samedi 17 mai 2014

Back to the future


Action/Science fiction/De géniales retrouvailles avec les mutants

Réalisé par Bryan Singer
Avec Hugh Jackman, James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Patrick Stewart, Ian McKellen, Halle Berry, Ellen Page, Peter Dinklage, Nicholas Hoult, Shawn Ashmore, Omar Sy, Evan Peters...

Long-métrage Américain/Britannique
Durée : 2h12m
Année de production : 2014
Distributeur : Twentieth Century Fox France
Twitter : https://twitter.com/20thCFox_FR et #XMEN #DOFP

Date de sortie sur les écrans américains : 23 mai 2014
Date de sortie sur les écrans britanniques : 22 mai 2014
Date de sortie sur nos écrans : 21 mai 2014


Résumé : Dans X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST, les X-Men se battent pour la survie des humains et des mutants à deux époques différentes.
Les personnages de la trilogie X-MEN originale joignent leurs forces aux versions plus jeunes d’eux-mêmes découvertes dans XMEN : LE COMMENCEMENT dans l’espoir de changer le cours de l’histoire. Le combat épique que vont livrer les X-Men pourrait bien sauver notre futur...

Bande annonce (VOSTFR)


Featurette VF - Omar Sy


Focus Mystique (VOSTFR)


Focus Magneto (VOSTFR)


Focus Fauve (VOSTFR)


Focus Tornade (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : Je vais vous le dire comme je l'ai vécu : j'ai adoré cet X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST de Bryan Singer. Il retrouve ses mutants avec ce nouvel opus et leur fait honneur.

Bryan Singer, le réalisateur (à droite) et Patrick Stewart, acteur (à gauche)
Comme dans le premier X-MEN (2000), il nous expose l'état d'esprit de ses héros en une phrase ou une scène. Il allie histoire de science-fiction et parallèle historique. Il équilibre parfaitement les scènes spectaculaires, les moments d'introspection, l'action pure et l'humour. Et tout fonctionne.
Le scénario est clair, la morale de l'histoire aussi. Grâce à une intrigue spacio-temporelle, nous avons le plaisir de voir les 4 acteurs qui interprètent le Professeur Xavier (Patrick Stewart et James McAvoy) et Magneto (Ian McKellen et Michael Fassbender) évoluer dans le même long métrage. Si vous êtes fan de la saga comme moi et que vous avez vu tous les films, cette version intelligemment montée est un vrai bonheur.
Il n'y a aucune fausse note dans le casting pourtant conséquent. Les acteurs font merveilles. On retrouve Wolverine (interprété par Hugh Jackman) en fil conducteur et avec son humour ravageur, il est génial.



Mon coup de cœur va aux Professeur Xavier et Magneto jeunes. Interpretés par James McAvoy et Michael Fassbender, je les ai trouvé tout simplement parfaits.





Non pas que les versions âgées interprétées par Patrick Stewart et Ian McKellen aient démérité, loin s'en faut puisqu'ils assurent comme toujours, mais le scénario offre la part belle aux jeunes et ils savent saisir l'opportunité.



J'ai apprécié également la présence de Nicolas Hoult dans le rôle de Hank McCoy dit Le Fauve, toujours aussi bon.



Le "bad guy" de l'intrigue, Bolivar Trask, est personnifié par Peter Dinklage. Il apporte un sérieux qui rend à la fois le projet de son personnage et les enjeux de l'histoire crédibles.


Côté femmes, je dois avouer que Jennifer Lawrence, qui interprète Mystique, est superbe.



Ellen Page, qui interprète Kitty Pryde est toujours aussi convaincante. J'ai retrouvé avec bonheur tout plein d'autres mutants.


Je ne vous en dis pas trop pour ne pas gâcher les belles surprises et clins d’œil concoctés par Bryan Singer à l'intention des fans.
Ce X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST est une véritable réussite. Il cumule toutes les qualités du premier X-MEN (2000) et de X-MEN : LE COMMENCEMENT (2011). Si vous aimez la saga, je vous conseille de vous précipiter au cinéma pour en profiter au plus vite.

Note : Restez jusqu'à la toute fin du générique qui termine le film pour découvrir une petite scène bonus ! 



NOTES DE PRODUCTION
(A ne lire qu’après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Passé maître dans l’adaptation des comics au cinéma, le réalisateur Bryan Singer a réinventé le genre tel que nous le connaissons aujourd’hui. 
Avec X-MEN, le blockbuster de l’été 2000 adapté de la célèbre série de bandes dessinées et de ses personnages, il a donné naissance à un univers à part, qu’il a continué à développer avec succès en 2003 avec X-MEN 2. 
Avec X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST, Bryan Singer poursuit son exploration de l’univers XMen à travers une histoire aussi singulière qu’ambitieuse, portée par des personnages complexes. Le producteur Hutch Parker déclare : « C’est l’affection, l’attention et le respect que Bryan porte à ces personnages qui rendent ses films si captivants. » 
Pour X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST, il retrouve la productrice Lauren Shuler Donner, qui a travaillé sur tous les films de la franchise ; le scénariste et producteur Simon Kinberg, qui a produit X-MEN : LE COMMENCEMENT ; le directeur de la photographie primé Newton Thomas Sigel, ASC, dont c’est le huitième film aux côtés du réalisateur ; le chef décorateur oscarisé John Myhre, à qui l’on doit les décors originaux de l’univers X-Men ; et le compositeur et monteur John Ottman. 
Bryan Singer retrouve également les acteurs de X-MEN et ceux de X-MEN : LE COMMENCEMENT, dont il a écrit l’histoire et qu’il a produit. X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST réunit à l’écran Hugh Jackman, Patrick Stewart, Ian McKellen et Halle Berry de la trilogie originale, et Jennifer Lawrence, James McAvoy, Michael Fassbender et Nicholas Hoult de X-MEN : LE COMMENCEMENT. 
Le réalisateur commente : « Cela avait été un immense plaisir de confier les rôles de la trilogie originale et ceux de X-MEN : LE COMMENCEMENT à ces acteurs, car à l’époque plusieurs d’entre eux n’avaient aucune expérience des films de cette envergure. Hugh venait de l’univers de la comédie musicale et Jennifer n’avait joué que dans des petits films indépendants tels que WINTER’S BONE. Depuis, leurs carrière ont décollé et ils sont devenus de grandes stars reconnues pour leur travail. Tout le monde était très enthousiaste à l’idée de réunir ces deux familles. » 
Lauren Shuler Donner explique : « C’est la richesse des thèmes explorés dans les aventures des X-Men et leur caractère provocateur qui ont séduit Bryan Singer. Il est très sérieux lorsqu’il est question des X-Men. Il a toujours tenu à ce que les thèmes des histoires soient traités de manière réaliste. Les spectateurs peuvent facilement s’identifier aux personnages car ils ne sont pas parfaits. Mystique, par exemple, est fière de ce qu’elle est, tandis le Fauve est complexé par ses pouvoirs, qu’il cache. Si les personnages sont réalistes, il est plus facile d’accepter de croire qu’ils sont capables de voler ou dotés du pouvoir de guérison. 

On retrouve bien entendu dans XMEN : DAYS OF FUTURE PAST ce que l’on attend d’une adaptation de bande dessinée de super-héros : de l’action, de la comédie et des effets visuels, mais c’est l’aspect humain de l’histoire, avec ses conflits et ses épreuves, qui confère son âme au film. Bryan réussit toujours à donner du sens à ces histoires et à les rendre authentiques car il comprend intimement les personnages et l’univers dans lequel ils évoluent. » 
Le réalisateur commente : « Je voulais non seulement réaliser X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST pour son casting exemplaire et le plaisir de diriger un film de cette envergure, mais avant tout parce qu’il explore des sujets encore inédits dans les films X-Men, bien que présents dans les comics depuis des années, comme le voyage dans le temps. Je pense qu’il est essentiel de se renouveler et je peux vous garantir que c’est le cas avec ce film. »

DE LA B.D. À L’ÉCRAN

En 2011, alors qu’il produisait X-MEN : LE COMMENCEMENT, Simon Kinberg a commencé à imaginer l’histoire des prochaines aventures des X-Men avec le cinéaste Matthew Vaughn. Et une idée revenait constamment : celle de deux générations de X-Men combattant côte à côte. Ils se sont inspirés de « Days of Future Past », le comic book original de Chris Claremont - qui fait une brève apparition dans le film. 
Le légendaire auteur déclare : « Je trouve tout à fait logique que les scènes du passé se déroulent au début des années 70, une période de troubles et de profonds changements. Et puis chronologiquement, cela s’inscrit parfaitement dans la continuité de X-MEN : LE COMMENCEMENT qui se passait dans les années 60. » Chris Claremont déclare : « Le plus important lorsqu’on raconte une histoire, c’est l’élément de surprise. Et sous cet aspect, « Days of Future Past » se prêtait parfaitement au cinéma. Il s’agit de l’une des histoires les plus emblématiques de la série et c’est formidable de la voir prendre corps sur grand écran grâce à la vision de Bryan Singer et à l’incroyable talent des acteurs qui l’interprètent. » 
Le voyage dans le temps constitue un élément clé des comics et du film, même si X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST en fait une utilisation originale. Le réalisateur explique : « La différence, c’est que nous n’envoyons personne dans le passé physiquement : c’est l’esprit de Logan qui remonte le temps pour intégrer sa propre conscience, plus jeune. Pendant toute la période où il est dans le passé, le passé et le futur coexistent, ce qui nous permet de développer deux intrigues parallèles. » 
Il poursuit : « Il existe une théorie en physique quantique qui décrit ce phénomène, il s’agit du « principe de superposition ». Selon ce principe, si le résultat d’un événement n’a pas encore été observé, alors cet événement ne s’est pas encore vraiment produit. Lorsque Wolverine, l’observateur de l’histoire, revient du passé, cela met fin à la superposition, ce qui signifie que ce qu’il a changé dans le passé va prendre effet et transformer le futur. » Pendant que Bryan Singer étudiait le voyage dans le temps d’un point de vue logique et physique, Simon Kinberg s’intéressait quant à lui à la littérature et aux films sur le sujet, tout en travaillant sur le scénario. 
Il déclare : « Ce qu’il y a d’unique dans ce film, c’est la manière dont passé et futur sont entremêlés et interagissent l’un avec l’autre. L’un des défis majeurs du projet était de créer une oeuvre cohérente, en particulier du point de vue émotionnel. Il fallait instaurer une continuité entre les différentes versions des personnages, jeune et plus âgée. Conserver cette logique émotionnelle, et pas seulement la logique rationnelle, s’est révélé aussi compliqué que de mettre au point l’aspect physique et psychologique du voyage dans le temps. » 
Simon Kinberg était très enthousiaste à l’idée de collaborer avec Bryan Singer sur un film réunissant les acteurs de la trilogie originale et l’équipe de X-MEN : LE COMMENCEMENT. Il commente : « Ces films racontent l’histoire de marginaux en quête d’une famille de substitution parce qu’ils ne sont pas acceptés au sein de la leur, et tout cela trouve un écho chez Bryan. » Il poursuit : « L’une de ses plus grandes réussites avec X-MEN, c’est le choix des acteurs. Il ne s’est pas contenté de faire appel à des acteurs de genre ou à des stars de films d’action, il a recruté des vrais comédiens dramatiques issus du théâtre tels que Ian McKellen, Patrick Stewart et Hugh Jackman. C’est également vrai pour la génération suivante : Jennifer Lawrence, James McAvoy, Michael Fassbender et Nicholas Hoult. Je doute qu’un film ait déjà rassemblé des comédiens aussi impressionnants, talentueux et expérimentés. » 

LES X-MEN, ENTRE PASSÉ ET FUTUR 

Dans X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST, le personnage de Hugh Jackman sert de trait d’union entre l’avenir et le passé. L’acteur a incarné Wolverine sept fois au cours des quatorze dernières années, « une chance incroyable et rare » selon lui. Si le personnage a défini sa carrière, il ne l’a cependant jamais limité en tant qu’acteur. Hugh Jackman connaît Wolverine mieux que personne et qualifie le retour de Logan dans l’univers X-Men de « renaissance ». 
L’acteur déclare : « Pour la première fois, Logan a l’impression de faire réellement partie des X-Men. Il a accepté le fait que sa colère soit sa meilleure arme. Il est enfin en paix avec luimême. Étant le seul mutant capable de se guérir lui-même de ses blessures, Logan se porte volontaire pour remonter le temps afin d’empêcher l’éradication des mutants à laquelle les X-Men du futur sont confrontés. » 
Les pouvoirs de Wolverine en font le seul membre des X-Men à pouvoir survivre à ce voyage temporel. Bryan Singer explique : « Remonter aussi loin dans le temps détruirait l’esprit de n’importe qui, Wolverine est le seul à pouvoir le supporter. Lui seul est doté de pouvoirs de régénération qui le rendent capable de survivre à cette expérience. Et comme il ne vieillit pas, Hugh a pu interpréter les deux versions de son personnage. C’était donc une formidable opportunité pour lui et pour moi. » 
Tout au long de leur relation, Charles Xavier a essayé d’inculquer la philosophie X-Men à Logan, de l’aider et d’apaiser sa colère. Mais dans X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST, les rôles sont inversés. C’est désormais Logan qui s’efforce de convaincre le jeune Charles de reprendre espoir. Le réalisateur commente : « Leur relation est intéressante car dans le premier film de la saga, Xavier a aidé Logan à trouver sa place au sein des X-Men, et dans celui-ci Wolverine remonte le temps pour aider Xavier à reprendre sa vie en main et sauver le futur. » Mais ce pourrait être la mission la plus difficile de Wolverine, car comme il le dit dans le film : « La patience n’est pas mon fort. » 
Hugh Jackman avait achevé le tournage de WOLVERINE : LE COMBAT DE L’IMMORTEL quelques mois seulement avant d’entamer celui de X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST à Montréal. Ainsi, au lieu d’avoir à se remettre en forme, l’acteur a simplement dû rester en bonne condition physique. Il a suivi pour cela un programme strict. Il raconte : « Je faisais 45 à 90 minutes de sport tous les matins avant de passer à la coiffure et au maquillage, et je ne me nourrissais que de poulet grillé et de légumes vapeur. Je mangeais toutes les deux heures, souvent entre deux scènes ou deux répétitions. Et avant chaque scène de combat, je faisais 15 minutes de musculation. Je terminais la journée par 45 minutes de sport supplémentaires en salle. » 
L’acteur confie : « J’étais très heureux de retrouver Halle Berry, Ian McKellen et Patrick Stewart, avec lesquels je suis resté ami depuis X-MEN, ainsi que Bryan Singer, à qui je dois ma carrière à Hollywood. Ça a également été un plaisir de collaborer avec les jeunes acteurs du film. Un jour, alors que je remontais le couloir bleuté qui mène au Cerebro avec Nicholas Hoult, il m’a confié qu’il avait 8 ans lorsqu’il a vu X-MEN. À cet instant, j’ai réalisé combien l’univers X-Men était devenu emblématique. » 
Parmi les acteurs originaux de la franchise figure également Ian McKellen, dont la relation professionnelle avec Bryan Singer remonte à UN ÉLÈVE DOUÉ, réalisé et produit par ce dernier. L’acteur commente : « Depuis cette première collaboration, j’ai une admiration sans borne pour l’enthousiasme dont Bryan fait preuve dans ses projets et pour son dévouement envers le public. J’ai moi-même énormément de respect pour les spectateurs, dont l’énergie et l’enthousiasme me nourrissent en tant qu’acteur. » À propos de son personnage, il déclare : « Magnéto a une conscience, mais il a aussi un passé tragique qui lui a permis de découvrir qu’il avait le pouvoir de maîtriser le métal. C’est le plus puissant des mutants, du moins physiquement. Son chagrin et sa rage l’ont isolé du reste de la société, mais dans X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST il s’allie à ses rivaux pour assurer la survie des mutants. Dans son nouveau costume, Magnéto à l’air encore plus dangereux que d’habitude. Ce qui n’est pas peu dire ! » Patrick Stewart, qui interprète Charles Xavier, alias le Professeur X, depuis plus de quatorze ans, n’a pas été surpris d’apprendre que son personnage était de retour dans X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST. Il explique : « La franchise a connu un succès impressionnant et j’avais le sentiment que l’histoire allait prendre cette direction. Et puis, il va falloir quelques années à James McAvoy pour me ressembler ! » 
L’acteur a pris beaucoup de plaisir à retravailler sous la direction de Bryan Singer, dont la vision a joué un rôle essentiel dans le succès de la franchise. Il déclare : « Au fil du temps, j’ai vu changer la manière dont les équipes abordaient ces films. Je n’avais jamais tourné en 3D ni vu de prévisualisation animée de mes scènes auparavant. La réalisation de ce genre de film est devenue beaucoup plus complexe mais également beaucoup plus précise ; c’était très excitant, presque autant que de pouvoir enfin piloter le X-Jet ! En plus, dans ce film, Xavier se déplace dans un fauteuil roulant qui flotte dans les airs ! » 
L’acteur écossais James McAvoy reprend le rôle de Charles jeune. Dans ce film, Charles a perdu espoir, il est brisé et se révèle plus vulnérable que jamais. La productrice Lauren Shuler Donner commente : « Dans X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST, on voit se dessiner celui qu’il va devenir plus tard dans la saga. » À propos de son personnage, l’acteur déclare : « Charles Xavier a toujours fait preuve de beaucoup d’empathie. Il tend la main aux autres, il ressent leur douleur, les aide à la contrôler et leur permet de devenir des individus meilleurs et plus solides. » Mais à ce stade de sa vie, le jeune Charles a choisi de se renfermer sur lui-même. Il a non seulement été blessé émotionnellement par la perte de son amie Raven (Mystique), mais également physiquement, et il est désormais cloué dans un fauteuil roulant. James McAvoy commente : « Le personnage que l’on découvre dans ce film est différent de celui que l’on a pu voir dans les précédents. » 
Simon Kinberg explique : « James prend ce rôle très au sérieux, il l’a abordé d’un point de vue humain, il ne se le représente pas comme un super-héros. Charles est un homme bon et les difficultés qu’il traverse dans ce film sont réelles et crédibles. » L’une des scènes les plus émouvantes de l’acteur, son face-à-face avec la version plus âgée de lui-même incarnée par Patrick Stewart, a été tournée lors du premier jour de tournage de James McAvoy et du dernier de Patrick Stewart. Le jeune acteur raconte : « J’étais un peu nerveux car c’est une scène bouleversante pour mon personnage, et l’interpréter face à un acteur qui joue ce personnage depuis quatorze ans était très intimidant. » 
Les deux acteurs ne s’étaient jamais rencontrés jusqu’alors et n’ont quasiment pas répété. James McAvoy a suggéré à son partenaire qu’ils jouent la scène à quelques centimètres seulement l’un de l’autre - une proximité qui, selon Patrick Stewart, confère à la scène une grande intimité. 
Bryan Singer se souvient : « James est arrivé et a joué la scène. Voir ces acteurs appartenant à deux générations différentes être aussi à l’écoute l’un de l’autre et jouer en harmonie a été un grand moment pour toute l’équipe. » 
Michael Fassbender reprend le rôle du jeune Erik Lehnsherr, alias Magnéto, qu’il avait joué dans X-MEN : LE COMMENCEMENT. À propos du personnage, Simon Kinberg déclare : « Dans ce film, Magnéto se dévoile davantage tel que nous le connaissons, il devient plus stratège, à l’image de la version de Ian McKellen, qui sert une cause politique et veut changer le monde. » Comme la plupart des acteurs, Michael Fassbender préfère tourner en décors réels plutôt que sur fond vert. Il commente : « J’ai été impressionné par le détail des décors et le savoir-faire du département artistique. Mon décor préféré est celui de la cellule de la prison du Pentagone où mon personnage est incarcéré au début du film ; il m’a permis de définir le personnage d’Erik. Cette cellule m’a aidé à me représenter sa vie passée et la manière dont il a réussi à surmonter ces dix années d’emprisonnement, c’est comme cela que j’ai eu l’idée du « lotus ». C’est un état de méditation zen dans lequel Erik peut passer des heures en lévitation, dans la position du lotus, à méditer et rassembler ses forces. » 
Raven, alias Mystique, est la principale source de conflit entre Magnéto et Xavier. Elle est à nouveau incarnée par l’actrice oscarisée Jennifer Lawrence. Dans X-MEN : LE COMMENCEMENT, Raven était une élève prometteuse de Xavier, mais elle a fini par adhérer à la cause de Magnéto. Elle se fait désormais appeler Mystique et s’est retournée contre les humains.Le réalisateur déclare : « Raven est seule depuis dix ans, depuis les événements de X-MEN : LE COMMENCEMENT. Elle n’est plus la jeune femme que Charles a connue, ni la disciple d’Erik. Elle a trouvé sa propre voie : celle de la vengeance. Elle traque ceux qui enlèvent, tuent et mènent des expériences sur les mutants. Elle cherche également à se venger du Dr Trask et cela brise le coeur de Charles car il sait que rien de bon n’en sortira et que cela mènera à la destruction des mutants. En sauvant Raven, il sauvera le futur. » 
Le Dr Bolivar Trask, incarné par Peter Dinklage, est l’un des personnages les plus sombres de l’univers X-Men. C’est lui qui a imaginé les Sentinelles, ces gigantesques robots tueurs. Son but est d’unir l’espèce humaine en éliminant ses rivaux : les mutants. Bryan Singer déclare : « En créant le personnage, Simon et moi avons pris soin d’expliquer ce qui le pousse à vouloir traquer et exterminer les mutants. Nous tenions à en faire un personnage complexe, pas un simple méchant avide de destruction. » Le réalisateur poursuit : « Étrangement, Trask n’aspire qu’à la paix. Il pense que les mutants sont si puissants qu’ils représentent une menace pour l’humanité. Pour lui, ils sont à l’homme moderne ce que celui-ci était à l’homme de Néandertal : ils l’éradiqueront. Il se dit que la meilleure manière de fédérer l’humanité est de lui trouver un ennemi commun capable de la détruire. » Pour incarner ce personnage complexe, l’équipe du film a fait appel à Peter Dinklage. Simon Kinberg explique : « Peter est non seulement différent physiquement, mais il apporte également beaucoup d’émotion et d’humanité au personnage. Grâce à lui, Trask est un personnage authentique que le public peut comprendre, même s’il n’apprécie pas sa façon d’agir. » Peter Dinklage déclare : « Bryan et Simon ont réussi à raconter cette histoire avec intégrité et cohérence alors qu’elle se déroule à deux époques différentes. Tous les personnages, avec leurs luttes intérieures, leurs émotions, leurs psychologies et leurs relations, sont captivants. L’amitié entre Charles et Erik est extraordinaire, elle est incroyablement profonde et repose avant tout sur la loyauté. » 
L’actrice oscarisée Halle Berry incarne le personnage de Tornade pour la quatrième fois. Elle déclare : « Je me sens proche d’elle ; reprendre ce rôle, c’est un peu comme retrouver une vieille amie. Tornade a un rôle de professeur, c’est l’idée que Bryan et moi avions du personnage dès X-MEN. » Pour autant, Tornade reste l’une des mutantes les plus puissantes et joue un rôle clé dans la protection des X-Men contre les Sentinelles. L’actrice explique : « Elle maîtrise les éléments et lorsque l’équipe est envoyée au combat, elle est en première ligne. » 
L’actrice nommée aux Oscars Ellen Page reprend quant à elle le rôle de Kitty Pryde, personnage qu’elle avait incarné pour la première fois dans X-MEN : L'AFFRONTEMENT FINAL. Dans X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST, les pouvoirs de Kitty lui permettent de renvoyer l’esprit de Wolverine dans le passé afin d’essayer d’empêcher l’extinction des mutants par les Sentinelles. Ellen Page déclare : « Kitty est un personnage féminin fort, c’est une coriace. Je suis certaine que les fans des X-Men seront comblés par cette nouvelle aventure épique. J’ai pris un plaisir immense à jouer avec les incroyables acteurs du film et à porter ces magnifiques costumes dans ces décors splendides. J’admire la capacité de Bryan à réaliser un film de cette ampleur, et celle de Simon d’avoir écrit un scénario aussi élaboré et complexe. Cela a été une chance extraordinaire de regarder travailler les acteurs de légende du film et de passer du temps avec eux. » 
Nicholas Hoult reprend le rôle poignant de Hank McCoy, alias le Fauve, qu’il tenait dans X-MEN : LE COMMENCEMENT. Hank est mal dans sa peau, il manque d’assurance et a honte d’être un mutant. Depuis les événements du COMMENCEMENT dix ans plus tôt, il vit au manoir avec Charles, et a inventé un sérum capable d’annihiler ses pouvoirs et ceux du Professeur. Ce dernier l’utilise pour remarcher, mais doit alors renoncer à son don de télépathie. X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST explore également davantage la relation entre Hank et Raven, dont il accepte la mutation même si lui-même est toujours mal à l’aise avec la sienne. Nicholas Hoult déclare : « J’étais très enthousiaste à l’idée de partager autant de scènes avec James McAvoy, qui est pour moi un acteur accompli. Nous avons travaillé ensemble et ses idées m’ont permis de repenser et d’approfondir la relation de nos personnages. Ce tournage m’a fait forte impression car il s’agit d’un film colossal qui se déroule à deux époques distinctes et met en scène des dizaines de personnages qui possèdent tous une histoire particulière et suivent leur propre trajectoire émotionnelle. » Vif-Argent, interprété par Evan Peters, est également un mutant clé des scènes qui se déroulent dans les années 70. Les jeunes Charles, Logan et Hank l’engagent pour les aider à faire évader Magnéto de la prison du Pentagone. Comme son nom l’indique, Vif- Argent peut se déplacer à toute vitesse - un pouvoir qu’il utilise, jusqu’à sa rencontre avec les X-Men, pour son plaisir personnel et réaliser de menus larcins. 
Bryan Singer déclare : « Wolverine connaît le Vif-Argent du futur, mais dans le passé, c’est un kleptomane plein d’arrogance. La seule manière de l’amener à les aider est de tenter son côté fauteur de troubles en lui proposant de s’attaquer au Pentagone. » Pour filmer l’évasion du Pentagone, le réalisateur et le directeur de la photo Newton Thomas Sigel ont utilisé des caméras Phantom à grande vitesse et une technologie photosonique. Il s’agit de l’une des scènes les plus complexes au plan technique et les plus saisissantes au plan visuel. Elle a été tournée à la vitesse de 3 000 images par seconde et montre Vif- Argent courant sur les murs de la cuisine du Pentagone, parallèle au sol. Bryan Singer déclare : « C’est une première dans la saga. » 
Cette technique a nécessité l’utilisation de gigantesques projecteurs d’une puissance de 40 000 watts suspendus au-dessus du décor. Le réalisateur raconte : « Le plateau était tellement lumineux qu’il fallait porter des lunettes de soleil ! Les acteurs gardaient les yeux fermés jusqu’à ce qu’on commence à tourner. » 
Shawn Ashmore est également de retour dans l’univers X-Men dans le rôle de Bobby, alias Iceberg. Dans X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST, il s’allie à Kitty, Bishop et Colossus, tous en fuite dans un futur sombre et désespéré. L’acteur déclare : « La situation à laquelle sont confrontés les personnages les a endurcis. Ils sont régulièrement en très grand danger et la capacité de Kitty à remonter dans le passé immédiat est souvent leur seule manière de survivre. » Il poursuit : « Je suis ravi qu’Iceberg utilise enfin ses pouvoirs sur la glace dans une impressionnante scène d’action. C’était un grand moment pour moi. L’espace d’un instant, je me suis vraiment pris pour un super-héros ! »
C’est également avec plaisir que l’acteur canadien Daniel Cudmore a réintégré l’univers X-Men. Son personnage a le pouvoir de transformer sa peau en acier, lui conférant ainsi une force phénoménale et le rendant presque indestructible. L’acteur français Omar Sy (INTOUCHABLES) incarne quant à lui Bishop, l’un des nouveaux mutants de l’univers X-Men. Bishop, qui apparaît dans les scènes du futur, est implacable et intimidant. Il est capable d’absorber différents types d’énergie, qu’il utilise ensuite pour alimenter son pistolet à plasma. Bishop peut également voyager dans le temps avec l’aide de Kitty et est l’ambassadeur des mutants du futur. Son histoire est tumultueuse et douloureuse : il porte une cicatrice en forme de M au-dessus de l’oeil, souvenir du temps où il était prisonnier dans un camp pour mutants. 
Le personnage d’Adan Canto, Solar, peut utiliser l’énergie solaire contre ses ennemis. Pour s’imprégner du rôle, l’acteur a étudié le passé de Solar. Il commente : « C’est quelqu’un de loyal et de passionné, mais la mort tragique de sa petite amie l’a transformé, il est aujourd’hui en colère et révolté. » Warpath, interprété par Booboo Stewart, fait aussi son apparition dans la franchise. Également connu sous le nom de James Proudstar, il possède des sens hyper-développés : il a une vue, un odorat et une ouïe hors du commun. Il fait partie des mutants de l’avenir qui aident les X-Men contre les Sentinelles. Le monastère où se cachent les X-Men dans le futur est un refuge pour les derniers mutants qui se battent pour leur survie. Warpath est maître d’armes et manie des lames de 43 centimètres de long. Le rôle était taillé sur mesure pour l’acteur, qui pratique les arts martiaux depuis l’âge de 3 ans.Blink, incarnée par Fan Bingbing, est la troisième nouvelle mutante de l’univers X-Men. Elle a le pouvoir de se téléporter, seule ou avec d’autres personnes ou des objets volumineux. Elle utilise son don pour déplacer ses ennemis ou de gros projectiles. L’équipe en charge des effets spéciaux a réussi à illustrer ses pouvoirs en faisant exploser, tomber ou en déplaçant les colonnes et piliers du monastère, le décor où les effets spéciaux les plus saisissants du film ont été réalisés. 
L’acteur australien Josh Helman est le quatrième interprète de Bill Stryker, personnage qui est apparu dans X-MEN 2, X-MEN ORIGINS : WOLVERINE et X-MEN : LE COMMENCEMENT, chaque fois sous les traits d’un acteur différent. Un défi de taille pour Josh Helman, même s’il ne joue qu’un petit rôle dans le film. Il déclare : « Bill Stryker est un personnage très complexe car il inspire la peur en dépit du fait qu’il ne possède aucun superpouvoir. » Lucas Till, que l’on a pu voir dans X-MEN : LE COMMENCEMENT, est de retour dans le rôle d’Alex Summers, alias Havok, dont le corps est capable d’émettre des ondes d’énergie cosmique. Dans X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST, il est engagé de force dans le peloton de mutants envoyé au Vietnam, et sera sauvé par Mystique, dont il est l’ami. 

DEUX MONDES POUR LES X-MEN 

De tournage de X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST a commencé le 15 avril 2013 à Montréal, au Québec. Il s’est déroulé à la Mel’s Cité du Cinéma, un studio de près de 11 hectares situé sur l’île de Montréal et dominant le fleuve Saint-Laurent. Sept studios d’une surface totale de 10 825 mètres carrés, ainsi que 13 285 mètres carrés de bureaux, ont été transformés pour répondre aux besoins considérables du film. 
Le chef décorateur oscarisé à deux reprises John Myhre (MÉMOIRES D'UNE GEISHA, CHICAGO) ainsi que sa talentueuse équipe dirigée par la directrice artistique Michele Laliberte (L'ÉTRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON, LE JOUR D’APRÈS) et l’ensemblier oscarisé Gordon Sim (CHICAGO) ont eu pour mission de superviser la conception, la création et la construction des 40 décors du film, ainsi que la préparation des 36 décors naturels situés dans et autour de Montréal. John Myhre, à qui l’on doit les décors du premier X-MEN réalisé par Bryan Singer, s’est vu confier la réalisation des décors du film le plus ambitieux de la saga car il se déroule à deux époques différentes : les années 70 et le futur proche. Le chef décorateur a ainsi dû créer deux univers distincts sans jamais perdre de vue la cohérence d’ensemble. Il s’est efforcé de créer une esthétique complémentaire entre les scènes qui se déroulent dans le passé et celles du futur. Le monastère, un ancien cloître monolithique bâti à flanc de montagne, est l’un des plus grands décors construits pour le film. Le sanctuaire qui se trouve à l’intérieur, où le corps de Wolverine repose tandis que son esprit remonte le temps, est inspiré d’une chapelle dont Bryan Singer avait vu des photos. 
Le réalisateur commente : « La présence de vitraux lui confère une atmosphère céleste, presque magique. Je ne voulais pas que ce décor soit austère, je tenais à ce qu’il s’en dégage une impression de lieu sacré, car ce qui s’y passe tient de la magie. » John Myhre et son équipe ont utilisé la totalité des 3 400 mètres carrés du plateau H de Mel’s pour construire l’immense décor où Hugh Jackman, Halle Berry, Patrick Stewart et Ian McKellen se retrouvent. C’est également là qu’a lieu l’affrontement entre les mutants et leur pire ennemi du futur. Tout comme pour le réalisateur, il était essentiel pour le chef décorateur de créer un environnement réaliste afin de soutenir le jeu des acteurs. 
Il commente : « Bryan m’avait demandé de construire concrètement des décors à chaque fois que c’était possible. Dans le cas du monastère, on pouvait même sentir l’odeur de l’encens qui se consumait. » Le producteur Simon Kinberg déclare : « Le décor du monastère est un mélange d’architecture classique et futuriste. C’était très surprenant de voir cette bâtisse vieille de milliers d’années associée à des éléments de science-fiction comme le nouvel X-Jet et les robots Sentinelles. » Inspiré de l’architecture asiatique - chinoise, japonaise, indienne et indonésienne - John Myhre a conçu le monastère comme si la structure avait été creusée par des moines dans un seul et unique bloc de pierre. Il se décompose en trois parties : le mur d’enceinte crénelé qui lui sert de protection ; la cour composée d’une série de constructions semblables à des pagodes utilisées pour les prières et les rassemblements ; et la colonnade, un portique ponctué de piliers qui constitue la dernière ligne de défense en cas d’attaque et qui mène au sanctuaire. Pour le chef décorateur, le sanctuaire est le coeur du film. C’est pourquoi il tenait à en faire un lieu singulier et sacré. En collaboration avec Newton Thomas Sigel, le directeur de la photo, il a intégré des miroirs aux colonnes rotatives et des murs pivotants au décor, permettant ainsi à Newton Thomas Sigel d’obtenir des angles de prises de vues uniques et de jouer avec les illusions d’optique, comme dans les attractions de fête foraine. Newton Thomas Sigel et John Myhre ont travaillé en étroite collaboration, car l’éclairage et l’atmosphère que le premier voulait créer pour chaque scène devait parfaitement s’intégrer dans les décors de l’autre, et vice-versa.Tout comme John Myhre, le directeur de la photographie a eu l’impression de travailler sur deux films différents. 
Il déclare : « L’expérience a été très enrichissante. J’ai connu les années 70, j’avais donc des références culturelles pour les scènes qui se déroulent dans le passé. En revanche, lorsqu’on travaille sur un film futuriste, on n’a aucun point de comparaison. J’ai donc créé un vocabulaire visuel correspondant aux différentes atmosphères. L’esthétique des scènes qui se déroulent dans le passé est plus chaude, plus granuleuse et légèrement floutée, tandis que celle des scènes qui se déroulent dans le futur est plus froide, plus sombre et plus dépouillée. » Le deuxième décor le plus vaste du film est la pelouse de la Maison Blanche que l’on voit dans les scènes de 1973 et où se déroule la spectaculaire bataille clé du film. Elle a été reproduite sur le backlot de la Mel’s Cité du Cinéma : un parking recouvert de gravier où John Myhre a installé une structure des plus surprenantes. Son équipe et lui ont construit un « studio couvert » de forme carrée avec 100 conteneurs - 5 conteneurs de long sur 5 de haut - créant ainsi un décor de 3 700 mètres carrés qui a été recouvert de gazon et paysagé à la manière du célèbre 1600 Pennsylvania Avenue. Les murs de ce « hangar » ont été drapés de près de 9 200 mètres de tissu pour fond vert, permettant ainsi à la Simul-Cam de projeter l’image des véritables extérieurs de la Maison Blanche tandis que les caméras 3D filmaient les acteurs. Le film nous emmène également dans l’emblématique Cerebro et les couloirs bleutés qui y mènent (construits sur les 2 790 mètres carrés du studio Alstom à Montréal). 
Pour ces décors, John Myhre a ressorti les plans qu’il avait utilisés pour X-MEN et les a reproduits. Hugh Jackman commente : « Halle, Patrick et moi avons eu une impression de déjà-vu en parcourant ces couloirs : c’était un peu comme remonter quatorze ans en arrière. » Le manoir de Xavier a été construit en studio à la Mel’s Cité du Cinéma. Comme le film se déroule entre le passé et l’avenir, Cerebro et le manoir étaient en constante mutation en fonction des besoins du film et du planning de tournage. Dans les précédents films de la saga, différentes demeures avaient servi de décor au manoir, mais aucune n’a pu être trouvée près de Montréal. Le chef décorateur a donc reproduit l’intérieur de la demeure utilisée dans le premier film de la franchise : la Casa Loma, à Toronto. La chambre souterraine où l’on découvre Vif- Argent en 1973 a également été construite pour les besoins du film, tout comme le Bureau ovale occupé en 1973 par le Président Richard Nixon, dont le gouvernement joue un rôle clé dans l’histoire. La réplique édifiée par John Myhre et ses équipes est fidèle à la réalité historique, et même les moulures au plafond sont les mêmes qu’à l’époque.Le X-Jet, que le chef décorateur qualifie de « vaisseau de guerre blindé », a été l’un des décors les plus compliqués du film, à la fois en termes de conception et de construction. 
Simon Kinberg déclare : « Le X-Jet est fidèle à celui de la bande dessinée et des premiers films, et pourtant il est inédit et différent. L’équipe avait dans l’idée de créer un vaisseau futuriste aux lignes épurées et sans joints visibles en utilisant différentes formes, différentes tailles et différents matériaux. » L’équipe de John Myhre a compté jusqu’à 300 artisans : charpentiers, menuisiers, peintres, plâtriers, sculpteurs, ensembliers, décorateurs et accessoiristes, entre autres. L’ampleur sans précédent du projet s’est traduite dans chaque aspect du film. Pour la création d’accessoires tels que le casque de Cerebro, de nombreux éléments sont entrés en ligne de compte une fois l’aspect définitif approuvé par l’équipe : les matériaux, le confort pour l’acteur, la façon dont la lumière jouait sur la matière, et le rendu à l’image. Le Cerebro de 1973 reflète son évolution depuis X-MEN : LE COMMENCEMENT, tandis que celui du futur est plus épuré, plus petit et ultraléger. L’équipe a conçu le fauteuil roulant du Xavier du passé dans l’esprit de ceux qui peuplaient déjà l’univers X-Men. À l’inverse, sa version futuriste est unique : il n’a plus de roues car il utilise la force magnétique pour se propulser. 
La chef costumière Louise Mingenbach (USUAL SUSPECTS, X-MEN et X-MEN 2 de Bryan Singer) et son équipe se sont préparés pendant cinq mois avant le début du tournage. Outre la conception et l’entière fabrication des costumes des personnages principaux, notamment ceux inspirés des années 1970, Louise Mingenbach a fait appel aux services de plus de dix sociétés de location de costumes à travers les États-Unis et à Montréal, et a écumé les boutiques vintage et les marchés rétro. Louise Mingenbach et Bryan Singer ont défini le style futuriste du film et pris en compte la situation des personnages. La chef costumière explique : « Les mutants sont traqués, il était donc hors de question de leur faire porter des costumes trop neufs, élégants ou voyants, ou des costumes qui attirent l’attention. » Elle confie : « C’était difficile de réaliser ces pièces ouvragées tout en sachant qu’elles seraient endommagées ! Mais lorsque je les récupérais, elles avaient l’air plus réel, comme si elles avaient vécu une vie entière. » 
Louise Mingenbach a conçu et fait fabriquer des tissus spécialement. Elle a pris les mesures de chaque acteur et réalisé chaque détail à la main afin que les costumes soient parfaitement adaptés à la morphologie des acteurs. Les enfiler n’était pas une mince affaire. Certains pesaient près de 10 kilos avec les armes et accessoires, et les acteurs ne pouvaient pas les mettre tout seuls. Parmi les nombreux costumes de super-héros réalisés pour ce film - une vingtaine, tous personnalisés en fonction des pouvoirs de ceux qui les portent - le plus compliqué a été celui du seul mutant qui n’avait jusqu’alors jamais porté de costume : le Professeur X.Avant de s’attaquer aux costumes des années 1970, Louise Mingenbach a discuté de ses idées avec John Myhre. Ils se sont mis d’accord sur le fait qu’il était important d’utiliser les motifs, les matières et les couleurs typiques de l’époque. La palette des bruns, des oranges et des verts a véritablement donné vie à l’esprit des années 70. 
La chef costumière et son équipe ont passé plusieurs mois à écumer les sociétés de location de costumes, les boutiques vintage, et à surfer sur Internet. Ils ont finalement utilisé des tonnes de vêtements qu’ils ont fait venir des États-Unis et d’Europe. Le département en charge des costumes a dû monter une immense tente sur l’un des parkings situés près des studios pour accueillir l’immense garde-robe du film. L’équipe devait souvent habiller jusqu’à 600 figurants en costumes d’époque et la tente leur servait de camp de base. Une telle tâche nécessite une organisation sans faille, non seulement de la part du département costumes mais également des départements maquillage, coiffure et accessoires. Louise Mingenbach déclare : « Les costumes de X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST sont inspirés des pouvoirs individuels de chaque mutant, il ne s’agissait pas de les faire ressembler à une équipe de super-héros. Bryan a toujours été conscient et a constamment insisté sur le fait qu’un film est très différent d’une bande dessinée, les costumes devaient donc être réalistes et fonctionnels. C’est une question d’équilibre : il faut exprimer la personnalité des personnages à travers ce qu’ils portent, tout en arrivant à nous renouveler pour continuer à surprendre le public. » 

LES SENTINELLES 

En 2000, à la sortie du premier XMEN, l’équipe du film n’avait pas pu réaliser tout ce qu’elle avait imaginé en raison des limites de la technologie de l’époque. Par exemple, les effets visuels d’alors n’auraient pas permis de créer les Sentinelles, ces robots de 5,50 mètres de haut conçus pour éliminer les mutants. Mais quatorze ans plus tard, créer de tels robots crédibles visuellement ne pose plus de problème. De nombreux films de robots ont vu le jour au cours des dix dernières années, mais ce que Bryan Singer voulait accomplir n’est possible que depuis très peu de temps car X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST met en scène deux versions des Sentinelles : celle du passé et celle du futur, plus évoluée. 
Le réalisateur explique : « Les Sentinelles sont des machines à tuer les mutants fabriquées depuis le début des années 70. Elles ont la capacité de détecter le gène mutant puis de traquer et d’éliminer les mutants. Les Sentinelles du futur sont plus évoluées que celles développées dans les années 70. Elles sont particulièrement dangereuses car elles sont capables de s’adapter aux pouvoirs des mutants, de prendre leur apparence et de les détruire. Et il y en a des milliers en service. » C’est le chef décorateur John Myhre qui a conçu les Sentinelles du futur, tandis que le superviseur des effets visuels Cameron Waldbauer et son équipe ont eu pour mission d’imaginer la Sentinelle que l’on voit dans les scènes qui se déroulent en 1973. Celle-ci a été créée par le studio Legacy Effects à Los Angeles et sa fabrication a demandé huit semaines. Tous les éléments qui la constituent sont modulables et réglables. Bien que de nombreuses Sentinelles du passé et du futur apparaissent dans le film, un seul exemplaire des années 70 a été construit. Le robot grandeur nature de 5,50 mètres a permis au directeur de la photographie Newton Thomas Sigel de cadrer les plans dans lesquelles apparaissent les Sentinelles du passé, et à l’équipe en charge des effets visuels de les reproduire en postproduction en ayant un repère visuel concret pour les proportions. X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST est à ce jour le film le plus ambitieux de la franchise, dont il confirme le succès, mais plus important encore, il constitue l’aboutissement de l’engagement créatif des acteurs et de la production. Il raconte une histoire qui transcende les frontières et s’adresse à tous. 
Lorsque les acteurs du film se sont présentés face à leurs fans au ComicCon, l’année dernière, ils ont été accueillis par un tonnerre d’applaudissements. L’émotion était palpable, une émotion qui a trouvé écho en Bryan Singer. Celui-ci confie : « Si j’avais vu Han Solo, Luke Skywalker et la princesse Leia sur la scène du ComicCon il y a 25 ans, moi aussi j’aurais été complètement survolté ! » Il ajoute : « Les histoires des X-Men sont les mythes d’aujourd’hui. C’est un univers dans lequel je me sens bien, que j’aime explorer et développer. » Et il y parvient avec un talent hors pair. Un avenir prometteur s’offre donc aux X-Men…

Posters américains







Autre post du blog lié à X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST : http://epixod.blogspot.nl/2014/04/back-to-future_24.html

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