mercredi 25 novembre 2015

DOCTEUR FRANKENSTEIN


Fantastique/Aventure/Épouvante-horreur/Divertissant et acteurs sympas, sans plus

Réalisé par Paul McGuigan
Avec James McAvoy, Daniel Radcliffe, Jessica Brown Findlay, Bronson Webb, Daniel Mays, Spencer Wilding, Robin Pearce, Andrew Scott...

Long-métrage Américain
Titre original : Victor Frankenstein
Durée: 01h50mn
Année de production: 2015
Distributeur: Twentieth Century Fox France

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs 

Date de sortie sur les écrans américains : 25 novembre 2015
Date de sortie sur nos écrans : 25 novembre 2015


Résumé : Le scientifique aux méthodes radicales Victor Frankenstein et son tout aussi brillant protégé Igor Strausman partagent une vision noble : celle d'aider l'humanité à travers leurs recherches innovantes sur l'immortalité. Mais les expériences de Victor vont trop loin, et son obsession engendre de terrifiantes conséquences. Seul Igor peut ramener son ami à la raison et le sauver de sa création monstrueuse.

Bande annonce (VOSTFR)



Extrait - «La vie est merveilleuse » (VF)


Featurette - « Des monstres et des hommes » (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : Si vous aimez les films fantastiques qui ne prennent pas la tête, alors ce DOCTEUR FRANKENSTEIN pourra vous convenir. Il ne faut pas en attendre trop mais en même temps il se tient et offre un spectacle divertissant.
Le fait que l'histoire insiste sur le point de vue d'Igor, l'assistant du Docteur Frankenstein, est original mais je n'ai pas trouvé que cela apporte grand chose de nouveau au propos. Le scénario développe l'intrigue correctement et bien qu'il ne soit pas très approfondi, il est cohérent. Le film se suit agréablement.
En fait j'ai trouvé les deux premiers tiers assez réussi. L'exploration de la relation entre Victor Frankenstein et Igor m'a rendue curieuse et donnée envie d'en apprendre plus sur ces personnages. Les décors et l'ambiance sont particuliers, cela apporte une touche d'originalité qui vient agréablement renforcer les échanges théâtraux entre les acteurs.
Par contre, dans le dernier tiers, le réalisateur, Paul McGuigan, fait trop dans la surenchère et le toc, cela dessert l'histoire. J'ai eu l'impression qu'il essayait d'arriver trop rapidement à la conclusion en privilégiant l'action, ce qui n'a finalement pas tellement d'intérêt.
J'ai eu plaisir en tout cas à voir les acteurs à l'écran. Daniel Radcliffe interprète Igor. C'est un personnage naïf et brillant, le rôle lui va bien. Igor est la bonne conscience de Victor Frankenstein.





James McAvoy, qui interprète Victor Frankenstein, apporte charisme et profondeur à son personnage.



Andrew Scott, qui interprète l'enquêteur Roderick Turpin, est très bon pour jouer ce protagoniste à la déduction aiguisée mais en proie à l'obsession.


DOCTEUR FRANKENSTEIN ne tient pas toutes ses promesses, notamment sur la fin, mais il reste divertissant surtout si on aime bien les acteurs du film.


NOTES DE PRODUCTION
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

DOCTEUR FRANKENSTEIN est un film unique en son genre, une version enflammée et moderne d’une légende intemporelle. Tout en s’inspirant du roman classique de Mary Shelley et des innombrables interprétations qui en ont été faites, l’adaptation du scénariste Max Landis se concentre sur la relation entre Victor et Igor, son meilleur ami et assistant. C’est la première fois que l’histoire est racontée du point de vue d’Igor. Le réalisateur Paul McGuigan déclare : « Il s’agit de l’histoire d’amitié profonde qui unit ces deux hommes, car Victor et Igor ont besoin l’un de l’autre, même si en réalité Victor a sans doute davantage besoin d’Igor que l’inverse. »

De plus, bien qu’il se déroule en 1860, à l’aube de la révolution industrielle, le film est à bien des égards très contemporain. Daniel Radcliffe commente : « À mes yeux, DOCTEUR FRANKENSTEIN n’est pas un film d’époque mais un film d’une formidable modernité. Victor et Igor ont des idées révolutionnaires, ils sont à l’avant-garde de la recherche. Pour eux, la science ne consiste pas uniquement à observer, elle doit être créative et permettre de changer le monde. »

L’acteur poursuit : « J’aime beaucoup le ton irrévérencieux du film et la manière dont il réussit à se distancer de la réserve généralement associée à l’époque victorienne. Victor et Igor sont de véritables visionnaires. » 

Paul McGuigan ajoute : « Ces deux hommes sont en train de changer le monde. »

Mais DOCTEUR FRANKENSTEIN est également un hommage à la myriade de films qui ont déjà mis en scène ces personnages et ces thèmes, comme le note James McAvoy : « DOCTEUR FRANKENSTEIN possède de nombreux éléments familiers que l’on est en droit d’attendre d’un film sur Frankenstein, mais il confère aussi une dimension inattendue aux personnages, à leurs relations et à l’action. »

Le réalisateur observe : « Max Landis a réussi l’exploit de saisir l’essence de tous les Frankenstein qu’il a vus. Il a sélectionné les idées qui lui plaisaient le plus et a pour ainsi dire créé ‘son propre monstre’. »

Paul McGuigan a particulièrement aimé l’idée du scénariste consistant à raconter l’histoire du point de vue d’Igor, une décision qui touche à une perception erronée du personnage et de son rôle dans le mythe Frankenstein. Igor n’apparaît pas dans le roman de Mary Shelley, ni dans la plupart des adaptations cinématographiques qui ont suivi. La principale source d’inspiration du personnage d’Igor dans l’imaginaire commun est l’assistant bossu incarné par l’acteur Dwight Frye dans FRANKENSTEIN de James Whale en 1931, qui portait le nom de Fritz. La plupart des spectateurs connaissent le personnage grâce à l’interprétation de Marty Feldman dans FRANKENSTEIN JUNIOR, la célèbre comédie de Mel Brooks, même si le personnage insiste dans le film pour qu’on prononce son nom « Aïgore ». 

Le nom de Victor est lui aussi souvent sujet à confusion. Beaucoup de gens attribuent le nom de Frankenstein au monstre et non à son créateur, le médecin. Paul McGuigan déclare : « Nous avons décidé de redonner son vrai nom au scientifique, à Victor Frankenstein. »

James McAvoy raconte : « À chaque fois que quelqu’un me demandait ce que je faisais pendant le tournage du film, je répondais que je jouais Frankenstein, et à chaque fois on me disait que j’étais un peu trop petit pour incarner un monstre ! Je devais alors expliquer à mon interlocuteur qu’il s’agissait en fait du docteur Frankenstein. Le film va enfin rendre son nom à Victor ! »

L’un des moments clés du film pour Victor et Igor est la scène dans laquelle Victor redresse le dos voûté d’Igor. Paul McGuigan déclare : « Il s’agit d’une métaphore qui s’applique à tout le film. » Après avoir sauvé Igor d’un cirque londonien, Victor l’emmène dans son appartement où il le plaque au mur et sort une immense seringue avec laquelle il réalise une intervention médicale éclair sur son nouveau « patient ». Quelques instants plus tard, Igor peut à nouveau se tenir droit. Le réalisateur commente : « Si vous pensiez connaître Victor, les premières minutes du film vous prouveront que ce n’est pas le cas. C’est un personnage dangereux et fascinant. »

Dangereux et fascinant, certes, mais également brillant, obsessionnel et… sociopathe. Tandis que Victor se livre à un véritable exercice de funambulisme entre la lumière et les ténèbres, entre la vie et la mort, seul Igor peut l’empêcher de sombrer définitivement dans la folie.

Mais ce n’est pas une mince affaire étant donné le caractère fondamental des questions que les deux hommes explorent : d’où venons-nous ? Où allons-nous lorsque nous mourons ? Pouvons-nous conjurer la mort ? L’annuler ?

James McAvoy s’interroge : « Victor et Igor sont à la pointe de la recherche scientifique et médicale, mais le fait de pouvoir tromper la mort les autorise-t-il à le faire ? »

Il poursuit : « Je pense que les intentions de Victor sont bonnes. Il cherche à améliorer la condition humaine, qui est très fragile ; il s’efforce de la rendre plus résistante et dans l’idéal, de déjouer la mort, un sujet qui obsède l’humanité depuis toujours. »

Pour l’acteur, un personnage doté de telles ambitions ne peut pas se jouer comme un scientifique ordinaire, il doit être interprété comme une force de la nature. Il explique : « Victor ne tient pas en place : il crée des machines et des créatures, et c’est un ingénieur qualifié doublé d’un chirurgien accompli. » 

Pourtant, il considère Igor comme son égal. Les connaissances anatomiques d’Igor impressionnent instantanément le scientifique, qui décide de le prendre sous son aile. Bien qu’Igor soit à bien des égards la première création de Victor, ce dernier apprend beaucoup de son ami et assistant. 

Daniel Radcliffe raconte : « Igor a une vie intellectuelle très riche et s’il n’est pas l’égal de Victor sur le plan académique, il l’est sans aucun doute sur le plan créatif. »

Igor a passé toute sa vie à travailler dans un cirque en tant que clown. Bien qu’il ait été maintes fois dénigré et maltraité par le propriétaire du cirque et les autres artistes, il est devenu un talentueux chirurgien à force de soigner les artistes et les animaux blessés de la troupe. Les livres et la médecine ont toujours été son refuge face à cette vie difficile. 

Alors qu’il visite le cirque en quête de morceaux de cadavres d’animaux, Victor prend Igor sous son aile après l’avoir vu réaliser une intervention d’urgence sur une collègue blessée.

Daniel Radcliffe raconte : « Victor tire Igor du cauchemar qu’était sa vie et cela crée une dynamique intéressante entre eux car il lui offre une nouvelle vie. Mais tandis que les deux hommes entament cette aventure ensemble, Victor commence à perdre l’esprit et Igor tente de l’empêcher de sombrer dans la folie. Mais comment peut-on tenir tête à quelqu’un qui vous a tout donné ? Il y a donc un déséquilibre, une tension qui me fascine dans leur relation. »

À l’instar de Victor, Igor est un homme d’action. L’acteur reprend : « Igor est plus ou moins l’égal de Victor sur le plan physique. Cela se traduit notamment dans leurs affrontements, y compris dans la scène où Victor redresse le dos voûté d’Igor. » 

James McAvoy se souvient : « À chaque fois que Daniel et moi partagions une scène, nous faisions tout notre possible pour repousser nos limites physiques et lui conférer une certaine dangerosité. Nous avons la même énergie et les mêmes capacités physiques, si bien qu’on ne se ménageait pas, et ce pendant 12 heures chaque jour ! » 

Son partenaire ajoute : « James est un acteur audacieux qui fait preuve d’un enthousiasme extraordinaire, ce qui nous a amenés à faire des choix intéressants. »

La seule autre amie d’Igor est Lorelei, une belle trapéziste avec laquelle il a noué de solides liens au cirque. C’est la manière dont Igor traite ses graves blessures lorsqu’elle fait une chute qui impressionne tant Victor. 

Lorelei, qui en dépit de sa beauté ne se sent pas à sa place dans l’univers du cirque et trouve en Igor un véritable ami, est incarnée par Jessica Brown Findlay, que l’on a pu voir dans « Downton Abbey ». 

L’amitié qui unit Igor à Lorelei est profonde mais ne prend jamais la forme d’une romance traditionnelle. La relation d’Igor avec Victor ajoute encore à la complexité de ses liens avec la jeune femme. Jessica Brown Findlay explique : « Lorelei est très heureuse de la nouvelle vie qui s’offre à Igor, mais lorsqu’elle découvre jusqu’où Victor est prêt à aller dans ses expérimentations, ses émotions prennent le dessus et elle commence à avoir peur pour son ami. »

Victor apprécie peu Lorelei, qu’il congédie sans ménagement de peur qu’elle ne distraie Igor. James McAvoy déclare : « À l’exception d’Igor, Victor perçoit tout le monde comme un frein à ses recherches, et Lorelei représente une menace particulière à ses yeux, c’est la raison pour laquelle il ne manque pas une occasion de l’attaquer. »

Victor est également irrité par la présence de l’inspecteur Turpin de Scotland Yard, qui enquête sur ses activités moralement discutables, voire illégales. L’inspecteur Turpin, qui est l’opposé de Victor – lui est un homme de foi là où le Docteur Frankenstein est un homme de science – est interprété par Andrew Scott, plus connu pour le rôle du sinistre Moriarty dans « Sherlock » pour la BBC et PBS. L’acteur déclare : « Turpin ne peut accepter que Victor ramène des gens à la vie. »

Mais les deux hommes ont en réalité plus de points communs qu’ils ne veulent bien l’admettre. Tous les deux sont obsessionnels et torturés. Victor veut à tout prix créer la vie à partir de la mort, alors que pour Turpin, tout cela est une question de religion et de foi. Le premier est prêt à tous les extrêmes pour réaliser son rêve, et le second est tout aussi résolu à l’arrêter, quoi qu’il en coûte. Chacun reste campé sur ses positions de manière fanatique. La science est la religion de Victor, mais pour Turpin, se prendre pour Dieu est un crime sans nom.

De l’inspecteur de Scotland Yard, Paul McGuigan dit : « Turpin est un personnage un peu désuet dans le sens où c’est lui qui soulève la question de la foi, mais le débat qui oppose la religion à la science n’est toujours pas résolu aujourd’hui, ce qui en fait un sujet résolument moderne. Turpin est la boussole morale et la conscience de l’histoire parce qu’il pose les bonnes questions. »

Si malveillance il y a dans DOCTEUR FRANKENSTEIN, elle est incarnée par le personnage de Finnegan, un riche étudiant en médecine et camarade de classe de Victor au Collège royal de médecine. Finnegan, interprété par Freddie Fox, finance les expériences de Victor dans son propre intérêt. C’est un psychopathe qui, comme bon nombre de psychopathes, sait repérer les faiblesses de ses adversaires. Freddie Fox déclare : « Il est aussi ambitieux que Victor mais ne possède pas son don pour la médecine, il investit alors tout son talent et son ambition pour manipuler Victor. »

L’acteur insiste cependant sur le fait que Finnegan n’est pas plus malveillant que n’importe quel autre personnage du film. Il explique : « Tous les personnages de cette histoire sont corrompus car ce sont des êtres humains animés par des désirs. »

LE MONDE DE FRANKENSTEIN

Le tournage de DOCTEUR FRANKENSTEIN a duré 60 jours et s’est entièrement déroulé au Royaume-Uni. Au cours de la production, l’Angleterre a connu des tempêtes d’une ampleur inédite jusqu’alors dans le pays, ce qui a rendu les tournages de nuit en extérieurs extrêmement difficiles. 

Les cinéastes ont cependant mis à profit ces conditions météorologiques dantesques pour la scène phare de la création du monstre qui se déroule dans le décor le plus impressionnant du film : l’intérieur du château et le laboratoire où Victor donne vie à son « expérience ». 

Ce décor cylindrique de 18 mètres de haut à ciel ouvert a nécessité quatre mois de construction aux Longcross Studios dans le Surrey. (Les extérieurs ont été tournés au château de Dunnottar, une spectaculaire forteresse médiévale en ruine située au sommet d’un éperon rocheux surplombant la mer, sur la côte nord-est de l’Écosse, dans la région de l’Aberdeenshire.) 

Une fois à l’intérieur, les acteurs et l’équipe étaient relativement protégés de la pluie incessante par les murs du décor, mais l’absence de toit (pour faciliter le passage de la foudre qui insuffle la vie au monstre) a rendu les conditions de tournage très pénibles. 

Tout au long du tournage, le laboratoire a constamment été endommagé par des explosions, des incendies et la pluie qui se déversait, inépuisable, nuit après nuit. 

Le laboratoire du Docteur Frankenstein et tous les autres décors du film ont été créés par la chef décoratrice Eve Stewart (nommée à trois reprises aux Oscars pour son travail sur LE DISCOURS D’UN ROI, LES MISÉRABLES et TOPSY-TURVY), que Daniel Radcliffe qualifie de « véritable force de la nature extrêmement douée dans son domaine. » Il explique : « Ses décors possèdent toujours ce petit truc en plus qui vous laisse bouche bée tant ils sont vastes et impressionnants, mais les plus petits détails sont également incroyables, à l’image des documents qu’elle a éparpillés dans le laboratoire de Victor. »

Eve Stewart a imaginé l’appartement de Victor – qui lui sert également d’atelier et de laboratoire – comme un lieu gigantesque évoquant la révolution industrielle, lorsque les machines étaient aussi grandes que des bâtiments. Ces scènes ont été filmées dans la station de pompage de Crossness à Londres, construite en 1865 dans le cadre de la création de l’indispensable réseau d’égouts de la capitale britannique sous l’ère victorienne. 

On s’imagine souvent la révolution industrielle comme une période terne aux paysages recouverts de suie, mais la chef décoratrice déclare : « Il y avait en réalité beaucoup de couleurs sous le noir de la suie crachée par les usines. » 

Eve Stewart a conçu le décor du cirque – où l’on rencontre Igor – à partir de plusieurs références de cirques victoriens. Elle explique : « À première vue, on a l’impression d’un lieu joyeux, merveilleux et coloré, mais le pauvre Igor y mène en fait une épouvantable vie de servitude dont il est sauvé par Victor. »

LES MONSTRES

Le principal monstre de l’histoire est baptisé Prométhée, comme le héros de la mythologie qui dérobe le feu aux dieux de l’Olympe – ce que Victor tente aussi de faire à sa manière en se prenant pour Dieu.

Le personnage est interprété par l’acteur Guillaume Delaunay, qui mesure 2,07 m et a été entièrement recouvert de prothèses conçues par Rob Mayor de Millennium FX, l’une des principales sociétés d’effets spéciaux maquillages d’Europe. Pour conférer au personnage son caractère monstrueux, Guillaume Delaunay a travaillé avec un coach de mouvement. Paul McGuigan déclare : « Prométhée est un nouveau-né, il se souvient comment se déplacer de manière uniquement instinctive. »

Mais Prométhée n’est pas la première création de Victor, qui a déjà ressuscité une créature baptisée « Gordon » encore plus effrayante que son successeur. Gordon est un mélange de plusieurs animaux, il a entre autres une patte de hyène, une de chien, et une tête de singe. Le réalisateur commente : « Ça n’a rien d’agréable, mais c’est précisément le but de l’expérience. Même si ce n’est pas évident, il y a une raison derrière le choix de chaque membre, de chaque tissu, et cette raison est scientifique. »

Créer Gordon avec son équipe a permis à Paul McGuigan de se sentir plus proche de son personnage principal. Il explique : « C’était très excitant d’imaginer cette créature, j’avais l’impression d’être dans la peau de Victor Frankenstein en prenant telle partie de tel animal et en la croisant avec une autre espèce… »

Mais Gordon n’est pas uniquement une effrayante bête de foire. Rob Mayor déclare : « On lit aussi du chagrin, de la tristesse dans son regard. »

Dans la plupart des scènes du film, Gordon est manœuvré par des marionnettistes. Le producteur exécutif Derek Dauchy déclare : « C’est presque trop réaliste, les spectateurs auront du mal à croire qu’on a créé matériellement cette chose, ils penseront qu’il s’agit d’un personnage en images de synthèse. »

Prométhée et Gordon témoignent de l’inventivité et de la créativité de DOCTEUR FRANKENSTEIN, mais la plus grande réussite créative du film réside dans le regard unique qu’il porte sur l’histoire d’Igor et Victor, et sur ce conte classique.

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