mercredi 8 avril 2015

Back to the present


Thriller/Drame/Pas mal mais un peu décevant

Réalisé par Gilles Paquet-Brenner
Avec Charlize Theron, Nicholas Hoult, Chloë Grace Moretz, Tye Sheridan, Corey Stoll, Christina Hendricks...

Long-métrage Américain/Français
Durée : 1h53m
Année de production : 2015
Distributeur : Mars Distribution

Date de sortie sur nos écrans : 8 avril 2015


Résumé : 1985. Libby Day a huit ans lorsqu’elle assiste au meurtre de sa mère et de ses sœurs dans la ferme familiale. Son témoignage accablant désigne son frère Ben, alors âgé de seize ans, comme le meurtrier. 30 ans plus tard, un groupe d’enquêteurs amateurs appelé le Kill Club convainc Libby de se replonger dans le souvenir de cette nuit cauchemardesque. De nouvelles vérités vont émerger, remettant en cause son témoignage clé dans la condamnation de son frère.

Bande annonce (VOSTFR)


Extrait (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : Le casting de ce thriller et le fait que l'histoire s'inspire du roman LES LIEUX SOMBRES de l'auteur de GONE GIRL, Gillian Flynn, m'avait rendue impatiente de le découvrir. Ce sont les raisons pour lesquelles je suis allée à l'avant-première de DARK PLACES au Gaumont Opéra Capucines, à Paris, le mardi 31 mars 2015.
L'actrice Charlize Theron, l'acteur Nicholas Hoult, l'auteur Gillian Flynn et le réalisateur Gilles Paquet-Brenner ont fait le déplacement pour venir nous dire quelques mots avant la projection :


Peut-être que mon attente était trop importante par rapport à ce long métrage. Il n'est pas mal mais j'ai été un peu déçue dans l'ensemble.
Pour les points positifs, j'ai aimé le cadre de l'intrigue. L'enquête est relancée par le biais d'un club qui s'intéresse aux meurtres. C'est grâce à leur intervention que le personnage principal, Libby Day, va affronter son passé.
L'histoire est assez complexe pour donner envie aux spectateurs de connaître la fin.
Charlize Theron, dans le rôle de Libby, porte le film sur ses épaules et elle assure dans ce rôle de femme immature car bloquée sur un moment dramatique de son enfance.




Par contre, j'ai trouvé dommage que le personnage de Nicholas Hoult, qui interprète Lyle et joue très bien, ne soit pas mieux exploité.



Les échanges entre les personnages ne sonnent pas toujours justes. Cela dessert la crédibilité et l'intensité attendue dans les relations qu'ils entretiennent.
Je n'ai pas aimé qu'il y ait beaucoup de scènes se situant dans le passé. Je trouve que cela limite l'intérêt vis-à-vis des protagonistes dans le présent car notre attention est trop détournée d'eux.



Enfin, j'ai trouvé le film bavard. Il y a beaucoup de dialogues. Ils semblent allonger le temps jusqu'au moment où l'intrigue se délie. 
DARK PLACES est un film bénéficiant d'un bon casting et d'une intrigue solide placée dans un cadre original, mais il contient des longueurs qui empêchent la tension de se maintenir sur toute sa durée. Si vous avez envie de voir un thriller, il fera l'affaire mais n'ayez pas d'attentes trop élevées.


NOTES DE PRODUCTION
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers!)

ENTRETIEN AVEC
GILLES PAQUET-BRENNER

COMMENT AVEZ-VOUS DÉCOUVERT LE LIVRE DE GILLIAN FLYNN ?

J’ai découvert Les Lieux sombres au printemps 2010, alors que j’étais en postproduction de ELLE S’APPELAIT SARAH. Je l’ai lu d’une seule traite, sans pouvoir le lâcher. Avec Stéphane Marsil, mon producteur, on recherchait un projet « américain », mais qui puisse correspondre à une sensibilité européenne. À notre grande surprise, les droits étaient libres et on s’est lancé dans un processus compliqué pour les acquérir. Car, bien entendu, en tant que Français, nous n’étions pas spécialement attendus. Mais lorsque SARAH a été annoncé au Festival de Toronto et a connu une carrière internationale, j’ai eu l’opportunité de m’entretenir directement avec Gillian Flynn et je lui ai envoyé un DVD de SARAH dans la foulée en juillet 2010. Après avoir regardé le film, elle a accepté. 

QU’EST-CE QUI VOUS A SÉDUIT DANS LE LIVRE ?

J’ai été très sensible à l’équilibre entre un vrai thriller qui vous tient en haleine, et la peinture sociale d’une certaine Amérique. En effet, une bonne partie de l’histoire se déroule dans les années 80, à l’époque de la grande crise agricole. Pour moi, il y avait une résonance très actuelle avec l’Amérique d’aujourd’hui et les innombrables saisies immobilières qui ont découlé de la crise de 2008. On retrouve également des thèmes chers à Gillian Flynn, comme l’exploitation médiatique d’un événement tragique et ses apparences trompeuses. Il y avait là le moyen de réaliser un film avec deux niveaux de lecture : le premier, un thriller haletant et efficace qui devrait ravir les fans de mystère, et le second offrant une réflexion sur la famille, la religion, et les rapports de classe dans la société américaine.

COMMENT VOUS ÊTES-VOUS APPROPRIÉ LE ROMAN ? QUELS CHANGEMENTS AVEZ-VOUS APPORTÉS DANS LE SCÉNARIO ?

Je ne pense pas avoir changé l’ADN du livre, même s’il y avait des choix à faire dans l’adaptation. La structure est la même : on oscille entre passé et présent, dispositif dont j’étais familier avec SARAH. Le plus grand changement concerne sans doute Libby, la protagoniste : Charlize Theron, qui l’incarne, est physiquement à l’opposé du personnage décrit dans le roman. Mais la perspective de travailler avec une actrice de son calibre était une occasion immanquable. Du coup sa personnalité a donné une couleur différente à Libby, mais on l’a fait avec l’assentiment de Gillian, qui considérait à juste titre que Charlize correspondait en réalité très bien à l’essence du personnage, même si on est passé d’une petite souris énervée à une grande amazone à la colère froide. Gillian m’a également emmené à Kansas City et dans ses environs, où se passe l’histoire, pour que je m’imprègne du monde dont elle parle dans ses livres.

PARLEZ-MOI DU PERSONNAGE DE LIBBY. EST-CE UNE JEUNE FEMME QUI S’EST ENFERMÉE DANS SA PROPRE REPRÉSENTATION DU MONDE ET DE LA RÉALITÉ ?

Tout à fait. C’est un personnage qui s’est considéré toute sa vie comme une victime – ce qu’elle est par ailleurs – mais qui est rongée par un phénomène totalement inconscient : elle se demande si les événements qui ont brisé son enfance et envoyé son frère en prison se sont vraiment produits tels qu’elle les a décrits. Elle s’est construit sa vision du monde sur cette énigme non résolue, et la dernière chose qu’elle souhaite, c’est qu’on rouvre l’enquête. C’est un processus d’une violence abyssale pour elle : la perspective de se replonger dans ses mensonges potentiels est une souffrance d’une brutalité féroce. D’ailleurs, l’excuse qu’elle se trouve pour ré-enquêter sur les meurtres, c’est de se faire payer. Mais plus profondément, elle est dans une telle impasse psychologique que pour sa survie mentale, elle est obligée d’aller puiser au fond d’elle-même pour affronter la vérité. 

QU’EST-CE QUE LE « KILL CLUB » ?

Pour moi, c’est une sorte de Comic-Con pour les fans de meurtres célèbres qui reflète assez bien la culture de fanboys dans lequel le monde est plongé aujourd’hui. D’ailleurs, rien que l’idée de pouvoir être « fan » d’un meurtre est en soi fascinante. Il s’agit d’un groupe d’amateurs qui étudient des crimes célèbres, et qui organisent des jeux de rôle à partir de ces meurtres. Parmi eux, il y a ceux qu’on appelle les « élucideurs », des détectives amateurs qui pensent que certains crimes n’ont pas été résolus, ou qu’ils ont été mal résolus, et essaient de rétablir la vérité.

LE FILM A-T-IL ÉTÉ DIFFICILE À FINANCER ?

Oui, parce qu’il est sombre et complexe. Sans oublier le fait qu’il s’est monté avant la parution de Gone Girl – et donc du succès de l’adaptation de Fincher. Lorsque mon agent américain m’a demandé ce que je pensais de Charlize Theron, j’étais un peu incrédule. Pour moi, c’était plus une bouteille à la mer qu’une perspective vraisemblable. Or, il se trouve qu’elle a aimé le projet : il faut dire qu’elle travaillait depuis des mois en Namibie sur le tournage de MAD MAX, et l’idée de faire un film indépendant lui a plu. Du coup, après avoir obtenu son accord, on a commencé à tourner en août 2013. Si le film a mis du temps à sortir, c’est qu’on a eu une postproduction très longue : le montage s’est étalé sur 15 mois, car il nous a fallu un bon moment pour trouver le juste équilibre dans la narration. On a donc laissé reposer le film quelques mois, et on l’a achevé fin janvier 2015.

COMMENT AVEZ-VOUS CHOISI LES COMÉDIENS ?

Avec plusieurs rôles intéressants, il y avait l’opportunité d’un beau casting choral. Et dès lors que Charlize a signé, cela a suscité un véritable engouement pour le script. Nicholas Hoult avait tourné dans MAD MAX avec elle, ce qui a facilité les choses. Chloé Moretz est l’une des meilleures de sa génération : elle possède cette capacité à être dans l’emphase tout en restant dans son personnage et en le gardant crédible. Quant à Tye Sheridan, après l’avoir vu dans MUD, il s’est imposé comme une évidence. Le plus étonnant concerne Christina Hendricks, qui devait au départ jouer un petit rôle. Elle est donc venue sur le plateau pour faire des essais maquillage et coiffure, et il se trouve que l’actrice censée camper la mère nous a fait faux bond. Du coup, de strip-teaseuse junkie, Christina s’est retrouvée à interpréter magnifiquement cette fermière mère de quatre enfants… Le hasard fait parfois bien les choses.

L’APPROCHE DE LA DIRECTION D’ACTEURS ESTELLE TRÈS DIFFÉRENTE AVEC DES COMÉDIENS AMÉRICAINS, OU ANGLO-SAXONS, ET DES COMÉDIENS FRANÇAIS ?

Oui et non. Il y a des choses qui sont un peu différentes culturellement. Mais globalement, aux États-Unis ou en France, un tournage se définit avant tout comme un groupe de gens unis autour d’une passion pour un projet. Charlize est assez accessible dans la vie de tous les jours, et vous met à l’aise. J’ai donc eu de la chance. Par ailleurs, il s’agit d’un film qui reste dans une économie que je connaissais, et l’ambiance était plutôt familiale, proche d’une production française.

AVEZ-VOUS AIMÉ JOUER AVEC LES CODES DU THRILLER ? QUELLES ONT ÉTÉ VOS INSPIRATIONS ?

Le livre s’inscrit dans un genre qui s’appelle l’American Gothic. Le roman a par ailleurs été comparé par de nombreux critiques américains à De Sang-froid de Truman Capote. Ce qui m’intéressait, c’était d’osciller entre film noir et représentation réaliste. J’ai alors regardé beaucoup de films, la plupart en noir & blanc, comme LA NUIT DU CHASSEUR - pour son univers onirique qui nous éloigne d’une objectivité totale, et LES RAISINS DE LA COLÈRE pour sa description de la pauvreté dans l’Amérique rurale de la Grande Dépression, mais je me suis aussi inspiré de l’expressionnisme allemand pour son travail sur les ombres et le cadre, notamment la place de l’homme dans son environnement.

VOUS AVEZ TRAVAILLÉ AVEC LE CHEF OPÉRATEUR DE KEN LOACH ET DE PAUL GREENGRASS. QU’EST-CE QUI VOUS INTÉRESSAIT DANS SON TRAVAIL ?

Il est connu pour une forme d’ultra-réalisme, alors que je voulais être dans un registre plus opératique et onirique. Il y avait donc une synthèse inattendue et ambitieuse à tenter. On s’est pas mal parlé, et il a signé une photo différente de ce qu’il fait d’habitude, même si son parti-pris réaliste survit. Au bout du compte, on est dans une forme de néo-noir réaliste. DARK PLACES est à la fois un thriller gothique, un film noir, une tragédie humaine et familiale. C’est cette richesse qui m’a passionné et que j’ai essayé de retranscrire à l’écran. 

ENTRETIEN AVEC 
GILLIAN FLYNN

À QUAND REMONTE L’ÉCRITURE DE DARK PLACES [PUBLIÉ EN FRANÇAIS SOUS LE TITRE LES LIEUX SOMBRES, NDT] ?

J’ai démarré ce livre en 2007 ou 2008, et il est paru en 2009. En général, il me faut entre un et deux ans pour bien cerner le sujet de mes romans, et je n’en connais jamais à l’avance le dénouement. Du coup, si Les Lieux sombres commence par l’assassinat d’une famille, lorsque je me suis retrouvée à une cinquantaine de pages de la fin, je me suis dit qu’il fallait peut-être que je résolve l’énigme ! (rires) En réalité, je détesterais tout planifier à l’avance et m’y tenir, car j’aurais l’impression qu’il s’agit d’un travail fastidieux. Pour moi, le plaisir de l’écriture passe par la liberté que j’accorde à mes personnages, si bien que le livre m’échappe en quelque sorte et acquiert sa propre existence. Une fois que j’arrive au dénouement, je réécris pas mal de passages pour m’assurer que j’ai semé les indices aux bons endroits et que les rebondissements sont cohérents.

POURRIEZ-VOUS RÉSUMER L’INTRIGUE DES LIEUX SOMBRES ?

Le livre raconte l’histoire de Libby Day qui n’était qu’une petite fille à l’époque où sa famille a été assassinée : elle a accusé son frère Ben, adolescent au moment des faits, sans doute parce qu’il frayait avec des groupes satanistes adeptes de heavy metal, en vogue dans les années 80. Le garçon a d’ailleurs été incarcéré. Plusieurs années après, une bande d’enquêteurs amateurs, passionnés de faits divers criminels – le « Kill Club » –, contactent Libby car ils croient Ben innocent : ils souhaiteraient qu’elle se replonge dans l’affaire, et dès lors qu’elle accepte de le faire, elle se met à s’interroger sur ce qui s’est vraiment passé cette nuit-là…

COMMENT AVEZ-VOUS EU L’IDÉE DU « KILL CLUB » ?

Je suis moi-même assez fan de faits divers criminels, et il existe aujourd’hui toutes sortes de « communautés » sur Internet qui mènent leurs propres enquêtes, et c’est un phénomène qui me fascine. Le « Kill Club » réunit donc des passionnés d’affaires criminelles qui, chacun, ont leur propre part d’ombre qu’ils tentent d’éclaircir. C’est la partie du livre qui m’a le plus intéressée, et je voulais que ce groupe évoque un salon autour de la science-fiction ou un festival de Renaissance, lieux que je fréquente assidument. Pour moi, le « Kill Club » rassemble non seulement des fans qui s’amusent à s’habiller comme certains meurtriers, mais aussi d’anciens flics et avocats qui cherchent vraiment à résoudre des affaires criminelles.

BIEN QUE LIBBY SOIT VISIBLEMENT TRAUMATISÉE, ELLE N’A PAS QUITTÉ KANSAS CITY…

Elle a beaucoup souffert d’avoir perdu ses proches, très jeune, dans un contexte extrêmement violent. Elle a ensuite été ballottée entre différents membres de sa famille, et elle est devenue un sujet d’attraction pour les médias, et pour des raisons très malsaines. Je me suis rendu compte qu’en subissant un tel traumatisme, on ne grandit pas. Du coup, Libby est restée prisonnière de cette époque-là, parce qu’elle a refusé de regarder en face ce qui s’est réellement passé cette nuit-là et d’affronter ses démons intérieurs. Autant dire que pour elle, qui a fermé les yeux sur les événements depuis que son frère est en prison, c’est un choc de découvrir la vérité sur ces meurtres à travers son regard d’adulte.

COMMENT AVEZ-VOUS CONÇU LE PERSONNAGE DU FRÈRE DE LIBBY ?

D’emblée, j’ai ressenti beaucoup de tendresse pour Ben, car il s’agit d’un ado, privé de présence paternelle, qui tente de devenir un homme sans référent masculin autour de lui. Du coup, il manque de maturité émotionnelle et, malgré ses 16 ans, il a la mentalité d’un gamin de 13 ans. Il est à la recherche d’un foyer et, malheureusement, il est tombé sur Diondra qui l’a influencé…

LIBBY DÉCIDE DONC D’ALLER LUI PARLER, SANS TOUTEFOIS LE COMPRENDRE…

Leur relation est assez intéressante : à l’époque du drame, Libby était le seul membre de la famille que Ben appréciait. Mais il s’est retrouvé condamné à la prison à vie à cause d’elle, si bien que lorsqu’ils se retrouvent enfin, leurs rapports sont tendus. Elle continue de croire qu’il est coupable car l’hypothèse alternative lui est insupportable. Elle doit donc affronter une situation très éprouvante, et dans le même temps, Ben est le seul être au monde qui la relie à son enfance et à sa famille, et il est le seul aussi qui soit dépositaire des souvenirs auxquels elle n’a pas accès, étant donné qu’elle était très jeune à l’époque du massacre.

COMMENT AVEZ-VOUS RENCONTRÉ GILLES PAQUET-BRENNER ?

Peu après la publication du livre, j’ai appris qu’il souhaitait l’adapter pour le cinéma et nous avons eu une conversation passionnante. J’avais d’ailleurs vu ELLE S’APPELAIT SARAH, que j’avais adoré : Gilles sait donner une âme aux lieux, il dirige à merveille les comédiens enfants, et il sait parfaitement faire des aller-retour entre passé et présent. Du coup, je me suis dit qu’il avait toutes les qualités requises pour adapter le livre. Quand on s’est parlé au téléphone, on s’est immédiatement bien entendus : on avait des références cinématographiques communes concernant les années 80 et il était sensible à la dimension « eighties » du roman. De son côté, il avait adoré le livre. Je lui ai alors proposé de le retrouver à Kansas City et de lui faire visiter la région. On a sillonné le coin en voiture pendant deux ou trois jours, et je l’ai emmené un peu partout, tout en discutant à bâtons rompus. Il a pris des milliers de photos pour s’imprégner de ces petites villes rurales et de ces exploitations agricoles, et pour bien se familiariser avec les lieux. Gilles a ensuite écrit le scénario, que j’ai trouvé d’une belle fidélité à mon livre. J’étais rassurée, en sentant que mon roman était entre de bonnes mains. En tant qu’écrivain, c’est important de savoir que son livre va donner lieu à une nouvelle œuvre, puisqu’elle portera l’empreinte d’un autre regard. Encore une fois, Gilles sait faire vivre les lieux à l’écran : on a le sentiment de les sentir pour ainsi dire, comme si on savait précisément où on se trouvait. Il faut être très doué pour réussir à plonger le spectateur dans un lieu avec autant de précision… 

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