jeudi 7 août 2014

Back to the future


Thriller/Action/La star, c'est la tempête!

Réalisé par Steven Quale
Avec Richard Armitage, Sarah Wayne Callies, Jeremy Sumpter, Nathan Kress, Max Deacon, Arlen Escarpeta, Alycia Debnam-Carey, Matt Walsh, Kyle Davis, Jon Reep...

Long-métrage Américain
Durée : 1h29m
Année de production : 2014
Titre original : Into the Storm 
Distributeur : Warner Bros. France

Date de sortie sur les écrans américains : 8 août 2014
Date de sortie sur nos écrans : 13 août 2014 


Résumé : En une journée, la petite ville de Silverton est dévastée par une multitude de tornades sans précédent. Les habitants sont désormais à la merci de ces cyclones ravageurs et meurtriers, alors même que les météorologues annoncent que le pire est à venir…
Tandis que la plupart des gens cherchent un abri, d’autres se risquent à se rapprocher de l’œil du cyclone pour tenter d’immortaliser en photos cet événement exceptionnel.

Bande annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : Typique film d'été, BLACK STORM réussit à stresser le spectateur à coup de tornades et de cyclones aussi beaux qu'impressionnants. La vraie star du film c'est bien elle, la tempête, celle qui détruit tout sur son passage. Les effets spéciaux sont très convaincants.





Les décors d'après la tempête donnent une impression post apocalyptique qui fait réfléchir à ce que doivent vivre les personnes victimes des cyclones et des tornades à travers le monde chaque année.
Afin d'ajouter une trame dramatique, les spectateurs suivent un groupe de personnages. Bien qu'ils soient sympathiques, leurs aventures sont prévisibles. Ils ne sont pas très fouillés. Leurs scènes n'ont pas forcément un intérêt particulier, surtout au début, au moment de la mise en place. Ils servent d'excuse pour mettre en valeur l'amplitude de la tempête, l'importance des dégâts et maintenir l'urgence des situations face à cet incroyable phénomène météorologique.





Le scénario ne présente pas d'originalité particulière. Par contre, le réalisateur, Steven Quale, filme de manière à immerger le spectateur au milieu des événements. C'est une bonne idée. Elle a bien fonctionné avec moi, puisque j'ai ressenti de l'angoisse face à la force incroyable de la nature et au fait qu'à part subir, il n'y ait pas grand chose à faire.
En ce qui concerne les véhicules des protagonistes, le Titus, qui est une sorte de tank d'étude des cyclones et tornades dans le film, est un accessoire plutôt cool. C'est un des personnages du film.


BLACK STORM impressionne du point de vue des effets spéciaux et de la mise en scène du déchaînement de la nature. Il souffre, cependant, du manque d'un scénario rendant ses personnages plus intéressants. Au final, il assure le spectacle et répond aux attentes des films de son genre. Si vous aimez vous faire peur avec les phénomènes météorologiques au cinéma, il faut profiter de BLACK STORM cet été sur grand écran !

L’EXPÉRIENCE 'OCULUS RIFT' DE BLACK STORM A PARIS

Du vendredi 8 au lundi 11 août au cinéma Gaumont Opéra Capucines
Un dispositif 4D unique

Du 8 au 11 août, les spectateurs du Gaumont Opéra Capucines à Paris pourront vivre une expérience exceptionnelle grâce au système ‘Oculus Rift’ qui leur permettra de se plonger littéralement dans le film BLACK STORM (au cinéma le 13 août).

Une cabine spécialement conçue pour l'occasion,  dotée de ce système de réalité virtuelle révolutionnaire (l’« Oculus Rift »), sera installée dans l’enceinte du cinéma et fera vivre au public une expérience 4D unique en les projetant dans quelques une des scènes ultra-spectaculaires du film.


Qu’est ce que l’Oculus Rift ?

Le système Oculus Rift (développé par la firme Oculus VR, filiale de Facebook) se présente sous la forme d'un masque avec un écran numérique placé à l’intérieur à quelques centimètres des yeux. Des scènes 3D du film seront ainsi projetées sur cet écran intégré. Des capteurs hyper sensibles détectant les mouvements de tête de l'utilisateur adaptent l'image en temps réel afin de produire l'illusion d'immersion totale dans ces scènes. En plus du masque, des puissants ventilateurs et hauts-parleurs également installés dans la cabine permettront à l’utilisateur de ressentir la force destructrice d’une des tornades du film.

L’expérience BLACK STORM Oculus Rift vient tout droit du dernier Comic Con de San Diego où elle a été dévoilé et expérimentée pour la première fois.


NOTES DE PRODUCTION 
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Pas de calme avant la tempête… 

Au cœur du tourbillon d'une tornade de type EF5, point culminant sur l'échelle améliorée de Fujita, les vents soufflent à plus de 350 km/h. La force brute d'une telle tempête détruit tout sur son passage. BLACK STORM, thriller-catastrophe climatique, propulse le spectateur au beau milieu d'une tornade EF5, à la fois spectaculaire et dévastatrice. 

"Comment réagir lorsqu'on est menacé par une tornade de 3,5 km de large qui fonce droit sur vous", s'interroge le réalisateur Steven Quale. "Est-ce qu'on s'allonge par terre pour se protéger, est-ce qu'on prend la fuite, ou est-ce qu'on se précipite vers l'oeil du cyclone ? Je me suis dit qu'il serait intéressant de montrer diverses réactions, et de voir qui adopte un comportement héroïque lorsqu'on est face à un cataclysme naturel et qu'on n'a nulle part où se réfugier". 

C'est le producteur Todd Garner qui a eu l'idée du film. En effet, il souhaitait explorer les ravages que peut infliger une nature déchaînée sur l'environnement. 

"Les tornades, qui atteignent leur paroxysme, sont comme des monstres", raconte Garner. "On peut avoir le sentiment qu'elles vous pourchassent, même si leur trajectoire semble totalement aléatoire. J'ai grandi à Los Angeles, sous la menace constante de séismes qui sont terrifiants en raison de leur caractère imprévisible. Mais dans la plupart des cas, ils ne durent que quelques secondes. S'agissant des tornades, on est capable de les prévoir, si bien qu'il faut essayer d'évaluer l'ampleur des dégâts qu'elles risquent de causer". 

Le producteur a eu le sentiment que le suspense serait plus haletant encore si le film était raconté du point de vue des protagonistes qui filment, en quelque sorte, les événements se déroulant à l'écran : "Ce qui me plaît dans ce dispositif, c'est qu'il permet de plonger le spectateur au coeur de l'intrigue, comme s'il était lui-même un personnage invisible qui s'embarque dans l'aventure", dit-il. 

Pour Quale, ce mode de narration à la première personne appliqué à un film-catastrophe était des plus judicieux : "J'ai toujours pensé que plus un film montre des événements en temps réel, plus la tension est palpable", confie-t-il. "On y ressent comme un sentiment d'urgence. C'est un dispositif complexe à mettre en place en raison de la richesse dramaturgique propre à ce récit, et du coup, je me suis dit que c'était un défi passionnant à relever". 

Garner a soumis son projet au scénariste John Swetnam qui a rédigé le script. "Todd Garner m'a parlé de son idée de film-catastrophe en caméra subjective, et j'ai tout de suite su comment j'allais m'y prendre", indique-t-il. "Il s'agissait d'utiliser les moyens technologiques actuels pour que le spectateur vive ces événements en direct et puisse observer les cyclones de près. J'ai vécu dans le Tennessee pendant des années, et j'ai encore pas mal d'amis là-bas qui ont subi les effets dévastateurs des tornades, si bien que c'est un phénomène qui résonnait fortement en moi et que j'avais envie de restituer ce qu'ils ont vécu avec sincérité. Au bout du compte, mon intention était de raconter une histoire captivante et émouvante. C'est un récit plein d'espoir qui parle de gens prêts à aller très loin pour leurs proches et de leur capacité à surmonter n'importe quel obstacle lorsqu'ils unissent leurs forces". 

"Ce qui m'a plu dans le scénario de John, c'est qu'il ne s'agit pas d'un simple film-catastrophe", ajoute le réalisateur. "On y croise toutes sortes de personnages intéressants et vraisemblables. On comprend l'angoisse d'un lycéen qui propose un rendez-vous à une fille pour la première fois, ou ses rapports tendus avec son père, liés à cette période difficile de l'adolescence. On rencontre aussi un groupe de chasseurs d'orages qui n'arrivent pas à se mettre d'accord sur la manière de traquer ce redoutable cyclone, et même deux ou trois types qui se filment en train de faire des trucs délirants pour se retrouver sur Internet". 

Richard Armitage, qui campe un père célibataire, a été séduit par ce personnage d'homme ordinaire confronté à une situation qui ne l'est pas… "Quelle que soit votre personnalité, je pense que lorsqu'une série de tornades dévastatrices frappent votre ville, cela vous oblige à révéler votre vraie personnalité", signale-t-il. "J'étais ravi de jouer un type tout à fait ordinaire face à une situation à laquelle rien n'aurait pu le préparer. C'est comme si on passait devant un immeuble en flammes, et qu'on entendait un enfant hurler : est-ce qu'on se précipiterait à l'intérieur pour le sauver, ou est-ce qu'on essaierait de trouver quelqu'un d'autre pour le faire à sa place ?" 

Sarah Wayne Callies, elle aussi, a été fascinée par l'évolution des rapports entre les personnages tout au long de cette journée marquée par les catastrophes. "Dans ce genre de circonstances particulièrement chaotiques, des gens qui, au départ, ne se connaissent pas sont submergés par toutes sortes d'émotions en l'espace de quelques heures", dit-elle. "Vers la fin de cette terrible journée, ces gens nouent des liens, comme seuls ceux qui ont traversé une telle crise peuvent le faire. C'était une dimension qui m'intéressait". 

La production était consciente qu'en dehors des rapports entre les personnages, l'élément le plus important pour le spectateur était le monstrueux cyclone. Dans un monde où coexistent les caméras de téléphones portables, les chaînes d'info en continu et Internet, le spectateur qui vit avec son époque sait à quoi ressemble un cyclone. Le producteur des effets visuels Randall Starr et son équipe étaient censés concevoir une tornade de type EF5 susceptible de fasciner les plus chevronnés des fans de météo ! 

"Qu'on ait assisté à un cyclone ou qu'on en ait vus à la télé, on sait tous qu'une catastrophe naturelle peut s'avérer meurtrière", rapporte Quale. "J'ai grandi dans le Middle-west et j'étais donc très conscient de la force des tornades. Avec ce film, on voulait restituer fidèlement cette puissance incontrôlable et projeter le spectateur dans l'oeil du cyclone". 

LE CASTING 

Alors que la plupart des lycéens de Silverton espèrent vivre des moments exaltants en ce jour de cérémonie de remise de diplômes, ils s'apprêtent en réalité à connaître l'une des journées les plus terrifiantes de leur existence. Car cet événement marquant laisse en général des souvenirs mémorables – des souvenirs heureux, le plus souvent, même si ce ne sera pas le cas des lycéens, des profs et des parents d'élèves de Silverton. 

En tant que proviseur-adjoint de Silverton High School, Gary Fuller est responsable du bon déroulement de la cérémonie. Cependant, avant même qu'il ne quitte son domicile ce matin-là, les prévisions météo l'interpellent. 

Armitage, qui campe le rôle, signale : "Gary a fort à faire tous les jours de la semaine. Il est proviseur-adjoint, respecté par ses concitoyens et au lycée, et les ados comptent vraiment sur lui quand ils ont besoin d'une oreille attentive. Par ailleurs, il est père de deux adolescents, Donnie et Trey, dont la mère est décédée, si bien qu'il doit incarner à la fois un rôle de père et de mère pour eux". 

"Richard est un comédien très charismatique", ajoute Quale. "Il n'a pas besoin de parler pour en imposer, et il a apporté une grande force intérieure à ce personnage qui, ne cherchant pas à jouer de son charme, a dû apprendre à devenir diplomate. C'est un père affectueux qui tente d'être tout aussi diplomate avec ses fils. Mais, bien entendu, cela ne fonctionne pas toujours aussi bien avec ses propres enfants". 

La brutalité inattendue des éléments déchaînés déstabilise Gary et le pousse à devenir une sorte de héros malgré lui qui n'a d'autre choix que de se montrer à la hauteur des événements. Il doit non seulement veiller à la sécurité des lycéens sous sa responsabilité – dont Trey fait partie –, mais pour compliquer la situation, Donnie est désormais introuvable. Il n'aura pas fallu longtemps pour que la fibre paternelle d'Armitage se réveille face aux comédiens incarnant ses fils.

"Au départ, c'était un peu déconcertant de me rendre compte que je jouais le père de garçons de 17 et de 16 ans", indique-t-il. "Je les considérais surtout comme des partenaires de jeu, mais au début du tournage, j'ai commencé à sentir mon instinct protecteur se déclencher, surtout vis-à-vis de Max, ce qui a influencé nos rapports en dehors du tournage". 

Max Deacon interprète le fils aîné Donnie Morris dont les rapports avec son père sont, d'entrée de jeu, assez tendus. Pour ne rien arranger, Donnie a décidé de ne pas filmer la cérémonie comme il s'y était engagé, préférant être auprès de Kaitlyn, dont il est amoureux depuis longtemps. 

"Donnie est un ado très introverti et qui vit dans son monde", signale Garner. "Il observe le monde à travers sa caméra, et il lui est plus facile de s'intéresser aux réactions et aux sentiments des autres qu'aux siens propres". 

Deacon ajoute : "Pour moi, il est à un moment de sa vie où il est très introverti. Il fait partie du club audiovisuel de son lycée, et il développe ses propres projets. Ce n'est ni un polard, ni un type particulièrement aimé par les autres – il se contente de vivre dans son monde. Il est censé tourner un film pour son lycée, mais il se sent pas très concerné par l'événement, sans doute parce que c'est son père qui lui a demandé de le faire". 

"Max est très spontané et naturel, et maîtrise totalement son métier d'acteur", souligne le réalisateur. "C'était merveilleux de travailler avec lui, et il avait d'excellents rapports avec Richard et Nathan, devant la caméra et entre les prises". 

Si Donnie est aussi introverti, c'est en partie lié à la mort de sa mère. "À mon avis, Trey s'est un peu mieux adapté aux bouleversements intervenus dans leur vie", analyse Deacon. "Mais les deux frères aiment bien discuter entre eux et, malgré leurs rapports tendus avec leur père, ils sont très proches. Ce qui est intéressant, c'est que Donnie ressemble beaucoup plus à son père qu'il ne l'imagine. Ils respectent tous les deux les règles la plupart du temps, et c'est sans doute pour cette raison qu'il se rebelle contre lui". 

Nathan Kress incarne le frère cadet, Trey Morris, élève de Première beaucoup plus extraverti. "J'ai moi-même des frères plus jeunes et plus âgés que moi, si bien que c'est une situation que je connais bien", dit-il. "Trey passe son temps à blaguer et à faire en sorte que Donnie se détende". 

Quale a apprécié la nature espiègle du comédien. "Nathan est vraiment très drôle", dit-il. "Il a un sens de l'humour inné qui a donné un peu de légèreté à ses scènes. Même dans ces situations extrêmes, où des tornades monstrueuses s'abattent sur eux, il était capable de faire un commentaire humoristique qui ne semblait pas en décalage par rapport aux événements ou au personnage". 

Kress reconnaît que Trey est aussi un garçon qui "cherche les ennuis, même s'il n'accepte de voir les choses de cette façon que lorsqu'il se rend compte que c'est lui qui a poussé Donnie à se rapprocher de Kaitlyn : du coup, il se dit qu'à cause de lui, Donnie est en danger. Je pense que c'est pour cela que Trey est résolu à partir à sa recherche, même si son père préférerait qu'il soit en lieu sûr". 

Malheureusement, Donnie et Kaitlyn sont en danger. Après avoir proposé de l'aider à réaliser un film sur la sensibilisation à l'écologie, il se rend avec elle dans une fabrique de papier désaffectée. Mais dès le déclenchement de la tempête, le bâtiment s'effondre sur eux : ils se retrouvent pris au piège dans un espace confiné qui se remplit d'eau à vue d'oeil. 

Alycia Debnam-Carey, qui joue Kaitlyn, affirme : "Le tournage dans la fosse était difficile. C'était très claustrophobique, humide, froid et sombre… et avec le martèlement de la pluie et le bruit des ventilateurs à l'extérieur, on était un peu sous le choc. Mais grâce à ces conditions très réalistes, on était sous tension permanente, ce qui nous a aidés à nous approprier nos personnages. Et comme l'équipe technique était formidable, on avait vraiment l'impression d'être tous engagés dans la même aventure". 

Contrairement aux habitants de Silverton qui tentent de fuir le cyclone menaçant, une petite bande de chasseurs de tempêtes professionnels a débarqué en ville pour s'approcher au plus près de la tornade : en réalité, ils comptent même s'engouffrer au coeur du tourbillon – s'ils y parviennent. La météorologue Allison Stone, campée par Sarah Wayne Callies, est chargée de repérer et d'étudier la tempête – mission particulièrement délicate. La comédienne a rencontré un professeur de météorologie de l'université du Michigan pour se documenter sur cette profession. 

"Jusque-là, Allison n'avait qu'une connaissance théorique de ce genre de phénomènes climatiques", signale-t-elle. "Come elle a un doctorat, elle connaît les aspects scientifiques du problème. Elle estime que si on peut sensibiliser les gens aux changements climatiques – la cause, selon elle, de ces cataclysmes naturels de plus en plus nombreux –, le grand public sera plus enclin à exiger de vraies mesures. Par ailleurs, elle est mère célibataire d'une petite fille et, du coup, tout en devant gagner sa vie, elle n'est pas du genre à prendre des risques inconsidérés". 

Allison et Gary sont tous les deux parents célibataires, mais ils n'ont pas vraiment le temps de parler de leur situation. "En gros, Allison fait la connaissance de Gary au moment où elle vole – littéralement – dans les airs et où il la rattrape pour la sauver", indique la comédienne, en éclatant de rire. "S'ils s'étaient rencontrés dans d'autres circonstances, ils se seraient simplement croisés, comme deux étrangers dans la nuit. Mais leur rencontre montre bien que deux personnes, réunies dans des conditions totalement chaotiques, peuvent devenir complices et même nouer très rapidement des liens intimes, parce qu'ils traversent la même crise". 

Quale estime que la comédienne possède toutes les qualités requises pour le rôle : "Sarah a une intelligence naturelle, une sensibilité évidente et un sens de l'empathie qui transparaissent à l'écran, ce qui correspondait parfaitement à Allison", dit-il. 

Si Allison et Gary sont capables d'unir leurs forces dans un but commun, elle a des rapports beaucoup plus houleux avec son patron, Pete Moore, chasseur de tempête et documentariste. Étant donné que Pete a fait "chou blanc l'an dernier", selon ses propres termes, il a particulièrement à coeur de filmer une tornade pour son documentaire, et il ne cache pas qu'il tient essentiellement Allison responsable de son échec passé. 

"Pete est à la tête de l'équipe des chasseurs de tempête", explique Matt Walsh, qui campe le personnage. "Il a passé dix ans à mettre au point le véhicule idoine – qu'il a baptisé Titus – et il pensait que c'était la saison idéale pour s'approcher d'une tornade et tourner le fameux plan que personne n'a encore jamais obtenu. Mais cela fait déjà trois mois qu'il est sur la route et il n'a rien découvert qu'on ne trouve sur Internet. Du coup, ceux qui financent son projet lui retirent leur soutien. Et il en fait porter la responsabilité à Allison, car toutes ses analyses statistiques sophistiquées n'ont abouti à rien. D'ailleurs, il voulait engager quelqu'un d'autre de toute façon – quelqu'un comme lui – qui fonctionne davantage à l'instinct". 

"Pete est vraiment au bout du rouleau", déclare Quale. "Cela fait un bon moment qu'il exerce cette activité, sans succès, et il arbore un air désespéré sur son visage. Matt a été magistral". 

Outre Allison et Pete, l'équipe de chasseurs de tempêtes comprend trois cadreurs : Lucas (Lee Whittaker), Daryl (Arlen Escarpeta) et Jacob (Jeremy Sumpter). 

"Lucas est le bras droit de Pete, et il travaille avec lui depuis longtemps", constate Whittaker. "Tout comme Pete, il est intrépide. Tout ce qui compte pour lui, c'est d'obtenir le plan de ses rêves". 

Cascadeur aguerri, Whittaker était parfaitement à l'aise sur le plateau de BLACK STORM : "On m'a demandé d'être le plus souvent aux avant-postes pour les scènes de carambolages ou de chutes d'arbres parce que je suis habitué à évaluer les risques lors du tournage d'une telle séquence, et à réagir en fonction, pour créer un périmètre de sécurité derrière moi pour mes partenaires". 

Escarpeta, qui a déjà tourné sous la direction de Quale dans DESTINATION FINALE 5, a surtout apprécié de manier la caméra. "La Steadicam était géniale", dit-il. "J'ai vraiment aimé apprendre à régler les angles de prises de vue, et les balances des blancs, et à marcher avec délicatesse, mais aussi à être suffisamment costaud pour porter la caméra et l'incliner de temps en temps. En plus, en tournant caméra à l'épaule, on pouvait se permettre d'être très mobiles, de sauter, ou même de courir ! Bref, la caméra me suivait partout. Ça m'a vraiment plu". 

Le comédien a également apprécié de retravailler sous la direction de Quale : "J'ai beaucoup de respect pour Steve", dit-il. "Il a un regard très affûté, il est très pragmatique, et il sait tirer le meilleur parti du moindre plan. Il est toujours prêt à filmer ce qui se déroule au premier plan comme à l'arrière-plan, si bien qu'avec lui, on a le sentiment qu'il embrasse toute la scène avec sa caméra". 

Si Lucas est rompu à ce genre d'activité, et que Daryl en possède une certaine expérience, Jacob est novice en la matière : "Jacob et Daryl sont amis, et c'est par ce biais-là qu'il a été recruté", indique Sumpter. "Il espère donc impressionner Pete, mais il va être servi au-delà de ses espérances, lorsque la situation dégénère !" 

Alors qu'il cherche à tout prix à immortaliser le plan tant convoité, Jacob s'attarde un peu trop longtemps à proximité de la tempête, si bien que Sumpter a dû recourir au filin, sous la supervision des chefs cascadeurs Bob Brown et Scott Workman. "Au cours de la scène, une terrible tornade et une explosion se produisent, tandis que je cours en sens inverse et qu'ils me soulèvent de terre à 12 mètres au-dessus du sol", se rappelle Sumpter. "C'était dément". 

Si Pete et son équipe prennent des risques pour une cause juste, Donk, garçon téméraire autoproclamé "star de YouTube", et Reevis, son complice – tous deux shootés à l'adrénaline – débarquent pour se mettre délibérément en danger, à la fois pour leur propre plaisir et pour celui de leurs amis et "fans" sur le web. Lorsqu'ils repèrent Titus en ville, ils se mettent aussitôt à le suivre, caméra vidéo à la main, en espérant entrer dans l'histoire… 

D'après Quale, Kyle Davis (Donk) et Jon Reep (Reevis) apportent une touche humoristique à la tonalité dramatique du film, au moment où les tornades menacent et le suspense est à son comble : "Kyle et Jon sont formidables dans leurs rôles, et c'est exactement ce qu'il nous fallait", note le réalisateur. "J'ai toujours considéré qu'un peu de légèreté pouvait s'avérer fort utile et permettait d'ancrer le film dans un contexte réaliste. Souvent, dans la vie, en cas de circonstances dramatiques, quelqu'un tente de faire une blague pour détendre l'atmosphère, ce qui est une réaction normale en cas de situation stressante. Au cinéma, cela donne aussi au spectateur l'occasion de souffler et de relâcher la pression accumulée pendant les scènes d'action". 

Donk et Reevis suivent les chasseurs de tempête dans leur vieille camionnette datant des années 80, sur laquelle ils ont fixé plusieurs planches de contreplaqué pourri avec du ruban adhésif, en pensant que cela les protégera contre la tornade. "Et bien entendu, c'est l'inverse de ce qu'ils avaient imaginé qui se passe", commente Quale. "Ce sont des gars attachants et idiots qui sont totalement largués… et qui sont à des années-lumière de Titus". 

TITUS 

Dans BLACK STORM, Pete Moore espère bien immortaliser la tornade la plus redoutable de tous les temps en l'approchant au plus près. D'où le véhicule qu'il a spécialement conçu pour y parvenir : Titus. Mis au point par le chef-décorateur David Sandefur, Titus est équipé de vitres pare-balles en Lexan, d'un revêtement blindé de 4 μmm d'épaisseur, d'un treuil de 12 tonnes et d'un système météorologique sophistiqué, comprenant un anémomètre, un détecteur d'humidité et un potentiomètre. 

"Titus est le premier accessoire sur lequel j'ai travaillé, et j'y ai pris beaucoup de plaisir", assure Sandefur. "Je me suis pas mal inspiré de véhicules blindés – comme des chars et des véhicules de transport de troupes – ou encore de navires furtifs. On voulait qu'il ait l'air d'être spécialement équipé pour l'occasion : il ne fallait pas qu'il ait une allure futuriste, mais plutôt fonctionnelle". 

Construit par des experts en automobiles chez Kustom Creations, à Detroit, qui ont bâti le véhicule sur le châssis d'un pick-up Dodge customisé, Titus est conçu pour ne pas dévier de sa trajectoire malgré des vents de 270 km/h grâce à un système de grappins : il s'agit de deux énormes vérins stabilisateurs en acier qui, une fois enclenchés, jaillissent du véhicule et plongent deux ancres dans le sol 

"Custom Creations a fait un boulot spectaculaire", s'enthousiasme le chef-décorateur. "Ils se sont surpassés : on dirait que ce véhicule est capable de rouler pendant 150 000 km". 

La mission de Titus consiste non seulement à résister aux forces telluriques d'une tornade, mais aussi à filmer cette dernière. Le véhicule est équipe de 24 caméras, dont une caméra numérique gyroscopique stabilisée, située à l'intérieur d'une tourelle en verre qui offre un panorama à 360°. Il s'agit d'un dispositif essentiel pour filmer la catastrophe depuis l'oeil du cyclone 

Le réalisateur s'est montré, lui aussi, fasciné par le véhicule : "J'ai été vraiment bluffé en le découvrant", dit-il. "C'était un monstre magnifique et flambant neuf. Malheureusement, pour qu'il ait l'air d'avoir été construit sur plusieurs années et d'avoir parcouru de nombreux kilomètres à la recherche de phénomènes climatiques, on a dû le maculer de boue et le cabosser un peu. Du coup, on a le sentiment qu'il a connu l'enfer avant de débarquer dans la petite ville de Silverton". 

DÉCORS, ANGLES DE PRISES DE VUE ET LIEUX DE TOURNAGE 

Étonnamment, la météo a été l'une des plus grandes difficultés que la production ait dû surmonter. "On a choisi le Michigan, car c'est un magnifique État, sans grand relief, et très proche de la topographie de la région des tornades", indique Quale. "Et c'est aussi un État où les phénomènes climatiques exceptionnels sont fréquents… sauf pendant le tournage !" 

Le chef-opérateur Brian Pearson précise : "Ce qui m'a donné le plus de fil à retordre sur ce tournage, c'est la météo, le soleil, le vent et la pluie. C'est nous qui avons dû créer la pluie. L'essentiel du film a été conçu pour se dérouler sous des ciels menaçants. Et pourtant, en tournant en périphérie de Detroit, nous avons eu 25 journées ensoleillées sur 30 – exactement ce qu'il ne nous fallait pas !" 

La production a eu recours à deux ou trois grues de chantier de 36 m de haut qui, chacune, pouvait soulever une armature de 12 m sur 18, recouverte d'une toile gris anthracite au-dessus du plateau, afin de réduire l'intensité lumineuse du soleil. "Je voulais qu'il y ait des reflets sur le visage des comédiens, comme si un ciel lourd et sombre les menaçait", reprend-il. "On a assombri les éléments au premier plan grâce à cette ombre artificielle, pour insister sur l'atmosphère nuageuse, et tout ce qui restait éclairé par le soleil en arrière-plan a été confié au département Effets visuels. Autant dire que ce dernier a dû relever un vrai défi, en raison de la pluie – bien réelle – qui tombait au premier plan". 

Pearson explique que la pluie torrentielle et les vents violents n'ont pas été simples à réaliser. "Une fois qu'on a réussi à oblitérer la lumière du soleil, il nous restait à gérer les machines à pluie d'une trentaine de mètres de long qui déversaient des trombes d'eau et les immenses ventilateurs soufflant des vents à plus de 150 km/h en direction des acteurs, des techniciens et des caméras", rapporte-t-il. "L'eau s'insinuait partout, mais les cadreurs ont réussi à garder le matériel au sec et en état de fonctionnement, et à chasser l'eau des objectifs". 

Pour éviter d'être gêné par la pluie, Pearson a utilisé des déflecteurs d'eau : "Ce sont des outils formidables", dit-il. "Ils font beaucoup de bruit, ils sont un peu encombrants, mais ils tournent à 5000 tours par minute et évacuent l'eau des objectifs immédiatement. On aurait pu lancer un seau d'eau sur l'objectif et celui-ci aurait été sec instantanément, et c'était un véritable atout pour nous avec cette pluie torrentielle". 

Malgré le manque de pluie naturelle, les comédiens ont dû batailler contre le vent et la pluie artificiels pendant plus de la moitié du tournage, ce qui les a obligés à être mouillés – ou à en avoir l'air – la plupart du temps. Pour y parvenir, le département Coiffure a appliqué un après-shampoing sans rinçage sur les cheveux des acteurs. Et même si chacun d'entre eux n'avait, pour ainsi dire, qu'une tenue à porter, en raison des effets de la "météo", la chef-costumière Kimberly Adams et son équipe ont conçu des dizaines d'exemplaires du même costume dans divers états en fonction des moments de l'intrigue : propres, sales, déchirés etc. 

Les acteurs n'étaient pas les seuls à sembler touchés par les éléments déchaînés : la petite ville de Silverton a dû être construite, puis donner l'impression que chacune de ses rues, et chacun de ses bâtiments, ont été détruits. Après avoir finalisé la conception de Titus, Sandefur a commencé à se documenter. 

"Avec Steven, on s'est très bien entendus pour envisager le style visuel du film", note-t-il. "Une fois que j'ai su ce que je voulais, j'ai recherché des photos de lieux ayant réellement subi la violence des tornades, puis je m'en suis servi pour les besoins du film, et j'ai ensuite aménagé le plateau en fonction pour chacune des phases du cyclone". 

Pour Sandefur, l'école était l'un des principaux décors. Le collège d'Oak View Middle School à Oakland Township, dans le Michigan, a campé le lycée de Silverton High. "On les a prévenus qu'il s'agissait d'un film-catastrophe sur une tornade", poursuit-il. "Ceci dit, les dégâts n'étaient que superficiels, et on n'a rien endommagé, à l'exception d'une fenêtre et de quelques trottoirs, mais grâce à la magie du cinéma, toute trace a disparu, et on leur a rendu les lieux dans un état impeccable. C'était une école magnifique, et elle est redevenue très belle". 

Le chef-décorateur souligne que son contact, à Oak View, n'en a pas été moins inquiet. "Il a travaillé avec nous depuis le début et il est resté de bonne humeur, mais on voyait bien dans son regard qu'il devait se demander de temps en temps, 'Mais qu'est-ce que vous avez fait à mon école ?' Cependant, je pense que leur campus est encore plus beau qu'avant !" 

L'une des séquences les plus importantes de l'après-cyclone se déroule dans une rue résidentielle, près de chez Fuller. Il aura fallu trois semaines au département Décors pour faire en sorte que le quartier d'Auburn Hills semble dévasté par le passage de la tornade : l'équipe a utilisé des terrains vides entre les maisons qui venaient d'être construites. Puis, une fois la séquence en boîte, près d'une semaine a été nécessaire pour tout nettoyer. 

La fosse de drainage de la fabrique de papier désaffectée où Donnie et Kaitlyn se retrouvent pris au piège a été reconstituée dans trois lieux : un vieil entrepôt, un chemin de terre pour les extérieurs, et un plateau des Michigan Motion Picture Studios. Pendant le tournage, la fosse, d'1,8 m de long sur 3 m de large, a constitué un espace clos : en effet, acteurs et techniciens se sont retrouvés à 2,5 m de profondeur en train de tenter de marcher dans 40 000 litres d'eau. Ces conditions claustrophobiques et réalistes se sont révélées profitables au film et ont largement inspiré les deux comédiens, Max Deacon et Alycia Debnam-Carey. 

Le véhicule météo qui accompagne Titus partout dans ses déplacements apporte une touche de réalisme supplémentaire : grâce à lui, Allison et les autres chasseurs de tempêtes obtiennent les dernières statistiques et savent ainsi où frappera le prochain cyclone. Sandefur l'a conçu afin qu'il soit fonctionnel pour le tournage, et la décoratrice de plateau Brana Rosenfeld a rencontré d'authentiques chasseurs de tempête afin de savoir précisément quel genre de matériel – des radars Doppler et 8 moniteurs d'ordinateurs – devrait y figurer. 

"Le travail de David et de son équipe est directement lié au réalisme du film", souligne Quale. "Par exemple, ce n'était pas évident d'avoir des débris et des gravats qui aient l'air vraisemblable, et il en fallait énormément dans le film. Mais David a su en louer auprès d'une société de matériaux de récupération, si bien qu'on a réuni une immense quantité de poutrelles gigantesques et de briques pour les placer à des endroits stratégiques parmi les moulages en plâtre et en mousse. Il a vraiment su créer un formidable environnement cohérent qui a incité tout le monde à aller dans le même sens, et ça se voit à l'image". 

LES EFFETS VISUELS 

Rompu aux effets visuels, Steve Quale savait exactement ce qu'il lui fallait pour mettre au point les tornades monstrueuses qui ravagent la petite ville de BLACK STORM et subjuguent le spectateur. Il a donc naturellement fait appel au producteur d'effets visuels Randall Starr. 

"Avec Steve, on a commencé par la prévisualisation, qui nous a permis de concevoir les effets tels qu'on les souhaitait sur ordinateur", rapporte Starr. "Il n'est pas facile de se représenter une tornade en trois dimensions sur un simple story-board, et du coup, la prévisualisation informatique a joué un rôle essentiel pour modéliser très précisément les cyclones, et pour nous représenter ce que verraient les chasseurs de tempête en tâchant de la photographier. On a dû s'y prendre à plusieurs reprises pour les différentes scènes du film car les personnages affrontent des tornades de diverses catégories – les 'tubas', les trombes marines et les tornades de feu, ainsi qu'une tornade gigantesque de 3 km de large. Dès lors qu'on a pu visualiser chaque cyclone sur l'écran de l'ordinateur, on a sollicité les sociétés d'effets visuels hollywoodiennes les plus réputées pour les rendus réalistes des tornades dans leurs moindres aspects, qu'il s'agisse des orages supercellulaires, du 'tourbillon' ou encore des débris voltigeant dans tous les sens". 

Outre les tornades, l'équipe Effets visuels a dû éliminer plusieurs éléments qui, dans le film, ne sont pas censés être visibles à l'image. Selon Starr, "on a été contraints d'obscurcir le ciel bleu par des nuages, et on a aussi supprimé les arbres, les buissons, l'herbe, les voitures et parfois, des rues entières. En cas de véritable tornade, ces éléments sont totalement dévastés, si bien que l'équipe a dû détruire la quasi-totalité des éléments des plans d'origine. Au bout du compte, on se demandait bien ce qui restait du plan d'origine, si ce n'est l'acteur au premier plan…Bien entendu, c'était formidable que les acteurs puissent tourner en décors réels, puisque Quale a pu demander à ses acteurs de livrer des prestations réalistes, au moment où ils devaient braver des vents terribles et des conditions climatiques extrêmes". 

L'équipe de Starr s'est rapidement rendu compte qu'outre la tornade elle-même, "il s'agissait surtout de nous atteler à l'impact du cyclone sur l'environnement, à la destruction du feuillage et à l'amoncellement d'énormes gravats", ajoute le producteur Effets visuels. "Du coup, dès l'instant où une tornade se déclenchait, il fallait qu'on imagine de manière infographique le chaos généré par ces éléments déchaînés : la pluie numérique, les débris, les troncs d'arbres, les branches, les voitures volant en éclat etc." 

Starr souligne que le film repose également sur des effets spéciaux traditionnels, réalisés sur le plateau : "On a eu recours à d'énormes ventilateurs pour créer des vents qui propulsent des feuilles d'arbres, des débris et de la poussière", dit-il. "Dès qu'on voit des acteurs dans les vêtements ou les cheveux desquels le vent s'engouffre – ou lorsque le vent balaie les pelouses au loin –, il s'agit d'effets traditionnels". 

Les effets spéciaux ont aussi joué un rôle décisif pour l'une des séquences les plus terrifiantes du film, qui se déroule dans un égout où plusieurs personnes se sont réfugiées pour tenter d'échapper au terrible cyclone E5. Comédiens et techniciens ont dû affronter des vents de 150 km/h, une pluie diluvienne et des décombres voltigeant dans les airs. "Cela a mobilisé des effets traditionnels, et s'est avéré un véritable défi pour nous tous", indique Starr. "Grâce à ces formidables effets, on pouvait vraiment croire qu'une redoutable tempête se préparait". 

Autre élément essentiel pour évoquer le cyclone cataclysmique qui s'annonce : les effets sonores assourdissants, supervisés par le chef monteur son Per Hallberg : "Per est un extraordinaire concepteur d'effets sonores", s'enthousiasme Quale. "Son travail est tellement impressionnant que même si on fermait les yeux pendant la projection, on serait terrorisé uniquement à cause des sons". 

Le réalisateur ajoute : "Per m'a expliqué dès le premier jour qu'il allait expérimenter toutes sortes de choses différentes. Et, en effet, il a su utiliser les effets sonores, et le silence, de manière magistrale". 

La musique est tout aussi importante. Le compositeur Brian Tyler a mis au point une palette musicale émotionnelle, évocatrice des moments les plus paisibles dans la vie des personnages jusqu'à l'intensité dramatique liée à la catastrophe imminente. 

"J'espère que le spectateur sera saisi par la puissance de la Nature", conclut le réalisateur. "J'espère aussi qu'il sera touché par le parcours des personnages qui en viennent à comprendre ce qui compte vraiment dans la vie, à savoir la famille et notre humanité. Enfin, j'espère qu'il trouvera dans ce film le type de sensations grisantes que seul le cinéma est à même de procurer".

Autre post du blog lié à BLACK STORMhttp://epixod.blogspot.fr/2014/08/back-to-future_4.html

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