lundi 18 mai 2015

Back to the future


Science fiction/Aventure/Sympa pour les ados, un peu juste pour les adultes

Réalisé par Brad Bird
Avec Britt Robertson, George Clooney, Hugh Laurie, Kathryn Hahn, Thomas Robinson, Raffey Cassidy, Judy Greer, Tim McGraw, Lochlyn Munro, Keegan-Michael Key, Pierce Gagnon...

Long-métrage Américain
Titre original: Tomorrowland
Durée: 02h10mn
Année de production: 2015
Distributeur: The Walt Disney Company France 

Date de sortie sur les écrans U.S.: 22 mai 2015
Date de sortie sur nos écrans: 20 mai 2015


Résumé : Casey, une adolescente brillante et optimiste, douée d’une grande curiosité scientifique et Frank, un homme qui fut autrefois un jeune inventeur de génie avant de perdre ses illusions, s’embarquent pour une périlleuse mission. Leur but : découvrir les secrets d’un lieu mystérieux du nom de Tomorrowland, un endroit situé quelque part dans le temps et l’espace, qui ne semble exister que dans leur mémoire commune... Ce qu’ils y feront changera à jamais la face du monde… et leur propre destin !

Bande annonce (VF)


Featurette - La vision du futur de Walt Disney (VOSTFR)



Découvrez le personnage de Casey


Ce que j'en ai penséA LA POURSUITE DE DEMAIN a de jolies qualités mais aussi des défauts. Il fait le plein d'aventures et laisse une bonne place à l'imagination. J'ai apprécié le travail sur les différentes époques représentées.





Il faut pouvoir se laisser emporter par cette histoire de monde parallèle entre science et fiction. C'est en général assez aisé puisque lorsqu'on va voir ce genre de film c'est qu'on est ouvert à toutes les possibilités de la science-fiction, à condition que le réalisateur nous propose une cohérence scénaristique presque infaillible et un rythme enlevé. C'est là que le film n'est pas tout à fait à la hauteur pour un public adulte (donc plus exigeant). J'ai eu l'impression que le scénario avait une tendance à être sur-compliqué sans raison vraiment valable. On s'y retrouve mais il laisse la place à des interrogations qui font que tout le monde n'a pas la même compréhension au final. Sans compter que certaines scènes auraient certainement pu être raccourcies. On ne s'ennuie pas mais le rythme est un peu irrégulier. Cependant, il y a de bonnes surprises et une certaine originalité dans l'intrigue

Je m'attendais à mieux en terme de réalisation de la part de Brad Bird. Même si l'ensemble est tout à fait correct, il y a des moments où les décors font tocs. Finalement, j'ai presque préféré les instants d'émotions et de dialogues aux scènes spectaculaires.
Le point fort du film est son casting. Les acteurs sont très bons. Les quatre personnages qui se distinguent sont : 
- Casey Newton, une jeune fille étonnée et étonnante, interprétée par Britt Robertson; 



- Frank Walker, un scientifique dont la petite étincelle créative s'est éteinte et ne demande qu'à être rallumée, interprété par George Clooney;



- Athena, une petite fille un peu à part qui pense que rêver est très important, interprétée par Raffey Cassidy;



- et David Nix, un personnage ambigu interprété par Hugh Laurie. Ce dernier joue très bien mais je regrette que son rôle soit trop peu exploité.



A LA POURSUITE DE DEMAIN délivre des messages positifs, c'est un film familial. A ce titre, il est agréable à regarder et les jeunes ados seront ravis des aventures et de l'imagination déployées à l'écran. J'ai passé un bon moment mais, avec des yeux d'adultes les défauts se font sentir. Je m'attendais à une production plus solide et convaincante. Je vous le conseille pour une sortie en famille avec de jeunes ados. 


Quelques notes à lire avant d'aller voir le film

C’est le 20 mai prochain que sortira dans les salles de cinéma la nouvelle production Disney signée Brad Bird : A LA POURSUITE DE DEMAIN, dans laquelle un inventeur désabusé (George Clooney) et une adolescente douée d’une grande curiosité scientifique (Britt Robertson) se retrouvent malgré eux embarqués dans une mission pleine de dangers : l’exploration d’une cité mystérieuse située quelque part dans l’espace et le temps.

Ces villes de demain, Walt Disney y pensait déjà un peu en réalisant Disneyland, le premier parc d’attraction au monde, une véritable ville à elle toute seule. Sa fascination pour les visionnaires, son formidable intérêt pour les expositions universelles ont conduit ce spectateur passionné d’avancées technologiques à créer au fil du temps quelque chose de nouveau dans le domaine du divertissement et à entamer une réflexion encore inédite en matière d’urbanisme… 

Il y a 60 ans, Walt Disney ouvrait son premier parc d’attraction : Disneyland, situé à Anaheim, en Californie. Avec celui-ci, et de manière intuitive, il a résolu plusieurs problèmes liés à l’urbanisme : l’appel à de bons matériaux qui assurent sécurité et isolation sonore ; l’érection de bâtiments à taille humaine, plus rassurants qu’une haute tour ; le mix harmonieux d’environnements construits et naturels… Il arrive même à démontrer que, quand on propose des transports en commun innovants type navettes en rotation perpétuelle, monorails (voire sous-marins !), les gens sont prêts à délaisser un peu leur sacro-sainte automobile individuelle. 

Un de ses grands amis, Ray Bradbury, l’auteur des « Chroniques Martiennes » et de « Fahrenheit 451 » lui a dit un jour : « Nous vivons dans un monde où les politiques essaient de changer les choses sans y parvenir. Mais toi, tes rêves, tu les accomplis. Avec ton organisation, vous êtes comme des artistes de la Renaissance ». Pour quelqu’un qui comme Walt Disney vénère les artistes comme Michel-Ange ou Léonard de Vinci qui savaient peindre, sculpter et même concevoir des cités... le compliment va droit au cœur. C’est en autodidacte qu’il a lu Le Corbusier, visité Greenfield Village - la ville bâtie par Henry Ford -, et connaît l’existence de Fordlândia, son utopie ratée au Brésil. Il a parcouru les pavillons de toutes les expositions universelles auxquelles il a participé avec un carnet et un crayon, y notant tout fébrilement. Dans l’attraction « Carrousel of Progress », il a même installé la maquette d’une ville futuriste, Progress City, et observé les commentaires des visiteurs… 

UNE VILLE A TAILLE RÉELLE POUR TESTER LE FUTUR 

Mais à Disneyland en Californie, une chose a toujours manqué à Walt : l’espace. Au début des années 60, il achète dans le plus grand secret 11.000 hectares (environ 1/5 de la surface de Paris) de marécages et de bois au centre de la Floride, près d’une ville alors encore inconnue, Orlando. Et en 1966, enfin, il dévoile son plan : ce sera le projet E.P.C.O.T., qu’il présente de la façon suivante dans un film de présentation daté du 27 octobre de cette même année : « Je ne pense pas qu’il y ait aujourd’hui de plus grand défi que celui de trouver une solution aux problèmes de nos villes. Ce qu’une ville devrait être - et qu’elle n’est généralement pas - c’est être au service de ceux qui y vivent, qui y travaillent et qui s’y distraient. Pas l’inverse. Cette ville à inventer, c’est notre projet le plus excitant. Nous l’avons appelé Experimental Prototype Community Of Tomorrow (« Prototype expérimental d’une communauté de demain »). 

E.P.C.O.T. ne sera jamais terminé : ce sera une cité en perpétuelle évolution où les entreprises les plus innovantes viendront tester leurs solutions pour améliorer notre vie. Elle sera une vitrine du génie et de l’imagination des hommes. » 

Pour quelqu’un qui n’a jamais fait d’études formelles en architecture ou en urbanisme, la vision de Walt Disney pour E.P.C.O.T. se révèle étonnamment moderne, avec un environnement urbain mixte mêlant habitations, commerces et bureaux, loin des banlieues tentaculaires de l’époque. Les transports en commun y seraient privilégiés (à rebours du tout-automobile de l’Amérique des années 60) ; les entreprises seraient organisées en « clusters » formant de véritables pépinières d’innovation collective ; le centre urbain serait constitué d’activités sportives et récréatives… Dans le même temps, il y envisage de construire son nouveau parc à thèmes, plus grand, plus parfait encore qu’en Californie. Toutes ces réflexions sur l’urbanisme ont fait l’objet d’une exposition au Centre Pompidou en 2010 intitulée « Dreamlands : Des parcs d'attractions aux cités du futur ». 

UNE UTOPIE INACHEVÉE 

Malheureusement, le temps joue désormais contre Walt. Atteint d’un cancer du poumon, il est hospitalisé quelques jours plus tard. Jusqu’au bout, sur le lit d’hôpital où il est couché, il regarde le plafond où il a fait punaiser un immense plan d’E.P.C.O.T. Quand il reçoit des visiteurs, en particulier son frère et associé Roy, il lui désigne tel ou tel endroit avec ses recommandations ultimes.

Après sa mort, le projet E.P.C.O.T. a évolué et a été rebaptisé Walt Disney World. Un parc à thèmes, Magic Kingdom (« le royaume magique »), a ouvert en 1971 avec des hôtels et des activités récréatives. En 1982, un deuxième parc a ouvert, connu aujourd’hui sous le nom d’Epcot (ce n’est plus un acronyme). Reprenant des thématiques chères à Walt, il mêle d’un côté un Future World (« le monde de demain ») autour des grands défis à venir comme l’énergie, la protection des océans ou les transports ; et de l’autre, il rend hommage à sa passion pour les expositions universelles avec le World Showcase (« la vitrine du monde ») où les pavillons de 11 pays - dont la France - sont disposés autour d’un lac. En 1994, une ville à taille humaine, Celebration, a été fondée à proximité. S’il ne s’agit pas par définition de la version que son fondateur aurait réalisée s’il avait vécu, tous les spécialistes s’accordent à louer le modèle que représente aujourd’hui Walt Disney World et qui a contribué au développement harmonieux de la Floride centrale et du tourisme mondial depuis plus de 40 ans. L’utopie de Walt Disney reste donc inachevée. Mais n’en va-t-il pas toujours ainsi avec les grands visionnaires ? Peut-être pour qu’ils puissent laisser à ceux qui viennent après eux, ado brillante ou inventeur en mal d’illusions, le soin de continuer et de parfaire son éternelle poursuite de demain… 
« Aux jeunes d’aujourd’hui je n’ai plus qu’un message à faire passer : ayez confiance en l’avenir »
Walt Disney
Petits secrets de production 

· Alors que l'idée de A LA POURSUITE DE DEMAIN couvait encore dans l'esprit du scénariste et producteur Damon Lindelof, le Président de la production " live action " des studios Disney Sean Bailey lui a parle d'une boite découverte par hasard dans un placard des studios. Celle-ci contenait toutes sortes de documents fascinants - plans, schémas, photos et lettres - apparemment liés aux origines de la section "Tomorrowland " du parc à thème Disneyland et a l'exposition universelle de 1964 a New York. Damon Lindelof a alors imaginé qu'il s'agissait du guide d'un lieu secret ignoré de tous, un lieu réel baptise Tomorrowland. C'est ainsi qu'est née l'histoire du film, qu'il a ensuite développée avec le réalisateur et producteur Brad Bird et le producteur exécutif Jeff Jensen. 

· En recréant l'exposition universelle de 1964 pour le film, l'équipe a découvert que l'Unisphere - l'oeuvre d'art emblématique de l'exposition - se trouvait à Flushing Meadows, dans l'Etat de New York, devant l'USTA National Tennis Center. Les jets d'eau à la base de l'immense sphère sont encore présents aujourd'hui, tout comme les jardins qui l'entourent. La production a alors dépêché un photographe à New York afin de pouvoir intégrer de vrais clichés de la structure dans le film. 

· The Walt Disney Company a créé quatre attractions pour l'exposition universelle de New York en 1964 : "It's a Small World", "Great Moments with Mr. Lincoln", le "Carousel Theater of Progress" et "Ford's Magic Skyway" .. . "It's a Small World" est l'attraction dont le public se souvient le plus et qu'on retrouve dans tous les parcs à thème Disney. Bien qu'elle possède aujourd'hui un charme désuet, elle représentait à l'époque une véritable révolution car elle faisait partie des pionnières à utiliser la robotique et les dernières innovations techniques pour créer une expérience inoubliable. Elle correspond également à un moment-clé de l'intrigue du film A LA POURSUITE DE DEMAIN. 

· L'équipe du film tenait à ce que la ville futuriste de Tomorrowland, construite par de grands visionnaires selon les techniques les plus avancées, soit aussi réaliste que possible. La production pensait initialement la créer de toutes pièces, en dépit du coût et du temps demandés par une telle entreprise. Mais par une série d'heureux hasards, Tom Peitzman, le producteur des effets visuels et coproducteur du film, est tombé sur un spot publicitaire pour une voiture dont les décors étaient si futuristes qu'il l'a enregistré pour le montrer à Brad Bird. Il s'agissait de la Cité des arts et des sciences de Valence, en Espagne, imaginée par Santiago Calatrava, dont le travail était déjà une source d'inspiration pour le chef décorateur Scott Chambliss. Cette découverte répondait également à la préférence du réalisateur pour les décors réels plutôt que virtuels. 

· La construction de la place Bridgeway, dont la surface mesure environ la moitié d'un terrain de football, a nécessité six mois de travail. Elle est si grande qu'aucun studio ne pouvait l' héberger. L'equipe devait en outre pouvoir réaliser des plans aériens au-dessus de la place et installer les immenses grues qui soutiennent les éclairages du décor. Pour compliquer encore les choses, la place Bridgeway apparait à différentes époques dans le film : en 1964, lorsque le jeune Frank la visite pour la première fois, dans la vision de Casey en 1984, et en 2014 ou se déroule le reste de l'action. Pour transformer le décor pour chaque période, l'équipe a eu besoin de six semaines entre le tournage des différentes scènes. 

· Le décor de la place Bridgeway comprend un monorail (baptisé véhicule aérien en lévitation). Une fois celui-ci construit, avec les systèmes d'éclairage et les vitres, il pesait près de 16 tonnes. L'équipe a du trouver le moyen de le faire avancer - avec les acteurs principaux a bord - en toute sécurité sur des rails surélevés à environ cinq mètres du sol. Elle a opte pour des treuils hydrauliques rapidement stoppables en cas d'urgence, et pour des freins permettant d'arrêter le véhicule à un endroit donné. Les portes s'ouvraient ensuite automatiquement pour laisser sortir les personnages. 

· Pour le département en charge des accessoires, créer des objets pour les différentes époques du film - 1964, 1984 et 2014 - a été un défi de taille. Différentes influences et différents matériaux sont entrés en compte dans la conception et la fabrication des accessoires relatifs à chaque période. Chacun d'entre eux a fait l'objet d'importantes recherches et analyses afin de s'assurer que la technologie et les matériaux existaient bel et bien à l'époque. Les cinéastes ont ensuite intégré de véritables accessoires vintage pour plus d'authenticité. 

· L'équipe a pris beaucoup de plaisir à créer le décor empreint de nostalgie de l'étrange boutique de comics tout droit sortie du passé baptisée "Blast From the Past". L'ensemblière Lin MacDonald a passé plusieurs mois à rassembler les milliers d'articles de collection (qu'ils aient été achetés ou créés par la production) et d'originaux - certains provenant même de la collection personnelle de Brad Bird. On y trouve des étagères remplies de BD ainsi que des affiches de films cultes de science-fiction, une figurine originale de Luke Skywalker datant des années 70 et même des accessoires de la série "Cosmos ". L'équipe en charge des décors a littéralement construit une boutique au beau milieu d'un studio. 

· Concus par l'illustrateur Tim Flattery - connu pour son travail sur MEN IN BLACK de Barry Sonnenfeld -, les fusils à rayons plasma utilisés dans la scène du magasin de comics projettent une puissante lumière qui se répand dans la pièce et leur confère davantage d'authenticité. Une minuscule mais puissante batterie sans fil a été intégrée dans la crosse des armes lors de leur fabrication. Lorsque l'acteur appuie sur la détente, le fusil projette un faisceau de lumière. Quand les réserves en plasma de l'arme sont presque vides, la lumière est rouge, et lorsque le fusil se recharge, elle redevient bleue. 

· Le réacteur dorsal de 1964 conçu pour le jeune Frank (Thomas Robinson) est une merveille de technologie et d'imagination. Son sac à dos possède 40 fermetures différentes et des supports d'aspirateurs Electrolux de chaque côté. Des câbles de commande permettent de faire fonctionner les petits volets qui se trouvent à l'arrière, tandis que d'autres relient le réacteur dorsal aux poignées pour que l'acteur puisse contrôler l'appareil. Le réacteur dorsal était fixé à une plaque et pouvait facilement être retiré du sac à dos, de sorte que Thomas Robinson n'avait pas à marcher avec 9 kilos sur le dos entre les prises ! 

· Le chef costumier Jeffrey Kurland a dû habiller près de 400 figurants dans le style de 1964 pour les scènes qui se déroulent dans le Hall des inventions et sur la place de l'Unisphère lors de l'exposition universelle. 

· Le tournage principal de A LA POURSUITE DE DEMAIN a débuté dans une ferme de Pincher Creek dans l'Alberta, au Canada. Les cinéastes ont demandé aux agriculteurs qu'ils fassent pousser un blé d'hiver d'une teinte ambrée particulière correspondant à la vision idéale de la campagne de Brad Bird. L'équipe s'est ensuite installée dans une ferme d'Enderby dans l'Okanagan, en Colombie britannique, afin de tourner les scènes qui se déroulent dans la ferme de Frank Walker et dans ses champs de mais, également cultivés spécialement pour la production. 

· Outre l'Espagne et le Canada, le film a été tourné dans l'attraction " It's a Small World" au parc Disneyland d'Anaheim en Californie et sur une plage des Bahamas. La deuxième équipe a également réalisé des prises de vues à Paris. Au total, le film comprend plus de 90 combinaisons différentes de décors en studio et réels, et a été tourné dans 10 lieux différents. 

· L'équipe de A LA POURSUITE DE DEMAIN a eu la chance d'assister au lancement de la fusée Maven de la NASA (une sonde spatiale à destination de Mars) depuis Cap Canaveral, et plusieurs membres de la production ont pu le voir depuis un lieu encore mieux placé que la tribune presse. Un véritable rêve devenu réalité pour les cinéastes, et un symbole de la vision du futur présentée par le film. 

POUR QUELQUES PETITS SECRETS PERSO DE PLUS 

· Le réalisateur et scénariste Brad Bird connait bien l'univers Disney. Non seulement en raison de ses précédents films, mais également parce qu'à l'âge de 14 ans, il a réalise un dessin animé de 15 minutes qui a retenu l'attention des studios. Ces derniers lui ont alors proposé de lui attribuer un mentor, le maitre de l'animation Milt Kahl. Le jeune homme s'est alors installé chez un ami de ses parents à Los Angeles pour profiter de cette opportunité unique. 

· Lorsqu'on travaille avec de jeunes acteurs de 11 ans tels que Thomas Robinson (le jeune Frank) et Raffey Cassidy (Athena), il est probable qu'ils grandissent et que leur dentition change au cours des 6 mois de tournage ! Lorsque Raffey Cassidy est arrivée à Vancouver, elle avait perdu des dents. La production lui en a donc fait fabriquer de fausses avant le début du tournage. Mais Thomas Robinson s'est alors mis à perdre les siennes une par une ! L'équipe a donc fabriqué de nombreuses dents temporaires pour les deux jeunes acteurs tout au long du tournage. 

· La jeune Raffey Cassidy (Athena) a suivi divers entrainements en natation et en gymnastique mais plus encore en arts martiaux, car son personnage est particulièrement doué en combat. Elle a par ailleurs appris à jouer la comédie suspendue à des câbles.

NOTES DE PRODUCTION 
 (A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers!)

IMAGINEZ UN ENDROIT OÙ RIEN N’EST IMPOSSIBLE…

LA BOÎTE À IDÉES

À l’origine, Tomorrowland est une section du parc Disneyland, le premier parc créé par Walt Disney en 1955. À cette époque, les Américains se faisaient une idée très optimiste du futur. Mais au fil du temps, cette vision s’est peu à peu assombrie. Brad Bird, le réalisateur du film, commente : « Il existe deux manières de se représenter un territoire vierge : soit comme un espace vide, soit comme une porte ouverte sur le champ des possibles. Et c’est cette deuxième option qui correspond le mieux à ma conception du futur : j’aime y voir des possibilités infinies. Malheureusement, cette façon de voir les choses n’a plus la cote aujourd’hui. »

Ce changement a interpellé le scénariste et producteur Damon Lindelof, et lorsqu’il a commencé à imaginer l’histoire de À LA POURSUITE DE DEMAIN, il s’est interrogé sur la manière de la retranscrire sur grand écran. « Je tenais à retrouver cet optimisme sans bornes », confie-t-il.

Tout a commencé avec une boîte sur laquelle était inscrite la date « 1952 », découverte par hasard dans les archives des studios Disney. Ce mystérieux écrin contenait toutes sortes de documents fascinants – des plans, des schémas, des maquettes, des photos et des lettres – liés à la création de Tomorrowland et à la Foire internationale de New York, l’exposition universelle de 1964. Une découverte qui a enthousiasmé le scénariste et producteur : « Je me suis mis à imaginer que le contenu de la boîte était une sorte de guide, l’ébauche d’une histoire ignorée de tous… mais laquelle ? La réponse la plus évidente était selon moi qu’il existait réellement quelque part dans le monde un lieu aussi unique que celui-ci... »

Damon Lindelof a alors entamé des recherches sur les studios Disney et leur créateur, ce qui l’a conduit à s’intéresser à l’implication de la société dans la Foire internationale de 1964. Le scénariste et producteur déclare : « Walt Disney était un vrai futuriste au sens moderniste où on l’entendait au milieu du XXe siècle. Très optimiste, il était persuadé que la technologie était la clé d’un monde meilleur. Il pensait aussi que c’était un formidable moyen de créer d’incroyables divertissements. Pour l’exposition universelle de 1964, The Walt Disney Company a créé trois attractions, même si « It’s a Small World » est celle dont le public se souvient le mieux. Bien que désuètes au vu des standards d’aujourd’hui, le « Carousel of Progress » et « Great Moments with Mr. Lincoln » représentaient à l’époque une véritable révolution car elles faisaient appel aux techniques dites « animatronics » pour laisser un souvenir impérissable aux visiteurs. »

Et d’ajouter : « Il régnait aussi à l’époque un formidable optimisme. Nous étions en 1964. Le monde était passé à deux doigts de la catastrophe thermonucléaire avec la crise des missiles à Cuba, et la chanson « It’s a Small World » a été écrite en réponse à cette guerre évitée de peu pour promouvoir l’amitié entre les peuples. Les paroles – « It’s a world of hopes and a world of fears » [« C’est un monde d’espoirs et un monde de peurs »] – exprime cette angoisse. Je suis fasciné par le thème très anxiogène de cette chanson qui semble aujourd’hui si enfantine et sentimentale. Elle délivrait à l’époque un message politique fort et en même temps idéaliste. »

Le succès de la Foire internationale a permis à Walt Disney de réunir les fonds nécessaires à la création de l’Experimental Prototype Community of Tomorrow, ou EPCOT. Disney voulait créer une ville futuriste en termes de développement et d’organisation urbaine, une sorte de vraie Tomorrowland où technologie et urbanisme s’allieraient pour donner naissance à un environnement idéal. Walt Disney est malheureusement décédé avant qu’EPCOT ne voie le jour et The Walt Disney Company a choisi de ne pas mener le projet à bien sans lui. Le concept de cette communauté du futur a été transformé en « Foire internationale permanente » composée de deux quartiers résidentiels pour les employés et leurs familles. Le parc, situé à Lake Buena Vista, en Floride, est toujours en activité aujourd’hui.

Admiratif, Brad Bird déclare : « Walt Disney innovait constamment et n’avait pas peur d’être un pionnier. Il a été parmi les tout premiers à introduire le son et la couleur dans l’animation. FANTASIA a été projeté avec un son stéréo quinze ans avant tout autre dessin animé. Quand il a eu l’idée de Disneyland, tout le monde l’a pris pour un fou. Il se lançait et imaginait les solutions à mesure qu’il avançait. Il s’intéressait à des sujets comme le voyage spatial par exemple. Il suffit de regarder les programmes qu’il a réalisés avec Ward Kimball à la fin des années 50 pour voir qu’il était captivé par l’idée de progrès. Sa curiosité n’avait pas de limites, comme l’illustrent parfaitement Tomorrowland, la Foire internationale et EPCOT. »

Le réalisateur ajoute : « Walt Disney avait l’habitude de dire qu’il ne réalisait pas des films pour gagner de l'argent, mais qu’il gagnait de l'argent pour réaliser des films. Était-il parfait ? Non. Mais ce qu’il a accompli au cours de sa vie est impressionnant. À mes yeux, c’est un grand innovateur. Il avait une vision très optimiste et positive du futur. J’aime à penser qu’il aurait apprécié À LA POURSUITE DE DEMAIN. »

Une fois ses recherches achevées, Damon Lindelof a approché Jeff Jensen pour qu’il l’aide à développer l’histoire. Il confie : « Quand je travaillais sur « Lost – Les disparus », Jeff était journaliste pour Entertainment Weekly et il avait une imagination débordante. Il regardait la série toutes les semaines et imaginait des théories incroyables qui étaient tellement inventives que je me disais souvent que j’aurais aimé avoir eu la présence d’esprit d’écrire ce qu’il avait imaginé ! C’était exactement le genre de personne dont j’avais besoin pour écrire cette histoire et y intégrer tous les éléments que j’avais découverts dans cette boîte mystérieuse. »

Le producteur exécutif Jeff Jensen, qui a imaginé l’histoire du film avec Brad Bird et Damon Lindelof, déclare : « À LA POURSUITE DE DEMAIN s’inscrit dans la plus pure tradition des films Disney : il est imprégné des valeurs du studio et mêle inventivité de l’histoire à d’époustouflants effets spéciaux. Nous nous sommes efforcés de rester fidèles à l’esprit incarné par l’attraction Tomorrowland et le parc EPCOT – des endroits voulus par Walt comme des pépinières d’idées pour un avenir meilleur. Walt, tout comme son travail, était en perpétuelle évolution car dans son esprit, le futur n’était pas figé. C’était un projet à jamais inachevé. »

Le réalisateur et scénariste Brad Bird connaît également très bien l’univers Disney, non seulement à cause de son dernier film, mais également parce qu’à l’âge de 11 ans, il a développé un intérêt pour l’animation après avoir visité les célèbres studios. En l’espace de trois ans, il a réalisé un dessin animé de 15 minutes qui a retenu leur attention des studios d’animation Disney, proposant même au jeune homme de 14 ans de lui attribuer un mentor – le célèbre maître de l’animation Milt Kahl. Brad Bird s’est alors installé chez un ami de ses parents à Los Angeles pour profiter pleinement de cette opportunité unique.

À propos de À LA POURSUITE DE DEMAIN, le réalisateur déclare : « Il s’agit d’une histoire très originale qui met en scène des personnages atypiques. C’est une chance incroyable de pouvoir prendre part à un projet de cette ampleur, et j’espère que le film surprendra le public. Il incarne les deux facettes du futur, ce qu’il peut avoir d’effrayant et ce qu’il peut avoir de merveilleux. Dans tous les cas, l’avenir reste un mystère, et c’est précisément ce qui le rend si fascinant. »

LA PROMESSE DE TOMORROWLAND

La cité merveilleuse que l’on découvre dans le film est un hommage au caractère visionnaire de l’attraction Tomorrowland à Disneyland et du parc thématique EPCOT à Disney World, imaginés par Walt Disney dans le but de créer un monde meilleur. Mais beaucoup pensent – bien que cette idée soit généralement qualifiée de mythe – que Walt Disney faisait partie d’un groupe secret de penseurs et d’optimistes, et que cet endroit futuriste existe bel et bien dans une dimension parallèle : il aurait vu le jour grâce aux idées avant-gardistes développées par le groupe.

L’ingénieur français Gustave Eiffel, à qui l’on doit la célèbre tour, vivait dans un appartement privé situé en haut de celle-ci d’où il effectuait des observations météorologiques et menait diverses expériences scientifiques. La légende veut qu’au cours d’une sombre soirée d’automne 1889, il y ait rassemblé trois de ses illustres pairs, l’Américain Thomas Edison, le Français Jules Verne et le Serbe Nikola Tesla, afin de discuter du futur.

Cette nuit-là, les quatre hommes auraient, selon certains, formé une organisation ultrasecrète baptisée Nec Plus Ultra qui aurait façonné le XXe et XXIe siècle. Le scénariste Damon Lindelof commente : « Ces grands penseurs auraient élaboré un plan pour construire une ville du futur qui ne puisse être contrôlée ni par un gouvernement, ni par des intérêts industriels. Ils voulaient créer la plus grande expérience scientifique utopique au monde. Mais les deux guerres mondiales ont repoussé leur projet et ce n’est que dans les années 60, après que Walt Disney a rejoint l’organisation, que cette cité secrète a vu le jour à l’abri du monde réel. »

Baptisée Tomorrowland en référence à la zone de Disneyland imaginée par Walt Disney dix ans auparavant comme un hymne à la technologie, cette ville alternative aurait permis le développement de technologies que Nec Plus Ultra a ensuite progressivement introduites dans le monde réel. Damon Lindelof déclare : « Dans les années 1930 déjà, les habitants de cette ville avaient des portables et vingt ans plus tôt, ils pouvaient voyager dans l’espace. Quant à leurs fusées, elles avaient 60 ans d’avance sur les nôtres. Ils ont construit cette cité extraordinaire dans les années 60 et depuis, elle n’a cessé de se développer et de progresser. »

Le producteur exécutif Jeff Jensen ajoute : « Ce film est l’incarnation de l’esprit pionnier et volontariste de la conquête spatiale des années 50 et 60, quand on pensait que le futur était plein d’espoir et qu’on croyait pouvoir changer les choses sur le plan technologique, politique et social pour créer un monde meilleur. En latin, Plus Ultra signifie « plus loin ». C’était la devise des explorateurs espagnols. Gustave Eiffel et ses collègues se considéraient comme des explorateurs du potentiel humain. Walt Disney répondait aux critères de l’organisation et a été recruté parce qu’il incarnait l’idée d’un futur radieux. Mais les choses ont changé : aujourd’hui, l’avenir est plus incertain. Nous sommes cyniques vis-à-vis du progrès et pessimistes quant aux possibilités d’amélioration. Le futur est devenu une fatalité, quelque chose dont nous ne sommes plus maîtres. Le passé n’est évidemment pas parfait : tout était plus complexe et plus politisé qu’on ne l’imagine, et tout n’est pas bon à retenir. Mais peut-être devrions-nous nous inspirer davantage de l’optimisme du milieu du XXe siècle et l’appliquer à notre époque. »

Le réalisateur Brad Bird déclare : « Nous avons perdu quelque chose. Le pessimisme est devenu la seule vision acceptable du futur, mais je ne suis pas d’accord. Je trouve que ça a un effet Golem : si tout le monde pense de cette façon négative, alors cela se produira. Cela engendre une certaine passivité car puisque cela ne sert à rien, personne ne se donne la peine d’agir pour un futur meilleur. Lorsque j’étais enfant, le monde n’était pas tout rose - comme cela a toujours été le cas et comme ça le sera toujours -, mais il était acceptable d’être optimisme, de penser que les choses allaient s’améliorer, que le racisme allait disparaître et que les inégalités seraient réduites. Aujourd’hui on se contente de hausser les épaules et je trouve ça terrible. Je pense que nous avons tous un rôle à jouer sur cette planète. Nous avons le pouvoir de prendre nos responsabilités et d’inverser la tendance. »

LES DÉCOUVREURS

Brad Bird et Damon Lindelof ont écrit le rôle de l’inventeur désabusé Frank Walker avec un seul acteur en tête : George Clooney. Damon Lindelof se souvient : « Dès le départ, nous avons donné à Frank le profil de George, et à chaque fois que nous évoquions des acteurs pour le rôle, le seul impératif était qu’ils lui ressemblent. Nous avons donc croisé les doigts et fait de notre mieux pour écrire un bon scénario en conférant à ce personnage un sens de l’humour bourru et l’étoffe d’un héros, ce qu’incarne parfaitement George à nos yeux. Et puis avons laissé le scénario prendre son envol. »

Contacté par l’équipe du film, George Clooney s’est d’abord montré intrigué par le projet puis a très vite accepté d’y prendre part. Il confie à propos de son personnage : « Frank est un type grincheux et désabusé, mais c’était un grand rêveur et un vrai petit génie en sciences quand il était enfant. Lorsque tout jeune, il a découvert cette cité incroyable, il pensait avoir trouvé le lieu le plus merveilleux qui soit, un endroit qui allait changer le monde. Mais après avoir compris que ce n’était pas le cas, il se transforme en l’être le plus cynique qui soit. Il s’isole dans sa ferme et envisage d’y passer le reste de sa vie. Cependant, les événements du film l’obligent à affronter son passé… »

La tranquillité de Frank Walker est en effet troublée par l’intrusion inopportune de Casey Newton, interprétée par Britt Robertson. À propos de la relation qui unit les deux personnages, George Clooney déclare : « Casey oblige Frank à faire ce dont il n’a pas envie ; elle est très douée pour ça ! Frank est un homme acariâtre et bourru. Il lui faut du temps pour accorder sa confiance et n’a aucune intention de la donner à cette jeune fille qui vient juste de débouler dans sa vie. Mais petit à petit, ils trouvent leur voie. »

Pour le rôle du brillant scientifique David Nix, les producteurs ont fait appel à Hugh Laurie, dont ils vantent « l’exceptionnelle intelligence, la part d’ombre et l’humour incomparable ». L’acteur raconte : « Je me souviens parfaitement de ma première conversation avec Brad et Damon à propos du pessimisme ambiant. La vie moderne a d’innombrables avantages, mais aucun ne semble nous apporter de sentiment de satisfaction, de triomphe ou d’accomplissement. Brad et Damon m’ont exposé leur extraordinaire vision du futur, à l’opposé du courant de pensée dominant, et j’ai tout de suite été séduit. »

À propos de ce qui différencie David Nix et Frank Walker, Hugh Laurie déclare : « Frank voulait créer des objets amusants qui améliorent le quotidien des gens en leur apportant du plaisir et de la joie, des objets porteurs d’espoir. Nix, lui, ne s’intéresse qu’à ce qui est utilitaire. À ses yeux, la vie est une quête scientifique infinie car le but de l’homme sur Terre est d’accumuler et de développer les connaissances. »

Pour Frank, Nix est un bureaucrate sans cœur pour qui seul le résultat compte. C’est le type d’homme qui méprise le plaisir de la découverte, de l’aventure et de l’exploration. Pourtant, tous deux ne peuvent s’empêcher de s’admirer l’un l’autre, même si c’est à contrecœur. Hugh Laurie explique : « Malgré les apparences, ils ont de l’estime l’un pour l’autre car ce sont deux esprits brillants qui évoluent dans un monde qui ne comprend pas et n’apprécie pas les visionnaires. Ils ont beaucoup en commun. »

Et d’ajouter : « David Nix n’est pas foncièrement mauvais. Il éprouve une certaine sympathie pour son prochain, mais pas suffisamment pour surpasser son pragmatisme. Il est difficile de ne pas être d’accord avec lui. Il a raison lorsqu’il dit que la nature humaine, nos faiblesses et nos désirs ne peuvent pas être balayés d’un revers de la main. C’est un brillant scientifique, réaliste et lucide. »

Pour Brad Bird, les différences qui opposent les deux hommes sont révélatrices du fait que les grands esprits ne sont pas toujours d’accord et que les imperfections humaines peuvent avoir raison des meilleures intentions. En dépit de leurs idéaux utopiques, les fondateurs de Nec Plus Ultra se sont querellés et se sont opposés. Il paraît d’ailleurs que Gustave Eiffel et Thomas Edison étaient souvent en désaccord – à l’instar de Nix et Frank. Le réalisateur commente : « L’idée selon laquelle les esprits les plus brillants peuvent ne pas s’entendre n’est pas forcément incongrue. Il ne faut pas se bercer d’illusions. Les grands penseurs s’agaceraient sans doute mutuellement. Certains s’entendraient sûrement, mais ce ne serait pas le cas de la majorité. »

En dépit du nombre d’actrices désireuses de donner la réplique à George Clooney et Hugh Laurie, les producteurs étaient conscients que le rôle de Casey serait difficile à attribuer car l’histoire repose pour l’essentiel sur ses épaules. La jeune actrice qui l’incarnerait devrait faire preuve d’une formidable assurance, mais également de courage et de caractère. De nombreuses jeunes actrices ont auditionné pour le rôle, mais c’est finalement Britt Robertson qui l’a obtenu. Le producteur Jeffrey Chernov confie : « Je n’avais jamais rencontré de jeune comédienne aussi enthousiaste et investie. Britt est assez incroyable. Il a fallu qu’elle saute dans l’eau glacée, elle a été suspendue à des câbles et elle en a vu de toutes les couleurs sur le plan physique, mais elle a adoré ça. »

Ses auditions ont d’autant plus impressionné les producteurs qu’elle les a passées en ayant lu seulement quelques scènes du script. L’actrice raconte : « Lorsque j’ai entendu parler de ce projet pour la première fois, le scénario était tenu secret. Personne, pas même les agents ou les managers, ne l’avait lu. Ce n’est qu’environ six mois après le début du processus d’auditions que j’ai enfin pu le lire dans sa totalité. J’avais évidemment pris connaissance de quelques scènes pour les auditions, mais elles étaient complètement sorties de leur contexte, si bien que je n’avais aucune idée de leur sens dans l’histoire. Lorsque j’ai découvert le script, j’ai été stupéfaite. Il mêlait parfaitement action, aventure, amitié et drame familial. Ce genre de projet se fait de plus en plus rare. C’était un honneur d’y prendre part. »

Casey Newton est la fille d’un ingénieur de la NASA sur le point d’être licencié suite à l’arrêt définitif du programme spatial. De son personnage, l’actrice dit : « Casey est une adolescente très intelligente qui a toujours rêvé de devenir astronaute ; c’est sa passion et ce qui la lie à son père. Elle veut réaliser de grands projets et changer les choses. Elle rêve d’un monde où régneraient l’espoir et l’inspiration, mais elle ne sait pas comment s’y prendre. »

Comme souvent, l’attribution des rôles des enfants a mis l’équipe du film au défi. Jeffrey Chernov explique : « Le rôle de Frank enfant est celui qui nous a posé le plus de difficultés car il fallait que l’acteur ressemble à George et qu’il possède les capacités physiques nécessaires afin qu’on puisse réaliser l’essentiel des scènes d’action sur le tournage. Nous avons tout de suite su que nous avions trouvé le jeune garçon que nous cherchions lorsque nous avons vu Thomas Robinson. »

À propos de son jeune partenaire, Hugh Laurie déclare : « Thomas Robinson confère au jeune Frank toute l’énergie, l’optimisme et l’idéalisme nécessaires au rôle. À ses yeux, le monde est un vaste terrain de jeu qu’il peut explorer chaque jour davantage pour découvrir de nouvelles choses. C’est un garçon intrépide et charmant. »

De son personnage, le jeune acteur dit : « Le film s’ouvre sur un flashback qui se déroule en 1964, dans lequel j’incarne Frank Walker quand il était jeune. C’est un enfant qui aime inventer des choses - comme un réacteur dorsal par exemple - en transformant de vieux aspirateurs ou des bidons de peinture vides. C’est un petit garçon extraordinaire, mais son père n’approuve pas ses inventions. »

L’équipe du film a également eu beaucoup de chance avec la jeune Raffey Cassidy, qui incarne Athena. Le producteur exécutif John Walker explique : « Raffey est la preuve que chacun d’entre nous peut faire la différence. Le cynisme et le sarcasme sont très à la mode ; l’honnêteté, l’optimisme et l’amour, en revanche, sont tombés en désuétude. C’était donc très agréable d’être en présence d’une petite fille aussi positive. Pendant son audition, Raffey levait le pouce entre chaque prise pour manifester son plaisir d’être là. Elle est pleine de vie et d’enthousiasme. Elle est l’incarnation même du message du film. »

Le producteur exécutif Jeff Jensen commente : « Athena croit en la mission de la cité, mais celle-ci  est confrontée à un problème qui ne peut être résolu que par des gens venus de l’extérieur et par des idées nouvelles. Pour elle, Casey est le genre d’esprit éveillé qu’il faut à la ville. »

Dans le film, Athena remet à Casey un pin’s qui pousse cette dernière à se lancer à la recherche de cette incroyable cité. À propos de son personnage, la jeune Raffey Cassidy déclare : « Athena est à la recherche d’une recrue et elle espère que Casey sera la bonne car elle lui a remis son dernier pin’s. Cette dernière est courageuse, déterminée et pleine d’espoir… Elle représente tout ce dont la population a besoin. »

George Clooney explique les « liens familiaux » qui unissent Athena, Frank et Casey : « La plus jeune du trio, Athena, est l’adulte, tandis que Casey et Frank agissent comme des enfants qui se chamaillent. Athena est donc obligée de les rappeler à l’ordre. Frank agissant comme un grand enfant qui n’a jamais vraiment passé le cap des 11 ans, Casey et lui sont donc tout le temps en train de se disputer. Ils forment une famille dans laquelle les rôles sont inversés et l’enfant est en fait l’adulte. »

Une fois Raffey Cassidy et Thomas Robinson engagés, la production a été confrontée à un problème inattendu, comme l’explique le producteur Jeffrey Chernov : « Je n’avais pas pensé au fait que lorsqu’on travaille avec de jeunes acteurs de 11 ans, il est probable qu’ils grandissent… et que leur dentition change au cours des 6 mois de tournage ! Lorsque Raffey Cassidy est arrivée sur le tournage à Vancouver, elle m’a fait un grand sourire et j’ai vu qu’elle avait perdu quelques dents. Et puis Thomas Robinson s’est mis à perdre les siennes une par une. Nous leur avons donc fait fabriquer des dents temporaires tout au long du tournage. On n’est jamais à l’abri d’une surprise ! »

Keegan-Michael Key et Kathryn Hahn incarnent quant à eux les Gernsback, les très curieux propriétaires d’une boutique de gadgets. Hugo Gernsback (baptisé en hommage au fondateur du magazine Amazing Stories, le premier magazine de science-fiction américain lancé en 1926) a un physique très particulier. Keegan-Michael Key commente : « C’est une sorte de Grizzly Adams jamaïcain. Il a du ventre et porte un gilet recouvert de globes oculaires. Sa boucle de ceinture a elle aussi une forme de globe oculaire, rattachée à un large jean délavé à l’acide. Quant aux sandales qu’il arbore fièrement, elles laissent apparaître des chaussettes à motifs… Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’un type étrange. »

Mais Ursula, sa femme, est plus étrange encore. Fan de « Star Trek », elle porte ses sourcils à la mode de Vulcain, soulignés par des lunettes yeux de chat. Kathryn Hahn explique : « La mission d’Hugo et Ursula est de récupérer ces pin’s et de découvrir comment ils sont distribués. Ils font partis d’un groupe qui cherche par tous les moyens à dissimuler l’existence de la cité. Lorsque quelqu’un se présente à eux avec l’un de ces pin’s, ils ne sont pas censés laisser cette personne s’en aller avant qu’elle ne leur ait révélé comment elle l’a obtenu – et ensuite, ils doivent faire disparaître le messager. Ils ne sont pas aussi accueillants que le sont généralement les gens du Sud ! »

La distribution du film est complétée par Tim McGraw, dans le rôle du père de Casey. À propos de son personnage, l’acteur déclare : « Ed Newton a une vision idéaliste de la NASA et du programme spatial. C’est la raison pour laquelle il est très déçu lorsque le programme est arrêté et qu’il est licencié. Mais il n’est pas le seul à être déçu. Sa fille Casey, qui partage sa passion pour les sciences, ressent la même chose. Tandis qu’Ed s’interroge sur ce que le futur lui réserve, Casey décide d’agir pour s’assurer que sa vision de l’avenir se réalise. Ed essaie non seulement de protéger sa fille, mais également de contenir sa curiosité sans bornes. »

EN ROUTE POUR DEMAIN

La conception de la cité du futur est revenue au chef décorateur Scott Chambliss, qui déclare : « Il n’y avait aucune indication sur cette ville dans le scénario. Avec Brad et Damon, j’ai donc passé beaucoup de temps à développer non seulement son esthétique, mais également son symbolisme. Imaginer une société utopique unique en son genre est une tâche titanesque. Mais c’était aussi l’occasion rêvée de créer un lieu spécial capable de surprendre les spectateurs. »

Très vite, l’équipe a décidé que la cité de 1964 découverte par Frank et celle de 1984 dont Casey a des visions grâce au pin’s seraient toutes deux des sociétés très équilibrées. Le chef décorateur ajoute : « Nec Plus Ultra avait un sentiment de responsabilité envers l’environnement. Ses concepteurs voulaient non seulement le rendre agréable mais également le protéger et le soigner. À leurs yeux, l’homme est à la fois un créateur et le protecteur de la planète. La cité se dévoile donc progressivement au cœur de son environnement quand on l’approche et disparaît à nouveau dans la nature lorsqu’on la quitte. Ce qui illustre parfaitement la philosophie de ses habitants. »

Toutefois, trouver un lieu aussi futuriste dans le monde réel ne fut pas une mince affaire, et le créer de toutes pièces aurait été une entreprise longue et coûteuse. Mais par une série d’heureux hasards, Tom Peitzman, le producteur des effets visuels et coproducteur du film, est tombé sur un spot publicitaire pour une voiture dont les décors étaient si futuristes qu’il l’a enregistrée sur son téléphone pour la montrer à Brad Bird. Il s’agissait de la Cité des arts et des sciences de Valence, en Espagne, imaginée par Santiago Calatrava, dont le travail était déjà une source d’inspiration pour le chef décorateur Scott Chambliss.

Cette découverte répondait également à la préférence de Brad Bird pour les décors réels plutôt que virtuels. L’équipe s’est rendue sur place afin de faire des repérages, et la Cité des arts et des sciences est presque littéralement devenue le « squelette » de la ville du futur. Le producteur Jeffrey Chernov explique : « Le style architectural de Santiago Calatrava est incroyable, inventif et passionnant. Ses créations ont quelque chose de « squelettique » : on a l’impression d’être face à une colonne vertébrale de dinosaure ou de poisson préhistorique. Lorsqu’on pénètre dans la Cité des arts et des sciences, on n’a plus envie de partir. Et c’est précisément ce que nous voulions pour les décors du film. »

George Clooney déclare : « Je ne m’étais jamais rendu à Valence bien que j’aie visité l’Espagne, qui est un pays magnifique. Cela a donc été un plaisir de travailler dans cette ville et de l’explorer. L’architecture de Santiago Calatrava est l’illustration d’une vision très optimiste de la vie. On dirait qu’il lui a suffi d’imaginer quelque chose pour que cela prenne vie. C’est assez extraordinaire. »

Mais la Cité des arts et des sciences de Valence ne pouvait pas accueillir la totalité de la ville futuriste, en particulier le monorail, l’immense sphère d’énergie et le gigantesque écran qui constituent le décor de la place Bridgeway. Il aurait été plus facile de construire un petit décor puis de le prolonger grâce à des images de synthèse, mais l’équipe a opté pour une approche plus réaliste. Tom Peitzman explique : « Sur ce genre de film qui fait la part belle aux effets visuels, il est important de trouver le juste équilibre entre décors réels et images de synthèse. Les cinéastes ont trop souvent recours à ces dernières, et par conséquent, le public sait que ce qu’il voit n’est pas réel. Sur ce point, je suis plutôt de la vieille école. Je pousse toujours le réalisateur à filmer autant que possible en décors réels de sorte qu’il ait quelque chose à regarder, à toucher et à éclairer. Même s’il ne s’agit que d’une toute petite partie de l’image, cela permet d’ancrer les effets visuels dans la réalité et d’obtenir un résultat naturel et homogène. »

Finalement, la construction de la place Bridgeway, dont la surface mesure environ la moitié d’un terrain de football, a nécessité six mois de travail. Elle est si grande qu’aucun studio ne pouvait l’héberger. L’équipe devait en outre pouvoir réaliser des plans aériens au-dessus de celle-ci et installer les immenses grues qui soutiennent les éclairages du décor. Pour compliquer encore les choses, cette énorme esplanade apparaît dans le film à différentes époques : en 1964, lorsque le jeune Frank la visite pour la première fois, dans la vision de Casey en 1984, et en 2014 où se déroule le reste de l’action. Chaque changement d’époque a demandé 6 semaines de réaménagement pour transformer le décor.

Initialement, le fait que ce dernier ait été construit en plein air à Vancouver ne posait pas de problèmes car le tournage devait avoir lieu en été. Mais George Clooney ayant été retenu sur le tournage de MONUMENTS MEN, la production du film s’est vue repoussée de cinq mois, reportant ainsi le tournage des scènes sur la place Bridgeway à fin novembre, début décembre, en pleine saison des pluies en Colombie-Britannique. Jeffrey Chernov se souvient : « Au début, je ne pensais pas que cela poserait le moindre problème car l’équipe de construction sur place était habituée au climat et savait construire des structures temporaires et tendre des bâches pour protéger les décors. Mais les idées qu’ils nous ont proposées nous auraient coûté plus de un million de dollar et comme rien ne garantissait leur fonctionnement, nous avons préféré compter sur la chance ! »

L’optimisme a payé car la région a été épargnée par la pluie tout au long du tournage. Le producteur reprend : « Nous avons construit de nombreux abris afin de pouvoir nous protéger si la météo n’était pas de notre côté, mais nous n’en avons jamais eu besoin. Ça a apparemment été les six semaines les plus sèches qu’ait connues Vancouver depuis 1952 ! Un clin d’œil amusant au titre original du film : 1952. Tout le monde pensait que nous étions fous de tenter notre chance, et je dois dire que je l’ai pensé moi aussi. Cela a été un immense soulagement lorsque le tournage a pris fin. »

Petits miracles climatiques mis à part, l’élément le plus impressionnant du décor de la place Bridgeway est sans doute le monorail. Mike Vezina, le coordinateur des effets spéciaux, déclare : « Une fois entièrement construit, avec les systèmes d’éclairage et les vitres, il pesait près de 16 tonnes. Il a ensuite fallu trouver le moyen de le faire avancer en toute sécurité – avec les acteurs principaux à bord – sur des rails surélevés à environ cinq mètres du sol, et de l’arrêter précisément au même endroit à chaque fois. »

L’équipe en charge des effets spéciaux a opté pour des treuils hydrauliques qu’ils pouvaient stopper très rapidement en cas d’urgence, et des freins qui leur permettaient d’arrêter le véhicule à un endroit donné. Les portes s’ouvraient ensuite automatiquement pour laisser sortir les personnages. La production a utilisé une pompe hydraulique de 500 chevaux et d’épais câbles métalliques afin de déplacer le monorail dans un sens puis dans l’autre, de sorte que le mouvement semble continu. Le coordinateur des effets spéciaux ajoute : « Pour que le positionnement des véhicules soit parfait, nous avons utilisé des faisceaux laser qui nous permettaient de savoir au millième de centimètre près si le monorail dépassait le repère où il était censé s’arrêter. Comme tout a toujours parfaitement fonctionné, nous n’avons jamais eu à activer les freins d’urgence. »

Parmi les autres défis relevés par Mike Vezina figure le décor de la tour Eiffel qui devait se scinder par le milieu pour laisser apparaître la fusée spatiale. Il raconte : « Il a fallu construire une réplique de la partie supérieure de la tour, que nous avons ensuite posée sur une base en métal de notre conception montée sur roulettes. Une rampe permettait de séparer et faire vaciller le décor en fonction des besoins de l’histoire. Il pesait en tout plus de 45 tonnes et était posé sur un système d’airbag qui nous permettait de le déplacer ou de le faire chanceler à l’aide de plus petites rampes. Nous avions aussi un système de rails qui permettait de le séparer en plusieurs parties et de le remettre en place facilement et rapidement car sur un tournage, on ne fait jamais rien une seule fois. »

Les décors du film ont beaucoup impressionné Hugh Laurie, qui les qualifie d’absolument magnifiques : « C’est très intimidant de se dire que tout cela a été construit pour que je puisse dire mon texte. C’est un peu comme assister à la construction du Caire. L’ampleur des décors est colossale et je suis certain que créer un univers futuriste est le rêve de tous les décorateurs car ils ne sont soumis à aucune règle et peuvent donner libre cours à leur imagination. »

Dans l’histoire, une recherche sur Internet conduit Casey à Houston au Texas, dans une curieuse boutique baptisée « Blast from the Past », qui a entièrement été construite en studio. Le chef décorateur Scott Chambliss commente : « Blast from the Past est un mélange de différents magasins de comics de science-fiction que Brad Bird et moi fréquentions quand nous étions plus jeunes. Il s’agissait de villes et d’échoppes différentes, mais nous tenions à recréer le sentiment qu’on éprouvait lorsqu’enfants, on passait l’essentiel de notre temps libre dans ce genre d’endroits, à feuilleter toutes les publications. L’ensemblière Lin MacDonald a mis plusieurs mois à rassembler l’impressionnant assortiment de milliers d’articles de collection, achetés ou fabriqués par la production. On y trouve aussi de nombreux originaux, dont certains proviennent de la collection personnelle de Brad. »

À propos de la boutique, dont son personnage, Hugo Gernsback, et sa femme Ursula sont propriétaires, Keegan-Michael Key déclare : « Il y a des étagères remplies de bandes dessinées ainsi que des affiches de films de science-fiction cultes, une figurine originale de Luke Skywalker datant des années 70 et même des accessoires de la série « Cosmos 1999 ». L’équipe en charge des décors a littéralement construit une boutique au beau milieu d’un studio ! »

La ferme de Frank Walker a elle aussi nécessité tout le talent des décorateurs, mais dans une direction différente. Scott Chambliss précise : « Tout comme son propriétaire, la maison de Frank manque d’affection. Nous nous sommes arrêtés juste avant qu’elle ne prenne des airs de repaire de type dangereux, mais Frank traversant une période sombre de sa vie, sa maison est l’illustration parfaite de sa paranoïa. Il a aussi essayé de recréer ce qu’il a vu plus jeune, mais aujourd’hui, cela illustre davantage ses peurs que le plaisir qu’il trouvait autrefois dans l’invention et l’exploration. »

Le chef décorateur a également eu pour mission de recréer l’exposition universelle de 1964 et a découvert avec surprise que l’Unisphere - une des œuvres d’art emblématiques de l’évènement -, se trouvait toujours à Flushing Meadows dans l’État de New York, devant l’USTA National Tennis Center. Les immenses jets d’eau à la base de la sphère sont encore présents aujourd’hui, tout comme les jardins qui l’entourent. La production a alors dépêché un photographe à New York afin de pouvoir intégrer de vrais clichés de la structure dans le film. 

Le décor le plus impressionnant pour l’équipe a cependant été le pas de tir de la NASA à Cap Canaveral en Floride, symbole du message d’espoir délivré par le film. Brad Bird déclare : « Pour beaucoup de membres de l’équipe, la NASA et son objectif occupent une place à part dans nos cœurs. C’est pourquoi pouvoir nous rendre à Cap Canaveral et y tourner une partie du film a été comme un rêve de gosse devenu réalité. Pendant le tournage, nous avons même pu assister au lancement de la sonde spatiale Maven pour Mars depuis le pas de tir d’où ont décollé de nombreuses missions de la NASA. »

Même si Cap Canaveral est de loin le lieu le plus chargé en émotions, il ne s’agit pourtant que d’un des nombreux décors spectaculaires du film. Le tournage principal de À LA POURSUITE DE DEMAIN a en effet débuté dans une ferme de Pincher Creek dans l’Alberta (Canada), où les cinéastes ont payé un agriculteur pour qu’il fasse pousser un blé d’hiver d’une teinte ambrée particulière correspondant à la vision idéale de la campagne de Brad Bird. L’équipe s’est ensuite installée dans une ferme d’Enderby dans l’Okanagan, en Colombie-Britannique, afin de tourner les scènes qui se déroulent dans la ferme de Frank Walker et dans ses champs de maïs, cultivés également spécialement pour la production.

Les scènes se déroulant sur des terres agricoles se sont révélé une expérience particulière pour Britt Robertson : « J’ai passé ma première semaine de tournage dans des champs de blé au fin fond de l’Alberta, où la production avait fait planter plusieurs hectares de céréales. C’était incroyable, tout était magnifique, je n’avais jamais rien vécu de tel. Je n’ai même pas eu à jouer la comédie tant j’étais émerveillée par ce que j’avais sous les yeux. Le film fait vivre des expériences au public, mais pas seulement : aux acteurs aussi ! On y voit les comédiens vivre des expériences authentiques et uniques. »

Outre l’Espagne et le Canada - où le Hall des inventions et la place de l’Unisphere ont été recréés à Vancouver -, le film a été tourné dans l’attraction « It’s a Small World » au parc Disneyland d’Anaheim en Californie ainsi que sur une plage des Bahamas. La deuxième équipe a quant à elle réalisé des prises de vues à Paris. Si on compte les images de l’Unisphere à Flushing Meadows réalisées par le producteur des effets visuels Tom Peitzman, on peut alors ajouter New York aux destinations du film. Au total, À LA POURSUITE DE DEMAIN comprend plus de 90 combinaisons différentes de décors en studio et de décors réels, et l’équipe s’est déplacée dix fois, ce qui constitue un record dans l’industrie.

Le producteur exécutif John Walker commente : « Je n’avais jamais travaillé sur un film d’une telle ampleur. Chaque semaine surpassait la précédente, entre les immenses décors montés sur cardans ou la vieille fusée spatiale elle aussi placée sur cardans, l’écran à 360 degrés qui diffusait les images d’une séquence inspirée par Google Earth, ou Thomas Robinson, 11 ans, en lévitation dans les airs dans un simulateur de chute libre… Partout où je posais le regard, j’étais époustouflé. Cela a été un tournage très complexe qui a nécessité une énorme préparation, beaucoup de travail et de technologie, mais ça a aussi été une aventure fantastique. »

À TRAVERS LE TEMPS ET L’ESPACE
LES COSTUMES

Jeffrey Kurland, le chef costumier, a entamé le processus de création des costumes de chacun des personnages par une longue discussion avec le réalisateur afin de mieux comprendre les protagonistes et l’univers du film. Il explique : « Ma mission consiste à raconter une histoire à travers l’apparence des personnages et la manière dont ils se présentent. Après avoir lu le scénario, j’ai donc longuement discuté avec Brad Bird pour préciser sa perception des personnages. Je voulais savoir ce qu’il pensait de chacun d’entre eux et connaître leur histoire. Ensemble, nous avons évoqué leur passé pour mieux comprendre d’où ils viennent, quels sont leurs goûts, et de manière générale, tracer les contours de leurs personnalités. »

Lorsqu’on rencontre Athena (Raffey Cassidy) pour la première fois en 1964, c’est en apparence une petite fille de 11 ans tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Mais en y regardant de plus près, ses yeux bleu-vert auxquels sa robe est assortie cachent une personnalité à part. Jeffrey Kurland déclare : « Le style de sa robe est typique des années 60. Elle se compose d’un corsage ajusté et d’une jupe bouffante. Mais elle comprend aussi un motif semblable à un quadrillage qui fait tout le tour de la robe. En s’approchant, on réalise qu’il est inspiré du nombre d’or qui se répète à l’infini, que les lignes ne sont donc pas droites et qu’elles sont faites d’algorithmes et de théorèmes, avec plein de chiffres et de lettres. Le tissu de la robe est futuriste et satiné. Comme je ne le trouvais pas de la même couleur que ses yeux, je l’ai d’abord fait teindre avant d’imprimer des algorithmes par-dessus. Sa tenue la rend légèrement éthérée sans pour autant être effrayante. »

L’Athena actuelle a posé plus de difficultés au chef costumier. Il explique : « C’est une petite fille de 11 ans qui se retrouve seule face au monde de 2014, mais je ne voulais pas qu’elle ait l’air d’une sans-abri ou d’une réfugiée. Elle est un peu différente des autres adolescentes, et son costume l’illustre parfaitement. Elle porte une veste en jean sur deux tee-shirts et un étrange pull à capuche tricoté qui semble provenir d’une friperie. Son pantalon et ses chaussures en revanche sont légèrement en avance sur leur temps. »

La grande intelligence de Casey (Britt Robertson) et l’importance capitale de sa relation avec son père se reflètent dans sa manière de s’habiller. Jeffrey Kurland commente : « Casey n’est pas vraiment une adolescente comme les autres. Elle porte des jeans retroussés sur des chaussettes de couleurs différentes, de vieilles richelieus et la casquette aux couleurs de la NASA défraîchie de son père. Sa garde-robe est remplie de pièces vintage – elle apparaît même dans une vieille chemise de bowling – parce que son père porte des vêtements vintage. Ils partagent également le goût des chaussettes excentriques. »

Le chef costumier déclare : « Lorsqu’on voit le jeune Frank (Thomas Robinson) pour la première fois en 1964, il est vêtu d’une salopette sur une sorte de maillot de sport. Et quand il se rend à la Foire internationale, il porte un jean et une chemise à rayures sous une veste. »

Il poursuit : « Cinquante ans plus tard, on retrouve un peu le style de ce petit garçon chez Frank Walker adulte (George Clooney). Il porte des vêtements très similaires à ceux que porte son père au début du film, mais sa veste est coupée dans un tissu plus moderne car c’est celle qu’il portait quand il est parti de la cité du futur et il ne l’a pas quittée depuis. C’est le signe subtil que cet endroit occupe toujours une place à part dans son cœur… même s’il refuse de l’admettre. »

Jeffrey Kurland voulait que l’habit du David Nix de 1964, incarné par Hugh Laurie, ait un look futuriste. Il explique : « Il fallait qu’on voie tout de suite qu’il s’agit d’un beau costume, et en l’observant de plus près, on réalise que Nix ne ressemble à personne d’autre, qu’il est un peu différent. Je voulais qu’on comprenne que c’est un homme d’influence venu d’ailleurs, sans être d’une autre planète non plus. On ne le voit ensuite plus jusqu’en 2014, et entretemps, il a acquis la stature quasi-royale digne de sa position au sein de la cité du futur, et cela se reflète dans ce qu’il porte. »

Jeffrey Kurland et son équipe ont en outre dû habiller près de 400 figurants dans le style de 1964 pour les scènes qui se déroulent lors de l’exposition universelle – un défi de taille pour le chef costumier, qui a dû se procurer et créer des tenues d’époque diverses et variées. Il commente : « Il a fallu recréer de vrais costumes d’époque, comme par exemple ceux des personnages qui tiennent la billetterie de la Foire ou des agents d’entretien, sans compter ceux des conducteurs de bus Greyhound ou de tramway. »

LES ENFANTS ET LES CASCADES

Pour préparer Raffey Cassidy et Thomas Robinson à leurs rôles, l’équipe du film a engagé le superviseur des cascades Robert Alonzo. Celui-ci raconte : « J’ai fait une évaluation physique des jeunes acteurs pour me faire une idée de leurs capacités. Une demi-heure après avoir rencontré Raffey, je savais qu’elle serait parfaite pour le rôle. Elle a suivi un entraînement en natation, en gymnastique et en arts martiaux - ce qui était le plus important pour le film - et elle a aussi appris à travailler suspendue à des câbles. »

Le superviseur des cascades a cependant très vite pris conscience qu’il allait devoir adapter sa méthode pour réussir à préparer la jeune fille au mieux. Il explique : « Un enfant ne sait pas faire la différence entre une bonne et une mauvaise défense. Il ne comprend pas ce qu’il fait, il sait simplement que c’est pour un film et qu’il va apparaître comme un superhéros à l’écran. Les coups de poing et de pied de Raffey étaient bien exécutés mais ils manquaient d’intention. Je l’ai alors interrogée et fait réfléchir à ses liens avec son personnage, Athena, et à l’importance de sa famille ».

Et de poursuivre : « Je lui ai ensuite fait associer chaque coup de poing ou de pied à un mot ou une phrase comme : « Non ! », « Ne me touche pas ! » ou « Laisse ma sœur tranquille ! » afin qu’elle comprenne mieux et donne un sens à chacun de ses mouvements. Il n’y a pas de meilleur moyen pour obtenir la bonne expression faciale, et l’expression qui se dessine sur le visage de l’acteur pendant une scène d’action est essentielle. Le public ne se souvient jamais des coups. Il se souvient en revanche de l’expression de l’acteur, de sa réaction après le choc. S’il ne réagit pas, les spectateurs n’adhéreront jamais au personnage. Ça a mis du temps mais une fois que Raffey a eu compris, tout a changé. Ça a été incroyable de la voir abandonner son sourire au profit d’une expression de détermination. Lorsqu’elle veut quelque chose, elle se donne les moyens de l’obtenir. »

Au cours de son entraînement, Raffey Cassidy s’est découvert de nouvelles aptitudes. Elle commente : « Je ne connaissais rien aux arts martiaux ni au combat avant ce film. Mais aujourd’hui, je sais donner des coups de poing et de pied et je commence même à être assez douée. J’ai acquis les fondamentaux et j’ai décroché ma ceinture jaune arts martiaux pendant la préparation du film. »

L’entraînement physique de Thomas Robinson a quant à lui posé un autre défi à Robert Alonzo. Il raconte : « Au début, Thomas avait peur du vide. Le problème, c’est que son personnage est censé voler à près de 130 kilomètres/heure grâce à un réacteur dorsal… Nous avons donc commencé par le familiariser avec un trapèze car son rôle nécessite beaucoup de scènes en harnais, puis nous lui avons appris à tomber pour qu’il soit plus à l’aise pour réaliser ses propres cascades. »

Le jeune acteur confie : « Un harnais est très inconfortable, mais pour voler à une dizaine de mètres au-dessus du sol, ça en vaut vraiment la peine. C’est l’un des trucs les plus cools que j’aie jamais faits. »

Pour réaliser la séquence de chute libre, Thomas Robinson s’est rendu chez iFly afin d’apprendre à voler en simulateur. Le superviseur des cascades déclare : « Je n’avais jamais vu ce genre de scène réalisée avec un enfant. Si Thomas n’avait pas fait suffisamment de progrès, je n’aurais pas donné mon autorisation. Au final, il était aussi à l’aise dans la soufflerie que sur la terre ferme. Il était si bon que nous avons pu filmer la scène, et bien plus. Je dois dire qu’il a fait un travail exceptionnel. Je suis très fier de lui parce qu’il a été capable de surmonter ses peurs. Alors qu’il avait peur du vide avant de faire ce film, il a réussi à voler seul à 18 mètres du sol tout en y prenant plaisir. »

Le principal problème en matière de cascades avec des enfants, c’est leur désir de faire plaisir, comme l’explique Robert Alonzo : « Les enfants veulent jouer leur rôle à tout prix, réussir ce qu’on leur demande, et ils font fi de leurs propres limites. Ma mission consiste donc à leur faire comprendre qu’ils doivent se sentir à l’aise en toutes circonstances et qu’ils n’ont pas à essayer de satisfaire tout le monde. Nous réalisons tous les contrôles nécessaires et respectons toutes les règles, mais nous ne pouvons pas leur demander plus que ce dont ils sont capables physiquement et psychologiquement ».

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI, D’ICI ET D’AILLEURS
LES ACCESSOIRES

Pour le département en charge des accessoires, créer des objets pour les différentes époques du film – 1964, 1984 et 2014 – fut un véritable défi. Différentes influences et différents matériaux entrent alors en considération. Chacun d’eux a donc fait l’objet d’importantes recherches et analyses de la part de l’équipe, qui voulait s’assurer que la technologie et les matériaux qu’ils voulaient employer existaient bel et bien alors. Les cinéastes ont également utilisé de véritables accessoires d’époque pour plus d’authenticité.

Kris Peck, le chef accessoiriste du film, s’est très vite attelé à la création du réacteur dorsal inventé par le jeune Frank en 1964. Malgré ses défauts évidents, cet engin qui fonctionne au kérosène reste un symbole fort de l’effervescence scientifique qui a permis en quelques brèves années à l’homme de marcher sur la Lune. Kris Peck déclare : « Le propulseur de Frank représente une vision optimiste de l’avenir. Dans les années 60, James Bond en avait un, et on en voyait même dans des séries comme « Les Jetson » ou « Buck Rogers ». En faisant des recherches pour ce film, j’ai découvert que les Allemands avaient envisagé de créer un réacteur dorsal pour passer derrière les lignes ennemies lors de la Seconde Guerre Mondiale. »

Celui de 1964 conçu pour le jeune Frank (Thomas Robinson) est une merveille de technologie et d’imagination. Le sac à dos possède 40 fermetures différentes et des supports d’aspirateurs Electrolux de chaque côté. Des câbles de commande permettent de faire fonctionner les petits volets qui se trouvent à l’arrière, tandis que d’autres câbles relient le réacteur dorsal aux poignées pour que l’acteur puisse contrôler l’appareil. L’engin était fixé à une plaque et pouvait facilement être retiré du sac à dos, de sorte que Thomas Robinson n’avait pas à marcher avec 9 kilos sur le dos entre les prises.

Mais le propulseur évolue tout au long du film. Outre la version primitive de 1964, il existe des versions pour 1984 et 2014. Celle de 1984 possède des poignées et évoque l’esthétique des années 80, à travers notamment l’influence évidente de STAR WARS dans les finitions métalliques blanches et brillantes inspirées des costumes des Stormtroopers. Le réacteur dorsal de 2014 n’a quant à lui plus de poignées : son utilisation est intuitive et il est alimenté par une batterie Tesla.

La création du propulseur reste l’un des meilleurs souvenirs de Brad Bird. Le réalisateur déclare : « Au fond de moi sommeille encore un petit garçon de 10 ans. J’étais très excité à l’idée d’en créer un, alors imaginez trois ! Je pense pouvoir dire sans me tromper qu’il s’agit de mon accessoire préféré sur ce film. »

Pour Kris Peck, le pin’s de Casey est sans doute l’accessoire le plus important de l’histoire, car sans lui, il n’y a pas de voyage possible. Il a été conçu dans le cadre d’une grande campagne qui devait présenter la cité du futur au reste de la planète en 1984, en permettant à son propriétaire de la découvrir grâce à des images transmises directement à son cortex cérébral. Dans le film, Ursula Gernsback (Kathryn Hahn) qualifie cette technique de « meilleure bande-annonce qui soit », ce à quoi Hugo Gernsback (Keegan-Michael Key) ajoute : « C’est une vision fugitive, un aperçu, un aller simple pour un monde extraordinaire. »

Quant au style du pin’s, le chef accessoiriste déclare : « Nous avons utilisé les couleurs de la Foire internationale de 1964, le bleu et l’orange. Il mesure 2,5 centimètres et est fabriqué en laiton, ce qui lui confère une certaine densité. Il est agréable à avoir dans la main. »

À propos du symbolisme de l’objet, le réalisateur Brad Bird déclare : « Nous avons travaillé dur pour lui donner un style rétro et classique à la fois. Nous avons utilisé le symbole universel de l’atome, en lui donnant la forme d’un lever de soleil afin d’évoquer l’idée de changement d’optimisme face au futur. Nous avons ensuite étudié la lettre T et avons réalisé qu’en la modifiant légèrement, on pouvait lui donner l’apparence d’un réacteur dorsal en faisant jaillir de l’énergie de chaque côté de la barre horizontale pour donner l’impression d’une fusée qui vient de décoller. Sur la partie supérieure, on peut voir le lever de l’atome qui symbolise l’avènement d’un futur radieux. »

Dans la scène qui se déroule dans la boutique de gadgets baptisée Blast from the Past, les Gernsback utilisent des fusils à rayons plasma, qui, bien qu’ils y ressemblent, sont loin d’être des jouets. Conçus par l’illustrateur Tim Flattery, connu pour son travail sur MEN IN BLACK, ils projettent une lumière interactive qui se répand dans la pièce et leur confère davantage d’authenticité.

Kris Peck, le chef accessoiriste, déclare : « Brad m’a expliqué qu’à la sortie de STAR WARS UN NOUVEL ESPOIR, le fait que la lumière des sabres laser ne se reflétait pas sur les personnages l’avait fait tiquer. Nous avons donc collaboré avec des employés de la société Unlimited Design basée à Vancouver pour fabriquer une minuscule mais puissante batterie sans fil intégrée dans la crosse des armes. Lorsque l’acteur appuie sur la détente, le fusil projette un faisceau de lumière devant lui. Quand les réserves en plasma de l’arme sont presque vides, la lumière vire au rouge, et lorsque le fusil se recharge, elle redevient bleue. »

La « bombe temporelle » qu’Athena utilise pour immobiliser temporairement les Gernsback est tout aussi astucieuse. Imaginée par l’illustrateur Victor Martinez et fabriquée par la société SAT à Los Angeles, elle ressemble à une orange pelée qui s’ouvre pour laisser apparaître ses quartiers lumineux.

Malgré sa petite taille, l’accessoire a nécessité un engagement total de la part de l’équipe. Kris Peck se souvient : « Nous avons fait construire une dalle particulière pour dissimuler dans le sol les mécanismes, les fils et les câbles de la bombe. Ça a beau être un tout petit objet, en découvrant les illustrations, j’en suis resté bouche bée. Le fabricant nous a confié pouvoir la construire, mais la réalisation s’est révélée plutôt complexe. »

Parmi les autres accessoires significatifs du film fabriqués par Kris Peck et son équipe figurent les armes du futur, avec leur lumière bleutée ; la montre de David Nix, composée de deux cadrans ; les différentes armes à feu des robots « Dave Clark » ; la télécommande fabriquée à partir d’un vieux moteur de machine à laver ; la Machine à penser composée d’une douzaine d’éléments mobiles ; et enfin Gizmo, une création de Frank, qui ressemble à un trombone à lentilles multiples et est capable de projeter des images en 2D et en 3D.
  
CE QUE DEMAIN NOUS RÉSERVE

Le producteur Jeffrey Chernov déclare : « Nous tenions à ce que le film s’adresse à tous les publics. Que vous ayez 8 ou 80 ans, nous avons fait en sorte que vous passiez un bon moment devant À LA POURSUITE DE DEMAIN. Nous espérons être dignes de l’idée originale de Walt Disney et avoir réussi à faire un film divertissant. »

Le producteur exécutif Jeff Jensen ajoute : « Nous espérons que le film permettra au public de s’évader. Il s’agit d’un formidable divertissement qui vous transporte dans un univers fantastique à mille lieues de votre vie quotidienne, mais les meilleurs divertissements sont aussi ceux qui vous amènent à vous interroger sur le monde réel et sur votre existence. J’espère que ce sera le cas ici. »

Le réalisateur Brad Bird conclut : « Nous espérons que le public passera un agréable moment avec ce film et avec un peu de chance, qu’il lui donnera aussi à réfléchir… Qui sait même si en le voyant, certains spectateurs ne se mettront pas à imaginer un autre futur ? »

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