mercredi 25 décembre 2013

Back to the future













Comédie/Épouvante-horreur/Imaginatif mais trop excessif

Réalisé par Álex de la Iglesia 
Avec Carmen Maura, Hugo Silva, Mario Casas, Carolina Bang, Gabriel Delgado, Jaime Ordóñez, Terele Pavez, Secun de la Rosa, Macarena Gómez, Javier Botet, Enrique Villén...

Long-métrage Espagnol/Français
Durée : 01h52mn 
Année de production : 2013 
Distributeur : Rezo Films
Titre original : Las Brujas de Zugarramurdi

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs 

Date de sortie sur les écrans espagnols : 27 septembre 2013
Date de sortie sur nos écrans : 8 janvier 2014


Résumé : En plein jour, un groupe d’hommes braque un magasin d’or de la Puerta del Sol à Madrid. José, père divorcé en plein conflit avec son ex-femme, Tony, son complice, sex-symbol malgré lui, Manuel, chauffeur de taxi embarqué contre son gré dans l’aventure, et Sergio, le fils de José, partent en cavale. Objectif : atteindre la France en échappant à la police… Mais arrivé près de la frontière française, dans le village millénaire de Zugarramurdi, le groupe va faire la rencontre d’une famille de sorcières, bien décidées à user de leurs pouvoirs maléfiques pour se venger des hommes…

Bande annonce (VOSTFR)



Ce que j'en ai pensé : Álex de la Iglesia, le réalisateur du film, a eu la gentillesse de venir nous le présenter lors d'une projection en avant-première mercredi 18 décembre 2013 à l'UGC Les Halles. Je vous laisse découvrir sa présentation (sans spoilers) dans la vidéo ci-dessous :



J'étais très contente de retrouver une comédie déjantée espagnole. Mais avec LES SORCIERES DE ZUGARRAMURDI, je n'ai pas été totalement emballée. 

Les bons points sont pourtant nombreux. Álex de la Iglesia nous offre un long métrage volontairement barré et on ne peut pas lui reprocher de ne pas faire preuve d'imagination. Depuis la scène du braquage au début jusqu'à la scène finale, il maintient un ton gore/fanstatique/bizarro-rigolo qu'il ne trahit jamais. Il reprend les schémas traditionnels des films de sorcières et les retravaille pour tous les ressortir de manière parfois un peu surprenante. Il passe par trois générations de sorcières pour brosser toutes les possibilités : de la vieille sorcière de la cabane du fond des bois à la sorcière sexy/punk, il y en a pour tous les goûts. Les décors suivent la même logique : gothique, inquiétant, caverneux... on retrouve tous les codes du genre.




J'ai trouvé les acteurs (et actrices) très bons et j'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver Carmen Maura.



Je vous conseille plutôt de voir le film en version originale (en espagnol donc) car le débit et le ton des dialogues participent à rendre certaines scènes amusantes. Álex de la Iglesia a privilégié l'humour décalé dans son film et il fonctionne très bien. Il y a donc un certain nombre de points positifs en faveur de ces sorcières.

Malheureusement à trop vouloir en faire, il a fini par m'ennuyer un peu. C'est un film sur l'excès, il le dit lui-même, ok, pourquoi pas. Mais le trop est l'ennemi du bien. D'abord le film tire en longueur. Certains dialogues auraient gagné à être très nettement raccourcis. Le parti pris sur les relations hommes/femmes est clair et amusant au début, mais à force de revenir dessus encore et encore cela devient redondant. 
Dans la dernière partie du film, censée être spectaculaire, il y a des moments pas très utiles (la très longue scène de la préparation du dîner par exemple). Irrégulier en intérêt et en intensité est le résumé qui me vient à l'esprit sur les aspects négatifs. 

Avec LES SORCIÈRES DE ZAGURRAMURDI, Álex de la Iglesia se paye un bon vrai délire mais pour le spectateur il ressort comme un divertissement trop lourd et difficile à assimiler. Il y a de bonnes idées, pas mal d'humour, un style particulier et original ainsi qu'une bonne dose d'imagination mais il faut vraiment aimer les films déjantés qui en font des tonnes pour apprécier ce long métrage dans son ensemble. Pour moi, ce ne fut pas le cas.

Je remercie COMMEAUCINEMA.COM grâce à qui j'ai pu découvrir ce film en avant-première.

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