dimanche 6 mai 2018

GRINGO



Comédie/Action/Des acteurs très sympas, mais pas beaucoup d'originalité et peu de crédibilité

Réalisé par Nash Edgerton
Avec David Oyelowo, Charlize Theron, Joel Edgerton, Thandie Newton, Amanda Seyfried, Sharlto Copley, Kenneth Choi, Harry Treadaway, Alan Ruck...

Long-métrage Américain/Australien
Durée : 01h51mn
Année de production : 2018
Distributeur : Metropolitan FilmExport

Date de sortie sur nos écrans : 9 mai 2018


Résumé : Harold Soyinka travaille pour un groupe pharmaceutique dirigé par Elaine Markinson et Richard Rusk. Lorsque ces derniers décident de se lancer dans le commerce lucratif du cannabis médical, ils envoient Harold au Mexique pour le lancement de leur nouvelle usine de production. 

Ignorant que la société qu’il représente a trahi un dangereux cartel local, l’employé modèle échappe de justesse à un enlèvement. Perdu au fin fond du Mexique, réalisant que ses patrons ont tout intérêt à le voir disparaitre, pourchassé par les tueurs du cartel et un mercenaire implacable, Harold ne peut compter que sur lui-même s’il veut rester en vie.

Bande annonce (VOSTFR)



Extrait "Hey Stranger" (VOSTFR)



Extrait "I know a guy" (VOSTFR)



Featurette "Harold" (VOSTFR)



Featurette "Stunts" (VOSTFR)



Ce que j'en ai pensé : à mon grand regret, je ne suis pas rentrée dans ce film. Bien qu'il soit bien filmé et bien joué, l'histoire m'a paru confuse au début, tirée par les cheveux dans l'ensemble et plus ou moins déjà-vu dans le fond. Le scénario est travaillé, les faits s'enchaînent une décision après l'autre, une rencontre après l'autre. Pourtant, l'ensemble souffre d'un manque de rythme et de crédibilité. Le ton est également compliqué à saisir, on ne sait pas si le réalisateur, Nash Edgerton, cherche à faire une comédie ou un film policier. Il fait quelques tentatives d'humour noir, mais ne convainc pas parce qu'il ne garde pas le cap en permanence. C'est d'autant plus dommage que sa mise en scène est maîtrisée. En plus, les acteurs sont supers sympathiques. 

David Oyelowo est attachant dans le rôle d'Harold Soyinka, un type honnête et droit dont la vie s'apprête à être légèrement chamboulée. 



Joel Edgerton interprète, Richard Rusk, le typique patron salopard centré sur lui-même.


Charlize Theron est très efficace dans son interprétation de la manipulatrice aux dents longues, Elaine Markinson. 



Sharlto Copley est sympathique dans le rôle de Mitch Risk. 



Harry Treadaway, qui interprète Miles, et Amanda Seyfried, qui interprète Sunny, forment un duo plutôt mignon.


GRINGO ne réussit pas à nous entraîner dans son univers, malgré le soin apporté à sa réalisation, à son scénario qui enchaîne les événements et au travail appliqué de ses acteurs. On ne passe pas un mauvais moment, mais on ne s'amuse pas non plus. Un film passable, sans plus.

Copyright Photos @ Metropolitan FilmExport

NOTES DE PRODUCTION
(Á ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

À la fois comédie noire, film d’action et thriller, GRINGO raconte le combat d’un homme ordinaire qui se retrouve brusquement du mauvais côté de la loi sans avoir rien fait pour ça… et qui va tout faire pour en sortir vivant !

BOOSTÉ ET DÉCALÉ

Venu d’Australie, Nash Edgerton s’est d’abord fait connaître à Hollywood comme acteur, cascadeur et coordinateur de cascades en prenant part à plus d’une centaine de films dont MATRIX, AMERICAN ULTRA et STAR WARS : ÉPISODE II – L’ATTAQUE DES CLONES. Il a commencé parallèlement à réaliser des courts métrages tels que « Spider », primé à plusieurs reprises, ce qui l’a conduit à mettre en scène THE SQUARE, un thriller noir salué par la critique en 2008. Cette expérience lui a donné envie de réaliser d’autres films plus ambitieux. Lorsque son agent lui a fait parvenir le scénario de Matthew Stone, Nash Edgerton a su qu’il tenait le défi qu’il attendait.

Il déclare : « Le concept m’a beaucoup plu alors que la comédie n’est habituellement pas un genre qui m’attire. Le scénario était quelque peu absurde mais je savais que si les acteurs incarnaient les personnages au premier degré, cela valoriserait l’humour tout en conservant le caractère divertissant de l’histoire. Il suffisait d’adapter légèrement le ton. »

Avec l’aide du cinéaste, Anthony Tambakis a retravaillé le script en y mêlant adroitement action et comédie. Nash Edgerton confie : « La plupart de mes films ont pour thème le karma : si on agit mal, on en paie les conséquences. Avec GRINGO, je trouvais intéressant de raconter l’histoire d’un homme qui s’engage dans cette voie, se perd et finit par découvrir qui il est vraiment. »

Les décors dans plusieurs pays et les époustouflantes séquences d’action ont également séduit le réalisateur. Pour le financement de cet ambitieux projet, il a fait appel à la productrice chevronnée Rebecca Yeldham (CARNETS DE VOYAGE, LES CERFS-VOLANTS DE KABOUL), qu’il avait rencontrée sur le tournage de THE GIFT, réalisé et interprété par son frère, Joel Edgerton. Rebecca Yeldham raconte : « Nous avons soumis le projet à Amazon et quand ils ont accepté d’y prendre part, tout s’est fait très vite. »

C’EST AUSSI UN COMIQUE…

GRINGO révèle les formidables talents comiques d’acteurs généralement connus pour leurs rôles dramatiques. Le film est porté par le naïf Harold, interprété par l’acteur britannique de formation classique David Oyelowo. Nommé au Golden Globe pour son incarnation de Martin Luther King dans le film cité aux Oscars SELMA, Oyelowo a saisi sa chance de s’essayer à un genre plus léger. L’acteur, qui a remporté sa deuxième nomination aux Golden Globes pour le rôle d’un tueur dans le poignant « Nightingale » pour HBO, commente : « GRINGO est ma première comédie noire. J’ai joué beaucoup de rôles sérieux, mon côté loufoque ayant toujours été réservé à mes enfants et mes amis. Ce projet était pour moi l’occasion idéale d’exprimer cette facette de ma personnalité. »

David Oyelowo et Nash Edgerton se sont rencontrés autour d’un déjeuner pour discuter du projet, et l’acteur avait de nombreuses suggestions à soumettre au réalisateur : « J’ai proposé à Nash de faire d’Harold un immigrant nigérian. Mes parents sont nigérians et j’ai vécu sept ans au Nigéria, cela me permettait donc de m’identifier plus facilement au personnage. Je tenais à apporter quelque chose d’original au rôle car lorsqu’on interprète un loser, on est tenté de succomber à la facilité et d’en faire un geek à lunettes en surpoids ! Il me semblait en outre que les origines nigérianes d’Harold soulignaient de manière intéressante le caractère incongru de ses aventures en terre mexicaine. »

Son partenaire, Joel Edgerton, affirme que David Oyelowo était le candidat idéal pour incarner cet employé modèle et époux dévoué qui croise la route de personnages très peu recommandables. Il explique : « Harold est quelqu’un de bien sous tous rapports ; pour l’interpréter il fallait donc un acteur qui ait toutes les qualités ! En plus d’être quelqu’un de bien, David aussi un acteur extraordinaire et un homme en qui l’on peut avoir toute confiance, et la caméra perçoit cela en lui. »

La version de ce gentil loser incarné par David Oyelowo a également ravi la productrice Rebecca Yeldham, qui déclare : « David est parfait dans le rôle de cet homme ordinaire qui croit au rêve américain mais se retrouve pris au piège d’une vie rébarbative. Ironiquement, c’est lorsqu’il débarque au Mexique et que toutes ces choses horribles lui arrivent qu’il parvient à reprendre sa liberté et à tracer son propre chemin. »

BUSINESS WOMAN ET FEMME FATALE

Charlize Theron s’est forgé la réputation d’une actrice dramatique au large registre de jeu grâce à une filmographie éclectique allant du terrifiant biopic MONSTER, qui lui a valu l’Oscar, au film d’action futuriste MAD MAX : FURY ROAD. Mais en dehors de quelques apparitions en guest star dans la série télévisée « Arrested Development – Les nouveaux pauvres », elle a rarement eu l’occasion de démontrer ses talents comiques.

Elle a découvert l’humour noir de Nash Edgerton il y a plus de dix ans dans « Spider », le court métrage qu’il a réalisé en 2007. Elle raconte : « J’ai été tellement impressionnée que j’ai demandé à le rencontrer en simple fan. Nous nous sommes immédiatement bien entendus et sommes devenus amis. Cela faisait plusieurs années que nous étions à la recherche d’un projet sur lequel collaborer. »

Lorsque Nash Edgerton lui a offert le rôle d’Elaine, une femme d’affaires sans scrupules, Charlize Theron n’a pas hésité une seconde et s’est même engagée à produire le film via sa société, Denver & Delilah Productions.

L’actrice sud-africaine, qu’on a également pu voir dans le blockbuster fantastique BLANCHE-NEIGE ET LE CHASSEUR et dans PROMETHEUS, le film de science-fiction de Ridley Scott, confie : « J’aime Elaine parce qu’elle n’a pas de filtre et n’a aucun scrupule. Elle dit des choses que je ne me serais jamais permis de dire ! »

L’actrice confie d’ailleurs avoir eu du mal à prononcer les répliques les plus acerbes de son personnage. « J’étais souvent très gênée pendant le tournage du film, au point de rougir et de me sentir obligée de m’excuser auprès de l’équipe pour ce que je venais de dire. Heureusement, tout le monde était très ouvert. »

Pour sa part, Joel Edgerton a pris beaucoup de plaisir à voir sa partenaire se glisser dans la peau de son personnage. Il déclare : « Charlize est aussi belle et élégante que vive d’esprit et cynique. De temps à autre, il lui arrive de sortir quelque chose de cinglant ou d’obscène qui choque tout le monde parce que personne ne s’attend à cela de sa part. Eh bien Elaine, c’est cette facette de Charlize portée à l’extrême ! »

L’actrice s’est également appliquée à creuser au-delà des apparences pour révéler l’humanité très bien dissimulée de son personnage. Elle commente : « J’ai exploité le fait qu’au-delà de son apparente audace, Elaine est en réalité une femme fragile et blessée. C’est ce qui l’a rendue tangible à mes yeux. Je ne voulais pas en faire une caricature. Elaine en impose, elle est excentrique et excessive, et j’avais très envie d’explorer tous ces aspects en tant qu’actrice. »

UN LOUP EN COSTUME D’AGNEAU SUR MESURE

Pour Joel Edgerton – frère du réalisateur Nash Edgerton – le personnage de l’impitoyable homme d’affaires Richard Rusk marque un changement radical par rapport à son précédent rôle, celui du discret pionnier du mouvement de défense des droits civiques qu’il interprétait dans LOVING et pour lequel il a été nommé au Golden Globe. Il commente : « Il semblerait que j’alterne entre les rôles de héros et d’ordures ! Richard est l’incarnation de tout ce que l’on déteste dans le monde de l’entreprise. Je voulais qu’il se dégage quelque chose de doucereux de sa posture et de ses gestes quand on le découvre dans ce luxueux bureau qui lui procure une fausse impression de pouvoir. »

Parmi les « qualités » les plus détestables de Richard figure notamment une absence totale de loyauté envers Harold, ami du temps de ses études devenu son employé. Joel Edgerton raconte : « La société de Richard est sur le point de fusionner avec une grande entreprise, ce qui va lui rapporter très gros, mais cela signifie que beaucoup de ses employés vont rester sur le carreau… y compris Harold. Richard l’a engagé en sachant qu’il pouvait lui faire entièrement confiance, mais leur amitié est à sens unique. Et lorsque l’occasion de se débarrasser d’Harold se présente, Richard n’y réfléchit pas à deux fois. »

Il était essentiel pour l’acteur de trouver le ton juste pour son rôle. Il déclare : « Je suis habitué à jouer dans des films sérieux où il faut être le plus sincère possible pour susciter l’émotion, mais dans une comédie comme GRINGO, il est important de trouver le ton juste. S’agit-il d’un film « tarte à la crème », d’une comédie tendre ou d’un peu des deux ? Je dirais que GRINGO se situe dans la même sphère que FARGO des frères Coen. Si l’histoire est plausible et parfois même très réaliste, on ne peut s’empêcher de rire face au comique de situation. »

Tandis qu’Harold est le cœur et l’âme de GRINGO, ce sont les réactions de ses patrons narcissiques, incarnés par Charlize Theron et Joel Edgerton, qui sont à l’origine des moments les plus cocasses du film. La productrice Rebecca Yeldham observe : « Richard et Elaine ont fière allure, mais ils sont infâmes. Ils sont vulgaires, intolérants, ils traitent les gens atrocement et sont totalement insensibles aux besoins des autres. Mais c’est un plaisir de voir ces deux personnages, aussi sexys et séduisants soient-ils, se comporter de manière aussi abominable ! »

SUNNY & MILES

Amanda Seyfried (LES MISÉRABLES, « Twin Peaks ») interprète Sunny, une touriste américaine innocente qui se lie d’amitié avec Harold au Mexique. Elle explique : « J’apprécie beaucoup Sunny car elle ne se laisse jamais abattre. J’aime incarner des personnages plus optimistes que moi. Sunny a beaucoup de rêves et d’aspirations mais elle semble incapable de les mettre en œuvre. » L’actrice se souvient avec affection de la scène dans laquelle son personnage visite une réserve mexicaine pour papillons et s’émerveille innocemment devant la faune, totalement aveugle aux agissements criminels de son petit ami. Elle raconte : « Les papillons pullulent, et comme moi, Sunny les adore. Ce personnage était taillé sur mesure pour moi ! »

La naïveté de Sunny est contrebalancée par le cynisme de Miles, son petit ami musicien interprété par l’acteur anglais Harry Treadaway (« Penny Dreadful », LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HÉROS), qui a organisé ce séjour au Mexique pour de funestes raisons. L’acteur, qui a joué avec Nash Edgerton en 2014 dans un court métrage intitulé « Streetcar », déclare : « J’ai été fasciné par l’histoire et le personnage. Miles est une sorte d’homme-enfant qui a quitté son Angleterre natale pour s’installer à Los Angeles dans l’espoir de se faire un nom dans l’industrie musicale mais qui a sans doute passé trop de temps à regarder des documentaires sur les Doors au lieu d’écrire des chansons. »

Pour préparer le rôle de cet aspirant rocker, Harry Treadaway n’a pas eu à chercher l’inspiration bien loin. Il confie : « Il a suffi que je me regarde dans le miroir ! J’avais déjà le look adéquat avec mon jean slim, mes colliers et mes bagues. D’une certaine manière, Miles n’est qu’une version poussée à l’extrême de beaucoup de gens que je connais. »

UNE HISTOIRE DE FRONTIÈRES

GRINGO se déroule dans deux univers radicalement différents, avec d’un côté le centre-ville de Chicago et ses élégantes tours de verre, et de l’autre les rues animées et poussiéreuses du Mexique. Trouver les décors parfaits a nécessité un long processus de repérages. La productrice exécutive Trish Hofmann explique : « Nous avons envisagé de tourner le film en Colombie, à Cleveland, à Porto Rico, au Canada… Mais lorsque nous nous sommes rendus au Mexique, nous avons été subjugués par la beauté des paysages. Le contraste saisissant entre l’architecture de Chicago et celle du Mexique rend le film particulièrement intéressant sur le plan visuel. »

Le tournage a débuté en mars 2016 à Chicago avant de se poursuivre en avril au Mexique, à Mexico et Veracruz. Le directeur de la photographie espagnol Eduard Grau, qui avait déjà collaboré avec les frères Edgerton sur THE GIFT, s’est appliqué à souligner le contraste entre les deux décors en utilisant des mouvements de caméra marqués et des palettes de couleurs sensiblement différentes. Il déclare : « À Chicago, la palette de couleurs a été inspirée par la neige et nous avons opté pour une esthétique sobre dans les tons de gris. Le cadrage est également plus maîtrisé. À l’inverse, le Mexique est une explosion de couleurs avec ses jaunes, ses rouges, ses roses et ses bleus. Lorsque Harold arrive dans le pays, il est comme libéré de sa vie ordinaire, tout est plus trépidant, c’est pourquoi nous avons choisi d’avoir recours au travelling, au Steadicam et parfois même à la caméra portée. Il était essentiel que la réalisation soit fluide de manière à suivre Harold dans ses aventures. »

Patrice Vermette, le chef décorateur nommé à l’Oscar pour le film de sciencefiction PREMIER CONTACT, a puisé l’inspiration dans le travail de l’architecte moderniste Ludwig Mies van der Rohe pour créer le lieu de travail des personnages principaux à Chicago. Il commente : « Je tenais à ce qu’il se dégage de ces bureaux une atmosphère d’hyper-contrôle, notamment à travers l’absence quasi totale de couleurs. Les décors sont directement inspirés de l’hiver et de la froideur des personnages de Richard et Elaine, tout y est donc noir et blanc. »

Au Mexique, Patrice Vermette et son équipe ont investi un bâtiment vide pour y installer le laboratoire clandestin dans lequel la société fabrique de la marijuana synthétique. Il déclare : « Pour créer ce lieu, nous avons mis la structure existante à nu et imaginé un espace dont je suis très fier. »

Le chef décorateur a également cherché à illustrer le malaise d’Harold en peignant en vert le motel miteux dans lequel il se cache. Il explique : « C’est comme si tous les clients étaient atteint d’une maladie qui influe sur la couleur de leur peau. Ça a été passionnant de jouer sur cet aspect. »

À Veracruz, Patrice Vermette a tiré profit de l’animation et du tumulte des rues. Il confie : « Les couleurs et le chaos de cette ville étaient fantastiques et incroyablement cinématographiques. »

Contrairement aux personnages habillés de manière décontractée qu’ils croisent au Mexique, Harold, Richard et Elaine se distinguent par leurs tenues de ville sur mesure confectionnées par la chef costumière primée aux Emmy Awards Donna Zakowska (« John Adams », « TURN »). Elle déclare : « Le personnage de Charlize porte des pièces de haute couture. Durant les essayages, nous avons épuré son style jusqu’à ce qu’il ne contienne plus que des éléments absolument parfaits : la parfaite paire de chaussures Dior, le parfait sac à main Fendi et la parfaite paire de gants Prada. Tout a été étudié jusque dans les moindres détails. »

Pour habiller Harold, Donna Zakowska a commandé du tissu à Londres dans lequel elle a fait tailler des costumes sur mesure à Los Angeles. Elle explique : « À Londres, nous avons trouvé un tissu en laine très spécial dans lequel David et moi avons imaginé ensemble un costume moderne sans être tape-à-l’œil car les tenues du personnage se caractérisent par leur simplicité. »

Pour les criminels que rencontrent Harold après qu’il abandonne ses patrons, la chef costumière a fait des recherches sur l’univers des cartels de la drogue et les carnavals. Elle déclare : « Il était très important de parvenir à reproduire le style et les masques du carnaval de Veracruz. C’est un élément majeur du film, c’est pourquoi je me suis attachée à donner aux costumes une dimension très visuelle. »

Les acteurs et l’équipe du film ont été fortement impressionnés par les techniciens locaux qui ont participé au tournage mexicain. Charlize Theron déclare : « C’était un plaisir de travailler dans ce cadre merveilleux. Comme l’essentiel de l’histoire se déroule au Mexique, ça a été un immense avantage de pouvoir tourner dans le pays. Les habitants sont chaleureux, la nourriture délicieuse et l’équipe mexicaine a travaillé très dur et était extrêmement professionnelle. »

ACTION CHOC ET HUMOUR GRINÇANT

Drôle, imprévisible et sincère, GRINGO revisite le genre de la comédie d’action. Charlize Theron commente : « Les films originaux sont très rares, mais GRINGO ne ressemble à rien ce que j’ai pu voir ou lire auparavant. Il est à la fois hilarant et poignant et évoque la situation sociale dans le monde actuel d’une manière très distrayante. Les acteurs du film sont tous au sommet de leur art et Nash est un cinéaste exceptionnel. »

Au-delà de son humour acéré, GRINGO raconte également une histoire optimiste, comme l’explique Joel Edgerton : « Ce qui est plaisant ici, c’est que la bienveillance l’emporte sur la cupidité ; ce personnage attachant remporte son combat contre le monde de l’entreprise. Il y a évidemment de grandes scènes d’action avec des cascades automobiles et des fusillades spectaculaires qui arrivent à point nommé, mais je pense que ce qui plaira le plus aux spectateurs, ce sont l’originalité et l’humour décapant de l’histoire. »

Pour Harry Treadaway, le succès de GRINGO repose principalement sur l’alliance de l’humour et du mystère. Il déclare : « J’aime jouer dans des films qui font rire le public aux éclats. Il y a un fond de vérité chez les personnages de GRINGO, mais ils ont été poussés à l’extrême. C’est comme s’ils avait tous bu un peu trop de tequila ! »

Pour le réalisateur Nash Edgerton, le fait que GRINGO se déroule à cheval entre les États-Unis et le Mexique en fait un film très contemporain. Il explique : « Le monde dans lequel nous vivons est tellement connecté qu’il était important pour moi de faire appel à une distribution internationale. Quand je vais au cinéma, c’est pour m’évader et être diverti. J’espère que GRINGO parviendra à bousculer les spectateurs mais surtout qu’il les fera rire et leur donnera à réfléchir. »

Textes des notes de production : Pascale & Gilles Legardinier  

  
#GringoLeFilm

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire