lundi 25 août 2014

Back to the future


Action/Fantastique/Péplum/Sympathique divertissement

Réalisé par Brett Ratner
Avec Dwayne Johnson, Rufus Sewell, Aksel Hennie, Ingrid Bolso Berdal, Ian McShane, Joseph Fiennes, John Hurt, Irina Shayk, Peter Mullan...

Long-métrage Américain
Durée : 1h38m
Année de production : 2014
Titre original : Hercules 
Distributeur : Paramount Pictures France

Date de sortie sur les écrans américains : 25 juillet 2014
Date de sortie sur nos écrans : 27 août 2014 


Résumé : Mi-homme mi-légende, Hercule prend la tête d’un groupe de mercenaires pour mettre un terme à la sanglante guerre civile qui sévit au royaume de Thrace et replacer le roi légitime sur le trône. Âme tourmentée depuis la naissance, Hercule a la force d’un dieu mais ressent aussi les peines et les souffrances d’un mortel.
Sa puissance légendaire sera mise à l’épreuve par des forces obscures.

Bande annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : J'ai eu la chance d'assister à l'avant-première d'HERCULE le jeudi 21 août 2014 au Gaumont Opéra Capucines à Paris. HERCULE ne prétend pas être une grande fresque mais simplement un bon divertissement. Dwayne Johnson nous a introduit rapidement le film juste avant la projection via ce petit message :


Je n'ai pas été déçue car il s'est avéré être exactement ce qu'il prétend être. Ce n'est pas un grand film mais il est fun et même surprenant sous certains angles. J'ai beaucoup aimé la déconstruction du mythe et l'humour, très présent et intelligemment intégré.
Dwayne Johnson assure impeccablement au niveau physique dans le rôle d'Hercule. Il est indéniable que cet acteur est très sympathique. 



L'excellente idée a été de prendre de merveilleux acteurs, tels que Rufus Sewel, dans le rôle d'Autolycos, et Ian McShane, dans le rôle d'Ampharios, pour l'entourer. Cela le renforce en tant qu'acteur dans ce rôle car ils amènent autour de lui une prestance plus théâtrale qui va parfaitement avec l'époque décrite. Et cette tactique se répercute aussi au niveau des personnages. On comprend que si ces deux protagonistes ont fait confiance à Hercule, cela signifie que nous aussi, nous pouvons le suivre dans ses aventures. Il est la force brute, ils sont les esprits aiguisés et stratèges.



Finalement, malgré certains aspects un peu toc et des ficelles scénaristiques parfois trop évidente, le réalisateur, Brett Ratner nous entraîne à coup de combats et de batailles dans son histoire. Il réussit même à ménager quelques surprises. Je ne me suis pas du tout ennuyée et je me suis attachée aux personnages. J'ai vraiment apprécié la découverte cette petite troupe héroïque. Je vous conseille d'aller découvrir HERCULE au cinéma pour passer un agréable moment de détente.


NOTES DE PRODUCTION
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)
« Es-tu une légende ou la vérité enfouie derrière cette légende ? » 
Mi-homme mi-légende, Hercule prend la tête d’un groupe de mercenaires pour mettre un terme à la sanglante guerre civile qui sévit au royaume de Thrace et replacer le roi légitime sur le trône. Âme tourmentée depuis la naissance, Hercule a la force d’un dieu mais ressent aussi les peines et les souffrances d’un mortel. Sa puissance légendaire sera mise à l’épreuve par des forces obscures. 

HERCULE, le film d’action et d’aventure de l’été, révèle comme jamais auparavant la force et le courage de ce symbole de la mythologie, tout en nous faisant découvrir l’âme et le coeur du héros. 

Dwayne Johnson est Hercule, né avec la force d’un Dieu, mais capable de souffrir comme un mortel. Célèbre pour ses exploits impressionnants, notamment ses célèbres « 12 travaux » (les missions les plus téméraires de toute l’histoire de la Grèce antique) mais hanté par son passé, il est devenu un mercenaire errant, tirant profit de sa légende à la tête d’un groupe de fougueux et loyaux combattants. Alors qu’il entreprend une grande campagne pour venir à bout de la sanglante guerre civile au royaume de Thrace et rendre le roi légitime à son trône, il va être poussé au plus profond de ses retranchements. Des bandits inimaginables vont mettre à rude épreuve ses pouvoirs mythiques et un monde assoiffé de justice testera son humanité, dans le nouveau film de Brett Ratner, qui met en lumière l’un des héros d’action les plus épiques des temps anciens. 

Paramount Pictures et Metro-Goldwyn-Mayer présentent HERCULE, adapté de la bande dessinée signé Steve Moore (“Hercule : les Guerres Thraces”), sur un scénario de Ryan J. Condal et Evan Spiliotopoulos, mis en scène par Brett Ratner. Outre Dwayne Johnson dans le rôle-titre, le film réunit également Ian McShane (DEADWOOD, PIRATES DES CARAIBES : LA FONTAINE DE JOUVENCE ou plus récemment JACK LE TUEUR DE GÉANTS), Rufus Sewell (LA LÉGENDE DE ZORRO, L’ILLUSIONNISTE, ABRAHAM LINCOLN CHASSEUR DE VAMPIRES), Aksel Hennie (HEADHUNTERS), Ingrid Bolsø Berdal (HANSEL ET GRETEL : CHASSEURS DE SORCIÈRES), Reece Ritchie (PRINCE OF PERSIA), Tobias Santelmann (KON-TIKI), Joseph Fiennes (AMERICAN HORROR HISTORY), Peter Mullan (LES FILS DE L’HOMME, CHEVAL DE GUERRE), John Hurt (HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT, LE TRANSPERCENEIGE, HELLBOY 2) et Irina Shayk dans son premier grand rôle au cinéma. 

Un mythe hors du temps… Une aventure du 21ème siècle La légende immortelle d’Hercule - le demi-Dieu renommé pour son courage et la puissance de ses actes - gagne en couleurs et en adrénaline, sous la houlette de Brett Ratner. Personnifié par Dwayne Johnson, qui lui donne vie dans une incarnation moderne et vivifiante, Hercule est un homme qui lutte pour vivre en accord avec lui-même, dans un monde effrayant d’infamie. Le légendaire Hercule est une icône. Il a vaincu des animaux à la puissance hors du commun et même les hordes de l’enfer. Bien qu’étant un guerrier redouté et révéré, Hercule reste marqué par la tragédie et remué par les doutes. Accompagné par cinq compagnons loyaux, il traverse le royaume où son incroyable réputation, qui l’a précédé, suffit à intimider la plupart de ses ennemis, échangeant ses services contre de l’or. Mais quand le bienveillant roi de Thrace et sa fille lui demandent de l’aide, pour combattre un chef de guerre terrifiant et sans pitié, Hercule ne peut plus se reposer sur sa légende et se doit d’entamer une bataille sans merci. Il va alors apprendre à embrasser son propre mythe et devenir ce héros légendaire que les gens attendent. 

Dwayne Johnson : « Cela fait très très longtemps que je rêve de participer à un projet aussi passionnant autour du personnage d’Hercule. Il a été source d’inspiration pour beaucoup de gens, à travers les siècles, et j’en fais partie. Cette fois-ci, challenge supplémentaire, nous avons fait en sorte de proposer un Hercule différent de tout ce qu’on a pu voir ou lire jusqu’à présent. Quand on découvre Hercule, au début du film, c’est un exilé rongé par les remords, seulement prêt pour la castagne si on en paye le prix. Il doit alors surmonter ses propres démons et se trouver une réelle inspiration et une motivation intérieure forte, pour devenir véritablement le héros d’un peuple. » 

« La grande différence entre notre Hercule et les précédents est que c’est un être humain ordinaire niant d’être le fils d’un Dieu grec. » ajoute Brett Ratner. « Chaque légende prend sa source dans une histoire vraie et quand j’ai lu le script basé sur le roman graphique « Hercule : Les guerres thraces », j’ai été bluffé de constater à quel point c’était ancré dans une réalité palpable. Et c’est ce que j’ai cherché à transposer à l’écran. » Pour Ratner, pourtant déjà rompu au cinéma d’action « survitaminé », de RUSH HOUR aux X-MEN, accepter le pari d’adapter HERCULE signifiait travailler à un plus grand niveau épique encore — mais aussi de remettre à zéro les compteurs de la légende d’Hercule, en le plaçant dans une réalité anti-héroïque par excellence. 

« C’est une histoire sans temps mort, avec beaucoup d’action, énormément d’humour et des batailles vraiment impressionnantes, mais j’espère que les spectateurs ressortiront aussi de la salle en ayant ressenti toute la force de caractère d’Hercule et ce en quoi il croit. » précise le réalisateur. L’inspiration de ce nouvel Hercule vient de « Hercule : Les guerres thraces » (publié chez Radical Studios, puis par Milady Graphics en France), du dessinateur et scénariste britannique Steve Moore, qui avait captivé ses lecteurs avec cette histoire de héros doutant de lui-même et en quête de rédemption. Dès le début de sa publication, ses éditeurs Barry Levine et Jesse Berger espéraient le voir un jour adapté au cinéma, tant le roman graphique était ambitieux graphiquement parlant, et tant il détonnerait, au milieu de tous ces projets basés sur la mythologie classique, ayant trop systématiquement le parti-pris de la « fantasy » pure et même parfois du cinéma d’animation. 

Dwayne Johnson a manifesté son intérêt pour cette histoire lors d’une visite dans les bureaux de Radical. « Cette BD d’un seul tenant sur Hercule avait vraiment tout pour captiver le lecteur » se souvient la star. « Tout le côté cool des mythes entourant Hercule a été détourné d’une telle façon que cela confère au récit une force toute contemporaine, à laquelle les gens qui connaissent le personnage et sa légende ne sont pas habitués. » Ratner est arrivé peu après sur le projet et le staff de Radical Comics fut impressionné par la synergie mise en place. « Il s’est avéré que Brett était un grand fan du personnage d’Hercule depuis qu’il était tout môme », raconte Levine, « Il a apporté un enthousiasme communicatif et une passion déchaînée, et il a commencé à imaginer tout un tas d’idées incroyables. » Ces idées ont fusionné avec le travail des scénaristes Ryan Condal et Evan Spiliotopoulos, qui ont plongé Hercule dans une époque remuante et changeante, faite d’alliances, de conquêtes militaires, d’agitation tribale et d’ambitions impériales. C’est un monde qui aurait bien besoin de pouvoirs mystiques, sauf qu’Hercule n’est pas tout à fait convaincu d’en posséder. 

« Le scénario déconstruit le mythe d’Hercule, » observe Flynn. « Il a lui-même complètement rejeté tout ce qui ressemble de près ou de loin à sa légende - et on le sent presque au bord de la rupture. Mais voilà qu’arrive son ultime chance de combattre ses démons intérieurs et de se retrouver. » Avec Johnson dans le rôle-titre, le scénario prit immédiatement une tout autre dimension. « Une fois que Dwayne est arrivé à bord, on a pu ajouter tout l’aspect fun et charismatique d’Hercule » explique Spiliotopoulos. « Nous avons voulu pour le public synthétiser tout le charme et l’humour de Dwayne à un film d’action ébouriffant au possible. » L’acteur résume : « Pour moi, le ton parfait d’HERCULE fait que chaque spectateur en aura pour son argent, et le film est un bon équilibre entre aventures épiques, humour et beaucoup de cœur. Je crois que cela a été rendu possible en injectant une bonne dose de second degré dans tous ces personnages, pour les rendre moins linéaires, moins prévisibles. J’ai voulu donner à Hercule un petit côté cool, presque relâché, tout ceci bien sûr venant s’ajouter à toutes les qualités physiques que les gens attendent de lui. » 

CASTING ET PERSONNAGES 

HERCULE ———————————— Dwayne Johnson 

Il est né fils de Zeus, mais désormais il est devenu un guerrier fatigué vivant sur sa réputation d’antan - jusqu’à ce qu’il découvre ce que sa force peut encore accomplir si elle est mise au service d’une noble cause. Pour faire d’Hercule un personnage de chair et de sang, et donner vie autant à son charme magnétique qu’à ses prouesses physiques, un choix évident s’est imposé : Dwayne Johnson. Comme le mythe grec, la star du cinéma d’action est devenue une icône de la pop culture, passant sans problème des terrains de catch, où il a excellé de nombreuses années, au haut des affiches de cinéma. Non seulement Johnson avait clairement tous les attributs nécessaires à la personnification d’Hercule, mais en plus rêvait-il lui-même d’interpréter ce personnage depuis sa plus tendre enfance. 
« Dwayne est né pour être Hercule ! » s’amuse Ratner. « Et son dévouement pour l’incarner était étonnant. Il s’est préparé durement, chaque jour, de l’aube au coucher du soleil. Bien sûr, Dwayne avait déjà participé à de nombreux films d’action, mais je crois que physiquement parlant, il n’avait jamais été sollicité à ce point. Ce rôle était vraiment un sacré défi. D’un côté, il y avait bien sûr tout l’aspect grand spectacle, les bastons et le fun, mais de l’autre côté également beaucoup d’émotions, de sensibilité et de nuances dans le jeu. » Johnson se souvient : « J’ai grandi en admirant Hercule et dès que j’ai commencé à bosser à Hollywood, ça a été mon premier objectif : être un jour Hercule à l’écran. Quelque part, je me prépare à ce rôle depuis la toute première minute et je n’ai fait que me préparer à ce rôle. » 
Dès que le projet fut en développement, Johnson s’embarqua dans un entraînement spécifique de huit longs mois, dont les objectifs étaient d’obtenir une meilleure endurance, sculpter plus encore son physique impressionnant et accroître ses compétences au combat. Un entraînement qui peut paraître futile lorsqu’on sait à quel point l’acteur est un athlète accompli, mais nécessaire néanmoins pour s’approcher vraiment du Hercule qu’il imaginait : un personnage très effrayant, imbattable en combat au corps à corps, volontiers sarcastique et à l’ironie désabusée. « Personnifier Hercule est une chance qui ne se renouvellera sans doute pas, je tenais vraiment à ce que la version du personnage que j’avais en tête soit la version que le public pourrait voir sur écran ! » explique Johnson. « Il tient plus de la bête féroce que du simple être humain, ce qui voulait dire que non seulement je devais m’en tenir à un régime strict, mais aussi m’entraîner vraiment très dur et devenir encore plus fort, beaucoup plus fort. » 
Il ajoute : « Créer et maintenir un tel physique réclame une attention de chaque instant. Parfois, je devais lever le pied sur la cardio ou au contraire l’intensifier ou m’entraîner trois fois par jour, à d’autres moments il fallait monter à 8000 calories ou au contraire freiner sur les calories, c’était vraiment très contraignant et très complexe. Et c’était un sacré pari, mais c’est aussi un sacré pari que d’interpréter Hercule ! » En plus des besoins physiques extrêmes requis pour le rôle (rendus plus extrêmes encore du fait que Johnson avait subi une opération chirurgicale peu avant le début de la production) l’acteur était tout aussi intéressé par l’incarnation des sentiments complexes ressentis par Hercule au moment où il tente de redevenir le demi-dieu qu’il est supposé être. 
« Quand on le rencontre pour la première fois, il n’a que faire d’être le fils de Zeus ou pas ! » analyse Johnson. « La seule chose qui compte pour lui est de corriger ses erreurs passées. Mais il a cette bande de frères et sœurs, qui le poussent à croire qu’il peut être un homme meilleur. » 

AMPHIAROS — —————————— Ian McShane 

Le devin Amphiaros rejoint la bande de mercenaires qui épaulent Hercule, en tant que conseiller spirituel. Ayant eu une vision bien précise de sa propre mort, il se bât désormais sans aucune appréhension, persuadé que ce moment n’est pas encore venu. Pour tenir ce rôle clef, nous retrouvons Ian McShane, l’un des acteurs les plus mystérieux de sa génération, détenteur d’un Golden Globe, découvert tardivement dans le rôle d’Al Swearengen dans la série « Deadwood » et capable de tout jouer, de la comédie aux films d’action. 
« Ian est brillant et c’est son personnage qui permet à Hercule d’accepter de devoir combattre ses propres démons », raconte Ratner. Dwayne Johnson ajoute : « Ian est arrivé et a mis beaucoup de coeur à l’ouvrage, jouant autant avec ses tripes qu’avec sa tête. » McShane s’est tout de suite senti à l’aise dans la peau du personnage. « C’est quelqu’un qui n’accuse pas les Dieux pour les actes des Hommes et qui sait pertinemment que c’est à chacun de prendre la responsabilité de son propre destin » explique-t-il. 
L’acteur était aussi très curieux de faire partie d’un film d’action collégial. « Ce film s’inscrit dans la grande tradition des westerns et des films de samouraïs, dans lesquels vous avez un groupe de renégats avec des parcours personnels qui leur sont propres, mais qui doivent faire au mieux pour bien fonctionner tous ensemble. » observe-t-il. 
« Séparément, ils étaient des types un peu louches prêts à presque n’importe quoi pour de l’argent, désormais ils ont trouvé une motivation bien plus noble et forte. » Jouer un homme si profondément ancré dans ses croyances - y compris celle qu’il ne peut pas mourir - a été un défi très intéressant. 
« Amphiaros n’a peur de rien, mais en même temps il n’est pas stupide. » ajoute McShane. « Je crois que ce qu’il cherche à faire, c’est tout d’abord de rappeler à Hercule qu’ils peuvent tous faire les bons choix, pour de bonnes raisons. » 

AUTOLYCOS — ———————————Rufus Sewell 

Autolycos paraît presque un poids plume comparé à la force stupéfiante d’Hercule, mais il compense par son esprit aiguisé, devenant en fin de compte le maître stratège de la bande. C’est Rufus Sewell, vu récemment dans ABRAHAM LINCOLN TUEUR DE VAMPIRES, qui l’incarne à l’écran. 
« Autolycos et Hercule se connaissent depuis toujours, se soutiennent l’un l’autre et sont très complémentaires », explique l’acteur. « Ils se comprennent à la perfection et n’ont pas même besoin de se parler pour communiquer. Ils taillent la route depuis très longtemps et c’est une grande source de fierté pour Autolycos de savoir qu’il connaît Hercule mieux que quiconque. » 
En même temps, Autolycos est insolent, à sa manière, ce que Sewell a trouvé très amusant à jouer, comme il le confesse : « C’est un personnage très sarcastique et qui n’hésite pas à taquiner Hercule. Il est non seulement le cerveau des opérations, mais aussi celui qui va toujours bien faire en sorte que l’or gagné soit dûment négocié puis payé. Il a tout de même bon coeur, même si c’est une facette de sa personnalité qu’il camoufle au mieux. » Au combat, Autolycos utilise différentes lames - ce qui pour Sewell signifiait qu’il allait devoir s’entraîner dur pour être crédible, il le comprit dès qu’il signa pour le rôle. 
« De toute façon, quand vous savez que vous allez devoir vous tenir à côté de Dwayne Johnson, cela implique forcément un entraînement complexe et soutenu, si vous voulez donner l’impression de faire partie de la même espèce, » s’amuse Sewell. 
« Je me suis entraîné à combattre, j’ai soulevé de la fonte plus souvent qu’à mon tour et je me suis perfectionné au maniement des armes. Vu que nous sommes mercenaires, le côté bagarre est forcément au centre du récit et il me fallait être crédible, même si j’aime ce film aussi parce qu’il recèle beaucoup d’humour et d’humanité. » 

TYDÉE — —————————————————— Aksel Hennie 

Le muet Tydée, survivant solitaire d’une attaque sur la ville de Thèbes, est loyal envers Hercule et quand la bête est lâchée, il se transforme alors en véritable fou de guerre. C’est le Norvégien Aksel Hennie, découvert dans HEADHUNTERS, qui assure ce rôle complexe et multi-facettes. 
« Aksel est un des tout premiers à qui nous avons fait passer des auditions pour HERCULE » se souvient Flynn. « C’est un acteur phénoménal et il est vraiment incroyable dans ce rôle hors du commun. » Hennie était intrigué par la façon dont son personnage pouvait et devait s’intégrer au monde. 
« J’aimais bien l’idée de ce type empli de sentiments profonds, contradictoires parfois, plein de rage également, mais qui ne peut pas exprimer tout ceci avec des mots. Cela lui confère un petit côté mystique » précise l’acteur. 
Quant à ses relations avec Hercule, Hennie explique : « Tydée est vraiment à 120% derrière Hercule, ce qui le rend d’autant plus dangereux car il va vraiment faire tout ce que vous lui demanderez. » 
Comme tous les autres acteurs, Hennie a dû suivre un entraînement rigoureux, mais comme il le dit lui-même, tout ceci prend toute son importance lors de la grande scène de la bataille contre les Besses. « Quand on regarde cette séquence, on peut voir tout le travail effectué en amont et surtout avoir la confirmation que le travail paye. C’est aussi une scène où l’on remarque la grande solidarité et la camaraderie qui unissent tous ces mercenaires. Au final, ce fut une expérience vraiment enrichissante. » 

ATALANTA ————————— Ingrid Bolsø Berdal 

L’archer Atalanta possède cette unique et incroyable force féminine que l’on retrouve chez les amazones - et elle a une dette de sang envers Hercule. On retrouve dans ce rôle la Norvégienne Ingrid Bolsø Berdal, connue pour COLD PREY ou plus récemment HANSEL ET GRETEL : CHASSEURS DE SORCIÈRES. 
L’actrice raconte : « Atalanta est un peu une icône. À elle seule, elle représente toutes les formes de guerrières connues. Il fallait donc beaucoup de confiance en soi pour accepter un rôle aussi casse-gueule. Mais l’histoire était si captivante, à la fois épique, pleine d’aventures et de rebondissements, avec des personnages aux psychologies intéressantes, variées et complémentaires, que je n’ai pas pu résister. Ensuite, quand on voit le casting quatre étoiles que le film a su attirer, cela le rend encore plus excitant. » 
Pour se préparer à interpréter Atalanta, Ingrid a passé plusieurs mois avec Steve Ralphs, un expert du tir à l’arc, et il est vrai que tout le monde fut impressionné par le résultat, comme le confirme Flynn : « Ingrid a ce mélange de beauté et de force. En tant que mercenaire femme, il faut vraiment que l’on puisse croire qu’elle est aussi féroce, vicelarde et dure à cuire que les autres, et Ingrid a réussi haut la main ce pari. Elle est arrivée sur le tournage en très grande forme physique, davantage sans doute que la plupart des garçons. » 

IOLAOS —————————————————— Reece Ritchie 

Le mercenaire Iolaos est le cousin d’Hercule et aussi un raconteur d’histoires qui a propagé sa légende à travers le pays. Il est interprété par Reece Ritchie, qui a fait ses débuts dans 10.000 de Roland Emmerich et tient le rôle de Bis dans PRINCE OF PERSIA : LES SABLES DU TEMPS. 
Ritchie dit de Iolaos : « Il a toujours suivi Hercule dans ses périples, mais je doute qu’il ait déjà vécu une aventure aussi gigantesque ou incroyable que celle-ci, qui par ailleurs lui donne énormément de matériau pour de nouvelles histoires à raconter. C’est quelqu’un qui s’étonne un peu de tout et en même temps il doit se prouver qu’il a aussi l’étoffe d’un guerrier. » 
En jouant Iolaos, Ritchie découvrit un tout nouvel aspect de Dwayne Johnson : « J’ai été surpris de découvrir à quel point il avait un humour à froid et même combien il était drôle de manière plus générale ; ce qui, d’ailleurs, est parfait, car nos personnages ont en eux ce côté amusant et joueur », dit-il, « Et il apporte une vulnérabilité à laquelle je ne m’attendais pas non plus. » 
L’entraînement a par ailleurs permis à Ritchie de se rapprocher de Johnson et des autres mercenaires. « On était tous embarqué dans ce quotidien de coaching physique très intense et ça nous a permis de faire corps tous ensemble - ce qui, quelque part, nous préparait aussi à nos relations dans le film, car c’est un peu ce que traversent nos personnages » conclut-il. 

RHÉSUS — ——————————— Tobias Santelmann 

Rapidement, au cours du récit, Hercule doit faire face à un adversaire des plus dangereux : Rhésus, le chef des rebelles que le seigneur Cotys veut voir assassiner. C’est Tobias Santelmann, un autre Norvégien, découvert dans le film d’aventures KON-TIKI en 2012, qui joue le révolutionnaire à la tête d’une armée de renégats en provenance de différentes tribus. Savoir qu’il allait devoir affronter Dwayne Johnson a été une motivation supplémentaire pour accepter le rôle. 
« Il a fallu vraiment que je m’entraîne comme un malade, que je fasse attention à mon régime alimentaire et qu’on peaufine aussi mes costumes, pour qu’au moment où Rhésus fait face à Hercule on puisse croire que le combat puisse être serré et en tout cas que ça ne serait pas une partie de plaisir. », raconte-t-il. « Une des choses intéressantes est que Rhésus est plus dans la rapidité que dans la puissance. La force d’Hercule est incomparable, mais Rhésus utilise son incroyable vitesse au mieux dans ses techniques et tactiques de combat. » 
Quand il se bat, Rhésus est un guerrier féroce, mais Santelmann a noté une autre facette intéressante du personnage : « C’est un idéaliste, à sa façon, un petit peu comme un Che Guevara qui pense lever une armée et avoir un peuple entier derrière lui ». La frontière entre le bien et le mal est difficilement cernable, pour la plupart des personnages. Ian McShane raconte : « Rhésus est-il quelqu’un de vraiment mauvais ? Cotys est-il quelqu’un de bien ? Chacun est-il réellement ce qu’il semble être ? Voilà les questions auxquelles on essaye de répondre tout au long du récit. » 

LE ROI EURYSTHEUS ———————————— Joseph Fiennes 

Le Roi impérieux d’Athènes a hérité son trône de son père - et il n’aura de cesse de mettre à mal ses différents rivaux. Pour incarner Eurystheus, nous retrouvons Joseph Fiennes, l’acteur multi-facettes récemment remarqué et remarquable en Monsignor Timothy Howard, dans AMERICAN HORROR STORY. 
« Joseph a imaginé un personnage avec beaucoup de paradoxes et de nuances » précise Ratner. Johnson ajoute : « J’étais vraiment impatient de pouvoir tourner avec Joseph et j’en ai apprécié chaque instant. » 
À propos de son personnage, Fiennes raconte : « C’est un peu un politicien, mais il a aussi tout du play-boy choyé en permanence. De l’extérieur, il paraît accessible et léger, mais c’est aussi un homme qui peut faire preuve de noirceur, particulièrement lorsqu’est abordé le pouvoir d’Hercule. » 
L’acteur poursuit : « Il célèbre publiquement Hercule comme un athlète et un guerrier, mais en réalité germe à ce moment-là son extrême jalousie, ainsi que la préoccupation grandissante qu’Hercule est en train de devenir une force sur laquelle il lui faudra compter. » 

COTYS — ————————————————————— John Hurt 

Assoiffé de pouvoir et avec acharnement et intelligence, Lord Cotys a pour rêve de construire son propre empire. Il est interprété par John Hurt, l’acteur aux 250 films, encore tout récemment impressionnant dans SNOWPIERCER. 
« John Hurt est vraiment un acteur brillant et à la carrure impressionnante. Il joue Cotys, qui embauche Hercule et sa bande de mercenaires en tant qu’assassins au moment-là où débute notre histoire » explique Ratner. Hurt a été tout particulièrement attiré par l’esprit tordu du personnage. « C’est un rôle très ancré dans la dramaturgie. Cotys n’est pas exactement ce qu’on pourrait appeler un homme sain d’esprit, et les âmes perturbées m’ont toujours intéressé. » s’amuse John Hurt. 
Et Ratner de conclure : « Tous ces personnages mélangent mythes et réalité, et tous les acteurs se sont vraiment beaucoup amusés à les interpréter. » 

UNE PLONGÉE DANS LE PASSÉ 

Pour amener le public au temps des héros et mythes grecs anciens, av. J.C., mais à la manière d’une épopée moderne et électrisante, Brett Ratner décida assez tôt qu’il opérerait de façon “old school”, notamment en construisant de toutes pièces d’imposants décors. En quête d’un endroit adéquat pour une production de cette envergure, la production porta son choix sur les studios Origio en Hongrie, dont HERCULE utilisa l’ensemble des sept studios, ainsi qu’un énorme entrepôt. 
« Brett a été inflexible dès les premiers instants, sur le fait qu’il voulait des décors épiques, grandioses et mémorables. » se souvient Beau Flynn, « et tourner à Budapest nous a vraiment permis de répondre à tous ses souhaits ». 
Ratner ajoute : « On a pu créer d’incroyables scènes de bataille avec des chevaux, des chariots, des centaines de guerriers et à une échelle telle que vous imaginez mal en sortir indemne. » L’expérience était presque surréaliste, avec des centaines de soldats grecs en formation sur le plateau, avec armes et boucliers, suivis par les Besses, chauves et tatoués, et affublés de lames effrayantes ; et enfin les chevaux tirant les chariots. Pour beaucoup, la sensation était d’avoir été « téléporté » par une machine à voyager dans le temps. « Chaque séquence avait un côté Cecil B. DeMille, avec une vision très large, en scope ! » se souvient Rufus Sewell. 
« C’est une différence importante pour les acteurs car ils peuvent réagir à un véritable environnement. » Ratner recruta également une équipe créatrice de choc. « Il y avait là tous les gens avec lesquels j’avais rêvé de travailler, et cette fois je n’ai pas laissé passer ma chance » raconte le metteur en scène. A la tête de cette équipe on trouve le directeur de la photographie Dante Spinotti, un collaborateur de longue date de Ratner, nominé deux fois pour un Oscar, pour RÉVÉLATIONS et L.A. CONFIDENTIAL. 
« Dante vous fait carrément oublier que la caméra existe » s’exclame Ratner, « il vous invite littéralement à pénétrer dans le monde d’Hercule. » Le duo a également étroitement travaillé avec le décorateur Jean-Vincent Puzos, dont la profession avait récemment applaudi la contribution à AMOUR de Michael Haneke. 
« Jean-Vincent et moi parlions déjà d’HERCULE pratiquement un an avant d’entrer en production. » explique Ratner. « Il a inventé des décors étonnants qui apportaient toujours quelque chose de frais et de fascinant. C’est lui par exemple qui a eu l’idée de mettre de côté l’aspect un peu marbre blanc qu’on retrouve dans tous les péplums, pour des textures plus sombres qui collaient parfaitement à la teneur de notre récit. » La pièce maîtresse du travail de Puzos fut le design du village des Besses, qui allait devenir le lieu d’une bataille féroce. Il avait un but : le rendre aussi vivant que n’importe quel quartier de notre 21ème siècle. 
« On a construit des maisons avec du bois, de la pierre et de la boue » raconte Tina Jones, décoratrice de plateau. « Jean-Vincent voulait que cela soit rugueux et dégoutant. Il demandait même qu’on soit presque capable d’imaginer les odeurs, tellement c’était sale. » Dans un autre plateau des studios Origio, Puzos fabriqua un autre décor colossal : la citadelle de Lord Cotys montant tel un phénix et comprenant un autel magnifique à la gloire de la Déesse Héra, placé en haut d’un escalier gigantesque encadré de deux rangées de braseros enflammés. Ici, le marbre blanc plus classique employé pour la statue d’Héra contraste totalement avec le reste du décor, plus sombre et pierreux. « J’ai décidé de peindre toutes les parties en bois en rouge. En Grèce, ils utilisaient du sang de taureau, car il est très épais. Et ce sang reliait le peuple grec au sentiment primitif que le taureau les protégeait. » raconte Puzos. 
Ratner fut vraiment satisfait du travail de Puzos et de ses équipes de décorateurs. « La citadelle donnait l’impression d’être vraiment réelle, et je pense que le public ressentira cela à la vision du film », explique-t-il. La pièce de résistance pour Puzos était le donjon, où Hercule est enchaîné et raillé par Cotys et le Roi Eurystheus. « Je crois que c’est le décor le plus impressionnant du film » dit-il, « à cause des modèles que nous avons créé avec les pierres, le feu et cette rivière verte de soufre. » Jones s’est vraiment amusé avec celui-ci : « On avait des cages remplies de squelettes, le billot d’un bourreau et des chaînes un peu partout. » dit-elle. 
« C’est vraiment un endroit à couper le souffle. » HERCULE AU COMBAT Bien que Brett Ratner fût déjà rompu à l’exercice du film d’action effréné, pour avoir longtemps collaboré avec Jackie Chan, ce film lui a permis d’élargir un peu plus son horizon de façonneur de blockbuster. Il a eu pour but de créer des batailles féroces et primales, mythiques d’une certaine manière, tout en s’évertuant à les rendre palpables et crédibles. Ratner a recruté une formidable équipe pour l’épauler, avec notamment le réalisateur de seconde équipe Alexander Witt, le coordinateur de cascades Greg Powell et Alan Poppleton comme coordinateur pour les combats, qui à leur tour ont embauché les meilleurs cascadeurs en provenance d’Angleterre, Slovaquie, Canada, Nouvelle-Zélande, Hongrie et Bulgarie, ainsi qu’un groupe de cavaliers sensationnels et habiles dirigés par l’Espagnol Ricardo Cruz Sr. Dès la première lecture du script, Powell fut saisi par la puissance que pouvait dégager Hercule. 
« Il n’a rien de surnaturel » note-t-il, « mais c’est une véritable force de la nature. Il est facilement deux fois plus costaud que moi, aussi je me suis dit que si moi je peux balancer quelqu’un à deux mètres, lui peut le balancer à quatre. Et j’ai gardé ce principe en tête lorsque j’ai travaillé sur les séquences de combat. » Il a alors collaboré plus étroitement avec Ratner et Johnson pour développer le style de combat distinctif d’Hercule. Bien qu’ayant subi récemment une opération chirurgicale, Johnson insista pour assurer tous les plans lui-même, et débuta immédiatement son entraînement, notamment au maniement d’épée. « Hercule est massif, aussi avons-nous incorporé sa taille et ses compétences en matière de catch dans le style d’Hercule. » explique Poppleton. 
« Il est très habile, très manuel et a apporté beaucoup d’idées, notamment en inventant ses propres méthodes d’utilisation de son bâton. » « Il avait besoin que cette chose soit un peu le prolongement de son bras » dit Johnson à propos du bâton en bois qu’Hercule utilise avec une efficacité mortelle. « Parce que c’était devenu son arme de prédilection depuis des années. » Powell et Poppleton ont travaillé avec les acteurs un mois en amont du début du tournage. Le summum de leur collaboration se devant d’être la bataille complexe et délicate entre Hercule, sa bande de mercenaires, l’armée de Cotys et les guerriers Besses prêts à assouvir leur besoin de ravage total. « Bizarrement Brett voulait que l’armée de Cotys soit mal formée pour cette bataille, afin qu’Hercule réalise qu’il devait leur botter les fesses pour qu’ils soient suffisamment en forme au moment de l’affrontement » explique Poppleton. 
« En même temps, il voulait aussi que les guerriers Besses soient complètement fous, enragés, presque des créatures animales dénuées de toute humanité. » « Les Besses débarquent en étranglant et en frappant tout le monde, à coups de pieds et de poings, de vrais barbares » ajoute Powell, « et nos garçons ont fait là un travail étonnant ». Dwayne Johnson : « La bataille contre les Besses est vraiment un moment épique et aussi un retournement, qui devient même un moment-clef pour Hercule et les siens. » Au cours du tournage, la production a pu travailler avec les chevaux qui avaient été soigneusement préparés pendant de longs mois, à chuter dans la bataille pour certains ; et pour d’autres à traîner les chariots conduits par Hercule et ses mercenaires. Les acteurs ont dû aussi se former à une autre compétence ancestrale : conduire les chariots. Cela ne prit pas moins de six semaines d’entraînement quotidien pour que chacun arrive à trouver et maîtriser son équilibre. 
Ian McShane raconte à quel point ce fut un exercice périlleux : « Je monte à cheval, j’adore les chevaux, mais conduire un chariot est une tout autre chose, et ça n’est franchement pas une partie de plaisir. » Entre les chevaux, l’utilisation d’armes anciennes et les chorégraphies dans tout ce qu’elles peuvent avoir de graphiques, les scènes d’action étaient un tel défi sur HERCULE que tous, acteurs comme cascadeurs, ne devaient jamais rien laisser au hasard. Mais pour Dwayne Johnson, c’est la manière qu’a Hercule d’aborder les batailles qui est passionnante. 
« Hercule peut prendre des coups, cela le rend plus fort encore, et c’est un peu comme ça qu’est la vie. On se relève tous d’un échec et on se relève plus fort. On a tous un peu d’Hercule en nous. »

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