jeudi 8 février 2018

BÉJART BALLET LAUSANNE : LA FLÛTE ENCHANTÉE

Béjart Ballet Lausanne

La Flûte Enchantée

Du 07 au 11 février 2018 au Palais des Congrès


La Flûte Enchantée, ou l'un des plus beaux ballets créés par Maurice Béjart sur la musique du dernier opéra de Mozart : 5 représentations exceptionnelles sont prévues du 07/02/18 au 11/02/18 à Paris au Palais des Congrès.

À l’occasion du 10e anniversaire de la disparition de Maurice Béjart et du 30e anniversaire de la compagnie, le Béjart Ballet Lausanne entame une tournée internationale exceptionnelle du ballet mythique La Flûte Enchantée.

Gil Roman, directeur artistique de la Compagnie, reprend la célèbre chorégraphie de Béjart sur l’oeuvre magistrale et féérique de Mozart. Les 44 danseurs calent leurs pas sur la version musicale du Philharmonie de Berlin, dirigé par Karl Böhm en 1964. Le ballet de la Flûte Enchantée a été inauguré 10 mars 1981 au Cirque Royal à Bruxelles. D’une durée inédite de trois heures, La Flûte Enchantée sera jouée à Paris au Palais des Congrès lors de 5 représentations exceptionnelles du 07/02/18 au 11/02/18.

Pour Maurice Béjart, La Flûte enchantée était "une féerie qui nous emporte dans la poésie pure de l’enfance ou du génie, ensuite, et surtout, un rituel précis, rigoureux, inspiré".

Extrait de La Flûte Enchantée par le Béjart Ballet Lausanne :


D’une durée inédite de trois heures, c’est tout un opéra en version dansée qui s’offre au public parisien pour 5 dates exceptionnelles après avoir enchanté Lausanne, Tokyo ou Shanghai.

A travers l’alternance de scènes magiques ou comiques, ce ballet mettant fidèlement en scène la partition de Mozart, rend la musique visible et révèle l’essence du mouvement qui vit en son cœur. Fable philosophique et conte initiatique, La Flûte enchantée prône l’acceptation de l’humaine faillibilité, le triomphe du couple sur la désunion et la victoire des Lumières sur l’obscurité.
« La Flûte enchantée se présente à nous sous un double aspect : tout d’abord une féerie qui nous emporte dans la poésie pure de l’enfance ou du génie, ensuite, et surtout, un rituel précis, rigoureux, inspiré. Ce mélange peut nous sembler étrange. Constatons premièrement qu’il fonctionne parfaitement et que l’alternance des scènes, soit magiques, soit franchement comiques, avec un message philosophique d’une grande hauteur de pensée nous rend plus perméables à recevoir le symbolisme non seulement avec notre esprit, mais avec notre être total. » Maurice Béjart
Depuis sa création en 1987, le Béjart Ballet Lausanne est une référence dans le monde chorégraphique. Désigné comme successeur par Maurice Béjart, Gil Roman, dirige la compagnie et préserve son excellence artistique depuis la disparition du maître en 2007.

Maurice Béjart a toujours eu la volonté d’ouvrir le monde de la danse à un large public. Animés de ce même esprit, Gil Roman et ses danseurs se produisent dans le monde entier pour de grands événements tout comme des galas au profit d’oeuvres caritatives. Le Béjart Ballet Lausanne est l’une des rares compagnies capables de remplir de vastes espaces tels que le NHK Hall de Tokyo, le Kremlin State Palace de Moscou ou la patinoire de Malley-Lausanne.

Depuis 2007, par sa recherche et son travail de création, Gil Roman entretient et développe le répertoire du Béjart Ballet Lausanne.

Au cœur de ce dernier se trouve l’oeuvre de Maurice Béjart, avec des chorégraphies emblématiques, comme Le Sacre du Printemps, La Flûte Enchantée, Boléro ou Le Presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat, et d’autres que Gil Roman fait découvrir au public d’aujourd’hui, telles que Light, Piaf, ou Suite Barocco. Chorégraphe depuis 20 ans, le directeur artistique nourrit le répertoire de ses créations.

La Compagnie, fidèle à sa vocation, fait vivre l’oeuvre de Maurice Béjart tout en demeurant un espace de création.

CHORÉGRAPHIE :
Maurice Béjart

MUSIQUE :
Wolfgang Amadeus Mozart

DÉCORS ET COSTUMES :
D’après les plans originaux d’Alan Burrett

CRÉATION COSTUMES :
Henri Davila

CRÉATION LUMIÈRE :
Dominique Roman

PREMIÈRE :
Cirque Royal, Bruxelles, 10 mars 1981

Ce que j'en ai pensé : le Béjart Ballet de Lausanne nous propose une interprétation de LA FLÛTE ENCHANTÉE, l’opéra composé par Mozart sur un livret d'Emanuel Schikaneder, par le biais de la danse classique dans un écrin moderne, celui de la superbe chorégraphie de Maurice Béjart. 

L’opéra est diffusé pendant le spectacle dans la salle du Palais des Congrès dont l’acoustique est excellente. Le spectateur profite donc du bonheur de cette écoute en plus du plaisir visuel de regarder les danseurs virevolter. 

Les décors très minimalistes laissent le mouvement s'exprimer pleinement. Les costumes sont soit assez simples, soit très joliment travaillés. Les tableaux s'enchaînent et l'histoire se déroule sous nos yeux émerveillés par les pas précis des danseurs. 

Les personnages sont tout à fait identifiables. Si on ne connaît pas cet opéra chanté en allemand, mieux vaut prendre quelques minutes de son temps avant la représentation pour en lire l'histoire. La présence d'un narrateur dans certaines scènes aide pendant le spectacle, mais cela peut ne pas suffire à comprendre la totalité du développement de cette intrigue. 

Les danseurs sont talentueux et leurs personnalités sont bien en accord avec celle des personnages. On a toujours un protagoniste préféré et il se trouve que l'interprète de Papageno, l’oiseleur, a à la fois la grâce et la gestuelle comique parfaite pour communiqué à ce personnage la légèreté qui lui convient. Cela ne retire en rien à la performance des autres danseurs dont la rigueur et les impressionnants enchaînements nous laissent rêveurs. 

La symbolique affichée dans les décors, ainsi que les partis pris vers l'imaginaire de Maurice Béjart constitue une revisitation originale de ce classique. Les moments de grâce sont rares et il ne faut pas passer à côté de celui-ci.


Infos Pratiques sur le site du Palais des Congrès

Du mercredi 7 au dimanche 11 février 2018
Palais des Congrès

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