jeudi 29 septembre 2016

DON'T BREATHE - LA MAISON DES TÉNÈBRES


Épouvante-horreur/Thriller/Un efficace film d'angoisse

Réalisé par Fede Alvarez
Avec Stephen Lang, Jane Levy, Dylan Minnette, Daniel Zovatto, Emma Bercovici, Franciska Töröcsik, Christian Zagia, Katia Bokor...

Long-métrage Américain
Titre original : Don't Breathe 
Durée: 01h28mn
Année de production: 2016
Distributeur: Sony Pictures Releasing France 

Interdit aux moins de 16 ans

Date de sortie sur les écrans américains : 26 août 2016
Date de sortie sur nos écrans : 5 octobre 2016


Résumé : Pour échapper à la violence de sa mère et sauver sa jeune sœur d’une existence sans avenir, Rocky est prête à tout. Avec ses amis Alex et Money, elle a déjà commis quelques cambriolages, mais rien qui leur rapporte assez pour enfin quitter Détroit. Lorsque le trio entend parler d’un aveugle qui vit en solitaire et garde chez lui une petite fortune, ils préparent ce qu’ils pensent être leur ultime coup. Mais leur victime va se révéler bien plus effrayante, et surtout bien plus dangereuse que ce à quoi ils s’attendaient…

Bande annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : le lundi 26 septembre 2016, j'ai été conviée par @SonyPicturesFr à une soirée "double projection" des films LES 7 MERCENAIRES (voir mon avis ici) et DON'T BREATHE. Nous avons été invités à nous rendre au cinéma Studio 28 dans le 18ème arrondissement de Paris. La décoration du cinéma avait été un peu adaptée pour faire honneur aux deux films.


C'est en deuxième partie de soirée, alors que la nuit était bien installée, que nous avons découvert DON'T BREATHE dans la jolie salle du Studio 28.


Avant de nous installer, on nous a offert des bracelets un peu particuliers destinés à mesurer le trouillomètre de la salle pendant la projection. L'idée était marrante et bien pensée. 
Notre mission était tout simplement de porter le bracelet, il y avait un petit écran en bas à gauche de l'écran de cinéma sur lequel apparaissait la moyenne des rythmes cardiaques des personnes portant un capteur. 
Les bracelets sont de la marque Mio et le modèle distribué avant la projection était le Mio FUSE (Cardiofréquencemètre, Sommeil + Capteur d’Activité).




J'ai trouvé l'ergonomie agréable, car pour changer les données de l'affichage (passer du rythme cardiaque à l'heure par exemple), il suffit de glisser le doigt sur le côté de l'affichage. C'est simple et il a très bien fonctionné. On pouvait voir en temps réel, pendant le film, que l'angoisse agissait sur les spectateurs, car la moyenne des rythmes cardiaques augmentait ou diminuait selon les instants.

DON'T BREATHE s'est donc révélé efficace pour nous coller la trouille. Il se base sur une recette ultra simple, mais le réalisateur, Fede Alvarez, avec sa mise en scène efficace, utilise toutes les ficelles pour nous fait sursauter et re-sursauter (et re-re-sursauter...). Il nous surprend avec son scénario basique, mais bien travaillé. Le résultat est très sympa. 

J'ai aimé le fait film ne soit pas du tout prétentieux, il ne promet pas du grand spectacle, mais soigne l'aspect huis clos de son histoire. Ce n'est pas un film gore, cependant il contient une idée très glauque et il y a quand même pas mal de violence sanglante, ce qui explique son interdiction au moins de 16 ans. Par contre, il verse plus dans le thriller psychologique que dans le film d'horreur absolu. Il y a des surprises, on angoisse beaucoup, le principe fonctionne parfaitement bien. 

Les jeunes sont attachants, enfin, principalement Jane Levy, qui interprète Rocky, une jeune fille pressée de se sortir avec sa sœur de son environnement familial, à tout prix, et Dylan Minnette, qui interprète Alex, un jeune homme malin et dont les sentiments pour Rocky lui font prendre de mauvaises décisions.




Daniel Zovatto est très convaincant dans le rôle de Money, mais c'est un adolescent loin d'être sympathique.


Stephen Lang sait, quant à lui, toujours parfaitement jouer les types inquiétants, qui ne plaisantent pas lorsqu'on vient les déranger sur leur territoire. Son rôle d'ancien militaire aveugle ne fait pas exception à la règle.


DON'T BREATHE joue sur tous les tableaux de l'angoisse et le fait bien. Je vous le conseille, si vous aimez avoir peur et stresser au cinéma, vous passerez un très bon moment.


NOTES DE PRODUCTION 
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Trois amis s’introduisent chez un aveugle vivant en reclus, certains de réaliser un coup facile. Mais ce qui devait être un cambriolage sans risque tourne au terrifiant combat à mort… et ce sont eux les proies.

DON’T BREATHE – LA MAISON DES TÉNÈBRES est le deuxième film écrit et réalisé par Fede Alvarez avec Sam Raimi, le maître de l’horreur, comme producteur. Il nous offre ici un thriller horrifique complexe, ciselé, brutal et terriblement efficace dans lequel trois jeunes cambrioleurs se retrouvent face à un adversaire extrêmement dangereux.
Perturbant et captivant, DON’T BREATHE – LA MAISON DES TÉNÈBRES est un thriller magistral et visuellement époustouflant dont le rythme effréné nous tient en haleine de la première à la dernière minute.

SE LANCER DANS L’AVENTURE LES YEUX FERMÉS

En 2013, le scénariste et réalisateur Fede Alvarez s’est imposé d’emblée dans l’univers du cinéma d’horreur dès son premier film, EVIL DEAD, le glaçant remake du classique de Sam Raimi. Dans son nouveau film, DON’T BREATHE – LA MAISON DES TÉNÈBRES, il explore un thème différent mais tout aussi terrifiant à travers une histoire troublante et riche de suspense. Pour raconter ce cambriolage qui tourne au cauchemar, à mi-chemin entre horreur et thriller, le cinéaste s’est une fois de plus associé aux producteurs Sam Raimi et Rob Tapert de Ghost House Pictures. Il déclare : « DON’T BREATHE – LA MAISON DES TÉNÈBRES emprunte des éléments à ces deux genres, si bien qu’il est quelque part entre le film d’horreur et le film à suspense, mais ce qui est sûr, c’est qu’il compte quelques scènes plutôt terrifiantes ! »
Le film suit trois amis qui ont déjà commis une série de vols parfaitement planifiés et décident de réaliser un ultime cambriolage lorsqu’ils entendent parler d’un aveugle qui vit seul dans un quartier déserté de Détroit. Fede Alvarez précise : « Il leur manque cependant des informations essentielles. Cet homme est en effet exceptionnellement ingénieux et implacable, au point de paraître surhumain. Il n’a aucune intention de les laisser mettre la main sur son argent sans se battre jusqu’à son dernier souffle. »
Réaliser EVIL DEAD, son premier long métrage, avec l’aide de Sam Raimi et Rob Tapert fut une expérience tellement inoubliable pour Fede Alvarez que les trois hommes ont décidé de rempiler. Le réalisateur explique : « Sam a été un extraordinaire mentor. Ce n’est pas uniquement un formidable réalisateur et producteur, c’est aussi un grand amateur de films d’horreur qui connaît parfaitement son public. »
Pour Sam Raimi, à qui l’on doit entre autres la trilogie à succès SPIDER-MAN, UN PLAN SIMPLE, JUSQU’EN ENFER et la trilogie originale EVIL DEAD, Fede Alvarez est non seulement un visionnaire mais également un collaborateur hors pair. Il explique : « Fede possède le don rare qui consiste à avoir de brillantes idées et à savoir les mettre en scène. Lorsqu’il nous a parlé de ce projet, nous avons sauté sur l’occasion de retravailler avec lui. Dès le départ, il savait qu’il voulait réaliser un thriller audacieux basé sur les personnages et destiné à un public moderne. Le fait d’introduire un personnage non-voyant lui a permis de faire monter la tension tant sur le plan visuel que sonore. »
Fede Alvarez et le coscénariste Rodo Sayagues ont choisi d’écrire un film au suspense palpitant sans tomber dans le sanglant. Le réalisateur explique : « J’adore le cinéma d’horreur, mais ce film est plus complexe que cela. Le caractère effrayant de DON’T BREATHE – LA MAISON DES TÉNÈBRES repose entièrement sur le réalisme de la situation dans laquelle se retrouvent les personnages, ce qui pour moi est beaucoup plus terrifiant. »
Rob Tapert ajoute : « DON’T BREATHE – LA MAISON DES TÉNÈBRES revisite le genre du thriller grâce à un scénario dans lequel les sens des personnages sont bien plus sollicités que dans des conditions ordinaires. Il échappe également aux clichés en posant un dilemme moral aux spectateurs : qui a raison et qui a tort ? On ne sait pas exactement comment va se terminer l’histoire, ce qui ne fait qu’augmenter la tension. »
Les trois jeunes protagonistes du film ont immédiatement séduit le producteur exécutif Mathew Hart, qui déclare : « Ils sont tous dans une impasse et cherchent désespérément à infléchir le cours de leur vie, c’est ce qui les conduit à cette maison dont ils pensent qu’elle abrite suffisamment d’argent pour leur permettre de prendre un nouveau départ. Il s’agit d’une certaine manière d’une moralité sur le thème de la prise de décision, le tout sur fond de thriller. »
Aucun des personnages n’est parfait et ce n’est pas un hasard. Fede Alvarez explique : « Quand je suis spectateur, je n’aime pas qu’un réalisateur m’oblige à prendre parti. La plupart des films racontent des histoires manipulatrices. Je déteste qu’on me mâche le travail en m’expliquant qui est gentil et qui est méchant. Qu’on me laisse choisir ! DON’T BREATHE – LA MAISON DES TÉNÈBRES dresse le portrait de plusieurs personnages et vous laisse vous faire votre propre idée à leur sujet. Ce ne sont pas des saints, ils ont tous des motivations douteuses, mais vous pouvez choisir celui auquel vous vous identifiez le plus. »
Faire appel à un coscénariste dont les compétences complètent celles de Fede Alvarez était essentiel sur le plan créatif. Le réalisateur commente : « J’estime être d’accord la moitié du temps avec Rodo Sayagues. Cela signifie que le reste du temps nous ne sommes pas d’accord, ce qui fonctionne à merveille pour nous. Rodo va là où je ne me serais jamais aventuré et vice-versa, ce qui confère une saveur unique à notre travail. Je suis l’ordre et il est le chaos. Les scènes les plus gores et les plus excessives sont toujours l’œuvre de Rodo. »
Aux dires de ses collaborateurs, Fede Alvarez prend toutes les idées qui lui sont soumises en considération. Mathew Hart déclare : « Parce qu’il est aussi scénariste du film, il connaît parfaitement l’histoire. Il donne l’impression d’arriver à obtenir ce qu’il veut des acteurs avec une facilité déconcertante et sans jamais exprimer le moindre doute. Mais il reste néanmoins ouvert aux suggestions et intègre souvent les idées d’autrui à son travail sans jamais s’en attribuer le mérite. Il instaure un environnement de travail très agréable. »
                        
PROIES ET CHASSEUR

DON’T BREATHE – LA MAISON DES TÉNÈBRES réunit pour la deuxième fois Fede Alvarez et l’actrice Jane Levy, dont l’inoubliable performance dans le rôle de Mia, l’héroïne possédée par un démon de EVIL DEAD, a inspiré les tatoueurs du monde entier. Le réalisateur déclare : « Il s’agit ici d’un personnage complètement différent, mais Rocky partage cependant quelques points communs avec Mia. Ce sont toutes les deux des battantes. Rocky a ses raisons de vouloir voler cet argent et rien ne l’en empêchera. Mais face à elle, l’Aveugle fait preuve de la même détermination. »
Bien décidée à échapper à sa mère abusive et à sauver sa sœur cadette de l’existence misérable qui semble inévitablement les attendre, Rocky est en effet prête à tout.
Jane Levy a toujours été le premier choix du réalisateur, mais initialement, l’actrice n’était pas disponible pour la période du tournage. Fede Alvarez raconte : « Nous avons longuement cherché quelqu’un pour la remplacer, mais personne n’était à la hauteur de nos attentes. Par chance, Jane a pu se libérer et tout est rentré dans l’ordre. »
Après EVIL DEAD, l’actrice confie qu’elle ne voulait plus faire de thrillers d’horreur. Elle commente : « Je suis cependant revenue sur ma décision pour Fede, car c’était le réalisateur idéal pour raconter cette histoire et en faire bien plus qu’un film de genre. DON’T BREATHE – LA MAISON DES TÉNÈBRES possède une dimension épique, voire mythologique, que seul Fede était capable de lui conférer. À bien des égards, ce film me fait penser à un roman graphique. La palette de couleurs utilisée, avec ses nuances de gris et ses touches de couleurs, est magnifique. »
Pour échapper à sa mère, Rocky s’est mise à commettre de petits cambriolages avec ses amis, Alex et Money. Jane Levy raconte : « Ils le font en partie pour l’adrénaline, mais surtout parce qu’ils n’ont pas d’argent. Au début, ils se contentent de menus larcins, puis ils entendent parler de la fortune que cache un aveugle chez lui. Ils savent que s’ils arrivent à mettre la main sur cet argent, ils pourront quitter Détroit. »
  Selon l’actrice, Fede Alvarez a créé quatre personnages originaux loin des figures classiques des gentils et des méchants, prenant à revers les attentes du public. Elle explique : « On a envie que Rocky s’en sorte malgré ses choix condamnables. Ça n’a pas été facile de la rendre sympathique, mais Fede a créé des personnages archétypaux qui sont le miroir complexe de l’humanité. Alex est le cerveau du trio, Money en est le moteur et Rocky le cœur, c’est la raison pour laquelle on s’identifie à elle. »
Si pour ce film Jane Levy n’a pas été confrontée aux défis physiques extrêmes – comme se faire enterrer vivante – de EVIL DEAD, le tournage ne fut cependant pas de tout repos. Fede Alvarez commente : « Jane a été super, elle était toujours partante pour tout, elle en redemandait même ! »  
L’actrice admet prendre plaisir à jouer des rôles physiques. « Pour moi, le mouvement est un outil au service de l’histoire. Ce que j’exprime à travers un regard, une expression ou un geste en dit beaucoup plus que des mots. »
Il y a cependant quelque chose dont elle se serait bien passée : sa confrontation avec le menaçant chien d’attaque de l’Aveugle, un énorme rottweiler. Dressé pour attaquer le sac rempli d’argent que porte Rocky, le chien s’est révélé plus intimidant que l’actrice ne l’imaginait. Elle raconte : « Il avait vraiment l’air enragé ! Son propriétaire, un immense Hongrois, avait beau le retenir, je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il allait me sauter à la gorge… »

Alex, l’ami de Rocky interprété par Dylan Minnette, planifie les cambriolages du groupe en subtilisant les clés et les codes des alarmes de leurs victimes à son père, agent de sécurité. C’est aussi lui qui élabore et impose des règles strictes à ses complices lors des cambriolages : ils ne doivent pas toucher à l’argent liquide ou aux objets trop coûteux pour éviter d’être inculpés de vol de grande envergure. Leurs cibles, ce sont les téléphones portables, bijoux et autres objets assurés dont leurs victimes pourront être remboursées. Mais les 300 000 dollars en liquide que cacherait l’Aveugle sont trop tentants… même pour Alex.
Fede Alvarez déclare : « C’est un personnage tiraillé et très complexe. Il essaie de rassembler suffisamment d’argent pour payer ses études de droit. D’une certaine manière, la promesse d’un futur honnête justifie le caractère répréhensible de ses actions présentes. Il est aussi prêt à tout pour se rapprocher de Rocky, qui semble ne pas avoir conscience de ses sentiments à son égard. »
Dylan Minnette a été le premier à rejoindre la distribution du film. Acteur depuis l’enfance, il est aujourd’hui âgé de 18 ans, comme son personnage. Lorsqu’il s’est présenté pour son audition, Fede Alvarez a immédiatement su qu’il avait trouvé Alex. Il raconte : « C’était la première fois de ma vie que ça m’arrivait. La manière d’être de Dylan, sa façon de parler et son comportement correspondaient exactement à la représentation que je me faisais du personnage. »
Grand fan de EVIL DEAD et « Ataque de pánico! » (« Panic Attack! »), le court métrage qui a révélé Fede Alvarez, l’acteur a sauté sur l’occasion de travailler avec le réalisateur. Il déclare : « Connaissant ce qu’il avait fait avant, je savais que ce film serait brillant. Il s’agit d’un thriller noir et intense, mais également élégant et stylisé. L’intrigue est parfois très sombre et troublante, mais Fede a volontairement choisi de ne pas aller vers le gore. DON’T BREATHE – LA MAISON DES TÉNÈBRES est beaucoup plus qu’un film de genre car Fede fait en sorte qu’on s’attache aux personnages. »

L’acteur Daniel Zovatto incarne Money, le petit ami impulsif et débrouillard de Rocky qui sert d’intermédiaire entre l’univers de la rue et ses deux complices. De son personnage, Daniel Zovatto dit : « Pour résumer, c’est l’alpha du groupe, celui qui montre les muscles, mais il est loin d’être unidimensionnel. Bien plus qu’un simple gangster ou un petit délinquant, c’est un personnage riche. »
C’est le receleur de Money, Raul, interprété par Christian Zagia, qui lui parle de ce militaire à la retraite qui cacherait chez lui plusieurs centaines de milliers de dollars en liquide. Money persuade ses amis qu’il s’agit du coup qui leur permettra de quitter Détroit pour le soleil de la Californie. Daniel Zovatto explique : « Il n’y a pas beaucoup d’argent dans le quartier d’où il vient et ce cambriolage semble sûr. Mais il aime aussi l’adrénaline que lui procurent ces vols. »
Fede Alvarez a choisi l’acteur après l’avoir vu dans le film d’horreur indépendant à succès IT FOLLOWS. Il explique : « Daniel est capable de s’approprier un rôle de manière très personnelle. L’interprétation qu’il a livrée lors de son audition était très différente de ce que les autres acteurs nous proposaient. »
À l’opposé du très organisé Alex, Money vit l’instant présent sans se soucier du futur. Le réalisateur poursuit : « Il est l’incarnation de l’énergie et de l’anarchie. Il sait ce qu’il veut et comment l’obtenir. Il est très sûr de lui, contrairement à Alex qui ne sait pas encore très bien ce qu’il veut faire. » 
Daniel Zovatto confie avoir pris beaucoup de plaisir à tourner DON’T BREATHE – LA MAISON DES TÉNÈBRES. Il explique : « Comme Fede a écrit et réalisé le film, il connaît l’histoire et les personnages sur le bout des doigts, ce qui est un immense avantage. Mais ça ne l’empêche pas de nous laisser découvrir nos personnages par nous-mêmes. C’est quelqu’un de vraiment passionné, et c’est une qualité que j’apprécie beaucoup. »

L’adversaire du trio, dont on ne connaît que le surnom, l’Aveugle, est un ex-militaire qui a perdu la vue suite à une blessure pendant la première guerre du Golfe. Sa femme est décédée peu de temps après son retour au pays et son fils unique a été renversé par un conducteur imprudent. Depuis, il vit en reclus. Il est en outre le dernier résident de sa rue.
Fede Alvarez déclare : « Tout est parti de l’Aveugle, un personnage assez inhabituel au cinéma où les personnes handicapées sont souvent présentées de manière positive. Or, dans DON’T BREATHE – LA MAISON DES TÉNÈBRES, nous avons choisi de prendre le contrepied de cette image. L’Aveugle est très ingénieux, c’est un vrai dur à cuire et le dernier habitant d’un quartier déserté. »
Après s’être introduits dans la maison ultra-sécurisée de leur victime, Rocky, Alex et Money tentent de se déplacer aussi silencieusement que possible. Mais très vite, l’homme, surpris dans son sommeil, se révèle prêt à en découdre. Le trio se retrouve alors pris au piège d’un jeu du chat et de la souris cauchemardesque auquel il semble impossible d’échapper. 
Le producteur exécutif Mathew Hart raconte : « Le personnage compense sa cécité par ses autres sens. Ses capacités dépassent de loin celles d’une personne normale, ce qui confère à la situation un caractère unique et palpitant. »
Dans le rôle de l’Aveugle, l’acteur chevronné Stephen Lang utilise son physique intimidant et son énergie à peine contenue pour livrer une interprétation intense et terrifiante. L’acteur a abordé son personnage à la manière d’une légende urbaine, à mi-chemin entre la fiction et la réalité. Il explique : « Ce que disent les gens sur lui est vrai, mais c’est loin d’être toute l’histoire. Il a en effet reçu une grosse somme d’argent en dommages et intérêts et la situation semble idéale pour ces trois jeunes : il n’y a plus aucun voisin dans le quartier, ils ne devraient donc avoir aucun mal à s’introduire dans la maison et à voler l’argent. Mais en réalité, il n’est pas aussi évident que cela de pénétrer dans cette maison… et encore moins d’en sortir. »
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Aveugle n’est pas la victime sans défense qu’imaginaient Money, Alex et Rocky. Entre les murs de sa maison, il a créé un monde dans lequel il a l’avantage. Stephen Lang commente : « Ses capacités sont plus qu’effrayantes. Il n’est pas seulement capable de survivre, il règne en maître sur cet univers. On comprend qu’il cherche à défendre son territoire, même lorsqu’on découvre le sombre secret qu’il dissimule. Quand on a réussi à susciter de l’empathie pour un personnage, il est difficile de revenir en arrière. Les spectateurs ont découvert son humanité avant d’être confrontés à son terrifiant secret, ce qui est franchement astucieux de la part de Fede et Rodo. »
La productrice exécutive Erin Westerman déclare : « Si la vie avait traité ce personnage différemment, peut-être serait-il devenu un père de famille ordinaire, directeur d’un magasin de bricolage dans une banlieue coquette. Malheureusement, son existence a été semée de terribles épreuves. Le public se souvient de Stephen dans AVATAR et verra immédiatement en lui un guerrier. Bien qu’il ait perdu la vue, il n’a pas l’intention de se laisser faire et est prêt à combattre tous ceux qui pénétreront dans son espace. Ce que veut Rocky est en conflit direct avec ce que veut l’Aveugle, mais un seul d’entre eux sortira gagnant de cet affrontement. »
Stephen Lang a été intrigué par l’ambiguïté morale du film. Il explique : « Mon personnage est incontestablement une victime, mais la situation est beaucoup plus compliquée que cela. L’Aveugle m’a semblé être l’incarnation de l’alliance entre la force et la vulnérabilité absolue, et pour un acteur ou un réalisateur, pouvoir explorer cette tension est passionnant. »
L’acteur, ancien codirecteur du prestigieux Actors Studio, a à la fois impressionné et déstabilisé ses partenaires par son engagement total envers son rôle. Daniel Zovatto déclare : « Stephen est un acteur à l’ancienne, très expérimenté car il fait ce métier depuis longtemps. Sa préparation et sa manière de se glisser dans la peau de son personnage m’ont époustouflé. Il est entièrement investi dans ce qu’il fait. »
Jane Levy ajoute : « Stephen est très intimidant. Je dois avouer que je n’en menais pas large au début du tournage ! »

CE QUE L’ON VOIT… OU PAS

Le tournage principal de DON’T BREATHE – LA MAISON DES TÉNÈBRES s’est déroulé à Budapest, en Hongrie, sur une période de sept semaines. Plus tard, la production s’est rendue à Détroit, dans le Michigan, pour tourner quelques-unes des scènes en extérieurs du film. Fede Alvarez et ses chefs de départements avaient précédemment fait des repérages dans les quartiers abandonnés de la ville qui était encore récemment en faillite pour trouver l’emblématique maison en briques jaunes de l’Aveugle.
Les terrains vagues et les maisons délabrées de Détroit viennent encore renforcer l’atmosphère inquiétante du film. Le réalisateur déclare : « Pour une histoire comme celle-ci, nous avions besoin d’une maison qui se trouve dans une rue et un quartier bien précis. Habituellement, pour ce genre de film on essaie de trouver une maison terrifiante située dans une jolie rue, alors qu’ici, c’est le contraire. La rue est déprimante, effrayante et il s’agit de l’unique maison encore entretenue. »
Le chef décorateur Naaman Marshall a construit une reproduction de la maison de Détroit, son intérieur et son jardin latéral dans un studio de Budapest, recréant le paysage urbain désolé de la ville. L’esthétique de DON’T BREATHE – LA MAISON DES TÉNÈBRES a été élaborée pour refléter la palette de couleurs et l’atmosphère du quartier d’origine de la maison. Le chef décorateur commente : « Nous avons essayé de penser les costumes, les décors et l’éclairage comme un tout. La palette de couleurs délavées du film est cependant parfois ponctuée de couleurs vives. »
Fede Alvarez qualifie la contribution de Naaman Marshall au film « d’extraordinaire ». Le chef décorateur a en effet conçu la disposition de l’intérieur de la maison de l’Aveugle de manière à accroître la confusion et à intensifier le suspense de l’histoire. Erin Westerman note : « L’intérêt du film repose en grande partie sur l’obscurité et l’incapacité à voir. Lorsque Rocky, Alex et Money s’introduisent dans cette maison, ils sont immédiatement hors de leur élément. Rien n’est rangé comme une personne voyante le ferait. »
En début de préproduction, Fede Alvarez, Naaman Marshall et le directeur de la photographie Pedro Luque ont réalisé un croquis et utilisé des figurines représentant les quatre personnages principaux pour suivre l’action à l’intérieur du labyrinthe de la maison.
Le réalisateur déclare : « Naaman nous a aidés à créer un espace qui raconte l’histoire de son occupant. Les couloirs de cette maison nous en apprennent beaucoup sur lui. On ne peut pas rêver mieux en termes de décors car ils ne nécessitent aucune explication. Les murs parlent d’eux-mêmes. »

Le chef opérateur Pedro Luque a également pris part à « Ataque de pánico! » (« Panic Attack! »), le court métrage de science-fiction qui a révélé Fede Alvarez sur la scène internationale et grâce auquel il a signé un contrat avec Ghost House Pictures. À cette occasion, les deux hommes ont développé des automatismes qui facilitent leur collaboration, comme l’explique le directeur de la photo : « Fede est extrêmement intelligent et a un œil de metteur en scène très aiguisé. Il sait exactement ce qu’il veut, mais il est aussi conscient que travailler main dans la main avec son équipe est bénéfique pour le film. »
Au lieu de plonger les spectateurs dans l’obscurité de la maison aux côtés des intrus – un choix jugé trop évident par le réalisateur –, Fede Alvarez et Pedro Luque ont utilisé des sources lumineuses alternatives pour créer une atmosphère des plus étrange. Le cinéaste explique : « Nous avons utilisé beaucoup de lumière, de sorte que les personnages puissent se cacher tout en restant à la vue de tous. L’ambiance est par conséquent très différente de celle d’un thriller classique et cela crée une tension tout à fait particulière. »
Pedro Luque a conçu l’éclairage de l’intérieur de la maison à partir de sources lumineuses extérieures comme l’éclairage public ou des dispositifs de sécurité lumineux. Il explique : « J’ai essayé de créer un univers lumineux fait de différentes couleurs et textures. L’éclairage mêle lumière douce et lumière crue, lumière chaude et lumière froide, ce qui le rend très intéressant sur le plan visuel. »

Pour les tenues de Rocky, Alex et Money, le chef costumier Carlos Rosario s’est inspiré de la rue pour donner à chacun un style singulier. Il déclare : « DON’T BREATHE – LA MAISON DES TÉNÈBRES est un film résolument sombre et sans concession, et cela influe sur le style personnel de chacun des personnages. Rocky est très sûre d’elle mais elle est aussi féminine et vulnérable. Son look est inspiré des années 80 et de l’univers du rock. Comme elle n’a pas beaucoup de moyens, nous avons opté pour des vêtements d’occasion, mais grâce à ses différents cambriolages, elle porte souvent une ou deux pièces un peu plus luxueuses. »
Le chef costumier poursuit : « Alex a un peu plus d’argent que Rocky. Ses tenues sont plus classiques, fonctionnelles et monochromes pour refléter son caractère introverti. Money cherche quant à lui à ressembler à un membre de gang de rue. Ses vêtements sont comme une armure, c’est sa manière à lui de dire : « Je suis là. ». »
L’équipe créative du film n’a pas ménagé ses efforts et a réussi à conférer au film une aura de mystère et une intensité exceptionnelles. Fede Alvarez commente : « Je pense que l’esthétique du film parle d’elle-même. Il n’est pas nécessaire de donner des informations supplémentaires aux spectateurs à travers les personnages car la tension est déjà présente dans les décors, l’éclairage et les costumes. »

Rob Tapert est convaincu que DON’T BREATHE – LA MAISON DES TÉNÈBRES figurera parmi films les plus palpitants de ces dernières années. Il déclare : « C’est fantastique de le voir dans une salle pleine de spectateurs rivés à leurs sièges, retenant littéralement leur souffle. J’espère que le public sortira du film revigoré après avoir survécu à une expérience aussi implacable ! »

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