mardi 12 avril 2016

LE LIVRE DE LA JUNGLE


Au cinéma le 13 avril 2016
En 3D dans les salles équipées

Hier après-midi, j’ai eu la chance et l’opportunité d’assister à deux conférences de presse pour la sortie du film LE LIVRE DE LA JUNGLE.

Nous étions un groupe de blogueurs réunis dans une salle du magnifique Hôtel Bristol à Paris.

La première conférence de presse s'est déroulée en présence des acteurs Leïla Bekthi et Lambert Wilson. Leïla Bekhti prête sa voix, dans la version française, à KAA, un python à la voix et au regard hypnotique. Lambert Wilson prête sa voix, dans la version française, au légendaire Baloo, un ours à l’esprit libre et ouvert.

Le doublage

Pour vous donner une idée du travail qu’ils ont effectué sur leurs personnages, découvrez les reportages ci-dessous.
  • Lambert Wilson prête sa voix à Baloo, et chante dans la toute nouvelle adaptation du film le cultissime « Il en faut peu pour être heureux »
  • Dans les coulisses du doublage en VF : un casting d'exception pour un périple au cœur de la jungle...
Lambert Wilson, Eddy Mitchell, Leïla Bekhti et Cécile de France redonnent vie aux légendaries Baloo, Roi Louie, Kaa et Raksha.


Les conférences de presse

Lors de la conférence, Leila et Lambert ont parlé avec nous, entre autres, leur avis sur leur personnage et sur cette nouvelle adaptation. Ils étaient détendus, très sympathiques et intéressants. Ils avaient envie de partager leurs impressions sur cette aventure. Je vous laisse découvrir cette rencontre dans les vidéos ci-dessous. 

NB : La première vidéo est très courte dû à un problème technique de maladresse systématique mais pas d'inquiétude, le dialogue reprend très vite dans la deuxième.



Après une courte interruption, nous avons eu le plaisir (et dans mon cas l’immense joie) de débuter une seconde conférence avec le réalisateur du film LE LIVRE DE LA JUNGLE, Jon Favreau.


Pour rappel, le film sort demain au cinéma, je l'ai beaucoup apprécié et vous pouvez retrouver mon avis ici.

Vous allez le voir immédiatement dans les vidéos, Jon Favreau était d’une gentillesse et d’une simplicité impressionnantes. On sent tout de suite qu’il pourrait vous parler de cinéma, de technique d’effets spéciaux, de réalisation, du métier d’acteur, d’écriture de scénario et d'une multitude d'autres sujets pendant des heures et on aurait très envie de l’écouter. 

Il a été adorable. Il a pris du temps pour remercier la traductrice qui a fait un travail admirable. Il nous regardait chacun notre tour pour nous laisser le temps de prendre de belles photos. Jon Favreau est très professionnel et, pour moi, cette rencontre a été un moment un peu magique. En plus, il a beaucoup d’humour et n’a pas hésité à partager la recette complète du sandwich cubain. Il s’agit d’une référence au film #CHEF (2014) qu’il a réalisé et dans lequel il tenait le rôle principal. Retrouvez son intervention dans les deux vidéos ci-dessous :



A la fin de la conférence, il a pris le temps calmement de nous signer les blu-ray, photos, tirages limités… que vous avions amenés et de prendre des photos avec nous. Chapeau bas, Monsieur Favreau, vous nous avez offert un magnifique et mémorable moment de partage !

Retrouvez les photos des deux conférences sur la page Facebook d'Epixod.

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L’avant-première parisienne 
de la nouvelle production Disney 
a fait vibrer en rythme le cœur de tous les invités…

C’est hier soir, au Pathé Beaugrenelle transformé pour l’occasion en véritable jungle indienne, que s’est déroulée l’avant-première de la nouvelle adaptation Disney du LIVRE DE LA JUNGLE. Le réalisateur Jon FAVREAU le producteur Brigham TAYLOR et l’interprète de Mowgli, le jeune Neel SETHI avaient fait le déplacement pour l’occasion. Au sein de cette luxuriante végétation, ils ont retrouvé les voix françaises Leila BEKHTI  Lambert WILSON et Eddy MITCHELL – respectivement le serpent Kaa, l’ours Baloo et l’orang-outang le Roi Louie.

Tous ont offert aux nombreux invités présents un spectacle grandiose gorgé de rythme, d’élégance et d’effets spéciaux époustouflants… Une formidable relecture du récit de Rudyard Kipling qui n’a laissé personne indifférent et qui a même fait retrouver aux adultes un doux parfum d’enfance !

De nombreuses personnalités se sont jointes à eux, parmi lesquelles Benjamin CASTALDI, Anaïs DELVA, Estelle DENIS, Raymond DOMENECH, Damien LAURETTA, Mickael MIRO et SLIMANE (The Voice), OLYMPE, Alessandra SUBLET, Aïda TOUIHRI, Philippe CANDELERO ainsi que les YouTubers NATOO,LEKEMAR, NEWTITEUF, HUGOPOSAY, David LAFARGE POKEMON, UNSTERBLIICHER, AYPIERRE, CHELXIE, FAIRESET.

Le casting français sur le tapis rouge : 



Jon Favreau présente le film : 

.@Jon_Favreau, le réalisateur du #LivredelaJungle a présenté son film lors de l'avant-première Parisienne ! https://t.co/P8fIbYU1rY
Les réactions des premiers spectateurs : 




NOTES DE PRODUCTION
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

LE LIVRE DE LA JUNGLE est une toute nouvelle aventure en prises de vues réelles qui nous entraîne dans un fabuleux voyage au cœur de la jungle. Réalisé par Jon Favreau d’après les œuvres de Rudyard Kipling, ce film s’inspire également du grand classique de l’animation des studios Disney, LE LIVRE DE LA JUNGLE – mais apporte sa propre vision des choses.

Jon Favreau explique : « Nous nous sommes davantage rapprochés par la tonalité de notre film de la dimension mythique des œuvres de Kipling, tout en laissant une place pour les souvenirs que nous gardions du film animé de 1967, car nous souhaitions en conserver tout le charme. » Les cinéastes ont fait appel aux toutes dernières technologies pour raconter l’histoire, avec une approche contemporaine qui permet d’immerger pleinement le public dans le film, en mélangeant performance d’acteur en prises de vues réelles, environnements spectaculaires en images de synthèse et animaux d’un réalisme extraordinaire, que les artistes ont stylisés pour donner encore plus de force au récit.

Le producteur Brigham Taylor déclare : «LE LIVRE DE LA JUNGLE est un conte initiatique universel qui s’adresse à tout le monde. Walt Disney a raconté cette histoire en animation traditionnelle sur celluloïd, mais nous disposons aujourd’hui d’une technologie qui permet de donner réellement vie à ces personnages, de les représenter de façon photoréaliste, et d’intégrer un jeune acteur dans un environnement numérique de manière crédible et indécelable. Nous n’avons pas résisté à l’envie de raconter cette merveilleuse histoire avec les moyens qui sont les nôtres aujourd’hui.»

Jon Favreau précise : «L’histoire règne en maître absolu. Je suis convaincu que les films se doivent d’offrir un voyage émotionnel au public. Les images les plus spectaculaires n’ont aucun sens si les gens ne se sentent pas impliqués émotionnellement par les personnages. Toute histoire nécessite de l’humanité, de l’émotion, il faut toujours creuser le développement des personnages et ne surtout pas oublier l’humour – en veillant à ce que celui-ci ne trahisse jamais les enjeux du récit. Il y a dans ce film des moments d’angoisse où l’on se demande quel terrible sort guette Mowgli…»

Le jeune Neel Sethi, nouveau venu au cinéma, interprète le seul personnage humain du film, Mowgli. Âgé de 12 ans, il a été sélectionné parmi des milliers de jeunes garçons lors d’un casting qui s’est déroulé dans le monde entier. Les autres personnages de l’histoire doivent leur voix originale à Bill Murray (LOST IN TRANSLATION) pour Baloo, Ben Kingsley (LEARNING TO DRIVE, THE WALK – RÊVER PLUS HAUT) pour Bagheera, Idris Elba (STAR TREK BEYOND) pour Shere Khan, et Lupita Nyong’o (12 YEARS A SLAVE, STAR WARS ÉPISODE VII – LE RÉVEIL DE LA FORCE) pour Raksha, la mère loup de Mowgli. Scarlett Johansson (AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON) est la voix de Kaa, Giancarlo Esposito (« Breaking Bad ») est celle d’Akela, le loup dominant de la meute, et Christopher Walken (VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER) donne la parole au Roi Louie. Dans la version française Lambert Wilson prête sa voix à l’ours débonnaire Baloo, Eddy Mitchell au Roi Louie, Leïla Bekhti à Kaa et Cécile de France à Raksha. Jon Favreau (IRON MAN, IRON MAN 2, #CHEF) a réalisé le film d’après le scénario de Justin Marks (TOP GUN 2, «Rewind»). Les producteurs sont Jon Favreau et Brigham Taylor (producteur exécutif de PIRATES DES CARAÏBES 5 et À LA POURSUITE DE DEMAIN).

Peter Tobyansen (ALICE AU PAYS DES MERVEILLES), Molly Allen (#CHEF) et Karen Gilchrist (#CHEF) sont producteurs exécutifs. Les équipes d’artistes primés qui donnent vie à la jungle et aux animaux de l’Inde ont été dirigées par le superviseur des effets visuels oscarisé Rob Legato (AVATAR, HUGO CABRET, TITANIC, APOLLO 13), par Adam Valdez, superviseur des effets visuels pour Moving Picture Company (MALÉFIQUE, WORLD WAR Z, LE MONDE DE NARNIA : L’ODYSSÉE DU PASSEUR D’AURORE) et par Dan Lemmon, superviseur des effets visuels pour WETA (LE SEIGNEUR DES ANNEAUX: LA COMMUNAUTÉ DE L’ANNEAU, LE SEIGNEUR DES ANNEAUX : LE RETOUR DU ROI).

Le superviseur de l’animation est Andy Jones (WORLD WAR Z, I, ROBOT, oscarisé pour les effets d’AVATAR). Bill Pope (MATRIX, SPIDER-MAN 2) est directeur de la photographie, et Christopher Glass (ARTHUR NEWMAN) est chef décorateur. La chef costumière est Laura Jean Shannon (#CHEF, IRON MAN, ELFE). Le chef monteur est Mark Livolsi (DANS L’OMBRE DE MARY : LA PROMESSE DE WALT DISNEY, LE DIABLE S’HABILLE EN PRADA, THE BLIND SIDE : L’ÉVEIL D’UN CHAMPION). La musique est signée par John Debney, couronné aux Emmy Awards et nommé aux Oscars, aux BAFTA Awards et aux Annie Awards (ELFE, IRON MAN 2).

Bienvenue dans la jungle

L’histoire de Mowgli, le « petit d’homme », racontée aux nouvelles générations. 

Les personnages et les histoires du Livre de la jungle ont profondément marqué toutes les générations, partout dans le monde. Leur auteur, l’Anglais Rudyard Kipling, est né à Bombay, dans l’Inde britannique, en 1865, et il a su faire partager son amour pour ce pays à travers ses recueils de nouvelles, Le Livre de la jungle en 1894, puis Le Second Livre de la jungle paru un an plus tard. Si ces ouvrages furent considérés comme des livres pour enfants, le cadre des récits, d’une luxuriance exotique, et leurs animaux parlants ont captivé petits et grands, en leur faisant découvrir l’Inde – beaucoup en entendaient parler pour la première fois. C’est lors d’un séjour aux États-Unis, dans le Vermont, alors que Kipling et sa femme venaient de fonder une famille, qu’il écrivit ces histoires.

Il publia par la suite plusieurs autres livres et recueils de nouvelles. À 32 ans, Rudyard Kipling devint l’écrivain le mieux payé du monde, et en 1907, il fut le premier auteur de langue anglaise – et le plus jeune de tous les écrivains – à recevoir le Prix Nobel de littérature. Le réalisateur Jon Favreau déclare: «Les histoires de Rudyard Kipling et leur dimension mythique illustrent la théorie du monomythe de l’anthropologue et mythologue américain Joseph Campbell, avec son « héros aux mille et un visages ». Le récit retrace l’avènement du héros, le passage à l’âge adulte d’un jeune garçon au cœur de la jungle, parmi des personnages archétypaux. En tant que cinéaste, j’ai trouvé là un terrain extrêmement fertile.»

Au cours des douze décennies qui ont suivi leur publication, les histoires de Rudyard Kipling ont connu de nombreuses adaptations. Les premières versions du scénario du film d’animation des studios Walt Disney LE LIVRE DE LA JUNGLE, réalisé par Wolfgang Reitherman, qui avaient conservé le ton grave des histoires de Kipling, furent remaniées parce que Walt Disney les jugeait trop sombres. Sorti le 18 octobre 1967, un an après la disparition de Disney, le film devint un grand classique. Aujourd’hui, ses chansons, dont « The Bare Necessities » de Terry Gilkyson (« Il en faut peu pour être heureux ») ou « I Wanna Be Like You » des frères Sherman (Être un homme comme vous »), nous donnent toujours autant envie de fredonner et de marquer la mesure! LE LIVRE DE LA JUNGLE est ressorti en salles à deux autres reprises, et existe bien sûr en vidéo, en DVD et en Blu-ray, ce qui lui permet de continuer à séduire les jeunes générations et à ancrer Mowgli et ses amis (ou ennemis) du règne animal dans le cœur des petits et des grands du monde entier.

 Jon Favreau confie : «Le lien qui unit Mowgli et Baloo m’a beaucoup marqué quand j’étais enfant. Il me faisait penser à ma propre relation avec mon grand-père, qui occupait une grande place dans ma vie. J’adorais que Mowgli soit turbulent et d’homme », racontée aux nouvelles générations. Les personnages et les histoires du Livre de la jungle ont profondément marqué toutes les générations, partout dans le monde. Leur auteur, l’Anglais Rudyard Kipling, est né à Bombay, dans l’Inde britannique, en 1865, et il a su faire partager son amour pour ce pays à travers ses recueils de nouvelles, Le Livre de la jungle en 1894, puis Le Second Livre de la jungle paru un an plus tard. Si ces ouvrages furent considérés comme des livres pour enfants, le cadre des récits, d’une luxuriance exotique, et leurs animaux parlants ont captivé petits et grands, en leur faisant découvrir l’Inde – beaucoup en entendaient parler pour la première fois.

C’est lors d’un séjour aux États-Unis, dans le Vermont, alors que Kipling et sa femme venaient de fonder une famille, qu’il écrivit ces histoires. Il publia par la suite plusieurs autres livres et recueils de nouvelles. À 32 ans, Rudyard Kipling devint l’écrivain le mieux payé du monde, et en 1907, il fut le premier auteur de langue anglaise – et le plus jeune de tous les écrivains – à recevoir le Prix Nobel de littérature. Le réalisateur Jon Favreau déclare: «Les histoires de Rudyard Kipling et leur dimension mythique illustrent la théorie du monomythe de l’anthropologue et mythologue américain Joseph Campbell, avec son « héros aux mille et un visages ». Le récit retrace l’avènement du héros, le passage à l’âge adulte d’un jeune garçon au cœur de la jungle, parmi des personnages archétypaux. En tant que cinéaste, j’ai trouvé là un terrain extrêmement fertile.»

Au cours des douze décennies qui ont suivi leur publication, les histoires de Rudyard Kipling ont connu de nombreuses adaptations. Les premières versions du scénario du film d’animation des studios Walt Disney LE LIVRE DE LA JUNGLE, réalisé par Wolfgang Reitherman, qui avaient conservé le ton grave des histoires de Kipling, furent remaniées parce que Walt Disney les jugeait trop sombres. Sorti le 18 octobre 1967, un an après la disparition de Disney, le film devint un grand classique. Aujourd’hui, ses chansons, dont « The Bare Necessities » de Terry Gilkyson (« Il en faut peu pour être heureux ») ou « I Wanna Be Like You » des frères Sherman (Être un homme comme vous »), nous donnent toujours autant envie de fredonner et de marquer la mesure! LE LIVRE DE LA JUNGLE est ressorti en salles à deux autres reprises, et existe bien sûr en vidéo, en DVD et en Blu-ray, ce qui lui permet de continuer à séduire les jeunes générations et à ancrer Mowgli et ses amis (ou ennemis) du règne animal dans le cœur des petits et des grands du monde entier.
Jon Favreau confie : «Le lien qui unit Mowgli et Baloo m’a beaucoup marqué quand j’étais enfant. Il me faisait penser à ma propre relation avec mon grand-père, qui occupait une grande place dans ma vie. J’adorais que Mowgli soit turbulent et qu’il se fourre toujours dans les ennuis. Il n’a rien d’un bon petit garçon bien sage, il est un peu trop précoce pour cela, un peu comme Denis la Malice. Les animaux sauvages ne l’intimident pas parce qu’il est complètement à l’aise parmi eux. Mais sous ses airs de dur, il est vulnérable émotionnellement, et c’est ce qui transparait à travers son lien avec Baloo.»

Le réalisateur poursuit: «Il y avait beaucoup d’humour dans la version animée de Disney. J’adore la musique, et je me souviens avoir inventé mes propres histoires avec les personnages du film. Les scènes qui m’avaient impressionné le plus visuellement, et que l’on retrouve dans cette nouvelle version, sont les images de Mowgli qui descend la rivière installé sur le ventre de Baloo, les yeux hypnotiques de Kaa le serpent, et la majesté des éléphants qui défilent.»

Comme Jon Favreau, le producteur Brigham Taylor a renoué avec les personnages et l’histoire à travers ses souvenirs d’enfance du dessin animé. «Bien avant d’avoir entendu parler des écrits de Kipling, j’avais vu le film d’animation des studios Disney.

Comme beaucoup d’enfants, j’ai été très impressionné par ces personnages fantastiques, cette vie rêvée d’un enfant dans la jungle parmi les animaux. Aujourd’hui, la technologie nous permet pour la première fois de raconter cette histoire fondatrice et universelle à la manière dont Rudyard Kipling l’a imaginée : un petit garçon réel évolue dans une jungle qui a tout d’une vraie, au milieu d’animaux réalistes avec qui il peut parler tout naturellement.»

L’équipe du film ne souhaitait ni créer une copie conforme du film d’animation, ni épouser complètement la version de Kipling. La priorité fondamentale a été de trouver le ton juste pour cette nouvelle version de l’histoire. Ainsi, l’adaptation du LIVRE DE LA JUNGLE réalisée par Jon Favreau puise son inspiration dans le très aimé classique du cinéma d’animation, tout en conservant les aspects les plus sombres et la mythologie propres aux histoires originales de Kipling. Brigham Taylor déclare : «Nous sommes fidèles aux personnages du film d’animation et nous avons repris le réalisme et le ton des histoires de Kipling. Nous tendons vers les personnages qui nous sont familiers tels que nous les avons découverts dans le dessin animé, mais nous avons intégré d’autres ingrédients pour mieux servir cette nouvelle version de l’histoire.»

Jon Favreau reprend: «Nous revenons au concept fondamental de Mowgli en tant que petit garçon élevé dans la jungle et forcé de partir à cause de son ennemi juré, le tigre Shere Khan. Mowgli mène une existence heureuse et insouciante, mais il ne se sent pas à sa place dans la jungle parce qu’il est humain. Bien qu’ayant été élevé par des loups et vivant au cœur de la forêt, il ne possède pas les attributs physiques nécessaires pour survivre dans cet environnement. Même si la jungle est magnifique et peuplée d’animaux pour certains très amicaux, cela reste pour lui un endroit très dangereux.» Le réalisateur précise : «Nous avons emprunté à Kipling cette idée de danger présent au cœur même des lieux de vie. Ce n’est pas un endroit sûr pour un enfant. Nous avons repris la structure de base de l’histoire du film animé, mais de manière à y incorporer des enjeux narratifs plus élevés. Le ton du film est plus menaçant : la survie est loin d’être une certitude.»

Brigham Taylor note : «C’est un conte initiatique, l’histoire d’un enfant qui doit trouver sa place dans le monde. L’aventure est réaliste, les enjeux sont élevés, mais en même temps, le film est chaleureux et humain. C’est un équilibre difficile à trouver mais Jon a parfaitement su maîtriser cette combinaison délicate.»

Selon Jon Favreau, le film saura plaire au plus grand nombre. «En tant que parent, je suis toujours heureux de découvrir des films qui s’adressent à mes enfants et sont capables de leur plaire sans insulter leur intelligence. Les enfants sont parfaitement aptes à comprendre quand on leur propose une histoire sophistiquée. Le rêve de Walt a toujours été de réunir les familles autour d’une histoire, mais pas forcément de la manière la plus évidente ou la plus prévisible qui soit.» «Dans notre version, poursuit le réalisateur, si vous êtes fan du film d’animation, vous remarquerez un souci du détail qui est un véritable hommage à l’héritage Disney. Et si vous êtes un enfant qui découvre LE LIVRE DE LA JUNGLE pour la première fois, vous pourriez bien en oublier de manger votre pop-corn tellement le film est prenant !»

Les habitants de la jungle

Les personnages du classique revus et corrigés.

Dans cette nouvelle version du LIVRE DE LA JUNGLE, les cinéastes tenaient à conserver la magie des personnages inoubliables qui ont conquis le public il y a près de 50 ans, tout en les revisitant pour enchanter une toute nouvelle génération de spectateurs. Pour y parvenir, ils ont fait appel à un jeune acteur charismatique pour incarner Mowgli et ont utilisé les toutes dernières technologies et des acteurs chevronnés pour donner vie à ses partenaires animaux. Pour le producteur Brigham Taylor, la distribution voix – qui rassemble les plus grands noms d’Hollywood –, constitue un casting de rêve. Il explique: «Je suis heureux de pouvoir dire que chacun des acteurs du film était le premier choix de Jon Favreau, ce qui en dit long sur le pedigree du projet et le statut dont jouit Jon comme réalisateur au sein de la communauté des acteurs.»

Jon Favreau déclare: «À l’instar d’un chef qui doit impérativement utiliser les bons ingrédients pour réaliser le plat parfait, un cinéaste se doit de rassembler la bonne distribution. Dans tous mes films, le casting tient une place essentielle. Je dois absolument avoir un casting de qualité et le juste mélange d’acteurs, sans quoi je ne peux pas faire mon travail correctement – en particulier lorsqu’il s’agit d’une nouvelle version d’un film aussi populaire.»

Les personnages ont pris vie grâce à l’alliance entre les interprétations vocales des acteurs et les performances animées en images de synthèse – deux facettes d’une même médaille qu’il est parfois difficile de dissocier. Brigham Taylor commente: «Le rendu de certains personnages a évolué après le choix de l’acteur qui allait prêter sa voix, parfois de manière subtile, parfois de façon plus substantielle. Cependant, dans tous les cas, nous tenions à ce que les animaux ressemblent à leurs alter ego dans la nature. Nous voulions que Baloo ressemble à un vrai ours et Bagheera à une vraie panthère, mais nous avons pu apporter des modifications quasi imperceptibles pour adapter les expressions des personnages aux performances vocales de leurs interprètes. Les animateurs ont réalisé de très astucieux ajustements qui sont suffisamment subtils pour que l’animal reste crédible.»

LES PERSONNAGES

Mowgli est un petit garçon qui a été abandonné dans la jungle alors qu’il n’était encore qu’un nourrisson. Une panthère noire baptisée Bagheera l’a découvert et confié à une meute de loups, qui l’ont élevé comme l’un des leurs. Surnommé « petit d’homme », Mowgli a grandi au milieu des animaux – certains amis, d’autres ennemis – sans jamais avoir le sentiment de ne pas être à sa place.

Jon Favreau raconte: «Mowgli est quelqu’un qui veut se faire accepter. Il se sent isolé, à l’écart. C’est un enfant vulnérable qui a le sentiment d’être le vilain petit canard de la meute. Chaque année, les louveteaux grandissent et mûrissent plus vite que lui et finissent par rejoindre le conseil des loups alors qu’il est laissé pour compte, comme un écolier qui resterait dans la même classe année après année. Bien que ce soit un enfant intrépide, chahuteur et plein d’assurance, il n’a pas la vie facile.» Lorsqu’on lui demande de quitter le seul foyer qu’il ait jamais connu, Mowgli est perdu. Mais il ne se retrouve pas totalement seul : il est guidé par deux figures paternelles qui ont une vision de la vie très différente. Brigham Taylor déclare: «Mowgli est un être très affectueux et tolérant. Il accepte Baloo et Bagheera tels qu’ils sont, mais il doit aussi faire la synthèse de ce que chacun lui apprend. Baloo est celui qui donne à Mowgli la liberté d’être lui-même et d’exprimer ses talents. Bagheera lui inculque quant à lui l’importance de la communauté, de l’organisation sociale, de la discipline et du travail d’équipe. À la fin de l’histoire, le jeune garçon est capable d’emprunter un peu de la vision de ses deux amis pour définir sa propre philosophie de vie d’une manière qu’aucun d’entre eux n’aurait pu prédire.»

Pour le rôle de Mowgli, l’équipe du film a fait appel à Neel Sethi, nouveau venu au cinéma. Seul personnage humain à apparaître à l’écran, le jeune acteur a non seulement eu pour mission d’incarner Mowgli, mais également de mobiliser toute son imagination pour visualiser l’univers et les protagonistes de chaque scène. Jon Favreau confie: «Il était impératif de trouver le bon interprète pour Mowgli. Nous avons mené des auditions dans le monde entier et rencontré 2 000 petits garçons avant de tomber sur Neel. C’était l’un des derniers acteurs que j’ai auditionnés et j’ai immédiatement senti qu’il possédait les mêmes qualités émotionnelles et physiques que le personnage de Mowgli dans le dessin animé de 1967. Il incarnait tellement ce que nous recherchions que c’en était troublant. Il était en outre doté d’un formidable sens de l’humour.»

Si Neel Sethi a décroché le rôle, c’est grâce à sa personnalité, selon la directrice de casting Sarah Finn. «Neel incarne le courage, l’humour et l’audace du personnage. Il est chaleureux et ouvert, mais possède également une intelligence rare pour son âge et il nous a impressionnés par sa capacité à faire face à toutes les situations. Son charisme et son instinct naturels nous ont immédiatement conquis.»

Brigham Taylor ajoute: «J’ai rarement connu une joie telle que celle que j’ai éprouvée lorsque nous avons découvert Neel. Il apprend à une vitesse stupéfiante et Jon Favreau est sans doute le meilleur professeur d’art dramatique qui soit.»

Les talents de pédagogue du réalisateur se sont révélés très utiles car le jeune acteur n’avait encore jamais joué la comédie de manière professionnelle. Jon Favreau déclare: «Tout dans ce film repose sur l’interprétation de ce petit garçon. J’ai travaillé avec suffisamment d’enfants pour reconnaître un acteur avec lequel je peux collaborer. Et Neel était d’une justesse extraordinaire, c’est comme s’il était fait pour ce rôle. Nous avons tout de suite su que nous avions trouvé notre Mowgli.»

Bien que limitée, la garde-robe de Neel Sethi a fait l’objet d’une longue réflexion. La chef costumière Laura Jean Shannon explique: «Notre mission a consisté à créer un pagne qui soit à la fois réaliste et convenable. Nous voulions quelque chose de naturel qui ne détourne pas l’attention du public de l’histoire ou du jeu d’acteur. Nous tenions à ce que Mowgli évoque l’atmosphère du dessin animé de notre enfance, c’est pourquoi nous avons opté pour un pagne rouge.»

Laura Jean Shannon a même développé l’histoire de ce vêtement, imaginant que bébé, Mowgli portait un dhoti indien traditionnel qui, avec le temps, se serait délavé et effiloché. Élégante et racée, la somptueuse Bagheera a sauvé Mowgli alors qu’il n’était qu’un nourrisson abandonné dans la jungle. Depuis, la panthère se sent liée au petit d’homme, pour qui elle éprouve une tendresse particulière. Mentor de Mowgli, Bagheera lui apprend à suivre strictement les lois de la jungle. Et lorsque le temps de quitter la jungle est venu pour Mowgli, Bagheera pense qu’il est de son devoir de l’aider à s’en aller avec dignité.

C’est l’acteur oscarisé Ben Kingsley qui prête sa voix à Bagheera dans la version originale. Jon Favreau commente: «Il apporte élégance et raffinement au personnage, mais également beaucoup de fermeté. Ben est un comédien très intéressant capable de tout jouer.»

L’acteur déclare: «Bagheera est le parent adoptif de Mowgli. Son rôle est de l’éduquer, de le protéger et de le guider.»

Il poursuit: «En tant qu’acteur, il faut que je trouve l’angle sous lequel aborder le personnage. Je me suis donc imaginé Bagheera comme une figure militaire – si c’était le cas, il serait probablement colonel ! Il est en effet immédiatement reconnaissable par sa diction, son comportement et son code moral.»

Pendant l’enregistrement, Ben Kingsley n’a jamais perdu de vue l’apparence physique du personnage. Il raconte: «Pour les scènes dans lesquelles Bagheera se souvient de l’époque où il était le tuteur de Mowgli, j’aimais me mettre à l’aise dans le studio d’enregistrement, j’étais généralement assis dans un fauteuil douillet, dans une posture très détendue parce que je racontais une histoire. Mais lorsque le personnage guide Mowgli à travers la jungle et le protège activement, j’ai opté pour une approche bien plus dynamique face au micro. C’est un art qui demande beaucoup de discipline !»

Ben Kingsley confie avoir grandi avec les livres de Rudyard Kipling. «Ses récits des aventures de Mowgli avec leurs personnages extraordinairement ciselés ont fait découvrir le sous-continent indien et sa culture à beaucoup de gens dans le monde.»

L’acteur affirme également être un fan inconditionnel du dessin animé adapté des œuvres de Kipling. Il déclare: «J’aime beaucoup la version de Disney de 1967. Les personnages, la musique, tout me plaît.»

Pour Ben Kingsley, le thème principal du LIVRE DE LA JUNGLE est celui de la famille. Il poursuit: «Il existe de nombreuses histoires qui racontent les aventures d’orphelins en quête d’une famille, quelle qu’elle soit, et c’est une part très importante de la version de Jon Favreau. Le film comporte de grands moments de joie mais également des moments plus sombres, car il s’agit tout de même d’un enfant seul qui triomphe en dépit d’immenses difficultés.» Raksha, louve affectueuse et farouchement protectrice, aime profondément tous ses petits – y compris Mowgli. Elle a adopté le petit d’homme et l’a élevé comme s’il s’agissait d’un de ses louveteaux quand celui-ci a été trouvé bébé, perdu dans la jungle.

Jon Favreau commente: «Nous nous sommes davantage inspirés des écrits de Kipling en ce qui concerne Raksha. Les loups ont en effet un rôle bien plus significatif dans ses histoires, ce qui était important pour moi.»

L’actrice oscarisée Lupita Nyong’o a été chargée de donner vie à Raksha. Elle confie: «Je suis tombée sous le charme de mon personnage, qui incarne la figure maternelle protectrice et éternelle. Le mot Raksha signifie protection en hindi. J’ai été très touchée par sa volonté de protéger ce fils qui n’est à l’origine pas le sien mais qu’elle considère néanmoins comme tel.»

L’actrice poursuit: «J’ai pris beaucoup de plaisir à préparer ce rôle et à en apprendre davantage sur les loups, qui sont des animaux très sociaux et solidaires. La meute est régie par une hiérarchie très stricte. Mowgli tente de trouver sa place parmi les louveteaux et ça n’est pas toujours facile, mais aux yeux de Raksha il fait partie intégrante du clan.»

Selon le producteur Brigham Taylor, Lupita Nyong’o a réveillé la louve qui sommeillait en elle pour interpréter ce rôle. Il explique: «Lupita a parfaitement saisi les émotions du personnage, lequel n’était pas très développé dans le dessin animé. Elle a intuitivement su exprimer le lien qui unit cette mère adoptive et son fils.»

Jon Favreau ajoute: «Lupita est élégante et raffinée, mais au-delà de cela elle est très accessible, et c’est ce que nous recherchions pour Raksha. Elle a tout d’une mère, mais elle vient clairement d’un monde très différent de celui de Mowgli.»

L’actrice connaissait déjà LE LIVRE DE LA JUNGLE lorsqu’elle a été contactée par l’équipe du film. Elle raconte: «J’ai grandi en regardant la version de Disney – je l’adorais ! Enfant, mon personnage préféré était Baloo. La magie de l’histoire de Mowgli, c’est que n’importe quel enfant peut s’identifier à ce petit garçon, seul représentant de son espèce. C’est une idée qui a trouvé écho en moi. Et puis partir à l’aventure sans adulte est le rêve de tout enfant. Je trouve formidable que ce petit garçon se réalise à travers cette extraordinaire aventure. C’est un merveilleux conte initiatique.» Akela est le mâle dominant de la meute, un loup fort et endurci qui maintient l’ordre, fait respecter la loi de la jungle et assure avec autorité la direction du clan. Ses sentiments à l’égard de Mowgli sont mitigés. Bien qu’il ait accepté le petit d’homme au sein de la meute, il craint qu’il ne devienne un jour l’un de ces cruels humains qu’il a croisés par le passé et qu’il ne compromette alors la sécurité du reste de la famille.

Giancarlo Esposito, qui prête sa voix au personnage, déclare: «Akela est le patriarche de la meute. Il est convaincu que la force du clan repose sur ce que chaque membre y apporte. Il sait qu’ensemble, ils sont capables de survivre. C’est un bon leader et un bon professeur à qui j’aimerais beaucoup ressembler !» Mais selon Brigham Taylor, c’est déjà le cas : «Giancarlo est un acteur de talent qui est l’incarnation même du personnage.» Fan de longue date du LIVRE DE LA JUNGLE, l’acteur confie : «J’ai vu le dessin animé lorsque j’étais enfant quand il est sorti au cinéma en 1967. Il m’a tellement marqué que ça m’a donné envie de lire la version de Rudyard Kipling, et j’ai découvert des histoires extraordinaires et incroyablement exotiques.»

Shere Khan, un tigre du Bengale, porte encore les cicatrices des blessures infligées par les hommes, auxquels il voue une haine farouche. Ce tigre puissant et menaçant ne cache pas ses sentiments hostiles à l’égard de Mowgli. Il est prêt à tout pour faire en sorte que ni le garçon, ni le feu brandi par les hommes ne représentent plus jamais aucune menace… Au fond de lui, Shere Khan rêve de vengeance, et c’est Mowgli qui va en payer le prix. C’est l’acteur primé aux Golden Globes Idris Elba qui prête sa voix au tigre. Il déclare: «Jon Favreau et moi avons travaillé main dans la main pour définir la voix du personnage. Nous avons âprement négocié jusqu’à ce qu’on trouve le timbre de voix parfait.» Le réalisateur commente: «Idris a une prestance incroyable et cela se ressent dans sa voix. Il apporte son inflexibilité au personnage grâce à un timbre grave et puissant. Il s’est brillamment glissé dans la peau de ce tigre imposant et marqué de cicatrices, et cela s’entend.» Idris Elba note : «Shere Khan fait régner la peur. Il terrorise tous ceux qu’il rencontre parce qu’il est lui-même effrayé.»

L’acteur confie avoir été stupéfait en découvrant le personnage pour la première fois. «Lorsque Jon m’a montré les expressions de Shere Khan et sa manière de se déplacer, j’ai été obligé de lui demander s’il s’agissait d’un vrai tigre tellement il était réaliste. La technologie utilisée est incroyable » Kaa jette son dévolu sur Mowgli lorsqu’elle le découvre seul au cœur de la jungle. Le gigantesque python utilise sa voix suave et son regard hypnotique pour attirer le petit d’homme, qui est incapable de résister à sa fascinante étreinte. Le réalisateur confie que le serpent du dessin animé de 1967 lui a laissé un souvenir impérissable : «Je me souviens encore du regard hypnotique de Kaa avec ses yeux en spirale.» Jon Favreau a tenu à conserver l’esprit du personnage tout en le féminisant. Il explique: «Dans la version de 1967, tous les personnages étaient masculins, je me suis donc dit que c’était l’occasion de changer cela à travers Kaa.»

Le cinéaste a ainsi fait appel à l’actrice nommée aux Golden Globes Scarlett Johansson pour donner vie à ce serpent charmeur. LE LIVRE DE LA JUNGLE marque la troisième collaboration de Jon Favreau et Scarlett Johansson, qui a incarné Black Widow dans IRON MAN 2 et a joué dans #CHEF, le film indépendant à succès du réalisateur. Ce dernier commente: «Je me souviens avoir vu HER et avoir été stupéfait par l’impact qu’avait Scarlett dans ce film par le seul biais de sa voix. Elle a une formidable présence vocale.» L’actrice confie: «J’ai aimé faire du doublage dès le plus jeune âge. Les acteurs ont différents outils à leur disposition – leur physique évidemment, mais aussi leur voix. Privé de l’un ou de l’autre, on prend conscience de toutes sortes de possibilités autres. C’est un processus intéressant et il arrive parfois qu’il se produise d’heureux accidents ou que cela vienne rehausser une interprétation. C’est une manière intéressante de travailler et de se dépasser.»

Elle poursuit : «Interpréter Kaa telle que Jon l’avait imaginée était pour moi irrésistible. Le personnage du dessin animé est masculin et il est plus amical et loufoque que celui que j’incarne. Dans ce film, Kaa séduit et prend Mowgli dans ses filets, grâce à sa voix, en lui racontant une histoire. Elle est une fenêtre sur le passé du petit garçon. J’ai pris beaucoup de plaisir à réinventer le personnage pour cette nouvelle version.»

Kaa a été conçue pour être intimidante tout en restant crédible. Scarlett Johansson déclare : «J’ai vu quelques images du personnage au début de la production. Il était important pour moi de voir à quoi elle ressemblait proportionnellement à Mowgli pour m’aider à définir le timbre et l’intensité de ma voix. Je ne pouvais m’en remettre qu’à ma voix, mon travail aurait donc été très difficile si je n’avais eu aucune référence visuelle préalable.» L’actrice ajoute: «Kaa est magnifique. La manière dont elle se déplace est très élégante, presque coquette. Le public découvrira cette créature à travers le regard innocent de Mowgli et entrera ainsi dans l’univers du petit garçon.»

Scarlett Johansson a encore en mémoire la version du LIVRE DE LA JUNGLE de 1967. «Je me souviens très bien de la bande originale, qui était incroyablement populaire quand j’étais enfant. « Il en faut peu pour être heureux » est un classique pour toute ma génération. Et l’idée de ce petit garçon de la jungle élevé par des animaux était tout simplement merveilleuse.»

Elle poursuit : «Les enfants peuvent facilement s’identifier à ce petit garçon en quête d’une famille et du sens que cela peut avoir. La définition de la famille est quelque chose de très personnel, il en existe de toutes sortes, mais en définitive, la famille se constitue avant tout de ceux que l’on aime de manière inconditionnelle.» Baloo est un ours à l’esprit libre et ouvert qui rencontre Mowgli après que celui-ci a été banni de la jungle. Son esprit bohème déteint sur le petit d’homme et le pousse à l’introspection. Jon Favreau commente: «Baloo est un ours imposant et haut en couleurs. Il est le professeur qui vous encourage à lire les livres que vous n’êtes pas autorisé à lire et vous ouvre les yeux sur le monde. C’est un penseur subversif qui vit en marge de la société de la jungle. Il suit ses propres règles et encourage Mowgli à faire de même.»

Selon le réalisateur, Baloo est plus complexe qu’il n’y paraît au premier regard. «Toute la difficulté a consisté à conférer au personnage ce côté « oncle sympathique » qui le caractérise dans la version de 1967. Dans le dessin animé, il était paresseux et aimait manger, mais il n’était pas très câlin. Il grognait et ronflait. Il savait se battre et se défendre. Et pourtant il développait une grande affection pour cet enfant. Bill Murray a réussi à conserver ces qualités tout en s’appropriant le rôle avec sa voix caractéristique.» Jon Favreau tenait à ce que l’acteur nommé à l’Oscar prête à sa voix à Baloo depuis le début du projet. Il commente: «Il est parfait parce qu’il incarne le charme et l’humour qu’on associe au personnage, tout en étant aussi caustique et rebelle.» Le réalisateur poursuit: «Je rêvais de collaborer avec Bill Murray, dont j’admire énormément le travail, mais ce n’est pas l’acteur le plus évident à convaincre. Autant essayer de capturer une licorne ! Ça a été un travail de longue haleine.»


Par chance, Jon Favreau a réussi à capturer sa licorne. Il raconte: «Il s’avère que Bill est tombé sous le charme du personnage. Après nous avoir donné son accord, il s’est montré incroyablement passionné. Il a des critères très élevés.» Bill Murray confie: «Je ne pouvais pas dire non à Baloo ! Jon Favreau est un fantastique conteur et qui plus est, je suis un immense fan des œuvres originales de Rudyard Kipling. Il a écrit plein d’histoires incroyables. J’ai lu Le Livre de la jungle quand j’avais 22 ans et j’ai toujours pensé que c’était de la grande littérature.» Le Roi Louie règne quant à lui sur les Bandar-Logs, une colonie de singes tous plus roublards et malins les uns que les autres. Sa stature et ses prouesses en font une force de la nature redoutable. Mais ce qu’il souhaite plus que tout, c’est détenir le secret de la «fleur rouge» mortelle des humains : le feu. L’imposant primate est convaincu que Mowgli, parce qu’il est le fils de l’homme, possède l’information qu’il recherche. Il va exploiter tous ses talents de beau parleur pour tenter d’amener le petit garçon à la lui livrer.

Jon Favreau déclare : «Celui qui maîtrise le feu contrôle la jungle, car c’est est une force magique et destructrice. Mais si Mowgli ne peut donner au primate ce qu’il désire, ce dernier révèlera rapidement sa vraie nature.» C’est l’acteur oscarisé Christopher Walken qui prête sa voix au Roi Louie. Le réalisateur commente: «C’était formidable de voir Christopher dans ce rôle parce qu’il est non seulement charmant et attachant, mais aussi imprévisible.» Pour cette nouvelle version de l’histoire, l’équipe du film a repensé l’apparence – et l’espèce – du Roi Louie. «Il n’y a pas d’orangs-outangs dans cette partie de la jungle, explique Jon Favreau, il a donc fallu s’éloigner du dessin animé sur ce point. Selon la légende indienne, le gigantopithèque est une sorte de yéti de la jungle – une figure insaisissable – dont nous avons encore exagéré les proportions. Comme il s’agit d’un personnage fantastique, nous nous en sommes donné à cœur joie.»

Pour créer ce personnage, les animateurs se sont beaucoup appuyés sur des vidéos de référence d’expressions faciales. Le réalisateur développe: «Nous avons découvert qu’avec un personnage comme celui du Roi Louie, un primate, nous pouvions obtenir beaucoup d’informations à partir des expressions du visage humain. S’il est impossible de transposer nos expressions faciales sur un serpent ou un ours, c’était faisable avec le Roi Louie.» Le Roi Louie – qui mesure plus de 3,60 mètres – est inspiré de son interprète, comme l’explique le superviseur des effets visuels de WETA Dan Lemmon : «Nous avons exploité certaines expressions de Christopher Walken. Nous l’avons étudié pendant l’enregistrement voix mais également dans des films comme PULP FICTION et TRUE ROMANCE et avons découvert qu’il possède certaines particularités, comme le fait d’humecter occasionnellement ses lèvres lorsqu’il parle. Il a également une lèvre inférieure singulière. Le Roi Louie est vraiment un personnage passionnant – et amusant !» Christopher Walken se souvient avoir vu Louis Prima, la voix originale du Roi Louie, sur scène à plusieurs reprises. Il raconte: «Lorsque j’étais adolescent, je fréquentais le Copacabana où se produisaient régulièrement Louis Prima et Keely Smith. « I Wanna Be Like You » était son morceau fétiche.»

Créer la jungle

Les plus récentes technologies au service de l’histoire.

J on Favreau confie: «Quand je songe à tout ce que nous a légué Disney, ce qui me touche le plus, c’est le rêve de Walt. Son travail a influencé le mien. Il était très en avance sur son époque au plan technique. Il a créé le premier dessin animé avec son synchronisé, dans lequel les personnages étaient parfaitement en rythme avec la musique, et cela a sidéré les gens. Disney était à la pointe de la technologie.» Dans ce même esprit d’avant-gardisme technologique, les cinéastes ont cherché le meilleur moyen de plonger le public dans l’univers qu’ils avaient imaginé pour leur version de l’histoire.

Jon Favreau raconte: «Nous nous sommes interrogés sur la manière de créer tout un monde. Comment utiliser la technologie, les outils narratifs à notre disposition pour en tirer tout le potentiel? Dans l’idéal, il fallait que les spectateurs oublient complètement la dimension technique, qu’ils soient pleinement immergés, transportés dans l’histoire.» Le producteur Brigham Taylor ajoute: «Sur le plan visuel, le public va être plongé comme jamais il ne l’a été au cœur de la jungle – avec tout ce que cela implique de dangers. Certains spectateurs prendront sans doute plaisir à essayer de distinguer ce qui est réel de ce qui ne l’est pas, mais tôt ou tard, tout le monde oubliera l’aspect technique en raison de la puissance émotionnelle du film.

 Jon Favreau a créé une histoire où les émotions l’emportent sur tout le reste.» LE LIVRE DE LA JUNGLE mêle personnages captivants – tous créés en images de synthèse sauf un, Mowgli – et décors à couper le souffle, fruit de la fusion de décors réels minimalistes et d’environnement créés par ordinateur. Pour ce faire, les cinéastes ont réuni une équipe d’experts ayant travaillé sur des films comme L’ODYSSÉE DE PI, GRAVITY, AVATAR ou LES GARDIENS DE LA GALAXIE. Ces derniers ont mené d’importantes recherches afin d’assurer l’authenticité souhaitée par Jon Favreau, tout en améliorant la réalité pour donner aux spectateurs l’impression de vivre une véritable aventure. Et pour trouver le juste équilibre, il a fallu commencer par l’histoire. Une fois celle-ci au point, les artistes ont été chargés de conceptualiser le film séquence par séquence dans l’optique d’atteindre le photoréalism e auquel aspirait le réalisateur. En commençant par réaliser des storyboards du film, les artistes ont pu mettre en place le processus opérationnel et le pipeline effets visuels, en utilisant les toutes dernières avancées de la magie du cinéma, afin de donner au réalisateur la liberté de repousser les limites de ce qui était possible.

Jon Favreau explique: «Nous avons pris le meilleur de ce qui se fait dans l’animation photoréaliste, le meilleur de ce qui se fait dans les techniques de motion capture, et le meilleur de ce qui se fait dans le tournage en prises de vues réelles, et nous avons combiné les trois comme jamais personne ne l’avait fait. Nous avons découvert qu’il était possible d’utiliser les technologies les plus avancées pour créer des images qui paraissent complètement réalistes et naturelles.»

Le réalisateur précise: «Si vous souhaitez obtenir un résultat crédible, il faut respecter scrupuleusement les lois de la physique. Mowgli et la conception visuelle en générale sont exécutés de manière réaliste, mais nous avons pris beaucoup de libertés pour ce qui touche à la jungle.

Un peu comme à Disneyland, nous avons compris que nous pouvions représenter des animaux un peu plus grands que la normale, en forcer certaines caractéristiques pour accentuer la vulnérabilité de ce petit garçon dans la jungle. Le moindre recoin de l’image est rempli d’un amoncellement de détails. Il y a une canopée épaisse, luxuriante, et la direction artistique et la cinématographie rappellent ce procédé des dessins animés d’autrefois, la caméra multiplane, qui permettait de donner un effet de profondeur.»
Les cinéastes ont utilisé une caméra virtuelle leur permettant potentiellement d’aller dans les moindres recoins… mais ils ont volontairement restreint les mouvements de prises de vues.

Robert Legato, le superviseur des effets visuels, explique : «Les mouvements de la caméra sont ancrés dans la réalité. Elle ne va que dans les endroits où une grue, un Steadicam ou une caméra portée pourraient aller. Nous nous sommes gardés de faire des plans aériens extravagants qui seraient absolument impossibles à réaliser dans le monde réel.»

Ce processus a nécessité une importante collaboration entre les équipes dirigées par Robert Legato et le superviseur de l’animation Andrew R. Jones, qui ont travaillé avec le chef décorateur Christopher Glass, l’équipe en charge de la motion capture chez Digital Domain, le superviseur des effets visuels rattaché à la société Moving Picture Company Adam Valdez, qui s’est chargé du méticuleux rendu des nombreux animaux de la jungle, et le superviseur des effets visuels de WETA Dan Lemmon, qui a principalement supervisé la création et le rendu des primates.

Robert Legato déclare: «C’est un film photoréaliste ancré dans le monde réel, ce qui est un concept très intéressant. Le principal défi auquel nous avons été confrontés, c’est que nous sommes tous – y compris le public – des experts en réalisme animal. Dans le film, les animaux apparaissent à l’image à côté d’un petit garçon en chair et en os, il a donc fallu qu’on résiste à la tentation d’aller trop loin car le réalisme était notre impératif.»

Pour créer les performances des animaux en images de synthèse, les cinéastes ont eu recours à une technologie de pointe. Jon Favreau déclare: «Le domaine de la création numérique d’animaux est tout à fait fascinant. Des films comme L’ODYSSÉE DE PI ou LA PLANÈTE DES SINGES : L’AFFRONTEMENT ont été les premiers à montrer des animaux et de la fourrure d’un réalisme proche de la perfection. Pour IRON MAN, il a fallu que nous simulions des surfaces métalliques de manière convaincante, mais les éléments organiques tels que la peau ou le pelage sont autrement plus difficiles à créer. Nous n’aurions jamais pu le faire il y a ne serait-ce que quelques années, en tout cas pas avec le degré de réalisme que nous avons atteint aujourd’hui.»

L’équipe du film a mené des recherches approfondies. Les artistes se sont inspirés de vidéos, d’images et de livres, ils ont visité des zoos et consulté des experts du règne animal, et sont même allés jusqu’à mimer eux-mêmes le mouvement des animaux. Andy Jones commente: «Nous avons pris pour référence des images d’animaux dans leur milieu naturel, avec les conditions d’ensoleillement ou de lumière dont nous avions besoin – c’est ce qui a constitué la base du réalisme de nos images. Notre point de départ, la colonne vertébrale de tout le film, ce sont ces photos authentiques. Ensuite, nous avons légèrement modifié le rendu de certains animaux en fonction des prestations des acteurs voix, mais jamais au point de basculer dans le cartoon.» 
La capture de mouvements a fait partie des techniques utilisées lors de la prévisualisation. Cette technologie n’a pas été utilisée pour capter le jeu des acteurs et l’intégrer aux personnages que l’on voit sur l’écran comme c’est habituellement le cas, mais comme un outil de « blocking » préalable au travail, c’est- à-dire permettant de déterminer les poses et mouvements clés. 

Brigham Taylor explique: «La motion capture est importante parce qu’elle permet aux artistes de prévisualiser virtuellement le film en s’appuyant sur des prises de vues réelles. Pendant la phase de préproduction, nous avons réuni Neel Sethi et des acteurs de motion capture en studio pour que Jon les dirige. Nous avons ainsi obtenu des images que nous avons pu monter et qui nous ont permis de mieux comprendre les performances des personnages et leurs relations dans l’espace avant même le début du tournage en prises de vues réelles.» Plus de 70 espèces animales ont été intégralement créées en images de synthèse pour le film, y compris les personnages emblématiques que sont Baloo, Bagheera, Kaa, Shere Khan et la famille de loups de Mowgli, ainsi que des centaines de primates, à l’image du Roi Louie et des Bandar-Logs, l’armée de singes qui peuple la jungle Seeonee. De nouveaux programmes ont été créés pour simuler les muscles, la peau et la fourrure des animaux. 

Les artistes se sont efforcés de reproduire jusqu’aux comportements les plus subtils des vrais animaux pour conférer au film un réalisme inégalé. Le réalisateur commente: «Chaque animal possède un langage émotionnel qui lui est propre. Un tigre exprime la colère très différemment d’un loup ou d’un ours.» Pour Adam Valdez, le caractère fantastique de l’histoire a stimulé l’investissement de l’équipe. Les artistes du film y ont vu l’opportunité de réaliser le rêve des spectateurs de vivre au cœur du règne animal. 

Le superviseur des effets visuels déclare: «Les décors et les personnages se devaient d’être d’une crédibilité irréprochable. Il fallait que nous donnions vie à un film aussi charmant que le classique animé, mais intense lorsque l’histoire l’exigeait.» Il poursuit: «La jungle que nous avons créée est le théâtre d’une mythologie primitive, il ne s’agit pas d’un conte de fées, mais devant les scènes finales on ne peut s’empêcher de ressentir une certaine magie.»

LA JUNGLE ET LE MONDE RÉEL

Au lieu de chercher à calquer strictement les environnements créés en images de synthèse sur la vraie jungle, l’équipe du film a décidé de construire sa propre jungle, presque entièrement numérique. 

Jon Favreau explique: «Nous nous sommes rendu compte que nous étions capables d’améliorer certains éléments, par exemple en jouant sur la variation d’échelle. Nous pouvions nous baser sur les feuillages que l’on rencontre dans les vraies jungles indiennes et renforcer certaines couleurs. Mais le tout reste fondé sur la réalité.» En Inde, les artistes des studios MPC de Bangalore ont pris 100 000 photos de lieux réels, créant ainsi un vaste catalogue d’images sources qui leur a servi de référence pour donner à la mousse, à l’écorce, à la roche et à l’eau que l’on voit à l’écran une apparence authentique. 

Le superviseur des effets visuels Adam Valdez déclare: «Les spectateurs auront la sensation de pouvoir tendre le bras et toucher le décor. Chaque scène a été réalisée de manière artisanale, plante par plante, et chacune des feuilles mortes qui tapissent le sol et des plantes grimpantes du paysage a fait l’objet d’une attention toute particulière. Il y a des torrents, de la boue et des végétaux balayés par le vent. La jungle constitue 80 % de ce que l’on voit à l’écran tout au long du film, et c’est ce qui nous a demandé le plus de travail.» 

Plusieurs environnements différents ont été créés pour les besoins du film. L’histoire entraîne en effet le public dans une aventure qui débute dans la tanière des loups où a grandi Mowgli avant de se poursuivre dans la sombre et luxuriante jungle où vit Kaa et dans l’univers coloré de Baloo qui rappelle davantage le dessin animé. Le temple du Roi Louie – inspiré d’un vrai temple indien – représente quant à lui le premier contact de Mowgli avec la civilisation humaine. 

Christopher Glass, le chef décorateur, raconte: «Il s’agit d’un moment significatif dans le film car c’est la première fois que Mowgli est confronté à des images d’humains sculptées dans la pierre. Les métaphores sont nombreuses dans cette séquence.» Les décors sont délibérément hétéroclites afin d’illustrer au mieux le périple de Mowgli. L’équipe s’est inspirée des paysages de l’Inde, mais suivre les traces du petit garçon n’a pas été facile. Christopher Glass explique: «Il a beau ne parcourir que 25 kilomètres au total, les lieux qui ont inspiré nos décors se trouvaient parfois à plus de mille kilomètres les uns des autres. Ils sont un concentré de l’Inde.» 

Rob Legato commente: «Le public va ressentir pleinement la grandeur et la splendeur de la jungle d’Inde. Les gens vont éprouver les sensations que l’on vit dans ces endroits exotiques. Découvrir des endroits que l’on n’a jamais vus fait partie du plaisir d’aller voir un film en salle. Et c’est encore mieux quand on peut y pénétrer et s’y plonger comme si l’on s’y trouvait vraiment !»

ACTION MOWGLI

Un travail de prévisualisation d’ampleur a été essentiel, en particulier parce que le personnage humain, Mowgli, interagit avec son environnement par le toucher et le contact. Les décorateurs ont fabriqué des décors réels, en construisant uniquement ce qui était nécessaire pour chaque plan particulier, et ces décors ont ensuite été mélangés avec l’environnement numérique. 

Jon Favreau raconte: «Jamais cela n’avait été poussé à ce point, dans chaque scène, dans chaque plan. Sur le moniteur, nous pouvions voir le décor virtuel précédemment créé et la façon dont il s’intégrait à la perfection au décor réel. Nous pouvions déplacer la caméra et voir au loin dans toutes les directions – on voyait chaque montagne, chaque arbre censé exister à cet endroit.» C’est à Christopher Glass qu’il a incombé de créer des décors physiques qui s’intègrent parfaitement à l’environnement numérique. 

Le chef décorateur déclare: «La principale difficulté a consisté à définir quelles parties du décor nous avions besoin de construire. C’est là que la version en motion capture a pris tout son sens, car elle nous a permis de voir précisément où Mowgli posait les pieds et ce qu’il touchait. C’est en fonction de cela que nous avons construit les décors.» 

Pour donner vie à l’emblématique scène dans laquelle Baloo et Mowgli se laissent porter par la rivière, les cinéastes ont fabriqué deux bassins dotés de jets et de pompes. Le chef décorateur commente: «Le plus grand des deux bassins possédait d’immenses jets capables de créer un courant.» Chacun des décors réels a été construit en gardant à l’esprit les personnages en images de synthèse qui y seraient ensuite intégrés. 

Christopher Glass poursuit: «Il fallait qu’on sache précisément où se trouvaient les personnages animés car si nous avions placé une plante sur le trajet de Baloo, il n’aurait pas pu interagir avec ce nouvel élément et cela aurait posé un problème. À l’inverse, nous avons essayé de construire autant d’éléments que possible autour de Mowgli afin qu’il puisse beaucoup interagir avec son environnement.» 

Selon le réalisateur, chacun des choix créatifs a été fait en songeant au public: «Il faut proposer un vrai voyage aux gens, leur faire vivre quelque chose. Ils veulent du frisson, de l’aventure, de l’excitation, ils veulent rire et être émus. J’ai fait un film que j’aurais eu plaisir à voir en tant que spectateur.»

Les effets visuels

Des procédés intemporels au service de la technologie d’aujourd’hui.

Ce sont la personnalité et les aptitudes naturelles du jeune Neel Sethi qui lui ont permis de décrocher le rôle de Mowgli face à des stars comme Scarlett Johansson, Bill Murray, Christopher Walken et Ben Kingsley. Mais en tant que seul acteur physique du film, il a été confronté à un défi unique : se retrouver seul face à la caméra sans pouvoir s’appuyer sur le jeu de ses partenaires, tous virtuels. 

Le producteur Brigham Taylor déclare: «Nous tenions à ce que la performance de Neel soit empreinte d’une réelle profondeur émotionnelle, ce qui est impossible lorsqu’on est face à quelque chose d’inanimé. Jon Favreau a donc eu l’idée de faire appel à des artistes présents sur le tournage avec Neel mais absents de la version finale du film. Il s’agissait soit de Jon lui-même, soit de l’un des cinq marionnettistes. De cette manière, Neel avait toujours quelqu’un avec qui jouer, quelqu’un pour le faire réagir et avec qui interagir, et il savait où diriger son attention.»

Pour aider Neel Sethi, la production a engagé les marionnettistes de la société Jim Henson’s Creature Shop : ceux-ci ont synchronisé leurs actions aux voix enregistrées des acteurs, jouant devant d’immenses fonds bleus.

Robert Legato, superviseur des effets visuels, déclare : «Nous aurions pu utiliser une balle de tennis fichée sur une tige en métal, mais ce n’est pas la même chose. Ce qui se passe lorsqu’on voit quelqu’un sourire ou changer d’expression lorsqu’on parle est irremplaçable. Une balle de tennis ne permet pas d’obtenir les réactions que peut générer un marionnettiste chevronné habitué à interagir avec des enfants et à susciter des émotions.» Il ajoute: «Les marionnettistes avaient parfois de simples petits yeux collés sur la main, ou bien ils utilisaient des marionnettes grandeur nature. Nous changions de technique d’une prise à l’autre pour que l’expérience reste intéressante et stimulante pour Neel, qui n’était pas un acteur expérimenté. Cela l’a aidé à livrer une interprétation sincère.»

Brigham Taylor ajoute: «Ces moments magiques étaient quotidiens.» Lors du tournage des scènes en prises de vues réelles, c’est Artie Esposito, marionnettiste chevronné de la société Jim Henson’s Creature Shop, qui a incarné Baloo. Pourtant, son travail – tout comme celui de ses collègues – restera insoupçonné du public. Il déclare: «Notre mission consistait à donner la réplique à Neel et à fournir des repères visuels – notamment pour l’axe des regards – à l’équipe en charge de l’animation et des effets visuels, ce qui les a aidés à estimer l’espace occupé par les animaux afin de les intégrer à l’image de manière indécelable.»

Les sons de la jungle

Inspirée du grand classique de l’animation des studios Disney, la fabuleuse version en prises de vues réelles du LIVRE DE LA JUNGLE de Jon Favreau nécessitait une bande originale à la hauteur. C’est le compositeur primé John Debney, membre de longue date de la famille Disney, qui a été chargé d’écrire la musique du film. 

Le compositeur, dont le père, Louis Debney, a été engagé par Walt Disney en personne dans les années 1930, déclare: «Les studios Disney et moi avons une longue histoire. Quand j’étais petit, j’ai assisté à la réalisation de ce film incroyablement magique qu’est LE LIVRE DE LA JUNGLE. J’ai même rencontré le jeune Bruce Reitherman qui incarnait alors Mowgli. Avec sa famille, nous partions à l’aventure aux quatre coins du monde.» 

Plus tard, John Debney est devenu compositeur pour le cinéma et a remporté de nombreuses récompenses. On lui doit notamment la musique de films tels que LA PASSION DU CHRIST de Mel Gibson, ou IRON MAN 2 réalisé par Jon Favreau. Pour LE LIVRE DE LA JUNGLE, l’objectif a toujours été de créer une musique qui évoque celle du dessin animé de 1967. 

Le compositeur commente: «Jon Favreau voulait que la musique du film ait une qualité intemporelle, et cela m’a plu parce que c’est aussi mes racines : j’aime par-dessus tout composer de grands morceaux lyriques caractéristiques des films Disney.» Contrairement au film original, la nouvelle version du LIVRE DE LA JUNGLE n’est pas une comédie musicale. 

Le producteur Brigham Taylor déclare: «Notre version est un grand film d’aventures, mais nous étions tous conscients que le film ne serait pas complet sans un clin d’œil à l’original.» Jon Favreau tenait en effet à rendre subtilement hommage au film Les sons de la jungle d’animation. 

John Debney explique: «Nous avons réussi à réinventer et intégrer des passages de chansons que nous connaissons et aimons tous. Je n’arrivais pas à croire que j’allais avoir l’occasion de travailler sur la musique de Dick et Bob Sherman. Je trouve formidable d’intégrer ces extraordinaires classiques au film tout en les revisitant à l’aune de cette nouvelle interprétation.» 

Le compositeur a cependant créé un thème original pour Mowgli. Il commente: «Je ne voulais pas écrire un morceau trop poignant, je l’ai voulu empreint d’une certaine élégance, d’une certaine majesté. Mowgli devient progressivement un homme au fil de l’histoire, et c’est ce que nous voulions exprimer à travers ce thème.» 

Le redoutable Shere Khan a lui aussi son thème, une mélodie composée de trois ou quatre notes interprétée par des cuivres et des instruments à cordes pour illustrer le fait qu’il rôde sans cesse dans l’ombre. Bagheera n’a pas de thème attitré mais est représenté par le son caractéristique du cor d’harmonie ou des instruments à cordes. La musique qui accompagne les apparitions de Kaa, inspirée en partie par la voix de Scarlett Johansson, est inquiétante et composée de sons sifflants. Celle du Roi Louie comprend des instruments à percussion au son grave, des marimbas, des instruments à vent synthétiques et des contrebassons. Quant à Baloo, il est représenté par des sonorités typiques de La NouvelleOrléans. «Sa musique est à son image, souligne John Debney, enjouée et pleine d’émotion, avec des instruments à cordes et des basses.»


La musique du LIVRE DE LA JUNGLE est interprétée par un impressionnant orchestre composé de 104 musiciens, et soulignée par des instruments ethniques tels que la flûte basse, divers bois, des tambours, le violon indien et la flûte indienne. John Debney est convaincu que le public tombera sous le charme du film. Il explique : «J’ai le sentiment que ce film établit un nouveau standard pour le cinéma. J’espère que les spectateurs sortiront de la salle en fredonnant les airs qu’ils connaissaient déjà, et peut-être un ou deux nouveaux. Si ce film connaît ne serait-ce que la moitié du succès de l’original, je serai un homme comblé.»

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