lundi 9 octobre 2017

LE MONDE SECRET DES EMOJIS



Animation/Aventure/Comédie/Mignon et réussi, il aborde plein de thématiques et met de bonne humeur

Réalisé par Tony Leondis
Avec les voix, en version originale, de T.J. Miller, James Corden, Anna Faris, Maya Rudolph, Jennifer Coolidge, Jake T. Austin, Patrick Stewart, Sofia Vergara...
Avec les voix, en version française, de Jérôme Commandeur, Jonathan Cohen, Caroline Receveur... 

Long-métrage Américain
Titre original : The Emoji Movie 
Durée : 01h26mn
Année de production : 2017
Distributeur : Sony Pictures Releasing France 

Date de sortie sur les écrans américains : 28 juillet 2017
Date de sortie sur nos écrans : 18 octobre 2017


Résumé : Au sein de l’appli de messagerie, la cité de Textopolis fourmille d’activité : c’est là que vivent tous les émojis, chacun porté par l’espoir d’être choisi par l’utilisateur du téléphone… Dans ce monde, chaque émoji ne possède qu’une seule expression faciale. Seul Bof, un émoji exubérant né sans aucun filtre, dispose de multiples expressions. Rêvant désespérément de devenir « normal », pareil aux autres émojis, Bof demande de l’aide à son meilleur ami, Tope-Là, et à la célèbre casseuse de codes, Rebelle. Tous trois s’embarquent dans une « app-venture » épique d’appli en appli, passant d’un monde fou et amusant à l’autre, à la recherche du code qui accomplira le rêve de Bof. Mais un terrible danger menace bientôt le smartphone. Le destin de tous les émojis repose désormais sur les trois amis. À eux de sauver leur monde avant qu’il ne soit effacé à jamais...

Bande annonce (VF)


Extrait - Emoticons (VF) 


Extrait - Welcome to the Wallpaper (VF) 


L'avant-première

Le dimanche 8 octobre au matin, j'ai eu la chance de pouvoir assister à une avant-première exceptionnelle du film d'animation LE MONDE SECRET DES EMOJIS au Gaumont Marignan sur les Champs-Elysées à Paris. Sony Pictures avait tout prévu pour nous faire passer un bon moment en cette matinée d'automne. Des animations permettaient aux enfants de se faire maquiller, de faire des selfies avec les émojis ou de se faire prendre en photo avec leur famille pour ramener un souvenir de cet événement.


 
  





Avant le lancement de la projection, les voix françaises des personnages principaux, JÉRÔME COMMANDEUR (Gene), JONATHAN COHEN (Tope-là) et CAROLINE RECEVEUR,(Rebelle) sont venues nous faire une petite introduction :


Puis la séance a débuté avec le court métrage UN CHIOT D’ENFER, qui nous a bien fait rire. Le plaisir de retrouver les personnages des HOTEL TRANSYLVANIE est intact et quand grand-père Drac offre un chiot pour le moins envahissant à son petit fils, les bêtises de ce mignon 'petit' chien vont vite devenir exhubérantes...


LE MONDE SECRET DES EMOJIS - Ce que j'en ai pensé : mais que se passe-t-il donc dans nos smartphones quand on les utilisent pour communiquer avec nos connaissances à coup d'émojis (Terme japonais pour désigner les émoticônes - courtes figurations symboliques d'émotions - utilisées dans les messages électroniques et les pages web [Source Wikipedia]) ? C'est ce que LE MONDE SECRET DES EMOJIS nous explique avec pédagogie, humour et un dynamisme fort sympathique. Il ne se contente pas de démontrer les imbrications informatiques qui parleront surtout aux parents, il explore aussi la vision de la femme dans la technologie, l'importance d'une amitié de proximité et de contact, l'utilité de se distinguer intelligemment sans forcément accepter de rentrer dans une case, ainsi que plein d'autres minis thématiques comme le premier amour, la gourmandise...

Les petits personnages sont des émojis et expriment par conséquent des émotions. Ils sont attachants. Le scénario leur permet d'exprimer pleinement leurs mono-personnalités qui sont efficacement relayées par les voix françaises. L'humour est omniprésent dans les blagues échangées ou dans les mises en situation. Le ton est léger. Le scénario aborde beaucoup de sujets et les mène de front. Le déroulement est clair et continu. 




Le monde des émojis ressemble à un parc d'attractions joyeux et sans dangers, sauf que dans l'ombre, un totalitarisme souriant empêche le bonheur de tous en limitant les capacités de chacun.  



Le réalisateur Tony Leondis est habile pour instaurer plusieurs niveaux de lecture permettant aux enfants, aux adolescents et aux adultes de trouver des sujets qui les touchent et qui leur parlent. Il sait amener des moments presque poétiques, d'autres énergiques, certains un peu plus sombres (mais jamais angoissants) et aussi des instants amusants. Il fait impacter les actes des émojis sur la vie d'un jeune garçon, ce qui permet aux plus jeunes de s'identifier et de comprendre la quête de Gene, un émoji 'bof' en devenir (ou pas). 



La musique des années 80 vous donne envie de vous trémousser sur votre fauteuil et les clins d'œil à nos applis de smartphone nous font sourire. 

LE MONDE SECRET DES EMOJIS est vraiment mignon et réussi. Il est dans l'air du temps et aborde des thématiques actuelles. Il s'adresse à toutes les générations à condition qu'on cherche un divertissement familial pour se détendre.


NOTES DE PRODUCTION
(Á ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Nous n’avons jamais été aussi connectés. Nos smartphones nous permettent d’être constamment en contact avec nos proches, mais également avec le monde entier. Et grâce à une invention toute simple, nous sommes désormais capables de nous affranchir des barrières linguistiques et géographiques pour communiquer avec n’importe qui sur la planète. Tout le monde sait en effet ce que signifie 

Avec LE MONDE SECRET DES ÉMOJIS, Sony Pictures Animation nous entraîne dans une aventure effrénée au cœur de l’étonnant petit monde dissimulé à l’intérieur de notre téléphone.

Tony Leondis, l’un des scénaristes et le réalisateur du film, déclare : « Les émojis nous permettent de nous exprimer lorsque nous sommes limités par le temps, que nous ne savons pas comment dire quelque chose ou que nous avons peur de le dire. Lorsque ma mère m’envoie l’émoji aux yeux en forme de cœur, cela a un sens pour moi, ça me donne le sourire. Au sein de cet univers technologique, nous avons trouvé le moyen de communiquer nos émotions. »

La productrice Michelle Raimo Kouyate ajoute : « Tout le monde utilise des émoticônes, elles font partie de notre quotidien. J’ai toujours aimé les films d’animation qui explorent des univers que l’on côtoie chaque jour mais auxquels on ne songe jamais vraiment. »

Pour T.J. Miller, qui prête sa voix au personnage principal de l’histoire, un émoji baptisé Gene, le sujet du film s’inscrit parfaitement dans cette optique. Il explique : « Les parents envoient des émojis à leurs enfants et vice-versa, si bien que tout le monde est sur la même longueur d’onde. Dès la première scène, on reconnaît les émoticônes qu’on utilise tout le temps ou que nos amis nous envoient. Et puis je dois avouer que j’étais très enthousiaste à l’idée de rejoindre Sir Patrick Stewart, qui incarne l’émoji Caca, Sofia Vergara, qui joue Flamenca, Anna Faris dans le rôle de Rebelle – qu’elle interprète avec un dynamisme extraordinaire –, l’hilarante Maya Rudolph, Steven Wright, qui est un de mes modèles dans le milieu du stand-up, et Jennifer Coolidge et James Corden, qui sont drôles quoi qu’ils fassent… Ce projet possédait tous les éléments pour faire un film passionnant et surprenant. »

L’action du MONDE SECRET DES ÉMOJIS se déroule au cœur d’un smartphone qui appartient à un adolescent baptisé Alex. C’est là que se trouve Textopolis, où vivent tous les émojis. Le réalisateur raconte : « Textopolis est une ville très animée qui n’a qu’un but : aider Alex à communiquer. Ses habitants se lèvent le matin et vont à leur travail, et tous ont un rôle très important à jouer. »

Chaque émoticône n’est censée faire qu’une seule chose : exprimer l’émotion pour laquelle elle a été créée. Quoi qu’ils ressentent vraiment intérieurement, Smiler arbore toujours un large sourire, Crier pleure constamment à chaudes larmes – quand bien même il vient de gagner à la loterie – et l’Arbre de Noël reste festif tout au long de l’année.

Mais Gene est différent : il est né avec la capacité d’exprimer toutes les émotions… ce qui lui vaut bien des ennuis.

Tony Leondis déclare : « Dans cet univers peuplé d’émojis à expression unique, Gene représente une menace. Mais dans notre monde aussi, les gens différents sont parfois considérés comme une menace. »

Michelle Raimo Kouyate confie : « Ce qui m’a vraiment plu chez Gene, c’est qu’il ne se sent pas seulement différent : il a le sentiment de ne pas fonctionner correctement, d’avoir un vrai problème qu’il pourrait régler. Alors qu’il tente de « réparer » ce qui cloche chez lui, il réalise qu’il ne présente aucune anomalie et que sa différence est en fait une force. C’est le message que nous avons voulu transmettre à travers le film, et je pense que c’est quelque chose d’universel. »

Accompagné de son ami Tope-là, Gene sollicite l’aide de Rebelle, l’émoticône décrypteuse de codes, qui promet de régler le « problème » de Gene… si le trio réussit à atteindre le Cloud. Cette aventure va bien évidemment transformer Gene, mais pas comme il l’imaginait.

Le réalisateur poursuit : « Au début du film, Gene est pétri de doutes, puis progressivement il apprend à s’accepter et enfin à célébrer sa différence. Je trouve qu’il est très important de souligner nos différences, aujourd’hui plus que jamais. »

Mais les aventures de Gene au sein du téléphone ont des répercussions dans le monde réel. Alex tente depuis quelque temps de trouver le courage d’envoyer un SMS à la fille de ses rêves, mais un mauvais choix d’émoticône pourrait anéantir ses chances. Lorsque Gene perturbe involontairement le fonctionnement de son téléphone, l’adolescent pense que la seule solution est de le reformater… supprimant du même coup tous ceux qui y vivent. 

Tony Leondis déclare : « Les histoires d’Alex et Gene sont très similaires. Il y a d’un côté un garçon qui aimerait dire à une fille ce qu’il ressent pour elle mais ne se sent pas libre d’exprimer ses émotions, et de l’autre un émoji qui possède plein d’émotions mais qui est forcé de les contenir, si bien qu’il ne sait pas non plus comment exprimer ce qu’il ressent. »

Au cours de ses aventures, Gene traverse plusieurs applications parmi les plus populaires au monde, dont Candy Crush Saga, Dropbox, Instagram, Just Dance, Spotify, Twitter, WeChat et YouTube. Chacune d’entre elles est un monde à part que nos trois héros parcourent pour atteindre le Cloud. Crackle, Facebook, Shazam, Snapchat et Twitch apparaissent aussi dans le film.

Michelle Raimo Kouyate raconte : « Dans Candy Crush, Gene risque de se faire supprimer – son pire cauchemar. Dans Just Dance, il doit laisser s’exprimer librement sa personnalité. Dans Spotify, il vogue sur différents flots de musique. Dans YouTube, ses amis et lui sont encerclés par des écrans qui diffusent des milliers de vidéos, tandis que dans Instagram, les photos prennent vie à 360 degrés. »

Le réalisateur commente : « C’est un immense privilège de pouvoir visiter ces univers qui font partie intégrante de notre vie quotidienne. Chacune des applications que nous avons choisies devait mettre Gene au défi et le faire progresser dans son cheminement émotionnel, mais il fallait également qu’il s’agisse d’applications intéressantes et familières que tous les enfants possèdent sur leur téléphone. C’est ainsi que nous avons réussi à allier le thème de la communication à celui de la différence à travers l’histoire de ce personnage très attachant. »

ÉMOJIS EN FOLIE

À Textopolis, les émojis ont une expression et une seule… tous sauf Gene, qui a la particularité de posséder TOUTES les expressions ! Il est incapable de dissimuler ses émotions, il n’a aucun filtre : ce qu’il ressent, il l’exprime immédiatement. Drôle, charmant, maladroit et optimiste, Gene n’aspire qu’à une chose : être comme tout le monde. Bien décidé à s’intégrer et à faire la fierté de ses parents, il se lance dans une dangereuse aventure à travers les différents mondes du téléphone dans l’espoir de devenir enfin « normal ». Il prend alors conscience que sa capacité à exprimer ses émotions n’est peut-être pas si redoutable que cela…

Le rôle est interprété par T.J. Miller. Tony Leondis déclare : « Gene a été créé avec T.J. à l’esprit. C’est un acteur exubérant, très expressif et plein de vie. Une véritable boule d’énergie pleine d’enthousiasme, de rire et d’émotion. Il a en outre le cœur sur la main, c’est l’une des personnes les plus adorables que j’aie jamais rencontrées. Il aime la vie et les gens, et le rôle de Gene, gentil et expressif, était donc taillé sur mesure pour lui. »

T.J. Miller déclare : « Gene est un émoji « bof », et en tant que tel, il est censé être indifférent et avoir en permanence une expression blasée sur le visage. Mais Gene est loin d’être constamment désabusé, il lui arrive donc souvent de prendre la mauvaise expression… ce qui n’est pas bien vu du tout à Textopolis. »

Trop original, Gene est tenu à l’écart. Pire encore, lorsqu’il adopte la mauvaise expression dans un SMS, les instances supérieures du téléphone élaborent un plan pour le faire supprimer. Désespéré, il se lance à la recherche de Rebelle, la célèbre casseuse de codes, accompagné de son meilleur ami, Tope-là – un émoji jadis populaire aujourd’hui sur le déclin. T.J. Miller raconte : « Gene et Tope-là passent un accord avec Rebelle : elle reprogrammera Gene et réintégrera Tope-là parmi les émojis favoris s’ils l’aident à venir à bout du pare-feu qui l’empêche de quitter le téléphone. »

L’enjeu est de taille pour nos trois héros. L’acteur poursuit : « Lors de son premier jour de travail, Gene fait une grave erreur : pris de panique, ignorant ce qu’il doit faire, il prend la mauvaise expression et l’envoie dans un texto. Le propriétaire du téléphone, Alex, en conclut alors que son appareil a une panne. Lorsque Gene et Tope-là quittent Textopolis, ils pénètrent dans d’autres applications et les activent ; Just Dance et Candy Crush démarrent ainsi sans que l’adolescent n’ait rien demandé, ce qui le met dans des situations embarrassantes. Alex envisage alors de faire réinitialiser son smartphone… auquel cas Textopolis sera rayée de la carte. »

Tope-là est un émoji en forme de main toujours prêt pour un « high five » ! Son expression favorite ? « Tape-m’en cinq ! » Tope-là est un clown doté d’une assurance exubérante. Il faisait autrefois partie des émojis les plus populaires et était une célébrité respectée par ses pairs. Mais il a récemment été détrôné par l’émoji Fist Bump, poing contre poing, et ne supporte pas la situation. Il n’aspire qu’à renouer avec sa popularité d’antan mais au cours de ses aventures avec Gene, il prend conscience que l’amitié est bien plus importante que la célébrité.

Tony Leondis commente : « Tope-là est une rock star sur le déclin qui rêve de revenir sur le devant de la scène. Il espère que son aventure avec Gene le rendra à nouveau populaire. Mais il découvre en chemin qu’avoir un véritable ami est bien plus précieux que des dizaines de milliers de likes. »

C’est James Corden qui a prêté main forte aux cinéastes pour donner vie au personnage. Le réalisateur déclare : « James est incroyablement talentueux, c’est un brillant acteur et un scénariste hors pair. J’ai été époustouflé par son interprétation dans la pièce « One Man, Two Guvnors » et j’ai eu envie de travailler avec lui. Tope-là est imprévisible, on ne sait jamais ce qu’il va faire ou dire. Il n’est jamais là où on l’attend, et James est parfait dans ce registre. »

L’acteur raconte : « Tope-là a longtemps figuré parmi les émojis préférés d’Alex, mais avec le temps, l’adolescent l’a oublié et s’est mis à utiliser Fist Bump. Tope-là a le sentiment d’avoir été délaissé, mais il est convaincu que si Alex le voyait à nouveau parmi ses favoris, il recommencerait à l’utiliser. »

James Corden a été séduit par l’histoire et la manière dont elle donne vie au monde caché derrière les célèbres pictogrammes. Il déclare : « Chaque moment de la vie peut être ponctué par une émoticône. Mais dans le film, il s’agit de personnages dotés d’une âme et d’un cœur dont l’existence même est en danger. »

Il poursuit : « J’ai été séduit par l’idée que ces symboles que nous utilisons à longueur de journée aient une personnalité, une vie propre et des amis. J’étais convaincu que cela ferait un film fantastique. »

Dure à cuire aux cheveux bleus, Rebelle est un véritable crack en informatique. Cynique et très intelligente, il n’existe aucun programme qu’elle ne puisse modifier. Elle rêve de quitter un jour le téléphone et de s’installer dans le Cloud, un monde légendaire où elle pourra vivre sa vie comme elle l’entend. Lorsqu’elle rencontre Gene, Rebelle accepte de l’aider dans le but secret d’accéder au Cloud, mais contre toute attente, la jeune fille développe des sentiments pour l’émoji…

Tony Leondis raconte : « Rebelle est obstinée et directe, et elle n’a aucune intention de se laisser dicter sa conduite. On ignore initialement pour quelle raison elle tient tant à rejoindre le Cloud, mais on découvre peu à peu qu’elle a un secret… »

Rebelle doit sa voix à Anna Faris. Le réalisateur déclare : « Anna est non seulement drôle, mais très attachante. C’est en outre une formidable actrice et interprète, elle donne du sens à chacune de ses répliques et les rend percutantes et touchantes. Elle est capable de vous faire rire aux larmes et de vous bouleverser en quelques mots seulement. »

L’actrice raconte : « Rebelle est la seule émoticône du film qui s’y connaisse un tant soit peu en informatique. Elle est rigolote, indomptable, déterminée et sacrément intelligente – c’est sans doute l’un des personnages les plus malins que j’aie jamais interprétés – et elle n’a pas peur de poursuivre ses rêves. Gene et Tope-là sollicitent son aide parce qu’ils savent que lorsqu’on veut que quelque chose soit bien fait, on fait appel à une femme ! »

Rebelle est une émoticône à part. Anna Faris explique : « La plupart des émojis vivent à Textopolis, mais la jeune femme n’a jamais trouvé sa place au sein de l’application, c’est pourquoi elle a décidé de tracer son propre chemin. Elle traîne désormais du côté de l’application de piratage tout en essayant de trouver le moyen de quitter définitivement le téléphone – ce qui ressemble à s’y méprendre à ma propre vie ! »

Smiler est la toute première émoticône et la chef de Textopolis. Elle est joyeuse et pétillante et garde le sourire en toute occasion… mais cette façade cache une réalité bien différente. Smiler tient à ce que tous les émojis respectent une règle simple : n’avoir qu’une seule et unique expression. Lorsqu’elle entend parler des multiples expressions de Gene, elle décide de faire tout ce qui est en son pouvoir pour le supprimer, car elle n’a aucune intention de le laisser détruite sa parfaite petite communauté.

Tony Leondis explique : « Smiler est très fière que les autres émojis soient tous inspirés d’elle. Rien ne l’arrête pour faire en sorte que ses congénères remplissent parfaitement leur rôle… Peu importe le degré de sournoiserie auquel elle a recours, elle arbore toujours un large sourire. »

L’émoji aux deux facettes mais à l’expression unique est incarnée par Maya Rudolph. Le réalisateur confie : « Personne ne sait mieux que Maya jouer les personnages d’apparence avenants mais intérieurement perturbés. La méchanceté de Smiler, qui garde pourtant le sourire tout au long du film, transparaît de manière hilarante grâce au talent de Maya. Elle me fait mourir de rire à chaque fois qu’elle ouvre la bouche ! »

L’actrice déclare : « Smiler est un personnage à mi-chemin entre la fille la plus populaire du lycée et la patronne la plus terrifiante qui soit. Lorsqu’on la rencontre pour la première fois, on croirait une reine de beauté avec ses cheveux magnifiques et son sourire parfait. Elle dit tout avec le sourire, ce qui donne parfois lieu à des situations étranges, voire complètement déjantées. Mais plus on en apprend sur elle, plus on comprend que ce sourire permanent n’est qu’une façade. »

Se glisser dans la peau de Smiler s’est révélé plus compliqué qu’il n’y paraît. Maya Rudolph explique : « C’est très difficile de jouer les répliques en souriant constamment, au point que j’en avais mal aux joues ! Cela m’a fait prendre conscience que les êtres humains normaux ne parlent pas comme ça. Plus Smiler est survoltée, plus son caractère devient explosif et plus elle est amusante à interpréter… et plus les muscles de mes joues me faisaient souffrir ! Hurler tout en souriant est loin d’être évident. »

Comme nombre de ses partenaires, Maya Rudolph était enthousiaste à l’idée de prendre part à un film qu’elle puisse partager avec ses enfants. Elle confie : «  Les émojis tiennent une place importante dans ma vie. Je me suis rendu compte qu’en fait, je les utilise tout le temps. Ma fille les emploie énormément, elle est de la « génération émojis ». Je savais que mes enfants seraient heureux que je joue dans ce film. »

Caca est l’une des émoticônes les plus populaires – une responsabilité que le personnage prend d’ailleurs très au sérieux. Avec son accent bourgeois, son impeccable nœud-papillon en papier toilette et sa tendance à porter un peu trop d’eau de Cologne, Caca a fière allure et ne réalise généralement pas qu’il fait l'objet de plaisanteries.

Caca est interprété par le légendaire acteur Sir Patrick Stewart. Tony Leondis déclare : « Patrick est l’incarnation même du parfait gentleman britannique, mais il est en réalité très humble et travailleur. Il a non seulement immédiatement saisi le caractère humoristique inhérent au personnage, mais il l’a décuplé et a surpassé toutes nos attentes. »

Patrick Stewart raconte : « Caca a le suprême honneur de figurer parmi des émoticônes les plus utilisées. Il est très populaire et dans l’univers du film, les émojis les plus utilisés bénéficient de privilèges ou d’avantages. Caca a donc un statut de V.I.P. On peut dire qu’il a la belle vie ! »

L’acteur a été attiré par le rôle pour plusieurs raisons. Il déclare : « J’ai toujours beaucoup aimé l’animation. En tant qu’acteur, c’est très libérateur car cela permet de s’affranchir des contraintes géographiques et physiques : on peut être ce que l’on veut, voire même incarner un personnage qui dépasse la réalité. Et puis comme tout le monde, j’utilise évidemment des émojis, ils sont très drôles ! Mais la raison principale pour laquelle j’ai accepté de prendre part au projet est sans doute parce qu’on me proposait le rôle de Caca, ce que je trouve hilarant. Certaines personnes ont toujours qualifié mon jeu de … Maintenant au moins je peux dire que je suis d’accord avec eux ! »

Rien dans l’univers de Textopolis ne serait possible sans Alex, un adolescent dont le smartphone regorge d’émojis qui lui servent à communiquer. Le jeune garçon essaie de trouver le courage d’envoyer un SMS à la fille de ses rêves, mais un mauvais choix d’émoticône pourrait tout gâcher. Lorsque les aventures de Gene perturbent son téléphone, l’adolescent pense que la seule solution est de le reformater… mais cela ferait disparaître tous ceux qui y vivent.

C’est Jake T. Austin qui donne la parole à Alex. Michelle Raimo Kouyate déclare : « Jake exprime parfaitement le mal-être et l’anxiété propres à l’adolescence, ainsi que l’appréhension qu’on ressent à cet âge dans les relations avec le sexe opposé. »

Son smartphone est bien plus qu’un simple accessoire ou un outil pour Alex : c’est toute sa vie. Jake T. Austin explique : « Comme pour la majorité d’entre nous, le téléphone d’Alex occupe une place majeure dans sa vie. C’est grâce à lui qu’il communique avec ses amis et interagit avec le monde réel. C’est un élément central de ses relations quotidiennes avec les autres. »

Comme son personnage, l’acteur reconnaît l’intérêt des émojis. « Les émoticônes permettent de préciser le ton des SMS ou des tweets qu’on envoie. Qu’il s’agisse de quelque chose de drôle, de triste ou de sérieux, il y a presque toujours un émoji pour exprimer ce que l’on veut dire. »
ILS SONT LÀ AUSSI !

Le téléphone d’Alex est également peuplé de plusieurs personnages interprétés par des célébrités qui font de brèves apparitions dans le film.
Sofia Vergara incarne Flamenca, l’une des émoticônes les plus populaires. Flamenca est une séduisante danseuse latina en robe rouge. Exotique et exubérante, elle achève toutes ses phrases par quelques pas de flamenco.

Michelle Raimo Kouyate déclare : « Sofia Vergara était parfaite pour ce rôle. Elle nous a confié que tout le monde lui dit tout le temps qu’elle ressemble à l’émoji Flamenca – elle portait d’ailleurs une fabuleuse robe rouge lors de sa session d’enregistrement ! Elle a vraiment pris son rôle à cœur et s’est beaucoup amusée à l’interpréter. »

L’application de piratage est une sorte de bar tapageur où se retrouvent toutes les canailles du téléphone pour faire la fête : trolls, chevaux de Troie, virus et autres créatures répugnantes. On y trouve notamment Jeff Ross (l’animateur star de Comedy Central) dans le rôle d’un troll odieux et hilarant. Michelle Raimo Kouyate commente : « Jeff est un blagueur invétéré ! Ce rôle était taillé sur mesure pour lui. »

C’est également là que traîne Spam – doublée par Rachael Ray – qui passe son temps à essayer de détourner l’attention de Gene et Tope-là avec des offres et des réductions sur des tonnes de choses inutiles. Spam se fait passer pour votre meilleure amie, celle qui vous accompagne partout… sauf qu’elle n’a rien d’une amie et qu’elle ne vous laisse JAMAIS tranquille ! Tony Leondis déclare : « Rachael est hilarante, chacune de ses émissions est à mourir de rire. C’était exactement le genre de voix que je voulais pour Spam, qui devait être sympathique et accessible… même si ce n’est qu’une façade ! »

Christina Aguilera endosse quant à elle le rôle d’Akiko Glitter, la danseuse la plus cool et la plus extravagante qui ait jamais foulé la piste de danse de l’application Just Dance ! Ses choix musicaux sont extraordinaires et ses talents de danseuse inégalés. Son but dans la vie ? Danser, pardi ! Pour être son ami, mieux vaut être capable de suivre le rythme.

L’artiste déclare : « Je suis obsédée par les émojis ! J’ai un rapport très visuel à l’expression, je les utilise donc souvent pour formuler ce que je ressens. Grâce aux émojis, on n’a pas besoin de mots pour exprimer ses émotions. Mes enfants comprennent aujourd’hui le sens des émoticônes, ils sont donc très fiers que je participe à ce projet. Et puis, qui refuserait de prêter sa voix à l’énergique Akiko Glitter ? »

ÇA SE PASSE À L’INTÉRIEUR…

Pour donner vie au MONDE SECRET DES ÉMOJIS, Tony Leondis a fait appel au chef décorateur Carlos Zaragoza et au superviseur des effets visuels David Alexander Smith. Le réalisateur déclare : « Ce film a vu le jour grâce au talent des meilleurs artistes de l’industrie sous la direction de Carlos et David, et tous tenaient à faire le meilleur film possible. »

Carlos Zaragoza, chef du département artistique et responsable de l’esthétique générale du film – des personnages aux décors – confie : « En dépit du sujet apparemment très moderne du film, nous avons puisé l’inspiration dans les vieux classiques du genre. Notre travail a consisté à donner vie à des objets, des aliments, des notes de musique… ce qui nous a renvoyés aux courts métrages d’animation des années 1930 où tout était animé et où les objets étaient vivants. Il s’agit d’une de mes périodes préférées de l’histoire de l’animation, c’était donc une joie de prendre part à ce projet. »

Le principal défi auquel le chef décorateur a été confronté a consisté à transformer plus de 300 émoticônes au design élémentaire en personnages expressifs et tridimensionnels. Il explique : « Les émojis sont des créations graphiques, des pictogrammes que nous utilisons pour exprimer un concept, mais ils ne sont pas très élaborés. Le problème, c’est que pour cette histoire, nous avions besoin d’un personnage complexe capable d’exprimer une multitude d’émotions différentes – l’expressivité des personnages d’un film d’animation est évidemment essentielle. Notre mission a donc consisté à conserver la simplicité du graphisme des émojis tout en leur conférant une grande polyvalence. »

David Alexander Smith déclare : « Nous avons une formidable équipe d’animation qui est capable de donner vie à presque n’importe quoi – ce qui a été particulièrement utile pour ce film ! Ils ont dû créer des grille-pains, des bornes d’incendie, des panneaux stop et tout un tas d’autres objets étranges, et ils ont réussi à conférer des caractéristiques uniques à chacun d’entre eux. Ce qui nous a donné le plus de fil à retordre, c’est que la plupart des personnages principaux sont des sphères, et les sphères sont particulièrement difficiles à animer. »

Pour donner vie à Gene et le rendre expressif sans pour autant s’éloigner de son emblématique apparence d’émoticône, les cinéastes ont complexifié progressivement son design. Carlos Zaragoza explique : « Nous avons commencé avec un graphisme très simple et très similaire à un émoji classique. Nous voulions nous faire une idée exacte des limites du personnage, tant sur le plan expressif qu’émotionnel. Nous l’avons ensuite rendu petit à petit plus polyvalent et tridimensionnel pour lui permettre de se déplacer et le rendre plus facile à animer. »

L’équipe du film est ensuite passée à l’étape supérieure pour rendre Gene encore plus unique. Le chef décorateur détaille : « Nous nous sommes concentrés sur son regard et ses expressions pour lui donner plus de profondeur avant de nous intéresser à l’intérieur de son corps. Nous avons développé un système de « stratification » : Gene se compose d’une surface extérieure translucide, lisse et microtexturée, et d’un intérieur voxelisé – c'est-à-dire qu’il est constitué de pixels en trois dimensions – ce qui lui donne une apparence « électronique ». Son corps contient également des particules de lumière que nous pouvons activer ou désactiver afin de souligner ses émotions au fil de l’histoire ; il est ainsi plus ou moins lumineux selon qu’il est heureux ou triste. »

Tope-là constitue également un bon exemple du travail effectué par les animateurs. Carlos Zaragoza déclare : « Il s’agit d’un pictogramme représentant une main, mais une main au design simplifié. Dans le même temps, c’est un personnage hilarant qui est amené à se battre, courir, sauter et faire des acrobaties tout au long du film. Son apparence est donc née du travail conjugué des animateurs et des dessinateurs afin de créer un personnage polyvalent qui est à bien des égards aussi complexe qu’un être humain. »

David Alexander Smith note : « Les animateurs ont réussi à animer les doigts de Tope-là comme s’il s’agissait de membres supplémentaires. Ils ont ainsi pu utiliser chacun de ses doigts à leur guise, ils font parfois office de bras ou de jambes. Il ne s’agit là que d’un exemple du fantastique travail qu’ils ont accompli, ils ont trouvé les caractéristiques qui rendent chaque personnage unique et les ont brillamment exploitées. »

Les animateurs se sont en effet appliqués à souligner l’expressivité des personnages. Le superviseur des effets visuels poursuit : « Nous nous sommes longuement interrogés sur la nature de chaque émoji et sur ce qu’il pouvait exprimer. Ça a été le fil conducteur de notre travail, comme pour Tasse de Café qui est tout le temps survolté – trop de caféine... »

L’équipe de Carlos Zaragoza a également été chargée de représenter visuellement l’univers qui se trouve à l’intérieur du smartphone d’Alex, Textopolis, ainsi que chacune des applications que Gene, Tope-là et Rebelle explorent durant leurs aventures. Le chef décorateur commente : « Ce qui est passionnant lorsqu’on crée les décors d’un film, c’est d’inventer quelque chose d’unique et de très différent du monde réel. Sur ce projet, j’ai eu la chance de diriger une incroyable équipe d’artistes qui ont d’immenses talents de conteurs. Chacune de leurs créations participe à raconter l’histoire. »

David Alexander Smith déclare : « J’aimais l’idée de pénétrer à l’intérieur du téléphone car je savais que ce serait une formidable opportunité sur le plan créatif. C’était l’occasion d’explorer et de créer des mondes que personne n’avait encore jamais vus. Chaque application possède un univers propre, tout comme chaque personnage est unique. Et ces décors sont équilibrés par le réalisme du monde dans lequel évolue Alex. »

Carlos Zaragoza explique : « Notre métier consiste parfois à faire découvrir au public quelque chose qui lui est familier sous un nouveau jour afin d’éveiller sa curiosité. C’est le cas avec Textopolis qui, si elle a l’air d’une ville classique, est en réalité un lieu surréaliste et absurde fait d’icônes et d’émojis, qu’il s’agisse des bâtiments, des véhicules, des panneaux ou des objets… Textopolis est fascinante et magnifique, mais elle ne laisse pas vraiment la place à la différence, c’est une sorte de cage dorée. Nous avons joué sur cette idée en optant pour des angles arrondis, un graphisme simple et beaucoup de couleurs attrayantes. »

Et quelle meilleure source d’inspiration pour cette ville surréaliste et absurde que la Cité des Anges ? Le chef décorateur explique : « La première fois que je me suis rendu à Los Angeles, j’ai visité l’observatoire Griffith, au sommet des collines d’Hollywood. Lorsque le soleil se couche, la ville se pare comme par magie de lumière, on voit alors progressivement apparaître un quadrillage lumineux qui s’étend aussi loin que porte le regard. Ça a été une de mes inspirations pour Textopolis, je tenais à ce que la ville paraisse infinie et que tout y soit disposé dans un quadrillage strict. »

Mais ce célèbre panorama est loin d’avoir été la seule source d’inspiration de Carlos Zaragoza. Quiconque a visité Los Angeles sait que ses rues regorgent de panneaux originaux et insolites. Le chef décorateur raconte : « Partout où l’on regarde, il y a de gigantesques panneaux en forme de chapeau ou de donut géant, cela fait partie du charme de Los Angeles où les bâtiments prennent parfois la forme d’objet démesurés. Ce concept se prêtait parfaitement au film. »

Le superviseur des effets visuels David Alexander Smith déclare : « Carlos voulait que Textopolis soit littéralement fabriquée à partir d’icônes pour créer un univers très simple et graphique. Nous n’avons donc eu aucun mal à le modéliser. Ce qui s’est révélé plus difficile en revanche a été d’injecter une dose d’originalité dans cette esthétique « iconique ». Nous y sommes parvenus en lui conférant de la profondeur. Nous lui avons apporté de la texture et de la transparence. Nous avons fait en sorte que la lumière puisse passer au travers des éléments du décor, auxquels nous avons donné l’apparence des composants qui se trouvent à l’intérieur de nos téléphones. Il s’agit d’une esthétique stylisée à laquelle nous avons donné vie grâce à des matériaux complexes, ce qui a constitué un défi majeur. »

Lorsqu’ils quittent Textopolis, les personnages traversent une série de célèbres applications que la plupart d’entre nous utilisent quotidiennement : Candy Crush Saga, Dropbox, Instagram, Just Dance, Spotify, Twitter, WeChat ou encore YouTube.

David Alexander Smith déclare : « Chacune de ces applis se devait d’être singulière et unique tout en appartenant au même appareil. C’est la raison pour laquelle les icônes qui défilent sur l’écran principal du téléphone ont un design original qui permet de voir à l’intérieur des applications : dans chaque cube on aperçoit quelque chose de différent. Et lorsqu’on pénètre dans une application, on découvre des univers très distincts. »

Une application a été spécialement inventée pour le film : il s’agit de l’application de piratage dans laquelle Gene et Tope-là se lancent à la recherche de la célèbre décrypteuse de codes Rebelle. Il était important que le contraste entre l’application de piratage et Textopolis soit saisissant pour qu’on comprenne immédiatement le caractère intimidant et étrange de ce monde pour les personnages. Carlos Zaragoza explique : « Nous avons choisi de créer un univers tranchant et anguleux inspiré par l’expressionnisme allemand où tout est déformé et saillant. C’est un lieu chaotique et nous tenions à ce que cela transparaisse à travers les formes, les couleurs et la lumière. »

Si certaines des applications du film ont une apparence familière, d’autres au contraire ont permis à l’équipe de laisser libre cours à son imagination. Le chef décorateur déclare : « Ce projet nous a donné l’extraordinaire opportunité de créer des univers aux concepts parfois très abstraits pour lesquels nous n’avions aucune référence. Ça a notamment été le cas de l’univers musical de Spotify, pour lequel nous avons développé un concept où la musique prend la forme de rivières qui façonnent le paysage par le biais de cascades, de montagnes et de lacs. »

Pour Candy Crush, les cinéastes tenaient à ce que les personnages jouent au jeu vidéo. Le superviseur des effets visuels explique : « La plupart des gens connaissent l’univers graphique de Candy Crush, ce que nous avons exploité. Nous avons créé un monde fait de sucreries et avons même utilisé des vermicelles pour figurer l’herbe. Nous avons ensuite développé l’interface existante de Candy Crush en ajoutant par exemple des surfaces en verre entre lesquelles glissent les bonbons. »

Just Dance a confronté les cinéastes à un défi de taille : faire danser leurs émojis. Pour cela, ils ont fait appel à un expert, le chorégraphe Matt Steffanina, un YouTubeur qui compte plus de 10 millions d’abonnés et dont les vidéos ont été visionnées plus de 1,5 milliard de fois.

Matt Steffanina déclare : « Dans le film, deux des émoticônes savent danser mais ce n’est pas le cas de la troisième. Il va falloir que les trois fassent preuve de synchronisation pour sortir de l’application. »

Mais faire danser une émoticône dépourvue de hanches et d’épaules est plus facile à dire qu’à faire. Le chorégraphe explique : « Nous avons été confrontés à de nombreux défis car beaucoup de mouvements sont impossibles quand on possède de petites jambes toutes raides et qu’on ne peut pas lever les bras au-dessus de la tête. Nous avons eu de nombreux échanges avec l’équipe en charge de l’animation et finalement, je dois dire que les mouvements des personnages sont incroyablement réalistes. »

Tope-là, qui représente une main, a posé des défis tout particuliers au chorégraphe. Il raconte : « J’envoyais à l’équipe des vidéos de moi en train d’exécuter le mouvement et de l’expliquer, puis de ma main en gros plan sur laquelle j’indiquais ce que je voulais que le personnage fasse. »

Matt Steffanina a également trouvé le moyen d’évoquer le thème principal du film – l’importance de la libre expression – à travers les séquences de danse. Il explique : « Le principal mouvement du film s’appelle l’Émoji Pop : Gene change d’expression en bougeant ses mains, dévoilant ainsi à chaque fois une nouvelle facette de sa personnalité. C’est un message qui va bien au-delà de la danse. »

Matt Steffanina a aussi eu pour mission de chorégraphier la séquence finale du film. Il raconte : « Tous les émojis sont rassemblés sur la piste de danse. Papa Caca fait tournoyer la danseuse de salon, l’Aubergine fait la vague et Gene exécute des mouvements de break dance. J’ai puisé l’inspiration dans les chorégraphies disco de vieux films avec leurs incroyables séquences de danse et j’ai imaginé la scène comme s’il s’agissait d’une house party ou d’une battle. »

Le film atteint son apogée lorsque les personnages accèdent au pare-feu, l’ultime rempart qui les sépare du code qu’ils convoitent. David Alexander Smith déclare : « Le pare-feu est l’un des environnements les plus hypnotiques que nous avons créés, il s’agit tout simplement d’un immense mur de flammes. Dans un souci de cohérence avec les autres mondes du film, il se compose de voxels – des pixels en trois dimensions – qui se déplacent verticalement et peuvent le traverser. »

En raison de ses nombreux environnements uniques et de son grand nombre de personnages – plus de 250 émojis ont été créés spécialement pour le film –, le tournage du MONDE SECRET DES ÉMOJIS n’a pas été de tout repos. Mais pour Tony Leondis, il s’est révélé aussi agréable qu’enrichissant. Il confie : « L’équipe du film s’est surpassée et Sony est un studio absolument fantastique. J’espère que le public percevra le plaisir que nous avons pris à créer ces personnages et ces univers incroyables et hauts en couleur en découvrant le film. »

LE SAVIEZ-VOUS ?
  • Caca Junior, le fils de Papa Caca, est doublé dans la V.O. par Jude Kouyate, le fils de la productrice Michelle Raimo Kouyate.
  • Le réalisateur Tony Leondis prête sa voix à l’émoji en forme de balai et à celui qui rit.
  • Kate Gorney, la femme de T.J. Miller (la voix originale de Gene), fait une brève apparition dans le film dans le rôle de l’émoji aux yeux en forme de cœur.
  • On peut apercevoir Henry et Sissy, les border terriers de Tony Leondis, dans la séquence Instagram du film.
  • Mary Mel a été baptisée en l’honneur des mères du réalisateur et de la productrice qui s’appellent toutes les deux Mary.
  • Le propriétaire du Smartphone, Alex, porte le même nom que le père et le neveu de Tony Leondis.

  
#LeMondeSecretDesEmojis

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