dimanche 5 juillet 2015

Back to the future


Animation/Famille/Super mignon mais à voir surtout pour les Minions

Réalisé par Pierre Coffin et Kyle Balda
Avec les voix, en version originale, de Sandra Bullock, Jon Hamm, Michael Keaton, Allison Janney, Steve Coogan, Jennifer Saunders, Geoffrey Rush, Pierre Coffin...
Avec les voix, en version française, de Marion Cotillard, Guillaume Canet...

Long-métrage Américain
Titre original : The Minions
Durée: 01h31mn
Année de production: 2015
Distributeur: Universal Pictures International France

A partir de 3 ans

Date de sortie sur les écrans U.S.: 10 juillet 2015
Date de sortie sur nos écrans: 8 juillet 2015


Résumé: A l'origine de simples organismes monocellulaires de couleur jaune, les Minions ont évolué au cours des âges au service de maîtres plus abjectes les une que les autres. Les disparitions répétitives de ceux-ci, des tyrannosaures à Napoléon, ont plongé les Minions dans une profonde dépression. Mais l'un d'eux, prénommé Kevin, a une idée. Flanqué de Stuart, l'adolescent rebelle et de l'adorable petit Bob, Kevin part à la recherche d'un nouveau patron malfaisant pour guider les siens.
Nos trois Minions se lancent dans un palpitant voyage qui va les conduire à leur nouveau maître : Scarlet Overkill, la première superméchante de l'histoire. De l'Antarctique au New York des années 60, nos trois compères arrivent finalement à Londres, où ils vont devoir faire face à la plus terrible menace de leur existence : l'annihilation de leur espèce.

Bande annonce (VF)


Making-of "Doublage" (VF) 




Avis de recherche (VF)



Retour à la case départ (VF)


Connaissez-vous Bob, Stuart & Kevin? (VF)


Ce que j'en ai pensé: Quel bonheur de retrouver LES MINIONS au cinéma. Nous apprenons ici l'origine de ces petits personnages jaunes et rigolos au langage créatif. Jamais avares de bêtises et toujours prêts à rendre service (mieux vaut ne pas être destinataire de leurs faveurs d'ailleurs), l'intrigue du film tourne autour de leurs recherches pour trouver un maître super méchant à servir. Il est impossible de ne pas comparer cette histoire aux deux MOI, MOCHE ET MÉCHANT étant donné qu'il s'agit de l'ère pré-Gru. 
J'ai trouvé cette histoire plus enfantine. Les enfants auront tout ce qu'il faut pour passer un moment amusant et mignon, les parents, eux, regretterons les qualités émotionnelles propres aux MOI, MOCHE ET MÉCHANT qui en font des spectacles aboutis pour petits et grands. Ne vous méprenez pas, l'énorme capital sympathie des Minions reste intact. Je les adore et j'ai vraiment apprécié de les suivre dans leur quête. Simplement les personnages qu'ils croisent ont, pour moi, moins de personnalité que Gru et ses petites filles. Notamment, Scarlet Overkill ne se révèle pas être une méchante spécialement originale. Assez lisse, elle impressionne peu (les grands).



J'ai beaucoup aimé le travail effectué sur les époques et les détails qui rendent les différents endroits identifiables avec leurs ambiances spécifiques. La bande son, qui fait danser et fredonner sur son siège, aide à resituer les moments auxquels l'histoire se déroule.








En version originale, les acteurs font du bon travail pour offrir une âme à leurs protagonistes. Mais c'est surtout Pierre Coffin, la voix des Minions (et l'un des deux réalisateurs), qui nous fait rigoler avec les intonations et les expressions de Stuart, Bob et Kévin, les 3 compères qui se lancent courageusement à la recherche du méchant parfait.







Le trouveront-ils? C'est la question à laquelle vous répondrez en allant à la rencontre des Minions au cinéma. Et tout ce que je peux vous dire, c'est que la réponse vaut le déplacement. 


NOTES DE PRODUCTION
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers!)

L’ORIGINE DE LEUR HISTOIRE : LA GENÈSE DES MINIONS
« En faisant ce prequel, nous avons commencé par explorer la question qu’on nous avait posée des milliers de fois : d’où viennent les Minions ? » Chris Meledandri
Après le succès sans précédent de MOI MOCHE ET MÉCHANT 2, un réel engouement pour les histoires de l’univers développé par Illumination Entertainment a vu le jour. Le public du monde entier était subjugué par les Minions et voulait comprendre d’où sortait l’équipe aussi loyale que loufoque de Gru, qui ils étaient avant de rencontrer celui qui serait leur ultime maître et quelles aventures ils avaient pu vivre depuis leur apparition sur notre planète. Le président d’Illumination Entertainment Chris Meledandri nous explique comment, à leur propre manière et avec leur adorable comportement totalement azimuté, les Minions se sont taillé la part belle qui leur a valu un film qui leur soit entièrement dédié. 

« Ce n’est pas nous qui avons décidé de ce film, ce sont les Minions qui l’ont imposé! Après MOI MOCHE ET MÉCHANT 2 nous nous sommes aperçus que notre équipe, qui est composée des artistes les plus brillants avec qui j’ai le plaisir de travailler, ne pouvait tout simplement pas s’empêcher de continuer à animer ces personnages. » 

Depuis 2010, l’année de leur première apparition publique, Chris Meledandri et son équipe ont pu observer la manière dont les Minions ont fini par conquérir totalement le coeur du public. Selon lui c’est leur essence aussi spontanée qu’incontrôlable qui les rend à ce point attachants. « C’est le mélange entre leur graphisme, la manière dont ils sont animés et les voix qui les personnalisent, le tout sous la direction de Pierre et Kyle et précédemment de Pierre et Chris qui les rend tellement uniques et aussi irrésistibles. La dualité de la nature de leur caractère et les contradictions qui les animent les rendent plus qu’adorables. Leur aspiration à être méchants alors qu’ils sont foncièrement bons nous est familière à tous. Cette facilité d’identification et d’attachement est la clef des films d’Illumination Entertainment. L’aspect le plus frappant de nos films est le lien entre le public et nos personnages. » 

Jusqu’à présent Chris Meledandri, et ce depuis la création d’Illumination Entertainment, a toujours insisté sur le fait de donner la priorité aux personnages avant tout. Et les Minions sont la quintessence parfaite de cet état d’esprit. « Notre équipe a indéniablement développé une maîtrise parfaite des techniques de pointe dans de nombreux domaines, aussi importants les uns que les autres, mais il faut un point de ralliement pour que tout le monde puisse travailler en synergie. Pour moi il s’agit du développement de personnages auxquels on peut s’identifier, qui ont une vraie épaisseur et comportent des imperfections qui les rendent accessibles. Le véritable moyen d’expression des Minions est la comédie, une langue qui est universelle et ce pour n’importe quel sujet. En outre c’est un mode de communication qui permet de privilégier le visuel et les attitudes plutôt que le verbe. » Janet Healy sa collaboratrice sur tous les films ajoute « Peu importe où ils vivent et d’où ils viennent, ce qui séduit les gens c’est qu’ils sont ravageurs, impertinents, enfantins, sincères, expressifs et infatigables. Ils n’ont ni âge, ni langage spécifique. Les gens avaient envie de voir un film qui leur soit entièrement dédié, et nous nous sommes donné un malin plaisir à le réaliser. » 

L’équipe s’est étoffée avec le temps et Bryan Lynch le scénariste est devenu un des piliers incontournables d’Illumination Entertainment. Il avait collaboré avec Chris Meledandri chez Blue Sky pour la 20th Century Fox, avant que ne se créé Illumination Entertainment en partenariat avec Universal. C’est pour leur second film HOP (Tim Hill, 2011) qu’il a intégré l’équipe. Après MOI MOCHE ET MÉCHANT 2 il a travaillé sur MOI MOCHE ET MÉCHANT : MINIONS MAYHEM, qui est devenu l’attraction phare des parcs Universal, que ce soit à Hollywood ou à Orlando. Devant le succès populaire que les Minions y ont suscité, Illumination Entertainment lui a demandé de développer un scénario entièrement consacré à ces créatures dont le public semblait ne jamais se lasser. Il a donc concentré son histoire autour de trois personnages principaux : Kevin, Stuart et Bob. L’intérêt était d’explorer la part de Minions en chacun de nous. En sa qualité d’auteur de bandes dessinées, Lynch a su recréer un univers entier basé sur son travail sur les deux précédents films, la création de l’attraction et les nombreux courts-métrages réalisés pour la promotion. Il s’en est totalement imprégné jusqu’à avoir la voix des Minions en permanence dans la tête. Et comme c’est Pierre Coffin qui les incarne toutes, il n’avait qu’à solliciter ce dernier pour trouver l’inspiration. 

« Le fait même que les Minions ne parlent pas anglais s’est avéré plus complexe à traiter que prévu mais leurs efforts pour se faire comprendre, leur ont donné une maladresse spécialement touchante. »

Il s’est demandé ce que le public pouvait avoir comme idée de la vie des Minions avant Gru. Si les Minions veulent à tout prix servir un maître maléfique, ils veulent avant tout une famille. Et Gru dans les deux premiers films fait office de figure paternelle. Là cette figure de père n’existe pas encore et les Minions sont en proie à des questionnements existentiels de base. Les trois personnages principaux reflètent totalement l’esprit des Minions : s’ils passent leur temps à se taper dessus, ils sont toujours là les uns pour les autres. Kevin est le grand frère, et sans lui, les Minions auraient disparu il y a bien longtemps. Stuart est l’adolescent rebelle, peu lui importe sa mission tant qu’il y a de l’aventure, des filles et de la musique. Bob quant à lui est un peu comme le ravi de la crèche : innocent, serviable à souhait, mais toujours distrait et complètement à l’ouest. Et ce trio ne fonctionnerait pas sans leurs incessantes chamailleries et divergences de point de vue. Un trio chaotique et déséquilibré à souhait en recherche d’équilibre. Comme les Minions s’expriment plus physiquement qu’oralement son travail reposait totalement sur la façon dont Coffin et Balda animeraient les personnages afin que le public puisse comprendre leurs propos. Ils ont essayé beaucoup de choses, et ont dû recommencer maintes fois afin de rendre les créatures intelligibles à travers un mélange parfaitement coordonné d’expressions physiques et d’expressions verbales monosyllabiques. Avec la complicité de Pierre Coffin, le réalisateur depuis MOI MOCHE ET MÉCHANT, qui incarne la voix des Minions, le tandem a su trouver le mode d’expression parfait de nos petits amis jaunes. 

Pour le réalisateur, le but était de les prendre très au sérieux tout en exaltant leurs maladresses. « Le film comporte plusieurs niveaux de lecture, il n’est pas destiné à un seul type de public et nous avons été particulièrement vigilants à ce que chacun y trouve ses propres références sans pour autant empiéter sur les références des autres. » Avec Kyle Balda ils ont apporté un soin tout particulier à la défi nition des caractères de chacun des personnages, afi n qu’ils puissent transparaître dans le moindre de leurs mouvements. Ce dernier nous explique : « vous ne comprenez ni leur langue, ni leur grammaire, mais vous pouvez ressentir leurs sentiments grâce à leurs attitudes, à des mouvements presque imperceptibles…c’est ça la magie de l’animation…Les Minions sont un ultime hommage au cinéma muet, à Charlie Chaplin et Buster Keaton… des artistes qui ont été capables de transcender les époques et les générations par la force de leurs histoires, la précision de l’exécution et du timing de leur prestation sans aucun support verbeux. Et ce n’est certainement pas un fi lm de seconds couteaux. Nous avons développé une histoire solide, basée sur des personnages forts afi n de donner au public un fi lm unique. » 

Bryan Lynch ajoute : « nous avons travaillé en étroite collaboration afi n d’obtenir le fi lm de l’été dont les spectateurs rêvaient. Une histoire où les Minions se démènent comme des diables afi n de trouver leur équilibre, sans aucune protection, livrés à eux-mêmes. Et s’ils se trompent souvent c’est pour mieux rebondir et essayer encore, échouer encore mieux, et à la 100e minute du fi lm comprendre enfi n quelque chose. » 

C’est l’authenticité de leur abnégation qui fait leur force même si elle est maladroitement mise au service des super-méchants… qui de toute façon ne leur sur vivent jamais. Comme si l’univers complotait pour leur salut. « Leur foyer, n’est pas un lieu, c’est Gru. Dans MOI MOCHE ET MÉCHANT 1 et 2 on voit bien que c’est l’amour qui les lie. C’est leur but inconscient dans ce film : le trouver et le servir. C’est un sous texte primordial. Ceci dit à chaque fois que les Minions sont sur une corde trop sensible ils la court-circuitent immédiatement par l’humour, ce qui évite au fi lm de tomber dans un sentimentalisme excessif, en restant sur la voie de la sincérité profonde. C’est à la fois touchant et très très drôle. » 

SUPER-VILAINS ET BRAQUEURS DE BANQUE : LE GRATIN DES MINIONS 

Alors qu’ils viennent de perdre « accidentellement » un autre maître, Kevin, Stuart et Bob décident de passer à l’offensive afin de trouver à leurs compagnons un nouveau maître à servir. Une quête douloureuse loin d’être aisée qui fera la lumière sur tous les points d’ombre et les nombreuses questions à propos des Minions. 

KEVIN - PIERRE COFFIN C’est le grand frère protecteur qui sent bien qu’un Minion sans maître n’a pas de raison de vivre. C’est lui qui va tenter l’aventure avec l’aide de Stuart et Bob pour mieux y entraîner ses compagnons. 

STUART - PIERRE COFFIN C’est l’ado rebelle fou de guitare électrique et sans arrêt affamé. Même si cet éternel adolescent a une capacité de concentration très limitée et fait preuve d’une apathie très caractéristique en ce qui concerne leur mission, son aide s’avérera indéniable dans la quête du super-méchant à servir. 

BOB - PIERRE COFFIN Le cadet des Minions est aussi innocent qu’enthousiaste. Il incarne l’amour inconditionnel pour tous bien que l’idée de partir à l’aventure avec Kevin et Stuart l’impressionne beaucoup. 

LES MINIONS - PIERRE COFFIN Cette bande de joyeux diablotins aussi roublards que loyaux est une fratrie qui adore mettre la pagaille et semer la zizanie, au moins autant que manger des bananes. Ils sont facilement déconcentrés et totalement imprévisibles, très curieux et malicieusement adorables. Leurs relations sont basées sur la compétition qui peut en un instant dégénérer en pugilat. Mais si quelqu’un d’extérieur en venait à s’attaquer à l’un des leurs ou à leur maître, ils deviennent férocement protecteurs. 

SCARLET OVERKILL SANDRA BULLOCK (VO) - MARION COTILLARD (VF) C’est la toute première super-méchante du monde. Un tempérament explosif additionné à un style impeccable. C’est sa capacité à échafauder les méfaits les plus tordus qui attire Kevin, Stuart et Bob, même s’ils sont dans le même temps totalement terrifiés et subjugués par sa personnalité. Elle les engage alors comme hommes de main afin de réaliser son ambition de toujours : devenir reine d’Angleterre. 

HERB OVERKILL JON HAMM (VO) - GUILLAUME CANET (VF) Ce savant fou est le mari et principal partisan de Scarlet. Digne représentant des Mods, mouvement très en vogue dans le Londres des sixties (des dandys hédonistes avec un penchant pour les substances illicites, allergiques au rock et fondus de jazz et de pop), il passe le plus clair de son temps au fond de son laboratoire à élaborer des gadgets très sixties. Aussi chic qu’ingénieux il ne reculerait devant rien pour sa femme. 

WALTER NELSON - MICHAEL KEATON Quand il n’est pas empêtré dans son rôle de mari modèle, et de père ringard, c’est un braqueur de banque de génie. C’est le patriarche d’une famille d’escrocs épanouie que Kevin, Stuart et Bob rencontrent en route pour la Foire du Mal, une convention annuelle secrète de super-méchants dédiés au crime à Orlando. Pour un Minion en stop, il ne pouvait y avoir meilleur chaperon. 

MADGE NELSON - ALLISON JANNEY En véritable Bonnie de son Clyde de mari, elle est l’illustration parfaite de l’adage « ne jamais se fier aux apparences ». Elle dirige joyeusement mais d’une main ferme avec son mari sa petite famille d’escrocs: 

WALTER JR - MICHAEL BEATTIE, TINA - KATY MIXON et BABY BINKY - TARA STRONG C’est en route pour un braquage en famille que cette joyeuse bande prend en stop Kevin, Stuart et Bob. 

PROFESSEUR FLUX - STEVE COOGAN Ce savant complètement azimuté, pour qui le temps est très relatif, rencontre les Minions à la convention annuelle de La Foire du Mal. Ces derniers découvrent alors qu’il a inventé une machine à remonter le temps qui lui permet de faire venir du futur d’autres lui-même afin de le seconder dans ses recherches. Après avoir presque fini de perfectionner sa machine, il est à deux doigts de changer notre perception de l’espace-temps…ou pas… 

LE GARDIEN DE LA TOUR - STEVE COOGAN Il est la preuve vivante que l’âge n’a aucune importance. Quand Kevin, Stuart et Bob pensent n’avoir aucune difficulté à contourner ce vieux gardien sénile, à moitié aveugle et presque sourd pour pénétrer dans la tour de Londres et voler les bijoux de la reine pour Scarlet, ils ne se doutent pas une seconde à quel point ils ont tort et au combien le vieil homme les attend apparemment depuis toujours. 

LA REINE - JENNIFER SAUNDERS Avant que les Minions ne débarquent en Angleterre, elle pensait avoir tout vu dans l’exercice de la royauté. Mais ce qu’il adviendra quand un super-méchant (ou méchante) lui aura volé sa couronne et son trône pour de bon est une toute autre histoire. 

LE NARRATEUR - GEOFFREY RUSH Il délie pour nous le fil rouge de ce chapitre de la vie de Kevin, Stuart et Bob. Il nous explique d’où viennent nos héros, ce qu’ils sont sur le point de faire et où ils vont aller. 

KEVIN, STUART ET BOB : NOS HÉROS TRACENT LA ROUTE 

Quand l’histoire commence, les Minions sont livrés à eux-mêmes au fi n fond de l’Antarctique, seuls et d’autant plus déprimés par le temps qu’ils ont passé sans maître à servir. Au fi l des siècles ils ont dédié leur existence au service loyal de différents maîtres dont ils ont typiquement aussi systématiquement qu’accidentellement provoqué la disparition. Lors de leur rencontre avec Gru, les Minions sont devenus plus sûrs d’eux et détendus. Mais en 1969 il n’en est encore rien, et ils sont en plein creux de la vague. Alors que la plupart des scénarios d’animation se consacrent au casting après finalisation du scénario, ici le fait que l’un des réalisateurs ait toujours prêté sa voix aux Minions a accéléré le processus. 

Si le langage des Minions est composé de mots de plusieurs langues, c’est leur gestuelle qui les rend accessibles aux publics de tous horizons. Pour Pierre Coffin, c’est plus l’intention et la mélodie, que le verbiage de ce langage qui importent. Le fait qu’ils existent depuis la nuit des temps et qu’ils aient roulé leur bosse dans le monde entier donne un caractère international à l’étymologie de leur langage. Des bases de l’égyptien ancien appris des Pharaons aux rudiments du français de la bonne société qui entourait Napoléon en passant par des bribes de transylvanien de la cour du Comte Dracula ou des borborygmes des premiers homo sapiens, leurs maîtres ont été tellement nombreux et différents qu’ils en ont gardé des stigmates de langues. 

Mais en développant les voix de nos trois héros, Pierre Coffin a fait très attention d’y apporter des nuances correspondant à chacune de leurs personnalités. Pour lui, jeune ou vieux tout le monde sait faire du gromelot pour s’amuser. C’est ainsi qu’il se sert régulièrement et impunément de bribes d’Hindi ou de Mandarin, dont les sonorités lui sont familières auxquelles il ajoute régulièrement une pincée d’Espagnol, d’Italien, ou de japonais. Il suffi t juste que la mélodie évoque quelque chose. Chris Meledandri, lui a une hypothèse quand au gromelot du co-réalisateur. 

« De loin on peut croire que c’est n’importe quoi, mais ce n’est pas le cas. À force de l’observer je me suis rendu compte qu’il y a une structure linguistique. Je pense qu’il est en train de créer un langage. Bien sûr il le niera, mais je suis persuadé qu’il est réellement en train de le faire. Et le pire c’est que nous qui l’écoutons tous les jours, nous commençons à le comprendre ! » 

Il a aussi une autre théorie : « En fait les gens pensent que les Minions ont appris les langues de leurs maîtres, mais c’est le contraire, ils les désapprennent!! Les Minions ne sont pas très influençables, ils ont surtout une influence certaine sur leur entourage mais ils possèdent des caractéristiques tellement fascinantes à l’état brut que personne n’a aucune envie qu’ils les perdent en évoluant. » 

Bien que nos trois héros soient des Minions purs et durs, il était important de les rendre uniques. Au début ils n’étaient envisagés qu’en tant que groupe qui partageait les mêmes traits de caractères : impatients, infantiles et de bonne humeur. Puis pour Kevin, Stuart et Bob, l’équipe s’est concentré sur ce qui pouvait leur être propre, à la fois dans la sonorité et la gestuelle. Kevin en tant que frère ainé bien intentionné, se devait de paraître un peu plus responsable, parfois ennuyeux, et prompt à sermonner les autres dès qu’ils se laissent déconcentrer par des broutilles. Il veut avoir l’air d’un héros auprès de ses frères. 

Bob, en revanche, est comme Agnès dans MOI MOCHE ET MÉCHANT : il aime tout le monde sans distinction et est toujours heureux. Ses intonations sont plus enfantines et exclamatives du genre « Oooohhhh ! ». Quand à Stuart il y a une sorte de paresse et de « je m’en foutisme », résumé par des récurrences de « Meh ? ». Au fur et à mesure du développement des story-boards, les animateurs se sont de plus en plus laissés faire en s’abandonnant à la vie intrinsèque que prenaient les personnages. Au lieu de vouloir les manipuler ils se sont laissés guider par les exigences de ces derniers. Et le résultat n’en a été que plus intéressant. 

Kyle Balda nous confie : « si les Minions avaient dirigé la production, Stuart aurait voulu faire son show et tirer à lui la couverture en donnant des milliards d’inter views et restant sans arrêt sous le feu des projecteurs alors que Bob aurait été fasciné par les lumières, les caméras et les aspects techniques sans jamais comprendre à quoi elles peuvent servir. Kevin lui aurait pris tout ça très sérieusement et très à cœur. » 

LES OVERKILL ET LES NELSON : LA DISTRIBUTION DU TALENT 
« Ce que j’aime chez les Minions c’est que même si on ne comprend pas ce qu’ils disent, en revanche on le ressent. Ils ont une manière si claire d’exprimer leurs émotions que la barrière de la langue disparaît. » Sandra Bullock 
LES OVERKILL 

C’est pendant qu’ils font du stop pour se rendre à la Foire du Mal que les Minions découvrent Scarlet Overkill, celle qui deviendra leur patronne. Au cours de leur voyage avec les Nelson, Kevin, Stuart et Bob tombent littéralement amoureux de cette légende vivante. Les spectateurs peuvent la découvrir à travers quelques images de couvertures de magazines et ainsi se rendre compte de l’ampleur de sa notoriété dans le monde du crime. Tout le monde l’envie et l’admire, surtout la jeune Tina Nelson qui rêve d’être comme elle. Scarlet est une femme chiquissime, qui, à une époque où la parité homme femme commence à peine à émerger, recrute des hommes de main. Elle est capable de faire tout ce que le plus obstiné des criminels ferait pour devenir le plus grand super-méchant de l’histoire. Pour nos trois compères elle est ce qui a pu leur arriver de mieux depuis… le pain en tranches. 

Scarlet est belle, ambitieuse, avec une vision à long terme, et son mari est capable d’inventer tout ce qui pourrait servir son dessein. Leur couple est un condensé ultime de style. À cette époque c’est la première fois qu’une femme tient ce rôle de super-méchante ultime. Sa place dans le monde du crime est incontestée et c’est ainsi qu’elle ouvre la convention de la Foire du Mal avec un discours de recrutement à faire frémir, et promet un emploi à qui sera capable de lui arracher le rubis qu’elle tient dans la main. Les Minions n’auraient pas pu tomber mieux. 

SANDRA BULLOCK 

Pour Chris Meledandri la douceur et la rondeur de sa voix étaient parfaites pour incarner une super-méchante, plus qu’une plus voix dure qui aurait rendu Scarlet antipathique d’emblée et très prévisible. Avec cette voix sympathique et familière, le public se surprend à s’y identifier et parfois même à adhérer à son point de vue. Sandra Bullock est une actrice très populaire, elle a interprété des rôles tellement populaires auxquels le public s’est tellement identifié, que sa voix amène à ce personnage mythique tout le relief nécessaire afin de le rendre irrésistible. Pour la comédienne, ce sont les différents niveaux de lecture du film qui étaient passionnants. De plus elle ne cache pas son plaisir à jouer des héros ignobles qui sont très hauts en couleurs. Mais le parcours de Scarlet est totalement logique : enfant, elle n’avait rien, et alors que toutes les petites filles rêvent de devenir des princesses, elle a vite compris que ces dernières n’avaient aucun pouvoir. 

La reine était beaucoup plus intéressante. Avec un besoin pathologique d’amour et de respect elle a voulu devenir celle qui donne les ordres. Elle pense que si elle était couronnée, les gens l’aimeraient autant qu’elle-même a pu aimer la reine. Scarlet est comme une enfant gâtée de huit ans qui aurait grandi sans l’attention requise et qui est bien déterminée à se l’accaparer coûte que coûte. 

Sandra Bullock nous confie « Le but était d’être de mauvais poil et irritable la plupart du temps et comme on ne comprend rien à ce que disent les Minions, nous avons eu une relation muette, inavouée… mais magnifique. » Alors qu’elle ne cesse de repousser les barrières de la vilenie dans un domaine au préalable foncièrement masculin, la Foire du Mal lui sert de tremplin dans l’échafaudage de son prochain méfait. C’est là qu’elle engage les Minions pour les trimballer à l’autre bout du monde et les faire équiper par son savant fou de mari, lui-même icône dandy pop. Abstraction faite de leur ambition de domination mondiale, le couple formé par Herb et Scarlet est très sain. 

Le simple fait que ce soit lui qui ait pris son nom de famille lors du mariage, indique son niveau de dévotion à la femme de sa vie. Et évidemment c’est ce qui sera irrésistible pour les Minions. S’ils n’avaient été qu’un couple de méchants râleurs, infréquentables et excessivement dangereux, cela n’aurait eu aucun intérêt pour nos trois héros. 

JON HAMM 

C’est un acteur aussi à l’aise dans le registre comique que dramatique, tout frais sortant de la série emblématique des 60’s Mad Men, il était parfait pour le rôle de Herb. Ce qu’il apprécie particulièrement chez Herb c’est le plaisir qu’il prend à servir sa femme et ses plans machiavéliques. 

Il dit lui-même : « À quoi bon, être un génie, richissime et crapuleux à souhait si ce n’est pas pour s’éclater ? Herb a conscience des responsabilités énormes qui incombent à son statut et est totalement prêt à les assumer». 

Sa scène préférée du film est la séquence de la chambre de torture. Herb cherche à punir les Minions de ne pas être à la hauteur des attentes insensées de sa femme, mais eux n’y voient qu’une occasion de s’amuser. Plus il essaie de se faire respecter, plus il est contaminé par leur hilarité. Leur innocence conjuguée à leur abnégation et leur bonne humeur sont simplement irrésistibles. Sandra Bullock pour sa part a su apprécier le fait que leur duo soit aussi mature et élaboré. 

« Dans un film d’animation il est assez rare de voir des adultes qui entretiennent de bonnes relations. La plupart du temps ils sont complètement tordus. Mais là Herb et Scarlett représentent le couple super-cool des 60’s. La symbiose parfaite entre la science et le crime. Il l’adore et la soutient, ce qui est rare à cette époque, et en retour elle l’aime et le trouve brillant, ce qu’il est. ». Scarlet est l’épicentre de la vie de Herb. L’amour est son moteur et son inspiration. 

LES NELSON 

En route pour la Foire du Mal, les Minions rencontrent les Nelson, malfrats de génération en générations dont les parents sont interprétés par Michael Keaton et Allison Janney. Ils incarnent la famille typique des années 60 qui traverse les USA en voiture, mais quand vous vous arrêteriez pour vous délasser les jambes, eux ils braquent une banque. 

MICHAEL KEATON 

C’est la première fois que l’acteur récemment nommé aux Oscars travaille avec Illumination Entertainment. Alors qu’il débarque dans l’univers de MOI MOCHE ET MÉCHANT, il s’avoue totalement fan de l’ambiguïté des personnages et notamment du sien. Il nous dit « C’est un père de famille typique qui emmène ses enfants en vacances en Floride… tout en étant capable de braquer des banques et balancer des grenades depuis la voiture en rappelant à ses enfants de boucler leurs ceintures !!! Cette famille a un sens des valeurs fort. Ça dérape un peu parfois, mais ils sont foncièrement bien intentionnés. Les braquages ne sont qu’un des aspects de leur vie. L’important c’est de tout faire en famille et de s’amuser. » 

ALLISON JANNEY 

C’est une amie de longue date et une comédienne aussi reconnue qu’accomplie. Elle a partagé les bancs du lycée avec Chris Meledandri et ils ont même joué une pièce de théâtre ensemble. Il se rappelle : « elle était fantastique, j’étais nul ! Alors que les années passaient nous avons toujours essayé de trouver des opportunités de travailler ensemble, c’est une actrice extraordinaire ! » L’actrice ajoute : « c’est la première fois que nous travaillons ensemble alors que nous nous connaissons depuis le lycée, c’était super-excitant pour moi! Et nous espérons bien tous les deux que ce ne sera pas la dernière ! » Le fait que les Nelson soient en apparence une famille si ordinaire alors qu’en fait ils vivent une vie secrète et intrépide fascinait la comédienne. « Cette gangster en jupons, à la voix haut perchée est en fait juste une mère de famille douce et aimante. » Quelle que soit l’importance du rôle, chaque acteur a été minutieusement choisi de manière stratégique. 

Les enfants Nelson : Walter Jr, Tina et Bébé Tototte sont interprétés respectivement par MICHAEL BEATTIE, qui avait déjà travaillé sur LE LORAX (Chris Renaud 2012), KATIE MIXON de la série TV Mike & Molly (Mark Roberts, 2010/2015), sans oublier l’incroyable TARA STRONG qui est la voix emblématique de Bubbles dans le dessin animé Les Super Nanas (Craig McCraken, 1998/2005)

STEVE COOGAN prête sa voix au maladroit Docteur Flux qui tente de donner la dernière touche à sa machine à remonter le temps, ainsi qu’au gardien de la Tour de Londres, farouche défenseur de la couronne de la Reine d’Angleterre. Il collabore avec Illumination Entertainment depuis les premiers films, et Chris Meledandri semble penser qu’en plus de son immense talent et de la multitude de voix qu’il est capable d’interpréter, le comédien leur porte chance. « Un porte-bonheur aussi talentueux ne s’abandonne pas si facilement ! ». 

JENNIFER SAUNDERS 

La comédienne d’« Ab-Fab » qu’on ne présente plus, interprète la reine Elisabeth II. Dès que la production a entendu son interprétation, son rôle a été modifié. Son talent, son potentiel comique et la texture incroyable de sa voix en faisaient la reine d’Angleterre la plus cool et malicieuse qu’on puisse rêver. Et elle s’en donne à coeur joie avec Stuart dans la scène du carrosse et fait montre d’une répartie à toute épreuve. Chris Meledandri ne mâche pas ses mots quand il déclare « C’est une des personnes les plus drôles au monde ! ». 

GEOFFREY RUSH 

Comédien oscarisé interprète le narrateur qui nous guide tout le long du voyage de Kevin, Stuart et Bob qui les mènera à Gru. Sa voix est l’une des plus riches et agréables qu’il puisse exister, et la touche d’ironie qui la caractérise, convient parfaitement à la tonalité du film. De plus la solennité et la gravité de la voix du célèbre comédien contrebalance à merveille la légèreté de celle des Minions. Cette voix tellement impressionnante guide les spectateurs au travers des tribulations chaotiques de tout petits personnages sur le point de vivre une odyssée homérique. 

LES DÉCORS D’UNE DÉCENNIE : L’INFLUENCE D’UNE ÉPOQUE SUR L’ANIMATION 

Le fait de situer l’histoire dans les 60’s devait avoir un impact majeur au niveau du visuel. Cela donne au film une dimension inédite dans les films d’animation. En fait il est directement inspiré des films d’action de cette époque. Pour l’équipe il est primordial que chaque film ait une atmosphère qui lui soit propre, propice à l’exploration de nouvelles éventualités aussi bien au niveau de l’histoire, des personnages mais aussi de sa texture. La réussite est largement due au niveau exceptionnel des équipes artistiques et techniques qui travaillent en synergie. C’est le fruit de l’imagination et du savoir faire de centaines de personnes qui travaillent ensemble sur tous les aspects du film. 

Chris Meledandri ne cache pas sa fierté : « ils sont la force vive qui apporte l’eau nécessaire au moulin pour qu‘il puisse tourner. » Comme Illumination Entertainment est à Los Angeles et Illumination Mac Guff à Paris, la production possède un petit côté mondialisation. Chez Mac Guff le niveau est très pointu. La création des textures (si incroyables qu’on pourrait presque croire qu’elles sont palpables en touchant l’écran) est issue d’un procédé de mélange de photographie et de graphisme au service d’un monde totalement imaginaire. Les animateurs sont des magiciens qui rendent tout crédible et permettent au spectateur de se laisser transporter sans se poser aucune question. Pierre Coffin et Kyle Balda sont très attentifs à des détails infimes, et à la subtilité des nuances. Illumination Mac Guff est le fruit de la fusion entre Mac Guff qui existe depuis trente ans à Paris et les studios Illumination Entertainment de Santa Monica. Sous la houlette de Janet Healey ces deux branches ont su tirer parti de l’évolution des moyens de communication et établir une connexion permanente afin de fluidifier le travail. 

Les artistes peuvent communiquer non-stop par Skype ou I Chat sans avoir besoin de se délocaliser. Un autre aspect primordial était de ne pas tenter de recréer les deux précédents MOI MOCHE ET MÉCHANT, mais de s’en inspirer. Que ce soit au niveau de l’éclairage, de la palette des couleurs de la mise en scène ou de la photographie LES MINIONS est un film foncièrement à part et fortement influencé par la période où il se situe. 

De fait, les costumes et les attitudes sont totalement stylisés et datés. Cette source d’inspiration était intarissable. Kyle Balda nous raconte : « on se régalait avec les costumes, la musique et les décors !! Pour des créatures qui ont vécu des siècles dans des grottes glacées il fallait que New York apparaisse comme une mégapole époustouflante. Les grattes ciels et le remue-ménage de la ville aussi incessant, qu’inédit pour nos petits amis jaunes, se devaient de contraster violemment avec le calme et la monotonie de l’Antarctique. Pour Londres, le choc devait perdurer et on en a fait une ville très branchée. Du coup le résultat est vraiment dépaysant et n’a rien à voir avec ce que sont ces villes aujourd’hui. » 

DES TUBES STYLÉS : LA MUSIQUE DU FILM 

La musique des deux MOI MOCHE ET MÉCHANT est un des atouts majeurs de la série, saluée entre autres, pour ses morceaux électrisants. Le fait de situer le film dans les 60’s était l’occasion de travailler sur une bande-son quasi mythique. LES MINIONS s’articule au rythme des airs des Doors, des Stones, des Beatles ou des Who autant de groupes que les jeunes d’aujourd’hui redécouvrent avec plaisir, et qui raviront les nostalgiques qui ont vécu cette époque. “Got to Get You Into My Life” des Beatles ; “Purple Haze” de Jimi Hendrix ; “Happy Together” des Turtles ; “I’m a Man” du Spencer Davis Group ; “You Really Got Me” des Kinks ; “My Generation” de The Who et “Mellow Yellow” de Donovan donnent aux scènes principales du film un groove tout particulier. Quand au thème musical du film, il a été confié à Heitor Pereira qui avait déjà signé celui de MOI MOCHE ET MÉCHANT 1 et 2. Le musicien récompensé aux Grammy Awards a composé les bandes sonores des films les plus connus en allant des blockbusters familiaux aux drames les plus intimistes. Qui mieux que celui qui avait déjà signé la musique des précédents MOI MOCHE ET MÉCHANT pouvait s’occuper de celle de ce prequel ? 

C’était l’occasion pour lui de s’amuser et de décliner des thèmes très familiers. Il nous confie :« à l’époque de MOI MOCHE ET MÉCHANT, j’observais avec délectation comment le public réagissait aux Minions, et la manière dont ces derniers étaient devenus partie intégrante de leur vie. La perspective de faire vibrer ce public au son de la musique si colorée des 60’s était d’autant plus exaltante. »

Il avait composé la musique de MOI MOCHE ET MÉCHANT 1 avec Pharell Williams et dans le deuxième film il a décliné les thèmes qu’ils avaient développés ensemble. Pour ce troisième opus il a pu se servir de tout ce formidable matériau de base, avec ces mélodies incomparables et dans le troisième acte du film il s’en donne à coeur joie afin que la musique sous tende le rythme frénétique de l’action. Sa palette est très large, et le compositeur sait aussi bien émouvoir que faire rire, en quelques notes. Le fait que les Minions soient plus caractérisés qu’auparavant lui a aussi donné l’occasion de développer des thèmes personnels pour chacun d’entre eux. Les mélodies sont plus posées pour Kevin, un brin enfantines pour Bob et carrément déchaînées pour Stuart. 

De l’âge de pierre au New York des années soixante ou au Londres des Mods, les références musicales se multiplient et se collent parfaitement à l’époque explorée. Pour les sixties le compositeur est allé jusqu’à enregistrer certains thèmes musicaux dans les studios d’enregistrement originaux. Il a également préparé un thème musical spécialement pour Scarlet. Un mélange de féminité et de véritable vilenie qui ne se départit jamais de charme. Il a fallu un orchestre de 24 violons, 12 violes, 8 violoncelles, 5 contrebasses, 5 saxophones, 5 trompettes, 2 trombones, un tuba, un choeur, un bassiste et un percussionniste afin de recréer l’univers jazzy des 60’s, auxquels il a fallu ajouter des clarinettes, un quintet à bois, et différentes flûtes entre autres… 

Il nous confie : « chez Illumination Entertainment vous avez une totale liberté et le temps qu’il vous faut pour être sûr d’avoir capturé l’essence des Minions. » Quand il a proposé de se servir de la voix des Minions pour créer un choeur, toute l’équipe a donné immédiatement son feu vert à ce qui allait devenir une des plus belles trouvailles du film. D’origine brésilienne, la première fois qu’il a entendu une chanson des Beatles, comme il ne parlait pas anglais à l’époque, il ne comprenait pas ce qu’ils disaient. Mais la mélodie et ce qui se dégageait de la chanson l’avaient conquis. Il s’est alors dit qu’il en irait de même avec les spectateurs et le choeur des Minions. Chris Meledandri conclue : « ce choeur amène une véritable dimension au film, il révèle son esprit et vous transporte au bord du ravissement ! »

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