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mardi 24 juillet 2018

HOTEL ARTEMIS


Action/Thriller/Science fiction/Un film qui n'exploite pas tout son potentiel

Réalisé par Drew Pearce
Avec Jodie Foster, Sterling K. Brown, Dave Bautista, Sofia Boutella, Brian Tyree Henry, Charlie Day, Jenny Slate, Zachary Quinto, Jeff Goldblum, Kenneth Choi...

Long-métrage Américain/Britannique
Durée : 01h33mn
Année de production : 2018
Distributeur : Metropolitan FilmExport 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Date de sortie sur les écrans américains : 8 juin 2018
Date de sortie sur nos écrans : 25 juillet 2018


Résumé : Dans un futur proche, une infirmière, qui dirige un hôpital regroupant les plus dangereux criminels de Los Angeles, découvre que l'un de ses patients est dans l'établissement afin d'en assassiner un autre.

Bande annonce (VOSTFR)


Extrait - "J'ai un plan" (VOSTFR)



Extrait - "Un flic à terre" (VOSTFR)



Extrait - "Sofia Boutella" (VOSTFR)



Ce que j'en ai pensé : HOTEL ARTEMIS est un film fantastique qui n'exploite pas tout son potentiel. Il s'agit du premier long-métrage du réalisateur Drew Pearce. Il y a un contexte simple, mais clair, des idées et de l'inventivité. Le réalisateur gère bien le lieu qu'est l'Hôtel Artemis pour en faire un personnage à part entière de cette histoire. Ramsey Avery, le chef-décorateur, a fait un très bon travail pour donner une personnalité à l'ancienne à cet hôtel, on a donc aucune peine à lui imaginer un passé. De plus, son ambiance se mêle bien à la modernité technologique qui constitue l'aspect fantastique du film. Ce mélange correspond bien au personnage principal, l'infirmière Jean Thomas, interprétée par Jodie Foster.

Cependant, il y a plusieurs défauts qui viennent impacter le plaisir qu'on peut avoir à regarder ce long-métrage. Son rythme, tout d'abord, qui peine à démarrer. Il est trop saccadé et donne une impression de longueur. L'intrigue ne cherche pas à aller plus loin que l'évidence. Il n'y a pas vraiment de surprises. Les personnages, également, ne sont pas à la hauteur. Le problème n'est pas le jeu des acteurs - qui sont impliqués et qui jouent leur rôle comme il faut - mais le fait que les protagonistes ne se distinguent pas vraiment par leur originalité, ne sont pas assez travaillés et, même s'ils réussissent à attirer notre attention, ce qui est le cas de Sofia Boutella, qui interprète Nice, et de Sterling K. Brown, qui interprète Waikiki, le déroulement des événements ne nous permet pas vraiment de nous attacher à eux.




Copyright photos @ METROPOLITAN FILMEXPORT

HOTEL ARTEMIS n'est pas désagréable, mais il passe à côté de son aspect divertissement. C'est vraiment dommage, car il y avait matière à nous entraîner dans une aventure qui nous aurait fait retenir notre souffle. On peut se laisser tenter pour son casting ou l'envie de découvrir son ambiance ou de quoi il retourne, cependant, il ne faut pas en attendre trop. 

NOTES DE PRODUCTION
(À ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

MAGIE ET MYSTÈRE DE LOS ANGELES… 

Dans les années 1920, les suites luxueuses de l'hôtel Artemis, établissement fictif, portaient le nom de destinations de vacances particulièrement prisées. Un siècle plus tard, ce sont les clients qui adoptent le nom de ces suites comme nom de code, conformément à l’engagement de ce centre de soins d’urgence haut de gamme à garantir leur anonymat. 

C’est ainsi que Sherman devient ″Waikiki″ à son arrivée, tandis que son frère Lev prend le surnom de ″Honolulu″. La séduisante Française se fait appeler ″Nice″, le trafiquant d’armes ″Acapulco″, et ″Wolf King″, de son vrai nom Orian Franklin, devient ″Niagara″. Pour entrer, les membres doivent s’identifier au moyen d’une puce électronique implantée dans leur poignet. On ne fait aucune exception à la règle, comme l’apprend à son grand désarroi le braqueur de banques Buke (Kenneth Choi), grièvement blessé. 

Le scénariste et réalisateur Drew Pearce a imaginé les moindres détails de ce monde situé dans un avenir proche, en s’inspirant de sa fascination pour la ville de Los Angeles. 

″Je suis originaire d’Écosse, et j’ai passé presque toute ma vie en Angleterre″, révèle Drew Pearce. ″Après notre premier long séjour à Los Angeles (pour le tournage d’IRON MAN 3), mon épouse et moi avons décidé de nous y installer définitivement. On a sauté le pas, entassé toutes nos affaires dans un conteneur, et on a pris l’avion. Ça fait presque sept ans qu’on habite ici et on n’a jamais regretté notre décision″. 

Le fait d’avoir grandi dans une vieille capitale européenne a nourri le regard de Drew Pearce sur Los Angeles. ″Ce qui me plait, c’est que l’histoire de la ville est tellement récente par rapport à celle de Londres, qu’elle en devient plus accessible. À l’hôtel Artemis, on peut contempler cent ans d’histoire sur un seul bâtiment: les stigmates du temps sont visibles en un seul coup d’œil, comme c’est le cas pour la ville elle-même″. 

″Los Angeles a une personnalité tout à fait singulière″, poursuit-il. ″Quelqu’un l’a un jour baptisée la ville des portes, parce que, contrairement à la côte Est ou à l’Europe, il est impossible de deviner ce qu’on va trouver à l’intérieur d’un bâtiment en se fiant uniquement à son allure extérieure. Il faut parfois pousser une porte au beau milieu d’un centre commercial délabré pour dénicher les restaurants les plus chics, et ça rend l’expérience encore plus grisante. C’est bien ce qu’illustre HOTEL ARTEMIS, qui est sans aucun doute un film où les portes ont une importance majeure″. 

Le producteur Adam Siegel décrit, quant à lui, l’Artemis comme ″un univers que l’on épie en regardant par le trou de la serrure″. Jodie Foster a beaucoup apprécié ce sentiment qu'évoque Drew Pearce : ″J’ai grandi ici″, raconte l’actrice oscarisée qui a commencé sa carrière à l’âge de trois ans. ″Il y a une certaine nostalgie de Los Angeles dans HOTEL ARTEMIS que je partage avec Drew. Le film dégage un amour profond pour la ville en tant que terre de promesses, d’absence de règles, à la riche tradition cinématographique. Drew a tourné un film si original, et si déconcertant sur le plan visuel, qu’il nous fait envisager la ville d’un œil nouveau. Le film tient sans aucun doute du thriller″, suggère-t-elle, ″mais il occupe son propre territoire. Il défie les frontières entre les genres″. 

Sterling K. Brown, qui incarne Waikiki, partage son avis. ″C’est un film noir mais aussi une œuvre futuriste ; il est à la fois drôle et poignant. On plonge dans un univers passionnant où tous les criminels ne naissent pas égaux″. 

Les pensionnaires de l’Hôtel Artemis ont des objectifs très différents les uns des autres qui se recoupent parfois. ″Les parcours des différents personnages se mélangent et se confondent même parfois″, remarque le producteur Simon Cornwell. 

″On règle ses comptes, et on révèle des secrets″, ajoute son frère et producteur associé Stephen Cornwell. ″Tout le monde ne peut pas obtenir ce qu’il veut″. 

Si les criminels du film ont chacun une trajectoire différente, ils ont pourtant une chose en commun. Sterling K. Brown résume la situation : ″On entre, on se fait oublier, on échappe à la police, et puis on ressort″. 

L’intrigue rythmée tambour battant se déroule sur une nuit déjantée, mais Drew Pearce a pris le temps nécessaire pour soigner à la perfection son récit. Lui qui tenait absolument à réaliser un film dont il avait écrit le scénario a mûrement réfléchi au postulat de départ. 

″Cette idée m'obsédait et correspondait à tout ce que j’aime″, se souvient-il. ″Il y a à la fois une intrigue criminelle et des éléments de science-fiction, mais aussi l’occasion de signer des images visuellement spectaculaires. J’avais aussi tout simplement l’espoir de rendre hommage à Los Angeles, la ville où j’habite″. 

″Lorsque je me suis mis au travail pour de bon, je me suis promis d’écrire la version la plus épurée de cette histoire, ce qui impliquait de faire un film indépendant plutôt qu’un film de studio″, confie-t-il. ″Je ne regrette pas ce choix une seule seconde. Je suis fier de ce projet et des collaborateurs qui s’y sont investis avec le même enthousiasme″. 

″Je voulais que ce soit un mélange d’idées et de sujets, toujours très précis, mais avec autant de profondeur que possible, comme les meilleurs polars et les plus grands films de science-fiction de mon enfance″, ajoute-t-il.

PLACE À L’AVENIR… 

Drew Pearce et ses producteurs ont convenu qu’HOTEL ARTEMIS ne pouvait être tourné qu’à Los Angeles. ″Il n’existe aucun autre endroit qui ressemble de près ou de loin à Los Angeles″, estime le producteur Marc Platt. À noter que ce dernier a également collaboré à LA LA LAND, qui brosse un portrait emblématique – mais radicalement différent – de la ville. ″Los Angeles est un personnage de l’histoire à part entière, et c’est ce qu’on veut faire ressentir aux spectateurs de la manière la plus naturelle possible″. 

Le tournage a démarré le 1er juin 2017 dans la chambre forte d’une banque de South Spring Street. À l'exception d'une journée aux studios Universal, et d'une autre à la jetée de Santa Monica, l'essentiel du film a été tourné dans le centreville de Los Angeles. Parmi les lieux de tournage, citons le toit du célèbre Rosslyn Hotel sur West Fifth Street, mais aussi une petite rue derrière South Hill Street plus connue sous le nom de "ruelle aux rats". Les principales scènes d’émeutes ont été filmées au cours de plusieurs nuits estivales dans South Main Street. Les intérieurs, notamment les suites de l’hôtel, les couloirs, les ascenseurs, le bar, la salle de jeux et le vestibule, ont été construits dans les studios LA Center. 

Ramsey Avery, le chef-décorateur, avoue s’être inspiré de l’Hôtel Alexandria. ″Lors de son ouverture en 1906, c’était l'établissement le plus luxueux de la ville″, raconte-t-il. ″C’était au centre-ville que tout se passait à l’époque″. 

Mais le déclin de l’Alexandria s’est en réalité révélé bien pire que celui, fictif, de l’Artemis. ″Notre hôtel n’est jamais devenu un bouge non plus,″ reprend Ramsey Avery. ″La plupart des détails qui font sa beauté, comme les fresques murales et les luminaires, sont restés intacts″. 

L’endroit est aussi équipé d’installations ultra-modernes, comme des scanners, un portail de sécurité sophistiqué, une source d’énergie alternative sur le toit, des imprimantes 3D qui permettent de reproduire des organes humains ou encore des armes à feu, et les robots dont se sert l’Infirmière pour remettre ses patients sur pied. ″C’est le Wolf King qui lui a trouvé tout ce matériel au marché noir″, précise Ramsey Avery. ″Il n’a aucun problème pour obtenir tout ce qu’il faut grâce au réseau mafieux international ″. 

Ce mélange d’ancien et de nouveau concerne aussi les costumes créés par Lisa Lovaas, dont beaucoup sont inspirés par la mode des années 70. Le costume trois pièces écossais de Waikiki, par exemple, correspond à l’esprit baba cool des années 1970, façon Steve McQueen. Mais il porte des vestons de costume pare-balles, qui ne prennent pourtant pas trop de place. ″Drew et moi pensons que les gilets pare-balles du futur seront faits dans un tissu très fin capable d’absorber les balles″, explique Lisa Lovaas. ″Nos vestons pare-balles ne sont pas plus épais qu’un t-shirt″. 

 Drew Pearce a travaillé avec un futurologue, afin d'imaginer son Los Angeles de 2028. 

″Thomas Wagner, notre futurologue, est un haut responsable de la NASA″, révèle Drew Pearce. ″C’est avec lui que j’ai discuté des appareils high-tech que nous pouvions utiliser dans le film. Chacun d’entre eux, que ce soit le scalpel à microondes ou le vaporisateur anti-polype, existe déjà (même si on ne le sait pas) ou sera conçu dans les cinq années à venir″. 

″Il me semble que la fiction spéculative ne parle en fait jamais de l’avenir, mais plutôt de l’époque à laquelle on l’écrit″, remarque Drew Pearce. ″Ceci dit, on a quand même essayé de trouver un équilibre. Cette histoire se passe dans 10 ans, si bien que beaucoup de choses peuvent changer d’ici là, mais je voulais que tout reste crédible, et bien ancré dans le quotidien des personnages″. 

C’est cette philosophie qui a également guidé Drew Pearce dans sa manière de dépeindre les conditions sociales et le comportement de ses personnages. ″Les catastrophes naturelles et les violences policières sont des questions auxquelles le monde, et les États-Unis en particulier, sont de plus en plus confrontés″, note-t-il. ″Ces problèmes et leurs répercussions qu'évoque HOTEL ARTEMIS sont tout à fait plausibles, et c’est ce qui accroît la tension et le réalisme de l’intrigue, déjà très élevés″. 

Il a également fallu s'interroger sur les techniques médicales. Britt Sanborn, consultante pour le film, est infirmière depuis 10 ans. Autrefois comédienne, elle était parfaitement consciente des exigences de ces deux univers. Présente sur le plateau pour toutes les scènes médicales, elle a également donné des conseils pendant la préparation, au moment où on élaborait ou se procurait le matériel médical. 

″Grâce à des robots futuristes, l’Infirmière est capable d’effectuer des opérations qui exigeraient normalement l’intervention de toute une équipe″, explique Britt Sanborn. ″J’ai beaucoup discuté avec Drew de ce qui constituait une plaie mortelle ou pas, et de la possibilité pour un patient de parler au cours de son opération, ou encore de la façon dont certains organes ou certaines blessures saignent. On fait en sorte que tout soit aussi réaliste que possible, tout en se permettant de prendre quelques libertés car l’intrigue se situe en 2028″. 

″Jodie Foster m’a posé des questions très précises sur la physiopathologie de ce type de blessures″, raconte Britt Sanborn. ″Elle voulait comprendre ce qu’elle faisait, et pourquoi″. 

Dave Bautista, qui incarne le fidèle bras-droit de l’Infirmière, le lieutenant Everest, a lui aussi dû démontrer une certaine aisance sur le plan chirurgical. ″Dave était aussi intéressé que Jodie par le sujet, et il a fait un travail incroyable″, note Britt Sanborn. ″Au cours d’une séquence d’une minute, il est parvenu à enfiler un masque à oxygène au patient, installer une perfusion, appliquer un garrot, insérer une fausse aiguille, la fixer avec un morceau de scotch, tendre le scalpel à Jodie dans les règles de l’art, et enfin à aspirer le sang qui s’échappait de la plaie. Et tout ça sans perdre le fil de ses répliques. Il m’a beaucoup impressionnée″. 

Le choix d’un chef-opérateur comme Chung-Hoon Chung a donné à cet environnement clinique une dimension tout sauf stérile. “Au début, j’avais imaginé une atmosphère très froide et dépouillée pour le bloc opératoire”, explique Avery, le chef-décorateur, “mais en utilisant de la couleur, Chung-Hoon a ajouté une dimension émotionnelle à chaque décor. Son regard est empreint d'une vraie richesse”. 

Cette richesse concerne également les costumes. La robe rouge profond en satin que Lisa Lovaas a créée pour le personnage de Sofia Boutella était évidemment très sexy, mais également fonctionnelle, afin de ne jamais entraver ses mouvements au cours de ses scènes de combat effrénées. Mais il fallait également qu’elle soit approuvée par Chung-Hoon. 

“Il nous fallait une matière qui accroche la lumière dans les couloirs et les vestibules, et on a fait faire des essais caméra pour chaque tissu afin d'obtenir la couleur parfaite”, explique Lisa Lovaas. 

Pearce a été emballé par ce travail d'équipe. “Chung-Hoon Chung est un vrai génie”, déclare le réalisateur. “J’espère pouvoir retravailler avec lui sur chacun de mes futurs projets !” 

Jeff Goldblum est tout aussi enthousiaste. “Son charisme et sa maîtrise de l'image sont stupéfiants”, raconte cet acteur chevronné. “C’est quelqu’un de très drôle. Et je crois que le film va être magnifique !” 

RETOUR VERS LE FUTUR… 

L'inspiration du style de l'hôtel Artemis vient du passé, et plus précisément d’une chanteuse quasi-inconnue, Elyse Weinberg. En effet, ses mélodies évocatrices de la Californie des années 1960 imprègnent l’histoire et la bande originale du film. 

“Au fond d’elle-même, l’Infirmière est très fidèle à l’esprit hippie qu’on associe à Laurel Canyon”, explique Pearce, “et c’est très important dans le film car cette musique la renvoie à des moments heureux de sa vie. Cette musique, c’est son refuge – un peu comme l’hôtel Artemis. Du coup, il était essentiel qu'elle baigne dans cet environnement musical – du tourne-disque qui passe les vinyles de The Mamas and the Papas jusqu’au lecteur de cassettes qu’elle a autour du cou et avec lequel elle écoute ‘Helpless’, de Buffy Sainte-Marie pour se détendre – c’est la bande-son de sa vie”. 

Afin d'incarner l’univers sonore de HOTEL ARTEMIS, Pearce tenait à faire appel à l'un des meilleurs artistes en la matière. C’est donc Cliff Martinez, compositeur plusieurs fois salué par la critique, qui s'est vu confier la bande-originale du film. Les producteurs Marc Platt et Adam Siegel avaient déjà collaboré avec Martinez en 2011 pour la BO percutante et désormais culte de DRIVE de Nicolas Winding Refn, également situé à Los Angeles. Pearce savait donc que le compositeur serait à même d’apporter à la fois de la modernité et de l’intensité à la partition – et d’offrir un contrepoint dynamique à la nostalgie vibrante des morceaux favoris de l’Infirmière. 

“J’avais besoin que la BO soit à la fois pleine de tension et d’émotion – qu’elle soit caractérisée par une âpreté qui permette de renvoyer au futur, mais avec suffisamment de romantisme pour faire ressurgir le passé de cet hôtel”, détaille Pearce. “Cliff s'est imposé naturellement parce que son travail permet de concilier modernité et émotion authentique. C’est un maître dans son domaine, et la musique qu’il a créée pour le film était la toute dernière pièce – magnifique – qu’il nous manquait pour compléter l’ensemble”. 

Pour finaliser le film, Pearce a engagé son ami et collaborateur Father John Misty, alias Josh Tillman, qui fait même une apparition dans le film dans le rôle d’un braqueur de banque, P22, aux côtés de Buke (Kenneth Choi). En 2015, Pearce a réalisé le clip de “The Night Josh Tillman Came to our Apartment”, une chanson de Father John Misty qui porte un regard plutôt caustique sur une nuit de débauche à Los Angeles. Il savait donc que la sensibilité hors du commun du chanteur, mêlée de cynisme et d'un réel lyrisme, constituerait un mélange parfait pour donner corps au film entre l’ancien et le résolument contemporain. “Josh et moi, on a longtemps parlé de la chanson, de la manière dont elle pourrait véhiculer les idées du film et en quoi elle pourrait être unique. S'il y a bien un point commun entre tous nos personnages, c’est le sentiment d’être piégé, au propre comme au figuré… Et c’est de là que nous est venue l’idée, puis le titre de la chanson qu’on a fini par trouver”. La ballade “Gilded Cage” (“cage dorée” en français), composée spécialement pour le film, évoque la ville de Los Angeles, son glamour comme sa noirceur. 

BONJOUR, QU’EST-CE QUE JE PEUX FAIRE POUR VOUS ? 

L’Infirmière est un personnage aux contradictions fascinantes. Elle est forte mais a tout le temps peur ; elle soigne les autres tout en ayant un comportement autodestructeur. Malgré cela –ou peut-être à cause de cela ? –, elle se donne corps et âme à son travail. 

“Elle sait faire preuve de compassion, mais elle dit les choses sans détour, ce que font les meilleures infirmières !”, ajoute Sanborn, consultant médical sur le tournage. 

L’Infirmière est capable d'affronter n'importe quoi, sauf son passé douloureux. En tant que directrice de l’Hôtel Artemis, elle vit dans la suite Los Angeles. Son nom est Jean Thomas, mais il y a bien longtemps que personne ne l’a appelée ainsi. 

Jodie Foster a beaucoup aimé interpréter un personnage d'âge mûr. “C’est assez amusant de se sentir libre de jouer cette petite femme aux cheveux gris, assez explosive, qui fait penser à Barbara Stanwyck”, raconte-t-elle. “Elle a établi des règles et elle les fait respecter, mais elle a aussi des crises de panique et n’a pas mis le pied à l'extérieur depuis des années. Elle s'est enfermée dans sa propre souffrance”. 

Si elle est prisonnière, elle peut néanmoins compter sur la présence d’Everest, un géant d’une grande douceur. “J’ai un peu l’impression que l’histoire d’amour du film, finalement, c’est la relation entre nos deux personnages”, estime Jodie Foster. “L’Infirmière l’a pris sous son aile quand il s’est fait tirer dessus alors qu’il n’était encore qu’un gangster tout jeune. Il est prêt à tout pour elle”. 

Dave Bautista, qui incarne Everest, compte de nombreux fans qui ont suivi ses exploits de lutteur professionnel et apprécient ses prestations dans la saga LES GARDIENS DE LA GALAXIE. Mais il était très enthousiaste à l’idée d’endosser un rôle dramatique. “C’est un garçon qui a une grande profondeur”, reprend Pearce, “et qui a apporté beaucoup d'émotion à ce film”. 

Pearce a réuni un casting d’exception pour son premier long-métrage, et il s’est dit impressionné par la force qui se dégage de cette équipe d’artistes. “Chaque acteur, à sa façon, a formidablement enrichi le film”, déclare-t-il. 

D’ailleurs, Pearce n’en revient toujours pas que Jodie Foster ait passé la porte de son hôtel imaginaire. “C’était complètement fou d’auditionner Jodie Foster pour le rôle, puisqu’elle a découvert le script par elle-même, et que c’est elle qui nous a contactés pour le rôle”, explique-t-il. “Ne me demandez pas comment elle a mis la main sur le scénario : officiellement, c’était encore un secret bien gardé – un peu comme l’Artemis, finalement !” 

Peu importe comment elle s'est engagée dans l'aventure, la participation de Jodie Foster a impressionné toute l’équipe, acteurs et techniciens confondus. “Sa sincérité et la force de son jeu nous ont obligés à rester constamment en alerte ”, raconte Siegel, l’un des producteurs du film. 

La chef-costumière Lisa Lovaas, dont la mère a été infirmière en psychiatrie, puis psychologue clinicienne à la prison centrale pour hommes de Los Angeles, avait beaucoup d’affection envers ce personnage, ainsi qu’envers l’actrice.  

“Il avait beau être tout simple, le costume de l’Infirmière est ma tenue préférée du film”, remarque Lisa Lovaas. “Il fallait qu’il soit pratique et fonctionnel, et qu'il soit muni de poches, parce que c’est ainsi qu’elle mène sa vie. Jodie savait parfaitement ce dont l’Infirmière avait besoin. Elle a su trouver le ton juste”. 

“L’Infirmière donne à tout un chacun sa chance et un peu de son temps, comme ma mère”, poursuit Lisa Lovaas. “Ma mère se déplaçait constamment de cellule en cellule. Comme l’Infirmière, qui affronte l’une après l’autre toutes les crises de l’Artemis sans jamais quitter ses tennis Adidas toutes simples. Elle se déplace beaucoup, elle bouge tout le temps, parce qu’elle est toujours prête à aider quelqu’un”. 

Mais finalement, comme tous les autres personnages de l’Hôtel Artemis, l’Infirmière doit également apprendre à prendre soin d’elle-même. 

Comme Pearce le remarque, “les violences qui se déroulent à l’extérieur de l’hôtel contraignent les clients à rester à l’intérieur, ils n’ont pas vraiment d’autre choix… mais le vrai problème est à l’intérieur. L’Infirmière est enfermée dans sa douleur. Waikiki est pris au piège d’une relation toxique avec son frère, lui-même prisonnier de son addiction. Nice est prisonnière d’un travail de plus en plus sadique qu’elle déteste, et Acapulco est prisonnier de ses complexes. Et c’est une véritable tradition dans les fictions qui se déroulent à Los Angeles – de Chandler et Didion à ‘Hotel California’ du groupe The Eagles, en passant par BOULEVARD DU CRÉPUSCULE et LE LAURÉAT : c’est une ville qui a toujours été une véritable cage dorée”.

  
#HotelArtemis

samedi 2 juin 2018

HOTEL ARTEMIS


Au cinéma le 25 juillet 2018

Ce film d'action semble fort sympathique à l'image de son casting qui donne bien envie de voir ce long-métrage sur grand écran.

Ecrit et réalisé par Drew Pearce
(le scénariste de MISSION IMPOSSIBLE – ROGUE NATION ; IRON MAN 3)
avec Jodie Foster, Sterling K. Brown, Sofia Boutella et Dave Bautista


Résumé : Los Angeles, 2028 : dans une ville déchirée par des émeutes et sur le point de basculer dans la guerre civile, L’Hôtel Artemis y est un refuge où les criminels peuvent trouver soins et repos.

Dirigé par Jean Thomas (Jodie Foster), aussi surnommée l’infirmière, avec l’aide de l’imposant Everest (Dave Bautista) cet établissement secret est régi par des règles strictes qui assurent sa réputation dans le monde des truands :

Pas d’armes. Pas de flics. Et surtout, on ne tue pas les autres patients.

Mais cet abri va être rattrapé par le chaos extérieur lorsque des truands tentent d’y entrer de force pour y rattraper Waikiki (Sterling K. Brown), un braqueur qui s’y est réfugié après une attaque de banque qui a mal tourné.

Aidé par le personnel et les autres résidents, dont Nice (Sofia Boutella), une mystérieuse tueuse à gage en mission secrète, Waikiki s’apprête à vivre une longue nuit éprouvante…

HOTEL ARTEMIS est un thriller d'action futuriste écrit et réalisé par Drew Pearce. La distribution est complétée par Jeff Goldblum, Brian Tyree Henry, Jenny Slate, Zachary Quinto et Charlie Day.

Bande annonce (VOSTFR)


Quelques photos du film








  
#HotelArtemis

samedi 5 août 2017

LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2


Après nous avoir bien divertis au cinéma, les Gardiens de la Galaxie vont bientôt débarquer en vidéo pour notre plus grand plaisir ! Retrouvez mon avis sur le film ici.


LE FILM DE JAMES GUNN SORTIRA
EN AVANT-PREMIÈRE EN ACHAT DIGITAL LE 26 AOÛT
ET EN BLU-RAY 3D, BLU-RAY, DVD ET VOD
LE 6 SEPTEMBRE PROCHAIN


 

ET POUR LA PREMIÈRE FOIS EN 4K ULTRA HD

  


LES GARDIENS DE LA GALAXIE vol 2
de James GUNN
édité en Blu-ray sous le label Marvel


Peter Quill, Rocket, Drax, Gamora et Bébé Groot terrassent un monstre qui menaçait le peuple des Souverains. En guise de récompense, la prêtresse Ayesha livre aux justiciers Nebula, la sœur maléfique de Gamora. Mais avant de partir, Rocket vole un lot de piles à la souveraine. Outrée, cette dernière lance sa flotte à la poursuite des Gardiens. A la suite d’un phénomène magnétique qui détruit toute l'armada, le vaisseau des fugitifs traverse un portail qui les mène auprès d’Ego, un être céleste et tout-puissant qui prétend être le père de Peter.

FICHE ARTISTIQUE

Peter Quill… Chris Pratt 
Gamora… Zoe Saldana 
Drax… Dave Bautista 
Ego… Kurt Russell 
Voix originale de Groot… Vin Diesel 
Voix originale de Rocket… Bradley Cooper 

FICHE TECHNIQUE

Réalisateur… James Gunn
Scénariste… James Gunn
Musique… Tyler Bates
Directeur de la photo… Henry Braham

Titre original… “Guardians of the Galaxy vol 2”
Année : 2017 /// durée : 2h15

BONUS

* Commentaire audio du réalisateur James Gunn
* Le making of en 4 reportages : « Dans la peau du réalisateur » ; « La musique » ; « Les effets visuels » ; « Le casting »
* 4 scènes coupées ou rallongées présentées par le réalisateur James Gunn : « Groot adolescent version longue » ; « Le mémorial de la guerre de Xandar » ; « Kraglin et Quill parlent du Zune » ; Mantis et Drax partagent leur tristesse version longue »
* Le bêtisier du film
* Clip video délire : « Guardians Inferno » interprété par The Sneepers et David Hasselhoff

Format : 2,39 – 16:9
Langues : anglais en 7.1 DTS-HD master audio ; français en 5.1 DTS-HD haute résolution 
Sous-titres : anglais, français et néerlandais

TM & © 2017 Marvel and Subs

 
#GardiensdelaGalaxie2

Autre post du blog lié à LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2

mercredi 26 avril 2017

LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2


Au cinéma le 26 avril 2017

LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2 est sorti aujourd'hui au cinéma. Comme le film est vraiment super sympa (voir mon avis ici), je vous propose de découvrir quelques extraits. Je partage également les notes de production qu'il faudra venir lire (si le cœur vous en dit) après avoir vu le film pour ne pas vous spoiler les surprises qu'il réserve.

Extrait - "Il faut que j'aille le découper" (VOSTFR)
Retrouvez Drax plus en forme que jamais !



Extrait - "Course poursuite" (VOSTFR)
Prenez place à bord du Milano pour une course galactique !



Extrait - "N'appuie pas sur ce bouton" (VOSTFR)
Cette discussion entre Rocket et Bébé Groot est déjà culte !




Un film réalisé par James Gunn
Avec Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista, Michael Rooker, Karen Gillan, Kurt Russell, Sylvester Stallone, Pom Klementieff, Elizabeth Debicki, Chris Sullivan, Sean Gunn, Tommy Flanagan, Laura Haddock, Michael Rosenbaum, Glenn Close...


Bande annonce (VOSTFR)


NOTES DE PRODUCTION 
(Á ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

LA GENÈSE 
DES COMICS AU CINÉMA 

Créés par le scénariste Arnold Drake et le dessinateur Gene Colan, les Gardiens de la Galaxie ont fait leur apparition pour la première fois dans les comics Marvel en 1969 : il s’agissait d’une équipe de héros du 31e siècle, chacun étant le dernier représentant de son espèce. Au sein de la Phase 2 de l’expansion de l’Univers cinématographique Marvel, LES GARDIENS DE LA GALAXIE était le premier film à mettre en scène des personnages autres que les héros formant le noyau dur des bandes dessinées Marvel. Il tranchait aussi radicalement par son ton et son style sur les précédents films Marvel. Lorsque ce film particulièrement créatif et original est sorti, il a connu un succès immédiat dans le monde entier : le public a tout de suite adoré ces personnages excentriques venus de tous les coins de l’univers.

James Gunn, scénariste et réalisateur des GARDIENS DE LA GALAXIE, se souvient de sa réaction à l’été 2014, lorsqu’il s’est rendu compte que le film rencontrait le succès partout et devenait un véritable phénomène culturel. « C’était formidable et tellement gratifiant de voir le public adopter les personnages partout dans le monde, confie-t-il. L’histoire repose sur des êtres disparates, marginaux et solitaires qui parviennent à surmonter leurs différences pour former une sorte de famille, et font en sorte que cela fonctionne. Ce thème parlait à énormément de gens très différents. C’était extraordinaire de se rendre compte que le film plaisait aussi bien aux enfants qu’à leurs parents et à leurs grands-parents. Ces personnages touchaient le cœur de toutes les générations partout sur la planète, de la Thaïlande à l’Amérique du Sud en passant par l’Europe. »

UN GROUPE DE REBELLES
LE RETOUR DES HÉROS 

Les acteurs du premier film retrouvent ici leurs personnages hauts en couleur et dysfonctionnels, dans une nouvelle aventure et une toute nouvelle dynamique : si le premier film les voyait évoluer pour devenir une famille, LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2 se concentre sur la difficulté de maintenir ces liens. James Gunn développe : « Rester une famille est bien plus difficile que d’en devenir une. L’histoire est donc plus compliquée. Dans le premier volet, on avait affaire à des personnages très différents, des marginaux, des rebelles qui apprenaient à former un groupe. Mais à présent, où cela les mène-t-il ? »

C’est exactement ce que l’on va découvrir tandis que l’on assiste à l’évolution des rapports entre les héros. Le premier à connaître des difficultés est Peter Quill, alias Star-Lord, qui doit résoudre un problème familial très personnel : il veut découvrir qui est son vrai père. Chris Pratt reprend ce rôle qui a fait de lui un acteur de premier plan et une star aux yeux des fans de Marvel.

James Gunn déclare : « Ce film s’inscrit dans la continuité du premier. Peter Quill s’est davantage installé dans le rôle de leader du groupe, et il a un peu plus le sens des responsabilités depuis qu’il a pris le nom de Star-Lord à la fin du premier film. »

« Le premier film portait sur les relations de Peter avec sa mère et le mal qu’il avait à accepter son passé, poursuit le réalisateur. Le deuxième concerne sa relation à son père et aux autres figures paternelles de sa vie. »

Zoe Saldana retrouve le personnage de Gamora, la redoutable tueuse à la peau verte. Elle aussi éprouve des difficultés dans ses rapports à ses géniteurs : son père adoptif est Thanos et sa sœur est Nebula. Le producteur exécutif Louis D’Esposito explique : « Dans le premier chapitre, Gamora apparaît comme quelqu’un de bien au fond et Nebula au contraire, comme une vraie méchante. Cette fois, on découvre que leur relation est beaucoup plus complexe. Gamora commence à accepter de regarder en face les actes qu’elle a commis, ses peurs, et la façon qu’elle a de repousser systématiquement ceux qui s’approchent d’elle. C’est là le vrai thème du film. »

Dave Bautista incarne à nouveau Drax, l’intimidante montagne de muscles couverte de tatouages. Ce personnage complexe à la fois menaçant et sympathique est complètement inconscient de sa manière bien personnelle de percevoir le monde et d’y réagir : il prend tout au pied de la lettre. Le producteur exécutif Jonathan Schwartz explique : « Les gens aiment Drax parce qu’ils comprennent parfaitement qui il est et comment il fonctionne. Il prend tout au premier degré et n’a aucun sens de l’humour, ce qui par contraste rend drôle le moindre mot qu’il prononce. Dans ce film, on va le voir évoluer d’une manière très amusante, parce qu’il fait des efforts pour apprendre le second degré. Il n’est pas encore très au point, et c’est d’autant plus amusant de le voir faire. »

Au chapitre des voix, James Gunn connaît Rocket mieux que personne car il a souvent affirmé que ce personnage tenait beaucoup de lui. Ce pauvre animal qui a été torturé et mis en pièce avant d’être « reconstruit » est toujours aussi drôle et touchant par moments. C’est l’acteur nommé aux Oscars Bradley Cooper qui lui prête à nouveau sa voix dans la version originale.

Dans le premier film, Groot, la créature végétale humanoïde d’une sagesse millénaire, volait souvent la vedette à ses partenaires à la langue pourtant bien plus pendue que lui : Groot ne prononce en effet que quelques mots, toujours les mêmes : « Je s’appelle Groot » – avec la voix de Vin Diesel en V.O. En dépit de son drôle de physique et de ses aptitudes à communiquer très limitées, Groot a pris racine dans le cœur des spectateurs. Allié efficace et ami fidèle de Rocket et des Gardiens, il a fait le sacrifice ultime dans le premier opus… mais il revient sous la forme de Bébé Groot.

C’est aussi à Vin Diesel que ce petit être doit sa voix. James Gunn explique : « C’est un personnage complètement différent du premier. Il n’a aucun souvenir de quand il était adulte, c’est un bébé. Il est adorable mais il a tendance à piquer des colères – rien à voir avec le Groot adulte. Chaque Gardien réagit de manière différente. Drax ne l’apprécie pas. Rocket lui crie beaucoup dessus, mais il lui est attaché. Gamora voit se réveiller son instinct maternel, alors que Quill semble à peine conscient de son existence. »

Si LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2 raconte le voyage qu’entreprend Peter Quill après la découverte de l’identité de son père biologique, Ego, le film aborde aussi l’histoire de son père adoptif, Yondu, interprété par Michael Rooker.

James Gunn développe : « Yondu est un personnage extrêmement important, et nous avions posé les bases de sa personnalité dans le premier film. Les personnages capables de montrer plusieurs facettes, de se comporter tour à tour comme des gentils et comme des méchants, m’ont toujours fasciné. Michael Rooker excelle dans ce genre de rôle multiple parce qu’on ne sait jamais quand on est devant lui s’il va vous frapper ou vous serrer dans ses bras. Il apporte cette dynamique à Yondu, un personnage incontrôlable mais qui a aussi une belle âme, ce dont on a pu se rendre compte à la fin du premier film quand il est trompé par Peter Quill mais se montre quand même fier de lui. Par plusieurs aspects, l’amitié entre Peter Quill et Yondu est le centre de l’histoire. »

Un autre personnage dont le rôle a pris de l’importance est Nebula, la sœur ennemie de Gamora interprétée par Karen Gillan. Méchante jusqu’au bout des ongles, elle s’est juré de détruire Gamora et quiconque se mettra en travers de son chemin.

Ego, le vrai père de Peter Quill, fait son apparition dans LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2. Cet extraterrestre – un Céleste – est lui aussi un explorateur intergalactique, et il cherche son fils depuis bien longtemps. Pour ce rôle essentiel, le réalisateur et les producteurs ont choisi le célèbre Kurt Russell.

On découvre également dans ce film un autre personnage étrange : Mantis, la servante d’Ego, qui est plus son assistante qu’une domestique. C’est un personnage très populaire dans les comics Marvel. Les cinéastes ont auditionné de nombreuses actrices pour le rôle mais c’est finalement Pom Klementieff qui l’a obtenu.

Dans la séquence d’ouverture du film, les Gardiens sont en mission pour Ayesha, la grande prêtresse d’une race génétiquement modifiée, les Souverains. Pour l’incarner, les cinéastes ont choisi la très belle actrice australienne Elizabeth Debicki. Son mètre 90 convenait parfaitement à la reine d’une planète d’êtres magnifiques.

Le monde apocalyptique et cruel des Ravageurs occupe une place centrale dans LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2. Leur leader, Yondu, est craint et respecté. Son bras droit, Kraglin, lui est fidèle depuis toujours. Ce dernier personnage est interprété par Sean Gunn. Le réalisateur révèle : « On va apprendre beaucoup de choses sur Kraglin, qui se révèle un élément essentiel dans l’histoire. C’est un personnage qui a un parcours émotionnel extrêmement riche. »

Pour Kraglin et les autres Ravageurs, c’est Taserface qui est à l’origine de la rébellion contre Yondu. Cet être mauvais et physiquement menaçant est pourri jusqu’à la moelle. L’équipe de production a envisagé plusieurs acteurs de talent avant de s’arrêter sur Chris Sullivan.

Outre Taserface, on découvre d’autres Ravageurs tels que Tulik, l’un des proches amis de Yondu, joué par Tommy Flanagan, et Stakar, interprété par l’acteur et réalisateur cité à trois Oscars Sylvester Stallone. Le public attend avec impatience de le voir dans ce rôle et les cinéastes étaient très enthousiastes de voir celui qui est désormais une icône du grand écran rejoindre un casting cinq étoiles.

Enfin, Laura Haddock incarne à nouveau Meredith Quill, la mère de Peter Quill.

LA MISE EN OEUVRE D'UNE VISION
L'UNIVERS DES GARDIENS

LES GARDIENS DE LA GALAXIE avait été entièrement tourné au Royaume-Uni, mais la production a choisi pour ce film-ci de s’installer aux Studios Pinewood d’Atlanta, à Lafayetteville, en Géorgie. Avec ses 18 plateaux, le studio est le plus grand complexe cinématographique des États-Unis – en dehors de Hollywood.

James Gunn imaginait très précisément le style visuel des GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2, et il désirait tourner le plus possible en décors physiques. Il rappelle : « Pour le premier film, j’étais arrivé avec une vision précise de ce à quoi devraient ressembler les images au final, et ça a été la même chose pour celui-ci. J’ai puisé mon inspiration dans le style graphique des premiers pulps, ces magazines de fiction populaires bon marché des années 50 et 60, et dans tout ce qui tournait autour de la S.F. de l’époque. »

Il poursuit : « LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2 a posé une plus grande difficulté en termes de décors parce que ceux-ci sont plus nombreux alors que l’histoire se déroule dans un plus petit nombre d’univers différents. Il a donc fallu créer chacun des décors avec davantage de détails et donner une spécificité plus grande à chaque planète. »

Le producteur exécutif Jonathan Schwartz ajoute : « La clé de la conception de tous les mondes de ce film a consisté à intégrer au film le plus possible d’éléments physiques, en partant toujours de la société et de la culture qui existaient derrière chacun des lieux que James a imaginés dans son scénario. »

Parmi les premiers décors créés par le chef décorateur, Scott Chambliss, pour concrétiser la vision de James Gunn figure l’environnement de la grande prêtresse, Ayesha, reine de la planète des Souverains. Le chef décorateur explique : « La planète des Souverains est une variation graphiquement très forte de l’esthétique art déco des années 30 revisitée par la pulp fiction des années 50. James Gunn voulait un esprit très pulp pour cette séquence en particulier, mais il fallait aussi quelque chose de très beau visuellement parce que les Souverains sont une race d’êtres parfaits. »

Parmi les principaux décors réels conçus et construits par Scott Chambliss et son équipe figure l’Eclector, un décor bâti dans sa totalité et l’un des plus gros du film, utilisé à plusieurs reprises, ainsi que les intérieurs à 360° des vaisseaux spatiaux et le décor de l’Iron Lotus, le bar préféré des Ravageurs.

Judianna Makovsky, la chef costumière, a dessiné tous les costumes des GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2, de la splendide robe dorée d’Ayesha au look unique de Mantis, en passant par les costumes éclectiques des Ravageurs et leur esthétique « mécanico-musclée ». Les 200 costumes ont tous été réalisés à la main.

James Gunn commente : « Judianna a accompli un travail fantastique. Ses créations renforcent les personnages. L’un des costumes les plus impressionnants est sans aucun doute la tenue d’Ayesha, le personnage d’Elizabeth Debicki. C’est vraiment un apport énorme au film. J’espère que les gens se rendront compte de la somme de travail qu’il a fallu pour réaliser cette robe vraiment somptueuse. »

SPACE OPERA
LA MUSIQUE DU COSMOS

En plus des scènes d’action spectaculaires, de l’humour et de l’interprétation des acteurs, LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2 possède un atout essentiel : un nouveau mix de titres éclectiques qui constitue une bande originale pleine de peps.

Le public avait adoré la musique du premier film, et l’album de la bande originale a connu un énorme succès. « Guardians of the Galaxy », la B.O. créée pour Marvel et sortie chez Hollywood Records, a été nommée aux Grammy Awards et s’est classée en tête du Billboard 200 aux États-Unis. L’album est ainsi devenu la première B.O. entièrement constituée de chansons sorties auparavant à se classer au sommet des meilleures ventes. L’album a été certifié disque de platine par la RIAA (Recording Industry Association of America) avec des ventes de plus d’un million d’exemplaires. Il a aussi été numéro 1 sur iTunes dans 60 pays.

James Gunn commente : « La bande originale des GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2 est encore plus sophistiquée et plus éclectique en termes de genres musicaux. Certains titres sont plus décalés, d’autres sont plus populaires, et l’ensemble est absolument génial. Comme pour le premier film, j’ai choisi et intégré les chansons dès l’écriture du scénario. Elles font partie de l’histoire et participent à sa progression. Chacune est particulière à la scène qu’elle accompagne. »

Bientôt, les spectateurs du monde entier découvriront le film. Le réalisateur confie : « J’espère que nous avons réussi à retrouver l’esprit du premier film et à l’emmener encore plus loin. Je voulais créer la meilleure histoire possible, la plus palpitante, la plus émouvante, pour qu’elle soit digne des Gardiens en tant que personnages et que le film soit à la hauteur des attentes des spectateurs et de tous ceux qui ont aimé le premier. »

 
#GardiensdelaGalaxie2

Autre post du blog lié au film LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2

lundi 24 avril 2017

LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2



Action/Science fiction/Aventure/Une nouvelle aventure très réussie pour ces super-héros attachants, I am Groot

Réalisé par James Gunn
Avec Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista, Michael Rooker, Karen Gillan, Kurt Russell, Sylvester Stallone, Pom Klementieff, Elizabeth Debicki, Chris Sullivan, Sean Gunn, Tommy Flanagan, Laura Haddock, Michael Rosenbaum, Glenn Close...

Long-métrage Américain
Titre original : Guardians of the Galaxy Vol. 2 
Durée: 02h13mn
Année de production: 2017
Distributeur: The Walt Disney Company France 

Date de sortie sur les écrans américains : 5 mai 2017
Date de sortie sur nos écrans : 26 avril 2017


Résumé : Musicalement accompagné de la "Awesome Mixtape n°2" (la musique qu'écoute Star-Lord dans le film), Les Gardiens de la galaxie 2 poursuit les aventures de l'équipe alors qu'elle traverse les confins du cosmos. Les gardiens doivent combattre pour rester unis alors qu'ils découvrent les mystères de la filiation de Peter Quill. Les vieux ennemis vont devenir de nouveaux alliés et des personnages bien connus des fans de comics vont venir aider nos héros et continuer à étendre l'univers Marvel.

Bande annonce (VOSTFR)


Extrait - Course poursuite (VOSTFR)


Reportage - Pom est Mantis (VF)


Ce que j'en ai penséDès le générique de début, on sait qu'on va passer un très bon moment. Pourquoi ? Parce qu'il est ultra fun et résume en quelques minutes tout l'esprit des GARDIENS DE LA GALAXIE sur fond de musique entraînante. James Gunn, le réalisateur, nous télé-transporte instantanément dans l'univers de cette équipe de super-héros aussi inattendue que bariolée, comme si on ne les avait jamais quitté. Il continue dans la lignée du premier opus à nous offrir un spectacle pop, drôle et sensible. Il maîtrise les moindres détails. Cela se sent et apporte un aspect impeccablement fini à l'ensemble. Visuellement hyper emballant, référencé et un peu fou, avec des moments clés génialement mis en scène, le film réserve cependant son lot de moments plus intimes et d'émotions intenses. 



Dans le fond, l'intrigue est simple et encore une fois, elle met l'accent sur l'importance de la famille et sur ce que ce mot signifie. Mais, elle est présentée d'une façon très originale, elle est bourrée d'idées et fort plaisante musicalement. 

Quel bonheur de retrouver les personnages. Encore une fois, Groot remporte la palme du cœur, car il est impossible de ne pas craquer pour son format baby tout mignon. De plus, alors qu'on pourrait penser que cette brindille n'a pas grand chose à exprimer, en fait, elle fait preuve d'un sacré caractère et participe à l'aventure au même titre que les autres. C'est aussi là une des grandes réussites du film : apporter un très bon équilibre dans la participation de chaque protagoniste. Ainsi, l'humour décalé de Drax, interprété Dave Bautista, fait encore des merveilles, le bagou et le charme de Star Lord, interprété par Chris Pratt, ne manquent pas à l'appel, le mauvais caractère de Rocket Raccoon ne s'est pas amélioré et la courageuse et excellente combattante Gamora, inteprétée par Zoe Saldana, veille toujours sur les autres. Ils sont tous hyper attachants, chacun avec leur personnalité, chacun a leur façon. 






D'autres personnages reviennent et d'autres encore font leur apparition et tous trouvent leur place et leur utilité. Il y a plein de surprises à découvrir tout au long du film, ainsi que cinq scènes pendant le générique de fin qui ouvrent des voies sur le futur des gardiens de la galaxie et de l'univers Marvel.





Entre space opéra et histoire familiale, LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2 est une réussite absolue, car les spectateurs passent un excellent moment. C'est un blockbuster qui est aussi abouti sur le fond que sur la forme. Le troisième opus a été signé. Il sera écrit et réalisé par James Gunn et je suis prête pour un embarquement immédiat dans cette prochaine aventure. Vivement !


A PROPOS DU FILM

Avec en toile de fond musicale une nouvelle cassette audio dont la mère de Peter Quill avait le secret, LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2 nous entraîne dans la suite des aventures de cette drôle de bande de mercenaires aux confins du cosmos.  Les Gardiens vont cette fois devoir lutter pour rester unis lorsqu’ils percent le mystère de la véritable filiation de Star-Lord. Ceux qui autrefois étaient leurs ennemis vont devenir leurs alliés, et des personnages bien connus des fans des comics vont venir en aide à nos héros... Avec LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL 2, l’univers cinématographique Marvel prend une nouvelle dimension.

Ecrit et réalisé par James Gunn (LES GARDIENS DE LA GALAXIE, HORRIBILIS) LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2 marque le retour à l’écran de l’équipe originale des Gardiens, à savoir Chris Pratt (JURASSIC WORLD, ZERO DARK THIRTY) dans le rôle de Peter Quill alias Star-Lord, Zoe Saldana (STAR TREK INTO DARKNESS, AVATAR) dans le rôle de Gamora, Dave Bautista (SPECTRE, RIDDICK) dans le rôle de Drax le Destructeur, Vin Diesel (XXX, FAST & FURIOUS 7) qui prête sa voix à Groot, Bradley Cooper (JOY, AMERICAN SNIPER) qui prête sa voix à Rocket, Michael Rooker (JUMPER, la série « The Walking Dead ») dans le rôle de Yondu, Karen Gillan (THE BIG SHORT : LE CASSE DU SIECLE, la série “Doctor Who”) dans le rôle de Nebula et Sean Gunn (la série « Gilmore Girls ») dans celui de Kraglin. Ils sont rejoints par les nouveaux venus Pom Klementieff (OLDBOY) dans le rôle de Mantis, Elizabeth Debicki (GATSBY LE MAGNIFIQUE, EVEREST), Chris Sullivan(la série « The Knick », QUAND VIENT LA NUIT) et Kurt Russell (LES HUIT SALOPARDS, FAST & FURIOUS 7).

LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2 est produit par Kevin Feige, le président des Studios Marvel. Les producteurs exécutifs sont Louis D’Esposito, Victoria Alonso, Jonathan Schwartz, Nik Korda et Stan Lee.

Parmi l’équipe créative, on retrouve le directeur de la photographie Henry Braham (TARZAN, A LA CROISEE DES MONDES : LA BOUSSOLE D’OR), le chef décorateur Scott Chambliss (STAR TREK, A LA POURSUITE DE DEMAIN), les chefs monteurs Fred Raskin (DJANGO UNCHAINED, LES HUIT SALOPARDS) et Craig Wood (A LA POURSUITE DE DEMAIN, PIRATES DES CARAIBES : JUSQU’AU BOUT DU MONDE), la costumière Judiana Makovsky (CAPTAIN AMERICA : CIVIL WAR), HARRY POTTER A L’ECOLE DES SORCIERS), le superviseur des effets visuels Chris Townsend (AVENGERS : L’ERE D’ULTRON, IRON MAN 3), le coordinateur des cascades Tommy Harper (PIRATES DES CARAIBES : DEAD MEN TELL NO TALES, CAPTAIN AMERICA : LE SOLDAT DE L’HIVER), le coproducteur et premier assistant réalisateurLars Winther (CAPTAIN AMERICA : CIVIL WAR, CAPTAIN AMERICA : LE SOLDAT DE L’HIVER) ainsi que le superviseur des effets spéciauxDan Sudick (CAPTAIN AMERICAN : CIVIL WAR, AVENGERS) et le compositeur Tyler Bates (JOHN WICK, CONAN).

Le premier opus des GARDIENS DE LA GALAXIE s’est révélé un succès tant critique que public, affichant 770 millions de recettes au box-office mondial. Il détient encore à ce jour le titre de « meilleur démarrage » pour un film issu de l’univers cinématographique Marvel. De plus, sa bande originale s’est vue récompensée par un disque de platine et a été nommée aux Grammy Awards®.

Basé sur les personnages du comic Marvel publié pour la première fois en 1969, LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL. 2 s’inscrit dans la droite ligne des spectaculaires aventures épiques Marvel entreprises par les studios Marvel ces dernières années : IRON MAN, L’INCROYABLE HULK, IRON MAN 2, THOR, CAPTAIN AMERICA : FIRST AVENGER, AVENGERS, IRON MAN 3, THOR : LE MONDE DES TENEBRES, CAPTAIN AMERICA : LE SOLDAT DE L’HIVER, LES GARDIENS DE LA GALAXIE, AVENGERS : L’ERE D’ULTRON, ANT-MAN, CAPTAIN AMERICA : CIVIL WAR , DOCTOR STRANGE et en 2017, de SPIDER-MAN et THOR : RAGNAROK.

À PROPOS DE MARVEL ENTERTAINMENT

Marvel Entertainment, LLC, filiale à 100 pour 100 de The Walt Disney Company, est l’une des sociétés mondiales leaders dans le divertissement. Elle s’appuie sur un catalogue reconnu de plus de 8000 personnages apparus dans une grande variété de médias depuis plus de soixante-dix ans. Marvel gère ses franchises de personnages dans le divertissement, les licences et l’édition.

 
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