dimanche 4 octobre 2015

LE LABYRINTHE : LA TERRE BRÛLÉE


Aventure/Science fiction/Action/Bon divertissement, plein d'action

Réalisé par Wes Ball
Avec Dylan O'Brien, Ki Hong Lee, Kaya Scodelario, Thomas Brodie-Sangster, Rosa Salazar, Giancarlo Esposito, Aidan Gillen, Barry Pepper, Lili Taylor, Patricia Clarkson, Dexter Darden...

Long-métrage Américain
Titre original: Maze Runner: The Scorch Trials 
Durée: 02h13mn
Année de production: 2015
Distributeur: Twentieth Century Fox France 

Date de sortie sur les écrans américains : 18 septembre 2015
Date de sortie sur nos écrans : 7 octobre 2015


Résumé : Dans ce second volet de la saga épique LE LABYRINTHE, Thomas et les autres Blocards vont devoir faire face à leur plus grand défi, rechercher des indices à propos de la mystérieuse et puissante organisation connue sous le nom de WICKED. Or le monde qu’ils découvrent à l’extérieur du Labyrinthe a été ravagé par l’Apocalypse. Leur périple les amène à la Terre Brûlée, un paysage de désolation rempli d'obstacles inimaginables. Plus de gouvernement, plus d'ordre… et des hordes de gens en proie à une folie meurtrière qui errent dans les villes en ruine. Les Blocards vont devoir unir leurs forces avec d'autres combattants pour pouvoir affronter WICKED et tenter de défier son immense pouvoir.

Bande annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : Après LE LABYRINTHE (2014), le réalisateur Wes Ball nous propose la suite des aventures de Thomas avec LA TERRE BRÛLÉE.
J'ai été agréablement surprise par le rythme du film. Il se passe sans arrêt quelque chose. Les événements s'enchaînent en offrant une cohérence à l'histoire. Les personnages passent d'une aventure à l'autre car une raison les y pousse.
La mise en scène fonctionne très bien pour créer de l'angoisse. Les étapes de la construction de la tension sont un peu répétitives mais comme le cadre de l'action change à chaque fois, ce n'est pas gênant.
J'ai trouvé que le soin apporté aux décors donne au film une dimension inattendue. Je l'ai trouvé plus ambitieux que le premier opus.
Par contre, encore une fois, la dernière partie est à mon avis la moins réussie. Comme si le réalisateur devait remplir un cahier des charges qui exige une surenchère d'action, il en fait trop dans la scène finale avant la conclusion. C'est dommage car jusque là il y a un très bon équilibre entre le développement de l'histoire, la psychologie des personnages et les épreuves qu'ils doivent affronter.
Dylan O'Brien, qui interprète Thomas, le personnage principal, tient le film sur ses épaules. Ce jeune acteur est talentueux. Il est aussi à l'aise dans l'émotion que dans l'action.




Parmi ses compagnons de voyage, j'ai beaucoup aimé Ki Hong Lee, qui interprète Minho. En assez peu de temps à l'écran, il marque les esprits avec son personnage courageux et batailleur. Il en va de même avec Thomas Brodie-Sangster, qui interprète Newt, le malin et le méfiant de la bande.



Le fait que ces jeunes gens soient livrés à eux-mêmes, dans un monde dysfonctionnel dans lequel ils ne peuvent pas faire confiance aux adultes, parlera parfaitement à la cible principale du film : les adolescents.
LE LABYRINTHE : LA TERRE BRÛLÉE est un long-métrage d'aventure réussi et un second opus sérieux pour cette saga. Si vous aimez les films pour ados et/ou que vous avez vu et apprécié LE LABYRINTHE, je vous conseille cette suite qui offre un spectacle très divertissant.


NOTES DE PRODUCTION 
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

LA SAGA CONTINUE 

Publié en 2009, LE LABYRINTHE fut le premier tome de L’épreuve, la série littéraire post- apocalyptique de James Dashner, véritable best- seller planétaire, souvent comparé à un croisement entre Le Seigneur des anneaux, Hunger Games et Lost. 

Le deuxième volet, La Terre Brûlée, est sorti en 2009, suivi deux ans plus tard du troisième, Le Remède Mortel. 

Dès le départ, l’auteur de cette trilogie a été impliqué dans l’adaptation sur grand écran de son œuvre. « On a tout d’abord pris le temps de discuter tous ensemble des changements nécessaires à apporter entre le livre et le film » se souvient James Dashner. « Et j’ai tout de suite été frappé par leur souci de rester fidèle à la colonne vertébrale du récit, aux personnages et à l’esprit de ce monde. » Et pour ce deuxième épisode, l’auteur précise que le but « était de donner aux spectateurs suffisamment de réponses à leurs interrogations pour qu’ils aient envie de plonger dans le troisième volet qui sera celui des révélations et de la résolution de toute cette intrigue ». 

Si l’on pouvait résumer LE LABYRINTHE à une tentative d’évasion, LE LABYRINTHE : LA TERRE BRÛLEE se vit comme un voyage. Comme l’explique Wes Ball qui avait fait ses débuts dans le long métrage avec le premier volet et reprend du service avec le deuxième : « Dans ce film, nous apprenons qu’un nouveau monde, attend Thomas et les Blocards. Un univers encore plus angoissant, ravagé tout à la fois par le soleil écrasant et un virus mortel. Ces jeunes gens doivent parvenir à trouver leur place dans cet univers et comprendre comment apporter des solutions dans ce chaos, alors que leurs différents membres sont toujours partagés entre leur désir de sauver le monde et leur quête de liberté personnelle. » 

LE LABYRINTHE : LA TERRE BRÛLEE apporte quelques réponses aux questions posées par le premier volet. On apprend ainsi que la majeure partie de la Terre a été détruite et que c’est WICKED, cette impitoyable organisation scientifique gouvernementale qui a envoyé les Blocards dans le labyrinthe comme un exercice de survie. Les Blocards vont aussi découvrir que certains d’entre eux sont immunisés contre la Braise qui a décimé la population. Et ceux- ci possèdent des enzymes biologiques qui pourraient aider les autres à résister à cette maladie contagieuse. 

« LE LABYRINTHE jouait avec le sentiment de claustrophobie puisque son action se situait dans un univers clos, sans possibilité de voir l’horizon. Et dans ce nouveau volet, on se retrouve dans un monde à ciel ouvert mais où un gigantesque désert de dunes de sables semble avoir englouti la surface de notre planète », explique Wes Ball. 

Pour le producteur Wick Godfrey : « Cette histoire débute avec la quête de savoir ce qui s’est passé sur notre planète pour qu’elle se retrouve à ce point ravagée. Les personnages vont trouver quelques réponses à travers ce périple dangereux dans un univers hostile. » Pour lui, « une question centrale va dominer ce nouvel épisode dans la tête des Blocards : avons- nous fait le bon choix de nous évader du labyrinthe ? Elle fait écho aux interrogations qui accompagnent l’adolescence, où après avoir passé son enfance à rêver de s’échapper de sa famille pour se confronter au vrai monde, on commence à comprendre que les choses, hors de ce cocon, ne sont pas aussi simples et à perdre du coup pas mal de ses illusions. Quand le monde extérieur apparaît dans sa réalité complexe, il provoque de la peur et des angoisses. Et c’est précisément ce que vont ressentir les Blocards ». 

Le co- scénariste du LABYRINTHE : LA TERRE BRÛLEE ajoute que « si le mystère avait constitué la colonne vertébrale du premier film à travers la question centrale de savoir qui avait construit ce labyrinthe et pourquoi, le second se vit comme une course- poursuite dans les pas de fugitifs. » 

La plupart des comédiens présents dans le premier volet rempilent pour le deuxième. A commencer par la star de la série Teen Wolf, Dylan O’Brien. « Dans le premier épisode, en devenant un leader, mon personnage, Thomas, passait brutalement de l’enfance à l’âge adulte. », résume le comédien. « Il avait compris qu’il représentait l’espoir aux yeux des Blocards et que son devoir était donc de les sortir de ce labyrinthe. Dans ce deuxième volet, il endosse la responsabilité de ses actes. Car en les conduisant hors du labyrinthe, les Blocards se retrouvent confrontés à un monde bien plus hostile que celui auquel ils s’attendaient. Et comme il avait promis que sortir du labyrinthe était la meilleure option à suivre, il se doit de les protéger dans cet univers aux mains de WICKED encore plus dangereux pour eux. Son but est de parvenir à rester fort au milieu de tous ces éléments contraires. » 

Face aux Blocards, se dresse de nouveaux ennemis dans LE LABYRINTHE : LA TERRE BRÛLEE : les Fondus, des créatures mutantes dangereuses infectées par la Braise. « Les Fondus ne sont pas seulement des monstres, explique Wes Ball. Ce sont des êtres qui, bien qu’effrayants, peuvent aussi susciter une certaine sympathie puisqu’ils ont été de fait privés, par ce virus de la Braise, de la vie qui était la leur. » 

Mais les Blocards ont aussi fort à faire avec WICKED. « Wicked constitue une métaphore de toutes les figures ou gouvernements autoritaires qui croient l’individu toujours moins important que la masse », précise Wyck Godfrey. « Et c’est précisément ce contre quoi la jeunesse se rebelle en permanence. Ils aspirent à la liberté, donc à vivre sans la contrainte de choix faits pour eux par d’autres. Pour autant, WICKED ne représente pas le mal absolu. Cette organisation tente aussi de trouver un remède pour contrer cette épidémie qui a exterminé notre planète. Mais pour y parvenir, ils exterminent des personnes capables de vivre tout en étant atteintes par cette épidémie et qui pourraient donc permettre de faire renaître en quelque sorte la Terre. Chacun de leurs gestes se retrouve donc forcément entouré d’une grande ambigüité d’un point de vue moral. » 

Et James Dashner a vécu la création de ces différents personnages et des mondes dans lesquels ils évoluent comme une libération. « Notre monde actuel recèle de nombreuses zones sombres et dystopiques. Cette saga constitue une façon ludique de jouer avec elles et de poser quelques questions morales sur nos sociétés d’aujourd’hui et la direction qu’elles sont en train de prendre. » 

QUI EST QUI DANS 
LE LABYRINTHE : LA TERRE BRÛLÉE ? 

Dylan O’Brien joue Thomas, le leader ingénieux des Blocards : « J’aime tout particulièrement chez lui le courage dont il est capable de faire preuve à l’intérieur de cette situation complexe dans laquelle il s’est retrouvé plongé. Dans ce film, il porte énormément de responsabilités sur ses épaules. Car il n’a aucun moyen de savoir avec certitude si la bande de résistants dont ils ont entendu parler est une réalité ou une rumeur qu’on fait courir pour laisser un brin d’espoir aux personnes vivant au cœur de cette terre brûlée. Or s’ils n’existaient pas, Thomas serait en train d’entraîner ses camarades dans une situation plus que dangereuse. » 

Ki Hong Lee incarne le très protecteur Minho : « Minho passe à l’action uniquement quand il en ressent le besoin. C’est quelqu’un de très réservé qui ne s’exprime que s’il y est vraiment obligé. Mais c’est aussi le plus costaud de toute cette bande. Son rôle consiste donc à protéger les autres et à s’assurer qu’il existe toujours une porte de sortie dans les situations dangereuses auxquelles se retrouvent régulièrement confrontés les Blocards. » 

Kaya Scodelario interprète Teresa, la mystérieuse jeune femme qui avait connu Thomas avant qu’ils se retrouvent tous deux dans le labyrinthe : « J’étais très excitée à l’idée de jouer une Teresa suivant ses propres instincts. Elle est parfois d’accord avec Thomas mais très souvent, aussi, en opposition avec lui. En fait, elle se situe toujours un peu à part du groupe et tente de trouver par elle- même des solutions face aux dangers et aux difficultés rencontrés. C’est quelqu’un à la fois de singulier et de solitaire, dont l’esprit ne cesse jamais de vagabonder. Sa façon de penser est très différente de celle de ses camarades et elle n’a vraiment personne avec qui partager ses points de vue. » 

Thomas Brodie- Sangster joue le très perspicace Newt, sorte de trait d’union entre tous les Blocards : « Il aide à maintenir la cohésion du groupe pour que tous puissent avancer ensemble. Ce n’est pas un leader comme Thomas. Mais nul ne sait mieux que lui voir si tout le monde est bien sur la même longueur d’ondes pour affronter les épreuves qui se dressent sur leur route. » 

Dexter Darden interprète Frypan, le très affable cuisinier : « Dans le premier film, Frypan permettait de réunir tout le monde autour de sa table. Car on n’a jamais trouvé élément plus rassembleur que la cuisine ! Et il poursuit dans cette voie en maintenant une ambiance empreinte d’une certaine jovialité alors que de nouveaux dangers se dressent régulièrement devant eux. Frypan fait tout pour que ses camarades gardent le moral. » 

Alexander Flores tient le rôle de Winston : « Dans le Bloc, Winston n’avait pas vraiment confiance en Thomas au départ mais Minho a su le persuader du contraire et il a appris à le respecter. Dans ce deuxième volet, les personnages essaient de rester en vie. Winston se bat donc pour protéger ses camarades et lui-même mais aussi pour comprendre pourquoi le WICKED les avait enfermés dans ce labyrinthe et la raison pour laquelle il s’intéresse autant à eux. » 

Jacob Lofland joue Aris, un jeune homme solitaire qui rejoint les Blocards dans le bunker : « Il les aide à s’extirper des mains du WICKED mais sans vraiment savoir où aller. Débute alors un véritable travail d’équipe entre lui et Thomas pour arriver à se sortir de ces situations dangereuses le plus rapidement possible. » 

Rosa Salazar incarne Brenda qui vit dans la tanière de Jorge : « Comme elle l’explique à Thomas, elle est prête à l’aider mais seulement en suivant ses règles à elle. Car elle se sent plus forte et plus rapide que lui. Son indépendance vous saute tout de suite à la figure. Bannie, elle s’est retrouvée seule avant de trouver en Jorge une sorte de figure paternelle. Mais elle reste cependant farouchement coriace et indépendante et cela lui pose régulièrement des problèmes. Brenda ne va pas s’assoir autour d’une table et écouter les confidences des uns ou des autres. C’est une vraie femme d’action. » 

Giancarlo Esposito tient le rôle de Jorge, le commandant de la bande de pilleurs installés dans la tanière à laquelle il a donné son nom : « Jorge est un vrai méchant mais le résumer à cela serait réducteur. C’est aussi quelqu’un de cultivé qui lit beaucoup et s’intéresse à l’histoire. Et il a décidé de créer ce refuge, indépendant de WICKED, où lui et ses camarades peuvent être en sécurité. Et quand les Blocards tombent sur lui, il se retrouve face à un dilemme : doit- il agir comme à son habitude – c’est-à-dire les dénoncer – ou différemment ? Mais comme trouver le Right Arm Camp l’intéresse, il va choisir de les épargner. En fait, j’aime Jorge pour son parfait mélange entre noirceur et lumière. Il se bat contre ses démons intérieurs et prend la décision de faire partie de ceux qui vont tenter de sauver le monde au lieu de s’acharner à le détruire. » 

Patricia Clarkson joue Ava Paige, la femme aussi intelligente qu’impérieuse à la tête de WICKED : « Ava n’a peur de rien. Mais elle peut aussi se révéler sans pitié. C’est une femme qui pense agir pour le bien commun. Dans LE LABYRINTHE : LA TERRE BRÛLEE, sa force d’endurance est mise à mal mais elle prouve une fois encore sa solidité à toute épreuve » 

Aidan Gillen campe Janson, un dangereux intriguant : « Janson travaille pour WICKED mais c’est avant tout son ambition qui saute aux yeux car il rêve d’occuper un jour la place d’Ava Paige. Et s’il se positionne au départ comme le bienfaiteur des Blocards, il va peu à peu devenir une menace pour eux. » 

Lili Taylor joue le docteur Mary, pleine de compassion envers les autres, qui a quitté WICKED pour rejoindre les résistants du Right Arm Camp. « Mary a pu penser qu’elle avait enfin trouvé un lieu sûr. Or elle aurait dû savoir que WICKED ne laisserait jamais en paix quelqu’un d’aussi compétent qu’elle. Mais comme elle se sait désormais du bon côté dans la bataille qui se joue, elle est capable de tout, y compris de se sacrifier si besoin. 

Barry Pepper incarne Vince qui dirige de main de maître le Right Arm Camp : « Vince est le leader de la résistance qui s’est réfugié dans les montagnes pour s’opposer à WICKED. Et leur but est de réunir le maximum de survivants possible pour constituer une force puissante contre ce régime oppressif. » 

Nathalie Emmanuel joue Harriet, la leader du groupe de jeunes femmes qui se sont échappées du Labyrinthe B pour rejoindre le Right Arm Camp : « Harriet est une vraie guerrière. Elle a survécu au labyrinthe, comme Thomas et sa bande. Elle n’a pas peur de se battre pour la liberté, en compagnie de Sonya avec qui elles ont veillé sur Aris quand il se trouvait dans leur labyrinthe ». 

Katherine McNamara interprète Sonya qui a fui le Labyrinthe B avec Harriet pour trouver refuge au Right Arm Camp. « Elle était la numéro 2 de ce groupe B. Elle et Harriet sont des amies tellement proches qu’elles n’ont pas besoin de mots pour communiquer. Avec son flingue, son couteau et sa hache attachée à sa jambe, il ne faut pas aller lui chercher des noises ! » 

RÉCIT DE TOURNAGE 

Le LABYRINTHE avait été quasiment entièrement tourné dans un lieu unique : une clairière très boisée proche de Baton Rouge, en Louisiane. Et pour ce deuxième volet, l’équipe s’est installée au cœur du Nouveau Mexique, près d’Albuquerque, une région qui offrait la variété de paysages et de décors indispensables à l’action et son atmosphère post- apocalyptique : des dunes de sable à perte de vue sous des cieux immenses, une terre aride, un centre commercial délabré, des tunnels urbains et des égouts cachés, un vaste dépôt abandonné et une chaîne de montagnes sauvages. 

Le tournage du LABYRINTHE : LA TERRE BRÛLÉE a duré 58 jours avec des ambiances à créer très différentes du premier épisode. A la dominante verte de celui-ci situé au cœur d’une clairière boisée, succèdent ici des tons plus chauds. « Il y a énormément d’action dans ce film, explique Wes Ball, ce qui a nécessité une palette différente de couleurs et de textures pour créer une ambiance différente du Labyrinthe. » 

Le producteur Wick Godfrey était heureux que Wes Ball accepte de poursuivre l’aventure derrière la caméra. « C’est quelqu’un d’extrêmement créatif avec une vision très précise de ce que son film doit être. A la différence des films de genre souvent très stylisés, son approche est avant tout extrêmement naturaliste. Et c’est cette vérité- là qui permet aux spectateurs de vivre l’action dans la peau des personnages. » James Dashner acquiesce : « On espère évidemment qu’ils vont sursauter sur leurs fauteuils mais avant tout qu’ils se sentent plus proches que jamais des différents personnages. » 

Pour créer l’atmosphère visuelle du LABYRINTHE : LA TERRE BRÛLEE, Wes Ball a de nouveau collaboré avec le directeur artistique Daniel T. Torrance qui détaille ainsi son travail. « Au sein de la Terre brûlée, tout devait apparaître délabré, cassé et calciné. Alors que dans les scènes se déroulant au cœur de WICKED, Wes souhaitait à l’inverse que tout apparaisse neuf, clinquant et futuriste avec une dominante de bleu cyan. Avec LABYRINTHE : LA TERRE BRÛLEE, il s’agissait non pas de créer un monde nouveau mais de recréer les vestiges d’un monde ancien, dans lequel tentent de survivre ceux qui se trouvent sur cette Terre brûlée. » 

De l’extérieur, le bunker de WICKED ressemble à une structure de plate- forme pétrolière. La plupart des scènes intérieures mettant en scène ce lieu ont été tournées dans une usine désaffectée de fabrication de puces informatiques qui offrait un véritable labyrinthe de couloirs et de canalisations. « On a peint les canalisations dans une teinte de gris « militaire » et ajouté des feuilles de métal pour leur donner une seconde jeunesse » explique Daniel T. Torrance. « On a aussi rajouté des portes coulissantes semblables à celles qu’on peut trouver sur un bateau. Avec le but de faire de ce bunker une sorte de porte- avions où l’on éprouverait le même sentiment claustrophobe que si l’on se retrouvait coincé dans la cale d’un navire. » 

Les scènes de dune furent, elles, tournées à Parajito, à l’ouest d’Albuquerque. « On a nettoyé ces dunes de toute empreinte de pas et de passages de VTT, avec des râteaux et une technique de balayage particulière », raconte Torrance. « Et on a aussi utilisé un hélicoptère en position stationnaire comme ventilateur géant pour obtenir cet effet tourbillonnant sur ces dunes. Le but était qu’on puisse ressentir à l’écran que le désert avait peu à peu recouvert la ville en l’enveloppant de sable. » 

Pour les scènes se déroulant dans le centre commercial abandonné, toute l’équipe a réquisitionné un mall qui avait fermé ses portes depuis bien longtemps. Ils ont fait tomber les dalles du plafond, éclaté les vitres, vieilli les murs et installé des filaments de plastique semblables à des vitres brisées… mais évidemment moins dangereux. Puis ils ont rajouté un immense monticule de sable par lequel les Blocards y pénètrent depuis les dunes. 

Pour les séquences de la tanière de Lair tournées à la fois en décors naturels dans une gare de triage au cœur d’Albuquerque et dans les studios de cinéma de la ville, Torrance s’est inspiré du quartier de New Kowloon à Hong- Kong « où des gens se retrouvent à vivre entassés dans des studios d’à peine plus de 3 m2 ». Et, poursuit- il, « pour créer l’appartement- terrasse de Jorge au cœur de cette tanière, on a fait le tour des casses pour trouver du mobilier ancien. Et on a personnalisé le lieu à l’aide de matériel de survie et d’électronique. 

Pour les scènes situées sous la Terre Brûlée, la production a réussi à convaincre l’Université du Nouveau Mexique de les laisser tourner dans les tunnels noirs et humides, les égouts et les canaux de dérivation qui se situent sous l’UNM Hospital. 

Pour créer le bidonville des Fondus, l’équipe du LABYRINTHE : LA TERRE BRÛLEE a utilisé plusieurs quartiers du centre d’Albuquerque. « Il fallait que le soleil tape fort pour que cela puisse affecter l’architecture de l’ensemble et faire fondre le plastique. On a ensuite emménagé cet espace avec des matériaux et du mobilier le plus ancien et le plus endommagé possible pour que personne ne puisse croire de l’extérieur qu’un être humain soit capable de vivre là- dedans », décrit Daniel T. Torrance. 

Mais le plus grand défi fut bien évidemment de trouver le lieu pour le climax du film, situé dans le très montagneux Right Arm Camp. « Car parmi toutes les nombreuses montagnes qu’on trouve au Nouveau- Mexique, très peu sont en fait accessibles pour une équipe de tournage, explique le producteur Joe Hartwick Jr. « On a dû en montrer une vingtaine à Wes avant qu’il ne fasse son choix. » Et les scènes du Right Arm Camp ont finalement été tournées dans le très isolé Diamond Tail Ranch, uniquement accessible après un long trajet sur des routes cahoteuses. « Ce camp a été conçu comme le symbole d’un souffle d’air frais, entouré par un scintillant petit ruisseau et des montagnes. Une sorte de ville utopique », précise Daniel T. Torrance. 

On retrouve environ 600 effets spéciaux visuels dans le film. Avec aux commandes la très réputée société Weta Digital. Et la métamorphose des êtres humains atteints de la Braise en Fondus s’effectue en trois temps. D’abord, on utilise des prothèses pour la coiffure et du maquillage qui, tout à la fois, élargit les veines, donne la sensation de peaux qui pèlent et noircit le contour des yeux. Puis, on dessine des veines de plus en plus noircies et gonflées. Enfin, pour l’ultime étape de cette transformation, on crée par ordinateur tout ce qui peut surgir de ces corps en état de décomposition avancée. 

Sanja Milkovic Hays était en charge des costumes avec une idée de base très claire : « Dans cette Terre brûlée, personne ne crée de vêtements, tout le monde recycle. Donc tout doit apparaître à l’écran usé, sale et miséreux. Les Blocards, eux, doivent, eux, porter des vêtements légers pour résister à la chaleur étouffante du lieu. Une veste et un pantalon tout simples pour Thomas. Des habits un peu plus militaires pour Minho. Un long manteau un peu plus féminin pour Teresa… Quant aux costumes des Fondus, ils sont bien évidemment totalement déchirés pour évoquer au premier coup d’oeil un sentiment de clochardisation et de désespoir ». Les pirates dirigés par Jorge ont, eux, l’apparence pirates d’un monde futuriste. « Ils s’habillent avec les vêtements qu’ils ont récupéré par ci par là. Des habits avec des couleurs plus chaudes, marron, beige ou rouge. » Enfin, pour assoir le côté intimidant d’Ava Paige, celle- ci est parée de vêtements faits dans des matières très chics comme le cachemire. « Elle est la seule à porter des costumes qui ne paraissent pas datées ». 

Très en amont du tournage et pour se préparer aux conditions difficiles qu’ils allaient devoir affronter, les acteurs principaux du film ont eu droit à un véritable entraînement militaire. Ils couraient environ 4 kilomètres par jour dans les environs d’Albuquerque, à plus de 1500 mètres d’altitude et répétaient les cascades que leur réalisateur, obsédé par le naturalisme, allaient leur demander d’exécuter. 

Et tourner LE LABYRINTHE : LA TERRE BRÛLEE ne fut pas de tout repos pour eux. Dylan O’Brien s’y est ainsi foulé le poignet : « Je n’aurais jamais cru possible que ce tournage soit encore plus exigeant que celui du Labyrinthe. Et pourtant, ce fut bel et bien le cas, entre les tempêtes de sable, les dunes à escalader et les différents combats à effectuer ». Ki Hong Lee, victime lui d’une fracture bénigne au genou, abonde dans son sens : « J’ai l’impression qu’on a tous passé notre temps à courir. Avec un défi supplémentaire pour moi puisque mon personnage se devait d’être le plus rapide et le plus fort de tous ses camarades ! » 

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