lundi 3 avril 2017

POWER RANGERS


Action/Aventure/Science fiction/Un divertissement sympathique pour se changer les idées

Réalisé par Dean Israelite
Avec Dacre Montgomery, RJ Cyler, Naomi Scott, Becky G, Elizabeth Banks, Bryan Cranston, David Denman...

Long-métrage Américain
Titre original : Saban's Power Rangers
Durée: 02h04mn
Année de production: 2017
Distributeur: Metropolitan FilmExport 

Date de sortie sur les écrans américains : 24 mars 2017
Date de sortie sur nos écrans : 5 avril 2017


Résumé : Dans une petite ville, cinq adolescents découvrent qu’ils ont des pouvoirs extraordinaires. Ils vont devoir apprendre à surmonter leurs peurs et à faire équipe pour devenir les Power Rangers : le destin les a choisis pour sauver le monde de la destruction orchestrée par une force extraterrestre surpuissante…

Bande annonce (VOSTFR)



Extrait "Sous l'eau" (VOSTFR)


Extrait "Partons" (VOSTFR)


Extrait "Zack et son Zord" (VOSTFR)


Ce que j'en ai penséJe connais la série de loin. Il y a bien longtemps, je suivais un peu les épisodes. Sans être fan, le principe m'est familier. Et je trouve que ce film est une bonne reprise dans l'esprit. L'intrigue tourne autour de cinq adolescents et c'est bien à cette cible que ce long-métrage s'adresse. 

Dans l'ensemble, ce POWER RANGERS est un divertissement solide tant dans sa réalisation que dans le suivi de sa narration. Malgré quelques facilités, qu'on veut bien lui pardonner, l'histoire est cohérente et se suit facilement. Les rébellions des jeunes paraissent un peu étranges, mais l'adolescence aidant, ça passe... En tout cas, la réalisation est vraiment sympathique et bien faite. Le réalisateur, Dean Israelite, soigne l'ensemble et intègre la bonne dose d'éléments kitchs, afin de faire des clins d'œil à la série, pour un résultat visuel réussi et agréable. 

Il y a un juste équilibre entre les jeunes qui personnifient les Power Rangers. Ils sont représentatifs des ados d'aujourd'hui sans être ultra modernes (ils n'ont pas sans arrêt un smartphone à la main par exemple). Ils sont attachants chacun dans leur style, avec des personnalités distinctes. Les acteurs font un bon travail pour former un groupe crédible sans que l'un (ou l'une) ramène tout à lui (ou à elle). Du coup, on adhère à l'idée de ce groupe de débutants, qui n'ont clairement pas lu le manuel du parfait super-héros ce qui est drôle et bien vu. 






Elisabeth Banks est une méchante à la fois amusante dans ses excès kitchs et convaincante dans son potentiel nocif. Sa Rita Repulsa est une adversaire efficace pour les cinq Power Rangers. 



Bryan Cranston, pour sa part, est un Zordon enthousiaste pour guider nos jeunes héros dans la compréhension de leur rôle. À savoir que l'acteur a été doubleur sur la série et que si le Power Ranger bleu porte le même nom de famille que lui, ce n'est pas un hasard.


POWER RANGERS est donc une bonne surprise. Certes, il s'adresse plutôt aux ados ou aux fans de ces personnages, mais on peut tout à fait se laisser tenter sans faire partie de ces deux catégories si on cherche un divertissement fun pour se changer les idées. Go, go Power Rangers !

Copyright photos : Kimberley French



















L'APPLICATION DU FILM

L'application du film regorge de surprises !

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Cette application indispensable à tout fan de la saga vous propose également de faire apparaître des rangers chez vous ou dans la rue, de converser avec Alpha 5 pour une mission spéciale ou encore de passer derrière le mur pour vous transformer en Zordon !

Lien pour télécharger l'application : http://www.powerrangers.movie/app

NOTES DE PRODUCTION 
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

La célèbre franchise de super-héros « Power Rangers » constitue un véritable phénomène culturel planétaire depuis plus de vingt ans et compte plusieurs millions d’admirateurs dans le monde. Aujourd’hui, les cinq adolescents aux extraordinaires pouvoirs débarquent sur le grand écran pour une aventure plus spectaculaire que jamais ! Dean Israelite – à qui l’on doit déjà le très remarqué PROJET ALMANAC produit par Michael Bay – réinvente littéralement le célèbre phénomène pour l’élever à un niveau d’action et d’aventure jamais atteint.

Le réalisateur confie : « Les Rangers Bleu, Jaune, Rouge, Rose et Noir ne sont pas des héros comme les autres. Rien ne les prédestinait à recevoir de tels pouvoirs et encore moins à faire équipe. À travers un combat épique, chacun d’eux va vivre un parcours initiatique qui les fera grandir. En découvrant la menace secrète qui risque de détruire le monde qu’ils aiment, ils vont aller au bout d’eux-mêmes. »

Les Power Rangers sont mondialement connus et appréciés depuis plus de deux décennies. Popularisés à travers des séries télévisées, des dessins animés et des comics, ils ont séduit le public par leur particularité.

Dean Israelite commente : « Ce ne sont pas des super-héros comme les autres, ce sont avant tout des adolescents qui se retrouvent confrontés à l’inimaginable. »

20 ANS DE SUCCÈS PARTOUT DANS LE MONDE

En 1984, pendant un voyage d’affaires au Japon, le producteur Haim Saban a découvert la populaire série télévisée en prises de vues réelles intitulée « Super Sentai ». Il raconte : « J’ai été captivé par ces cinq gamins en combinaison Lycra qui combattaient des monstres en caoutchouc. » Haim Saban a alors contacté les propriétaires du programme et obtenu les droits internationaux de la série en dehors de l’Asie. Dès la diffusion des premiers épisodes, en 1993, « Power Rangers » s’est imposé comme le programme télévisé pour enfants le plus populaire des États-Unis et est devenu un véritable phénomène culturel qui a franchi toutes les frontières. Le producteur commente : « C’était l’une des premières séries à non seulement mettre en scène des super-héros de différentes appartenances ethniques, mais aussi des super-héroïnes, et ça a beaucoup plu aux téléspectateurs. Depuis, le programme a été diffusé dans plus de 150 pays. »

POWER RANGERS, la nouvelle adaptation cinématographique de la série, met en scène cinq lycéens ordinaires qui se découvrent des superpouvoirs et doivent unir leurs forces pour sauver le monde.

Les Power Rangers comptent des millions de fervents admirateurs dans le monde, c’est pourquoi les cinéastes tenaient à faire un film qui plaise à la fois aux fans les plus fidèles et à ceux qui ne connaissent pas encore l’univers de la franchise. Brian Casentini, producteur chez Saban, déclare : « Dès ses débuts, la série a fait des adeptes partout dans le monde. Depuis, le public est de plus en plus nombreux et en 23 ans, il est devenu multigénérationnel. Nous aimons nos fans au moins autant que ceux-ci aiment la franchise, c’est la raison pour laquelle lors du développement du scénario du film, nous nous sommes assurés de rester les plus fidèles possible aux personnages de la série tout en conférant un peu plus de profondeur à chacun d’entre eux. »

Le réalisateur de POWER RANGERS, Dean Israelite, a grandi en regardant la série en Afrique du Sud. Il déclare : « Dans mon pays natal, comme dans le reste du monde, « Power Rangers » était un véritable phénomène. Ce dont je me souviens le plus, c’est de ce sentiment de puissance que procurait le programme. Lorsque j’ai entendu parler de ce projet d’adaptation de la série, j’étais très excité. Je savais que si j’arrivais à ressusciter l’esprit de l’original, ce serait une aventure incroyable. » La volonté de l’équipe de production de rester fidèle à l’esprit de la série télévisée a dicté chacune de ses décisions. Dean Israelite commente : « Si nous sommes là aujourd’hui, c’est grâce aux fans qui ont soutenu la série pendant plus de 23 ans. Il était donc essentiel que le film reprenne ce qu’ils aiment – et ce que nous aimons – dans la série pour lui donner vie de manière contemporaine, tout en respectant la mythologie. »

RENOUVELER LES RANGERS

L’histoire nous entraîne au commencement de l’aventure des Power Rangers, avec des moyens et une mise en scène d’un niveau jamais atteint. Tout en restant fidèle à l’esprit d’origine, à l’action spectaculaire et à l’humour, tout a été repensé pour être à l’avant-garde de ce qui se fait aujourd’hui, tant en termes de costumes que d’action ou d’effets spéciaux. Le gigantisme de la réalisation associé à la façon intimiste de filmer les jeunes protagonistes contribue à créer un mélange inédit dans lequel toutes les générations pourront trouver un écho.

Les Power Rangers comptent des millions de fervents admirateurs dans le monde, c’est pourquoi les cinéastes tenaient à faire un film qui plaise à la fois aux fans les plus fidèles et à ceux qui ne connaissent pas encore l’univers de la franchise. Brian Casentini, producteur du film et vice-président senior de Saban, déclare : « Dès ses débuts, la série a fait des adeptes partout dans le monde. Depuis, le public est de plus en plus nombreux et en 23 ans, il est devenu multigénérationnel. Nous aimons nos fans au moins autant que ceux-ci aiment la franchise, c’est la raison pour laquelle lors du développement du scénario, nous nous sommes assurés de calquer au maximum le profil des personnages de la série tout en leur conférant davantage de profondeur. »

Outre les scènes d’action époustouflantes et l’esprit de camaraderie qui caractérisent les Power Rangers, le film met en effet en lumière les difficultés personnelles que rencontrent les adolescents – difficultés auxquelles nous sommes tous confrontés. Le producteur Marty Bowen explique : « Tout le monde n’est pas capitaine de l’équipe de foot du lycée ou membre du conseil des étudiants, et tout le monde n’a pas été élu « élève le plus susceptible de réussir » ou « reine du lycée ». Ceux qui ne rentrent pas dans ces catégories rencontrent des difficultés, ont des relations tendues avec leurs parents et leurs amis, et se sentent parfois exclus. C’est pourquoi bien que le film raconte l’histoire d’un groupe de lycéens dotés de superpouvoirs, nous tenions aussi à mettre en lumière les réalités auxquelles sont confrontés les adolescents d’aujourd’hui. Je pense que c’est ce qui donne au film sa dimension humaine. »

Ainsi, POWER RANGERS met en scène cinq lycéens ordinaires qui se découvrent des superpouvoirs et doivent unir leurs forces pour sauver le monde. Ce sont des adolescents complexes confrontés à un avenir incertain, qui doivent devenir adultes dans un monde qui va de plus en plus vite. Ils utilisent les technologies actuelles, les réseaux sociaux, et affrontent les problèmes d’aujourd’hui – cyberharcèlement, mise à l’écart, pressions de leur entourage et de leurs semblables, difficultés familiales. Chacun doit gérer ses propres problèmes et doit en plus apprendre à maîtriser sa force surhumaine et à affronter un destin qui leur tombe dessus sans crier gare !

Brian Casentini poursuit : « Nous avions la chance de porter la mythologie fondamentale des Power Rangers à un niveau supérieur, non seulement en leur donnant un nouveau visage grâce à de jeunes acteurs, mais aussi en adoptant une nouvelle approche, de nouveaux enjeux et des rebondissements inédits dans le récit. La plupart des super-héros sont très éloignés de nous, les jeunes ont donc du mal à s’identifier à eux. C’est pour cette raison que les nôtres sont à la base des lycéens ordinaires, qui ont une vie et des problèmes ordinaires, vivent dans une petite ville comme des millions d’autres… et se retrouvent dotés de superpouvoirs complètement déments ! Nos Power Rangers ne sont pas des super combattants, ce sont des jeunes qui affrontent de vrais enjeux dans le monde réel. »

Le scénariste John Gatins précise : « Nous voulions que nos Power Rangers reflètent davantage ce que connaissent les adolescents d’aujourd’hui, nous avons donc apporté plus de réalisme au concept original. Chacun de nos Rangers se débat avec ses propres tourments intérieurs et s’efforce de les surmonter. » Chaque futur héros connaît en effet des difficultés. Ancienne star du football, Jason, le Ranger Rouge, a commis une erreur qui lui a coûté sa carrière. Kimberly, le Ranger Rose, était autrefois une fille très populaire tombée en disgrâce. Billy, le Ranger Bleu, est très intelligent mais n’a jamais su se faire d’ami. Trini, le Ranger Jaune, est une rebelle solitaire qui n’a jamais pu s’intégrer, et Zack, le Ranger Noir, est un dur qui connaît une situation plus dure encore.
C’est lorsque ces cinq ados qui n’ont pas grand-chose en commun se retrouvent punis tous ensemble au lycée que le destin frappe. Ils découvrent d’étranges pièces lumineuses qui leur confèrent une force inexplicable. Ils vont devoir apprendre à contrôler ces mystérieuses capacités, tout en affrontant les émotions que connaît tout adolescent et la difficulté de se trouver… sans oublier de sauver le monde.

On retrouve là encore une différence par rapport à la série originale : dans POWER RANGERS, les personnages doivent gagner leur statut de Rangers, ce qui n’est pas chose facile. Plutôt que de se voir immédiatement investis du pouvoir donné par ces reliques, ils doivent d’abord trouver la clé leur permettant de se transformer en Power Rangers à part entière. Ce n’est que lorsqu’ils auront vraiment noué des liens étroits en tant que groupe qu’ils pourront atteindre la plénitude de leurs pouvoirs et d’enfiler leur armure de Rangers. Il s’agit donc pour eux d’apprendre avant tout à tomber le masque derrière lequel se cachent les adolescents…

Le producteur Marty Bowen commente : « C’est d’abord l’histoire d’une amitié véritable. Ils sont amis avant d’être des super-héros. L’idée est que l’on ne peut vaincre des obstacles insurmontables qu’en s’unissant, et c’est ce qui rend le film spécial quel que soit votre âge. Nous avons pu nous appuyer sur ce postulat pour pousser les curseurs à fond en termes d’action. Le cocktail est détonant ! »

UNE VISION PUISSANTE

Pour porter à l’écran l’histoire des origines des Power Rangers avec un style vibrant d’énergie, les studios Lionsgate et les producteurs souhaitaient un cinéaste possédant dynamisme et fraîcheur, capable de donner de l’élan à l’histoire tout en l’ancrant dans le monde réel. Ils se sont tournés vers Dean Israelite, remarqué pour son premier film, le thriller de science-fiction PROJET ALMANAC, dans lequel un adolescent découvrait une machine à voyager dans le temps ultra puissante. Atout supplémentaire, le réalisateur était un grand fan des Power Rangers, qu’il regardait à la télévision étant enfant. Il raconte : « Dans mon pays natal, l’Afrique du Sud, comme dans le reste du monde, « Power Rangers » était un véritable phénomène. Ce dont je me souviens le plus, c’est de ce sentiment de puissance que procurait le programme. Lorsque j’ai entendu parler de ce projet d’adaptation de la série, j’étais très enthousiaste. Je savais que si j’arrivais à ressusciter l’esprit de l’original, ce serait une aventure incroyable. » Dean Israelite a impressionné les producteurs de Saban et Lionsgate par sa connaissance approfondie de l’univers des Power Rangers. Haim Saban commente : « Dean avait la passion et la créativité qu’il nous fallait. Et comme il éprouvait lui-même cette passion, il savait ce qu’il fallait transmettre à travers le film. Il était évident qu’il pouvait apporter une vision inédite et contemporaine, nécessaire pour emmener les Power Rangers dans une nouvelle ère. »

Le producteur Brian Casentini commente : « Le fait que Dean ait grandi bercé par la mythologie des Power Rangers était crucial. Il a tout de suite précisé qu’il voulait créer un nouveau genre de film de super-héros et qu’il voyait un thriller d’action et de science-fiction d’aujourd’hui sans rien perdre de ce qui faisait l’attrait de la série. »

Marty Bowen ajoute : « Il s’agit du deuxième long métrage de Dean seulement, mais nous avons été époustouflés par sa maîtrise. Il a toujours su ce qu’il voulait et s’est montré déterminé, inébranlable et intrépide dans la poursuite de son objectif. C’était formidable d’avoir un film dirigé par un réalisateur si jeune et si enthousiaste ! »

La volonté de l’équipe de production de rester fidèle à l’esprit de la série télévisée a dicté chaque décision. Le réalisateur a constamment cherché à équilibrer la pureté de l’âme des héros qu’aiment les fans et les défis créatifs liés au fait d’actualiser la franchise en l’intégrant dans la culture et la technologie de notre époque. Il commente : « Si nous sommes là aujourd’hui, c’est grâce aux fans qui ont soutenu la série pendant plus de 23 ans. Il était donc essentiel que le film reprenne ce qu’ils aiment – et ce que nous aimons – pour lui donner vie de manière contemporaine et plaire à tous les publics de 2017, tout en respectant la mythologie. « Notre histoire reste fidèle aux racines du mythe et à l’univers Power Rangers, mais nous la revisitons et élargissons sa portée. Et pour ceux qui n’ont jamais vu la série, nous avons façonné des personnages riches, complexes, proches, dans un monde réellement original et inventif. »

Dean Israelite était particulièrement enthousiaste à l’idée de créer un mélange entre un film dramatique pour la jeunesse et une aventure fantastique qui s’affranchit de la réalité. Un ton délicat à trouver, mais il ne manquait pas d’idées… Il explique : « Power Rangers est un concept qui allie aventure, action et parcours humain d’une grande intensité à de multiples enjeux. Ces héros ont su séduire le public du monde entier depuis maintenant plusieurs générations. Il était temps de réaliser un grand film qui rende justice à leur dimension la plus spectaculaire comme la plus intimiste. Avec un casting hyper affûté et une équipe technique de premier plan, c’est ce que nous avons tous cherché à faire !

« Nous voulions des Power Rangers plus réalistes, plus humains et plus nuancés, nous avons donc renforcé l’émotion et l’humour. Il était également très important de créer un monde unique en soi, qui ne pioche pas dans les films de super-héros déjà existants mais possède son propre style visuel. L’héritage des Power Rangers leur appartient en propre, il est complètement différent de ceux des autres super-héros célèbres ; nous avons donc travaillé dur pour nous assurer de respecter cet héritage et d’en tirer le meilleur parti possible. »

Côté technique, le réalisateur a pris très tôt la décision d’utiliser la nouvelle génération de caméra HD RED Dragon afin de renforcer l’immersion des spectateurs et l’intimité émotionnelle au sein de l’action. Il précise : « Je voulais un style fluide et organique, qui n’ait jamais l’air artificiel ni statique. Nous avons donc utilisé la RED Dragon dans une configuration légère qui la rendait vive et maniable, et nous permettait de multiples possibilités en termes de création. Les scènes de combat ont été tournées avec la caméra Phantom à grande vitesse, à quelque chose comme 1000 images par seconde, parce que cela donne une vision époustouflante des arts martiaux que pratiquent les Power Rangers. »

Pour l’aider à porter à l’écran cette vision à grande échelle des Power Rangers de 2017, Dean Israelite a collaboré avec les meilleurs techniciens de l’industrie cinématographique, dont les virtuoses des effets de Weta Workshop, le studio néozélandais qui a conçu les costumes ultra modernes et transparents, et les esprits créatifs de chez Legacy Effects, connus pour leurs créatures extraordinaires. Il a aussi réuni un casting éclectique, venu d’Amérique (RJ Cyler, Becky G), d’Australie (Dacre Montgomery), de Chine (Ludi Lin) et du Royaume-Uni (Naomi Scott). Chacun des jeunes acteurs entretient des liens particuliers avec les Power Rangers : la première figurine d’action de Ludi Lin a été un Power Ranger, les héros préférés de Dacre Montgomery enfant étaient Batman, Spider-Man et les Power Rangers, RJ Cyler jouait à être un Power Ranger, Becky G y jouait avec son frère, et Naomi Scott avait très envie de « plonger plus avant dans le monde de ces superhéros pas comme les autres ».

Dean Israelite conclut : « Si POWER RANGERS reste avant tout un film d’aventures captivant, la fantastique odyssée que nous partageons avec ces personnages leur permet d’atteindre la maturité de manière significative et profonde. Ce sont les personnages qui constituent le fondement du film. Ils s’accomplissent en tant qu’êtres humains, tout en prenant au passage beaucoup de plaisir à leurs aventures… tout comme les spectateurs. C’est un parcours qui a du sens, un voyage de transformation qui réserve émotion, humour et frissons. »

PLUS EXTRAORDINAIRES QUE JAMAIS

L’histoire nous entraîne au commencement de l’aventure des Power Rangers, avec des moyens et une mise en scène d’un niveau jamais atteint. Tout en restant fidèle à l’esprit d’origine, tout a été repensé pour être à l’avant-garde de ce qui se fait aujourd’hui, tant en termes de costumes que d’action ou d’effets spéciaux. Le gigantisme de la réalisation associé à la façon intimiste de filmer les jeunes protagonistes contribue à créer un mélange inédit dans lequel toutes les générations pourront trouver un écho.

Dean Israelite note : « Power Rangers est un concept qui allie aventure, action et parcours humain d’une grande intensité à de multiples enjeux. Ces héros ont su séduire le public du monde entier depuis maintenant plusieurs générations. Il était temps de réaliser un grand film qui rende justice à leur dimension la plus spectaculaire comme la plus intimiste. Avec un casting hyper affûté et une équipe technique de premier plan, c’est ce que nous avons tous essayé de faire ! » Pour incarner les emblématiques Power Rangers, les cinéastes ont rassemblé des talents éclectiques et émergents qui partagent bon nombre des caractéristiques de leurs personnages et de ceux qui les ont précédés dans ces rôles.

Le réalisateur explique : « La distribution est l’incarnation de l’esprit et de la personnalité des Power Rangers originaux. L’acteur australien Dacre Montgomery, qui interprète le Ranger Rouge, est un garçon consciencieux et réfléchi dans la vie. Comme son personnage, c’est un leader né. C’est assez incroyable. Avant même de rencontrer ses partenaires, il s’est assuré que tout le monde se coordonne parce qu’ils venaient tous des quatre coins du monde. »

L’actrice et chanteuse britannique Naomi Scott incarne Kimberly, le Ranger Rose. Dean Israelite déclare : « Naomi fait partie des leaders du groupe. C’est une actrice réfléchie et douée d’un formidable talent. Elle confère au personnage une profondeur et une humanité qui plairont au public. Ce dont je suis le plus fier, c’est que POWER RANGERS n’est pas un film dans lequel le personnage féminin principal sert de faire-valoir aux personnages masculins. Kimberly a ses propres blessures, elle est complexe et suit une trajectoire qui lui est propre dans le film. »

L’Américain RJ Cyler, qui joue Billy, le Ranger Bleu, confère beaucoup de personnalité à ce personnage qu’il interprète avec brio, comme l’explique le réalisateur : « RJ apporte sa touche personnelle à chaque scène du film. Son sens de l’humour unique et son courage sont vraiment contagieux. »

Becky G, qui incarne Trini, le Ranger Jaune, est originaire de Californie du Sud. Dean Israelite déclare : « Comme le personnage original, Trini a sa propre philosophie de vie. Elle a beau être aussi réservée que dans la série, elle n’en est pas moins fougueuse. Elle a une présence exceptionnelle dans tout ce qu’elle fait. »

Le cinéaste poursuit : « Ludi Lin incarne quant à lui Zack, le Ranger Noir. Ludi a mené une vie aventureuse et aime raconter où il a vécu et toutes les bêtises qu’il a faites ! Il est l’incarnation de l’esprit de liberté qui caractérise son personnage. Ludi n’hésite jamais devant un défi, quelle que soit sa nature, et je pense que ce courage correspond parfaitement au personnage original. »

Outre les scènes d’action époustouflantes et l’esprit de camaraderie qui caractérisent les Power Rangers, le film met en lumière les difficultés personnelles que rencontrent les adolescents – difficultés auxquelles nous sommes tous confrontés. Le producteur Marty Bowen explique : « Tout le monde n’est pas capitaine de l’équipe de foot du lycée ou membre du conseil des étudiants, et tout le monde n’a pas été élu « élève le plus susceptible de réussir » ou « reine du lycée ». Ceux qui ne rentrent pas dans ces catégories rencontrent des difficultés, ont des relations tendues avec leurs parents et leurs amis, et se sentent parfois exclus. C’est pourquoi bien que le film raconte l’histoire d’un groupe de lycéens dotés de superpouvoirs, nous tenions aussi à mettre en lumière les réalités auxquelles sont confrontés les adolescents d’aujourd’hui. Je pense que c’est ce qui donne au film sa dimension humaine. »

POWER RANGERS reste cependant avant tout un film d’aventures captivant, comme l’explique Dean Israelite : « La fantastique odyssée que nous partageons avec ces personnages leur permet d’atteindre la maturité de manière significative et profonde. Mais ils prennent aussi au passage beaucoup de plaisir à leurs aventures… tout comme les spectateurs. »

DES MENTORS VENUS D’AILLEURS

Lorsque les cinq adolescents d’Angel Grove tombent sur un très ancien vaisseau spatial enterré dans une vieille mine, ils découvrent également ce qui se cache à l’intérieur : Zordon, un alien très intelligent et autoritaire qui a perdu son corps et n’est plus qu’une conscience piégée dans les parois du vaisseau. Il est secondé par un petit robot, Alpha 5.
Les cinéastes ont fait appel à des stars réputées pour interpréter ces deux rôles : Bryan Cranston, nommé à l’Oscar et couronné par quatre Emmy Awards (« Breaking Bad », DALTON TRUMBO, ALL THE WAY) et l’ex-star de « SNL » et célèbre comédien comique Bill Hader (CRAZY AMY, LE MONDE DE DORY).

Le duo a placé la barre encore plus haut – et a ajouté une bonne dose d’humour. Dean Israelite commente : « Ils incarnent à la perfection ces deux personnages extraordinaires et ont été une source d’inspiration pour tout le monde ! »

Zordon

Le réalisateur a été ravi que Bryan Cranston, qui avait fait la voix de plusieurs monstres pour la toute première saison de la série « Power Rangers » en 1993, bien avant que sa carrière ne décolle, accepte de revenir pour cette nouvelle version. Il n’a échappé à personne, chez les acteurs comme parmi l’équipe technique, que le personnage de Billy Cranston a été baptisé d’après l’acteur. Mieux encore, le mélange d’intensité dramatique et de sens comique propre au comédien était un atout formidable pour le personnage de Zordon, qui est à la fois un être intergalactique à la sagesse millénaire et un esprit dématérialisé. Le réalisateur commente : « Bryan a une autorité naturelle et un sérieux qui posent son personnage, mais il sait aussi lui apporter une précieuse humanité. Nous ne voulions pas d’une sorte de Magicien d’Oz, ni d’une voix immatérielle. Il fallait sentir son caractère, une présence capable d’impacter profondément ces jeunes. » Bryan Cranston a apporté une telle personnalité au personnage qu’il a même influencé les effets. Dean Israelite se souvient : « Lorsque nous avons fait la capture faciale, Bryan nous a réservé bien des surprises en lisant son texte, et je me souviens qu’à la fin de la journée notre superviseur des effets visuels, Sean Faden, est venu me dire « On va devoir faire les choses en grand en matière d’effets parce que Zordon va être un personnage fabuleux ! »
L’acteur se souvient très bien de ses premiers contacts avec la série « Power Rangers » au début des années 90. « C’était très amusant à faire, et c’était la première fois qu’en tant qu’acteur, je devais raconter une histoire et faire passer des émotions uniquement par la voix. Ça a été une expérience très formatrice – et en plus j’étais ravi d’avoir décroché un job ! »

Ce n’est pourtant pas la nostalgie qui a ramené l’acteur sur le territoire des Power Rangers près de trente ans plus tard. Il confie : « Quand on m’a appelé pour me proposer de faire Zordon, cela m’a fait sourire, mais je n’aurais jamais accepté s’il n’y avait eu que cela. Il fallait que l’histoire soit intéressante, prenante et excitante. Ce n’est qu’après avoir discuté avec Dean et lu le scénario que j’ai dit oui. »

« L’histoire rend hommage à la série d’origine et contient des petites surprises pour les fans de la première heure, mais ce qui m’a vraiment séduit, c’est qu’elle soit aussi actuelle. Que les gens connaissent ou non la série, ils s’identifieront aux personnages. Ces gamins sont si réels, ils existent tellement ! Ce sont des jeunes de 2017. Bien sûr, à l’époque de la série, on n’avait pas les incroyables images de synthèse de maintenant. Il y avait des écrans verts très basiques, mais ici, l’imagination de Dean ne se heurtait à aucune limite. »

Bryan Cranston poursuit : « J’ai beaucoup aimé la manière dont Dean Israelite aborde Zordon, en le propulsant dans un monde, le nôtre, celui du XXIe siècle, qui le déconcerte. Il a attendu des millions d’années pour trouver une nouvelle génération de Power Rangers, et à présent qu’ils sont là… il a affaire à de sales gamins boudeurs qui ne comprennent rien à rien. Du moins, c’est sa première impression ! Zordon sait que tout repose sur eux mais il ne peut pas faire grand-chose depuis la position qui est la sienne. Ils n’ont pas l’air prêts à se conduire en héros, et ils ne se rendent pas compte de l’ampleur ni de l’imminence du danger. En plus, ils sont incapables de s’unir, donc incapables de se transformer. Zordon est très désappointé – sans même tenir compte du fait que l’univers va probablement disparaître à cause d’eux.

« Mais finalement, ces sales gosses vont le surprendre. La résilience et la force de l’esprit humain ont de la ressource ! Ces gamins qui la jouaient perso vont se rendre compte qu’il existe quelque chose qui les dépasse, quelque chose de plus grand et de plus important qu’eux, ce qui est une formidable leçon. »

Dans la série originale, Zordon était un hologramme, mais Dean Israelite voulait une idée originale qui n’ait pas été surexploitée auparavant : « Nous avons tourné le dos à l’hologramme et pris la direction opposée pour en faire un être analogique. Il est devenu une partie du vaisseau lui-même. Il est piégé dans la matrice du matériau dont est fait le vaisseau et se manifeste à travers des milliers de petits plots qui ondulent et sortent du mur dans lequel il est retenu. »

Bryan Cranston note : « Zordon était destiné à être un chef mais il est relégué à l’état de fantôme hantant son vaisseau spatial maudit. Il doit instiller aux jeunes gens la notion de responsabilité et le désir de sauver le monde, mais il ne peut se matérialiser qu’en sortant des murs… »

La conception du personnage est un tour de force de la part de l’équipe effets. Sean Faden, le superviseur, explique : « Zordon est essentiellement une sculpture cinétique. C’est une animation procédurale super cool qui a l’air de faire 6 mètres de haut sur 18 à 25 de large. Il vit à l’intérieur d’un mur incurvé couvert de pointes métalliques qui entrent et sortent sur toute la surface. Nous avons ajouté un effet luminescent rouge qui peut « couler » entre les tiges, ce qui renforce l’impact de l’interprétation de Bryan. »
Pour créer l’effet numérique, un moulage complet du corps et de la tête de Bryan Cranston a été réalisé. « Il ne fallait pas être claustrophobe ! raconte celui-ci en plaisantant. Quand on vous pose le masque pour faire le moulage du visage, vous disparaissez sous le plâtre pendant 45 minutes et vous ne pouvez plus respirer que par les deux petits trous aménagés pour vos narines. Vous êtes aveugle, quasiment sourd, et vous avez l’impression d’être sous l’eau. Une expérience pour le moins étrange… mais cela fait partie du jeu ! »

Le résultat est un hybride mélangeant l’interprétation de l’acteur et la créativité de l’équipe effets. « Vous vous concentrez sur votre jeu, mais au final, ce sont eux qui apportent la magie et le mystère ! » s’enthousiasme l’acteur.

Alpha 5

Si Zordon est une sorte de gourou prisonnier des parois, Alpha 5 est un cyborg rescapé du naufrage interstellaire. Acolyte cybernétique de Zordon, Alpha 5 a légèrement perdu l’esprit à force d’errer tout seul dans le vaisseau depuis des millions d’années dans l’attente de l’arrivée des nouveaux Power Rangers.

Bill Hader a apporté son humour et son accessibilité en tant qu’acteur à ce personnage. Dean Israelite commente : « Bill ne peut s’empêcher d’être hilarant et il donne son sens de l’humour très personnel à Alpha 5. Il est aussi d’une intelligence remarquable et il a constamment nuancé et amélioré ses répliques. La conception physique du personnage est amusante, mais c’est Bill qui lui a donné son âme. » Bill Hader a tout de suite été séduit par l’approche novatrice du film. « C’est un peu comme si les gamins de BREAKFAST CLUB s’étaient transformés en superhéros. » Mais ce n’est que lorsqu’il a vu le premier animatique d’Alpha 5 qu’il a été définitivement convaincu. « Il était vraiment cool ! se souvient-il avec enthousiasme. Quand je suis allé au bureau de Dean et qu’il m’a montré les 5 premières minutes du film, avec la poursuite, j’ai eu très envie de faire le film. Il avait une vision tout sauf stéréotypée. Il voulait vraiment faire un film de super-héros pour ados qui tranche sur ce qui se fait et vous emmène autre part. »

Jouer Alpha 5 a été un challenge excitant pour le comédien, réputé pour ses expressions faciales d’une grande créativité : ici, le personnage n’ayant pas de visage humain, il a dû procéder autrement. Toujours prêt à expérimenter, Bill Hader a exploré toute une variété de voix et de personnalités avant d’opter pour une approche qui fait du personnage un lien clé pour instaurer la confiance entre les jeunes et Zordon.

« Je joue Alpha 5 comme un petit robot qui s’emballe facilement mais se montre toujours positif, détaille-t-il. Il est très excité de voir enfin des candidats se présenter après des dizaines de millions d’années. Enfin, il peut faire son show ! J’ai essayé plusieurs formules pour ce personnage, dont une où il était plus bougon, mais celle que tout le monde aimait était la version optimiste et pleine d’énergie, qui s’efforce d’être une sorte de mentor pour ces gamins. Alpha 5 est le chaînon manquant entre Zordon et les ados, et c’est à lui que revient la tâche d’aider Zordon à les comprendre. Il passe peut-être à côté de certaines choses, mais on peut compter sur lui en cas de besoin. Il ne manque pas de ressources. »

Bill Hader explique : « Sa première impression quand il découvre ces futurs Power Rangers, c’est qu’ils sont bien petits, et bien jeunes, et pas très doués. Mais il est positif avant tout, et d’un indécrottable optimisme en tant que mentor. Même s’ils ratent tout… »

La performance de Bryan Cranston a été pour lui une source d’inspiration et un tremplin. « Bryan a ancré Zordon dans le réalisme, et cela m’a aidé pour trouver le ton juste en réaction à son attitude. »

Bryan Cranston réplique que, réciproquement, la prestation de Bill Hader a encore amélioré la sienne : « J’ai eu la chance de travailler avec Bill précédemment dans « SNL » et c’était déjà quelqu’un de très drôle – et de super sympa. À travers sa voix, il donne l’impression que l’on peut avoir confiance et être ami avec Alpha 5, ce qui était essentiel pour le personnage. Et puis il est à mourir de rire. »

Enregistrer les dialogues d’Alpha 5 en regardant les images du film a été une découverte pour Bill Hader, qui explique : « La difficulté dans un tel rôle est que vous n’avez que votre voix pour vous exprimer. Vous ne pouvez pas compter sur vos expressions. Mais le voir évoluer m’a instinctivement donné le ton parce que c’est un petit gars très cool qui me plaisait beaucoup ! »

La nouvelle incarnation physique d’Alpha 5 s’inspire du personnage original rouge et bleu, actualisé en s’éloignant de l’aspect rigide des robots des années 50. Cette version 2017 est plus fluide, plus organique, en harmonie avec un être à intelligence artificielle.

Le chef décorateur Andrew Menzies déclare : « Dean voulait que l’on retrouve le côté bizarre et amusant de l’Alpha 5 originel. Mais il fallait aussi tirer le meilleur parti de toutes les techniques dont on dispose aujourd’hui, bien plus malléables. J’ai improvisé à partir d’une rainette pour les grands yeux expressifs. J’ai donné mes esquisses et mes notes indicatives à un grand illustrateur de chez Legacy Effects, et il a tout dessiné en un week-end. Parce qu’Alpha 5 est un maillage, il peut changer complètement de forme. Son cerveau roule autour de sa tête et il arrive même qu’il tombe quand il se penche trop, il doit alors courir après ! C’est un personnage très amusant. »

LE RÉVEIL DE RITA REPULSA

Lorsque les futurs Power Rangers réveillent Zordon, ils réactivent aussi son ennemie de toujours : Rita Repulsa, créature maléfique venue du fond des âges qui rêve de conquérir la Terre. Pour incarner ce personnage dans toute sa malfaisante magnificence, les cinéastes ont fait appel à Elizabeth Banks, bien connue pour avoir incarné Effie Trinket dans la saga HUNGER GAMES.

Dean Israelite déclare : « C’est une chance pour nous qu’Elizabeth ait accepté le rôle. Elle y est parfaite parce qu’elle est à la fois une excellente actrice dramatique et une fantastique actrice de comédie. Et Rita est à la fois mortellement sérieuse et très drôle. Naviguer entre ces deux extrêmes nécessitait un talent exceptionnel. » La comédienne comme le réalisateur voulaient pousser le personnage le plus loin possible. Ce dernier commente : « Nous avons longuement discuté pour savoir comment donner vie à la folie de Rita en accord avec la série. Elizabeth a su trouver sa propre manière de le faire, à la fois intrigante et originale. »

Elizabeth Banks confie : « J’ai tout de suite été séduite par le projet. J’adore les grands films divertissants, et j’adore les histoires d’amitié où les héros font front ensemble contre les méchants. Dès la lecture du scénario, ce film-ci paraissait très nouveau, très frais. Et le casting donne aussi ce sentiment avec des jeunes stars de profils et d’origines très différents. Ils représentent bien la dynamique de la jeunesse d’aujourd’hui. On retrouve à la fois la petite ville et les grands enjeux de la série, et le parfum d’un film très contemporain sur la difficulté de trouver sa place dans le monde d’aujourd’hui. »

De ses liens avec la série, Elizabeth Banks dit : « Nous devions avoir toute la collection des jouets à la maison ! On jouait tout le temps avec, on prenait un air pénétré pour reproduire les mouvements d’arts martiaux, les coups de pied et tout le reste. Mon frère a sauté de joie quand j’ai obtenu le rôle ! »

Pour incarner Rita, Elizabeth Banks s’est appuyée sur la mythologie existante, mais elle voulait créer un personnage féminin qui en impose et puisse entrer dans les annales des plus grands méchants de cinéma, des êtres glacés et redoutables. Elle explique : « C’est un personnage grandiose, spectaculaire, une femme qui ne fait pas de quartier et veut gagner à tout prix. C’était l’image que je gardais de la série et celle que je voulais projeter. Comparée aux grands rôles de méchants, elle est tout aussi mauvaise et malintentionnée, mais elle a plus d’humour que beaucoup. Elle ne pense qu’à elle et considère ces misérables humains comme des insectes. C’est très libérateur de jouer quelqu’un comme elle. »

Pour le producteur Marty Bowen, Elizabeth Banks a touché en plein dans le mille. « Il fallait que Rita soit effrayante tout en étant drôle, et en plus elle est sexy ! Difficile de trouver ces trois qualités chez une même actrice, et encore plus de lui demander de rester quatre heures et demie au maquillage, mais Elizabeth était parfaite. Quand elle est arrivée sur le plateau dans toute sa gloire, elle nous a laissés bouche bée. En la voyant, j’ai su que le film saurait trouver le ton juste entre cool et fun ! »

Dacre Montgomery confie : « J’étais heureux de travailler avec Elizabeth Banks, même si Rita Repulsa est la pire ennemie des Power Rangers ! Elle réussit à nous fiche la trouille tout en étant drôle, un vrai tour de force. Elle a apporté une énergie incroyable sur le plateau, en tant qu’actrice et en tant que personne. » Bryan Cranston ajoute : « Elizabeth est démoniaque, et elle s’est éclatée en jouant un personnage aussi grandiose ! »

La création du personnage a nécessité en effet un maquillage complexe à base de prothèses dont la conception et la réalisation a été supervisée par Toby Lindala (X-MEN 2, « Once Upon a Time ») de chez Lindala Schminken fx Inc. Il a travaillé en étroite collaboration avec la chef costumière Kelli Jones pour créer « ce look sinistre et contorsionné qui donne l’impression qu’elle s’est en partie métamorphosée ».

Kelli Jones se souvient : « Nous avons procédé par nombreuses étapes pour trouver le juste équilibre entre sexy et effrayant. Le plus difficile a été de donner l’impression que son costume émerge de sa peau. »

À partir d’une combinaison en Lycra, Toby Lindala a sculpté, moulé et apposé des pièces en silicone pour créer cette oeuvre d’art. Chaque jour, il fallait poser des prothèses pour modifier le visage, une coiffe qui semble faite de griffes, des dents en or, des mains en silicone et des griffes dorées venant recouvrir l’extrémité des doigts. 99 % du look de Rita Repulsa a été réalisé en effets physiques, seules les ultimes touches finales ont été faites en effets numériques.

Sean Faden, le superviseur des effets visuels, détaille : « Nous avons seulement ajouté des effets pour le sceptre de métamorphose, les éléments de costume dorés, et nous avons assombri ses dents jusqu’à la transformation finale. Les images de synthèse ont servi pour représenter son ultime transformation, les détails dorés qui transparaissent dans la peau et les piquants qui se forment sur elle. »

S’asseoir chaque jour dans le fauteuil des maquilleurs a été une épreuve d’endurance pour l’actrice, en particulier pour son look « oursin ». Elle confie : « Cette version du personnage nécessitait des prothèses sur tout le corps, j’étais couverte de la tête aux pieds de plastique et de silicone. Il fallait rester immobile pendant des heures, avec six personnes qui s’affairaient sur moi. C’était pénible, même respirer n’était pas facile, mais j’oubliais tout quand je voyais Rita Repulsa dans le miroir ! »

L’actrice a travaillé avec un linguiste pour développer le langage alien de Rita. « Nous avons inventé un langage qui possède sa propre logique, les mots veulent vraiment dire quelque chose, ainsi c’est plus réaliste. »

Même si son rôle exigeait qu’elle incarne le mal à l’état pur, Elizabeth Banks a été attirée par le fait que l’histoire porte sur l’état d’esprit nécessaire pour combattre le mal. « J’ai aimé, entre autres choses, l’idée que trouver sa place au sein d’un groupe, faire partie de quelque chose est un moyen de découvrir son propre pouvoir. Beaucoup de jeunes se sentent isolés, rejetés, mais ici, on voit justement des jeunes qui ont le sentiment d’être des parias réaliser qu’ils sont liés les uns aux autres. C’est un message formidable : personne n’est seul. Qui que vous soyez, quoi que vous viviez ou ayez vécu, vous vous sentirez proche d’un de ces Power Rangers. »

LES COULEURS DES HÉROS

Tout le monde associe la série originale aux combinaisons Lycra vivement colorées, mais il fallait bien évidemment repenser intégralement les costumes. La première étape a consisté à prendre en compte le fait que dans le récit, les costumes sont d’origine extraterrestre – aucune raison donc de limiter son imagination. Les tenues devaient bien entendu remplir leur fonction d’armure protectrice, mais plutôt que d’opter pour d’épaisses protections, l’équipe costumes est partie dans une tout autre direction.

C’est ainsi que sous la direction de la chef costumière Kelli Jones, l’équipe a mis au point des costumes épurés, près du corps, des armures impénétrables avec des zones transparentes, qui sont appliquées aux nouveaux Power Rangers par la grille de transformation quand ils réussissent finalement le test. Heureusement, les cinéastes avaient l’appui des experts mondialement réputés de Weta Workshop. Brian Casentini explique : « Nous voulions souligner l’origine extraterrestre des pouvoirs des Power Rangers, donc on voit les costumes s’illuminer dans l’action. Il fallait aussi qu’ils soient extrêmement souples pour permettre les incroyables figures d’arts martiaux qui font l’attrait des Power Rangers. Weta a fait un superbe travail et tout le monde chez Saban et Lionsgate a été époustouflé en voyant les costumes sur les acteurs. Les spectateurs le seront aussi à coup sûr ! »

Cependant, même pour Weta, le challenge était difficile. Luke Hawker, superviseur du projet au sein du studio, confie : « Pour être honnête, j’ai vraiment eu peur quand l’idée d’un costume transparent a été émise. Je n’avais aucune idée de la manière de nous y prendre. Ayant déjà travaillé avec des uréthanes transparents par le passé, je savais à quel point il serait difficile d’obtenir chaque fois des moulages parfaits… et nous avons travaillé avec plus de 2000 composants ! Réussir n’a été possible que grâce aux formidables techniciens que nous avons chez Weta. Nous aussi, nous avons regardé le danger en face, et nous l’avons vaincu ! »

La conception des costumes a commencé par des dessins en 2D réalisés par Legacy Effects, qui ont été modélisés en 3D. Luke Hawker précise : « Il n’existait aucun précédent pour ce que nous voulions, même parmi les super-héros existants. Les nôtres sont différents : au contraire d’un Spider-Man ou d’un Batman, qui sont des corps humains à l’intérieur d’un costume en tissu, les Power Rangers devaient donner l’impression d’une origine extraterrestre : les costumes viennent épouser les corps des Rangers pour agir comme un cristal protecteur. L’une des principales difficultés a été de trouver la bonne « peau » pour la base du costume, parce qu’il nous fallait un matériau ayant beaucoup de texture, tout en étant suffisamment résistant pour convenir à la ligne effilée et moulante. »

Le costume de chaque Ranger est parti une combinaison en Lycra couvrant tout le corps sur laquelle des pièces d’armure ont été collées, sanglées ou boulonnées. Luke Hawker commente : « Chaque costume est adapté au personnage et en est représentatif. Le Ranger Rouge est fluide et puissant, il apparaît comme le chef. Le Ranger Bleu est plus massif, avec des plaques d’épaules qui accentuent sa silhouette triangulaire. Il fait penser à un tank ou un avion-cargo. Le Ranger Noir est le plus anguleux mais avec un centre de gravité plus bas, la silhouette générale affûtée est très belle. Son armure est tranchante, acérée, anguleuse. Le Ranger Rose a des lignes plus féminines, mais elle est aussi très impressionnante. Le Ranger Jaune est plus félin, avec de la souplesse et une grande agilité. »

Weta a fabriqué trois costumes pour chaque Ranger : un pour les scènes de jeu et deux pour les cascades, qui pouvaient être équipés pour des mouvements spéciaux. Si les costumes sont réels, ils ont été cependant retravaillés en imagerie de synthèse.

Sean Faden, superviseur des effets visuels, explique : « Nous avons commencé par filmer les costumes avec des photos de référence et des scans digitaux. À partir de ces éléments, nous les avons reconstruits informatiquement pour avoir des costumes en images de synthèse correspondant parfaitement aux vrais. La grille de transformation a été ajoutée, elle forme un diamant sur la poitrine du costume physique équipé de sources lumineuses pour que l’interaction acteurs/lumière soit exacte. Il y avait aussi des lignes brillantes de couleur cousues sur les costumes que nous pouvions isoler pour ajouter des effets d’énergie en postproduction : l’énergie émane de la grille de transformation et irradie sur tout le costume. »

Les premières tentatives infructueuses des jeunes pour se transformer en Power Rangers ont également concerné l’équipe de Sean Faden. « Ils essaient de contrôleur leurs pouvoirs mais ce n’est pas gagné, il a donc fallu créer un costume « instable » qui n’apparaît que temporairement. »

Naomi Scott se souvient : « Quand je me suis découverte dans la glace dans ce costume, je me suis trouvée complètement transformée. J’avais du mal à croire que c’était moi ! Ces costumes sont vraiment géniaux et nous ont beaucoup aidés à entrer dans la peau des personnages et à acquérir la force des Rangers. » RJ Cyler ajoute : « Cela me donnait envie d’aller retourner une ou deux voitures ! Dommage que ce ne soit qu’un film…. »

Becky G note : « Il faut avouer que les costumes n’étaient pas très confortables avec toutes ces couches de matières, mais quel look ! Les formidables équipes de Weta n’arrêtaient pas de s’excuser tout le temps des essayages, mais le résultat en valait la peine. Ça en jette ! C’est nous les Power Rangers ! »

SE PRÉPARER À LA BATAILLE

Les cinq acteurs et actrices ont eu à relever un défi de taille : apprendre à se battre comme des adolescents soudain dotés de la force surhumaine d’être galactiques. Le producteur Mary Bowen déclare : « Il fallait retrouver les arts martiaux si présents dans la série, mais avec notre propre style. Le public d’aujourd’hui devait en prendre plein les yeux quand ils se battent ! »

La série originale « Power Rangers » reprenait les séquences d’arts martiaux des épisodes japonais, des mouvements appuyés et géniaux pour l’époque, mais Dean Israélite voulait que les combats et les cascades de son film soient spectaculaires, frappants, réalistes… et interprétés au maximum par les acteurs et actrices.

Il explique : « Je voulais avoir le moins possible recours à des doublures. À l’image, tout devait paraître réel. Il fallait qu’en voyant les scènes d’action, on se dise que si nous aussi on avait une de ces pièces, on en serait capable ! »

C’est le coordinateur des cascades Larry Lam qui a supervisé l’entraînement intensif qu’ont suivi Dacre Montgomery, Naomi Scott, RJ Cyler, Becky G et Ludi Lin. Il précise : « Chaque personnage a son propre style. Zack, le Ranger Noir, se base sur les techniques qu’il possède déjà. Trini, le Ranger Jaune, est plus décousue dans ses gestes, et aussi plus inventive. Kimberly, le Ranger Rose, est fluide et gracieuse, et Jason, le Ranger Rouge, se base sur l’athlétisme. Billy, le Ranger Bleu, apporte une note comique, et on sent la personnalité de RJ dans ses moindres gestes. »

Becky G raconte : « On s’est tous entraînés comme on ne l’aurait jamais cru possible. J’ai couru dans des escaliers, fait des sauts comme une folle, c’était physiquement super costaud. Mais j’ai adoré me préparer aux combats parce qu’apprendre des coups de pied et de poing pour la caméra, c’est très différent de la réalité. Je viens de la rue, et là-bas, si vous voulez cogner quelqu’un, vous le faites, peu importe l’art et la manière ! Alors qu’ici, les combats sont presque une danse chorégraphiée. C’est précis, ultra réglé, et c’est extraordinaire à voir. »

Dacre Montgomery se souvient : « C’était une expérience géniale. Je n’étais pas du tout sportif à l’école, rien à voir avec Jason Scott ! Je me suis entraîné au minimum 3 heures par jour tous les jours pendant des mois : MMA et kickboxing le matin, course et sprint, puis yoga, et en fin de journée, lever de poids… J’adore le sentiment qu’on éprouve quand on croit avoir atteint sa limite et qu’on parvient encore à se dépasser. »

Ludi Lin était le plus expérimenté des acteurs sur le plan physique : il enseigne le muay thai et a combattu en professionnel. Mais même lui a beaucoup appris : « J’aime beaucoup le jiu jitsu, nous en avons donc incorporé dans le style de Zack. Jamais je ne pourrai assez remercier les cascadeurs. Ils m’ont énormément appris, tous les jours. Ils avaient sans cesse de nouvelles idées pour améliorer nos combats. »

Parallèlement aux arts martiaux, les acteurs ont aussi suivi un entraînement à la plongée pour la scène où ils passent à travers le plafond du bassin de la mine pour émerger dans le vaisseau spatial de Zordon. Ils ont appris des techniques spéciales de respiration et ont accompli eux-mêmes toutes leurs cascades aquatiques dans un bassin spécialement construit.

L’une des cascades les plus risquées a demandé énormément de travail et des mesures de sécurité drastiques : le saut des Rangers pour franchir un abîme béant. Larry Lam explique : « Nous avons utilisé des grues, beaucoup de câblages et des systèmes pneumatiques pour les faire voler dans les airs. Notre matériel était si puissant qu’on pouvait soulever des voitures avec, mais nous l’avons utilisé pour propulser les cascadeurs à 40 mètres ! Nous l’avons d’abord testé avec des sacs de sable, et ce n’est qu’une fois sûrs de nous que nous avons fait les essais avec les cascadeurs. »

Ludi Lin raconte : « On a l’impression de voler. Ça donnait envie de rater les prises rien que pour recommencer ! Ça faisait un peu peur, mais on en redemandait ! »

LES SBIRES DE RITA

Rita Repulsa fait preuve d’une belle créativité dans le mal. Ainsi, elle génère une armée de sbires et d’hommes de main destinés à se débarrasser de tous ceux qui se mettraient en travers de ses rêves de conquête de la Terre. Pour créer l’armée de Rita, et le monstre d’or massif nommé Goldar, les équipes du film se sont déchaînées…

Dans la série originale, les sbires de Rita étaient faits d’argile. Sean Faden, superviseur des effets visuels, développe : « Nous sommes partis de cette idée et avons laissé libre cours à notre inventivité. Nous nous sommes dit que Rita était capable de manipuler l’énergie qui l’entoure pour insuffler la vie à ses créatures, mais ils restent quand même des automates sans esprit obligés de suivre ses ordres. Qu’ils soient générés à partir d’asphalte, de boue, de béton ou d’or, ils ont à la fois les propriétés de la matière dont ils sont faits et de certains objets qui les entourent. Par exemple, ils peuvent attirer sur eux une poubelle, un feu tricolore ou une boîte aux lettres. On voit donc des créatures de plus de deux mètres de haut dont dépassent des objets bien reconnaissables…

« Ses monstres ont aussi la particularité d’avoir plusieurs têtes qui sortent de leur dos, poursuit le superviseur des effets visuels. Mon préféré est celui avec le signal « ne pas traverser »… » Pour Goldar, le concept a été « voir toujours plus grand ! ». Le chef décorateur Andrew Menzies a conçu « un design complètement nouveau pour Goldar ».

Il précise : « Comme le monstre est vraiment le pantin de Rita, Dean et moi avons décidé qu’il n’avait pas de visage. En faisant des recherches, je suis tombé sur une sculpture qui ressemblait à une fontaine à chocolat. Cela m’a donné l’idée que Goldar serait continuellement en train de couler, comme de l’or en fusion. Dean et moi étions séduits par le concept d’une créature dont les expressions se « fondent » littéralement les unes dans les autres : c’est terrifiant. »

Sean Faden reprend : « La création de Goldar en images de synthèse a été particulièrement complexe puisqu’il fallait avoir une matière fluide en perpétuel mouvement tout en conservant la forme générale du personnage et en donnant l’impression de poids. En délimitant des zones plus solides sur lesquelles coulait le métal fondu, nous avons pu conserver la silhouette globale tout en donnant l’échelle et la masse. Son visage est un puits noir au milieu de l’or, ce qui renforce l’idée d’une force de destruction sans âme qu’il semble impossible de stopper. »

PILOTER LES ZORDS

Les Zords étant eux aussi un élément fort des Power Rangers, tout le monde attendait impatiemment de voir à quoi allait ressembler leur nouvelle version. Les fans adorent ces énormes machines aux allures d’animaux qui font office de véhicules d’assaut, l’équipe du film a donc choisi de construire ses Zords de A à Z en conservant l’esprit premier inspiré des animaux préhistoriques. Les Zords ont été customisés pour correspondre à leur pilote : Zack est aux commandes d’un Mastodonte noir à six pattes, Billy conduit un imposant Tricératops bleu, Jason un immense T-Rex rouge, Kimberly un Ptérodactyle volant rose, et Trini un féroce Tigre à dents de sabre jaune.

Dean Israelite voulait trancher en termes de design, mais aussi en termes d’ « interprétation » des machines. « Nous voulions qu’elles donnent l’impression d’être des créatures biologiques et biomécaniques, et qu’elles aient une esthétique différente de tout ce qu’on a pu voir parce qu’elles sont issues d’une technologie extraterrestre. L’échelle aussi était importante. » Sean Faden, le superviseur des effets visuels, précise : « Dean voyait les Zords comme une chance de combler les rêves les plus fous des enfants. Il voulait que chaque gamin qui sera devant l’écran ait l’impression de se balader à travers sa ville aux commandes de ces énormes machines. »

Pour les acteurs, la conduite de ces Zords a été un grand moment, et comme ces séquences ont été réalisées à la fin du tournage, elles faisaient figure de récompense. Dacre Montgomery confie : « On y a pensé durant tout le tournage ! Plus le moment approchait, plus on était impatients, et finalement, on était exactement comme nos personnages : on a enfin gagné nos Zords ! Les conduire était vraiment top ! »

Le chef décorateur Andrew Menzies déclare : « Dean a travaillé comme un fou pour que ces Zords soient déments. Il a d’abord regardé des vidéos de courses dans Los Angeles avec des vieilles Mustang sur Youtube. Et puis on a pensé à la lévitation magnétique pour les rendre encore plus excitants. Ils sont faits d’assemblages en plusieurs couches, et leurs exosquelettes peuvent moduler leur forme. Pour les filmer en gros plan, Dean a employé plusieurs types de caméras, de supports et des plans en hélico. »

Andrew Menzies déclare : « Je suis très fier du design des Zords. J’ai les yeux qui s’éclairent comme un gamin quand je les vois, et je sais que les enfants les adoreront : ils peuvent faire des trucs super cools ! »

Les cinq Zords sont bien évidemment capables de s’agencer tous ensemble pour former un des éléments légendaires de la série : le Megazord. Dean Israelite et Andrew Menzies ont abordé la conception en déconstruisant les Zords, puis en réagençant leurs constituants pour ne plus former qu’une seule unité – ce processus devant être très organique, comme si l’on créait un être vivant et non une machine. Sean Faden souligne : « Nous souhaitions garder notre distance avec les Transformers en optant pour une sorte de créature vivante, organique, naturelle. Dans l’esprit des costumes des Power Rangers, le Megazord a une couche intérieure sous un exosquelette, et l’on peut identifier dans ses constituants des parties du TRex, du Ptérodactyle, du Mastodonte, du Tricératops et du Tigre à dents de sable, tous fusionnés en un « surrobot ». C’était très excitant de voir tous les éléments se combiner en un seul ! Et les interstices sont eux aussi constitués à partir des couches intérieures des Zords – nous avons imaginé que ces matériaux pouvaient s’étendre pour combler les vides, et définir l’apparence finale du Megazord. »

L’UNIVERS EN MOUVEMENT

Pour concevoir et superviser tous les détails essentiels qui constituent l’univers global de POWER RANGERS, Dean Israelite a réuni une équipe de pointures qui comprend notamment le directeur de la photo Matthew Lloyd, le chef décorateur Andrew Menzies et la chef costumière Kelli Jones, qui ont tous travaillé dans l’optique de transformer les éléments signatures de la série pour les rendre actuels. L’imagination débordante du chef décorateur a été un facteur clé. Dean Israelite explique : « Andrew s’est assuré que toutes les pièces majeures, du vaisseau spatial de Zordon aux costumes en passant par les Zords, semblent provenir du même monde. La conception de chaque constituant repose sur la notion de « morphing » – après tout, le titre original de la série est « Mighty Morphin Power Rangers », la notion de transformation, de métamorphose est donc absolument essentielle. Il fallait un design globalement plus fluide que l’aspect anguleux que l’on retrouve souvent dans la S.F. au cinéma. C’est le principe qui a guidé toute l’esthétique du film, et Andrew a repoussé les limites – il a par exemple utilisé pour le vaisseau spatial une nouvelle peinture texturée qui n’avait encore jamais été employée. »

La partie la plus simple en matière de création de décors a été la petite ville ouvrière d’Angel Grove. Mais après avoir créé cette ville réaliste, Andrew Menzies a entrepris de construire les grottes magiques qui deviennent le portail conduisant au vaisseau de Zordon. Tout cela a été construit aux studios CMPP à Vancouver. Pour le vaisseau spatial de Zordon, Andrew Menzies n’était pas à court d’idées. « Le design répond aux nécessités de l’action qui s’y déroule, précise le chef décorateur. Il fallait de l’espace pour que les Rangers aient la place de courir et de se cacher d’Alpha, par exemple. Le design général est organique, accueillant. Il fallait que les jeunes qui y pénètrent se sentent bien. On a aussi placé un siège façon roi Arthur quand l’épée du Ranger Rouge est enfoncée jusqu’à la garde et qu’il ne peut pas la prendre avant d’être prêt. »

Concevoir les légendaires pièces a été particulièrement gratifiant pour Andrew Menzies et son équipe. « C’était finalement l’un des points les plus difficiles du projet, admet-il, parce que Dean ne voulait pas entendre parler de déjà-vu. C’est le premier élément du monde des Power Rangers que l’on découvre et elles étaient essentielles pour les fans, la première impression était donc particulièrement importante. D’où notre désir de proposer quelque chose de complètement original. Il fallait cependant que cette découverte reste une vraie surprise et soit plausible. Nous avons abouti à un objet qui est en partie une gemme, en partie un panneau de contrôle technique, et en partie de l’or – ce qui renvoie aux pièces de la série. On sent immédiatement que ces objets ne sont pas terrestres, que c’est une technologie complètement différente. »

Créer un monde crédible qui vire au fantastique a aussi été la mission de la chef costumière Kelli Jones, qui en plus de son travail sur la très belle et très redoutable Rita Repulsa, a créé les tenues des cinq personnages principaux au quotidien – des tenues rehaussées de touches de la couleur de leurs futurs costumes de Power Rangers.

Kelli Jones explique : « J’ai commencé par établir le style vestimentaire de chaque personnage au lycée. Jason est le fils d’un pêcheur qui travaille sur les docks, il porte un pantalon cargo et des t-shirts. Kimberly sait qu’elle est jolie mais elle est en rébellion, elle s’habille de noir, de gris, de cuir. Billy a un côté excentrique, il a des cardigans, des pulls avec des motifs d’animaux, des survêtements rétro, des t-shirts graphiques. Zack, le gros dur, manque d’argent, il porte des vêtements d’occasion ou de surplus, délavés et usés. Trini a le petit côté punk d’une fille à part, bousculé par Becky G. »

Andrew Menzies est très fier du côté avant-gardiste de l’esthétique du film. « Pour chaque élément que nous avons remis au goût du jour, nous avons veillé à rendre hommage au passé et à l’avenir des Power Rangers. Bien sûr, il est difficile de plaire à tout le monde quand on s’attaque à quelque chose de si profondément ancré dans le coeur des gens, mais nous avons vraiment essayé de trouver notre propre style, sans empiéter sur le territoire d’autres univers visuels, en restant fidèles à notre vision d’un univers Power Rangers en pleine évolution. »

Dean Israelite partage le même sentiment. De l’interprétation des cinq jeunes stars aux qualités comiques de Bryan Cranston, Bill Hader et Elizabeth Banks, en passant par l’esthétique imaginative, les cascades et les effets visuels conçus pour éblouir et divertir les spectateurs, le fil rouge a été de permettre au public de nouer un lien intime avec les Power Rangers et leur esprit : être plus forts ensemble. Le réalisateur conclut : « Nous sommes restés fidèles à la mythologie rattachée aux Power Rangers, parfois de façon scrupuleuse, parfois en la revisitant avec une approche qui a du sens quand vous connaissez toute l’histoire. Nous avons en réserve quelques bonnes surprises pour les mordus de la première heure. Mais surtout, nous avons voulu faire un film avec des personnages jeunes, attachants, qui nous parlent à tous et nous entraînent dans une aventure extraordinaire, une épopée spectaculaire, bouleversante et pleine d’espoir qui donnera la pêche à tous ceux qui sortiront des salles ! »

LES PERSONNAGES

Jason, le Ranger Rouge (DACRE MONTGOMERY) était une légende du football dans la petite ville d’Angel Grove jusqu’à ce qu’il commette une erreur fatidique. Lorsqu’on le rencontre, Jason est en quête de rédemption et ne sait pas très bien qui il est. Rapidement, il a l’opportunité de prendre la tête d’une équipe de super-héros et tente de trouver en lui la force de relever ce défi.

Kimberly, le Ranger Rose (NAOMI SCOTT) était jadis la reine du lycée d’Angel Grove. Désormais exclue de la bande des élèves les plus populaires, elle est en quête d’identité. Sa nouvelle attitude rebelle cache en réalité un secret qui provoque chez elle un profond sentiment de vulnérabilité.

Billy, le Ranger Bleu (RJ CYLER) a toujours eu des difficultés à communiquer et interagir avec les autres. Brillant et profondément gentil, il est le plus innocent du groupe. Billy n’a jamais vraiment eu d’amis, alors trouver des gens de son âge avec qui il se sente à l’aise est très important pour lui. Très vite, il crée des liens avec ses camarades comme il n’en avait encore jamais connu.

Trini, le Ranger Jaune (BECKY G) est mystérieuse mais extrêmement brillante. Ses parents ayant constamment dû déménager pour des raisons professionnelles, elle a toujours eu le statut de « petite nouvelle » dans tous les établissements scolaires qu’elle a fréquentés. Solitaire assumée, Trini est indépendante et rêveuse, mais très observatrice. Tout ce qu’elle désire, c’est se trouver des amis… mais elle ne l’admettra jamais, et surtout pas à elle-même.

Zack, le Ranger Noir (LUDI LIN) est du genre fanfaron, mais sous ses airs de gros dur sur qui tout glisse se cache en réalité un jeune homme complexe. Zack aime beaucoup parler de lui, sauf pour dire la vérité car celle-ci lui donne un profond sentiment d’infériorité par rapport à ses amis.

   
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