mercredi 22 avril 2015

Back to the present


Au cinéma le 22 avril 2014

James Spader fait son entrée dans l’Univers Cinématographique Marvel sous les traits d'Ultron, un ennemi que vont devoir affronter les Avengers. Retrouvez une featurette sur ce personnage ainsi qu'une interview de James Spader, l'acteur qui l'incarne à l'écran. J'ajoute également un extrait du film et les notes de production.

Featurette : « Ultron »



Interview James Spader

James Spader rejoint l’Univers Cinématographique Marvel pour jouer un méchant. Il se dit ravi de l’aventure et revient sur ce qui l’a séduit dans AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON : 

« Quand j’ai entendu parler du projet pour la première fois, un de mes fils avait à l’époque 19 ans et il avait toujours adoré les comics et les adaptations qui en avaient été faites au cinéma. Et de toute ma carrière, je n’avais jamais fait un film que mes enfants puissent voir avant d’avoir un âge certain. À l’époque, mon plus jeune fils avait 3 ans, et il s’intéressait déjà au fantastique, alors je me suis dit qu’enfin, j’allais pouvoir faire un film pour mes garçons. »

Il poursuit : « Je rejoins une équipe habituée à travailler ensemble depuis longtemps et qui connaît cet univers sur le bout des doigts. J’aime particulièrement faire mon entrée dans ce rôle parce que ce personnage connaît bien les Avengers. Ultron est en quelque sorte un être qui s’est créé lui-même, avec l’aide bien involontaire de Banner et de Stark. Il possède une connaissance encyclopédique à leur sujet, sur leur passé, leur histoire, leur vie, et il a une culture extrêmement poussée et globale de l’histoire complète de l’humanité. Et pourtant, il vient juste de venir au monde… »

Précisant davantage les capacités d’Ultron, James Spader ajoute : « Ultron peut avoir accès à tout ce qui relève de la technologie ; tout ce que l’on peut trouver sur Internet a nourri son savoir et il a intégré toutes ces données à son psychisme. Cela va même jusqu’à inclure les conversations. Et tout cela arrive en flux continu. Il n’exerce aucun contrôle sur cet accès et toutes ces données affluent sans interruption dans ses systèmes et ses programmes de traitement. C’est écrasant, presque impossible à appréhender. Il a des pouvoirs et des connaissances qu’il est incapable de dominer, ce à quoi s’ajoutent un orgueil démesuré et des tendances psychopathes prononcées… Un mélange détonant ! Ultron est beaucoup trop puissant pour son propre bien. »

Ultron est déterminé à détruire tous les Avengers, mais l’un d’entre eux présente pour lui un intérêt particulier. James Spader reprend : « Selon la perception globale qu’a Ultron du monde, Tony Stark personnifie complètement ce qui ne va pas à notre époque. Les Avengers représentent le reflet du déclin de la civilisation et en définitive, Tony Stark est responsable de l’existence d’Ultron. Très rapidement, Ultron devient un être qui se crée lui-même tandis qu’il continue d’avancer, de progresser, d’évoluer. Mais d’une étrange manière, pour les autres personnages qui font eux aussi leur apparition dans la saga, Tony Stark est un catalyseur du problème. »

James Spader a déjà joué au cinéma avec Robert Downey Jr., qui reprend ici son rôle de Tony Stark, alias Iron Man, et les deux hommes sont amis depuis des années. Pour James Spader, retrouver Robert Downey Jr. comme partenaire a été « un immense plaisir ».
Il explique : « Nous vivons dans des endroits différents du monde depuis un certain temps déjà, ce qui arrive souvent dans notre métier avec des amis très proches. Notre amitié est de celles, rares pour moi, qui sont vraiment nées en dehors des plateaux. Nous avons tourné ensemble il y a des années (NEIGE SUR BEVERLY HILLS, QUARTIER CHAUD), mais notre amitié est basée sur autre chose que le fait d’avoir partagé des plateaux de cinéma. Par la suite, la vie a fait que nous avons vécu dans des lieux très éloignés. L’un des grands plaisir sur AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON a été de retrouver cette amitié, et Robert et moi nous sommes sentis à nouveau très proches dès les premières secondes. »

Pour James Spader, tourner AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON a représenté de nouveaux défis : il n’avait jamais travaillé avec la capture de mouvements, essentielle à la création de son personnage, mais il était volontaire pour se lancer dans l’inconnu – une expérience qu’il a appréciée, selon ses propres termes. « Faire quelque chose de complètement nouveau après des décennies à avoir pratiqué mon métier d’une certaine façon a été le plus formidable des défis. C’est un procédé extraordinaire en soi. J’ai adoré que ce soit une découverte totale, et la possibilité de nourrir mon jeu de quelque chose de neuf et de différent de tout ce que j’ai pu faire jusqu’ici. »

C’est aussi la première fois que cet acteur chevronné travaille avec le scénariste et réalisateur Joss Whedon. Il confie : « Joss est extrêmement intelligent, c’est un homme plein d’humour et d’originalité. Ce sont des qualités que j’apprécie. Il apporte tout cela sur le plateau, et il l’a transmis au film. Quand l’excentricité et la personnalité du scénariste et du réalisateur parviennent jusqu’à l’écran, c’est formidable ! »
James Spader confie à propos du film : « C’est un véritable délice pour les sens. C’est ahurissant visuellement, par le style mais aussi par l’ampleur des images. Quand j’ai lu le scénario, certaines scènes m’ont paru énormes. Je me suis dit que ce serait sans doute moins impressionnant à l’écran, que l’échelle diminuerait au moment du tournage ou même durant le développement du scénario, mais ça n’a pas été le cas. Ce sont des histoires avant tout à échelle humaine, pleines d’émotions, servies par des images grandioses, et le mélange est fantastique. »

Il précise : « Un film peut être un magnifique spectacle tout en restant inaccessible parce qu’on n’arrive pas à entrer dans l’histoire et que l’on éprouve un inconfort, une distance par rapport à la joie, la tristesse, la mélancolie ou n’importe quel sentiment que l’on devrait ressentir en empathie avec les personnages. Ici, il y a du grand spectacle, mais une proximité émotionnelle qui permet de vivre, de respirer, d’éprouver en même temps que les personnages. C’est un film vivant, le cinéma au meilleur de lui-même. »

*****

Vous jouez l’un des plus célèbres méchants de l’univers Marvel. Quel est votre sentiment à ce sujet ?

Quand j’ai entendu parler du projet pour la première fois, un de mes fils avait à l’époque 19 ans et il avait toujours adoré les comics et les adaptations qui en avaient été faites au cinéma. Et de toute ma carrière, je n’avais jamais fait un film que mes enfants puissent voir avant d’avoir un âge certain. À l’époque, mon plus jeune fils avait 3 ans, et il s’intéressait déjà au fantastique, alors je me suis dit qu’enfin, j’allais pouvoir faire un film pour mes garçons. J’ai donc dit que ce projet m’intéressait très en amont, lors d’un rendez-vous avec Kevin Feige.

J’étais en train de tourner une série télé et j’en étais environ à la moitié quand Kevin m’a appelé pour me proposer le rôle d’Ultron. Il se trouvait que j’étais à Los Angeles, je faisais de la promo, et Joss a écrit quelques scènes pour me donner une idée de ce qu’allait être le personnage et voir si j’étais intéressé, si le rôle me parlait. J’ai retrouvé ensuite Kevin et Jeremy Latcham, et là ils ont apporté un dossier complet.

Le dossier contenait des illustrations montrant le personnage et ce à quoi il allait ressembler, et des pistes sur son évolution au cours du film. Ils avaient déjà incorporé des images de moi dans ce personnage. J’ai dit oui tout de suite, dans la pièce même où nous nous trouvions, parce que cela m’a semblé une aventure à la fois excitante et amusante. Et puis Robert Downey Jr. est un très vieil ami que je n’avais pas vu depuis longtemps, nous n’avions pas travaillé ensemble depuis des lustres et je pensais que ce serait plaisant de le retrouver sur un plateau.

Pouvez-vous nous parler de la façon dont vous avez joué un robot, et de la motion capture ?

L’un des points intéressants est que l’on a volontairement incorporé certaines de mes expressions faciales à la structure métallique du personnage – un personnage qui évolue au fil de l’histoire et tente de se définir autrement que comme un être humain ou une créature artificielle. Et pourtant, il adopte des gestes de plus en plus humains, son corps et ses articulations bougent de façon de plus en plus humaine, et ainsi de suite.

L’idée de base est née lors de notre première conversation avec Joss, quand je lui ai demandé quelle serait ma contribution au personnage d’Ultron. Il m’a dit que si je voulais, on pouvait ne pas se contenter de ma voix mais baser entièrement la création du personnage sur moi. Si j’étais prêt à franchir le pas, a-t-il précisé, ce serait formidable, mais le choix m’appartenait. Or, chaque fois que je fais quelque chose, je me donne à fond. C’est pour cela que je ne joue pas à des jeux d’argent ! J’ai répondu à Joss que j’étais partant pour la motion capture. Mais je ne savais pas du tout à quoi m’attendre…

La première fois que je suis arrivé au studio de motion capture, ils m’ont fait enfiler une combinaison et m’ont fait faire toutes sortes de mouvements, des exercices avec des gestes et des postures précises, qu’ils ont enregistrés grâce aux capteurs disposés partout sur ma combinaison et à des caméras placées tout autour de moi. Puis ils ont tout entré sur ordinateur et à peine 10 minutes plus tard, j’avais sous les yeux, sur les écrans, une image brute d’Ultron, mon personnage, et chaque mouvement que je faisais, il le faisait aussi ! Le lendemain, on a tourné en utilisant le processus complet, ce qui était pour moi à la fois intimidant et excitant. Je ne savais pas du tout ce que je faisais, tout me déconcertait, mais c’était génial et très amusant !

Quand je suis revenu un mois plus tard pour tourner, je savais très exactement dans quoi je mettais les pieds, et non seulement je me sentais à l’aise avec le processus, mais j’étais vraiment capable d’intégrer au personnage tout ce que je voulais faire passer, et je pouvais à présent servir de mon mieux la vision de Joss Whedon.

Vous avez pu jouer face à vos partenaires, dans la même pièce, en interaction. Cela a-t-il été une bonne chose pour vous ?

Je ne connais pas d’autre moyen de faire mon métier, je suis donc très reconnaissant que la technologie ait fait autant de progrès et me permette de jouer devant la caméra, sur le plateau, avec mes partenaires. Nous avons pu interagir les uns avec les autres, dans l’échange, je leur donnais tout ce que je pouvais et recevais d’eux tout ce qu’ils me donnaient. Ce que je ressens sur un plateau de cinéma est toujours dicté par le personnage que j’interprète. Mais ici, cela a particulièrement bien fonctionné. Je rejoins une équipe habituée à travailler ensemble depuis longtemps et qui connaît cet univers sur le bout des doigts. J’aime particulièrement faire mon entrée dans ce rôle parce que ce personnage connaît bien les Avengers. Ultron est en quelque sorte un être qui s’est créé lui-même, avec l’aide bien involontaire de Banner et de Stark. Il possède une connaissance encyclopédique à leur sujet, sur leur passé, leur histoire, leur vie, et il a une culture extrêmement poussée et globale de l’histoire complète de l’humanité. Et pourtant, il vient juste de venir au monde…

Qu’éprouve Ultron au sujet de Tony Stark ?

Selon la perception globale qu’a Ultron du monde, Tony Stark personnifie complètement ce qui ne va pas à notre époque. Les Avengers représentent le reflet du déclin de la civilisation et en définitive, Tony Stark est responsable de l’existence d’Ultron. Très rapidement, Ultron devient un être qui se crée lui-même tandis qu’il continue d’avancer, de progresser, d’évoluer. Mais d’une étrange manière, pour les autres personnages qui font eux aussi leur apparition dans la saga, Tony Stark est un catalyseur du problème.
 Vous retrouvez Robert Downey Jr. après avoir tourné avec lui il y a plusieurs années…
 Retrouver Robert a été un immense plaisir. Nous vivons dans des endroits différents du monde depuis un certain temps déjà, ce qui arrive souvent dans notre métier avec des amis très proches. Notre amitié est de celles, rares pour moi, qui sont vraiment nées en dehors des plateaux. Nous avons tourné ensemble il y a des années (NEIGE SUR BEVERLY HILLS, QUARTIER CHAUD), mais notre amitié est basée sur autre chose que le fait d’avoir partagé des plateaux de cinéma. Par la suite, la vie a fait que nous avons vécu dans des lieux très éloignés. L’un des grands plaisir sur AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON a été de retrouver cette amitié, et Robert et moi nous sommes sentis à nouveau très proches dès les premières secondes.

Comment Ultron tourne-t-il la technologie à son avantage ?

Ultron peut avoir accès à tout ce qui relève de la technologie ; tout ce que l’on peut trouver sur Internet a nourri son savoir et il a intégré toutes ces données à son psychisme. Cela va même jusqu’à inclure les conversations. Et tout cela arrive en flux continu. Il n’exerce aucun contrôle sur cet accès et toutes ces données affluent sans interruption dans ses systèmes et ses programmes de traitement. C’est écrasant, presque impossible à appréhender. Il a des pouvoirs et des connaissances qu’il est incapable de dominer, ce à quoi s’ajoutent un orgueil démesuré et des tendances psychopathes prononcées… Un mélange détonant ! Ultron est beaucoup trop puissant pour son propre bien.

Comment s’est déroulé le tournage sous la direction de Joss Whedon ?

Quand Joss est venu me trouver à mon appartement de New York, nous sommes montés nous installer sur le toit et nous avons discuté pendant des heures en dégustant une bouteille de vin. Cela n’a fait que confirmer mon envie très forte de me retrouver sur un plateau avec lui. J’adore ce qu’il écrit. Il était enthousiasmé par l’originalité du personnage ; pas uniquement par ce qu’il peut avoir d’intimidant ou d’agressif, mais par ses incertitudes et ses problèmes – qui sont nombreux. Cela le fascinait, et moi aussi. Joss sentait une profonde dichotomie chez Ultron, et voyait en lui un être en contradiction avec lui-même. Je trouvais cela intéressant, cela s’inscrivait complètement dans la sphère d’influence de ce personnage, qui est très vaste. Sur le plateau, Joss distille cette vision d’ensemble jusque dans les moindres détails, et je trouve cela essentiel dans la relation entre un réalisateur et un acteur. Il est très précis et consacre beaucoup d’attention aux moindres éléments qui peuvent affecter l’ensemble.

Joss est extrêmement intelligent, c’est un homme plein d’humour et d’originalité. Ce sont des qualités que j’apprécie. Il apporte tout cela sur le plateau, et il l’a transmis au film. Quand l’excentricité et la personnalité du scénariste et du réalisateur parviennent jusqu’à l’écran, c’est formidable !

Pour vous, qu’est-ce qui a été le plus agréable dans le tournage de ce film, et le plus difficile ?

Pour répondre aux deux aspects de la question, c’est sans doute la différence que cela représentait pour moi par rapport à tout ce que j’ai pu faire avant. Faire quelque chose de complètement nouveau après des décennies à avoir pratiqué mon métier d’une certaine façon a été le plus formidable des défis. C’est un procédé extraordinaire en soi. J’ai adoré que ce soit une découverte totale, et la possibilité de  nourrir mon jeu de quelque chose de neuf et de différent de tout ce que j’ai pu faire jusqu’ici.

Qu’avez-vous le plus envie de voir dans le film, et selon vous, qu’est-ce que le public y trouvera ?

 C’est un véritable délice pour les sens. C’est ahurissant visuellement, par le style mais aussi par l’ampleur des images. Quand j’ai lu le scénario, certaines scènes m’ont paru énormes. Je me suis dit que ce serait sans doute moins impressionnant à l’écran, que l’échelle diminuerait au moment du tournage ou même durant le développement du scénario, mais ça n’a pas été le cas. Ce sont des histoires avant tout à échelle humaine, pleines d’émotions, servies par des images grandioses, et le mélange est fantastique. Un film peut être un magnifique spectacle tout en restant inaccessible parce qu’on n’arrive pas à entrer dans l’histoire et que l’on éprouve un inconfort, une distance par rapport à la joie, la tristesse, la mélancolie ou n’importe quel sentiment que l’on devrait ressentir en empathie avec les personnages. Ici, il y a du grand spectacle, mais une proximité émotionnelle qui permet de vivre, de respirer, d’éprouver en même temps que les personnages. C’est un film vivant, le cinéma au meilleur de lui-même.

Extrait « Nous vaincrons ensemble» (VF)


À PROPOS DU FILM

Un film réalisé par Joss Whedon
Avec Robert Downey Jr., Chris Hemsworth, Mark Ruffalo, Chris Evans, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, Don Cheadle, Aaron Taylor-Johnson, Elizabeth Olsen, Paul Bettany, Cobie Smulders, Stellan Skarsgård avec James Spader et Samuel L. Jackson dans le rôle de Nick Fury
Un film produit par Kevin Feige

Les Studios Marvel présentent AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON, la suite épique du plus grand film de super-héros de tous les temps. Alors que Tony Stark tente de relancer un programme de maintien de la paix jusque-là suspendu, les choses tournent mal et les super-héros Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, Black Widow et Hawkeye vont devoir à nouveau unir leurs forces pour combattre le plus puissant de leurs adversaires, le terrible Ultron, un être technologique terrifiant qui s’est juré d’éradiquer l’espèce humaine. Afin de l’empêcher d’accomplir ses sombres desseins, des alliances inattendues se scellent, les entraînant dans une incroyable aventure et une haletante course contre le temps…
Le film Marvel AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON est interprété par Robert Downey Jr., qui reprend le rôle d’Iron Man, ainsi que par Chris Hemsworth dans celui de Thor, Mark Ruffalo dans celui de Hulk et Chris Evans dans celui de Captain America. Scarlett Johansson est à nouveau Black Widow et Jeremy Renner Hawkeye. La distribution compte également Don Cheadle dans le rôle de James Rhodes/War Machine, Cobie Smulders dans celui de l’Agent Maria Hill, Stellan Skarsgård dans le rôle d’Erik Selvig et Samuel L. Jackson dans le rôle de Nick Fury.
L’équipe des Avengers affronte cette fois James Spader dans le rôle d’Ultron, un être technologique terrifiant qui s’est juré d’éradiquer l’espèce humaine. Au cours de l’aventure, ils vont devoir affronter deux nouveaux venus aussi mystérieux que puissants, Pietro Maximoff, interprété par Aaron Taylor-Johnson, et Wanda Maximoff, jouée par Elizabeth Olsen. Ils vont aussi retrouver un vieil ami sous une nouvelle forme lorsque Paul Bettany devient Vision. Écrit et réalisé par Joss Whedon, produit par Kevin Feige, le film Marvel AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON est inspiré de la très populaire série de comics Marvel « The Avengers », dont le premier numéro remonte à 1963. Louis d’Esposito, Alan Fine, Victoria Alonso, Jeremy Latcham, Patricia Whitcher, Stan Lee et Jon Favreau sont producteurs exécutifs. Soyez prêts pour une aventure mouvementée : les Avengers sont de retour sur les écrans dans AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON, le 22 avril 2015 au cinéma.

Cliquez sur l'affiche pour lire mon avis sur le film


NOTES DE PRODUCTION
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers!)
« IL N’Y A QU’UN CHEMIN VERS LA PAIX : L’EXTINCTION DES AVENGERS. » Ultron
AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON est le nouveau chapitre de la fantastique saga de super-héros entamée avec AVENGERS. Les Avengers doivent cette fois sauver le monde de la pire menace que l’humanité ait jamais connue... Inspiré par la célèbre série de comics Marvel publiée dès 1963, AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON réunit les super-héros préférés du public pour la première fois au cinéma depuis la bataille titanesque qui a ravagé New York dans AVENGERS. Ce nouvel opus s’inscrit dans la désormais légendaire lignée des grandes aventures cinématographiques Marvel relatées dans IRON MAN, L’INCROYABLE HULK, IRON MAN 2, THOR, CAPTAIN AMERICA : FIRST AVENGER, IRON MAN 3, THOR : LE MONDE DES TÉNÈBRES, CAPTAIN AMERICA : LE SOLDAT DE L’HIVER, et LES GARDIENS DE LA GALAXIE. AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON poursuit le développement de l’Univers Cinématographique Marvel. La plus extraordinaire équipe de super-héros de tous les temps est de retour sur les écrans, pour livrer son plus formidable combat ! 

LES FILMS DE TOUS LES RECORDS : L’UNIVERS CINÉMATOGRAPHIQUE MARVEL 

En 2014, les studios Marvel ont ajouté à leur palmarès de succès critiques et commerciaux deux nouveaux titres, avec les blockbusters CAPTAIN AMERICA : LE SOLDAT DE L’HIVER et LES GARDIENS DE LA GALAXIE. LES GARDIENS DE LA GALAXIE, qui inaugurait une nouvelle franchise, a été le plus gros succès de l’année aux États-Unis avec 333,2 millions de dollars de recettes, et 772,8 millions de dollars dans le monde. CAPTAIN AMERICA : LE SOLDAT DE L’HIVER a fait quant à lui 95 millions de dollars de recettes lors de son premier week-end et a rapporté par la suite plus de 711 millions de dollars à l’international. En 2013, Kevin Feige a produit pour Marvel les méga hits THOR : LE MONDE DES TÉNÈBRES et IRON MAN 3. Les deux films ont fait respectivement plus de 644 millions de dollars et plus de 1,2 milliard de dollars dans le monde depuis leur sortie. En 2012, Kevin Feige a produit le film AVENGERS, salué par la critique et qui a battu le record du meilleur week-end de sortie de tous les temps sur le territoire américain avec 207,4 millions de dollars au box-office en trois jours. Par la suite, le film a fait plus de 1,5 milliard de dollars de recettes dans le monde : AVENGERS est le plus gros succès de toute l’histoire de Disney, à la fois sur le sol américain et à l’international. À l’été 2011, Marvel a lancé avec succès THOR, avec Chris Hemsworth, et CAPTAIN AMERICA : FIRST AVENGER, avec Chris Evans. Les deux films se sont classés en tête du box-offi ce à leur sortie et ont rapporté à eux deux plus de 800 millions de dollars de recettes mondiales. En 2010, IRON MAN 2, avec Robert Downey Jr., Gwyneth Paltrow, Don Cheadle, Scarlett Johansson et Mickey Rourke, a pris la première place du classement lors de son premier week-end avec 128,1 millions de dollars de recettes au box-office américain. Lors de l’été 2008, Marvel a produit les blockbusters IRON MAN et L’INCROYABLE HULK. IRON MAN, dans lequel Robert Downey Jr. enfilait pour la première fois l’armure du super-héros auprès de Terrence Howard, Jeff Bridges et Gwyneth Paltrow, est sorti le 2 mai 2008 aux États-Unis et a connu un succès immédiat.

Resté premier au box-office deux semaines de suite, le film a franchi la barre des 100 millions de dollars lors de son premier week-end d’exploitation. Le 13 juin 2008, Marvel sortait L’INCROYABLE HULK, qui fut le deuxième film du studio à se classer en tête du boxoffice dès sa sortie cet été -là. Kevin Feige, président de Marvel Studios et producteur d’AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON, explique les raisons de ces succès sans précédent au box-offi ce au sein d’un univers cinématographique en constante expansion. « Pour tout le monde chez Marvel, l’objectif a toujours été de créer, d’entretenir et de développer des personnages dynamiques qui ont chacun leurs défauts. Ce que l’on aime dans les films Marvel, et en particulier dans la série des AVENGERS, c’est qu’au-delà des films à grand spectacle dont les héros possèdent des superpouvoirs qui font rêver, on a affaire à de fabuleux personnages qui se croisent et interagissent entre eux comme ils ne pourraient jamais le faire si chacun se cantonnait à ses propres films. » Le producteur poursuit : « La raison de notre réussite tient aussi à ce que nous regardons toujours vers l’avenir. À la minute même où nous terminons un projet et ce qui gravite autour, de la production aux résultats que nous espérons obtenir avec ce film précis, en passant par la campagne de lancement, nous passons à l’étape suivante. Nous sommes en permanence en train de réfléchir à deux, trois ou quatre films à l’avance. » 

UNE NOUVELLE MENACE 

Développer l’histoire d’AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON comportait son lot d’écueils : il fallait s’assurer que tous les événements décrits dans les précédents films Marvel s’inscriraient dans la trame narrative et la dynamique du scénario. Kevin Feige, le producteur, explique : « De nombreux rebondissements ont eu lieu depuis la fi n du premier AVENGERS. Tous les films de la Phase 2 sont sortis ; la maison de Tony Stark a été détruite, il s’est débarrassé du générateur qu’il avait dans la poitrine, il a réévalué sa vie et redéfini son rôle en tant qu’Iron Man. Thor est retourné à Asgard, et il a choisi de ne pas devenir roi. Il revient sur Terre pour protéger l’humanité. Le S.H.I.E.L.D. a été démantelé dans CAPTAIN AMERICA : LE SOLDAT DE L’HIVER après que l’on a découvert qu’Hydra tirait les fi celles. Tous ces événements ont laissé beaucoup de pistes ouvertes. » Il est essentiel de maintenir une cohérence dans chacune des histoires et d’orienter les intrigues dans une direction qui serve à la fois les franchises individuelles et l’Univers Cinématographique Marvel dans son ensemble. Le producteur exécutif Louis D’Esposito explique : « Nous voulons que chaque film au sein de chaque franchise soit perçu comme rafraîchissant et qu’il possède sa propre identité, tout en s’inscrivant dans la lignée d’événements qui pourront se produire deux ou trois films plus tard. Nous avons eu de la chance de trouver cet équilibre qui permet à la fois aux histoires de partir dans des directions nouvelles et de rester interconnectées grâce à des moments qui assurent la cohésion entre toutes les franchises. Lorsque le premier film AVENGERS est devenu l’un des plus gros succès de tous les temps, notre priorité a été de nous assurer que tous les films conduisant à AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON joueraient un rôle dans la construction de l’histoire. » 

La première étape du processus de création de la suite d’AVENGERS a consisté à déterminer quelle orientation l’histoire allait prendre. Le scénariste et réalisateur Joss Whedon y a longuement réfléchi. Consultant sur tous les films Marvel qui ont succédé aux AVENGERS, il explique ainsi son approche de l’Univers Cinématographique Marvel : « Être le ‘conseiller spécial’ Marvel durant ces dernières années a été très amusant. Il était essentiel de conserver pour chaque film le credo des personnages, qui pourrait se résumer à ‘On est sympas, un peu déboussolés, marrants quand vous ne vous y attendez pas et sérieux quand vous ne vous y attendez pas non plus’. Et en même temps, il faut s’assurer que chaque film, et en particulier ceux de la franchise AVENGERS, possède sa propre identité. » Le scénariste et réalisateur poursuit : « La première chose à faire si vous envisagez de créer une suite des AVENGERS, c’est de déterminer précisément où vous allez emmener tous ces personnages. Dans ce film, ils sont très nombreux ! Les Avengers forment un groupe vraiment dysfonctionnel, et j’aimais l’idée de les voir travailler en équipe, ce qui met en évidence qu’ils ne sont pas du tout faits pour ça ! » Il ajoute : « Dans ce film, le monde entier sait désormais qui ils sont ; les gens savent que les super-héros existent, tout comme les méchants et tout un tas d’autres êtres surnaturels. Mais c’est une chance pour moi, car je tenais à faire un film différent, créer une autre dynamique. Le but du premier film était de rassembler les Avengers, alors que dans AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON, l’objectif est de les séparer. » 

Joss Whedon précise : « L’Univers Cinématographique Marvel a donné naissance à quantité de personnages formidables joués par de grands acteurs, du coup la difficulté consiste à ne pas se laisser déborder : il ne faut pas que le film paraisse surpeuplé et bourré à craquer. » Il ajoute : « Depuis AVENGERS, quelque chose a changé. Tout le monde connaît leur existence, ils n’ont plus à vivre cachés. Ils ont chacun leur univers, leurs histoires, et ce qui est formidable c’est que l’on n’a pas l’impression d’avoir affaire à une simple liste, à une accumulation de personnages placés les uns à côté des autres. Chacun d’eux est motivé par les autres. Ce sont les duos qu’ils forment dans leur fonctionnement qui rendent le film amusant et encore plus intéressant. » L’écriture minutieuse du scénario et la façon dont les intrigues s’entrecroisent et se rejoignent trouvent leur origine au moment du tournage d’AVENGERS en 2012. Le producteur Kevin Feige raconte : « Notre première discussion sur la future intrigue de ce qui allait devenir le deuxième AVENGERS a eu lieu sur le plateau du premier à Albuquerque. Nous tournions une scène dans le laboratoire où tous les Avengers étaient réunis pour la première fois. Le ton entre eux commençait à monter, ils se disputaient et nous avons mis certains de ces moments géniaux dans la bande-annonce. Pendant l’une de ces journées, Joss a commencé à parler de la suite. Nous avons évoqué Ultron et ce que cette idée pourrait donner. Nous nous sommes dit que Tony, bien sûr, y mettrait son grain de sel, et c’est de cette toute première discussion que tout est parti. » 

Le producteur poursuit : « Lors des tous premiers stades du développement, nous avons eu envie du plaisir de retrouver Captain American, Thor, Iron Man, Hulk, Hawkeye, Black Widow et Nick Fury ensemble à nouveau depuis AVENGERS. Ce premier film marquait la toute première fois où ils se rencontraient tous. À présent, ils apprennent à se connaître les uns les autres, ce qui est source de plus de conflits et d’humour – des ingrédients très importants chez Marvel. L’une des grandes réussites de Joss Whedon dans l’écriture de ce film a été d’apparier les personnages de façon complètement inattendue. » 

UN ADVERSAIRE DIFFÉRENT 

C’est à Joss Whedon que l’on doit la décision de faire d’Ultron le méchant de ce deuxième film, même si la séquence finale d’AVENGERS montrait le personnage de Thanos. Le scénariste et réalisateur développe : « Pour moi, Thanos devait être l’antagoniste du troisième film AVENGERS parce que c’est un vrai dieu. C’est le mal suprême, en lien selon moi avec l e cube cosmique – alors que pour d’autres personnes, ce serait plutôt avec le gant de l’infi ni. Mais les meilleurs crossovers à mon sens sont ceux où fi gure Thanos, et qu’il détruit la vie de tout le monde. L’idée qu’il est donc la source de tout mal me semblait couler de source. » 

Joss Whedon poursuit : « Quand les gens l’ont vu dans AVENGERS, ils se sont dit qu’on l’installait comme le prochain méchant. Mais ce n’était pas mon intention. Je voulais juste dire que l’univers était sombre et infi ni et que cette entité y était tapie. Dans mon esprit, le méchant du deuxième film a toujours été Ultron. » Joss Whedon a puisé dans ses souvenirs d’enfance le profi l du personnage. Il se souvient : « Ultron a toujours été un des méchants essentiels des aventures des Avengers depuis que je suis tout gamin. C’est un robot tueur, animé par le mal, qui voue une haine féroce aux Avengers et est capable de se dupliquer. » Le scénariste et réalisateur poursuit : « J’adorais lire les comics sur Ultron, mais quand, une fois adulte, vous vous replongez dedans, vous vous apercevez qu’il se contente de répéter tout le temps : « Je vais vous détruire, je vais tous vous détruire ! » Le côté létal assez simpliste du personnage est fascinant mais il était évident que si je voulais évoquer une menace suprême née de la dissociation entre le fonctionnement de son esprit et la manière dont les sociétés humaines sont organisées, il fallait opérer un virage à 180° et faire de lui un être perpétuellement en colère et sur le point d’exploser. » « Je me suis demandé quelle sorte d’être pourrait avoir en lui autant de rage et comment il pourrait l’exprimer. Et aussi comment apporter de l’humour à un tel personnage. Comment en faire un méchant comme Loki, à la fois sympathique et ayant une certaine profondeur, et dont la manière de voir n’est finale ment pas si erronée que cela... » 

Kevin Feige note : « Dans le premier opus, la menace venait de Loki. Il avait une rancœur personnelle contre Thor et c’était un Asgardien très puissant qui s’était arrangé pour avoir le contrôle d’une armée alien, mais dans notre nouveau film nous voulions que la menace soit aussi globale et réaliste que possible. Ultron était le bon choix, parce qu’il est l’un des plus célèbres méchants qu’aient jamais combattu les Avengers. Le fait qu’il puisse se dupliquer, et que chaque double est exactement lui-même, est génial. Il y a des milliers de sous-Ultron ; il est l’un d’eux et peut s’exprimer à travers eux tous. C’est une perspective et une dynamique passionnantes ! » 

UNE DIMENSION MONDIALE 

Une fois l’histoire en place, les cinéastes se sont dit qu’il était important de lui donner une dimension globale. Kevin Feige explique : « Nous avons toujours considéré les Avengers comme les héros du monde, pas seulement ceux de l’Amérique ou d’une région spécifique. Ce sont des défenseurs de la planète tout entière – et les résultats du premier film montrent qu’ils sont en effet les héros du public de tous les pays. Lorsque nous avons commencé à élaborer l’histoire, nous savions qu’il faudrait élargir notre horizon et emmener les Avengers hors de New York. Une partie de l’action se déroule là-bas, mais ensuite, on part aux quatre coins du monde. C’est une aventure tout autour du globe ! » Le producteur exécutif Jeremy Latcham développe : « Ces films se caractérisent par d’énormes et spectaculaires décors en studio, mais il fallait qu’on en sorte pour aller voir un peu le monde extérieur. Nous avons donné à ce film une dimension encore plus vaste. Nous voulions montrer à l’écran des endroits nouveaux, rarement vus au cinéma comme Séoul, la Corée du Sud, le centre de Johannesburg, l’Afrique du Sud ou la vallée d’Aoste en Italie. Ces lieux apportent de la fraîcheur au film et montrent que les Avengers protègent la planète entière. » 

Joss Whedon commente : « AVENGERS avait de l’ampleur, mais je désirais que ce nouvel opus soit encore plus impressionnant, et qu’il ait une envergure mondiale. Nous voulions étudier les Avengers et mesurer l’effet qu’ils ont sur le monde entier. Dans AVENGERS, nous avions réuni l’équipe, ce qui semblait à priori impossible. La question se pose alors de savoir, à présent qu’ils se sont regroupés, qu’ils ont trouvé un mode de fonctionnement et une utilité, comment le monde les perçoit. En quoi cela affecte-t-il leur perception d’eux-mêmes, celle qu’ils ont les uns des autres ? C’est passionnant d’ouvrir un peu le concept et, au lieu d’essayer de recréer les lieux en studio, de se rendre sur place pour ressentir l’ambiance, voir l’architecture, découvrir la vie là-bas. Cela apporte une autre dimension au film, une authenticité qu’on ne peut pas truquer. Quand vous avez autant de personnages en images de synthèse, votre film a besoin d’une dimension palpable et réaliste que l’on obtient grâce aux décors réels. » 

AVENGERS : RASSEMBLEMENT ! 

Joss Whedon explique : « Tous les Avengers du premier film sont réunis, auxquels viennent s’ajouter Vision, Quicksilver et Scarlet Witch. Les acteurs sont tous excellents. Ce sont des monuments, chacun apporte sa force, sa remarquable pierre à l’édifice, et c’est absolument fabuleux pour moi en tant que réalisateur et que scénariste : cela signifie que je peux écrire avec audace, pousser les choses encore plus loin sans m’inquiéter de savoir si les acteurs seront à la hauteur. Tous les personnages sont très humains dans les comics Marvel, c’était très important pour moi quand j’étais gamin et c’est essentiel pour tout le monde, pour les fans, le public et la culture populaire en général. »

Jeremy Latcham, producteur exécutif, commente : « Ce qui nous plaisait dans l’idée de démanteler le S.H.I.E.L.D., c’était que les Avengers ne disposent plus d’une gigantesque organisation gouvernementale pour les épauler. Ils sont livrés à eux-mêmes. Tony Stark les finance, comme on pouvait s’y attendre, mais il fi nit par accepter que Captain America soit leur leader. Et même s’ils ne passent pas tout leur temps ensemble, ils se retrouvent régulièrement et ils ont maintenant un QG officiel : Tony a transformé la Tour Stark en Tour Avengers. » À propos de la place de Tony Stark au sein des Avengers, Robert Downey Jr. déclare en souriant : « Dans toute l’histoire des super-héros, je ne connais que lui qui n’ait jamais de problème d’argent ! Tony paie l’addition – il en a les moyens. Pepper a pris la direction de ses affaires, les choses sont plus stables maintenant, en tout cas davantage que quand Stark dépensait sans trop faire attention. » L’acteur poursuit : « Tony veut pouvoir localiser en permanence les Avengers, cette faction nécessaire à l’équilibre et au maintien de la paix. Il a le sentiment qu’en les réunissant, il peut veiller sur l’équipe et l’entretenir en état de fonctionner tout en continuant à être ce génie de l’invention et de la mécanique qui veut les aider tous à faire encore mieux. Il est dans la position d’un type qui a acheté une équipe de foot et qui veut leur fournir un uniforme neuf, un meilleur équipement et s’assurer de leur sécurité sur le terrain, pour les rendre encore plus forts, plus rapides et plus effi caces. »

Robert Downey Jr. a été séduit par la dynamique qui s’installe entre les Avengers dans cette nouvelle aventure. Il confi e : « C’est aussi ce que j’ai aimé dans le fait de reprendre le rôle du super-héros le plus connu du monde : le scénario développe davantage les relations entre tous les personnages principaux. J’aime bien l’idée que Thor ait une dent contre moi et qu’il finisse par reconnaître que j’ai raison ! Je trouve les rapports entre tous les personnages passionnants et l’histoire fascinante, mais je crois que ce que je préfère, c’est la potentialité des événements que présente cette histoire. » Le producteur exécutif Jeremy Latcham observe : « Dans ce film, Tony Stark subit une très forte pression. Il porte littéralement le poids du monde sur ses épaules. Lorsque le film commence, Wanda a inséré dans son esprit la vision de tous les Avengers morts en un lieu qui n’est pas situé sur Terre. Au loin, on voit la Terre, et il y a des léviathans géants qui volent. Tony Stark est le seul survivant et l’horreur se lit sur son visage. On prend conscience alors de l’angoisse qui est la sienne en permanence et accompagne toutes ses décisions durant le film. Il est le seul à avoir franchi le portail au-dessus de la Tour Avengers, et à avoir vu ce qui se trouve de l’autre côté. Il sait qu’ils sont terriblement sous- équipés sur Terre et que si ces êtres reviennent, ils tueront tout le monde. Que peut-il faire contre ça ? » Tony Stark aime diriger, mais cette fois c’est Captain America qui est davantage aux commandes. Un grand changement dans le fonctionnement des Avengers... Robert Downey Jr. commente : « Il n’y a que deux cas de figure où Tony accepte de ne pas être en position dominante : dans sa relation avec Pepper et dans sa relation avec Captain America. La question se résume à savoir qui est le meilleur pour faire le job, et Tony a beaucoup de qualités, mais Captain America a davantage d’expérience. Tony considère comme une bonne chose d’avoir quelqu’un qui peut lui apprendre à devenir encore meilleur dans ce qu’il a à accomplir, et personne n’a plus l’expérience des combats que Captain America. »

Chris Evans explique : « Captain America est celui qui donne les ordres, mais il ne s’agit pas d’une hiérarchie où il commande et les autres doivent obéir. Lorsque la bataille éclate et que l’équipe a besoin de structure, il n’a aucun mal à définir une stratégie commune. En revanche, au quotidien, la chaîne de commandement est assez vague. Personne n’est officiellement responsable, or Cap apprécie une certaine discipline, un ordre hiérarchique, c’est pourquoi c’est sur le champ de bataille qu’il est le plus à l’aise. » L’acteur poursuit : « Steve Rogers continue à essayer de trouver sa place dans le monde. Il a toujours été soldat et ce rôle lui convient bien. Il aime la discipline, recevoir des ordres et avoir un plan à exécuter, et sans cette rigueur il se sent un peu inutile. Il entretient pourtant encore l’espoir d’avoir une vie en dehors de Captain America, mais cela fait si longtemps qu’il est en service qu’il a du mal à imaginer son existence sans son uniforme et sans le S.H.I.E.L.D. » Joss Whedon observe : « Steve Rogers est un type solide. Il continue à s’interroger sur son identité, ses aspirations et ses valeurs – c’est son combat intérieur. Il cherche à savoir qui il est, quelle est sa vraie place dans ce monde, parce que jusqu’ici il n’a été que soldat, et uniquement cela. Cette évolution est née des conversations que Chris et moi avons eues à propos de Steve Rogers. Cap réalise qu’il n’aura jamais une vie normale et qu’il devra toujours se battre. Je trouve cela un peu triste, mais également très beau. » Kevin Feige précise : « Ce personnage n’a pas forcément les actions les plus spectaculaires du groupe, mais les gens se sentent proches de lui parce qu’il ancre le film dans la réalité, il lui donne une base stable et solide. Captain America est l’un des personnages préférés du public parce que c’est un homme droit, un homme bien qui s’efforce toujours de faire ce qui est juste. Les gens l’acceptent, l’aiment comme il est et ne rejettent absolument pas son côté daté, un peu dépassé. C’est vraiment extraordinaire. Cela s’explique en partie parce que les cinéastes ont complètement intégré cet aspect de sa personnalité et en partie parce que c’est Chris Evans qui le joue, et que Chris est quelqu’un de très sociable, d’affable, et qu’il se sent une vraie responsabilité dans l’interprétation de ce personnage. » Chris Evans admet qu’interpréter Captain America est très gratifiant pour lui. Il confi e : « L’un des avantages lorsqu’on incarne ce personnage, c’est de voir les visages des enfants s’illuminer. Pouvoir jouer un rôle dans leur enfance est un immense honneur. J’ai moi-même grandi avec des héros de cinéma que j’adorais, alors pouvoir à mon tour marquer la mémoire de jeunes spectateurs est un réel privilège. » 

Thor, le dieu du tonnerre, est tel que nous l’avions quitté à la fi n de THOR : LE MONDE DES TÉNÈBRES. Chris Hemsworth explique : « Thor vit désormais sur Terre et il s’y sent plus à l’aise maintenant, il connaît mieux et accepte son environnement terrien. On découvre un Thor plus « normal » que dans le passé. C’est agréable car cela laisse la place à davantage d’humour et ça nous permet de le découvrir dans des tenues un peu plus décontractées que la cape et l’armure dans lesquelles on a l’habitude de le voir. » À propos du rôle de Thor, l’acteur déclare : « Il occupe une place centrale dans l’équipe. Il s’est intégré à ce groupe relativement uni et soudé. Thor a une vision d’ensemble du conflit auquel sont confrontés les Avengers. Après la bataille initiale à laquelle ils prennent tous part, Thor utilise ses connaissances d’Asgardien pour contrer les futures menaces qu’il sent se profiler. » Kevin Feige remarque : « Chris Hemsworth est totalement Thor. Il a accompli un travail remarquable dans son incarnation d’un personnage qui sans lui, aurait pu paraître décalé et irréaliste. En dépit de sa cape rouge, de son marteau et de son langage asgardien, Chris humanise le personnage. Thor fait complètement partie de l’équipe tout en représentant un lien clé entre la Terre et tout le reste. Il a été notre guide dans la dimension cosmique de l’Univers Marvel, et dans ce film il continue d’être celui qui possède des connaissances qu’il est le seul à avoir parce qu’il a grandi à l’autre bout de l’univers. Il connaît les histoires, les légendes et les mythologies du cosmos que tout le monde ignore sur Terre, et il est une porte vers une dimension plus vaste et plus grandiose encore de l’Univers Marvel. » 

Jeremy Latcham commente : « Chris Hemsworth incarne Thor comme personne d’autre n’aurait pu le faire. Quand on lui communique la date de début de tournage, il se lance dans une préparation intense, avec régime alimentaire spécial et exercice physique. S’il prend trop de muscles, le costume ne lui va plus et il ne se sent pas à l’aise, il lui faut donc vraiment une préparation maîtrisée pour obtenir le bon volume de ces bras et de ce cou impressionnants. Chris a acquis une précision quasi scientifique et il sait comment se transformer en Thor d’une manière rapide et exacte. » Face à tous ces personnages masculins, il y a une femme chez les Avengers : Black Widow. Scarlett Johansson, qui incarne ce personnage adoré du public, explique : « Au début du film, les Avengers mènent leurs affaires courantes comme d’habitude. Mais le monde n’est plus le même : l’humanité est désormais consciente de n’être plus seule dans l’univers. Tout a changé depuis AVENGERS. Bien entendu, les Avengers veillent à la paix dans le monde. Le citoyen ordinaire connaît l’existence des extraterrestres et du voyage dans l’espace. Avant la bataille de New York, les Avengers agissaient clandestinement, tout comme le S.H.I.E.L.D., alors que maintenant, le monde entier les regarde et les juge. Les règles du jeu ont changé pour les super-héros. » 

Scarlett Johansson poursuit : « Ce que je trouve excitant dans cette nouvelle aventure, c’est qu’elle révèle un peu plus le parcours de chacun des personnages. Chacun porte le poids de son passé. Aucun d’entre nous n’a réellement choisi ce job, c’est lui qui nous a choisis, et chacun a ses raisons personnelles de se montrer réticent à l’idée d’endosser l’étiquette de super-héros. Chacun a son vécu, son histoire, que le public va pouvoir explorer un peu plus – et je crois qu’il va aimer ce qui va lui être révélé. En en apprenant davantage sur eux, le lien en sera resserré, les gens se sentiront encore plus impliqués dans ce qui leur arrive, dans leurs frictions, leurs rapports entre eux. Ils auront encore plus envie de savoir quel avenir les attend. » Natasha se rapproche davantage de Bruce Banner dans cette histoire, parce qu’ils se trouvent des points communs. Kevin Feige développe : « Il se passe entre eux quelque chose d’émouvant. C’est une relation inattendue, chaleureuse, réconfortante et en même temps assez tragique. Ces deux êtres ont un vécu difficile, mais Joss a su créer une dynamique entre eux qui structure merveilleusement les choses, et qui devient l’un des fils rouge de l’histoire. » L’accueil enthousiaste que les fans ont réservé à Bruce Banner, alias Hulk, dans AVENGERS a été une agréable surprise pour les cinéastes. On lui doit certains moments mémorables du film et quelques grands éclats de rire. 

Pour Mark Ruffalo, l’attachement du public au « grand type vert » est inattendu. Il confie : « J’ai été complètement pris au dépourvu par la façon dont le public a réagi face à Hulk et Banner. Il ne s’agit pas d’un rôle facile et de grands acteurs s’y étaient essayés avant moi. Dans AVENGERS, j’ai donc essayé de me fondre dans le groupe des super-héros et de ne pas trop attirer l’attention. J’ai abordé Hulk comme n’importe quel autre rôle. Je me suis efforcé de mettre au point une ligne de conduite et de m’y tenir, en espérant que les gens me suivraient. J’ai été bluffé par l’accueil chaleureux qu’ils m’ont réservé et le fait qu’ils aient réagi avec autant d’enthousiasme. » Kevin Feige commente : « Dans cette nouvelle histoire, Joss voulait que Banner souffre un peu moins de cette haine qu’il a de lui-même. Mark est un homme charmant et attachant dans la vie et en montrant cela sur l’écran dans AVENGERS, on révélait une facette de Bruce Banner que les gens n’avaient pas vue depuis longtemps. Banner a toujours été un scientifique brillant, mais il est sur les nerfs et souffre de cette malédiction qu’est Hulk, dans le premier film. L’une des choses que j’ai préférées dans sa relation avec Tony Stark, c’est que Joss avait fait d’eux des partenaires scientifiques. La sphère Internet et les fans ont adoré l’idée. J’aime quand les spectateurs parlent de ce qu’ils ont envie de voir dans un nouveau film sur les Avengers, ils évoquent ‘Stark et Banner qui pratiquent la science ensemble’. C’est un témoignage puissant de ce qu’a réussi Joss avec le premier film. »

Mark Ruffalo explique : « Bruce Banner s’est installé chez Tony Stark après AVENGERS car il n’avait nulle part où aller. Il a beaucoup voyagé et poursuivi sa route, mais Tony lui a ouvert sa porte. Ils se complètent bien, chacun possède des qualités et des connaissances que l’autre n’a pas. Ils partagent une même compréhension de la science et gagnent beaucoup à combiner leurs projets. Banner était jadis un scientifique rebelle qui a été assez fou pour se soumettre à sa propre expérience. Depuis, il s’est renfermé sur lui-même. Tony et lui sont très similaires, sauf que Tony a réussi là où Banner a échoué. Les expériences qu’il a menées sur son propre corps ont été un succès. Étrangement, Bruce Banner apaise Tony tandis que ce dernier insuffle de l’énergie dans l’existence de son ami. » 

Joss Whedon note : « Bruce a passé l’essentiel de sa vie à fuir. À la fi n d’IRON MAN 3, on a pu voir qu’ils étaient amis et passaient du temps ensemble. Il fait donc non seulement partie des Avengers mais travaille également avec Tony sur ses propres projets. Il était important de prendre cela en compte lorsque nous avons conçu les décors du laboratoire, en leur réservant à chacun une zone. Le bureau de Banner est impressionnant, mais celui de Tony l’est encore plus. Grâce à Natasha, Bruce peut désormais plus ou moins contrôler Hulk, qui n’intervient que lorsque l’équipe a besoin de lui. Il porte même – comme le voulait désespérément Mark Ruffalo dans le premier film – un pantalon extensible que Tony a fait faire pour lui. » 

Le personnage de Hawkeye, le tireur d’élite, a été développé depuis le premier film. Jeremy Renner commente : « Joss et moi aimons beaucoup ce personnage et nous n’avions pas eu l’occasion de l’approfondir. J’ai donc été ravi lorsque Joss m’a dit que cette fois on allait pouvoir en apprendre davantage et comprendre comment il fonctionne. J’ai exploré plus en profondeur l’humanité de Hawkeye. C’est d’ailleurs cet aspect qui m’avait tout d’abord attiré chez lui, avec ses défauts, ses faiblesses et ses limites. Trouver son humanité a été passionnant. » Joss Whedon commente : « Je trouvais intéressant d’installer cette idée que Hawkeye poursuit un autre objectif, un but plus sombre, ce qui fait qu’il garde une certaine distance par rapport au reste de l’équipe. Lorsque les Avengers prennent conscience qu’ils sont complètement déconnectés de leurs propres sentiments, de leurs passés respectifs, on réalise que la noirceur de Hawkeye tient seulement au fait que c’est un type ordinaire. » Grâce à Tony Stark, Hawkeye a une armure plus évoluée. Jeremy Renner explique : « Il y a plus de technologie, une technologie nouvelle mise au point par Stark. Les flèches ont différentes pointes et je peux faire beaucoup de choses avec. On explique certaines de ces possibilités, on en découvre d’autres visuellement... Avec l’aide de Stark, tout est possible, le monde m’appartient ! » 

Même si le S.H.I.E.L.D. a été démantelé, son chef, Nick Fury, rôde toujours dans l’ombre. Samuel L. Jackson explique : « Le S.H.I.E.L.D. est complètement déstructuré, tout le monde a été éparpillé aux quatre vents, et je trouve intéressant de voir comment les Avengers se regroupent pour continuer à sauver le monde. Fury observe les choses de l’extérieur, mais il a quand même un pied dans l’affaire à travers Natasha, la personne en qui il a le plus confiance sur toute la planète depuis toujours. Elle est ses yeux et ses oreilles. » 

Toute l’attention des Avengers va se concentrer sur Ultron lorsque celui-ci ravage leur soirée à la Tour Avengers. Le personnage commence par être un amas de métal et de pièces de récupération, mais il fallait par la suite un acteur capable de donner à cette créature robotique une personnalité et un caractère inédit au cinéma. Le casting a cependant été plus facile que prévu, car les cinéastes n’ont pas eu à chercher longtemps pour trouver l’homme de la situation. Kevin Feige raconte : « Quand le projet d’AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON a commencé à vraiment prendre forme et que Joss a élaboré ce personnage, il nous a dit qu’il voyait très bien James Spader dans le rôle. James est un merveilleux comédien, et ça a été un de ces moments miraculeux où l’on sent que toutes les pièces du puzzle s’agencent à la perfection. Nous n’avons songé à personne d’autre. James est unique, il a une voix fabuleuse qui transmet l’humour, l’émotion et toute la noirceur d’un tel personnage. Dans les bandes dessinées, Ultron est un robot particulièrement effrayant. Il existe de nombreuses franchises mettant en scène des robots, et nous ne voulions pas que le nôtre y ressemble. Pas question qu’il soit un robot ‘normal’ ! Nous voulions qu’Ultron soit à la limite de la folie et que des émotions brutes bouillonnent en lui, car on ne s’attend pas à cela chez une forme de vie synthétique ! » Le producteur poursuit : « Voilà précisément ce qui rend Ultron intéressant, et au fi l de l’histoire, James Spader donne vie d’une manière vraiment unique à différents corps faits d’assemblages de matériaux technologiques et de métal. Il confère une vitalité incroyable, une formidable expressivité à un visage métallique et à des yeux robotiques, et a créé des voix extraordinaires. »

James Spader se dit ravi de rejoindre l’Univers Marvel pour plusieurs raisons : « Quand j’ai entendu parler du projet, un de mes fils avait 19 ans et il avait adoré les comics et les adaptations qui en avaient été faites au cinéma. De toute ma carrière, je n’avais jamais fait un film que mes enfants puissent voir avant d’avoir un âge certain. À l’époque, mon plus jeune fi ls avait 3 ans, et il s’intéressait déjà au fantastique, alors je me suis dit qu’enfin, j’allais pouvoir faire un film pour mes garçons. » L’acteur poursuit : « Cela fait aussi très longtemps que Robert Downey Jr. et moi sommes amis, nous n’avions pas tourné ensemble depuis des lustres. Je me suis dit que ce serait amusant de se retrouver face à face sur un plateau pour jouer un robot de 2,50 mètres de haut fou de rage qui cherche à le détruire ! » Robert Downey Jr. est ravi lui aussi de retrouver James Spader : « On pourrait dire que la boucle est bouclée... Et c’est une boucle très personnelle pour moi. James Spader a été la première personne que j’ai vue quand j’ai débarqué à Los Angeles, et il m’a pris sous son aile. Il a à peine quelques années de plus que moi. C’est un choix de casting très judicieux, non seulement parce que son nom est sur toutes les lèvres pour des raisons évidentes liées au film, mais aussi parce qu’il est une vraie richesse nationale. Il m’a beaucoup inspiré dans mon travail au fi l des ans. » 

Pour James Spader, la complexité du personnage d’Ultron rendait le rôle très intéressant à explorer. Il commente : « Ultron a des capacités hors du commun, il peut avoir accès à tout ce qui relève de la technologie ; tout ce que l’on peut trouver sur Internet a nourri son savoir, l’a stimulé et a façonné son intellect. Cela va même jusqu’à inclure les conversations. Et tout cela arrive en flux continu. Il n’exerce aucun contrôle sur cet accès et toutes ces données affluent sans interruption dans ses systèmes et ses programmes de traitement. C’est écrasant, presque impossible à appréhender. Il a des pouvoirs et des connaissances qu’il est incapable de dominer. Ultron est beaucoup trop puissant pour son propre bien. » Joss Whedon commente : « Tout, chez Ultron, devait avoir une raison d’être. Et parallèlement à ses immenses connaissances et capacités, c’est aussi un fou, il est mentalement déséquilibré. James Spader, qui s’exprime remarquablement, m’a annoncé qu’il allait constamment faire, dans ses discours ou dans ses réactions et ses émotions, des références complètement décalées ou n’ayant aucun rapport avec le contexte. Il m’a fallu quelques secondes pour comprendre où il voulait en venir : Ultron calcule, il fait en quelque sorte des « mathématiques émotionnelles » qui nous dépassent et soudain, il se met en colère contre quelque chose, puis il se comporte comme s’il était complètement obsédé par autre chose, parce que son esprit saute du coq à l’âne en permanence. James a vraiment intégré cela à son jeu et cela apporte énormément d’épaisseur au personnage. » 

Une des pistes laissées ouvertes après la bataille de New York conduit les Avengers en Europe de l’Est, en Sokovie. C’est là que les Avengers rencontrent deux nouveaux personnages. Kevin Feige déclare : « L’une des choses amusantes dans les comics Avengers, c’est que la composition de l’équipe a changé des dizaines de fois au fi l des ans. Pour nous, cela a toujours été inhérent au concept même de la franchise. À présent que nous avons l’occasion de faire un nouveau film, nous avions envie de redistribuer les cartes, et deux personnages en particulier nous intéressaient : Pietro et Wanda Maximoff, alias Quicksilver et Scarlet Witch. » Le producteur poursuit : « Ils portent un regard intéressant sur les Avengers, ce qui explique pourquoi nous souhaitions les utiliser dans ce film. Eux n’admirent pas du tout les Avengers. Ils sont originaires d’un pays d’Europe de l’Est, la Sokovie, qui était autrefois une base du S.H.I.E.L.D., mais Hydra y opérait et ce n’est pas précisément une organisation caritative... » Pour Aaron Taylor-Johnson, qui interprète Pietro Maximoff alias Quicksilver, avoir pour partenaire Elizabeth Olsen, qui joue sa sœur jumelle, Wanda Maximoff, alias Scarlet Witch, était rassurant face à ce groupe d’acteurs qui se connaissent et jouent ensemble depuis des années. Il confi e : « C’est toujours un peu intimidant d’arriver au milieu d’un ensemble d’acteurs qui se connaissent, et des comédiens de cette envergure qui plus est, j’étais donc ravi qu’Elizabeth Olsen soit ma partenaire sur ce film car nous venions juste de tourner GODZILLA ensemble. J’avais au moins une alliée sur le tournage, elle et moi étions dans le même bateau ! » Il poursuit : « Quicksilver est un super-héros intéressant à interpréter. Son pouvoir lui permet se déplacer à la vitesse du son, mais cela a également des répercussions sur son comportement général. Il s’emporte en effet très facilement, son pouvoir entraîne une grande frustration chez lui car il trouve le monde qui l’entoure trop lent. Ça a été un plaisir d’incarner ce personnage et surtout de le découvrir. » Pietro et Wanda Maximoff sont très proches l’un de l’autre, comme l’explique Aaron Taylor-Johnson : « Ils ne peuvent compter que l’un sur l’autre. Ils sont seuls contre le reste du monde et ne peuvent vivre l’un sans l’autre, ce qui est assez touchant. Ils se complètent parfaitement. Pietro est très protecteur envers sa sœur, et Wanda est très maternelle, sensible et attentionnée. Ils s’équilibrent, en quelque sorte. Quicksilver et Scarlet Witch sont presque indissociables. Elizabeth et moi nous entendons très bien, nous nous sommes donc glissés facilement dans ces rôles de frère et sœur. » 

Elizabeth Olsen explique : « Je trouve Wanda fascinante dans son rapport au monde : elle est capable de capter des messages venus d’univers parallèles, du passé ou de l’avenir ; elle sait faire jouer les peurs les plus primitives chez autrui, et elle peut manipuler les esprits. Cet aspect du personnage m’a énormément plu, il constitue un nœud de l’intrigue très intéressant parce qu’elle sème le trouble dans les esprits des Avengers, ce qui les force à partir, puis à se réunir tous ensemble pour reformer leur équipe. J’ai aussi aimé le fait que Joss ne se contente pas d’ajouter de nouveaux personnages juste pour le plaisir d’en avoir plus. Il y a une bonne raison à leur présence, ils sont directement liés à l’intrigue, et Quicksilver et Scarlet Witch partagent une très belle histoire familiale : chacun d’eux n’a que l’autre au monde. » Joss Whedon commente : « Les pouvoirs de Wanda et Pietro sont du jamais vu. Pietro est extrêmement rapide, presque autant que Bullet. Par contre, le pouvoir de Wanda n’a rien de spectaculaire visuellement, nous avons donc décidé qu’elle était aussi douée de la faculté de télékinésie. Elle peut faire bouger les objets à distance et constituer une sorte de bouclier énergétique, ou repousser ses assaillants. Elle est aussi capable de s’insinuer dans vos pensées et de faire ressortir vos pires peurs et vos plus grands doutes. C’est un pouvoir redoutable et je voulais autre chose que la seule capacité de frapper à distance. Il fallait que les gens sachent qu’elle est capable de tout. » Il a fallu à Elizabeth Olsen plusieurs semaines d’entraînement et d’exercices pour acquérir la mobilité et la fluidité des gestes de Wanda. Elle raconte : « Joss et moi avions étudié des dessins de Scarlet Witch : elle est représentée avec des cercles ou des globes rouges autour des mains, comme des boules d’énergie ou de feu. Joss Whedon tenait à ce que je travaille avec une danseuse parce qu’il voulait intégrer une nouvelle technique de combat dans le film. Il ne souhaitait plus que les personnages s’affrontent frontalement, en portant les coups, il avait envie de voir des combats plus indirects. Joss a collaboré avec Jenny White, ma coach en mouvements, pour développer la gestuelle du personnage. Jenny et moi avons ensuite créé des mouvements qui nous convenaient à Joss et à moi. Ce n’est que pendant la deuxième partie de ce tournage que je me suis sentie suffisamment à l’aise pour improviser. La gestuelle de Scarlet Witch est complètement inédite, on n’a jamais rien vu de pareil, et elle née relativement naturellement, ce qui est assez cool. » 

Vision est lui aussi un nouvel arrivant dans l’équipe des Avengers. Ce personnage est incarné par Paul Bettany, qui prêtait jusque-là sa voix au personnage de Jarvis dans les films IRON MAN. Robert Downey Jr. commente : « Là encore, on boucle la boucle. Paul est à mes côtés depuis le début et je suis ravi de le voir en chair et en os sur le plateau plutôt que de le retrouver seulement aux avant-premières ! C’est un acteur hors du commun et il campe un personnage extraordinaire. » Kevin Feige déclare : « Vision est un Avenger essentiel dans les comics et un personnage très particulier. C’est une forme de vie artificielle mais il est aussi pur et innocent que les autres personnages. Il a également un style visuel différent et Paul Bettany, qui a joué Jarvis pendant des années, a enfin l’occasion de sortir du studio son pour enfiler un costume et devenir un Avenger à part entière. Il a un look spectaculaire et des pouvoirs extraordinaires. Vision est une force nouvelle pour l’équipe. » Au sujet de son personnage, Paul Bettany déclare : « Joss a imaginé une sorte de créature omnipotente et cependant totalement naïve, venue au jour sous sa forme adulte. Il est très intelligent et en même temps il a cette attitude enfantine d’exploration de soi et du monde, d’émerveillement et d’amour pour ce qui l’entoure ; Vision aime les humains et pour lui, tout est une expérience, tout est nouveau. » 

Le lieutenant-colonel James Rhodes, ami de longue date de Tony Stark, vient à sa rescousse quand les choses dérapent. Don Cheadle commente : « Tony a créé ce monstre qui échappe à tout contrôle. Cela place Rhodey dans une situation délicate parce qu’il s’efforce toujours de concilier sa loyauté envers l’armée et son amitié pour Tony. Leurs intérêts devraient se rejoindre, mais ce n’est pas le cas. Ils n’ont pas la même approche de leur objectif. Donc, Rhodey essaie toujours de louvoyer. Comment rester dans les limites tracées par l’armée et faire en même temps partie des Avengers ? »

Pour l’agent Maria Hill, la situation a changé : elle travaille désormais pour Tony Stark. Cobie Smulders explique : « Mon personnage a des responsabilités nouvelles. Maria Hill se sent un peu plus libre sous le règne de Tony. En fait, elle n’a pas à obéir à beaucoup d’ordres ni de règles, parce que tout ça n’est pas le fort de Tony. Il n’aime pas être le patron. Il aime garder le contrôle, mais quand il s’agit du concret et de la paperasse, c’est à Maria de jouer ! Elle reste en contact étroit avec Nick Fury et on va voir dans cette histoire comment, en quelque sorte, il revient grâce à elle. » 

Parmi les seconds rôles d’AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON figurent Anthony Mackie dans le rôle de Sam Wilson/ Falcon, Claudia Kim dans le rôle du Dr Cho, Thomas Kretschmann dans celui de Strucker et Andy Serkis dans celui d’Ulysses Klaue. Le producteur exécutif déclare : « C’est formidable de voir un casting pareil dans un film de cette envergure. Tout le monde adore ces personnages et les acteurs qui les incarnent sont ravis de les interpréter. À chaque film, ils ont envie de revenir parce que le public les aime et que les personnages sont amusants à jouer. Et du point de vue des producteurs et de l’équipe technique, c’est formidable d’avoir des comédiens exceptionnels qui sont partants pour jouer dans nos films. » 

AVENGERS GLOBE-TROTTERS 

Pendant que la pré-production avançait à Londres, l’équipe a préparé trois semaines de tournage à Johannesburg, en Afrique du Sud. La ville et ses environs sont en effet le théâtre de l’une des séquences d’action les plus spectaculaires du film mettant en scène Iron Man et Hulk. Joss Whedon déclare : « J’aime beaucoup le style architectural très particulier de Johannesburg. C’est une ville qui possède un rythme, une ambiance et un ton à part, et puis il y a quelque chose de très « terrien » dans son esthétique. C’est un endroit très différent des autres décors du film. On sait immédiatement qu’il ne s’agit pas de l’Amérique du Nord. » Le réalisateur raconte la séquence : « Les Avengers se rendent sur les côtes africaines pour retrouver Ultron et Scarlet Witch, laquelle a réussi à pénétrer dans l’esprit de Banner et à lui faire vivre une expérience si horrible que Hulk entre dans une colère inédite. Il est complètement hors de contrôle et atterrit presque par accident au milieu de la ville où il est submergé par le bruit, les lumières et la foule. À ce moment précis, ce n’est plus un super-héros, mais un monstre terrifiant. Iron Man tente de le mettre hors d’état de nuire tout en l’attirant hors de la ville et des zones habitées en attendant que Bruce reprenne le contrôle. »

Comme son armure habituelle ne lui permet pas d’affronter Hulk, Tony Stark opte pour sa toute dernière création : la bien-nommée Hulkbuster. Kevin Feige déclare : « L’Hulkbuster est une pièce phare de l’univers Iron Man, nous l’avons évoquée pour chacun des films IRON MAN. Dans le troisième volet de la franchise, notre formidable équipe a conçu plusieurs dizaines d’armures, dont certaines en hommage à l’Hulkbuster, mais à un moment donné, Joss a décidé qu’un simple hommage n’était plus suffi sant et il a pris la décision de créer réellement cette super-armure dans AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON. » Le réalisateur déclare : « Le fait de mettre Tony Stark dans l’Hulkbuster est assez cruel si l’on songe à l’amitié qui le lie à Bruce Banner. Je pense que ce sera amusant pour les fans de les voir s’affronter. On découvre cependant dans le film qu’ils ont construit cette armure ensemble au cas où les choses tourneraient mal. Ils s’apprécient beaucoup mais se livrent un combat sans merci et c’est ce qui rend cette séquence aussi unique et originale. On comprend très vite que cela va changer leur vie et leurs relations. C’est un élément clé de la scène parce qu’il faut garder à l’esprit qu’ils en sortiront transformés et que c’est un combat chargé d’émotions pour eux. » 

Kevin Feige ajoute : « L’affrontement entre Iron Man et Hulk est l’une des séquences d’action les plus époustouflantes du film, c’est vraiment du grand spectacle. C’est une scène incroyable qui met en scène un combat spectaculaire et en même temps, il s’agit d’un homme qui tente d’arrêter son meilleur ami. Nous n’avons jamais perdu de vue cette dimension intime en réalisant des plans de Tony à l’intérieur de l’armure. Il n’arrête pas de répéter : « Bruce, il va falloir que tu m’aides sur ce coup. Reprends le dessus »… alors même qu’il lui assène des coups phénoménaux. Ce genre d’action n’est possible que dans une franchise où le public connaît la dynamique entre les personnages et les rapports humains qui les unissent. » Le tournage de cette séquence a nécessité une complète coordination entre le gouvernement sud-africain et les habitants de Johannesburg. 

Jeremy Latcham explique : « Lorsqu’on tourne un film de cette envergure dans un pays, il faut que le gouvernement soit accueillant, coopératif et qu’il vous accorde les accès dont vous avez besoin dans la ville. Nous avons fait des repérages dans toute l’Afrique pour cette séquence et Johannesburg était l’endroit idéal. L’esthétique était celle que nous recherchions et nous avons eu accès aux rues que nous voulions. C’est une ville très accueillante pour les équipes de cinéma. Nous avons pu survoler le centre-ville en hélicoptère, réaliser des cascades automobiles et créer d’énormes explosions. C’est vraiment agréable lorsque les gouvernements nous ouvrent les bras pour qu’on mette leur ville en valeur, et c’est ce que nous avons fait. Je suis persuadé que les habitants de Johannesburg seront ravis de voir leur ville aussi bien représentée sur grand écran. » 

Joss Whedon déclare : « L’équipe était très heureuse de tourner à Johannesburg. Les autorités et la ville ont été formidables et les habitants nous ont généreusement ouvert leurs portes. Nous leurs sommes très reconnaissants car il est impossible de recréer un endroit comme celui-là, il faut s’y rendre. Je dois également dire que les figurants locaux ont été fantastiques, ils ont fait preuve d’une énergie exceptionnelle, et ce prise après prise, malgré le fait qu’ils devaient sans cesse courir. » Après avoir quitté l’Afrique du Sud, l’équipe a entamé le tournage principal du film dans la Vallée d’Aoste, en Italie. Elle a beau être la plus petite région d’Italie, elle est réputée dans le monde entier pour ses voies d’escalade qui ont fait l’histoire de l’alpinisme. Le Val d’Aoste compte également de nombreux et spectaculaires châteaux et bâtisses médiévales. Mais c’est un édifice historique en particulier qui a décidé l’équipe à tourner le film dans la région. Le bâtiment, datant de l’an mille, a servi de décor à la forteresse de Strucker que l’on voit dans la scène d’ouverture du film. 

Jeremy Latcham commente : « Nous avons filmé la forteresse depuis les airs alors qu’elle est prise d’assaut par les Avengers à la recherche du sceptre de Loki. Il s’agit d’une séquence incroyable dans laquelle apparaissent Iron Man, Hulk, Black Widow, Captain America et Thor qui tentent d’arrêter Strucker et ses hommes. » Le producteur exécutif poursuit : « Nous nous sommes mis à la recherche du repaire de Strucker un an avant le début du tournage. Nous avons dit à notre régisseur d’extérieurs que nous voulions un bâtiment imposant situé dans une région rarement vue au cinéma. Nous souhaitions que le film débute dans un lieu enneigé avec un immense édifice, magnifique et menaçant à la fois. Nous avons fait des repérages aux quatre coins de la planète et avons envoyé une équipe faire le tour de l’Europe en voiture. Ils ont passé deux mois à visiter tous les sites historiques du continent. » Le film a également été tourné dans plusieurs autres lieux situés autour de la Vallée d’Aoste pour créer la Sokovie, le pays fictif dont sont originaires Quicksilver et Scarlet Witch. C’est là que les acteurs Jeremy Renner, Elizabeth Olsen et Aaron Taylor-Johnson se sont retrouvés pour tourner la scène de bataille finale.

Jeremy Renner se souvient : « Le premier jour du tournage en Italie, nous avons filmé un segment de la bataille finale, c’est comme ça que ça se passe parfois au cinéma ! L’équipe italienne avait construit d’incroyables décors et de faux rochers qui s’écroulaient tout autour de nous. Tous ces éléments m’ont beaucoup aidé à entrer dans le film – c’est toujours plus difficile lorsqu’on joue face à une balle de tennis devant un fond vert. » L’acteur poursuit : « Lorsqu’on tourne en décors réels, tout est plus authentique, et en ce qui me concerne, cela m’aide à me représenter la cible que je dois atteindre avec ma flèche. En Italie, la ville où nous avons tourné ressemblait beaucoup à l’Europe de l’Est, mais à l’horizon on pouvait voir les montagnes et les magnifiques paysages des Alpes. Ce qui est drôle, c’est que les plus beaux paysages de l’Italie ont été retirés en postproduction et remplacés par des arrière-plans de pays en guerre pour représenter la Sokovie. »

Les décors italiens ont également aidé Elizabeth Olsen à se glisser dans la peau de son personnage. Elle explique : « Le principal avantage d’une grosse production, c’est que les décors sont immenses et permettent de se sentir véritablement dans l’univers du film. L’équipe en charge des décors a transformé la ville dans laquelle nous avons tourné en champ de ruines. J’étais un peu mal à l’aise quand un habitant du quartier passait et découvrait, ébahi, les dégâts que nous avions créés... » Joss Whedon déclare : « Lorsque j’ai découvert les décors de la bataille finale, en Italie, je n’en croyais pas mes yeux : tout était parfait. Il y avait le pont dont nous avions besoin dans l’histoire, mais plus important encore, chaque détail, chaque ruelle était magnifique, ce qui nous a permis de filmer sous tous les angles. Nous voulions que les décors donnent un sentiment d’anarchie, comme si on se trouvait dans un pays en guerre, mais partout où je posais la caméra, il y avait quelque chose que je voulais filmer ! » Le réalisateur ajoute : « C’était très stimulant et je pense que cela a aussi beaucoup aidé les acteurs. Nos héros n’ont pas la vie facile, ils sont confrontés à bien des épreuves et je tenais à ce que leur mission soit très différente de celle du premier film. Ils évoluent dans des environnements distincts mais ils n’en sont pas moins partie intégrante de la population. Leur objectif n’est pas de se battre pour démontrer leur supériorité génétique mais de protéger les habitants de la Terre. »

Une fois le tournage en Italie achevé, la production a retrouvé Londres. L’un des premiers décors où l’équipe s’est installée a été celui de la nouvelle Tour Avengers, située dans le film à New York. Kevin Feige déclare : « Le pont du porte-avion d’AVENGERS était le plus grand décor que j’aie jamais vu. Mais celui de la Tour Avengers est encore plus vaste. Une grande partie du film s’y déroule, il y a plusieurs niveaux différents et des baies vitrées partout, de sorte qu’on peut voir tout New York. Il y a aussi désormais un hangar dédié au Quinjet. » 

Le chef décorateur Charles Wood commente : « Dans le scénario, Joss voulait un grand espace parce que de nombreuses scènes devaient être tournées dans la tour et qu’il s’agit du décor phare du film. Lorsqu’on passe plus de 25 jours sur le même plateau de tournage, celui-ci doit comprendre plusieurs environnements. Nous tenions cependant à ce qu’ils soient reliés les uns aux autres, tout en permettant les déplacements du rez-de-chaussée jusqu’au sommet de la tour et vice-versa. Il fallait aussi qu’il y ait différentes aires d’entraînement et une vue à couper le souffle sur Manhattan. C’est la raison pour laquelle nous avons opté pour une façade en verre, fluide, aux courbes simples, car d’un point de vue technique, nous avons essayé d’intégrer des éléments architecturaux tels qu’on peut en voir dans d’authentiques bâtiments modernes. » 

Pour aller avec son nouveau hangar, le Quinjet a lui aussi été relooké. Il a une apparence plus militaire dans ce film et les pilotes peuvent désormais mieux voir leur environnement en vol. La verrière de l’appareil est inspirée d’un cockpit d’hélicoptère avec une vitre frontale et au sol, ce qui permettra au public de prendre la mesure de la vitesse avec laquelle le Quinjet se déplace au-dessus de la ville. L’intérieur de l’aéronef a quant à lui été épuré, les élégantes finitions et le rembourrage de la cabine ont été retirés afin de lui conférer un style plus avant-gardiste. Les acteurs aussi ont apprécié de pouvoir jouer dans des décors réels d’une telle ampleur. Elizabeth Olsen déclare : « Le décor de la Tour Avengers était gigantesque, on se serait cru dans un vrai manoir. J’ai été époustouflée par les détails et la réflexion nécessaire à sa construction. C’est le décor le plus cool que j’aie jamais vu. Je suis toujours épatée par la capacité des équipes artistiques à transformer des lieux en véritables univers à part entière, et c’est ce qu’ils ont fait avec la Tour Avengers. » 

Chris Hemsworth ajoute : « C’est un décor incroyable, l’un des plus impressionnants qu’il m’ait été donné de voir. C’est la tour de Tony, elle se devait donc d’être immense, high-tech et un peu tape-à-l’œil. C’était également le premier décor sur lequel nous étions tous rassemblés, c’était un plaisir d’y tourner la scène des retrouvailles des Avengers. » Si tout le monde s’accorde à dire que la Tour Avengers est magnifique, le sol du décor a posé quelques difficultés aux acteurs, notamment pour le tournage des cascades. Robert Downey Jr. raconte : « Quand j’ai découvert le décor, je dois avouer que j’ai été impressionné. Mais personne n’avait pensé à ce qui se produirait lorsque les débris de faux verre des scènes d’action s’éparpilleraient sur le sol. Le lieu s’est transformé en une patinoire futuriste géante où il était presque impossible de se déplacer ! Le sol était magnifique mais il était tellement glissant que faire trois pas devenait à la fois excitant et dangereux. Ça a fait de nous de bien meilleurs danseurs ! » 

Joss Whedon déclare : « La Tour Avengers est l’un des plus beaux décors sur lequel j’ai eu le privilège de travailler. Charles Wood a fait un travail extraordinaire, ses décors sont à couper le souffle. Ils m’ont parfois rendu fou tant ils étaient vastes et difficiles à éclairer, mais le rendu à l’écran est époustouflant. Et puis cela m’a donné une grande liberté car je pouvais filmer en me concentrant entièrement sur le jeu des acteurs sans avoir à me demander s’il faudrait tricher avec les angles de prises de vues ou truquer l’image. » 

C’est également dans cet immense décor que les Avengers rencontrent Ultron, lorsque ce dernier s’invite à leur soirée de retrouvailles et déverse sa fureur sur les super-héros. C’est à cette occasion que les acteurs ont découvert James Spader dans le rôle du robot colérique. Chris Evans se souvient : « Lorsque James a débarqué sur le plateau, il portait une combinaison spéciale et une espèce de couronne géante surmontée d’un énorme spot à quelques dizaines de centimètres au-dessus de la tête pour qu’on sache où regarder. Il avait l’air ridicule, mais il possède un tel talent qu’il a réussi à nous captiver en dépit de son apparence. » James Spader explique : « L’un des points intéressants dans l’interprétation de ce personnage est que l’on a volontairement incorporé certaines de mes expressions faciales à la structure métallique du personnage – une créature qui évolue au fi l de l’histoire et tente de se définir autrement que comme un être humain ou une créature artificielle. Et pourtant, il adopte des gestes de plus en plus humains, son corps et ses articulations bougent de façon de plus en plus humaine. L’idée de base est née lors de notre première conversation avec Joss, quand je lui ai demandé quelle serait ma contribution au personnage d’Ultron. Il m’a dit que si je voulais, on pouvait ne pas se contenter de ma voix mais baser entièrement la création du personnage sur moi. Or, chaque fois que je fais quelque chose, je me donne à fond. J’ai répondu à Joss que j’étais partant pour la motion capture, même sans trop savoir à quoi m’attendre...» 

Chris Hemsworth déclare : « C’était la première fois de ma carrière que j’ignorais complètement à quoi allait ressembler un personnage et comment il allait être interprété. Mais dès que j’ai vu James dans le rôle, ça a pris tout son sens. Le dialogue tel qu’il était écrit dans le scénario était ardu en termes de cadence et de rythme, et son jeu est empreint de sarcasme et d’ironie mais aussi d’une grande intelligence – une combinaison très intéressante. Je me souviens que lorsqu’il est arrivé sur le tournage et qu’il a dit son long monologue devant nous tous, nous l’avons applaudi et avons oublié nos répliques tant nous étions captivés par son jeu. » 

Mark Ruffalo ajoute : « Normalement, avec ce genre de personnage, on utilise une balle de tennis fi chée sur un pied tandis que le premier assistant réalisateur lit les dialogues, ce qui permet aux autres acteurs de réagir. Mais c’était fantastique d’avoir James sur le tournage parce qu’il incarnait pleinement le personnage. On ne peut s’empêcher d’être admiratif devant son travail. Il est captivant et livre une interprétation tout en nuances. Avec un acteur de sa trempe, le niveau est tout de suite très élevé, je pense que les fans vont adorer son personnage. » L’équipe s’est ensuite installée à Séoul, la capitale de la Corée du Sud – une première pour une grosse production américaine. La Corée du Sud compte de plus en plus de fans de Marvel, comme l’explique le producteur exécutif Louis D’Esposito : « La Corée du Sud est devenue l’un de nos principaux marchés à l’étranger. Nous tenions vraiment à tourner dans des lieux et des pays rarement vus au cinéma, ce qui est le cas de Séoul que l’on découvre sous un jour nouveau dans AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON. » Kevin Feige déclare : « Séoul est une cité ultramoderne à la pointe de la technologie et les autorités étaient ravies que nous ayons choisi de mettre leur ville en avant. Elles ont été incroyablement accueillantes et nous ont ouvert les portes de la ville et de quartiers où aucun film n’avait encore été tourné. » Parmi ces lieux inédits figure le pont Mapo, qui enjambe le fleuve Han et relie les arrondissements de Mapogu et Yeongdeungpo-gu. C’est là qu’a été tournée la séquence dans laquelle Captain America poursuit un semi-remorque sur lequel il se hisse depuis sa moto. Pour filmer cette scène, la production a fait fermer le pont long de plus d’un kilomètre et demi – une première dans l’histoire de l’édifice. 

John Mahaffie, le réalisateur de la deuxième équipe, déclare : « Ce qui est extraordinaire à Séoul, c’est qu’il y a des centaines de ponts différents et qu’aucun ne ressemble à un autre. La municipalité s’est montrée très coopérative et nous a autorisés à tourner sur le pont Mapo, ce qui était très excitant. Il s’agit d’un pont à dix voies, c’est l’un des plus larges et des plus longs que compte Séoul, et on nous a gracieusement permis de fermer la circulation dans les deux sens pour tourner cette scène d’action. C’était assez incroyable. » La production a également eu recours à des drones ainsi qu’à des voitures télécommandées afin d’amener la caméra dans des lieux inaccessibles aux cadreurs ou aux hélicoptères. Pour cela, l’équipe a fait appel au savoir-faire des frères Menstru Pa, champion coréen de pilotage de drones, et Pak Min Keu, champion coréen de courses de voitures télécommandées. 

La productrice exécutive Patricia Whitcher commente : « Les images tournées par les drones sont fantastiques. Ils commencent seulement à être utilisés au cinéma parce qu’ils sont interdits dans beaucoup de pays pour des raisons de sécurité. L’avantage d’un drone, c’est qu’il peut s’approcher beaucoup plus près de l’action qu’un hélicoptère et qu’il est plus discret et plus sûr. Menstru Pa est un excellent pilote, il a réussi chacune des prises de vues que nous lui avons demandées. » Elle poursuit : « Nous avons également fait appel à son frère, le pilote de voitures télécommandées Pak Min Keu, pour qu’il dirige la petite voiture sur laquelle nous avions installé une caméra qui se faufile dans la circulation et sous les voitures et les camions. Cela nous a permis de filmer des séquences de course-poursuite sous un angle inédit. Pak Min Keu a des nerfs d’acier, la caméra qui se trouvait sur la voiture télécommandée était hors de prix mais il a réussi à la manœuvrer au plus près de l’action sans jamais rien manquer de la scène ni commettre d’erreur. » À Séoul, le film a également été tourné à Digital Media City, dans le quartier de Gangnam, à l’université K1 et sur les toits du quartier de Namsan. Pour réaliser ces séquences, la production du film s’est entourée d’une importante équipe de tournage composée de Coréens et d’Américains.

John Mahaffie commente : « Travailler avec une équipe locale nécessite beaucoup de préparation parce qu’il faut expliquer à tout le monde exactement ce que l’on veut et comment nous allons nous y prendre pour l’obtenir. C’était la première fois qu’un film d’une telle ampleur était tourné en Corée du Sud, et la réalisation de certaines des scènes et des cascades les plus complexes nécessitait que tout le monde ait les mêmes informations, qu’il s’agisse des membres de l’équipe locale, de la police ou de la municipalité. Mais nous avons bénéficié d’un soutien sans faille et tout s’est très bien passé. » Le vif intérêt suscité par Marvel était à son comble lorsque Chris Evans est arrivé en Corée du Sud. 

Jeremy Latcham déclare : « Chris Evans est une immense star dans le pays depuis qu’il a joué dans SNOWPIERCER, LE TRANSPERCENEIGE sous la direction de Joon-ho Bong. Les Coréens sont aussi de grands fans de nos films, et lorsque Chris est sorti de l’aéroport, des milliers de personnes l’attendaient. Même chose pendant le tournage, des milliers de badauds s’attroupaient dans les rues pour voir ce qui se passait et ils étaient très excités. » 

Chris Evans raconte : « Les fans sud-coréens sont très enthousiastes. Je ne connais pas suffisamment la culture locale pour comprendre leur histoire ou leur lien avec les comics, mais les films Marvel y sont très populaires. C’est aussi très agréable de tourner dans ce pays parce que les gens sont très accueillants et nous ont ouvert les portes de leur ville durant plusieurs semaines. La municipalité s’est montrée très bienveillante et nous a beaucoup soutenus. » 

Le tournage en Corée a été particulièrement émouvant pour l’actrice coréenne Claudia Kim qui a grandi à Séoul et incarne le Dr Helen Cho dans le film. Elle explique : « Je me souviens avoir dit à Joss Whedon que même si je n’obtenais pas le rôle, j’étais très excitée et très fière en tant que Coréenne que le film soit tourné dans mon pays. J’ai grandi à Séoul, mais je n’ai pas le souvenir qu’un film d’une telle ampleur n’ait jamais été tourné en Corée. C’est très significatif à l’échelle du pays. La Corée est connue pour son importante croissance, mais je pense que le pays est encore en développement et je suis très heureuse qu’il soit mis en avant dans AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON. » Le tournage de la bataille finale représente toujours un défi de taille sur un film Marvel. Dans AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON, elle a été filmée à plusieurs endroits, notamment en Italie et près de Londres. Mais trouver un site pas trop éloigné de la capitale anglaise qui puisse servir de doublure aux paysages ravagés par la guerre de Sokovie ne fut pas une mince affaire pour la production. Elle avait en effet besoin d’un immense espace en plein air capable d’accueillir toute l’équipe du film pendant trois semaines, tout en gardant les paparazzis à bonne distance. C’est alors que la production a découvert un complexe appartenant au gouvernement qui possédait tout ce dont elle avait besoin. 

Louis D’Esposito déclare : « Je crois pouvoir dire qu’il s’agit de l’un des meilleurs lieux de tournage jamais dénichés par une grosse production. Il comprenait cinq grandes tours dans une immense enceinte. C’était un endroit gigantesque que nous avons transformé avec l’aide de l’équipe en charge des décors pour recréer la ville de Sokovie que nous avons filmée en Italie. Les voitures, la signalisation et la décoration ont permis de recréer l’ambiance authentique de l’Europe de l’Est. Notre chef décorateur, Charles Wood, a également construit une église que le drone a survolée pour obtenir des images sous tous les angles. » 

Jeremy Latcham ajoute : « L’endroit était immense et on nous a accordé un accès illimité. Les storyboarders et les spécialistes des effets visuels se sont rendus sur place et ont construit le décor sur ordinateur de sorte qu’on savait exactement où se trouveraient les caméras et où les explosions allaient se produire. Au cours des 17 jours de tournage, il nous a donc suffi de rassembler les pièces du puzzle. Il s’agit d’une séquence bourrée d’action et de cascades, c’est très impressionnant. C’était le cadre idéal pour raconter les nouvelles aventures des Avengers. » 

Le chef décorateur Charles Wood déclare : « Le complexe répondait parfaitement à nos besoins, son style postcommuniste correspondait bien à l’esthétique des décors que nous avions trouvés en Italie. » Le décor correspondait en outre parfaitement à l’idée que Joss Whedon s’en était faite en écrivant le scénario. Il commente : « Nous avons réussi à instaurer un véritable esprit de communauté sur ce film, l’équipe de production était formidable. Quant à l’église construite par Charles Wood, elle était vraiment magnifique. Pouvoir filmer les Avengers dans un tel décor a été un moment très fort. Tout le monde a été génial, les cascadeurs et les acteurs ont fait un travail fantastique. Le style de la séquence est assez différent de ce qu’on a l’habitude de voir, mais lorsqu’on voit tout le groupe se battre ensemble, c’est très intense. » 

Kevin Feige déclare : « La séquence finale de ce film est la plus spectaculaire et la plus ambitieuse jamais réalisée par les studios Marvel. En comparaison, celle du premier film fait pâle figure... Nous espérons qu’elle plaira aux spectateurs même si nous ne voulons pas donner l’impression que notre but était de faire dans la surenchère. Au bout d’un moment, on ne peut plus aller plus loin sur le plan technologique et c’était le cas ici, c’est pourquoi nous avons choisi de nous concentrer sur les relations et les trajectoires des personnages, ce qui occupe une grande partie du film. La fi n du film en revanche va en mettre plein les yeux au public car rien de tel n’a encore jamais été fait au cinéma. C’est incroyablement excitant ! » 

HULK ET ULTRON 

De retour à Londres, en parallèle du tournage, l’équipe s’est attachée à donner vie à Hulk et Ultron. Jeremy Latcham déclare : « Andy Serkis possède à Londres une société baptisée Imaginarium. Il s’agit d’un important studio de motion capture. Le but des équipes sur place est de développer l’art de la capture de mouvements au cinéma, et leur travail est vraiment à la pointe du progrès. Mark Ruffalo et James Spader ont donc travaillé avec eux afin de créer des personnages réalistes comme jamais. »

Joss Whedon ajoute : « Andy Serkis est un expert en performance capture, tant dans l’interprétation que sous l’aspect technique. Les progrès sont énormes, et l’interprétation tient désormais une place centrale dans ce domaine qu’Andy a pratiquement vu naître. Sa présence a donc été inestimable, non seulement sur le plan technique, mais également pour les acteurs parce qu’il nous a aidés à comprendre comment faire le lien entre la performance de l’acteur et le personnage de synthèse. » 

Cette nouvelle technologie a complètement changé la donne pour Mark Ruffalo, qui explique : « La difficulté au moment d’AVENGERS, c’était qu’on ne pouvait pas réaliser la capture des mouvements et des expressions faciales en même temps parce que la technologie ne le permettait pas encore. Pendant la capture des expressions faciales, on ne pouvait pas bouger le reste du corps, ce qui était très difficile pour moi. C’est beaucoup plus facile de pouvoir utiliser son corps lorsqu’on incarne un personnage aussi physique que Hulk. J’ai donc trouvé le processus très frustrant la première fois. Bien que nous ayons utilisé une technologie dernier cri sur AVENGERS, tout a été fait à toute vitesse, je me suis même retrouvé à tourner la scène dans laquelle Hulk affronte Loki dans le coin d’un atelier de peinture alors que je me rendais d’un plateau de tournage à l’autre pour filmer une autre scène. » 

L’acteur poursuit : « Mais entre le premier film et celuici, la technologie a beaucoup évolué il est désormais possible de réaliser ce qu’on appelle une « performance capture », soit la capture simultanée des mouvements et des expressions faciales. Le fait de pouvoir allier les mouvements du corps et du visage permet aux acteurs d’incarner pleinement leur personnage. Cela m’a permis de livrer une interprétation tout en nuances de la même qualité que n’importe quelle autre scène du film. Je trouve que c’est un défi très intéressant pour les acteurs et les artistes de performance capture. Nous ne sommes désormais plus limités par le physique. » 

Pour Andy Serkis, tout cela fait partie du quotidien. Il déclare : « Chez Imaginarium, nous créons des personnages de synthèse en utilisant la performance capture, nous conseillons également les acteurs, les réalisateurs et les producteurs sur la création de personnages numériques. Mark Ruffalo était très enthousiaste à l’idée de collaborer avec nous et de développer la performance capture dans le film. Hulk est un personnage explosif qui a présenté un défi de taille. Il n’est pas du genre rigolo et c’est un personnage assez physique à incarner. » Pour l’équipe du superviseur des effets visuels Christopher Townsend, la performance capture s’est révélée un fabuleux atout. Il explique : « Notre objectif sur ce film était d’essayer de rendre Hulk encore plus réaliste, je tenais vraiment à créer un personnage crédible auquel les spectateurs puissent s’identifi er. Grâce à l’interprétation de Mark et à la direction d’acteur de Joss, il y a beaucoup plus de moments dans le film où l’on perçoit les émotions de Hulk, et je trouve ça formidable. Mais pour que cela fonctionne, il faut que le personnage soit crédible aux yeux du public. » 

Pour incarner Ultron, James Spader s’est essayé à la capture de mouvements – une expérience quelque peu intimidante qui n’a cependant pas arrêté l’acteur. Il raconte : « La première fois que je me suis rendu au studio de motion capture, ils m’ont fait enfiler une combinaison et on m’a demandé de réaliser des déplacements et des mouvements très précis que l’équipe a enregistrés grâce à des marqueurs placés sur mon corps et des caméras tout autour de moi. Ils ont ensuite transféré ces données sur un ordinateur, et dix minutes plus tard, la première version d’Ultron est apparue sous mes yeux, sur l’écran qui se trouvait devant moi. Chacun des mouvements que je réalisais était reproduit par le personnage en temps réel. Le lendemain, pour le premier test grandeur nature, j’ai eu un peu plus de mal, j’avais l’impression de ne pas savoir ce que je faisais, mais c’était grisant. Au final, j’ai pris beaucoup de plaisir à tourner ce film. » L’acteur ajoute : « À mon retour en studio, un mois plus tard, je savais exactement ce qui m’attendait. J’ai pu mettre de côté l’aspect technique de la capture de mouvements pour me concentrer sur ce que je voulais exprimer chez le personnage afin de servir au mieux la vision de Joss Whedon. » 

SUPER-HÉROS SUPER LOOKÉS 

C’est la chef costumière oscarisée Alexandra Byrne qui a une fois de plus créé les costumes des Avengers, mais AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON recelait de nouveaux défi s. La costumière chevronnée déclare : « Je dirais que la plus grande difficulté a été le nombre de super-héros. Définir le style de chaque personnage, faire en sorte que les costumes aillent parfaitement aux acteurs, connaître le nombre d’exemplaires nécessaires pour chaque tenue, savoir qui double qui ou combien de cascades doivent être réalisées avec tel ou tel costume a rendu les choses très compliquées. » 

La chef costumière ajoute : « Comme le film a été tourné aux quatre coins du monde, ça a aussi été un casse-tête sur le plan logistique. Heureusement, j’ai une équipe formidable à qui j’ai pu déléguer beaucoup de tâches. Cela dit, ça reste une gageure de tourner autant à l’étranger. » Alexandra Byrne admet cependant qu’il y a certains avantages à travailler sur une suite. « Ce qu’il y a de bien lorsqu’on revient sur un projet, c’est qu’on a appris de ses erreurs et qu’on peut aller de l’avant. Le costume de Thor, par exemple, est particulièrement complexe – on est loin du jean-tee-shirt ! Il y a beaucoup d’éléments qui s’articulent, beaucoup de parties métalliques et l’acteur doit pouvoir être libre dans ses mouvements. Comme le métal n’est pas un matériau souple, ce n’est pas simple. C’est la troisième fois que je crée le costume de Thor et je suis particulièrement contente du résultat sur ce film, je trouve qu’il va très bien à Chris. » 

AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON met pour la première fois en scène Thor en tenue de ville. La chef costumière revient sur la création de cette tenue à part pour le super-héros : « Chris Hemsworth connaît le personnage par cœur – d’une certaine manière, Thor, c’est lui. Nous avons donc longuement discuté, nous avons envisagé plusieurs pièces et il en a essayé certaines. Nous voulions que sa tenue fasse allusion à Thor tout en restant classique. L’idée était de créer un contraste. Thor est un personnage tellement hors du commun qu’il peut très vite avoir l’air déguisé, l’important était donc de trouver une tenue qui mette Chris en valeur. Il avait envie de porter un jean et une veste, nous avons donc cherché le jean qui lui allait le mieux et avons superposé la veste sur un tee-shirt pour créer un contraste. » 

Robert Downey Jr. voulait quant à lui une tenue très élégante et sophistiquée pour Tony Stark. La costumière raconte : « Au lieu de lui coudre nous-mêmes un costume, nous l’avons fait faire sur mesure à Savile Row. Ça a nécessité cinq essayages et beaucoup de travail, mais nous avions l’avantage d’être à Londres. » 

Parmi les changements de costume les plus intéressants du film figure le nouveau pantalon extensible de Hulk. Le producteur exécutif Jeremy Latcham déclare : « Banner a très peur de se transformer en Hulk parce qu’il sait qu’alors tout peut arriver. Mais il est également conscient que son alter ego est un héros, alors il l’accepte d’une certaine manière. Le problème, c’est que lorsqu’il reprend sa forme humaine, il se retrouve toujours plus ou moins nu, ce qui peut se révéler embrassant. Dans le film, Banner porte donc en permanence un pantalon extensible sous sa tenue classique. Le pantalon, en microfibres high-tech, s’adapte aux changements de sa morphologie. Il a désormais un véritable uniforme qu’il porte aussi bien lorsqu’il apparaît sous les traits de Bruce que sous ceux de Hulk, ce qui réduit un peu les désagréments liés à sa transformation. » Le costume de Hawkeye a aussi été modifié, il porte en outre une nouvelle veste spécialement créée pour le film.

Jeremy Latcham commente : « Dans la scène d’ouverture du film, les Avengers sont en train de se battre dans une forêt enneigée. Hawkeye porte le même uniforme que dans le précédent film, à ceci près que nous avons retravaillé son armure et qu’il a désormais des manches, ce qui lui donne une silhouette très différente. La chef costumière Alexandra Byrne et le concept artist Ryan Meinerding ont également collaboré pour lui créer une fantastique veste avec de très belles lignes. » 

À l’inverse des autres personnages, Alexandra Byrne a créé les costumes de Wanda (Elizabeth Olsen) et Pietro Maximoff (Aaron Taylor-Johnson) de toutes pièces. Elle déclare : « Au début du film, Pietro et Wanda sont en Sokovie, en Europe de l’Est, il fallait que leurs costumes reflètent leur statut d’orphelins. Et puis petit à petit, ils prennent davantage l’apparence de super-héros. Le style de leurs costumes de super-héros transparaît déjà dans leurs tenues de ville mais il évolue avec eux durant le film. »

La chef costumière précise : « Pour Wanda, je me suis inspirée de la mode d’Europe de l’Est, à laquelle j’ai insuffl é un esprit bohème. Sa tenue est un intéressant mélange entre vêtements de ville et costume de super-héros, et nous informe sur l’évolution de son personnage. » Pour Pietro, alias Quicksilver, ce sont la vitesse et l’aérodynamisme qui ont guidé le travail d’Alexandra Byrne. Elle commente : « Aaron a un physique incroyable, sa manière de se déplacer est très athlétique et élégante. Il est extrêmement gracieux, ce qui m’a permis de créer un costume près du corps qui souligne son physique. » 

Pour résumer, Joss Whedon déclare : « Dans un film de super-héros, les costumes revêtent une importance capitale. Notre but n’était pas d’opérer des changements drastiques car l’esthétique du premier film nous convenait, mais la tradition Marvel veut que tous les costumes évoluent d’un film à l’autre. Et de manière générale, nous aimons intégrer de nouveaux éléments tout en respectant l’univers des personnages. » 

ARMES ET ACCESSOIRES 

Lorsque le chef accessoiriste Barry Gibbs a rencontré le réalisateur Joss Whedon, ce dernier a exprimé le désir d’apporter quelques modifications aux accessoires et armes des Avengers. Barry Gibbs se souvient : « Joss voulait qu’on ait l’impression que Tony Stark ou Stark Industries avaient intégré de nouvelles technologies aux armes des héros. Bien que les anciennes fonctionnent parfaitement, il tenait à les améliorer, comme on peut le voir avec le bouclier de Cap, l’arc de Hawkeye et l’arsenal de Black Widow. » Le bouclier de Captain America présente en effet une nouvelle fonction : il peut désormais être rappelé par son propriétaire, comme les armures d’Iron Man. Le chef accessoiriste explique : « Au lieu d’avoir deux poignées sur la face interne, le bouclier possède un aimant qui se fixe au poignet de Cap. Dans plusieurs scènes, on peut voir le personnage lever le bras et rappeler son bouclier exactement comme le fait Tony avec son armure. » 

L’équipement de Hawkeye a lui aussi subi quelques changements. Barry Gibbs commente : « Nous avons modifié son arc parce que comme il était noir, il se fondait dans le décor, nous avons donc opté pour un bordeaux foncé qui s’intègre parfaitement au costume du personnage. Un de nos fournisseurs nous a proposé ses modèles les plus récents et nous a autorisés à les modifier dans le même style que dans le précédent film. Hawkeye se déplace donc toujours avec un petit arc qui se déploie lorsqu’il en a besoin. Nous l’avons légèrement épuré et avons ajouté quelques fonctionnalités. Il comprend désormais des dispositifs de visée infrarouge et sonique, mais il a conservé le cadran qui permet au personnage de choisir quelle flèche utiliser. » 

Jeremy Latcham ajoute : « Nous avons également modifié le carquois, qui est désormais automatisé et permet un chargement plus rapide. Il contient désormais neuf flèches. Cela permet au personnage d’attraper ses flèches très vite car il y en a toujours une prête à charger grâce à la technologie développée par Tony Stark. Dans chaque film, nous lui donnons plus de flèches tout en essayant de rester crédibles. » Les pointes des flèches que l’on voit dans AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON sont toutes inédites. 

Barry Gibbs commente : « Il y a des flèches classiques, des flèches balistiques, des flèches explosives, des flèches à l’acide, une flèche qui envoie un fi let et une qui permet d’agir sur l’esprit de son adversaire. » Le chef accessoiriste et son équipe sont toujours à l’écoute des besoins des acteurs en termes de poids ou d’équilibre. Barry Gibbs déclare : « Nous avons par exemple modifié l’arc de Hawkeye sur les conseils de Jeremy. Il y avait une séquence dans laquelle il devait se battre mais le cadre en aluminium le gênait. Nous avons donc remplacé une section de l’arc par du caoutchouc pour qu’il ne se brise pas le poignet en le manipulant. » 

Chris Evans préfère quant à lui utiliser la version légère du bouclier de Captain America afin qu’il n’interfère pas avec son jeu. Le chef accessoiriste commente : « Nous devons trouver l’équilibre entre la version en caoutchouc, qui est plus lourde et qu’il n’aime pas, et celle en carton mousse, qu’il préfère mais qui est assez fragile. Nous avons toujours plusieurs options. » Au total, il existe cinq versions du bouclier de Captain America, du plus solide au plus fragile ; il y en a même un en caoutchouc pour les cascades. Black Widow possède quant à elle deux nouvelles matraques inspirées des bâtons d’Escrima. Barry Gibbs explique : « Son style de combat est désormais davantage inspiré des arts martiaux et comme ses dards, ses matraques sont chargées d’électricité. Lorsqu’elle les utilise, elle ne fait pas que frapper, elle assène aussi une importante décharge. Il s’agit une fois encore d’une création de Tony Stark dont l’idée était de démultiplier les pouvoirs de Natasha. » Certains acteurs sont très impliqués dans la création de leurs accessoires. C’est le cas de Robert Downey Jr. 

Le chef accessoiriste déclare : « Robert a toujours plein d’idées et de suggestions formidables. Il aime s’amuser avec les accessoires, nous essayons donc de faire de notre mieux pour le satisfaire. » 

PRÊTS À LIVRER BATAILLE 

Une fois la bataille finale dans la boîte, la production a passé quelques jours à Londres où le tournage principal s’est achevé le 5 août 2014. Les acteurs et cinéastes reviennent sur leur expérience et sur ce qui attend les spectateurs dans AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON. Robert Downey Jr. confi e : « Quand les gens entreront dans les salles pour voir AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON, j’espère qu’ils en resteront bouche bée, qu’ils seront comblés au-delà de toutes leurs attentes et qu’ils seront aussi enthousiastes qu’en voyant IRON MAN 3, ou les derniers CAPTAIN AMERICA et THOR ! Ce film est génial, drôle, il donne à réfléchir, il aborde des thèmes passionnants, et en plus il y a de nouveaux personnages... Et il place la barre plus haut que jamais. J’approuve sans réserve de bout en bout ! »

Chris Hemsworth souligne : « AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON va en mettre plein la vue aux spectateurs. Le film a été tourné aux quatre coins du monde, dans des lieux très différents du précédent, esthétiquement il sera donc encore plus riche parce qu’il mêle plein de décors, de styles et d’images différents. Tout a été augmenté, intensifié, même l’histoire est plus complexe. Après avoir vu chacun de ces personnages évoluer dans leurs univers respectifs, les voir se réunir pour la deuxième fois est très excitant. » 

Kevin Feige déclare : « Les films AVENGERS sont les piliers de notre univers cinématographique. AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON a une portée internationale, il a été tourné au château de Douvres, en Angleterre, dans le centre-ville de Johannesburg en Afrique du Sud, mais également dans le nord de l’Italie et dans les rues de Séoul en Corée du Sud. Si l’on ajoute à cela ses extraordinaires décors en studio, on obtient de loin le plus gros film Marvel jamais produit. Notre but était de réaliser le meilleur film possible, il appartient au public d’en juger mais nous ne pourrions pas être plus enthousiastes ! » 

Pour résumer ce à quoi le public peut s’attendre, Joss Whedon déclare : « Ce qui était intéressant en rassemblant ces personnages insolites et hétérogènes dans AVENGERS, c’était que nous étions conscients que rien n’est éternel et qu’il y a une part d’ombre en chacun de nous. C’est la raison pour laquelle le deuxième opus est un peu plus sombre que le premier, un peu plus effrayant, et plus déjanté aussi. Mais au final, on y retrouve les mêmes valeurs, les mêmes personnages extraordinaires et toujours autant d’humour. Et il se pourrait qu’il y ait aussi de la bagarre ! »

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