samedi 19 mai 2018

DEADPOOL 2


Action/Comédie/Aventure/Ce deuxième opus est super fun !

Réalisé par David Leitch
Avec Ryan Reynolds, Josh Brolin, Morena Baccarin, Julian Dennison, Zazie Beetz, Leslie Uggams, Shioli Kutsuna, Brianna Hildebrand, Jack Kesy, Karan Soni, T.J. Miller, Andre Tricoteux, Eddie Marsan...

Long-métrage Américain
Durée : 02h00mn
Année de production : 2018
Distributeur : Twentieth Century Fox France

Interdit aux moins de 12 ans

Date de sortie sur les écrans américains : 18 mai 2018
Date de sortie sur nos écrans : 16 mai 2018


Résumé : L’insolent mercenaire de Marvel remet le masque !

Plus grand, plus-mieux, et occasionnellement les fesses à l’air, il devra affronter un Super-Soldat dressé pour tuer, repenser l’amitié, la famille, et ce que signifie l’héroïsme – tout en bottant cinquante nuances de culs, car comme chacun sait, pour faire le Bien, il faut parfois se salir les doigts.

Bande annonce Redband (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : j'attendais avec impatience le retour de ce super-héros irrévérencieux et sans limites. Je n'ai pas été déçue. 

Le réalisateur, David Leitch, lui offre une suite qui a su garder tout le punch et l'atmosphère barrée du premier opus de Tim Miller. En même temps, il nous propose un aspect plus sombre avec un scénario qui réussit habilement à mélanger blagues pourries, mais drôles, et moments d'émotions bien amenés sans être larmoyants. Même si on voit venir les grandes lignes de l'histoire, la mise en scène dynamique et inventive permet de passer un très bon moment de détente. 

David Leitch ne lésine pas sur les scènes d'action efficaces et spectaculaires. Il n'oublie pas non plus les ralentis appuyés et fait briser le quatrième mur à Deadpool à plusieurs reprises. Les codes établis dans DEADPOOL sont ainsi respectés et toujours utilisés à bon escient. Le film a une thématique de fond qui tourne autour de la famille et un caméo discret de Stan Lee, c'est un Marvel a n'en pas douter. Les clins d'oeil et les références, notamment à l'univers des X-MEN, sont autant de moments plein d'humour et fort sympathique pour les fans de cet univers. 

Le personnage de Deadpool est toujours interprété par un Ryan Reynolds pince sans rire qui n'hésite pas à se moquer de lui-même autant qu'il se rit des autres, ce qui permet de conserver le ton nonchalant, mais pas lourdingue, qui fait la spécificité de ce badass à la langue bien pendue. 




Il est entouré de seconds rôles impeccables et fort sympathiques dont les personnalités sont bien dessinées. 






Cette fois, c'est Cable, interprété efficacement par Josh Brolin, qui vient se mettre sur sa route pour accomplir une mission que notre tête brûlée préférée s'obstine à interrompre avec fracas.


Copyright Photos © Twentieth Century Fox France

DEADPOOL 2 est un divertissement super fun. On a plaisir à retrouver ce personnage et à en découvrir de nouveaux à cette occasion. Bien menée, drôle et spectaculaire, cette suite a tout pour plaire !  

Note : ne loupez pas les petites scènes du générique de fin.


NOTES DE PRODUCTION
(Á ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Après avoir battu tous les records au box-office, Ryan Reynolds reprend le rôle de Deadpool dans un film encore plus déjanté, plus ambitieux et plus insolent que le premier. Le réalisateur David Leitch, à qui l’on doit JOHN WICK et ATOMIC BLONDE, nous a concocté un film encore plus bourré de cascades, d’humour « deadpoolesque » et d’action. Il déclare : « J’ai eu l’honneur et le privilège de participer à la création d’univers incroyables, mais il y a quelque chose d’incontestablement fascinant dans celui de DEADPOOL car il réinvente le genre de la comédie d’action. Le film original était vraiment unique et son univers était si vaste que je pouvais laisser ma créativité s’exprimer tout en restant fidèle à l’esprit du premier volet. »

Sorti en février 2016, DEADPOOL a connu le meilleur démarrage de tous les temps pour un film interdit aux mineurs non accompagnés et s’est imposé comme le film le plus rentable de l’histoire dans cette catégorie avec plus de 750 millions de dollars de recettes mondiales. Il a en outre été le premier film de super-héros en prises de vues réelles à être nommé au Golden Globe du meilleur film musical ou de comédie et a valu à Ryan Reynolds une nomination dans la catégorie « meilleur acteur ».

Ryan Reynolds, non content d’interpréter le rôle-titre, a également coécrit et produit DEADPOOL 2. David Leitch commente : « Ryan possède un extraordinaire talent comique et DEADPOOL lui offre un cadre idéal pour l’exprimer. Il est brillamment parvenu à s’approprier le personnage des comics : il y a un effet synergique entre Deadpool et lui. Ryan est très similaire à son personnage dans sa manière de parler, et même de voir le monde. À l’image de Deadpool, il est drôle et irrévérencieux, mais il possède également un grand cœur et fait preuve de beaucoup de compassion. »

Les scénaristes et producteurs exécutifs Rhett Reese et Paul Wernick avaient également écrit le premier film, sur lequel ils avaient commencé à travailler en 2009. Paul Wernick confie : « C’est comme si nous avions toujours vécu avec le personnage. »

C’est Ryan Reynolds qui avait sollicité le duo pour écrire le scénario du film original. Rhett Reese se souvient : « Il aura fallu cinq ou six ans pour que le film se fasse, ça n’a pas été évident, mais nous nourrissions pour ce projet une passion aussi vive et intense que celle réservée habituellement aux films indépendants ou aux petits films qui ne parviennent pas à trouver de financement. Deadpool est un personnage à part dans l’univers des super-héros, il est impertinent et n’a aucune estime de lui-même. Il est loufoque, enfantin, violent et agaçant. Bref, il est très différent des autres super-héros, ce n’est d’ailleurs même pas réellement un super-héros. Je dirais plutôt que c’est un antihéros en costume de super-héros. »

David Leitch déclare : « Deadpool est une sorte de Bossu de Notre-Dame des temps modernes, en ce sens qu’il est défiguré et incroyablement empathique. Il a un passé fascinant et possède des pouvoirs de guérison qui le rendent quasiment invincible. Il est également effronté et se permet de dire crûment des choses que vous et moi ne dirions jamais… mais que l’on prend néanmoins plaisir à entendre ! Tout cela en fait un personnage hors du commun. »

Paul Wernick ajoute : « Ce qui nous a beaucoup plu chez Deadpool, c’est sa propension à l’autodérision, au mépris de soi et à la honte. Savoir que le personnage serait interprété par Ryan lorsque nous écrivions le film a été un immense avantage car il est Deadpool. C’est comme s’ils ne faisaient qu’un. C’est vraiment un plaisir de nous asseoir à notre bureau et d’écrire pour lui. »

Rhett Reese reprend : « Ryan est l’incarnation de Deadpool, son sens de l’humour est très similaire à celui du personnage : grivois, subversif, décalé et immature. Ryan était l’acteur idéal pour le rôle, et il le savait. Il est tombé sous le charme du personnage avant même que nous ne commencions à travailler sur le premier film. Il lui apporte notamment une réalité physique qui lui permet de communiquer l’humour de Deadpool même lorsqu’il est dissimulé sous un masque et un costume. Ryan est très « chaplinesque », il est capable de transmettre le sarcasme et la personnalité du personnage à travers ses mouvements et sa gestuelle, si bien que même s’il porte un masque pendant la moitié du film, il réussit à être drôle en utilisant sa voix et son langage corporel. »

DEADPOOL 2 OU L’ART DE LA SUBVERSION

Tout au long de la production de DEADPOOL 2, Ryan Reynolds, Rhett Reese et Paul Wernick n’ont jamais cessé d’écrire. Rhett Reese explique : « Le processus ne s’est pas achevé avec la version finale du scénario. Déjà au moment de la postproduction de DEADPOOL, nous avions réécrit une part importante des dialogues du personnage. Puisqu’il porte un masque, on peut lui faire dire un peu ce qu’on veut. »

Son partenaire d’écriture déclare : « Personne ne nous attendait quand le premier film est sorti, mais aujourd’hui les choses ont bien changé. La pression était immense. Chaque bribe d’information relayée par la presse a pris des proportions incroyables et toutes ces fuites nous ont fait réaliser que les attentes autour de ce film étaient considérables. Ryan, Rhett et moi avons cependant essayé de faire exactement comme sur l’original. Tant que ça nous fait rire, que ça nous fait monter les larmes aux yeux et que ce sont des larmes de joie, alors c’est que nous sommes sur la bonne voie. »

Ryan Reynolds avait écrit DEADPOOL 2 avec Rhett Reese et Paul Wernick. Rhett Reese commente : « Ça a été un plaisir de travailler avec lui parce qu’il est brillant et que son talent prend des formes multiples. Avec lui, les blagues fusent ! »

Paul Wernick déclare : « Tant que nous sommes là où on ne nous attend pas et qu’on parvient à surprendre les spectateurs, le pari est réussi. Dans DEADPOOL, plus les références sont obscures, plus c’est drôle. C’est ce qui fait le charme des films. »

David Leitch ajoute : « Le scénario de Ryan, Rhett et Paul a une identité qui lui est propre. En tant que cinéaste, on a le devoir de respecter cela, tout en rendant hommage à ce qui a fait le succès du film original – lorsqu’on réalise une suite, on doit rester fidèle à l’univers de la franchise. Dans le cas de DEADPOOL, cette singularité tient au caractère satirique et irrévérencieux de l’humour avec son côté gore et trash, et à des scènes d’action époustouflantes. Il faut ensuite s’approprier cet univers et lui imprimer sa patte, et c’est là la plus grande difficulté car on ne veut pas se mettre les spectateurs à dos. Avec mon passé, le public s’attend à voir des scènes d’action encore plus ambitieuses que dans le premier film, et j’ai plaisir à entretenir ces attentes tout en cultivant le mystère. Quand on réalise un film, on est amené à faire des choix audacieux, à prendre des risques, à provoquer, et quel meilleur univers pour cela que celui de DEADPOOL, qui permet de faire des choix osés et de s’en excuser en brisant le quatrième mur ? Ce qui rend cet univers si fascinant, c’est justement qu’il enfreint continuellement les règles. »

Rhett Reese déclare : « David a parfaitement compris l’univers de la franchise. C’est l’un des meilleurs réalisateurs de films d’action au monde et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela se ressent dans DEADPOOL 2 ».

Paul Wernick ajoute : « L’action est un pilier de la franchise, et David Leitch est un des meilleurs en la matière. Ses scènes d’action dépoussièrent le genre ; à côté, les autres ont l’air des dater des années 80 ! L’action de DEADPOOL 2 est spectaculaire, les spectateurs vont en prendre plein les yeux ».

Le producteur exécutif Aditya Sood déclare : « David a quelque chose que personne d’autre ne possède. Il y a des séquences dans ce film que lui seul pouvait imaginer et elles illustrent parfaitement le caractère anarchique et excentrique de Deadpool. »

ROB LIEFELD - CRÉATEUR DE DEADPOOL ET FAN DE LA FRANCHISE

Rob Liefeld, le créateur du comic Deadpool, déclare : « En tant qu’artiste, je voulais écrire pour garder le contrôle du contenu de mes visuels, car c’est là que la bataille se gagne – les images sont vraiment ce qu’il y a de plus cool dans cette B.D. Il m’arrive encore de rester admiratif devant des représentations de Deadpool, que ce soit moi qui l’ait dessiné ou pas, ou lorsque je le croise dans la vraie vie. Son costume rouge et noir est éblouissant. »

L’auteur confie être fan de la franchise : « Ryan interprète un Deadpool un peu plus obscène et subversif que le mien, et ça fonctionne. Il est parfait dans le rôle. La production a pris beaucoup de liberté avec le ton original des comics et je pense qu’elle a trouvé son créneau. Je suis ravi que Fox ait fait le pari audacieux de porter ce personnage impertinent sur grand écran. »

L’une des raisons pour lesquelles Rob Liefeld apprécie tant la franchise DEADPOOL, c’est qu’il a grandi dans les années 1980 avec des films d’action déjà classés R (interdits aux moins de 18 ans non accompagnés) devenus depuis des classiques, tels que TERMINATOR, ALIEN et PREDATOR. Il commente : « C’était avant que le cinéma ne devienne totalement aseptisé et que tous les films s’inscrivent dans la classification PG-13, déconseillés aux moins de 13 ans. Je suis content que DEADPOOL revendique sa place dans la droite ligne de ces classiques. »

Il poursuit : « Bien qu’il existe des bandes dessinées et des figurines du personnage, la version que je préfère est celle de la franchise car la production a réalisé ces films avec beaucoup de soin et d’amour, sans trahir l’esprit des comics. Ils ont pris certaines libertés, mais ils sont restés fidèles aux fondamentaux, sans quoi les fans ne seraient pas au rendez-vous. X-Force est le deuxième comic le plus vendu de tous les temps. J’étais persuadé que cela ne durerait pas, mais 26 ans plus tard, force est de constater que ça n’est pas près de changer. »

TOUJOURS PLUS CAUSTIQUE

Rhett Reese déclare : « DEADPOOL ne se prend pas au sérieux, et il prend encore moins au sérieux le genre du film de super-héros. Cette fois-ci, Ryan Reynolds se moque de lui-même, des dialogues, de Fox, bref, de tout ce qui est associé à la franchise. Être capable de se moquer de soi-même rend les blagues que l’on fait sur les autres plus acceptables. »

Le scénariste poursuit : « Ryan est un génie de l’humour. L’une des facettes de son talent repose sur sa disposition à aller allègrement jusqu’à la limite de l’acceptable. Lorsque Paul a eu l’idée de la séquence du distributeur de savon –désolé mais je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher la surprise au cas où le lecteur n’aurait pas encore vu le film ! – j’ai d’abord pensé que c’était une très mauvaise idée, et puis évidemment tout de suite après j’ai trouvé ça génial. C’était parfait. Notre leitmotiv n’est pas : « Quand ils s’enfoncent, nous nous élevons » comme l’a dit Michelle Obama. C’est : « Quand ils s’enfoncent, nous nous enfonçons encore plus ! ». Nous sommes littéralement prêts à tout pour faire rire. »
Par souci d’équité, si c’est Paul Wernick qui a imaginé le gag du distributeur de savon, Rhett Reese a quant à lui contribué au « traité du rouleau de papier-toilette » qui intervient plus tard dans le film. Ce dernier raconte : « J’ai moi-même écrit un manifeste qui traite du caractère inadéquat du papier-toilette… Quand j’en ai parlé à Ryan, on s’est tous regardés et on s’est dit qu’il fallait absolument que ça figure dans le film. Nous avons alors commencé à évoquer le genre d’acteur que nécessitait une telle scène. Et trouver le bon comédien pour interpréter ce passage s’est révélé un défi, c’est peu de le dire. »

L’INGRÉDIENT SECRET : L’ÉMOTION

Paul Wernick déclare : « DEADPOOL est une comédie, mais c’est aussi un film poignant. L’ingrédient secret et inattendu de la franchise, c’est l’émotion. C’est l’histoire d’un personnage qui n’a pas eu une vie facile et qui a traversé de terribles épreuves, d’abord avec son cancer puis avec ses cicatrices sur le visage. De la même manière que les enfants s’identifient à Spider-Man parce que c’est un adolescent un peu coincé qui se transforme en incroyable super-héros en mettant un masque, je pense que les spectateurs se sont attachés à Wade Wilson parce qu’ils voient en lui un personnage qui malgré les obstacles, a réussi à s’en sortir et à en rire, et qui finit toujours par l’emporter sur ses ennemis. Tout le monde peut s’identifier à lui. »

Aditya Sood ajoute : « L’un des principaux défis – et plaisirs – de la franchise consiste à trouver l’équilibre entre la comédie, l’action et l’émotion. Et ce qui est fantastique avec Ryan, c’est qu’il excelle dans ces trois catégories. Il est non seulement très drôle, mais également très physique et très touchant. C’est précisément ce qui fait de Deadpool un personnage unique dans le paysage cinématographique. »

À propos du maquillage prosthétique que porte l’acteur pour incarner Wade Wilson, Paul Wernick déclare : « Ces prothèses sont très désagréables à porter, le planning du tournage a d’ailleurs été fait pour que Ryan n’ait pas à les garder trop longtemps tant elles sont oppressantes. Après de longues heures de pose, il devait jouer la comédie avec un masque de plastique inconfortable collé au visage, et croyez-moi, exprimer ses émotions lorsqu’on porte des prothèses n’a rien d’évident. Ryan y parvient néanmoins brillamment, sa capacité à jouer sous ce masque démontre toute l’étendue de son talent d’acteur. C’est lui qui porte le film, il en est le cœur battant, et son intuition est presque toujours juste. Lorsqu’il passe derrière la caméra pour regarder les rushs et superviser le processus, il sait aussi d’instinct ce qui va fonctionner ou pas. »

Le scénariste poursuit : « Pour certains, les comics sont aussi sacrés que la Bible, alors mieux vaut rester fidèle au personnage créé sur le papier. Ce qui est intéressant cependant, c’est que les comics sont généralement écrits par différents auteurs qui se relaient, si bien qu’un personnage peut mourir puis réapparaître plus tard dans la série. Nous pouvons donc nous permettre une certaine flexibilité dans la manière dont nous abordons un personnage. Notre objectif en tant que scénaristes n’est pas d’imiter un auteur de comics en particulier, mais de saisir l’essence d’un personnage et de son identité puis de le porter sur grand écran de manière originale. »

Il ajoute : « Notre Bible à nous, c’est le scénario. C’est notre point de départ pour donner vie au film, mais à cela vient ensuite s’ajouter l’improvisation à laquelle contribuent tous les acteurs, car lorsqu’on a la chance d’avoir tous ces brillants esprits comiques à sa disposition, on en profite ! »

Le producteur exécutif Aditya Sood déclare : « Les meilleurs films sont à mes yeux ceux dont les créateurs sont sur la même longueur d’onde que leurs personnages, et à cet égard, Ryan, Rhett et Paul ont trouvé en Deadpool une âme sœur. Ils ont à cœur l’intérêt du personnage et parviennent à surprendre tout en respectant les codes de l’univers de la franchise. Travailler avec eux est un réel plaisir. »

Dans DEADPOOL 2, notre antihéros n’a pas un unique ennemi principal, il est confronté à plusieurs ennemis différents, tous plus méchants les uns que les autres. Paul Wernick explique : « Deadpool est un personnage qui enfreint toutes les règles, il va même jusqu’à briser le quatrième mur. Nous nous sommes donc inspirés de lui. DEADPOOL 2 ne met pas en scène un méchant traditionnel, nous avons opté pour une structure narrative plus atypique. Nous voulons faire croire aux spectateurs que Cable est le méchant de l’histoire et que Deadpool et lui vont s’affronter, mais ce n’est pas le cas : ces deux-là finissent même par s’allier. »

DERRIÈRE LES MASQUES

JOSH BROLIN - CABLE

L’acteur nommé aux Oscars Josh Brolin est apparu dans de nombreux films au cours de sa carrière, notamment NO COUNTRY FOR OLD MEN – NON, CE PAYS N’EST PAS POUR LE VIEIL HOMME et SICARIO mais également dans le classique LES GOONIES. Dans DEADPOOL 2, il se glisse dans la peau de l’un des personnages les plus attendus de l’histoire du cinéma récent : Cable, un guerrier capable de voyager dans le temps infecté par un virus techno-organique qui le transforme peu à peu en être cybernétique.

Le scénariste Rhett Reese déclare : « La popularité de DEADPOOL repose en partie sur le fait qu’il s’agit à la fois d’un film loufoque et irrévérencieux, mais également poignant, dramatique et riche en émotions. Wade Wilson mène une existence tourmentée et vit en marge de la société, et nous tenions à ce que ce soit toujours le cas dans DEADPOOL 2, c’est pourquoi nous avons imaginé des intrigues sérieuses et sombres. Deadpool est toujours un marginal, il n’a pas fait grand-chose de sa vie et il continue à flinguer des gens pour s’en sortir – ce qui est toujours aussi attachant ! Cable a lui aussi beaucoup perdu. Sa femme et sa fille ont été tuées par un fou et il fait désormais tout ce qui est en son pouvoir pour tenter de changer le cours de l’histoire et les ramener à la vie. La nature éminemment émouvante et profonde de son histoire vient contrebalancer l’humour potache du film. Nous ne sommes pas dans une simple farce, DEADPOOL 2 est aussi truffé d’émotion. Et c’est précisément ce mélange des genres qui nous plaît. »
Paul Wernick raconte : « Cable est un des piliers de la X-Force, tandis que Deadpool en est la porte d’entrée et l’un des membres clés. Cable tempère la folie de son partenaire et il est en quelque sorte le deuxième cœur battant du film. Malgré leurs différences majeures, ils se ressemblent beaucoup en ce sens que ce sont des êtres brisés. Ils cherchent tous les deux à combler un manque. Et c’est comme cela qu’ils se trouvent. »

Le scénariste poursuit : « Josh est un homme extraordinaire et l’un des plus grands acteurs de notre génération. C’est un immense privilège de pouvoir travailler avec lui. » Aditya Sood ajoute : « Josh est incroyable, il incarne avec brio ce personnage dont la popularité auprès des fans n’est plus à démontrer. Je pense que tout le monde est impatient de le découvrir sur grand écran. Nous avons pris beaucoup de plaisir à nous plonger dans toutes ces histoires passionnantes qui rassemblent Cable et Deadpool pour essayer de saisir l’essence de leur relation et la traduire à l’écran. Tous les deux ont des personnalités très fortes, le premier pose un regard très manichéen sur le monde tandis que le second le voit en technicolor et tout en nuances. Les étincelles fusent donc entre eux. DEADPOOL 2 n’est en aucun cas un « buddy movie » mais on décèle les balbutiements d’une alliance qui pourrait devenir encore plus efficace dans le futur. »

C’est à Rob Liefeld, le créateur de Deadpool, que l’on doit également le personnage de Cable. Il déclare : « Josh Brolin était parfait pour le rôle car c’est un des acteurs les plus talentueux qui soit. Je me souviens de ma rencontre avec lui sur le tournage : j’avais l’impression de me trouver face à Cable ! Ça a été une expérience absolument indescriptible. Il est impossible de rencontrer sa propre création et de ne pas avoir des papillons dans le ventre ! »

Pour interpréter Cable, véritable machine de guerre, Josh Brolin s’est entraîné assidûment pendant plusieurs mois et a suivi un régime alimentaire strict. Il confie avec fierté : « Je n’ai jamais été dans une telle forme ! »

ZAZIE BEETZ- DOMINO

Outre Deadpool et Cable, Rob Liefeld a également créé le personnage de Domino, qui à l’instar de Deadpool, est apparu pour la première fois dans le numéro 98 de New Mutants. L’auteur déclare : « En 10 pages, Deadpool avait vaincu tous ses ennemis, mais il n’aura fallu qu’une page pour que Domino le batte ! Cette fille, c’est quelqu’un ! Elle est capable de se mesurer à n’importe qui, en particulier Deadpool et Cable. C’est une formidable combattante dotée d’un pouvoir unique et inconnu qui consiste à altérer les probabilités et agit un peu comme un générateur de chance, ce qui la rend merveilleusement imprévisible. »

Rob Liefeld n’a que des éloges pour l’interprète du personnage. « J’ai été ravi d’apprendre que la production avait choisi Zazie pour le rôle parce que je la trouvais parfaite. C’était la seule capable de tenir tête à Ryan et de ne pas se laisser embobiner. La dynamique entre leurs personnages est fantastique. »

L’actrice déclare : « Je suis très honorée d’être celle qui donne vie au personnage et que l’équipe m’ait fait suffisamment confiance pour être la première à incarner Domino dans un film en prises de vues réelles. Je suis noire, ce qui n’est pas son cas dans les comics, et cela m’a un peu inquiétée au début mais Rob m’a beaucoup rassurée en me disant qu’il n’avait jamais attribué une origine particulière au personnage. Et en lisant les comics, on se rend compte qu’elle utilise différents pseudonymes aux sonorités très internationales. »

Domino est également un membre clé de la X-Force. Paul Wernick commente : « Les membres qui composent la X-Force sont dysfonctionnels, moralement inadaptés et asociaux. Domino ne supporte pas les facéties de Deadpool qui lui font systématiquement lever les yeux au ciel. Elle n’arrive pas à croire qu’elle fait partie de ce groupe de ratés, pourtant, c’est là qu’elle se sent le mieux. Je suis convaincu que comme nous, les spectateurs vont tomber sous son charme. »

Il poursuit : « Zazie est incroyablement drôle et impertinente. Avec sa jeunesse et son attitude blasée, elle fait souffler un vent de fraîcheur dans cet univers dominé par un quarantenaire en collants. Dans notre esprit, elle représente d’une certaine manière le public car elle est au premier rang pour assister aux pitreries absurdes de Deadpool. »

L’actrice déclare : « Domino a de la chance, mais son attitude blasée et désabusée l’empêche d’apprécier sa situation à sa juste valeur. Elle est sarcastique et sardonique, et n’hésite pas à affronter Deadpool dont elle ne supporte pas les idioties. Elle fait ce qu’elle veut et ne se contente pas d’être un second couteau, elle n’a besoin de personne pour la défendre. En tant que mercenaire, Domino mène sa mission à bien puis tire sa révérence. Elle est consciente de sa capacité à générer de la chance, mais elle a également un passé tragique et je trouve cette juxtaposition très intéressante. Elle a de la chance, oui, mais dans quelle mesure ? Où trouve-t-on la motivation d’aller de l’avant lorsqu’on ne rencontre jamais aucun obstacle ? C’est ce qui lui pose le plus de difficultés. »

JULIAN DENNISON - RUSSELL / FIREFIST

Révélé dans HUNT FOR THE WILDERPEOPLE, le plus gros succès de l’histoire du cinéma néo-zélandais, Julian Dennison incarne Russell, alias Firefist dans DEADPOOL 2. L’acteur, qui avait 14 ans lors du tournage du film, raconte qu’il n’était pas assez âgé au moment de la sortie de DEADPOOL pour le voir en salles et qu’il en a vu une version aseptisée : « J’ai sauté toutes les scènes les plus osées mais ça reste l’un des films les plus drôles de tous les temps. »

L’adolescent n’a cependant pas pu être protégé contre les scènes les plus grossières de DEADPOOL 2. Il explique en souriant : « Ç’aurait été compliqué puisque j’y joue ! J’ai hâte que ma famille voie le film, je pense qu’elle ne va pas en revenir... Ils vont bondir quand ils vont voir ce qu’on m’a fait faire ! »

À propos de son personnage, Julian Dennison déclare : « Quand on rencontre Russell, il vit dans un orphelinat dirigé par un homme complètement fou. Il est en colère et triste, et n’a qu’une envie : tout faire sauter. Lorsqu’il devient Firefist, il est capable de projeter des boules de feu avec ses mains. Ses pouvoirs sont une extension de lui-même, c’est sa manière à lui d’exprimer sa rage. À la fin du film, on découvre un personnage très puissant qui a appris à utiliser et à maîtriser ses pouvoirs. »
La chorégraphie réalisée par Firefist est inspirée du haka maori, une danse guerrière traditionnelle (notamment interprétée avant chaque match par les rugbymen des All Blacks, l’équipe nationale de Nouvelle-Zélande). Il commente : « Les Maoris accomplissaient un haka avant d’aller au combat pour demander l’aide des Dieux. Firefist en tire une force incroyable lorsqu’il l’utilise. »

Paul Wernick déclare : « Deadpool s’identifie beaucoup à Firefist. Leur relation est un peu celle d’un père et d’un fils, sauf qu’évidemment Deadpool est la pire figure paternelle qui soit. Il est grossier, odieux et agaçant et enfreint sans arrêt les règles. »

Aditya Sood confie : « Comme tous les membres de la production, j’ai adoré HUNT FOR THE WILDERPEOPLE. J’ai trouvé que Julian y était époustouflant, il est vraiment unique. C’est un acteur né. Il est très sympathique et très drôle, c’est un véritable plaisir de le regarder jouer. Il aurait pu être intimidé par Ryan et Josh, mais il s’en est remarquablement bien sorti. »

MORENA BACCARIN - VANESSA

Morena Baccarin reprend le rôle de Vanessa, le grand amour de Wade Wilson. L’actrice déclare : « Comme le premier DEADPOOL, ce film est hilarant et bourré d’action mais également poignant et magnifique. L’histoire explore les thèmes de la vie et de la mort, de l’amour et de la famille. »

Elle poursuit : « Donner la réplique à Ryan est toujours un plaisir parce qu’il est très drôle et totalement dévoué à ce projet. Il est très professionnel, ce qui permet d’abattre beaucoup de travail en un minimum de temps tout en s’amusant. Nous improvisons beaucoup sur le tournage… enfin surtout lui, mais il m’est arrivé de me laisser prendre au jeu ! »

À propos du succès de DEADPOOL, Morena Baccarin déclare : « Je pense que le public a aimé le caractère irrévérencieux du film tout entier et pas seulement de son personnage principal, car il a tout désacralisé. Nous sommes tous une cible potentielle, personne n’est à l’abri de se faire charrier. La franchise n’a pas peur de gêner, au contraire, elle prend plaisir à déranger, mais c’est ce qui fait son charme. »

L’actrice a également aimé tourner sous la direction de David Leitch. Elle explique : « David a été formidable. C’est quelqu’un de très calme et de très stable. Je pensais qu’il fallait être plus tordu que ça pour réaliser un film comme celui-ci… mais je dois quand même avouer que j’en ai pas mal bavé avec les scènes sous l’eau ! »

Morena Baccarin a en effet dû tourner plusieurs scènes sous-marines pour ce film. Elle raconte : « La plongée fait partie de mes plus grandes peurs, si bien que quand l’équipe m’a envoyé un SMS pour me demander si j’étais partante pour réaliser des cascades dans un bassin, j’ai répondu que je préférais avoir cette conversation par téléphone ! Ils m’ont expliqué en quoi cela consistait et je leur ai dit que j’allais devoir suivre une formation en plongée pour surmonter ma peur. Finalement, je me suis jetée à l’eau, mais je me passerais volontiers de le refaire ! J’ai dû passer plusieurs tranches de 20 minutes assise sur une chaise au fond de l’eau tout en essayant de jouer la comédie : c’était terrifiant. »

BRIANNA HILDEBRAND - NEGASONIC TEENAGE WARHEAD

Brianna Hildebrand reprend le rôle de NTW. Aditya Sood déclare : « Nous sommes ravis que Negasonic Teenage Warhead soit de retour dans DEADPOOL 2 car c’était une des révélations du premier film. »

L’actrice raconte : « Negasonic a beaucoup grandi et mûri depuis le dernier film, elle se connaît mieux. Dans DEADPOOL, elle était très rebelle et bien qu’elle le soit toujours un peu, elle est maintenant plus à l’aise avec elle-même. Elle est moins révoltée. »

NTW a désormais une petite amie, Yukio, interprétée par Shioli Kutsuna. Brianna Hildebrand commente : « NTW est heureuse et je pense que sa relation avec Yukio l’a aidée à s’affirmer. Passer du temps avec quelqu’un d’aussi différent de soi peut être très bénéfique. »
L’actrice a pris plaisir à donner la réplique à sa partenaire. Elle déclare : « J’ai beaucoup aimé travailler avec Shioli, qui est quelqu’un d’adorable dans la vie, mais dans le rôle de Yukio, elle est encore plus mignonne avec ses cheveux roses ! Pendant le tournage du premier film, je n’aurais jamais imaginé me retrouver au générique du deuxième avec une petite amie en prime, mais ça me plaît bien. On s’est bien amusées. »

À travers la nouvelle relation de son personnage, Brianna Hildebrand a aimé l’idée de faire apparaître un couple lesbien dans l’univers des super-héros. Elle explique : « C’est une première dans le genre. Je trouve cela formidable et très encourageant. Enfant, j’aurais adoré pouvoir suivre les aventures d’une super-héroïne comme elle, à laquelle je puisse m’identifier. Je suis très fière de participer à cette démocratisation. »

Pour préparer le rôle, l’actrice, qui aime écrire, a comme pour le premier film créé un journal intime pour NTW. Elle confie : « J’écrivais dans son journal lorsque j’étais de très mauvaise humeur parce que j’avais l’impression que ça lui correspondait bien. Il ne s’agit pas d’un journal complet, mais j’ai tout de même écrit dedans pendant plus d’un an et demi. »

Elle explique aussi que ses recherches sur le personnage dans l’univers des comics ont très rapidement atteint leurs limites. « Negasonic Teenage Warhead n’est apparue que dans deux comics, je n’ai donc pas vraiment pu puiser l’inspiration de ce côté-là. C’était plus facile pour moi de tenir un journal car ça m’a donné plus de matière pour construire le personnage. J’ai sans doute écrit davantage sur NTW que ses créateurs ! »

SHIOLI KUTSUNA - YUKIO

Shioli Kutsuna rejoint l’univers de DEADPOOL dans le rôle de Yukio. De son personnage, l’actrice dit : « Yukio est une jeune femme souriante au style kawaii et aux cheveux roses. Mais sous cette apparence très avenante se cache en réalité une redoutable tueuse qui sait se battre. »

Yukio est la nouvelle petite amie de NTW. Shioli Kutsuna poursuit : « NTW et Yukio se complètent, la première est cynique et froide tandis que la seconde essaie toujours de voir le bon côté des choses. »

KARAN SONI - DOPINDER

Karan Soni retrouve son personnage de Dopinder, le chauffeur de taxi de Deadpool. L’acteur déclare : « J’aime beaucoup ce personnage. J’ai passé ma jeunesse en Inde et Dopinder est un amalgame de différentes personnes avec qui j’ai grandi. Curieusement, on ne m’avait encore jamais demandé de prendre un accent indien dans un film, mais ça m’a plu de puiser dans mes souvenirs d’enfance. Ce que je trouve intéressant, c’est que Deadpool ne se moque pas de Dopinder quand il le rencontre, au contraire, il devient son ami et veut l’aider. L’univers de Deadpool est très sombre et sanglant, mais j’ignore si mon personnage s’en rend compte car il arbore constamment un large sourire. Dopinder joue un rôle clé dans cet univers car le film est assez sombre : sa présence, sa joie de vivre et son innocence sont une véritable bouffée d’air frais. »

Il ajoute : « Dans DEADPOOL 2, les motivations de Dopinder ont changé. Dans le premier film, elles étaient d’ordre amoureux. Cette fois-ci il est motivé par son admiration et sa volonté de ressembler à Deadpool. C’est très drôle et ça me donne l’occasion de tourner des scènes vraiment barrées. Ma préférée est celle de la marche de super-héros au ralenti. Nous ne l’avons pas tournée au ralenti mais quand j’ai découvert le résultat final, j’ai trouvé que c’était le truc le plus incroyable au monde. J’avais l’impression d’avoir réalisé un rêve ! Jamais je n’avais été aussi cool de toute ma vie. »

LESLIE UGGAMS - BLIND AL

L’actrice et chanteuse primée aux Tony Awards et aux Emmy Awards Leslie Uggams, qui reprend le rôle de l’improbable colocataire de Wade, Blind Al, déclare : « Il m’a suffi de remettre la perruque du personnage pour me replonger dans l’univers du film ! »

Elle poursuit : « J’apprécie tellement Blind Al que ça a été un plaisir de pouvoir l’incarner à nouveau. J’aime l’interpréter parce qu’elle est à l’opposé de ce que je suis dans la vie : elle se fiche de tout, dit tout ce qui lui passe par la tête, et elle est très vulgaire dans sa façon de parler. Parce qu’elle est aveugle, on s’imagine qu’elle va être réservée et discrète, mais en réalité c’est tout le contraire et je trouve ça hilarant. Elle sait comment marche le monde, ne supporte pas qu’on la prenne pour une idiote et ne se fait pas prier pour dire ce qu’elle pense. C’est sans doute pour cette raison qu’elle s’entend si bien avec Wade. Al est un peu à la fois sa meilleure amie et sa mère ; il sait que ce qu’il lui dit restera entre eux. Mais elle sent aussi quand il n’est pas honnête avec elle et n’hésite pas à le lui faire remarquer et à le remettre à sa place. Elle est un peu comme le prêtre auprès duquel on se confesse, elle écoute et essaie de donner des conseils. Leur relation dépasse le simple cadre de la colocation, une profonde amitié les unit. »

EDDIE MARSAN - LE DIRECTEUR

Eddie Marsan incarne le directeur de l’orphelinat Broadstone House. Il raconte : « Le directeur est un « fondamentaliste génétique » qui dirige un établissement où l’on essaie d’apprendre aux enfants mutants à refouler leur désir d’explorer leurs pouvoirs. Partout dans l’école, on peut voir des affiches de propagande. »

L’orphelinat est rempli de jeunes mutants dotés de pouvoirs extraordinaires. Le directeur est à l’origine d’un type de thérapie cognitive qui les empêche d’explorer leurs capacités. Eddie Marsan explique : « Il a mis au point une nouvelle forme de torture : à chaque fois que les enfants envisagent d’utiliser leurs pouvoirs, ils se souviennent de la douleur qu’il leur a infligée et cela les en empêche. »

Le directeur torture Russell de la même manière qu’il torture les autres enfants mutants. L’acteur raconte : « Si Russell devient dangereux, c’est en partie à cause de ce que lui a fait subir le directeur. »

Eddie Marsan a pris plaisir à travailler avec Julian Dennison et déclare : « Julian est un remarquable acteur et un adolescent charmant doté d’un fantastique sens de l’humour. »

T.J. MILLER - WEASEL

T.J. Miller est de retour dans le rôle de Weasel, le confident de Deadpool. L’acteur déclare : « En plus de tenir le Sister Mary Margaret’s School for Wayward Girls, un bar fréquenté par toutes sortes de mercenaires, Weasel fait du trafic d’armes. C’est d’ailleurs une des choses qui le rendent si mystérieux. Comment a-t-il obtenu tous ces contacts, étant donné que Deadpool est son seul ami ? C’est un garçon assez déroutant. Cependant Weasel et Wade ne sont pas des partenaires ; ils travaillent ensemble, mais Weasel n’hésite pas à parier sur la mort de son « collègue ». Ils ne sont amis que parce que leur égoïsme démesuré les rapproche. »

T.J. Miller, qui est également humoriste, ajoute : « DEADPOOL n’est pas seulement une comédie, c’est un film de super-héros et un film d’action. Souvent dans ce genre de film, c’est à moi seul qu’il revient d’être drôle et de faire rire le public juste avant une grosse séquence d’action ou de course-poursuite, mais ce que j’aime dans cette franchise, c’est que son aspect comique repose principalement sur Ryan, je ne fais qu’en rajouter une couche car nous voulons que les spectateurs rient le plus possible – sauf quand ils sont émus ou surpris ! »

L’acteur se souvient : « Après le premier film, je n’avais qu’une envie : qu’on mette une arme entre les mains de Weasel dans le suivant, peu importe l’intrigue ! Je suis toujours celui qui fait des blagues dans les films, jamais celui qui tire dans tous les sens. L’équipe a exaucé mon souhait : Weasel a bien une arme… mais il ne l’utilise pas. Tout ça parce que j’ai oublié de demander à ce qu’il ait une arme ET qu’il tire avec ! Il va sans dire que je suis impatient de prendre part à DEADPOOL 3 ! »

Il ajoute : « Rhett et Paul forment un duo incroyable et ils aiment travailler en équipe. Ils sont brillants et écrivent très rapidement, et plus important encore, ils sont toujours partisans de la meilleure idée qui s’offre à eux, peu importe d’où elle vienne, que ce soit de Ryan, d’eux ou de moi. En tant qu’improvisateur professionnel, j’arrivais donc tous les jours avec 5, 10 ou 20 répliques alternatives que je leur soumettais, si bien que tous les dialogues de Weasel sont le fruit d’une collaboration. Ryan me proposait des blagues, je faisais de même, et Rhett et Paul nous en soumettaient à leur tour. Je pense que le succès du premier film repose en partie sur cette approche totalement collaborative. »

COLOSSUS

Andre Tricoteux se glisse pour la deuxième fois dans la peau de Colossus. Si la voix et la performance capture faciale du personnage sont celles de Stefan Kapičić, c’est bien le cascadeur qui l’a interprété sur le tournage. Il déclare : « Colossus vient de Russie et est un des membres originaux des X-Men. Il est cultivé et éduqué, impassible et courtois, et il perd rarement son calme. Il veille sur ses compagnons à la manière d’un grand frère. Sa capacité à transformer sa peau en acier le rend invincible, d’autant qu’il possède également une force et une vélocité surhumaines. Deadpool et Colossus ont toujours entretenu une relation fraternelle, Colossus est la boussole morale de Deadpool, qu’il essaie de maintenir dans le droit chemin. Il l’aide également à s’entraîner pour devenir un X-Man… mais évidemment, Deadpool trouve le moyen de tout faire capoter ! »

JACK KESY - BLACK TOM CASSIDY

Jack Kesy incarne Black Tom, l’un des détenus de la prison pour mutants où tous les prisonniers portent des colliers qui inhibent leurs pouvoirs. Son personnage arbore des dreadlocks et un imposant tatouage en forme de croix celtique sur le dos. Il confie : « J’adore son look, il est assez incroyable. »

Lorsque Wade et Russell débarquent dans la prison, Black Tom et son acolyte, Sluggo (interprété par Robert Maillet), sont prêts à en découdre. Jack Kesy raconte : « Tom menace le jeune Russell dont il perçoit la vitalité, la jeunesse, la force, le pouvoir et le potentiel… qu’il rêve de s’approprier. Tom est toujours en train de comploter pour essayer de s’en sortir. »

SURPRISE ! À LA RENCONTRE DE LA X-FORCE

Pour des raisons de confidentialité, des noms de code ont été créés pour chaque personnage clé du film ainsi que pour le titre. Tous ceux qui ont pris part au projet devaient impérativement avoir la clé permettant de le décoder sous la main pour lire le scénario. Une mesure de sécurité qui n’a pas facilité la tâche des scénaristes, comme l’explique Paul Wernick : « Il était impossible de lire le script avec les noms de code, c’était trop déroutant. Ryan était par exemple Chaplin ou Keaton, selon qu’il était Deadpool ou Wade. Il était très difficile de s’y retrouver sans une légende ou une carte. On avait parfois l’impression de travailler pour la CIA ! Tout cela pour qu’il n’y ait aucune fuite et ne pas gâcher la surprise des spectateurs... »

Mais grâce à ces mesures drastiques, les fans seront plus que surpris de découvrir à l’écran le groupe de super-héros recrutés par Deadpool pour affronter un ultime ennemi. Tandis qu’ils sont sur le point de mener leur première mission, ils se surnomment la X-Force.

Le producteur exécutif Aditya Sood confie : « Nous avons essayé de garder cette information secrète le plus longtemps possible, ce qui n’a rien d’évident lorsqu’on tourne en plein centre-ville de Vancouver sous le regard des passants ! Mais avec un peu de chance, nous aurons réussi à surprendre les spectateurs. »

Terry Crews incarne Bedlam. Il déclare : « Je joue dans des comédies d’action depuis longtemps, mais DEADPOOL 2 est mon premier film de super-héros. Beaucoup de gens pensent que j’aurais dû intégrer le genre il y a bien longtemps, mais Deadpool a été le seul à me le proposer ! Et quel bonheur ! »

Il décrit la X-Force : « Wade décide de créer sa propre version des X-Men et rassemble un groupe des plus hétéroclites et des plus explosifs. »

L’acteur précise : « Bedlam est un personnage absolument fabuleux. Il est capable de manipuler les champs électriques pour faire souffrir et désorienter ses ennemis. Ses pouvoirs sont d’ordre psychologique et émanent directement de son cerveau. »

Lewis Tan interprète quant à lui Shatterstar, qu’il décrit comme « un gladiateur biogénétique venu d’une autre planète qui combat pour de l’argent. » Il note : «  Shatterstar a une coupe de cheveux incroyable et les os creux. Il utilise des épées avec lesquelles il peut générer des ondes de choc. Il a été conçu pour être le plus grand guerrier qui soit, c’est un tueur né. »

Le père de Lewis Tan, cascadeur et coordinateur de combats, est un ami de David Leitch. L’acteur commente : « J’ai grandi sur les tournages où je croisais souvent David, et il m’arrivait de m’entraîner avec lui. »

Tenu au plus grand secret concernant la présence de la X-Force dans le film, Lewis Tan confie : « J’avais l’impression d’être un espion ou un agent du FBI. Il était important que le secret ne soit pas dévoilé, je n’avais même pas le droit d’en parler à ma famille ou à mes amis ! »

Bill Skarsgård, qu’on a récemment pu voir dans le rôle de Pennywise, le terrifiant clown du blockbuster ÇA, incarne quant à lui Zeitgeist. Il déclare : « Zeitgeist a le pouvoir de vomir de l’acide et d’incinérer ses ennemis. »

Le personnage est couvert de tatouages. L’acteur, qui avait travaillé avec David Leitch sur ATOMIC BLONDE, commente : « David aimait le look de skateur et de graffeur, et je dois dire que cela correspond bien à l’esprit de ce personnage qui tue ses ennemis en leur vomissant dessus ! Plusieurs de ses tatouages reprennent d’ailleurs son leitmotiv : « Manger, chier et mourir » ! »

Rob Delaney est Peter. L’acteur raconte : « Peter est un type ordinaire qui décide de répondre à la petite annonce publiée par Deadpool dans le journal. Tous ceux qui y ont répondu sont de vrais super-héros dotés de véritables pouvoirs, mutants ou autres… et puis il y a Peter, qui ne possède absolument aucun pouvoir ! Ce n’est pas pour autant un baratineur, il est sincère et je pense que Deadpool admire son courage et sa volonté d’aider. Ses intentions sont bonnes et il a à cœur de bien faire. C’est déjà pas mal ! »

PLEIN LES YEUX !

L’univers de DEADPOOL 2 a été imaginé par une brillante équipe créative dont certains membres avaient déjà collaboré avec le réalisateur David Leitch, comme le directeur de la photographie Jonathan Sela, qui a pris part à JOHN WICK et ATOMIC BLONDE.

Le chef décorateur David Scheunemann avait lui aussi déjà travaillé avec David Leitch sur ATOMIC BLONDE, entre autres. Sur DEADPOOL 2, sa mission a notamment consisté à créer une immense prison pour mutants et un orphelinat dictatorial pour enfants mutants.

C’est dans la sous-station de Port Mann à Surrey, près de Vancouver, qu’a été installée la prison. David Scheunemann déclare : « Il s’agit de l’endroit le plus sinistre de l’univers des mutants. C’est un lieu assez spectaculaire du point de vue de l’espace et de l’architecture, mais nous avons opté pour un concept très simple qui repose avant tout sur des critères fonctionnels qui permettent de maîtriser au mieux ces créatures. » Chaque cellule a ainsi été conçue comme une capsule transparente suspendue au mur qui peut être déplacée à volonté.

L’orphelinat de Broadstone House a quant à lui été installé dans l’ancien hôpital psychiatrique de Riverview, situé près de Vancouver. Le chef décorateur commente : « Le choix de l’esthétique rétro de ce lieu repose sur deux raisons. Puisqu’il s’agit d’une adaptation de comic, nous n’étions pas tenus de représenter cette institution avec un réalisme contemporain. David nous a accordé beaucoup de liberté et je m’en suis servi pour trouver un lieu à l’architecture et au style d’un autre temps afin de servir l’histoire sur le plan visuel. Nous avons injecté au lieu existant une touche de modernisme des années 1910 et 1920 avant de le fusionner avec une création originale. Nous avons fait ce choix pour une raison très simple : bien que Riverview soit un site magnifique, ses bâtiments ne correspondaient pas exactement à ce que nous recherchions pour le troisième acte, ils ne nous auraient permis de réaliser qu’une partie de notre vision. »

Le département artistique a donc transformé la géographie du site en créant un nouveau bâtiment attenant à l’ancien. David Scheunemann précise : « Nous avons imaginé un terrain de jeu pour les orphelins qui se prête également parfaitement aux besoins de la séquence finale. Je ne voulais pas que le nouveau bâtiment conserve le style de l’ancien, j’avais en tête une structure plus glaçante et épurée, c’est pourquoi nous avons mélangé les influences de deux époques différentes. »

Il ajoute : « Le décor de l’orphelinat est inspiré de l’univers propagandiste des comics nord-américains des années 40 et 50 auquel nous avons intégré les idées folles du directeur et des images aux relents totalitaires. »

Le chef décorateur déclare : « J’ai pu compter sur de formidables collaborateurs, et la brillante équipe d’ensembliers menée par Sandy Walker était très attentive aux détails et ont eu de brillantes idées. »

Le film réserve son lot de surprises aux spectateurs, et c’est le directeur artistique Roger Fires, sous la supervision du superviseur artistique Dan Hermansen, qui a été chargé de les créer et de les disséminer tout au long de l’histoire. DEADPOOL 2 est truffé de clins d’œil destinés aux fans de la franchise et du genre. Parmi ceux-ci figurent des références aux GOONIES, à la Division Alpha (un groupe de super-héros canadiens), à la culture canadienne et à l’univers Marvel, entre autres. Les cinéastes ont fait leur possible pour en intégrer dans chaque plan et chaque décor du film.

Avant de prendre part à DEADPOOL 2, Dan Glass a supervisé les effets visuels d’un grand nombre de films. Il a rencontré David Leitch alors que celui-ci était cascadeur sur les deux derniers volets de la trilogie MATRIX, MATRIX RELOADED et MATRIX REVOLUTIONS. Les deux hommes ont ensuite travaillé ensemble sur plusieurs longs métrages, dont V POUR VENDETTA et JUPITER : LE DESTIN DE L’UNIVERS.

Dan Glass déclare : « En tant qu’ancien cascadeur, David a opté pour une approche similaire à celle de franchises telles que JASON BOURNE ou JAMES BOND, où la plupart des scènes d’action sont réalisées sur le plateau. Mais la nature même de DEADPOOL ne permet pas toujours de le faire en raison de la taille et des caractéristiques physiques de certains personnages. J’aime créer des effets visuels qui s’intègrent parfaitement aux prises de vues réelles et à la photographie, et il était évident que David tenait à aller le plus possible dans cette direction. »

Il poursuit : « David Leitch, David Scheunemann et Jonathan Sela ont donné vie à un univers incroyablement réaliste. La richesse des décors et de l’éclairage constitue pour nous une base de travail phénoménale, que l’on doive intégrer des effets dans une scène ou créer des scènes de toutes pièces. C’est fantastique de pouvoir s’appuyer sur un univers très photographique et ancré dans la réalité. »

Andre Tricoteux donne vie à Colossus grâce à une combinaison de capture de mouvement et à un casque qui lui permet d’atteindre la taille du personnage, qui dépasse largement les deux mètres. Ce casque a été peint de couleur métallique afin de lui conférer les propriétés visuelles du métal. Dan Glass commente : « C’est assez inhabituel d’avoir accès à ce genre de références lorsqu’on crée des personnages en images de synthèse, mais cette technique s’est révélée très utile et nous a permis d’étudier la manière dont la lumière se reflète sur le personnage et affecte son environnement. »

Le superviseur des effets visuels et son équipe ont été confrontés à un autre défi de taille : concevoir et chorégraphier un combat entre deux colosses en images de synthèse. Dan Glass explique : « Juggernaut mesure plus de 2,90 mètres et Colossus dépasse les 2,30 mètres. Lorsque des personnages sont plus imposants, leurs mouvements et leur posture changent ; par conséquent, les techniques visuelles qui nous permettent de réaliser la capture de mouvement, tout comme le travail de chorégraphie des cascadeurs, deviennent plus difficiles. Mais essayer de créer une séquence crédible est toujours un défi passionnant à relever. »

Il ajoute : « Pour être tout à fait honnête, le plus difficile consiste à se montrer à la hauteur des attentes des fans de DEADPOOL. Il faut s’assurer de faire un film qui ait une identité propre tout en tenant compte de ce que veulent les spectateurs, et cet équilibre est difficile à maintenir. »

DEADPOOL 2 marque les débuts de plusieurs nouveaux personnages sur grand écran. C’est le cas de Firefist. Le superviseur des effets visuels déclare : « Je ne voulais pas créer un personnage qui lance littéralement des flammes avec ses mains car je trouvais cela un peu tiré par les cheveux et assez difficile à croire. Nous avons donc pensé qu’il serait plus crédible que ses mains propulsent de la chaleur et créent un souffle violent. Ses mains génèrent une chaleur intense qu’il est capable de projeter : c’est une décharge de chaleur. Lorsque l’air – ou n’importe quel objet – est surchauffé, il se dilate et génère de la pression qui peut avoir un effet destructeur sur ce qui se trouve sur son passage. Quand Firefist se décharge soudain de cette pression, il est capable de tout anéantir autour de lui : le verre, le sol, le bois, tous les matériaux volent en éclats. Et en même temps, puisque l’air est surchauffé, les objets prennent feu à son contact. Nous avons donc joué sur cette idée de souffle, de destruction et de combustion. L’esprit de Firefist a été conservé mais le personnage, malgré son caractère fantastique, est plus crédible et assez différent de ce que l’on a pu voir jusqu’à présent. »

Dan Glass et son équipe ont également été chargés de réaliser une séquence de course-poursuite. Il raconte : « Nous avons imaginé une course-poursuite originale et palpitante truffée de gags qui, au lieu d’une voiture, met en scène un immense camion à remorques qui parcourt les rues de la ville lancé à pleine vitesse tandis que des personnages tentent de monter à bord et le détournent… Trouver l’équilibre entre les effets spéciaux et les effets visuels, les planifier et faire fermer des quartiers entiers du centre-ville de Vancouver a été un processus complexe mais passionnant. »

Le superviseur des effets visuels ajoute : « La séquence du convoi est assez extraordinaire, en ce sens que c’est une course-poursuite dans laquelle un camion-citerne sillonne vraiment la ville à plein régime ! Sa fonction sur le plan narratif et en termes d’action la rend particulièrement intéressante. Intensément rythmée et palpitante, elle maintient le degré de tension et l’humour du film. »

Comme pour le premier film, plusieurs séquences de DEADPOOL 2 ont été tournées au cœur de Vancouver. La régisseuse générale Ann Goobie et la production ont travaillé en étroite collaboration avec la ville durant trois mois afin de préparer le tournage. Elle déclare : « La municipalité de Vancouver nous a été d’une aide précieuse et s’est montrée très coopérative. »

Pour le tournage de la séquence du convoi, quatre des quartiers les plus fréquentés de la ville ont dû être bouclés ; la production a fait appel à 32 officiers du département de police de Vancouver et 90 assistants de production additionnels. Cette séquence figure parmi les plus ambitieuses, si ce n’est la plus ambitieuse, jamais tournées dans la ville. Ann Goobie confie : « Je n’avais jamais vu un tel déploiement pour un film ! »

Le tournage de DEADPOOL 2 s’est déroulé dans la province canadienne de la Colombie-Britannique. Outre le centre-ville de Vancouver, l’hôpital de Riverview et la sous-station de Port Mann, plusieurs intérieurs ont été construits dans les Mammoth Studios de Burnaby. Les scènes qui se déroulent dans le Manoir X ont quant à elles été filmée sur le campus de l’université Royal Roads près de Victoria, sur l’île de Vancouver.

SUPER FRINGUÉ !

Les chefs costumiers Kurt Swanson et Bart Mueller ont récemment pris part à GHOST IN THE SHELL et HUNGER GAMES : LA RÉVOLTE – PARTIE 1 et HUNGER GAMES : LA RÉVOLTE – PARTIE 2.

Kurt déclare : « J’aimais beaucoup le costume porté par Deadpool dans le premier film et Ryan ne voulait pas qu’il change de manière trop drastique. Nous avons donc apporté de très légères modifications à sa combinaison, notamment au niveau du motif rouge, mais je doute que les fans le remarqueront. Nous nous sommes contentés de le rendre un peu plus brillant. Nous avons aussi ajouté des pièces de métal brossé sur ses gants, sa ceinture et ses protège-tibias. » Bart ajoute : « Les changements les plus significatifs du costume sont d’ordre fonctionnel. »

À propos du costume de Cable, Kurt déclare : « Notre travail a en grande partie été dicté par le scénario. Dans le film, on le découvre dans le futur, et cette figure de soldat de science-fiction nous a beaucoup plu. Pour voyager dans le temps et revenir à l’époque actuelle, il porte une combinaison spéciale, si bien qu’une fois arrivé, il n’a rien à se mettre et se rend dans une boutique de surplus militaire où il trouve non seulement des armes mais également des vêtements. Sa tenue est très basique et se compose d’un tee-shirt, d’un treillis et de bottes, ce qui correspond parfaitement à l’image du personnage dans les comics. Mais ce qui distingue surtout Cable, c’est son bras bionique, réalisé grâce aux effets visuels. » Bart ajoute : « Le rendu final est très impressionnant et fidèle aux comics. »

Les chefs costumiers se souviennent de la réaction de Ryan Reynolds lorsqu’ils lui ont dévoilé leur concept initial pour le personnage de Domino. Kurt raconte : « Nous ne voulions pas nécessairement la représenter avec la combinaison en vinyle noir moulante qu’elle porte dans les comics, mais lorsque Ryan nous a rendu visite pour la première fois et qu’il a vu nos dessins, il a trouvé son costume un peu trop similaire à celui qu’elle porte dans la B.D. Il tenait à présenter aux spectateurs un personnage plus rebelle et urbain. » Bart ajoute : « Le costume de Domino est fonctionnel, symbolique et légèrement rétro. Et je la trouve sensationnelle. »

Zazie Beetz déclare : « J’adore le costume de Domino, mais Dieu qu’il est inconfortable à porter ! C’était presque de la torture, il me faisait mal aux genoux et aux pieds, et j’avais du mal à respirer. C’était comme réaliser des cascades avec un corset à armatures rigides. Comme il était entièrement confectionné en cuir, il n’était pas du tout extensible, si bien que je pouvais à peine respirer. J’étais très à l’étroit. »
Le duo a dû en outre habiller de nombreux figurants pour les scènes carcérales. Bart commente : « Nous avons toujours plaisir à créer les costumes de scènes comme celles-ci où tout le monde porte la même chose et se fond presque dans le décor. Il est également très intéressant de noter la manière dont les personnages peuvent porter le même costume différemment. »

Kurt déclare : « DEADPOOL était faussement chaotique et décousu, et je pense que c’est une des choses qui ont vraiment plu aux fans, c’est pourquoi nous avons essayé de perpétuer cela dans DEADPOOL 2. » Bart ajoute : « Cela se reflète notamment à travers l’éclectisme de la X-Force avec ses membres disparates, sans unité apparente. On est loin de l’image traditionnelle des super-héros. »

Kurt and Bart ont travaillé en étroite collaboration avec le chef décorateur David Scheunemann. Lorsqu’ils ont rejoint la production, la création des personnages et de l’univers du film était déjà en cours. Bart commente : « David est un formidable collaborateur. Il travaillait avec l’un de nos concept artists préférés, Stian Dahlslett, si bien que malgré le fait que nous n’ayons jamais collaboré, nous partagions le même langage. Nous avons tout de suite pu échanger des idées de manière très naturelle. »

Il conclut : « Ce qui m’a plu chez David Leitch, c’est que bien qu’il s’agisse d’une comédie d’action, il était très important à ses yeux que le film ait une identité visuelle forte. Et grâce à Jonathan Sela et David Scheunemann, DEADPOOL est très stylisé et ne ressemble à aucune autre comédie d’action. »

Le chef maquilleur Bill Corso avait déjà pris part au premier film et à l’époque, transformer Ryan Reynolds en Wade Wilson pouvait prendre jusqu’à quatre heures. Pour DEADPOOL 2, il a donc repensé et remanié le maquillage de l’acteur afin qu’il puisse être appliqué en 1 h 45.

Puisque Cable est attaqué par des organismes cybernétiques, certaines parties de son corps sont mécanisées et robotisées, si bien que le personnage a été créé via un mélange de maquillage traditionnel et d’images de synthèse. Josh Brolin passait quotidiennement plusieurs heures au maquillage. Bill Corso déclare : « Cable est un soldat qui a livré des batailles et connu la guerre, nous voulions donc que son apparence reflète son parcours de manière réaliste, comme le fait déjà Josh à travers son interprétation. »

La création de Cable a nécessité la collaboration des départements en charge des costumes, des accessoires, des armes et des cascades. Le chef maquilleur confie malicieusement : « Nous avons créé un personnage qui ne fait pas bon ménage avec le maquillage ! Josh portait un faux cou entièrement robotisé ainsi que des étuis à munitions en bandoulière et à la ceinture, et il passait son temps à se battre. Notre travail consistait donc à créer une œuvre d’art le matin puis à la suivre à la trace et à la réparer tout au long de la journée pour s’assurer qu’elle reste parfaite jusqu’au soir. »

L’arme que fabrique Cable dans le film a été inspirée d’un jouet dont le chef accessoiriste Dan Sissons rêvait lorsqu’il était enfant. Il déclare : « Il avait sept fonctions et nous avons pensé qu’il serait intéressant que ce soit également le cas des armes de Cable. »

Lorsque le personnage remonte le temps pour atteindre notre époque, son arme futuriste ne fonctionne pas. Il se fournit donc dans un surplus militaire et fabrique son propre fusil à partir d’un Barrett M82 calibre 50, d’une mitrailleuse Thompson, d’un AK-47, d’un pistolet-mitrailleur KRISS Vector, d’une mitraillette 9 mm, de lance-grenades, de lunettes de visée, de viseurs et de puissantes lampes torches, entre autres. L’élément le plus important de l’arme est le bouton qui permet de régler sa puissance et qui va normalement jusqu’à 10… mais que Cable a poussé jusqu’à 11 !

Une fois terminé, le fusil pesait près de 13 kilos et était très difficile à manier. Par la suite, une version plus légère en caoutchouc a été fabriquée pour un poids de plus de 6 kilos. Finalement, une ultime version de 3 kilos, beaucoup plus facile à manipuler, a vu le jour. Chacune de ces armes apparaît dans le film en fonction des besoins de la scène. 

ACTION !

Le coordinateur des cascades Jonathan « Jojo » Eusebio a rencontré David Leitch il y a de cela plusieurs années, au sein d’une école d’arts martiaux. Lorsque David Leitch a entamé sa carrière de cascadeur, Jonathan Eusebio l’a suivi. Il confie : « David est mon mentor dans le domaine des arts martiaux mais également dans l’industrie du cinéma. Tout ce que nous faisons s’appuie sur notre expérience dans les arts martiaux. Leur influence est d’ailleurs palpable dans le travail de David. »

Le coordinateur des cascades a pris beaucoup de plaisir à travailler avec Ryan Reynolds. Il déclare : « L’action constitue la moitié, voire les trois quarts des obstacles auxquels nous sommes confrontés sur un film comme celui-ci, il est donc très agréable de pouvoir travailler avec un acteur aventureux, volontaire et en bonne forme physique. Le fait qu’il soit capable de réaliser les cascades que nous imaginons rend l’action plus intéressante. »

Le style de combat de Deadpool avait cependant été établi dans le premier film, comme le note Jonathan Eusebio. « Le personnage possède des pouvoirs de guérison accélérée, ce qui lui permet d’aborder toutes les situations avec insouciance. Il est en outre très agile et rapide, et affectionne les ruses en tout genre ainsi que les mouvements acrobatiques. Il est à la fois élégant, violent et viscéral. Au lieu de modifier son style de combat, nous avons donc essayé d’en rehausser le niveau. Deadpool possède tout ce dont a besoin un bon assassin : un arsenal efficace, des armes à feu et un don de guérison, ce qui se révèle très utile et nous a donné une liberté incroyable dans la création des séquences d’action. »

Le coordinateur des cascades conclut : « DEADPOOL 2 est plus impressionnant, plus déjanté et plus ambitieux encore que le premier film, et les décors sont encore plus saisissants. Le défi consiste à réussir à se dépasser continuellement afin de créer des œuvres originales et pleines de vie. »  

  
#Deadpool2

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