samedi 20 décembre 2014

Back to the future


Biopic/Drame/Intéressant, prenant et touchant

Réalisé par Morten Tyldum
Avec Benedict Cumberbatch, KeirKnightley, Matthew Goode, Mark Strong, Rory Kinnear, Charles Dance, Allen Leech, Matthew Beard, Alex Lawther...

Long-métrage Américain/Britannique
Titre original : The Imitation Game 
Durée : 1h55m
Année de production : 2014
Distributeur : StudioCanal

Date de sortie sur les écrans américains : 25 décembre 2014
Date de sortie sur les écrans britanniques : 14 novembre 2014
Date de sortie sur nos écrans : 28 janvier 2015


Résumé : 1940 : Alan Turing, mathématicien, cryptologue, est chargé par le gouvernement Britannique de percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, réputée inviolable.

Bande annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : Avec IMITATION GAME, Morten Tyldum, le réalisateur, nous permet de découvrir Alan Turing. Fort heureusement, il ne se contente pas d'un biopic classique qui relate les faits les uns après les autres autour du protagoniste principal.
Dans ce film, il explore une période passionnante de la vie d'Alan Turing, en lui fournissant une substance de thriller et en abordant une constellation de thématiques qui illustrent parfaitement les mentalités de l'époque décrite.
C'est un mélange de genres, ce qui est toujours risqué vis-à-vis des spectateurs qui peuvent se sentir perdus. Cependant, il le fait suffisamment bien pour qu'on ait l'impression de vivre une aventure, d'apprendre à connaître un personnage passionnant et de voir un point de vue historique de la seconde guerre mondiale différent.
J'ai été impressionnée par la force des thèmes qu'il met en scène en quelques phrases ou images. Que ce soit le traitement réservé à l'homosexualité en Grande Bretagne à cette période, la position de la femme dans la société, la tyrannie des adolescents brutaux..., Morten Tyldum marque les esprits en mettant en avant l'absurdité des faits montrés face au génie et/ou au contexte mondial dramatique.
Bien sûr, le film ne pourrait pas aussi bien convoyer ses messages sans l'excellente interprétation de Benedict Cumberbatch dans le rôle d'Alan Turing. Il excelle à rendre son personnage arrogant mais attachant, fragile mais d'une force de caractère qui force l'admiration. Il rend aussi bien la souffrance que la complexité de son personnage (notamment dans sa relation avec son invention), sans oublier son intelligence crédibles.






Keira Knightley, dans le rôle de Joan Clarke propose son jeu habituel.




Les seconds rôles sont tout à fait convaincants et permettent de se rendre encore mieux compte du décalage de la personnalité et du génie d'Alan Turing.


IMITATION GAME n'est pas un blockbuster. Il met en exergue les arguments intellectuels et l'esprit des dialogues. Il s'agit d'un témoignage touchant sur une destinée étonnante et singulière, jalonnée de souffrances et de secrets. On en sort ému avec le sentiment d'avoir pris une leçon d'Histoire.

Je remercie @3Moopydelfy et @allocine grâce à qui j'ai pu découvrir ce film en avant-première.


NOTES DE PRODUCTION
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

UNE HISTOIRE VRAIE 

 L’histoire du scénario a commencé fin 2009, lorsque les producteurs de la société Bristol Automotive, Nora Grossman et Ido Ostrowsky, sont tombés sur un article reprenant le discours du Premier ministre britannique Gordon Brown dans lequel il adressait ses excuses au nom du Gouvernement pour la manière dont Alan Turing avait été traité après la Seconde Guerre mondiale. 
Les producteurs, qui ne connaissaient pas l’histoire d’Alan Turing, ont fait des recherches et découvert un personnage hors du commun, inconnu de la plupart des gens, en particulier aux États-Unis. Ils ont immédiatement acquis les droits de la biographie du mathématicien écrite par Andrew Hodges et ont évoqué le projet lors d’une soirée où se trouvait également Graham Moore. 
Le jeune romancier a alors confié son admiration pour Alan Turing et s’est vu confier l’écriture du scénario. Il s’est inspiré du titre d’un article écrit par Alan Turing après la guerre, qui exposait en détail la méthode qu’il avait inventée pour tester l’intelligence artificielle et différencier la machine de l’être humain. Le test était considéré par Turing comme un jeu, un jeu d’imitation, fondé sur la faculté à imiter la conversation humaine.
Graham Moore déclare : « Il s’agit d’une histoire qui, si elle avait été inventée, n’aurait pas été crédible car elle raconte la vie d’un génie, d’un héros de guerre, d’un homme qui a vécu d’innombrables drames, qui a inventé l’ordinateur, qui a été poursuivi par le gouvernement britannique en raison de son homosexualité et qui a fini par se suicider. Chacun de ces éléments pourrait faire l’objet d’un film à part entière, c’est pourquoi il est aussi bouleversant de savoir que cela s’est réellement produit. » 
 Même si les circonstances qui entourent la vie d’Alan Turing sont extraordinaires, chacun des membres de l’équipe s’est identifié à son histoire et confie une réelle admiration pour cet homme hors du commun. 
 Teddy Schwarzman, le producteur, partage l’enthousiasme du scénariste : « C’est une histoire que le monde se devait d’entendre. Les Polonais et les Britanniques travaillaient sur le décryptage du code depuis plusieurs années mais n’avaient pas réellement fait de progrès, c’est pourquoi il est aussi fascinant de voir un jeune professeur débarquer à Bletchley Park sans véritable formation et résoudre ce problème apparemment insoluble. Je tenais à ce que le public sache ce qu’Alan Turing avait accompli avant, pendant et après son passage à Bletchley Park. Il a été choisi parce qu’il était unique et a sauvé d’innombrables vies. » 
 Le producteur a également été touché par les thèmes évoqués dans le scénario. Il explique : « J’ai un faible pour la figure de l’outsider, de l’intellectuel, celui qui fait ce que d’autres jugent superflu ou inutile, et qui pourtant, par la seule force de sa volonté, arrive à changer le monde. 
IMITATION GAME raconte l’histoire d’un homme qui a inventé quelque chose à partir de rien et a profondément influencé les générations suivantes. » Graham Moore a quant à lui été frappé par le travail d’Alan Turing, ainsi que par l’incroyable diversité de ses admirateurs. 
Il se souvient : « Lorsque j’étais adolescent, j’étais passionné d’informatique. Je passais mes étés dans des colonies spécialisées sur le sujet. Ce qui me plaisait le plus, c’était la programmation, et dans ce milieu, Alan Turing est un dieu. En tant qu’inventeur anonyme de l’ordinateur et grand oublié de l’Histoire, il fascinait, et tout le monde parlait de lui, que ce soient les Steve Job, les Bill Gates ou l’ado lambda que j’étais. » 
 Ido Ostrowsky déclare : « Nous étions conscients d’avoir entre les mains un scénario singulier à mi-chemin entre un biopic, une étude de personnage et un thriller, il fallait donc que nous trouvions un réalisateur capable de mêler ces trois genres, sans livrer un biopic classique. » 
Pour le réalisateur Morten Tyldum, le film se devait d’être fidèle aux racines iconoclastes d’Alan Turing. Il déclare : « Il s’agit d’une histoire très importante qui célèbre la différence et nous rappelle combien il est important d’avoir des gens qui pensent différemment et ne suivent pas les normes au sein d’une société. Malgré l’injustice dont il a été victime, Alan Turing n’a jamais compromis ses idéaux. Mon regard extérieur de réalisateur non-britannique a été une bonne chose car il m’a permis de mettre l’accent sur tout ce que l’histoire a d’universel. Il s’agit sans nul doute d’une période à part dans l’histoire britannique, mais les idées d’Alan dépassent de loin son époque et le contexte de la guerre. C’est pourquoi IMITATION GAME est bien plus qu’un simple film historique à mes yeux, c’est une histoire intemporelle à la portée universelle. » 
L’équipe s’est ensuite mise en quête de l’acteur sur lequel repose tout le film. Le réalisateur déclare : « Avant même d’avoir été choisi pour réaliser le film, je me souviens m’être dit que Benedict Cumberbatch serait formidable dans le rôle d’Alan Turing parce qu’il possède ce parfait mélange de sensibilité et de force intérieure. Rares sont ceux qui peuvent interpréter le rôle d’un génie et être crédibles. Il exprime une telle intensité qu’on a l’impression qu’il ne fait plus qu’un avec Alan Turing, et on n’a aucun mal à croire qu’il est à l’origine de ces idées incroyables. » 
Graham Moore se souvient de son enthousiasme à l’annonce du nom de Benedict Cumberbatch : « Lorsqu’on m’a dit qu’il allait interpréter Alan, c’était comme si j’avais gagné le gros lot ! Il apparaît pratiquement dans tous les plans du film. Il existe très peu d’acteurs au monde capables d’interpréter un rôle aussi complexe que celui-ci, car Turing est non seulement un génie, mais c’est aussi un homosexuel refoulé, et par-dessus le marché, la victoire des Alliés repose en grande partie sur ses épaules. Benedict Cumberbatch ne fait pas qu’exprimer l’intelligence d’Alan Turing, il l’incarne. Son dévouement envers ce personnage rivalise avec le dévouement dont a fait preuve Alan Turing. » 
 L’étape suivante a consisté à trouver l’actrice qui incarnerait Joan Clarke, la collègue et amie d’Alan Turing, elle-même brillante mathématicienne. En avance sur son temps, Joan est un personnage complexe. Morten Tyldum déclare : « Keira Knightley confère beaucoup de force, mais aussi une grande vulnérabilité, au personnage. Joan possède beaucoup de qualités qui font défaut à Alan, c’est pour cette raison qu’elle prend une telle place dans sa vie. » 

LES CERVEAUX AU TRAVAIL 

ALAN TURING par BENEDICT CUMBERBATCH 

« La personnalité d’Alan Turing était unique, c’était un être passionné, complexe, capable d’une grande empathie, et qui s’entendait particulièrement bien avec les enfants. Il avait la capacité de communiquer avec les autres en s’affranchissant des banalités usuelles, qui constituaient un effort pour cet homme appliqué et timide. Il était considéré comme un original, un « curieux petit canard » comme l’appelait sa mère. 
Il était doué, vif d’esprit et en excellente forme physique. C’était un grand sportif qui courait des marathons de niveau olympique et prenait part à des compétitions de cross-country. Il courait depuis sa maison de Wilmslow jusqu’à l’université de Manchester, soit 20 kilomètres aller-retour. 
J’ai rencontré des gens qui l’ont connu à cette époque, et ils m’ont tous décrit un homme extraordinairement gentil, poli et réservé. Il regardait rarement ses interlocuteurs dans les yeux, mais lorsque cela se produisait, on découvrait quelqu’un de très humain, de très curieux, plein d’esprit et sympathique. 
Alan Turing était quelqu’un de très concentré qui s’enfermait souvent dans son univers, dans ses schémas de pensée, ce qui le conduisait à agir de manière excentrique, mais il en parlait très ouvertement. C’était un être remarquable, foncièrement bienveillant, tout à fait inoffensif et parfois maladroit, mais c’était aussi un homme déterminé et obstiné, au talent et aux aptitudes hors du commun. 
Le caractère tragique de son existence tient non seulement au fait qu’elle se soit achevée trop tôt, mais également au fait qu’il ait été persécuté en raison de son orientation sexuelle par une société intolérante. » 

JOAN CLARKE par KEIRA KNIGHTLEY 

« Il m’a semblé très important de raconter cette histoire. C’est assez extraordinaire de songer que l’on peut passer six années de sa vie à travailler sur un projet et ne plus jamais en parler ensuite. Ils n’étaient pas autorisés à évoquer leur travail à Bletchley Park – ni avec leurs proches, ni entre eux. 
Alan et Joan étaient de très bons amis ; à un moment donné, il a même pensé qu’il pourrait l’épouser et vivre une vie « normale », si tant est que cela existe. Joan était une très bonne amie et leur relation aurait peut-être fonctionné. » 

HUGH ALEXANDER par MATTHEW GOODE 

« Hugh est très intelligent, c’est un joueur d’échecs qui a été sacré champion national à deux reprises. Il est presque aussi brillant qu’Alan, mais en dehors de ça, ils sont très différents. Alan est de toute évidence un génie, mais il aime la solitude, tandis que Hugh est un homme sûr de lui, qui apprécie son statut de leader, rôle pour lequel il a été engagé. 
Alan, en revanche, veut travailler de son côté. Il y a une certaine arrogance dans la manière dont il obtient ce qu’il veut, et cela agace profondément Hugh. Il y a également le fait que l’un est homosexuel et l’autre pas, ce qui rend leur relation, souvent tendue, plutôt intérressante. Il sont souvent en rivalité, et Alan tape régulièrement sur les nerfs de Hugh. 
Il est clairement au-dessus du lot. Je pense que ce qui irrite le plus ses collaborateurs, c’est qu’il ne partage aucune de ses théories pour décrypter Enigma avec eux. Et lorsqu’on fait partie d’une équipe, un tel comportement est très frustrant. » 

STEWART MENZIES par MARK STRONG 

« Stewart Menzies est un personnage fascinant, c’est lui qui tire les ficelles en coulisses. Il a étudié à Eton, est devenu sous-lieutenant au sein des Grenadier Guards, puis a suivi le parcours traditionnel pour devenir directeur du MI6 en 1939. C’est lui qui a insisté pour que le déchiffrage du code se passe sous la supervision du MI6 à Bletchley Park. Il a été responsable du décryptage tout au long de la guerre et a travaillé en étroite collaboration avec Alan Turing. 
Bletchley Park était un lieu de décryptage ultrasecret où travaillaient des centaines d’employés. À l’époque, les Allemands avaient une machine baptisée Enigma capable de crypter des messages avec un code réputé inviolable – il existait en effet des millions de possibilités pour chacun des codes quotidiens. Chaque jour, le code changeait, de sorte qu’aucun jour ne se ressemblait. 
Les cryptanalystes forment un groupe fascinant, avec tout ce que cela comporte de camaraderie, d’amitié, de rivalités et de disputes. C’est toujours intéressant de raconter une histoire vraie qui a eu un tel impact sur les générations suivantes. Le cinéma a parfois tendance à passer rapidement sur certains aspects, mais ce film donne un bon aperçu des relations qu’Alan Turing entretenait avec ses collègues. » 

LE COMMANDANT DENNISTON par CHARLES DANCE 

« Le commandant Denniston était le directeur de Bletchley Park. Il dirigeait le site comme un pensionnat et traitait les cryptanalystes comme des écoliers indisciplinés. Il ne comprenait pas vraiment ce qu’ils faisaient et je pense qu’il était intimidé, notamment par les immenses capacités intellectuelles d’Alan Turing, bien supérieures aux siennes. 
Lorsque Turing se présente pour la première fois à Bletchley Park pour son entretien d’embauche, Denniston le prend immédiatement en grippe en dépit du fait qu’il est on ne peut plus qualifié pour le poste. Alan Turing met Denniston mal à l’aise parce que ce dernier réalise très vite que Turing est incroyablement plus intelligent que lui. S’il admet qu’Alan est un homme vraiment très brillant, il pense que d’autres sont tout aussi intelligents que lui, notamment Hugh Alexander, qu’il nomme chef du département. Son aversion pour Alan Turing crée une certaine tension dans le film. » 

RECRÉER LES ANNÉES 40 

Morten Tyldum avait dès le départ une idée très précise du style visuel qu’il voulait imprimer au film. Sans sacrifier le réalisme, il tenait à ce que l’esthétique soit très stylisée et dynamique. 
Il déclare : « J’ai voulu travailler avec le directeur de la photographie Óscar Faura après avoir vu THE IMPOSSIBLE, qui était merveilleusement éclairé. Tout de suite après, j’ai regardé L’ORPHELINAT dans lequel il a créé une atmosphère incroyable à travers son éclairage. Je suis ravi d’avoir trouvé un directeur de la photo aussi respectueux de cette période, dont il a réussi à saisir toute l’élégance tragique. » 
Le réalisateur est également tombé sous le charme du travail de la chef décoratrice Maria Djurkovic. Il commente : « Elle a fait un travail incroyable en recréant l’univers des années 40, tout comme Sammy Sheldon Differ, la chef costumière, qui a imaginé des costumes élégants quoique sans ostentation. J’ai pu compter sur des chefs de département hors pair tout au long du tournage. » 
Il ajoute : « L’équipe britannique a fait preuve d’un grand professionnalisme et effectué un travail de qualité. C’était un tournage très multiculturel et international : nous avions un réalisateur norvégien, des producteurs américains, un directeur de la photographie espagnol et une équipe technique britannique, et tout s’est merveilleusement bien passé. » 
La chef décoratrice Maria Djurkovic ajoute : « La palette de couleurs des années 40 est assez limitée, mais en faisant des recherches, j’ai réalisé qu’en termes de design, ce qu’il y a de plus important dans le film, c’est la Bombe d’Alan Turing, sa machine de décryptage. C’est donc cela qui a été notre point de départ. Ça a été merveilleux de pouvoir nous rendre à Bletchley Park et de voir cette grosse machine, avec ses millions de câbles rouges, fonctionner sous nos yeux. » 
Elle poursuit : « Il fallait que la nôtre ait l’air de fonctionner et que tous ses cadrans marchent. Nous voulions qu’elle ressemble à la vraie Bombe, mais en même temps qu’elle soit plus intéressante, et le tout avec un budget limité et en très peu de temps ! Il s’agit du premier ordinateur, c’est une invention incroyable, qui sait ce qui se serait passé sans elle ? Ça n’est pas seulement la pièce maîtresse du film, c’est la pièce maîtresse de l’histoire. La vraie Bombe est encastrée dans une boîte en bakélite, mais dès le départ nous avons décidé que notre « Christopher » ne serait pas fermé, de sorte que l’on puisse voir ses entrailles au travail. » 
La chef costumière Sammy Sheldon Differ : « Nous nous sommes efforcés d’utiliser autant que possible des vêtements d’époque – nous avons cherché des vêtements fabriqués pendant la guerre, portant l’étiquette CC41, et distribués dans le cadre du système de rationnement. Benedict a lui aussi mené d’importantes recherches de son côté, ce qui a beaucoup facilité les essayages car il savait tout de suite si un costume correspondait à son personnage. » 
Benedict Cumberbatch a pris beaucoup de plaisir à incarner cet homme hors du commun. Il raconte : « Tourner à Bletchley Park a été une expérience extraordinaire. Le simple fait de se trouver dans ces lieux, de parcourir ces pelouses et de marcher à l’ombre de ces arbres qui se trouvaient là bien avant Alan Turing et sa clique, et qui seront toujours là bien après nous, était très spécial. Le film raconte une période très importante de notre histoire, et de notre histoire secrète, et par moment, c’était comme si nous avions remonté le temps. »



Autre post du blog lié à IMITATION GAME : http://epixod.blogspot.fr/2014/12/back-to-future_18.html

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