne peuvent pas devenir des pros des arts martiaux et se mettre à conduire comme des pilotes de Formule 1 du jour au lendemain”.

Justement, la fameuse scène de course-poursuite en voiture illustre très bien la stratégie adoptée par Gary pour chorégraphier ces cascades. “Quand Morgan ou Audrey s’empare du volant, il faut que j’aie à l’esprit qu’aucune d’elles n’est une conductrice hors pair. Lorsque la course-poursuite commence, elles sont pourchassées par trois mecs à moto : elles finissent par s’en débarrasser, mais parce que tout ce qu’elles font n’est qu’une suite d’accidents. Elles n’ont aucune idée de ce qu’elles font, mais c’est comme ça qu’elles s’en sortent !”

Powell a également élaboré les scènes d’action de façon à ce qu’elles reflètent les progrès d'Audrey et Morgan. “Le défi principal pour Gary, c’était de réussir à montrer que ce sont deux amatrices qui font de leur mieux pour s’en sortir”, raconte Susanna Fogel. “Mais ensuite, on passe à une autre étape : les filles progressent, elles gagnent en expérience et se comportent presque comme de vraies espionnes”.

Qu’il s’agisse d’une fusillade dans un café, d’une scène de torture dans un gymnase, ou d’un numéro de trapèze de haute voltige, les acteurs ont unanimement suivi Gary dans ses lubies.

“Gary m’y a fait monter [sur le trapèze]. Et je me suis retrouvée à 6 mètres du sol”, raconte Kate McKinnon. “C’est très haut ! Ça fait assez peur, mais je me suis vraiment amusée”.

“Je crois que son père a travaillé sur tous les INDIANA JONES, qui sont de véritables films-cultes pour moi”, ajoute-t-elle. “Du coup, il me racontait plein d’histoires sur ces films, et en même temps ça me faisait complètement flipper d’entendre comment ça se passait à l’époque ! Gary est vraiment quelqu’un de génial et de très sincère qui m’a beaucoup appris. Et je crois que personne ne peut rivaliser avec sa passion pour les sauts en parachute et les bagarres”.

“Mon truc, c’était de me dire : ‘que ferait James Bond à ma place ?’”, raconte Mila Kunis. “Je passais mon temps à me demander : ‘que ferait James Bond dans telle ou telle situation ?’ Et Gary me répondait invariablement (faites-en ce que vous voulez !) : ‘casse-lui la gueule !’ Bon alors, mon personnage n’est pas une experte en combat rapproché : si elle flanque une raclée, elle le fait comme une personne normale. Pendant le tournage, Gary me disait tout le temps : ‘casse-lui la gueule !’ Et moi pendant ce temps, je répondais ‘euh, ok’… Gary est vraiment génial !”

“Gary est vraiment à fond”, plaisante Hasan Minhaj. “Il a une sacrée personnalité. C’est un chef-cascadeur qui refuse les scènes d’action gentillettes et qui veut que tout soit constamment impressionnant et palpitant… Et en même temps, il porte un pendentif avec les empreintes digitales de ses filles. En fait, ce mec sort tout droit d’un TAKEN !”

“J’ai lu pas mal de scénarios et celui-ci a vraiment retenu mon attention”, explique Powell. “Tous les autres scénars avaient un côté ‘vu, vu et revu’. Je pense que ce film va surprendre pas mal de gens. Et j’adore surprendre”.

ROAD TRIP

“Franchement, qui refuserait de partir en road trip en Europe avec Mila Kunis et Kate McKinnon ?”, s'interroge Sam Heughan.

Dans la veine des films d’espionnage dont l’intrigue se déploie à l’échelle internationale, les protagonistes de L’ESPION QUI M’A LARGUÉE se lancent dans une véritable épopée internationale qui les emmène dans pas moins de neuf villes : Vilnius (Lituanie), Los Angeles, Vienne, Prague, Paris, Amsterdam, Berlin, Tokyo et Moscou. L'essentiel du tournage s'est déroulé en décors réels à Budapest, en Hongrie, ainsi qu’à Vienne, Amsterdam et Berlin.

Tourner dans de véritables capitales européennes a donné au film la touche d’authenticité que souhaitait Susanna Fogel. “Je voulais que le parcours des personnages marque plusieurs arrêts en Europe pour que les spectateurs puissent y retrouver les petites particularités qui font de ces lieux des endroits intéressants, drôles, exotiques”, explique-t-elle.

La grande variété des sites et des plateaux nécessaires au tournage a bien occupé le chef décorateur Marc Homes. “À un moment donné, on est dans un bar futuriste de Tokyo, ensuite on se retrouve dans une espèce de camp d’entraînement de gymnastique soviétique, avant d’enchaîner sur des auberges de jeunesse à Amsterdam… Beaucoup de lieux très intéressants pour moi !”, énumère Homes. “Chaque semaine, j’avais trois ou quatre décors complètement différents à concevoir, ce qui est vraiment sympa : c’est un défi qui vous force à être très réactif”.

Authentique : voilà l’adjectif qui résume le mieux la façon dont Holmes a conçu l’univers visuel de ses décors. “Quand on en a discuté avec Susanna, je lui ai dit : ‘Je veux pas faire de décors qui fassent trop film comique”, explique-t-il. “Je ne veux pas de trucs extravagants comme du papier peint léopard à l’intérieur d’un avion : je voulais que ce soit simple, réaliste, et Susanna était exactement sur la même longueur d’ondes”.

L’équipe a choisi Budapest comme lieu de tournage principal en raison de ses nombreuses équipes de tournage, sa proximité avec d’autres capitales européennes, et son architecture variée. “Budapest est située sur le Danube et est une porte sur l’Europe”, raconte Homes. “Dans un seul quartier assez restreint, vous pouvez déjà voir beaucoup de variations architecturales très intéressantes à filmer. On y retrouve un peu de Paris, un peu de Berlin ou de Vienne, mais il y a également des quartiers très modernes. La ville entière a été transformée et restaurée au cours des quinze dernières années, si bien qu'il y a beaucoup d’endroits particulièrement beaux et ouvragés—aussi beaux que dans d’autres capitales européennes”.

Pour les stars du film, Budapest est devenue une deuxième maison. “Si je commence à en parler [de Budapest], je vais vraiment ruiner mon mascara”, déclare Kate McKinnon. “J’habite à New York. J’adore New York. Jamais je n’aurais pensé qu’une autre ville pourrait presque la remplacer dans mon cœur !”

Mila Kunis n’est pas en reste : “J’adore Budapest. C’est magnifique, il y a une incroyable richesse culturelle et les gens y sont adorables et très chaleureux”.

Pour la réalisatrice, Budapest, tout comme les autres sites du tournage, est une partie cruciale de ce film aux multiples facettes. “C’est à la fois un road trip, un film sur l’amitié, un journal de bord, un film d’espionnage… Tous ces genres se mélangent à mesure que les personnages découvrent l’héroïne de film d’action qui sommeille en elles”.

  
#LespionQuiMaLarguee

mercredi 14 février 2018

LEGO NINJAGO LE FILM


En DVD et Blu-rayTM 
le 14 février 2018

Ce film sort en vidéo aujourd'hui et il est rigolo à regarder en famille avec des enfants (voir mon avis).

DVD : 14,99 €*

Blu-RayTM : 19,99 €*

*Prix public conseillé

Dans la version française, Teddy Riner, dix fois champion du monde de judo, prête sa voix à Cole, le ninja de la Terre. Cole symbolise la force tranquille et la cool-attitude. Les valeurs de respect et d’amitié véhiculées à la fois par le judo et par le film ne pouvaient pas trouver meilleur représentant !

La chanson française officielle du film, « HIGHER », est quant à elle interprétée par Amir. 


Résumé : pour défendre la ville de NINJAGO® City, Lloyd, alia le Ninja Vert, et ses amis ninjas vont vivre une aventure détonante ! Avec à leur tête Maître Wu, aussi sage que blagueur, ils vont devoir affronter l’abominable Garmadon… qui se trouve aussi être le père de Lloyd ! Au cours de leur courageux périple, nos ninjas préférés vont apprendre à unir leurs forces pour remporter la bataille et sauver la ville.












#LEGONinjagoLeFilm

Autre post du blog lié à LEGO NINJAGO LE FILM

samedi 7 octobre 2017

LEGO NINJAGO LE FILM


Animation/Aventure/Action/Comédie/Pour les enfants, mignon & pétillant

Réalisé par Charlie Bean, Paul Fisher & Bob Logan
Avec les voix, en version originale, de Jackie Chan, Dave Franco, Justin Theroux, Olivia Munn, Michael Peña, Fred Armisen, Kumail Nanjiani, Abbi Jacobson...
Avec la voix française de Teddy Riner dans le rôle de Cole 

Long-métrage Américain
Titre original : The LEGO Ninjago Movie 
Durée : 01h41mn
Année de production : 2017
Distributeur : Warner Bros. France

Date de sortie sur les écrans américains : 22 septembre 2017
Date de sortie sur nos écrans : 11 octobre 2017


Résumé : Pour défendre la ville de Ninjago City, Lloyd, alias le Ninja Vert, et ses amis maîtres-bâtisseurs Lego et combattants infiltrés se mobilisent. Avec à leur tête le maître kung-fu Wu, aussi sage que blagueur, ils doivent affronter l'abominable Garmadon … qui se trouve aussi être le père de Lloyd ! Mais il leur faudra d'abord surmonter leur ego et apprendre à unir leurs forces pour se révéler de redoutables guerriers. C'est à ce seul prix que notre bande de ninjas modernes, redoutables et insoumis, pourront remporter la bataille…

Bande annonce (VF)


Ce que j'en ai penséLEGO NINJAGO LE FILM s'adresse aux enfants. Il y a des références aux films de science-fiction, aux teen-movies, aux super-héros, aux mangas, ainsi qu'aux mythes et légendes asiatiques. Cependant, même si ces clins d’œil s’adressent aux adultes et sont un moyen réussi pour instaurer une personnalité propre à l'univers de la ville de Ninjago, ils n'approfondissent pas le scénario qui reste gentillet.

Ce dernier démontre l'importance de l'esprit de famille et qu'il faut croire en soi. Il prend d'ailleurs pour héros un adolescent qui porte le poids au jour le jour d'une famille différente dans le regard des autres et par rapport à son propre vécu. Sa quête de reconnaissance aux yeux de son père et son chemin vers l'apprentissage de ses capacités, accompagné de ses amis, est une jolie thématique pour les plus jeunes qui pourront s'identifier. 


Le rythme est un peu inégal, avec des moments plein d'action acidulée, suivis de séquences d'émotion, parfois un peu répétitives et longuettes. L’humour fait mouche. Il reste accessible aux petits. L'animation est impressionnante, rigolote et maîtrisée. Il y a parfois une multiplicité d'événements dans une même scène, mais tout reste fluide et clair. Elle est vraiment bien faite. Elle créée des atmosphères particulières et nous fait rire ou nous touche selon les moments. 




Les personnages sont bien distincts, à la fois dans leurs tenues, leurs accessoires ou encore leurs expressions. J’ai vu LEGO NINJAGO LE FILM en français. Bien que je sois persuadée qu’on perd forcément un peu de références et de dynamique avec la traduction, les voix françaises font un super travail pour donner un ton cohérent à leurs personnages en fonction des différents moments et faire ressortir les traits de caractère propre à chaque protagoniste.




LEGO NINJAGO LE FILM fera très plaisir aux enfants qui y trouveront un divertissement pétillant sur fond de morale positive. Les parents passeront un agréable moment avec ce film d’animation familial.

NOTES DE PRODUCTION 
(Á ne lire/regarder qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Un conte épique sur le bien et le… mâle

Les auteurs des superproductions de la saga LEGO®, qui ont ravi les spectateurs de tous âges et de tous pays, nous offrent aujourd'hui un nouvel épisode avec LEGO® NINJAGO, LE FILM. Toujours aussi tendre, malicieux et follement divertissant que les deux premiers opus inoubliables de la saga, LEGO® NINJAGO, LE FILM explore un univers cinématographique différent : celui de l’île lointaine et mystérieuse de Ninjago. 

On y découvre une nouvelle bande de personnages ainsi qu’un style caractéristique : un mélange de briques numériques de dernière génération et d’éléments issus du monde réel, que le producteur Dan Lin qualifie de nouvelle étape de l’évolution des films Lego®. Les auteurs envisageaient une aventure spectaculaire pleine d’action qui donne l’impression de sortir tout droit de l’imagination d’un enfant en train de construire son propre univers en Lego dans son jardin. Il s’agissait de réveiller le maître bâtisseur qui sommeille en chacun de nous. On a des scènes de combat conçues par la légende du kung-fu Jackie Chan, une bataille de robots monumentale, et une créature déterminée à détruire la ville. 

C’est complètement fou !, estime Charlie Bean, l’un des réalisateurs du film, amateur de Lego de longue date. J’adore les films d’arts martiaux, de robots et de monstres, et ce film est un hommage à tous ces registres, à la sauce Lego". Dans le même temps, le film aborde des sujets qui sont non seulement propres à la saga mais qui font partie intégrante de l'état d'esprit des Lego depuis plusieurs générations. On parle de famille et de découverte de soi, résume Charlie Bean, qui fait allusion au conflit central entre Lloyd, le jeune ninja déterminé à protéger Ninjago City, et son père, Garmadon, qui passe son temps à l’attaquer. Même si elle se déroule à bien plus grande échelle, il s’agit au fond d’une histoire personnelle qui met en scène un père et son fils. Ils ne se comprennent pas pour de nombreuses raisons, et pas seulement parce que l’un est un héros et l’autre un salaud. Lloyd regrette l’absence de son père dans sa vie.

Au cours de leur aventure, ils font face à des défis qui les dépassent complètement, et se retrouvent contraints de se supporter, ce qui les pousse à se découvrir mutuellement. 
Quand j’étais gamin, je me déguisais presque tout le temps en ninja pour Halloween, si bien qu'on peut facilement comprendre pourquoi j’étais aussi enthousiaste à l’idée de prêter ma voix à un personnage du film LEGO® NINJAGO, raconte Dave Franco, qui interprète Lloyd, jeune homme intrépide mais un peu perdu, lycéen solitaire le jour, guerrier ninja à l’identité secrète la nuit lorsque le devoir l’appelle. Je crois que si beaucoup de gens comme moi sont aussi passionnés par les Lego, c’est parce que quand on termine une construction on ressent un véritable sentiment d’accomplissement. Il faut se donner du mal avant de pouvoir vraiment commencer à jouer avec les figurines, et c’est ça qui fait que c’est aussi gratifiant. 

De même, l’histoire pousse Lloyd et ses amis ninjas à faire preuve d'introspection, à identifier leurs forces et leurs talents, et à retrouver la joie de vivre. Ce sont des jeunes d’aujourd’hui, passionnés par la technologie, comme nous tous, note Charlie Bean. Leur professeur, Maître Wu, essaye de leur inculquer les rudiments de ce que signifie être ninja, même s’ils préféraient se battre à coup de robots de combat bruyants dernier cri. Il essaye de leur montrer que ces robots ne sont pas infaillibles et que la technologie peut les lâcher. Il faut qu’ils comprennent que ce qu’ils ont au fond d’eux-mêmes est bien plus puissant que toutes ces armes. 

Tandis que Lloyd et ses amis répondent au devoir qui les appelle, LEGO® NINJAGO, LE FILM évoque aussi l'importance de l’amitié et du travail d’équipe. On découvre les talents cachés de chacun lorsqu’ils se débarrassent de leur personnalité d’ado pour adopter leur identité secrète, afin de protéger Ninjago City des attaques de Garmadon. Mais à mesure que l’intrigue progresse, on constate qu’ils feraient mieux de travailler ensemble. Tant qu’ils ne formeront pas une véritable équipe, ils ne parviendront pas à déployer la force surhumaine à laquelle ils aspirent. C’est une leçon que Garmadon lui-même n’a pas encore apprise. Justin Theroux, qui prête sa voix au personnage le plus abominable de l’histoire, explique : Il est hyper narcissique, et cherche à prendre possession des villes qu’il attaque pour en devenir dictateur. Son problème, c’est aussi qu’il pense toujours pouvoir tout faire tout seul… tout en se demandant pourquoi personne ne l’aide.

Mais ce qui complique encore la situation, c’est que si Garmadon sait que Lloyd est son fils, le vieux tyran aux quatre bras et aux yeux rouges ignore que ce dernier est aussi le Ninja Vert, son ennemi juré – ce morveux juché sur un dragon vert qui lui botte les fesses sans arrêt et qui ruine ses espoirs de conquérir un jour la ville de Ninjago. Mais il ne va pas tarder à l’apprendre. C’est à bord d’un robot de combat en forme de requin gigantesque, qui projette lui-même des requins vivants, que Garmadon tente cette fois de prendre possession de la ville. 

Lloyd, lui, est prêt à riposter grâce à l’Arme Absolue. Malheureusement, cette botte secrète représente une menace qu’aucun d’eux n’avait imaginée et n’est capable de contrôler. Père et fils doivent alors partir ensemble à la recherche du seul élément qui puisse régler leurs problèmes, tout en affrontant les dangers qui se dressent sur leur route. Dan Lin remarque : Lloyd doit sauver sa famille avant de pouvoir sauver la ville. Il ne peut pas continuer à accuser son père de tous les maux, et c’est ce qu’il va apprendre au fil de l’intrigue : il va mûrir et prendre son indépendance. 

Si le film regorge de gags et de farces destinés aux enfants, les adultes y trouveront aussi leur compte, comme le révèle le producteur Chris McKay : On a écrit le film pour l’enfant qui sommeille en chacun de nous. Ça a peut-être l’air d’un cliché mais c’est vraiment ça : on essaye de saisir l’imagination débordante et les idées folles qu’on avait quand on était gamins. C’est aussi un hommage aux productions des frères Shaw et aux films de monstres, et les fans y trouveront de nombreuses références. On essaye tout simplement d’aller chercher les gags les plus marrants qui nous passent par la tête ; on vise un type d’humour qui parle aux grands comme aux petits, aux filles comme aux garçons, peu importe leurs origines, ajoute Charlie Bean. Les adultes comprendront mieux les sous-entendus de la relation entre Garmadon et son ex-femme, la mère de Lloyd, Koko, interprétée par Olivia Munn. Bien que séparés depuis longtemps, et pour des raisons évidentes — ce n’est pas facile d’être l’épouse de l’ennemi public numéro un —, leurs échanges suggèrent qu’au moins l’un d’entre deux pourrait éprouver une certaine nostalgie du temps passé. La relation de Koko et Garmadon est… compliquée, reconnaît Olivia Munn.

Koko est loin de n’être que la mère de Lloyd ou l’ex de Garmadon. Sa véritable fonction constitue l’une des révélations d’un film qui ravira autant les garçons que les filles. De la même façon, Nya, Ninja de l’Eau, fait partie intégrante de l’équipe de choc de Lloyd. Abbi Jacobson, qui lui prête sa voix, raconte : Nya conduit une moto, arbore un blouson en cuir, et manœuvre un robot de combat géant. Elle est super cool. 

Fred Armisen, Kumail Nanjiani, Michael Peña et Zach Woods viennent compléter la Force Secrète Ninja. Phil Lord et Christopher Miller, scénaristes et réalisateurs LA GRANDE AVENTURE LEGO® et producteurs et LEGO® BATMAN, LE FILM comme de LEGO® NINJAGO LE FILM, considèrent chaque film comme une saga indépendante, mais qui s’intègre à l’univers Lego. Chacun des films a sa propre singularité et sa propre personnalité, ce qui est l’un des avantages de travailler avec des auteurs qui apportent leurs idées et leur esthétique personnelle, note Christopher Miller. Phil Lord et Christopher Miller, à l’origine du film qui a lancé la saga et montré au monde à quel point ces figurines en plastique pouvaient être dynamiques, expressives et attachantes sur grand écran, étaient prêts pour ce nouvel opus à creuser encore plus cet univers et à corser les scènes d’action. 

On a toujours adoré les films d’arts martiaux, confie Phil Lord. Il s’agit d'acquérir la maîtrise de soi, d’affronter ses peurs et de donner le meilleur de soi-même. Et on s’est dit que la seule façon de voir un film qui mette en scène un chat géant, c’était de le faire nous-mêmes. Jackie Chan a contribué à mettre en œuvre des scènes d’action fidèles au style et au ton que souhaitaient leur donner les réalisateurs. Non seulement il prête sa voix à Maître Wu, mais il a aussi sollicité sa célèbre équipe de cascadeurs afin qu’ils chorégraphient les combats. Tous portent sa marque de fabrique : des mouvements extrêmement rapides exécutés avec brio, agrémentés de traits d’humour bien sentis. Mais le résultat est-il à la hauteur ? On parvient à recréer n’importe quel type de mouvement, à faire des choses absolument incroyables, et grâce à l’animation, c’est 10 fois mieux que dans la réalité, 10 fois plus divertissant, estime le grand maître des arts martiaux. De plus, faisant référence à sa collection de blessures presque aussi célèbres que ses rôles, Jackie Chan ajoute en riant : Comme ça, pas besoin de faire mes cascades moi-même, et pas de blessés !

Former les figurines aux arts martiaux sans oublier que leurs articulations ne sont pas flexibles s’est avéré un véritable défi. Il fallait que tout fonctionne selon les règles de l’univers Lego. Chris McKay, qui a prêté main forte à l’équipe d’animation pour les trois films Lego, raconte : Le format exige plus de réflexion, plus d’astuce ; il faut faire des choix plus ambitieux et plus surprenants. En ce sens, je trouve que c’est la forme la plus authentique d’animation. Une fois encore, les producteurs ont travaillé avec Animal Logic, studio d’effets spéciaux renommé, et se sont entretenus avec les graphistes et concepteurs de Lego au siège social danois, afin de réfléchir ensemble à des idées et de créer et tester des modèles. 

L’objectif était que toutes les constructions Lego à l’écran, qu'il s'agisse des robots de combat, du centre commercial, ou encore du stand de hot dog, puissent être reproduites dans la réalité. Comme pour les précédents opus, LEGO® NINJAGO, LE FILM est construit à l’aide de briques numériques, et chaque pièce est virtuellement assemblée aux autres comme s’il s’agissait de véritables briques en plastique. Mais il y a tout de même une grande différence. Comme l’explique Dan Lin, l’un des premiers concepteurs de la saga Lego®, Dans le premier film, on trouvait le Kragle, et dans LEGO® BATMAN, LE FILM quelques effets ont été introduits comme de la fumée et de l’eau, mais cette fois la réalité fait véritablement irruption, avec de l’herbe, des plantes, du sable, du feu, de l’eau qui coule, et même une jungle de bambou. Sans oublier un chat grandeur nature très réaliste qui fait figure de bête monstrueuse aux yeux des minuscules figurines Lego et qui est susceptible de faire voler en éclats Ninjago City d’un coup de patte. 

À mesure que les personnages évoluent dans cet univers parfaitement réaliste, ajoute-t-il, on voit comment la réalité peut coexister avec les briques de Lego. Riche et chatoyant, et éclairé comme un film traditionnel, ce nouvel opus possède une esthétique sublime et singulière. En évoquant la série télévisée NINJAGO, dont l’animation est plus traditionnelle, Dan Lin souligne : Ces personnages sont suivis par une gigantesque communauté de fans, et on s’en est servi comme inspiration. Notre idée était de prendre les éléments que l’on adore dans la série et de les développer, puis de les intégrer à un univers plus vaste qui suscite un impact visuel digne du grand écran grâce à une technique d’animation ultrasophistiquée. Le format long métrage leur a aussi donné la possibilité de creuser les personnages et d’imaginer leurs trajectoires individuelles. Mais peu importe le format, les concepts fondamentaux du jeu, de l’imagination et de l’aventure sont universels, juge Charlie Bean. Une idée parcourt tous ces films ainsi que le concept Lego : la créativité. On peut se sortir d’une situation difficile en construisant la solution, on peut transformer son environnement pour résoudre un problème et raconter une histoire, et c’est ce qui est vraiment génial et enthousiasmant.

UN INCROYABLE PÉRIPLE
T’inquiète pas Lloyd, personne n’a des parents parfaits

Lord Garmadon et Le-Loyd

Au-delà de ce combat acharné pour Ninjago City, où les robots de combat s’affrontent, les briques volent de partout, les habitants courent se mettre à l’abri et le ciel s'obscurcit, on découvre un père et un fils qui n’arrivent pas à se comprendre. Lloyd est un bon gamin bien intentionné. Il travaille dur et c’est un ami fidèle, témoigne Dave Franco. Mais parfois il se met en colère et se renferme sur lui-même à cause de sa situation familiale. Son père l’a abandonné alors qu’il n’était encore qu’un bébé, avant de devenir le méchant le plus redoutable de tous les temps. Étant donné que les assauts de Garmadon ont détruit les maisons et les commerces de la quasi-totalité de ses proches, Lloyd est totalement exclu au lycée. En dehors de ses cinq amis fidèles qui connaissent son identité secrète de Ninja Vert, tout le monde l’évite. Ils ne savent pas que c’est lui leur héros ; tout ce qu’ils savent c’est que c’est le fils de Garmadon, ce qui n’est pas une bonne chose, explique Charlie Bean. 

Rien que de marcher dans la rue est un cauchemar pour ce pauvre gamin parce qu’on ne lui témoigne aucune reconnaissance – il n'essuie que des critiques. Toute sa vie, il a dû assumer les conséquences de l’attaque destructrice de Garmadon et il en a assez d’être traité comme un paria. Tout ce qu’il souhaite, c’est une vie normale, ajoute Dave Franco. Même si, malgré tout, Garmadon reste son père et au fond Lloyd aimerait le connaître et comprendre pourquoi il se comporte comme ça. Mais le type n’est pas facile d’accès. Déjà, il faut toujours qu’il ait raison sur tout… même quand il a tort. Ce qui donne lieu à l’un des gags centraux du film : Garmadon écorche le nom de son fils sans arrêt. Charlie Bean raconte que c’est Justin Theroux qui a eu cette idée de buter sur les deux l de Lloyd. On a fait beaucoup d’enregistrements avec Dave et Justin pendant lesquels ils improvisaient, testaient des idées, et c’est comme ça qu’ont vu le jour certaines des scènes les plus amusantes et les plus émouvantes du film. Le coup de LeLoyd, c’est Justin qui l’a improvisé en cabine d’enregistrement.

Justin Theroux donne au guerrier aguerri une voix grave et gutturale, si bien que tout ce qu’il dit semble vaguement menaçant. J’ai adoré jouer Garmadon. C’est toujours très amusant de se mettre dans la peau d’un grand salopard, et sa psychologie se résume à son égocentrisme absolu. Il ne comprend pas pourquoi son fils ne veut pas lui ressembler et avoir à sa merci une ville entière, explique l’acteur. Aucun d’entre eux n’a vraiment envie de continuer à se battre, mais comme Garmadon est incapable d’arrêter de se jeter des fleurs en permanence, et Lloyd de dépasser sa peine, que faire d’autre ?

Koko : l’ex-Mme Garmadon

Si Lloyd a parfois du mal à comprendre les motivations de Garmadon, ce n’est pas le cas de Koko. D'ailleurs, personne ne connaît Garmadon aussi bien que son ex-femme. Koko est tombée amoureuse de Garm alors qu’il n'était encore qu’un jeune homme romantique aux cheveux dans le vent, la tête pleine d’idées mégalomanes et de rêves de domination. Désormais, elle est la seule personne de tout Ninjago City à ne pas craindre de défier son visage terrifiant et son regard flamboyant pour l’envoyer paître. Surtout quand la vie de leur fils est en jeu. Ce n’est pas de la faute de Koko s’il trouve son caractère bien trempé toujours très attirant. 

Évidemment, Garmadon ne comprend rien”, explique Olivia Munn. “Il n’a aucune idée de ce qui s’est réellement passé entre eux. Lui, il se dit : ‘Je suis beau, je suis puissant, j’ai de l’argent. C’est quoi le problème ?’ Mais pour Koko, c’est nature profonde et son comportement égoïste et narcissique qui l’ont amenée à le quitter pour que leur fils ait une vie meilleure”. En tant que mère célibataire, Koko fait de son mieux pour guider et encourager son Lloyd adoré à surmonter les hauts et les bas de l’adolescence, sans jamais se douter qu’il est en fait le Ninja Vert. 

“Elle essaie d’être un véritable exemple pour lui. Ils ont une relation unique, fondée sur la compréhension mutuelle. Elle se reconnaît en lui à bien des égards”, détaille Olivia Munn. “Les liens qui existent entre Lloyd et sa mère, entre Koko et Garmadon, et entre Garmadon et Lloyd créent des dynamiques vraiment intéressantes, parfois drôles et touchantes”, poursuit-elle. “Au début, on les voit comme des personnages très stéréotypés, avec Koko qui joue la maman heureuse et super positive, puis on apprend qu’elle a un passé secret, et donc qu’elle n’est pas si banale. Ce qui est amusant avec tous ces personnages, ce sont les moments de transitions qu’ils vivent, et la façon dont ils deviennent plus réels, plus proches de nous”. “Une fois que l’on découvre son histoire avec Garmadon”, renchérit Bean, “on comprend mieux l’immense sacrifice qu’elle a accompli pour son fils”.

Garmadon et Wu : les frères ennemis

Décidément, ce Garmadon semble avoir bien du mal à s’entendre avec quiconque : ni avec son fils, ni avec son ex-femme, et certainement pas avec ses généraux, qu’il expulse à tour de bras à la moindre infraction, qu’elle soit réelle ou imaginaire. Enfin, il les expulse — littéralement – de son repaire du haut d’un volcan. Garmadon n’arrive même pas à entretenir une relation cordiale avec son frère, le vénérable Maître Wu, un vieux barbu très sage, toujours vêtu de blanc et muni de sa flûte, qui dispense ses maximes zen et ses piques pleines d’une surprenante ironie. 

Lin le décrit comme “l’âme et le repère émotionnel du film, et l’opposé de Garmadon”. “Jackie Chan insuffle une grande dimension comique à Wu, et sa voix rend le personnage vraiment attachant”, raconte Lin. “Il donne beaucoup de nuances aux émotions voulues dans le film, que ce soit du sentiment ou de l’humour, mais il apporte également une réelle authenticité : nous voulions vraiment que ce film s’inspire des films d’arts martiaux asiatiques, et Jackie a absolument tenu à superviser les scènes d’action pour s’assurer que nous les exécutions correctement”. “Maître Wu est le frère de Garmadon, mais il est aussi son ennemi”, explique Chan avec une fausse gravité. “Maître Wu est l’oncle de Lloyd mais il est aussi son professeur. Dans tous les cas, c’est une relation très complexe, très difficile et très intéressante”. L’animosité de longue date entre Wu et Garmadon finit par exploser au-dessus d’un pont en corde se balançant au-dessus d’un torrent : il s'agit de la scène préférée de Jackie Chan.

Theroux explique : “C’est vraiment une rivalité entre frères très classique. On ne sait pas ce qui est arrivé à Garmadon pour qu’il devienne si maléfique, mais au fil des années, les deux frères se sont éloignés l'un de l'autre. Le premier s'est laissé dominer par sa part d'ombre, et le second est resté dans la lumière, et désormais ils ne peuvent plus se supporter. Désormais, histoire de remuer le couteau dans la plaie, Garmadon apprend que Wu s’est beaucoup occupé du fils qu’il a abandonné et qu’il l’a entrainé pour en faire l’un des ‘gentils’”. En effet, décelant de grandes qualités chez le jeune Ninja, et conscient que Ninjago City a besoin d’un champion, “Maître Wu aide Lloyd à accomplir sa destinée”, conclut Chan.

La Force Secrète Ninja de NINJAGO

Non seulement Maître Wu prépare Lloyd à assumer ses responsabilités en tant que Ninja Vert, mais il entraîne également les amis de Lloyd, cinq lycéens enthousiastes— quoiqu’un peu dissipés : Cole, Nya, Jay, Kai and Zane. Chacun d'entre eux possède ses talents propres, qui s’expriment à travers leur robots de combat personnalisés et leur style individuel – et, s’ils s’en montrent dignes, ces qualités se manifesteront en pouvoirs élémentaires : la terre, l’eau, la foudre, le feu et la glace. En un clin d’œil, ils doivent arrêter toutes leurs activités, quitter leurs maisons ou le lycée, enfiler leur tenue de ninja afin de repousser les attaques de Garmadon. C’est une mission qu’ils prennent très au sérieux... Enfin, plus ou moins. 

En vérité, bien qu’ils fassent preuve d’un courage, d’une intelligence et d’une volonté suffisantes pour leur permettre de faire face à toutes les épreuves, Loyd et ses amis ont encore beaucoup de chemin à parcourir avant de parfaire leur travail d’équipe et d’atteindre leur vrai potentiel. D’après les estimations raisonnables de Wu, les adolescents devraient moins compter sur les robots de combat et la technologie pour mener la bataille, et plus les uns sur les autres.

COLE / LA TERRE 

Fred Armisen double Cole, le Ninja de la Terre, un garçon plutôt détendu, toujours vêtu d’un débardeur noir et passionné de musique. “Cole refuserait probablement qu’on lui colle l’étiquette du ‘hipster’ mais il adore les vinyles et les trucs vintage, et il fait beaucoup d’efforts pour avoir l’air ‘cool’”, explique Bean. Cole ne se déplace jamais sans un bon rythme de guitare basse dans les oreilles, et c’est le seul du groupe qui admet apprécier la flûte de Maître Wu. Son robot de combat, nommé Séisme à juste titre, consiste en une enceinte monolithique, pourvue de platines intégrées et d’un caisson de basses qui lui permet d’envoyer ses ondes sonores de choc tout en gardant le rythme. 

“En tant que batteur”, explique Armisen, “je peux confirmer que les vibrations ont beaucoup de puissance, et Cole s’en sert comme d’un marteau. Son robot de combat ressemble un peu à une cabine de DJ améliorée”. Malgré tout, Armisen comprend les motivations de Wu. “Il y a une dimension très spirituelle dans l’entraînement du ninja : il s’agit de découvrir son ‘ninja intérieur’ et de maîtriser cette force, plutôt que de se reposer sur d'impressionnantes machines”. 

Hormis son travail en solo, Armisen a participé à plusieurs sessions d’enregistrement en groupe. “On a fait une séance tous ensemble, et j’en ai fait une avec Dave Franco”, se souvient-il. “Je connais Justin Theroux depuis très longtemps, et j’ai déjà travaillé avec lui auparavant. Tout le monde était vraiment très drôle, et ce n’est pas nécessairement évident. Parfois, on réunit des gens très marrants, et ils ne s’entendent pas toujours. Mais ce groupe était vraiment génial. La personne qui nous a tous réunis a vraiment fait du bon boulot !”

NYA / L’EAU 

Abbi Jacobson campe Nya, la Ninja de l’Eau, qui porte une veste en cuir lamé, et qui parcourt terre et mer au volant de son agile Water Strider. Son autre véhicule de prédilection est une moto qu’elle a customisée en l’honneur de son idole, la légendaire Lady Iron Dragon. Pour Bean, “au sein du groupe, Nya est probablement la plus sûre d’elle : c’est une vraie dure à cuire qu’il vaut mieux ne pas trop chercher”.

En effet, Nya est sans doute la petite sœur de Kai, mais quand il s’agit de remplir sa mission de ninja, elle n’est certainement pas la plus petite. Comme Abbi Jacobson l’explique, “elle déborde d’énergie, elle est très motivée et farouchement indépendante. Nya n’est pas une espèce de faire-valoir au sein du gang ; elle est un membre très puissant de la Force Secrète Ninja et participe sans conteste du succès des ninjas”. Alors qu’elle apprenait son rôle, Abbi Jacobson avait en tête ses petites nièces de deux et quatre ans. “Elles sont peut-être encore un peu jeunes pour voir le film”, explique-telle, “mais dans quelques années, lorsqu’elles le verront, je leur dirai : ‘Voici une fille qui fait preuve d’un bel esprit d’équipe et d’encouragement. Elle soutient ses amis et est toujours en train de chercher des solutions aux problèmes qu’ils rencontrent’. Franchement, je suis vraiment très fière de doubler ce personnage”. 

De même, Abbi Jacobson estime que les spectateurs seront sensibles aux thèmes du film, comme elle l'a été : “C’est un film très sincère, qui parle d’amitié, de la famille, et de la prise de conscience qu’on possède tous une qualité unique et des talents qui nous sont propres. Une fois que vous les avez trouvés, le monde est à vous !”

JAY / LA FOUDRE 

Kumail Nanjiani interprète Jay, le Ninja de la Foudre, toujours vêtu de bleu à l’exception d’un cache-nez orange qui apporte une touche de couleur—juste au cas où le temps se rafraîchirait. Jay peut parfois se montrer un peu trop prudent pour quelqu’un qui vole à bord de son robot de combat du nom de “Lightning Jet” et envoie des décharges électriques… Mais c’est ce qui fait son drôle de charme. 

“Tout au long de l’histoire, Jay devient de plus en plus courageux”, développe Bean. C’est un élément auquel Nanjiani trouve qu’il est “facile de s’identifier, et pas seulement lorsqu’on est au lycée. Je pense que ces sentiments—l’envie d’être populaire, l’envie de s’intégrer et d’être accepté—ne disparaissent jamais vraiment. En dehors de ses amis ninjas, Jay n’a aucun autre copain. Cette bande n’est pas particulièrement populaire au lycée. Tout le monde adore les ninjas, mais personne ne sait que ce sont ces jeunes-là qui sont les vrais ninjas. Lloyd est traité comme un paria parce qu’il est le fils de Garmadon, et je pense que ses amis subissent la même chose, juste parce qu’ils traînent avec lui. Si les autres élèves savaient la vérité, ce serait tellement bien”.

Même au sein de sa bande, le caractère nerveux et peu assuré de Jay le met un peu à part : lorsque tous les autres manifestent leur enthousiasme à l’idée de partir en mission, Jay avance un timide “peut-être”. Mais ses amis savent très bien que si Jay n’apparaît pas comme le plus brave, il arrive toujours à point nommé, et fait toujours preuve d’un courage électrisant. Si seulement il arrivait à faire preuve du même courage pour susciter l’étincelle avec celle dont il est secrètement (ou plutôt, ouvertement) amoureux, Nya… “C’est une histoire assez marrante, mais aussi très touchante”, reconnaît Nanjiani. “Si le film parle avant tout de la relation père-fils, il traite également des rapports que les autres personnages entretiennent les uns avec les autres, ou avec eux-mêmes”.

KAI / LE NINJA DU FEU

Dans le rôle du frère de Nya, Kai, on retrouve Michael Peña. Le Ninja du Feu, vêtu de rouge comme il se doit, envoie des jets de flamme par les doubles canons de son robot de combat Fire, et espère un jour faire jaillir des flammes du bout de ses doigts—comme Maître Wu le lui a promis. Si Michael Peña lui-même possédait ce talent, cela ferait sans aucun doute remonter sa cote de popularité auprès de son fils de huit ans, qui est la raison principale pour laquelle il a accepté le rôle. 

“Peut-être que maintenant je vais enfin passer pour un papa branché”, dit-il. “J’ai commencé à regarder des dessins animés avec mon fils, et ça le fait tellement rire !” explique Peña. “Tout le monde le sait, quand vous avez un enfant, vous faites tout pour les faire rire. Il n’est pas très bon public, mais il adore l’univers des Lego. Il en parle comme s’il revenait d’une conférence, comme s’il y avait tout un monde plein d’histoires de Lego que lui seul connaît. Du coup, j’ai vraiment saisi l’opportunité de participer à ce film. Le public va adorer, mais j’ai surtout eu un franc succès à la maison”. Souvent décrit comme une vraie tête brûlée, Kai est également plutôt impatient, mais il fait preuve d’une loyauté à toute épreuve et se montre très protecteur. S’il est le premier à s’engager dans la bataille, il est aussi souvent le premier à faire un câlin chaleureux lorsque l’un de ses amis ne se sent pas bien.

Pour Peña, les sessions d'enregistrement avec ses partenaires se sont déroulées comme “les Jeux Olympiques de l’impro—j’ai travaillé avec tous ces gens talentueux, dont certains écrivent des sketches humoristiques, et tout le monde sautait et dansait partout… C’était comme apprendre à faire du saut à double corde”.

ZANE / LE NINJA DE LA GLACE 

Passons du feu à la glace : Zach Woods incarne Zane, le Ninja de Glace très détaché, mi-homme, mi-robot, toujours couvert d’un blanc immaculé comme un frigidaire vintage. Zane souffle un blizzard polaire grâce à son robot de combat, le Tank de Glace, “construit comme un tracteur des neiges avec d’énormes roues”, détaille Woods. 

“De tous les rôles que j’ai interprétés, Zane est peut-être celui qui me ressemble le plus”, plaisante Woods. “Zane veut être considéré comme un vrai adolescent comme les autres, bien que son système de pensée robotique l’en empêche constamment”. Le lycée est déjà bien assez compliqué pour les ados normaux. Mais même si c’est du Fréon qui coule dans ses veines, et qu’il possède un système d’exploitation à la place du cœur, et malgré son caractère logique et méthodique, Zane possède une très bonne dose d'émotions humaines—et la loyauté est en tête de liste. Son trait humain le plus touchant est sans aucun doute son envie de s’intégrer. Ça, et le fait de vouloir conduire un énorme robot de combat. 

“Le film s’intéresse à ces jeunes qui sont des élèves tout à fait normaux le jour, et qui se transforment soudainement en ninjas pour combattre les forces du mal”, explique Woods. “Je crois que beaucoup de jeunes ont ce fantasme : plaquer toutes les activités ennuyeuses de leur quotidien pour aller combattre des méchants grâce à d’énormes robots de combat. Qui n’en aurait pas envie ? Du coup, ce film est en fait une façon d'assouvir ce fantasme”.
“Tout ninja sait quand il faut se battre et quand il faut se cacher”.

Bean ne tarit pas d'éloges sur le casting : “Tous les acteurs étaient géniaux, drôles et charmants, et ils ont tous mis beaucoup d’eux-mêmes dans le projet. La plupart d’entre eux sont auteurs. Quand on les a tous réunis, ils ont beaucoup échangé et fait des batailles d’impro entre eux, et une grande partie des dialogues les plus drôles du film et mes moments préférés viennent de ces premiers enregistrements. Le plus difficile, ça a été de ne pas rire pendant les prises, ou de ne pas s'extraire de son personnage quand quelqu’un disait quelque chose d’inattendu”. 

 Il a également fallu enregistrer certains personnages réunis dans la même pièce, comme pour Franco et Theroux, dont le duo devait restituer la dynamique père/fils du film. Mais dans la plupart des cas, les acteurs ont enregistré individuellement : les répliques et les indications de Bean leur parvenaient par Skype, ce qui se fait couramment en matière d’animation. Les enregistrements se sont étalés sur 18 mois environ, à mesure que l’animation se complexifiait, le jeu des acteurs influençant le graphisme des personnages et vice-versa. 

“Charlie a vraiment parfaitement communiqué avec nous et a tâché de nous faire travailler en équipe”, explique Olivia Munn. “Faire un film d’animation sollicite toute la palette de jeu des acteurs. Il faut vraiment s’y mettre à fond, bouger, crier, sauter partout, et il vous faut penser à 15 façons différentes de dire une réplique pour réussir à donner la bonne intention. Charlie nous donnait la réplique : on pouvait voir sa réaction quand on faisait plusieurs propositions, et quand c’était la bonne, on voyait une étincelle dans ses yeux. Il s’animait, et c’était vraiment drôle d’arriver à le faire rire”. 

En bonus, la plupart des comédiens se sont réunis pour un enregistrement de groupe, dont tous se souviennent avec grand plaisir. En filant tout le texte, ils ont pu jouer avec les réactions des uns et des autres comme dans un film en prises de vue réelles, travailler leur complicité dans les scènes comiques et se focaliser sur les moments poignants d’une façon nouvelle. “Chacun était dans son personnage et capable d’improviser n’importe quelle situation, et toutes les scènes se sont construites autour de ce processus. C’était vraiment génial”, se souvient Nanjiani. 

Parmi les seconds rôles, on retrouve Robin Roberts et Michael Strahan, qui doublent les figurines de Lego qui réveillent les habitants avec leur émission matinale très populaire “ Bonjour NINJAGO”. Ali Wong interprète le Général Olivia, l’un des officiers de Garmadon ; Laura Kightlinger, l’une des professeurs du lycée, Mme Laudita, et Randall Park et Retta, deux des pom pom girls du lycée. Chris Hardwick joue le rôle du DJ de la radio locale, et Bobby Lee prête sa voix à un prof de Pilates dont le studio a été détruit par Garmadon.

Constance Wu assure la voix de la maire de Ninjago City, et Kaan Gulder joue le jeune garçon qui apparaît face à Jackie Chan dans les scènes en prises de vue réelle du film.

L’ASSEMBLAGE

Il a fallu environ quatre ans pour construire LEGO® NINJAGO LE FILM avec les réalisateurs, les animateurs et les graphistes. Ils ont travaillé ensemble depuis leurs bureaux de Los Angeles, ceux d'Animal Logic à Sydney en Australie, et au siège de l’entreprise Lego à Billund, au Danemark—comme cela avait déjà été le cas pour LA GRANDE AVENTURE LEGO ® et LEGO® BATMAN, LE FILM. 

Pendant deux ans, le réalisateur américain Bean est parti vivre en Australie pour travailler aux côtés de l’équipe d’animation. “Animal Logic est un véritable vivier de gens très talentueux qui viennent du monde entier et sont spécialisés en animation et effets visuels. Il y règne une atmosphère très cosmopolite”, décrit-il. “Ce qui est incroyable avec Animal Logic, c’est qu’ils sont très pointilleux sur l’atmosphère et l’aspect visuel du film”, ajoute Dan Lin. “Ils ont fourni un énorme travail de recherche et développement pour emmener le film vers l'excellence”. 

Dans une certaine mesure, les animateurs ont puisé dans l’immense catalogue de briques numériques qu’ils avaient commencé à compiler sur le premier film LEGO®— chaque élément ayant un rendu, une texture et une patine individuelle afin de donner une impression réaliste d’usure—et ils s’en sont servis pour “bâtir” le décor, les accessoires, les véhicules et la population de NINJAGO dans le style des Lego. S’ajoutent à cela 3463 briques numériques créées spécifiquement pour les besoins du film, de même que 350 vêtements personnalisés pour les miniatures numériques, et 100 rochers numériques. Plus de 100 millions de grains de sables apparaissent sur la plage de NINJAGO en un seul plan, tandis que près de 12,7 millions de briques ont été nécessaires afin de créer la ville et les montagnes environnantes. 

Si l’on transpose ceci en mesures réelles, les 841 mètres carrés de la ville la rendent à peine plus petite que la base de la Grande Pyramide. Mais il y a eu du changement depuis LA GRANDE AVENTURE LEGO®, en 2014. Le superviseur des effets visuels Gregory Jowle explique : “Nous nous sommes débarrassés d’une grande partie des techniques utilisées sur le premier film, et on a tout repris, en beaucoup mieux. On voulait aller plus loin et ajouter un haut degré de complexité à l'ensemble. On a énormément enrichi notre catalogue afin d’ajouter des détails à chacune des briques pour qu’elles aient une matérialité aussi vraie que n’importe quelle brique Lego que vous prendriez dans la main, qu’elle soit neuve ou qu’elle date d’un certain temps.

Nous sommes même allés jusqu’à effectuer des scanners en très haute résolution de l’une des figurines pour être sûrs que tous nos angles étaient parfaits”. “Nous n’avons triché sur rien”, ajoute Jowle. “Nous n’avons pas altéré les briques. Si vous ajoutez à ça les plantes et les rochers, ça nous a vraiment poussés à obtenir un rendu très réel. Le plus motivant, je crois, c’était l’opportunité de créer des effets visuels ‘naturels’, comme de minuscules gouttes d’eau, du feu, des étincelles et des explosions”. 

L’intégration des pièces de Lego avec les éléments du monde réel – parmi lesquels 254 espèces uniques de flore – distingue visuellement LEGO® NINJAGO LE FILM d'autres films du genre. “On voulait aller plus loin et enrichir l’univers visuel de Lego”, explique McKay. “Quand on était enfants, on amenait nos jouets à l'extérieur pour jouer dans le jardin, dans le bac à sable ou même en camping. Cette idée est devenue essentielle pour l’histoire parce que nos cinq ninjas ont besoin de retrouver leurs racines pour découvrir leurs pouvoirs élémentaires. Cette quête d’un ‘retour aux sources’ se déroule pendant leur entrainement, mais également à travers la jungle sauvage et dangereuse qui entoure la ville de Ninjago. Du coup, il était vraiment nécessaire de mêler des éléments organiques hyperréalistes aux éléments plastiques hyperréalistes”. 

C’est avec cette idée en tête que Kim Taylor, l’un des deux chefs décorateurs du film, explique que “ce film utilise beaucoup plus la lumière du jour, avec un vrai ciel ensoleillé et de vrais nuages. Donner à voir le monde naturel à travers les yeux des figurines était une idée majeure. J’ai pris des photos macro en haute résolution, pour comprendre à quoi ressemblaient un brin d’herbe ou un bonsaï quand on les regarde à une distance d’un centimètre, et je me suis rendu compte qu’il y avait plein d’autres petites plantes cachées dans la mousse ; il y a tout un jardin secret là-dessous”. 

 Au-dessus du niveau de la mousse, les vues de Ninjago City présentent une métropole asiatique moderne, étincelante, fourmillante d’activités et de couleurs—57 des couleurs officielles de Lego, pour être tout à fait exact. Comme l’explique Lin, “Ninjago est une île mystique, un monde qui ne ressemble à aucun autre. Ce n’est pas un pays ou une culture en particulier qui sont représentés, mais un mélange de plusieurs influences asiatiques, de la Thaïlande à la Chine, en passant par le Japon. En ce sens, la ville est un peu conçue d’après l’imaginaire d’un enfant”.

À la différence de Bricksburg, conçue sur une grille, et de la jungle urbaine de Gotham City, Ninjago possède une structure horizontale à plusieurs niveaux. “Ce n’est pas l’endroit le plus sûr où vivre, mais certainement le plus amusant”, affirme Taylor. “C’est une ville non-linéaire : il n’y a pas une seule ligne droite dans toute la ville. On voulait lui donner un aspect historique, si bien qu'au sud de la ville, près des canaux, il y a tout le centre historique, et plus au nord, d’immenses gratte-ciels construits au-dessus d’autres bâtiments”. Le monument emblématique de la ville est aussi son bâtiment le plus haut : la Tour Ninjago, de près de 7 mètres de haut. C’est aussi de là que Garmadon a l’intention de diriger le monde. 

"Il faut conserver l’échelle du monde que l’on crée, parce qu’une figurine ne mesure que 4 cm de haut. Même si ces personnages pensent qu’ils vivent dans un univers regorgeant d’aventures, leur bâtiment le plus impressionnant est, à nos yeux, de la taille d’une pièce de dimensions moyennes", explique Matt Everitt, superviseur animation. 

"Quand on réalise des séquences animées, c'est utile de s’imaginer que ces êtres super petits évoluent dans un monde gigantesque, une caméra braquée à quelques centimètres de leur visage". "Charlie voulait que l’on fasse tout avec deux équipes caméra : l’une pour filmer à échelle humaine quand on a besoin de montrer que l’on regarde une construction de Lego, et l’autre qui est réellement à l’échelle des Lego, comme si une figurine tenait la caméra", explique Taylor. 

Dans le film, Ninjago City ne compte pas moins de 315 personnages : on y identifie 80 visages différents et 12 000 expressions de visages qui reflètent de façon étonnamment réaliste toute une palette d’émotions. Les animateurs ont aussi étoffé les personnages avec des détails comme le bandage que Kai porte autour de la tête, signe qu'il a tendance à foncer dans les décors, ou encore les yeux verts de Lloyd, couleur inhabituelle pour un Lego mais choisie pour le film afin d'attirer l'attention sur son identité secrète. 

"Il faut être plein de ressources et recourir à des méthodes traditionnelles", explique McKay. "On ne peut pas jouer avec les silhouettes et il y a des limites à la quantité d’effets d’animation que l'on peut utiliser pour les visages. On doit parfois faire appel au langage corporel de toute la figurine pour exprimer une émotion ou suggérer un sentiment. J'aime l'allure des Lego quand on les filme. La simplicité des figurines permet de les animer avec sincérité et sensibilité".

L'apparence des personnages a aussi joué un rôle majeur. Car avec une palette aussi réduite, "il suffit d’un détail subtil, comme un léger changement d'espacement entre les yeux, pour changer radicalement l'allure d'un personnage. Pour Lloyd, on a par exemple utilisé certaines expressions de Dave Franco comme son petit sourire en coin qui le différencie des autres", poursuit Talor. 

La subtilité n'a pas été un problème s’agissant des robots de combat. Les artistes-animateurs ont collaboré avec les concepteurs de Lego pour réaliser des structures non seulement imposantes, belles, effrayantes et bien articulées, mais également reflétant la personnalité de chaque ninja tout en ayant l’air convaincant. 

"On a essayé de faire en sorte que tous les robots de combat aient l'air gigantesque", souligne Everitt. "Le robot de Kai avance vraiment d’un pas lourd dans la rue et on sent des vibrations à chacun de ses pas. Celui de Cole fait lui aussi trembler le sol : quand on aperçoit ce dernier surgir sur son robot de combat sur roue, il fait un effet certain ! Quand Garmadon réapparaît avec le robot de combat le plus puissant de tous, le Garma Mecha Man, celui-ci pourrait être de la taille d'un jeune enfant s'il était constitué de vraies briques de Lego. On le sait parce que Simon Whiteley, l'un de nos chefs décorateurs, l'a construit pour de vrai". 

Une fois encore, le plus grand défi a consisté à tenir compte du fait que les figurines LEGO® ne sont pas articulées aux coudes ou aux genoux. Dans le même temps, cette difficulté a aussi encouragé les membres de l’équipe à se montrer particulièrement créatifs. "Il y a beaucoup d'action avec des gestes bien particuliers dans le film, comme les combats d'arts martiaux, les combats de robot contre robot, de ninja monté sur un robot et de ninja à dos de monstre", indique Lin. Pour donner aux arts martiaux une légitimité digne de Jackie Chan, les artistes animateurs ont commencé par étudier les scènes de combat les plus célèbres de ses films, dans lesquels son côté Bruce Lee possède aussi une touche de comique à la Buster Keaton : ils ont noté la puissance d'impact de chaque coup de poing et de coup de pied, et sa façon d'utiliser l'espace ainsi que les objets environnants. 

"Jackie nous a énormément influencés pour animer Maître Wu, non seulement dans sa façon de se battre mais aussi de se déplacer et de se comporter, de hausser un sourcil ou de parler à des enfants", reprend Everitt. Ils sont ensuite passés aux choses sérieuses en invitant l’équipe de 15 cascadeurs formés par Chan pour les aider à mettre en scène chaque séquence de combat. Les créateurs les ont ensuite décortiquées, décomposant leur posture avant un combat jusqu’à leur utilisation d'un bâton ou d'une épée. Bean se rappelle le jour où Lin et lui ont abordé le sujet avec Chan. 

"Il regardait une figurine de Lego tout en agitant les bras, déclarant, 'Hum, je ne crois pas que ça va marcher'. On lui a alors montré le clip vidéo qu'on préparait et je lui ai répondu, 'Ne vous préoccupez pas des contraintes physiques des figurines. On trouvera une solution. On voudrait juste que vous chorégraphiiez la scène comme pour n'importe quel autre film' ". 

Parfois, tout est question de... roues de chariot et de saucisses. "On utilise des briques de Lego pour créer des arrondis visuels dans le paysage, c'est-à-dire qu'on choisit des éléments de notre catalogue de briques qui créent une impression de mouvement, comme des boucliers, des cornes de dinosaures, des roues de chariot qui tournent et des saucisses", confie le réalisateur. "Il y a des saucisses partout où on pouvait en mettre. Quand on regarde le film, on ne s'en rend pas compte sur le moment mais si on y prête attention, on peut les voir". La touche finale a consisté à introduire un ennemi inopiné sous les traits d'un chat ordinaire, joueur et naturellement destructeur. Mais aux yeux de la population miniature de Ninjago City, "c'est avant tout un monstre", insiste Lin. Et histoire de passer d’un défi à un autre, l'équipe d'infographistes a également conçu la bête du film, entièrement numérique. 

"Ça nous a fourni une excuse pour regarder des vidéos de chats sur Internet", raconte Everitt en riant. Ils ont aussi mis en scène de vrais félins dans le studio au milieu de constructions en Lego, pour observer comment ils utilisent leurs pattes, clignent des yeux ou au contraire regardent fixement les choses. Ils ont fixé des friandises aux robots de combat pour enregistrer la façon dont les chats approchaient, reniflaient, sautaient sur les robots ou bien les renversaient, et constater comment les robots cédaient sous leurs assauts. "En raison de sa taille démesurée dans l'univers des Lego, cet animal allait surtout être filmé en très gros plan : il fallait donc que tout soit impeccable, des oreilles à la pointe des moustaches jusqu'au bout de la queue".

"Il doit certainement avoir autant de poils qu'un vrai chat", déclare Taylor. En réalité, l'animation numérique en possède 6 493 248, une véritable prouesse technique. "On ne peut pas tricher avec ça : il faut dessiner beaucoup de poils sur un chat numérique et faire en sorte qu'il y ait un bon jeu de lumière. Charlie voulait que le chat soit mignon, doux et joueur, même s'il détruit la ville".
“Pour comprendre ton avenir, tu dois revenir à tes racines de ninja”.

Le musicien, compositeur et artiste multimédia Mark Mothersbaugh collabore une nouvelle fois avec Phil Lord et Christopher Miller après avoir participé au premier film, LA GRANDE AVENTURE LEGO®. "Le film intègre à la fois des éléments du réel et du monde imaginaire que s’est créé un jeune garçon, peuplé de personnages traditionnels à la fois chinois et japonais, et je voulais que la musique s'en fasse l'écho", explique Mothersbauch. "On entend à la fois des instruments chinois et japonais mais, parce que c’est un garçon moderne, il y a aussi des passages de musique électronique. Je ne parle pas simplement du contenu musical mais des arrangements et de l’orchestration qui vous emportent dans les hauteurs de l’imagination d’un enfant, ou bien vous font ressentir l’infiniment petit et l’intime, selon la scène", poursuitil, se référant aux différents moments du film qui passent d’un humour léger et burlesque à des moments d’action trépidante ou émouvants. Le compositeur s’est appuyé sur un orchestre au grand complet, car il sentait qu'une telle formation lui permettrait de donner vie et humanité à "ces petits êtres en plastique". 

Les voix ont également été importantes puisque "le son de voix humaines rend ces transitions plus faciles. Il y a aussi plus de chants dans ce film, ce qui accentue encore davantages les effets musicaux. Il y a notamment un chœur qui imite des miaulements de chat lorsque Lloyd parle au monstre", poursuit-il. "Avec ces films tirés de l'univers Lego, on veut que les gens s’amusent, qu’ils rigolent", reprend Lin. Et dans le même temps, "on adore jouer avec leurs émotions et les surprendre. L’allure et le comportement de ces figurines les rendent tout naturellement drôles. Et si on réussit à faire rire tout en contrebalançant avec des vraies émotions qui surgissent de façon inattendue, le tour est joué". "J’espère que le public va apprécier l’histoire, avec ses rebondissements, son humour et la quête dans laquelle se lancent les personnages", ajoute Bean. 

"J’espère qu’ils vont aimer les scènes d’art martiaux – des scènes comme ils n’en ont jamais vues dans un film de LEGO ni dans aucun film d’art martiaux. Mais je veux surtout qu’ils comprennent qu’au-delà des combats et des péripéties, ce qui compte avant tout, ce sont les rapports entre Lloyd, sa famille et ses amis", conclut-il.

#LEGONinjagoLeFilm