jeudi 1 décembre 2016

LE GÉANT DE FER


Animation/Action/Aventure/Science fiction/Un film d'animation intelligent pour enfants et adultes, un ravissement !

Réalisé par Brad Bird
Avec les voix en version originale de Jennifer Aniston, Harry Connick Jr, Vin Diesel, Eli Marienthal, Cloris Leachman, John Mahoney, M. Emmet Walsh, James Gammon...

Long-métrage Américain
Titre original : The Iron Giant 
Durée: 01h25mn
Année de production: 1999
Distributeur: Warner Bros. France 

A partir de 3 ans

Date de sortie d'origine sur nos écrans : 8 décembre 1999
Date de reprise : 7 décembre 2016 (Version restaurée)


Résumé : Quelque chose de gigantesque se profile à l’horizon. Hogarth Hugues vient tout juste de sauver un énorme robot tombé du ciel. Le jeune Hogarth a désormais un très grand ami et un problème encore plus grand : Comment garder secrète l’existence d’un géant de 15m, mangeur d’acier (avec un penchant pour les voitures de la décharge qui sont délicieuses) ? Cette mission se complique encore plus lorsqu’un agent du gouvernement un peu trop curieux arrive en ville pour chasser « l’envahisseur alien » et que les forces terrestres, maritimes et aériennes des militaires américains sont envoyées pour démolir le géant. Résultat : une incroyable aventure faite de métal, de magie, mais surtout pleine de cœur.

C’est Eli Marienthal qui prêta sa voix à Hogard, le petit garçon, et le robot géant est interprété par Vin Diesel, encore peu connu à l'époque. Parmi les autres acteurs de doublage, citons Jennifer Aniston et Harry Connick Jr.

Le film a été produit par Allison Abbate et Des McAnuff sur une histoire de Brad Bird et un scénario de Tim McCanlies et Brad Bird. Tiré du livre du poète Ted Hughes, "Le Géant de fer", le film éponyme a été distribué à l'été 1999 par Warner Bros.

Bande annonce - Signature Edition (VF)


Bande annonce - Signature Edition (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : le film est, bien sûr, disponible en DVD et Blu-Ray, mais c'est l'occasion de le (re)découvrir dans cette magnifique Signature Edition sur grand écran en famille. Il n'est pas étonnant pour un film tiré du livre du poète Ted Hughes, "Le Géant de fer", que la poésie se retrouve dans certains aspects cette histoire. Je ne connaissais pas ce film d'animation et je me demandais donc pourquoi LE GÉANT DE FER de Brad Bird était qualifié de chef d' œuvre. Je comprends mieux maintenant que j'ai eu la chance de le voir au cinéma. 

L'animation est très jolie et douce, à l'ancienne. Les ambiances sont extrêmement bien travaillées. Qu'on soit dans un diner américain, dans une forêt de nuit, dans une maison vivante et conviviale ou dans une petite ville toute simple, on adhère immédiatement au moment. Une grande force ressort de l'histoire. Avec simplicité et efficacité, le scénario aborde des thèmes tels que la différence, la mort, l'amitié, le sacrifice, la haine destructrice, la stupidité, la violence des armes à feu, la guerre...  Il est parfait pour les enfants, car il utilise un jeune garçon malin, courageux et coquin comme héros. Il a des outils d'enfants pour affronter la situation, mais c'est son grand cœur qui ressort comme la meilleure parade. Les petits peuvent facilement s'identifier.


Les émotions sont très présentes dans ce film et la magie opère, car, en tant que spectateurs, on les ressent toutes.

LE GÉANT DE FER est une petite merveille qu'il ne faut pas hésiter à partager en famille, car elle plaira à tous les âges. À la fois fort en sujets, doux dans sa conception, intéressant dans son esprit, il offre une fenêtre d'observation sur les relations humaines et l'occasion de se poser les bonnes questions sur les thèmes abordés. C'est un ravissement.

A propos du film

Redécouvrez un classique en HD au cinéma…

LE GÉANT DE FER de Brad Bird

Signature Edition

Devenu un classique de l'animation, LE GÉANT DE FER revient au cinéma à partir du 7 décembre 2016.

Réalisé en 1999 par Brad Bird (LES INDESTRUCTIBLES, RATATOUILLE, MISSION IMPOSSIBLE : PROTOCOLE FANTÔME, À LA POURSUITE DE DEMAIN), le film a été remastérisé et enrichi de deux scènes inédites.

À sa sortie en salles, LE GÉANT DE FER a été salué comme un "classique immédiat" (Joe Morgenstern, Wall Street Journal). "Imaginez E.T. sous les traits d'un géant métallique et vous aurez un petit aperçu de ce long métrage d'animation réjouissant" (Roger Ebert, Chicago Sun-Times). Entretemps, le monde découvrait l'existence d'un autre "géant" : Brad Bird qui a fait un coup de maître avec cette première réalisation. Il a ensuite remporté deux Oscars® et été plébiscité par la critique mondiale tant pour ses films d'animation que ses longs métrages en prises de vue réelles.

Adapté du livre de Ted Huges, "The Iron Man", qui avait inventé ce récit pour consoler ses deux jeunes enfants de la disparition précoce de leur mère, la poètesse américaine Sylvia Plath, "le Géant de fer" évoque la touchante amitié d'un petit garçon et d'un robot géant venu d'une planète inconnue. Bien sûr toute la ville, puis bientôt le gouvernement et l'armée américaine vont prendre en chasse le géant et son petit ami qu'ils prennent pour les prémices d'une attaque ennemie.

Un soir, tandis que sa mère, Annie, travaille à la cafétéria, Hogarth regarde seul la télévision lorsque soudain l’image se brouille. Monté sur le toit, l’enfant constate que l’antenne a été dévorée par une créature extra-terrestre. Rassemblant tout son courage, il se lance à sa poursuite, et découvre, au cœur de la forêt voisine, le géant de fer.

The Iron Man est un best-seller de la littérature britannique pour jeune public. Il est l’œuvre du poète Ted Hughes, qui l'écrivit pour ses enfants après la disparition de leur mère, la poétesse américaine Sylvia Plath. Le livre inspira Pete Townshend, des Who, pour son opéra-rock éponyme, puis le producteur de théâtre Des McAnuff développa le projet de film avec les studios Warner et proposa à Brad Bird, ancien animateur de Disney, de le réaliser.

Débarqué de l’espace dans l’Amérique paranoïaque des années 1950, le géant de fer est perçu comme une attaque ennemie. Le pays est alors en pleine guerre froide et n'en est encore qu'aux balbutiements de la conquête spatiale. Le robot ne passe pas inaperçu avec ses 20 mètres de haut et son appétit féroce pour la ferraille, pylônes électriques et autres voies ferrées.

Rare mélange des thématiques du cinéma traditionnel (guerre froide, paranoïa, réponse armée…) et du cinéma d’animation, cette histoire d’amitié développe les thèmes de la différence, de l’acceptation, de la protection et de l’apprentissage, mais aussi de la violence. La dureté du propos est cependant compensée par un humour explosif, des décors splendides, inspirés de grands peintres comme Edward Hopper (les couleurs automnales des paysages du Maine), dans un format Scope fabuleux.

« La présence du géant prouve à l’enfant que toute civilisation est mortelle, et que garantir sa pérennité en ayant recours à l’autodéfense incite à faire progresser les technologies de la destruction. La fin du film, qui n’est que l’escalade vers une violence cosmique, démontre avec pertinence la bêtise militaire de l’époque. » (Pierre Eisenreich, Positif n°467, janvier 2000)

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