dimanche 26 novembre 2017

BAD MOMS 2


Comédie/La magie opère de nouveau, personnages attachants et blagues potaches marrantes

Réalisé par Scott Moore & Jon Lucas
Avec Mila Kunis, Kathryn Hahn, Kristen Bell, Susan Sarandon, Christine Baranski, Cheryl Hines, Peter Gallagher, Justin Hartley, Jay Hernandez, David Walton, Oona Laurence...

Long-métrage Américain/Chinois
Titre original : A Bad Moms Christmas
Durée : 01h44mn
Année de production : 2017
Distributeur : Metropolitan FilmExport 

Date de sortie sur les écrans américains : 1er novembre 2017
Date de sortie sur nos écrans : 29 novembre 2017


Résumé : Comme toutes les mères de famille, Amy, Kiki et Carla angoissent à l’approche de Noël.
Entre les cadeaux, la cuisine, la décoration, l’organisation et la préparation, c’est toujours les mêmes qui s’y collent… Et pour compliquer les choses, leurs propres mères, exigeantes et critiques, s’invitent à la fête !
Au bout du rouleau, elles décident de prendre les choses en main et de s’éclater. Cette année l’esprit de noël va sérieusement trinquer…

Bande annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensél'esprit de Noël souffle sur les Bad Moms dans cette nouvelle aventure. Enfin, cela ne dure pas bien longtemps, car les Mamans des trois copines débarquent et le réveillon va prendre du plomb dans l'aile (ce qui fera plaisir aux dindes en quête de vengeance après Thanksgiving). 



Le démarrage est un peu longuet dans cet opus, mais une fois que l'intrigue (légère, mais en adéquation avec la saison) s'installe, alors on se marre des bêtises des trois héroïnes et de celles de leurs Mamans encore plus barrées qu'elles (si, si, c'est possible). 'C'est con, mais c'est bon' pourrait être la devise du film. Les réalisateurs, Scott Moore et Jon Lucas, mixent habilement le déroulement de l'histoire, l'humour plutôt potache et les moments d'émotion. L'ensemble se tient et si on est d'humeur à rigoler, la magie opère. 

Retrouver Amy, interprétée par Mila Kunis, Kiki, interprétée par Kristen Bell et Carla, interprétée par Kathryn Hahn, donne l'impression de reprendre le cours de la vie de vieilles copines, comme si on les avait quittées hier. Il faut dire que les trois actrices sont supers chacune dans leur rôle. Je dois avouer que je me suis prise à attendre les interventions de Kathryn Hahn, car elles ne manquent jamais de piquant. 




Les trois grands-mères, Isis, interprétée par Susan Sarandon, Ruth, interprétée par Christine Baranski et Sandy, interprétée par Cheryl Hines, qui rendent visite à leurs filles sont personnifiées par ces excellentes actrices qui font des merveilles dans leur spécialité maternelle : faire tourner leurs rejetons en bourrique. 




Côté hommes, le casting n'est pas en reste avec Peter Gallagher, dans le rôle de Hank, Justin Hartley, dans celui de Ty Swindle et Jay Hernandez, dans celui de Jessie Harkness, dont les personnages sont charmants, amusants et patients.



BAD MOMS 2 réussit à renouveler son pari de rendre ses protagonistes attachants tout en nous divertissant pour nous faire passer un bon moment de détente décalée au cinéma.




NOTES DE PRODUCTION
(Á ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Quelque chose s’est produit à la sortie de BAD MOMS à l’été 2016. Un véritable soulèvement de mères de familles. Un événement que l’on ne pouvait qu’à peine toucher d’un doigt au vernis écaillé. Les producteurs étaient convaincus d’avoir produit un film résolument hilarant, mais ne s’attendaient pas à ce que le phénomène prenne de telles proportions : le film a dépassé les 180 millions de dollars de recettes à travers le monde. De véritables gangs de mamans de toutes générations ont pris d’assaut les salles de cinéma pour aller voir le film et profiter d’une sortie entre copines, loin de leurs responsabilités, et bien décidées à faire la fête. Certaines étaient armées de leur flacon de parfum, d’autres de leur bouteille de vin, mais une chose était certaine : il fallait venir en masse. 

Les mamans ont besoin d’autres mamans pour tenir jusqu’à la fin de la journée. Les responsabilités qui leur incombent pour faire tourner une maison est épuisante, et les mères de famille du monde entier ont besoin de s'accorder une pause de temps en temps pour recharger leurs batteries. Une véritable complicité s’est installée entre ces femmes de tous âges et de tous milieux, et BAD MOMS apparaissait comme une promesse de changement. Le film parlait aux mères du monde entier si bien qu’il est devenu un véritable phénomène générationnel ; un groupe de femmes s’est formé, donnant naissance au mouvement des BAD MOMS. 

Les héroïnes de BAD MOMS, — Amy (Mila Kunis), Kiki (Kristen Bell) et Carla (Kathryn Hahn) — incarnent un symbole de liberté : liberté de se planter, liberté de faire de son mieux et de se planter quand même. C’était un vrai soulagement que de voir des mamans représentées à l’écran de façon réaliste dans BAD MOMS, et ce nouvel opus marque le retour de ces mamans sur le devant de la scène durant les fêtes de fin d’année.

ON GARDE SON CALME ET ON FAIT TINTER SES CLOCHETTES

Après la sortie de BAD MOMS, les scénaristes et réalisateurs Jon Lucas et Scott Moore ainsi que la productrice Suzanne Todd, ont eu le sentiment que les spectateurs n’avaient pas eu leur dose de ce trio délirant. 

Scott Moore raconte comment il s’est plongé dans le deuxième opus : ″Le concept du premier film, c’était : ‘J’adore mon rôle de mère, mais parfois c’est too much et ça me rend folle’. Quand on a commencé à lancer des idées pour la suite, et qu’on a évoqué le sujet de Noël, l’idée était assez similaire : personne ne déteste vraiment Noël – on aime tous cette fête, mais parfois ça devient une épreuve insurmontable″. 

Jon Lucas souligne : ″Une fois qu’on a envisagé le sujet de Noël, c’est devenu une évidence. Chaque fois qu’on réunit une famille dont les membres ne se voient pas très souvent, ou n’ont simplement pas envie de se voir, et que l’argent et l’alcool coulent à flot… tous les ingrédients sont réunis pour se payer une bonne tranche de rire″. 

Jon Lucas et Scott Moore se sont souvent illustrés en matière de films sur Noël, avec notamment JOYEUX BORDEL ! et TOUT… SAUF EN FAMILLE. Jon Lucas explique leurs sentiments mitigés envers cette fête : ″On aime beaucoup cette période de l’année, on l’adore même, et en même temps on la déteste parce que c’est toujours une vraie prise de tête. Ce film pose un regard neuf sur Noël et sur tout ce que les mamans doivent subir pour offrir de belles fêtes de fin d’année à leur famille″. 

Suzanne Todd remarque : ″Cette idée, à laquelle j’ai certainement fini par adhérer en tant que maman, comme beaucoup d’autres j’imagine, c’est qu’en fait on n’en fait jamais assez. On n’a pas préparé le déjeuner qu’il fallait pour son gamin, ou en l’occurrence, on n’a pas choisi le bon cadeau de Noël. C’est une posture qui ne fait de bien à personne, ni à nous, ni à nos enfants″. 

Elle poursuit : ″Comme dans le premier opus, l’idée de BAD MOMS 2, c’est de détricoter certaines normes personnelles, sociétales et culturelles qui nous poussent à la fois à nous auto-flageller à l’idée de ne pas être d'assez bonnes mères, mais aussi à laisser les autres nous encourager à remettre en question la façon dont on s’occupe de nos enfants. On a envie d'affirmer qu’on a le droit d’être nous-mêmes sans nous préoccuper des cartes de vœux musicales, du dîner, et de tout le reste. Au final, il s’agit de profiter des fêtes et de relâcher un peu la pression″.

MAMIE S’EST FAIT RENVERSER PAR UN RENNE

Du coup, qu’est ce qui, à Noël, parle à tous les spectateurs tout en les faisant rire ? Qu’est-ce qui nous tape sur les nerfs à cette période de l’année ? Une seule réponse met tout le monde d’accord : sa propre mère. Scott Moore confie : ″On savait qu’avec ce trio infernal composé de Mila Kunis, Kristen Bell et Kathryn Hahn, le film serait à nouveau hilarant et hyper dynamique, mais on voulait aussi que le sujet soit intéressant, et c’est la raison pour laquelle on est passés à la vitesse supérieure en faisant appel aux mamans des mamans″. 

Suzanne Todd a été très sensible à la direction prise par le scénario : ″Le film explore plein de nouvelles pistes en abordant le sujet des fêtes de fin d’année ainsi que la façon dont les relations mère/fille évoluent à l’âge adulte″. 

Jon Lucas ajoute : ″Noël est un exemple parfait d'un événement vraiment sympa que la pression sociale nous fait détester. En soi, c’est une période vraiment chouette où la famille se réunit et s’offre des cadeaux, mais on a réussi à détruire toute la magie de Noël en en faisant quelque chose de super stressant″. 

Scott Moore renchérit : ″Du coup, s'agissant des relations mère-fille, si on se laisse prendre dans le cercle vicieux des ‘elle a fait ci' ou ‘elle m’a demandé de faire ça’, c’est sûr qu’on se bouffe le nez ; alors qu’on peut aussi choisir au contraire d’en profiter″.

AVEC TOI J’AI TIRÉ LE GRELOT

Un an plus tard, on retrouve notre troupe de BAD MOMS : Amy, Kiki et Carla, plongées au cœur de la saison des fêtes de fin d’année. Mila Kunis joue à nouveau le rôle d’Amy, la jeune femme sympathique et enjouée qui fait de son mieux pour garder le contrôle en cette période de l’année qui apporte son lot de corvées habituelles : décorations, préparatifs culinaires, élagage des arbres du jardin, achat et emballage des cadeaux. Pour compliquer encore la situation, cette année, elle et son nouveau petit-ami Jessie (Jay Hernandez) ont décidé de faire se rencontrer leurs familles et Amy est prête à tout pour que le réveillon soit une véritable réussite. 

L’actrice note : ″Il a fallu un tout petit peu de temps aux hommes pour qu’ils comprennent qu’ils pouvaient aussi aller voir le film. Et c’est là qu’ils ont pigé. Les mamans ont besoin de décompresser. Les mamans sont des femmes à part entière : des femmes qui ont besoin d’avoir une vie en dehors de leur rôle de mère, sans quoi elles risquent de perdre les pédales″. 

Kathryn Hahn retrouve le rôle de Carla, une mère célibataire qui travaille et qui assortit son vernis à ongles à son humeur. Elle est toujours partante pour faire la fête… il suffit de lui passer un coup de fil. On ne sait jamais ce qu'elle va dire. 

L’actrice raconte : ″BAD MOMS a beaucoup parlé à tout un public pour qui regarder un groupe de mamans lâcher prise à l’écran constituait un véritable exutoire. Et dans ce nouvel opus, on aborde la plus compliquée des histoires d’amour : la relation mère-fille″. 

Kristen Bell se glisse à nouveau dans la peau de Kiki. N’importe quelle maman péterait les plombs avec quatre enfants en bas âge, et Kiki ne fait pas exception à la règle. Elle fait de son mieux pour trouver un équilibre entre l’éducation des enfants et la santé de son couple. 

L’actrice remarque : ″C’est un sujet qui parle à tout le monde, d’une façon ou d’une autre. On connaît tous une maman, ou bien on en est une soi-même, ou alors on a une. C’est un thème universel et le stress des mamans est hallucinant, en particulier à notre époque″.

LES TROIS MÈRES NOËL

Kathryn Hahn évoque le succès du trio d’actrices auprès des spectateurs du monde entier : ″Je n’avais jamais rencontré Mila ou Kristen avant le tournage de BAD MOMS. Tout ce que je peux dire, c’est que jouer avec elles est extrêmement facile et naturel. Chacune apporte sa pierre à l’édifice″. 

Kristen Bell poursuit : ″Kathryn, Mila et moi sommes amies dans la vie ; on est très à l’aise ensemble, et on est prêtes à tenter les trucs les plus délirants″.

Mila Kunis confirme : ″On finit toujours par parler de nos enfants. Pendant le tournage, on se raconte nos anecdotes, on compare nos façons de faire, et c’est toujours un beau moment de partage″. 

Suzanne Todd arbore un large sourire lorsqu’elle évoque les trois actrices : ″Je crois qu’on a eu un vrai coup de chance, leur relation est fusionnelle. Elles sont jeunes toutes les trois avec des enfants en bas âge, et elles s’adorent. Il me semble qu’on voit bien dans le film que leur amitié est sincère et qu’elles se serrent les coudes. 

Mila Kunis souligne : ″Ces films font preuve d’une extrême bienveillance envers les femmes, aussi bien les mères qui travaillent que les mères au foyer, et les mamans débordées qui ne savent plus par où commencer. Ils permettent de se rendre compte qu’on n’est pas la seule dans ce cas-là″. 

Kathryn Hahn conclut : ″Noël est la période idéale pour ce film, parce que de très nombreuses femmes mettent tout en œuvre pour contribuer à sa magie″.

ÇA COMMENCE À BEAUCOUP RESSEMBLER À DES COCKTAILS

Les producteurs ont largement discuté avec les trois actrices du rôle de leurs mamans, parce qu’il fallait que chacune d’elles leur ressemble. Kristen Bell a beaucoup aimé cette étape du projet : ″En présentant nos mères aux spectateurs, ils comprennent mieux nos propres personnalités. Et puis, il me semble que nos parents sont les mieux à même de nous taper sur le système parce que c’est eux qui l’ont conçu″. 

Suzanne Todd raconte : ″La mère d’Amy est très directive, celle de Kiki est ultra envahissante, et celle de Carla reflète assez bien la personnalité de sa fille. On a discuté directement avec notre trio d’actrices des comédiennes qui pourraient jouer le rôle de leurs mères dans BAD MOMS 2″. 

Les producteurs souhaitaient avoir des mamans de différentes générations, et des relations mère-fille aux différences d’âge variées. C’est ce qui leur a donné la possibilité de choisir parmi les plus grandes actrices d’Hollywood. 

Suzanne Todd est absolument ravie de leur choix et considère qu’ils ont tiré le gros lot en matière de casting. ″Ce qui était super pour nous, c’est que beaucoup d’actrices fantastiques étaient intéressées par le projet depuis qu’elles avaient vu BAD MOMS et adoré le message du film : moins stresser et davantage profiter de sa vie de maman. Lorsqu’on a commencé à évoquer des noms, ça a été très enthousiasmant parce qu’il y a énormément d'excellentes actrices dans cette tranche d’âge et on avait donc l’embarras du choix″.

LES TROIS REINES-MAGES

Christine Baranski campe la mère d’Amy, Ruth, une femme maniaque et perfectionniste qui adore Noël et pour qui les festivités prennent la dimension d’un véritable sport de compétition. Comme pour tout ce qu’elle fait, elle aborde les réjouissances de fin d’année avec un enthousiasme, une motivation et une détermination démesurés. Ses tendances très directives prennent souvent le pas sur son côté plus tendre, mais au fond elle aime profondément sa fille qui est sa grande fierté. Ruth et son mari Hank, incarné par Peter Gallagher, arrivent tout droit de Palm Beach pour passer Noël à Chicago en compagnie de leur fille et de leurs petits-enfants. 

Suzanne Todd remarque : ″Si vous avez trouvé Amy perfectionniste dans le premier opus, alors Ruth c’est encore le niveau au-dessus. Vous allez comprendre d’où lui vient ce comportement, comment on finit par endosser ce rôle, et en quoi cette véritable torture est en fait un caractère acquis et non pas inné″. 

Christine Baranski estime qu'″il n’y a rien de plus parlant qu’une famille sur le plan des relations humaines, et il n’y a pas de terreau humoristique plus fertile que les relations mère-fille″. 

Concernant Mila Kunis, Christine Baranski raconte : ″Mila est l’actrice la plus décontractée que j’aie jamais rencontré. Elle reste complètement imperturbable″. 

Le sentiment est réciproque, puisque Mila Kunis déclare à propos de Christine Baranski : ″Je ne lui trouve aucune faiblesse. C’est une véritable bête. Elle est impressionnante sur un trampoline, son jeu d’actrice est incroyable, et elle est plus en forme physiquement que nous trois réunies. Elle est toujours partante pour tout. Je l’admire beaucoup″.

Cheryl Hines interprète Sandy, la mère de Kiki. Suzanne Todd explique : ″Kiki et sa mère, c’est encore une autre histoire. La mère de Kiki a perdu son mari, et depuis elle est un peu perdue. Sandy a reporté tout son amour et son admiration sur Kiki, mais elle n’a pas su établir de limites raisonnables. C’est un vrai pot de colle, elle est hyper envahissante. Kiki et sa mère se trouvent à un tournant de leur vie, et c’est ce conflit entre elles qui va leur permettre d’évoluer″. 

″Sandy peut se montrer un peu étouffante″, reconnaît Cheryl Hines. ″Mais Kiki et elle se ressemblent beaucoup : ce sont des femmes douces et généreuses. C’est donc difficile pour Kiki de demander à sa mère de changer de comportement″. 

Cheryl Hines déclare à propos : ″Kristen fonctionne à l’instinct. Elle a le sens du timing comique, et parvient à garder son sérieux en toute situation. Et son jeu est toujours sincère″. 

Kristen Bell a beaucoup apprécié de jouer à nouveaux aux côtés de Cheryl Hines : ″Je connais Cheryl depuis plus de dix ans et j’étais ultra enthousiaste à l’idée d’être sa partenaire parce que c’est une femme extrêmement drôle et extravertie. Sandy et Kiki n’ont pas une très grande différence d’âge comparé aux autres, parce que Sandy a eu Kiki à 18 ans. Sandy n’arrive pas à couper le cordon et c’est donc Kiki qui doit poser des limites et expliquer qu’elle a besoin de respirer″.

Susan Sarandon campe Isis, la mère de Carla. Isis est un électron libre insouciant qui abuse de la fumette, tout comme sa fille… en pire. Elle est prête à faire tourner son joint aussi bien que sa paire de bottes à talons hauts en fonction des circonstances. Les chiens ne font pas des ch’abstinents. C’est Kathryn Hahn et quelques emails fructueux qui ont convaincu Susan Sarandon d’accepter le rôle. 

Les producteurs, tout comme Kathryn Hahn, tenaient absolument à travailler avec l’actrice mais n’étaient pas sûrs qu’elle soit disponible. Susan Sarandon raconte : ″Kathryn Hahn m’a en fait écrit une lettre dans laquelle elle me proposait le rôle, et c’est quelqu’un que j’admire beaucoup. Je la trouve très talentueuse, généreuse et extrêmement courageuse″. 

Kathryn Hahn lui a écrit un email qui disait : ″Mes ovaires ont à tout prix besoin de vous dans ce film. Je le sens″, rapporte Jon Lucas. ″Et Susan a répondu en disant : ‘Qui suis-je pour remettre en question vos ovaires ?’, ce qui constitue à ce jour la réponse la plus stylée de l’histoire″. 

Suzanne Todd souligne : ″Dans le cas de Carla, on découvre sa mère et on comprend dans quel milieu elle a grandi et en quoi il explique ses décisions. Dans le premier opus, Carla a beaucoup évolué à la fin du film : elle est devenue une meilleure mère. Dans celui-ci, on se rend compte que cette évolution influe sur ses relations avec sa mère″.

Avec Susan Sarandon dans le rôle de sa mère qui se comporte un peu comme sa sœur, Kathryn Hahn a dû souvent s’arrêter pour se pincer afin de vérifier qu’elle ne rêvait pas : ″Je n’arrive pas à croire que je partage l’écran avec la Louise de THELMA ET LOUISE, ou l'interprète de DUO À TROIS ou de LA DERNIÈRE MARCHE. Susan est toujours partante pour tout et elle est hilarante ; elle a pris le rôle à bras le corps, elle est divine″. 

″Mon personnage ne souffre clairement pas de la peur de ne pas être parfaite. C’est un peu l’antéchrist de cette histoire. Ça n’était pas facile, parce que je pense qu’il ne faut pas qu’elle s’en rende compte, sinon elle deviendrait absolument abominable. Du coup, comment faire pour qu’elle n’en ait pas conscience sans pour autant passer pour une idiote ? Je pense que c’est simplement lié au fait qu’on ne s’est pas suffisamment occupé d’elle quand elle était enfant, et qu’elle a eu Carla très jeune. Elles ont en quelque sorte grandi ensemble. Elle ne juge pas les autres. Elle s’est habituée aux problèmes de son quotidien, à son manque de stabilité. Elle a décidé d’être heureuse comme ça

Jon Lucas révèle : ″Ça a été vraiment sympa de faire venir de nouvelles actrices pour ce film. Je n’avais jamais travaillé ni avec Cheryl, ni avec Christine, ni avec Susan, mais leur habitude des comédies pour adultes a rendu l’expérience très amusante et imprévisible″.

OH, QUAND J’ENTENDS CHANTER NOËL… AU SECOURS !

Comme le résument si bien les statuts Facebook, ‘C’est compliqué’… et Suzanne Todd est bien d’accord : “La relation qu’on entretient avec sa mère évolue constamment. Dans le film, il s’agit d’un moment où Amy et sa mère doivent regarder leur relation en face et trouver un moyen de sortir du conflit permanent. Il s’avère que toutes les actrices qui interprètent les mamans, ainsi que celles qui jouent leurs mères, ont elles-mêmes des filles dans la vraie vie : c’est vraiment bien tombé !” 

Comme Moore l’explique, “Votre enfant va forcément élever ses propres enfants d’une façon différente de la vôtre, si bien qu'il y a inévitablement des tensions. Et quand vos enfants adoptent un point de vue radicalement différent sur l'éducation, vous ne pouvez pas vous empêcher de vous sentir jugé”. 

Moore poursuit : “En tant que parent, que vous soyez père ou mère, vous êtes toujours confronté à ce moment de la vie où vos enfants deviennent des adultes, et vous devez passer d’une relation parent/enfant à une relation d’égal à égal, et on a trouvé cette dynamique vraiment très intéressante”. 

Dès le premier jour de tournage, le courant est très bien passé entre les mères des mamans. Cheryl Hines explique, “Les trois mères des héroïnes se rendent compte qu’elles doivent se ressaisir, que leurs filles ne pourront pas supporter indéfiniment leurs conneries… même si ce serait beaucoup plus drôle pour nous”.

Beaucoup se demandent si Lucas et Moore se sont inspirés de vrais membres de leur famille pour imaginer les personnages de BAD MOMS. Lucas explique, “Nous avons remarqué certains comportements dans d’autres familles et nous les avons empruntés pour le film, mais les mères des trois héroïnes sont plutôt originales, chacune à leur façon, si bien que je ne pense pas qu’elles ressemblent à des membres de notre famille… Elles s'inspirent plutôt de choses que nous avons observées”. 

Moore détaille : “On a entendu dire que beaucoup de gens étaient très surpris d’apprendre que BAD MOMS avait été écrit par deux hommes ; alors, certes, c’est nous qui l’avons écrit, mais le film s’est surtout inspiré de ce que nous racontaient nos femmes. On a plus agi comme des documentaristes que comme des créateurs”. 

Lucas ajoute en riant, “Et je crois que c’est certainement la seule fois où on arrivera à faire un documentaire”.

DES JOUETS PAR MILLIERS

À l’affiche de BAD MOMS 2, on retrouve Jay Hernandez, qui interprète Jessie, le petit ami d'Amy. Jessie et Amy sont déjà ensemble depuis un moment et décident de passer Noël avec leur petite famille recomposée. Mais Jessie est loin d’imaginer jusqu’où iront les manigances de la mère d’Amy, alors que Noël se transforme petit à petit en véritable cauchemar. 

Lors du tournage, Hernandez a été frappé par le réalisme des dialogues : “Je n’arrêtais pas de me demander comment Jon et Scott avaient appris que ma mère m’avait dit exactement la même chose”. 

Il ajoute : “Les mères laissent leur empreinte génétique sur leurs filles. Impossible d’y échapper, que cela vous plaise ou non !” 

Hernandez ne manque pas de saluer toutes les mères qui élèvent leurs enfants : “Elles gèrent énormément de choses à la fois, et parfois, il faut juste qu’elles puissent se lâcher et décompresser, comme dans le premier film, et maintenant dans BAD MOMS 2”.

PETITS PAPAS NOËL

Peter Gallagher incarne le père d’Amy et du mari de Ruth. Gallagher et Christine Baranski sont de vieux amis : ils ont partagé l'affiche de la comédie musicale à succès de Broadway “The Real Thing” il y a 30 ans, et se sont retrouvés bien plus tard dans la série THE GOOD WIFE. 

“Ruth aime tout contrôler”, explique Gallagher. “C’est elle qui porte la culotte dans cette famille, et même si parfois elle laisse Hank la porter, la plupart du temps, il est en short”. Il ajoute, “C’est vraiment génial de jouer un père dans BAD MOMS 2, parce que j’ai souvent l’impression d’être à l’arrière-plan et de regarder l’action se dérouler. Jay Hernandez et moi sommes très heureux de faire un pas de côté pour laisser la place aux actrices, qui sont toutes incroyablement drôles. Ce film est vraiment fait pour toutes les mères ou les filles qui pensent que personne ne parle jamais de leur vécu : courez le voir, vous allez hurler de rire !”

COURS DE PÔLE DANCE

Justin Hartley (THIS IS US), qui joue le rôle de Ty Swindell, pompier reconverti en Magic Mike, avoue qu’onduler du bassin n’est pas pour lui quelque chose d’inné. “La plupart des gens ont le vertige, ou bien ont peur de prendre la parole en public… Eh bien moi, j’ai la phobie de la danse. Mais ce personnage s’est avéré très drôle et très différent de mon rôle dans THIS IS US, qui est une série plutôt sérieuse”. 

Quand on a demandé aux deux scénaristes si cette idée était tirée d’une expérience réelle, Lucas a répondu : “Eh bien… Scott et moi avons participé à pas mal de concours de Mister Père Noël… On n’a jamais réussi à atteindre le milieu du classement, ou même à être classés tout court : on est tout le temps bons derniers”. 

Cheryl Hines en rougit : “Justin était vraiment génial. C’était le seul à danser, et à enlever ses vêtements devant tout le monde... Mais bon, il est très doué pour ça. On va pas s’en plaindre”. 

Même Suzanne Todd, qui a travaillé avec les acteurs les plus beaux et les plus talentueux d’Hollywood, ne trouve plus les mots : “Justin Hartley joue dans ce film ? Sérieux ? Justin Hartley, à poil, dans ce film ? Euh, arrêtez tout, je crois que Justin Hartley est à poil dans ce film”. 

Hartley était très flatté et enthousiaste à l’idée de faire partie du film. “J’adore le principe de ce film, entièrement mené par des femmes, qui parle des femmes et de ces mères qui sont tellement débordées qu’elles n’ont plus le temps de s’occuper d’elles-mêmes et qui gèrent tout pour leurs enfants et leurs maris. Elles sont vraiment au cœur de tout, et elles méritent toute notre admiration”.

MON BEAU SAPIN, ROI DU DANCE FLOOR

Lors du premier jour de tournage, Hartley s’est retrouvé enduit de cire chaude, face à l’esthéticienne Carla, incarnée par Kathryn Hahn. Hartley déclare : “Il y a des jours comme ça où vous arrivez au travail, et vous devez vous déshabiller… Je n’aurais probablement jamais plus l’opportunité de faire quelque chose d’aussi fou. C’était tellement drôle d’improviser sans fin avec Kathryn. À un moment donné, les caméras ont même surchauffé parce qu’on a improvisé trop longtemps !” 

Kathryn Hahn explique : “Justin est arrivé sur le plateau, où tout le monde se connaissait depuis le premier film… Et il a réussi à très bien s'imposer. On s’est vraiment bien marrés”. Kathryn a effectivement l’air de s’être bien marrée.

JOYEUX NOËL LES ENFANTS

Les acteurs Emjay Anthony et Oona Laurence interprètent à nouveau les enfants d’Amy, Dylan et Jane dans BAD MOMS 2. Bien que Emjay et Oona soient encore trop jeunes pour voir cette comédie, ils se sont beaucoup amusés lors du tournage, et y sont allés de leurs blagues avec les interprètes des mamans (et leurs mères). 

Emjay raconte : “Je regarde ce que font les actrices. Elles n’arrêtent pas de rajouter des blagues à chaque prise, et même parfois des blagues cochonnes. Tous les jours, on ne fait que rigoler”. 

Oona Laurence ajoute : “Je suis très intimidée de me retrouver parmi toutes ces stars. C’est vraiment très cool. Elles s’amusent beaucoup, on se croirait dans un rêve”. 

Cade Cooksey est également de retour dans BAD MOMS 2 et reprend le rôle de Jaxon, le fils de Carla. À l’en croire, sa maman au cinéma est diamétralement opposée à sa vraie maman. “Carla est tellement imprévisible. Elle est très marrante, mais clairement pas très stable. C’était vraiment dur de ne pas rire pendant les prises”. 

Ariana Greenblatt (qui joue dans la série HARLEY, diffusée sur Disney Channel) rejoint la distribution et incarne Lori, la fille de Jessie. Elle aime beaucoup passer du temps avec Oona et Emjay : “On dîne ensemble tout le temps. C’est comme s’ils étaient mes vrais frère et sœur”.

MANGE, PRIE, VA VOIR UN PSY

Wanda Sykes est de retour dans l’univers de BAD MOMS sous les traits de la psychologue impatiente Dr. Karl. Cette fois-ci, c’est Kiki et sa mère Sandy qui s’allongent sur le divan tandis que Dr. Karl, forte de ses méthodes peu orthodoxes, essaie de comprendre et de résoudre leur relation dysfonctionnelle, qui résonnera certainement chez bon nombre de spectateurs. 

Comme le raconte Wanda Sykes, “Votre mère est la personne la plus proche de vous. Mais en même temps, on fait toujours mal aux gens qui sont les plus proches de nous”. Dr. Karl est une thérapeute unique en son genre : elle n’a pas peur de dire les choses en face. 

C’est ce qu’explique Wanda Sykes : “Dr. Karl va vous dire ce qui ne va pas chez vous, puis elle vous laisse vous démerder. Je ne sais pas comment ça se fait qu’elle ait encore des patients… En tout cas, elle est persuadée que Kiki et Sandy sont complètement tarées”. 

Et Wanda Sykes sait parfaitement ce qu’il faut offrir à une maman pour qu’elle survive à Noël : “De l’alcool. Beaucoup d’alcool. Histoire d’épicer le lait chaud”.

DOUCE NUIT, FOLLE NUIT

Auteurs et producteurs ont été très surpris de voir à quel point les actrices de BAD MOMS 2 ont repoussé les limites de cette comédie à l’humour trash. “Elles étaient prêtes à tout”, raconte Moore. 

Lucas renchérit, “D’habitude, les personnages féminins de ce type de comédies restent là à blablater, pendant que les hommes s’amusent : ce temps-là est révolu, grâce aux actrices de ce film”. 

Moore explique : “Dans nos films, les mecs sont ceux qui prennent les bonnes décisions et qui ont toujours le mot qu’il faut, et les nanas ont enfin la possibilité de dire des trucs horribles et de se comporter comme des animaux. Et je crois que nos acteurs ont trouvé ça plutôt drôle”. 

Moore et Lucas avouent qu’écrire le rôle de Carla est une source inépuisable de rires. Moore raconte, “Vous n’avez qu’à écrire tout ce que personne n’oserait jamais dire et vous l’écrivez en MAJUSCULES”. 

Lucas ajoute, “Le mieux, c’est quand toutes nos extraordinaires mamans, et leurs mères elles-mêmes, prennent le texte, le transforment, et se l’approprient complètement. Il y a des acteurs qui adorent suivre le texte au mot près, et d’autres qui aiment improviser. C’est un peu comme éduquer des enfants, il faut trouver ce qui convient le mieux à chacun d’entre eux”. 

Moore poursuit : “Au final, je pense que les femmes peuvent être aussi vulgaires que les hommes, c’est juste qu’elles le montrent beaucoup moins. Mais dans BAD MOMS, c’est l’esprit tordu de Suzanne Todd (et pas le nôtre !) qui a imaginé la scène où les filles commentent le sweat shirt rose dans les toilettes”.

Lucas et Moore remercient surtout leurs femmes, leurs plus fidèles lectrices et critiques, ainsi que leur collaboratrice et productrice Suzanne Todd, qui leur a permis de mieux sonder les attentes des fans de BAD MOMS durant le tournage. 

Lucas raconte : “Au début, on avait pensé à quelques gags avec un strip-teaseur pour une scène comique, puis Suzanne a déclaré ‘Non, en fait, il faut que ce soit un vrai canon’. Elle nous a dit, ‘quand il enlève sa chemise, le public veut voir de vrais abdos’”. 

“Oui ! Laissez-nous admirer ! Le public ne devrait pas rigoler à ce moment-là, on doit entendre ‘wahou’ !” s’esclaffe Suzanne Todd. Lucas conclut : “Les gens qui ont aimé le premier film s’attendent à nouveau à voir une comédie un peu trash… Eh bien, ils ne vont pas être déçus !”

  
#BadMoms2

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