lundi 5 août 2013

Back to the future










Action/Aventure/Western/Divertissant

Réalisé par Gore Verbinski
Avec Johnny Depp, Armie Hammer, Tom Wilkinson, William Fichtner, Barry Pepper, James Badge Dale, Ruth Wilson, Helena Bonham Carter, Damon Herriman, Saginaw Grant...

Long-métrage Américain
Durée : 02h29mn
Année de production : 2013
Distributeur : The Walt Disney Company France 
Titre original : The Lone Ranger
Sur Twitter, suivre @DisneyFR

Date de sortie sur les écrans U.S. : 3 juillet 2013
Date de sortie sur nos écrans : 7 août 2013


Résumé : Tonto, le guerrier indien, raconte comment John Reid, un ancien défenseur de la loi, est devenu un justicier légendaire. Ces deux héros à part vont devoir apprendre à faire équipe pour affronter le pire de la cupidité et de la corruption. Le tandem fait des étincelles et entraîne le public dans un tourbillon de surprises et d’humour.

Bande annonce (VOSTFR)


Making Of - Le désert de Mojave

La plateforme haut perchée sur laquelle John Reid (Armie Hammer) se réveille, était effectivement très haute car située à l’extrémité de Dead Horse Point, à Moab – un point de vue magnifique d’une hauteur de 600 mètres donnant sur la vallée du fleuve Colorado. La plateforme construite pour le film ajoutait à cela 5,50 mètres supplémentaires. Et c’est Armie Hammer lui-même, et non une doublure, qui est dessus !

Le tournage a été un véritable défi pour l’équipe du film : 7 mois passés sur quatre États voisins du Sud-Ouest américain, et en Californie du Sud. La plupart des décors ont été créés en extérieur, faisant du film LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS une véritable plongée au cœur de l’Ouest américain.


Making Of - Les cascades du film

Avant le début du tournage de LONE RANGER NAISSANCE D’UN HEROS, tous les acteurs et actrices principaux ont suivi un « stage de cow-boy » intensif dans un ranch d’Albuquerque, au Nouveau-Mexique, pour y apprendre à monter à cheval, tirer avec une arme à feu, se servir d’un lasso et de cordes, seller un cheval, conduire un chariot…
Parmi les conseillers techniques qui ont assisté les acteurs dans leur préparation, le tireur d’élite Keith Meriweather leur a appris les techniques les plus pointues de manipulation des armes : dégainer rapidement, faire tournoyer son pistolet…
Steve Brown, l’un des huit experts mondiaux les plus reconnus en matière de yo-yo, a enseigné à Tom Wilkinson la manière très particulière dont son personnage, Latham Cole, fait tournoyer sa montre, la rattrape et la relâche.


Making of de l’histoire du film avec les interviews de Johnny Depp et Armie Hammer

Animés par le désir commun de réaliser un film qui défierait toutes les conventions et toutes les attentes, le producteur Jerry Bruckheimer et le réalisateur oscarisé Gore Verbinski ont entamé le tournage de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS  le 28 février 2012 à Albuquerque, au Nouveau-Mexique. Le tournage s’est étalé sur sept mois, au cours desquels les talentueux acteurs du film – Johnny Depp, Armie Hammer, Tom Wilkinson, William Fichtner, Barry Pepper, James Badge Dale, Ruth Wilson et Helena Bonham Carter – et l’équipe ont parcouru quatre États du sud-ouest des États-Unis, ainsi que la Californie du Sud, et affronté toutes sortes de reliefs et de climats. Ils n’étaient pas seulement en train de filmer une grande aventure – ils étaient en train d’en vivre une !

THE LONE RANGER NAISSANCE D’UN HEROS a demandé 4,5 mois de préparation, 3 jours d’essais tournage, 150 jours de tournage, 31 semaines de tournage dans 5 États, 12 déplacements majeurs de l’équipe, 300 placements de caméras, plus de 1000 heures de tournage et plus de 1 million d’heures de travail !



Featurette - Le mythe de Lone Ranger



Extrait 1 (VOSTFR) - Tonto (Johnny Depp) va créer une légende en donnant à John Reid (Armie Hammer) son masque.

C’est l’équipe de Joel Harlow qui a supervisé la conception du masque du Lone Ranger. Ce dernier commente : « La forme du masque était très importante. J’ai travaillé en étroite collaboration avec Gore et Crash McCreery sur ce point précis, car la moindre différence dans la forme du masque aurait pu transformer le Lone Ranger en super-héros. Une fois la forme définie, nous nous sommes demandé quel matériau nous allions utiliser, car Tonto fabrique le masque de John à partir du gilet de son frère assassiné, Dan Reid. La matière du masque devait donc correspondre à celle du gilet, mais il fallait également qu’il ait l’air unique. Dans le scénario, il était indiqué que les trous pour les yeux sont en fait les impacts de balles dans le gilet, et j’ai trouvé que c’était une idée de génie. »

En tout, il aura fallu créer dix masques et faire sept essayages avec Armie Hammer pour obtenir celui que l’on voit dans le film. Armie Hammer se souvient : « Je l’ai essayé pour la première fois dans l’arrière-boutique d’un tailleur à Burbank. C’était la toute première version, et il n’était pas encore tout à fait ajusté. Plus tard, bien entendu, on m’a apporté l’exemplaire définitif, qui m’allait à la perfection. Il a été moulé sous vide pour épouser parfaitement mon visage. Je me souviens l’avoir passé et m’être dit : « C’est incroyable ! ».



Extrait 2 (VOSTFR) - Le train s'arrête ici...



Extrait 3 (VOSTFR) - L'arrestation de Tonto



Extrait 4 (VOSTFR) - L'accident de locomotive



Ce que j'en ai pensé : J'ai passé un très bon moment en regardant 'Lone Ranger'. Le film est plein d'humour, d'aventures et d'action. J'ai apprécié les scènes tournées en paysage naturel dans l'Ouest américain, voyager au travers des films est toujours un plaisir.


Le scénario survole l'Histoire de la première ligne de chemin de fer transcontinentale ainsi que les terribles conséquences que cela a eu pour les tribus indiennes. Sous couvert d'être un blockbuster d'été, 'Lone Ranger' met en avant le débat historique de la conquête des Etats-Unis et la manière dont celle-ci a été menée. Ce sujet est d'ailleurs assez durement abordé dans le film à plusieurs reprises.
Personnellement, avant d'entendre parler de ce long métrage, je ne connaissais pas du tout les personnages de Lone Ranger et de Tonto, son acolyte. Je n'avais donc aucune attente particulière par rapport au traitement des personnages ou aux symboles propres aux émissions successives de radio et de télévision ayant créées le mythe du Lone Ranger.
J'ai été agréablement surprise par les interprétations de Armie Hammer (John Reid/Lone Ranger) et de Johnny Depp (Tonto). Il émane de Armie Hammer à la fois du charme et de la naïveté qui font que son personnage est sympathique et attachant.


Johnny Depp réussit à donner une personnalité originale et mystérieuse à Tonto.


L'évolution du duo est bien amenée. Leurs échanges comiques fonctionnent, ils m'ont bien amusé.
Tous les autres acteurs sont à la hauteur.
J'ai trouvé James Badge Dale qui interprète Dan Reid, le frère de John, excellent.


William Fitchner, qui interprète le hors-la-loi Butch Cavendish, et sa bande de malfrat forme une troupe qu'on aime détester, leur mission est donc bien accomplie.


Le film entraîne le spectateur dans mille aventures et les scènes d'action fourmillent d'idées. Il s'agit d'un blockbuster Disney, il ne faut pas en attendre un traitement très adulte. Il s'adresse à un public plutôt jeune. L'accent est mis sur le duo principal et leurs interactions. Le scénario sert un peu d'excuse à filmer de l'action spectaculaire. Cela dit c'est ce qui rend le film très distrayant.
La manière dont l'histoire est introduite m'a beaucoup plu. Elle est racontée du point de vue de Tonto. La narration reste un livre ouvert sur l'imagination. Quelle est la part de réalité? Qu'est-ce qui est enjolivé? Cela fait partie du mystère.
Le réalisateur Gore Verbinski fait des clins d’œil à sa trilogie de 'Pirates des Caraïbes'. On reconnaît tout à fait sa 'patte' dans la manière dont le film est réalisé.
'Lone Ranger' est un western (ambiances, décors et vêtements sont en totale adéquation avec ce genre) amusant, avec quelques moments d'émotions, qui prend le temps de poser ses personnages et son histoire, tout en étant truffé de scènes spectaculaires. C'est un blockbuster sympathique et divertissant.

Infographie du film - l'histoire de 'Lone Ranger Naissance d'un héros' racontée en image

Infographie 'Lone Ranger Naissance d'un héros'
Hangout 

Le 24 juillet 2013 a eu lieu l'avant-première parisienne du film. A cette occasion, le réalisateur Gore Verbinski, l’acteur Armie Hammer et le producteur Jerry Bruckheimer ont été interviewés lors d’un hangout Google +  :


Ce hangout a eu un résultat inattendu, celui de produire des vidéos de bêtisier, en voici quelques unes :

--> Découvrez le premier bêtisier du hangout : Armie Hammer perturbe Gore Verbinski !



--> Dans ce second bêtisier, Gore verbinski se venge !



--> Troisième vidéo : Saviez-vous qu’Armie Hammer parle français ?



--> Pour terminer, découvrez Gore Verbinski et Armie Hammer qui mangent un insecte imaginaire !



Thème principal de la bande originale du film

Le duo de DJ anglais FUTURE CUT a remixé l'ouverture de l'opéra GUILLAUME TELL, la musique thème emblématique de « LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS »

Londres, Angleterre (29 juillet 2013) – En hommage à LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS qui sortira en salles le 7 août 2013, le duo de DJ’s Future Cut a remixé la célèbre ouverture de l’opéra Guillaume Tell de Rossini, musique thème emblématique du film dont l’arrangement a été fait par Geoff Zanelli.
La chanson est disponible en téléchargement sur Soundcloud https://soundcloud.com/thelonerangeruk . La vidéo peut être visionnée sur Youtube http://www.youtube.com/watch?v=ivQfH6WqiRM.

Les génies musicaux Darren Lewis et Tunde Babaloa sont à la tête de £30m de ventes de disques. Ils ont produit et co-écrit les titres qui ont lancé les carrières de Lily Allen, Rizzle Kicks, Wretch 32 et Olly Murs, ainsi que les hits de Rihanna Nicole Sherzinger et Professor Green.

« On s’est éclatés ! C’était comme si nous étions le Ranger et Tonto en studio, donnant tous les deux plein d’idées en même temps. Nous avons décidé qu’ils n’y avait aucune barrière qui nous retenait alors c’était un peu le Far West musical. Pour créer quelque chose qu’on adorait vraiment, on a balancé un peu de ça, des sons de basse lourds et cette Ouverture de Guillaume Tell notoire. Si vous pensiez que Rossini ne pouvait pas être du son dance floor, détrompez-vous ! » Future Cut

NOTES DE PRODUCTION
(A ne lire qu’après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Le producteur Jerry Bruckheimer et le réalisateur oscarisé Gore Verbinski, à qui l’on doit la franchise de blockbusters PIRATES DES CARAÏBES, se retrouvent pour cette nouvelle production Disney/Jerry Bruckheimer Films, LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS un film d’aventures palpitant dans lequel le célèbre héros masqué américain prend vie d’une manière inédite. Le tandem de héros improbables qu’il forme avec Tonto fait des étincelles et entraîne le public dans un extraordinaire tourbillon d’action, de surprises et d’humour.
Outre Johnny Depp et Armie Hammer dans les rôles de Tonto et du Lone Ranger, LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS est également interprété par Tom Wilkinson, couronné aux Primetime Emmy Awards® et aux Golden Globes® (« John Adams »), dans le rôle de Latham Cole, bâtisseur de la nation ; William Fichtner (THE DARK KNIGHT : LE CHEVALIER NOIR) dans le rôle de Butch Cavendish, l’ennemi juré de Tonto et du Lone Ranger ; Barry Pepper, lauréat d’un Primetime Emmy Award (« Les Kennedy »), dans le rôle du capitaine J. Fuller ; James Badge Dale (IRON MAN 3) dans celui du Texas Ranger Dan Reid, frère aîné de John ; Ruth Wilson (« Luther ») dans le rôle de Rebecca Reid, la femme de Dan, que John a aimée autrefois, et Helena Bonham Carter (LE DISCOURS D’UN ROI), nommée à deux Oscars® et à six Golden Globes, dans le rôle de Red Harrington, la flamboyante propriétaire de saloon unijambiste.
Le film est réalisé par Gore Verbinski et produit par Jerry Bruckheimer et Gore Verbinski, sur une histoire de Ted Elliott & Terry Rossio (les quatre films PIRATES DES CARAÏBES) et Justin Haythe (LES NOCES REBELLES), et un scénario de Justin Haythe et Ted Elliott & Terry Rossio. Les producteurs sont Mike Stenson, Chad Oman, Ted Elliott, Terry Rossio, Johnny Depp, Eric Ellenbogen et Eric McLeod.

LA RENAISSANCE D’UNE LÉGENDE

Quatre-vingts ans après leur première chevauchée, les personnages du Lone Ranger et de Tonto, deux figures classiques du paysage culturel américain, sont de retour sur le devant de la scène. Jerry Bruckheimer, producteur de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS déclare : « J’ai grandi à Detroit, et toute ma jeunesse a été marquée par les émissions de radio et de télévision du « Lone Ranger », comme celle de millions d’autres personnes. Que ce soit à la radio, à la télévision, sur les écrans de cinéma, sous forme de séries animées, de bandes dessinées, de livres, de romans graphiques ou de jeux vidéo, ces symboles de la culture américaine ont toujours accompagné le public. C’est d’abord à la radio que le Lone Ranger a fait son apparition, sur la station WXYZ de Detroit, dans le Michigan : la diffusion du premier épisode eut lieu le 30 janvier 1933. Le propriétaire de la station, George W. Trendle, voulait lancer sur ses ondes un western qui plaise à un jeune public. Le héros qu’il imagina était un homme franc et honnête, une figure d’autorité que les enfants pouvaient admirer. Le concept du Lone Ranger était né. C’est Fran Striker, un scénariste de Buffalo, et James Jewell, le réalisateur de la station, qui furent chargés de le développer.

La petite histoire : deux des figurantes en costume d’époque dans la séquence de l’exposition sur l’Ouest sauvage ont quelque chose de spécial : Ann Simon et sa fille de 10 ans, Jenna Jewell Simon, sont la petite-fille et l’arrière-petite fille de James Jewell, qui a mis en scène le tout premier épisode du feuilleton radio « The Lone Ranger » diffusé le 30 janvier 1933 – et bien d’autres épisodes par la suite.

James Jewell a réalisé le feuilleton radiophonique « The Lone Ranger » jusqu’en 1938. À cette époque, l’émission était devenue un succès national. Le beau-père de Jewell était le propriétaire du camp Kee-Mo-Sah-Bee situé à Mullet Lake, dans le Michigan, dont le nom a inspiré le surnom que donne Tonto à son ami le Lone Ranger, « kemosabe » – le personnage de Tonto a fait son apparition au 11e épisode de la série. Le camp aurait été baptisé d’après un mot de la langue amérindienne ojibwé, « giimoozaabi », dont la traduction approximative pourrait être « sentinelle fidèle », « ami loyal » ou même « quelqu’un qui ne suit pas le chemin normal ». Le nom Tonto pourrait dériver quant à lui d’un autre mot ojibwé, « N’da’aanh-too » (prononcez « nde-on-to »), signifiant « celui qui est sauvage » ou « changer ».
C’est également James Jewell qui a suggéré de prendre l’ouverture de l’opéra « Guillaume Tell » de Gioachino Rossini comme thème musical du programme.
Le feuilleton radiophonique connut 2956 épisodes, le dernier ayant été diffusé le 3 septembre 1954. Son succès dura 21 ans, surpassant même celui pourtant important de la série télévisée dans laquelle Clayton Moore interprétait le personnage-titre et Jay Silverheels celui de Tonto. L’émission, qui devint un phénomène international, fut diffusée sur ABC de 1949 à 1957.
L’énorme popularité de la série engendra aussi deux longs métrages cinéma, THE LONE RANGER (LE JUSTICIER SOLITAIRE) de Stuart Heisler en 1956, et THE LONE RANGER AND THE LOST CITY OF GOLD (LE JUSTICIER MASQUÉ) de Lesley Selander en 1958. L’énorme popularité de la série engendra aussi deux longs métrages cinéma, THE LONE RANGER (LE JUSTICIER SOLITAIRE) de Stuart Heisler en 1956, et THE LONE RANGER AND THE LOST CITY OF GOLD (LE JUSTICIER MASQUÉ) de Lesley Selander en 1958.
Aujourd’hui, c’est Johnny Depp et Armie Hammer qui grimpent à leur tour en selle pour réinterpréter à leur manière ces deux héros de légende.

REVISITER LE MYTHE

Gore Verbinski commente : « Réaliser LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS m’intéressait, à la condition que nous puissions revisiter ce classique comme nous l’entendions. Je pense que les fans de la série télé originale seront surpris par le film, parce que tout le monde connaît l’histoire traditionnelle, et que ce n’est pas celle que nous racontons : nous avons préféré raconter les choses depuis le point de vue de Tonto, un peu comme si les aventures de Don Quichotte étaient contées par Sancho Panza. Notre histoire est avant tout une buddy story, une histoire d’amitié, c’est un film d’action et d’aventures avec tout ce qu’il faut d’humour et d’ironie, et suffisamment d’originalité pour en faire un film qui se distingue des autres. »
Pour porter un regard neuf sur une légende classique, les cinéastes ont engagé Ted Elliott et Terry Rossio, le brillant duo de scénariste à l’origine des quatre films PIRATES DES CARAÏBES. Ils ont aussi fait appel à Justin Haythe, auteur du scénario du film LES NOCES REBELLES, réalisé par Sam Mendes.
Jerry Bruckheimer déclare : « Notre histoire raconte comment John Reid est devenu le Lone Ranger, dans le cadre d’une comédie dramatique mettant en scène deux personnages n’ayant a priori rien en commun, avec des parcours différents, qui au départ sont en conflit mais qui, au fil de l’histoire, vont nouer une relation maladroite et pourtant bien réelle. Notre version comporte de l’action, de l’aventure, du drame, de la comédie, du spectacle et de l’émotion. Et parce que c’est aussi la vision de Gore, c’est énorme ! »
Le producteur confie : « J’étais ravi que Gore Verbinski, mon partenaire sur les PIRATES, vienne me rejoindre sur LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS. C’est un réalisateur qui a énormément de talent, et qui sait tout faire. Certains réalisateurs sont excellents en comédie mais ne sont pas à l’aise avec les scènes d’action, ou bien le contraire. Gore est l’un des rares qui soit capable de mettre en scène avec brio aussi bien des films d’action que des films dramatiques, des comédies que des films d’animation. C’est quelqu’un de très visuel qui ne laisse rien ni personne l’empêcher de créer des séquences qui n’ont jamais été vues au cinéma, et qui trouve en plus le moyen de les filmer de manière à en tirer le maximum d’effet. »

LES ACTEURS ET LES PERSONNAGES

Johnny Depp a très vite été séduit par la perspective d’interpréter Tonto dans LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS alors même que l’idée du projet venait à peine de germer dans l’esprit de Jerry Bruckheimer. L’acteur, comme à son habitude, s’est dit que la meilleure manière de décrocher le rôle était d’entrer littéralement dans la peau de Tonto. Il a donc fait appel à deux de ses amis proches, le maquilleur Joel Harlow et le photographe Peter Mountain, avec lesquels il a entrepris de créer sa propre version du personnage dans l’espoir de convaincre le producteur et le studio, Disney, de réaliser le film.
Johnny Depp est l’une des stars les plus populaires d’Hollywood. Pour créer le style de Tonto, il s’est inspiré d’une peinture représentant le portrait d’un guerrier amérindien, auquel il a imprimé son empreinte personnelle unique.
Le producteur Jerry Bruckheimer déclare : « Quel que soit le film, Johnny Depp incarne toujours des personnages extraordinaires. Le Tonto qu’il a imaginé n’a rien à voir avec tous ceux que vous avez pu voir jusqu’à présent. Il arbore un style très différent qui lui confère une aura singulière. Nous ne savons jamais ce qu’il va faire avant que les caméras tournent, mais le résultat est toujours distrayant et très intéressant. »
L’acteur avait une idée très précise de la manière dont il voulait que le personnage de Tonto soit représenté. Il explique : « Je me souviens avoir regardé des rediffusions de « The Lone Ranger » à la télévision lorsque j’étais petit. La différence majeure, c’est que le Tonto que j’incarne est l’égal du Lone Ranger, certainement pas un second couteau, et qu’il rend hommage à la culture et à l’héritage des guerriers amérindiens qui l’ont inspiré. » Il ajoute : « La série était régulièrement programmée à la télévision lorsque j’étais petit et je me suis toujours identifié à Tonto en la regardant. J’avais beau être enfant, je me demandais pourquoi l’Indien était relégué au statut de subalterne. Ce n’est pas que le Lone Ranger ait été ouvertement irrespectueux envers Tonto, mais je m’interrogeais sur les raisons pour lesquelles c’était à lui de suivre les ordres. Je ne comprenais pas qu’il ne soit pas le héros de la série. C’est quelque chose que j’ai toujours conservé dans un coin de ma tête. Peut-être est-ce dû à mes parents qui m’ont dit que du sang indien coulait dans nos veines… même si je ne sais pas exactement en quelle proportion. » Il poursuit : « J’ai donc tenu à incarner Tonto non pas comme l’acolyte du Lone Ranger, mais comme un guerrier, un homme d’une grande intégrité et d’une grande dignité. J’ai essayé, à mon échelle, de réparer les injustices du passé. »
Sachant que Johnny Depp jouerait le rôle de Tonto, la production et le réalisateur se sont mis en quête de l’acteur qui incarnerait John Reid, alias le Lone Ranger. Jerry Bruckheimer et Gore Verbinski ont pensé que le rôle était taillé sur mesure pour un jeune acteur extraordinairement doué et séduisant : Armie Hammer. Celui-ci avait déjà impressionné Hollywood en interprétant les jumeaux Winklevoss dans le film de David Fincher THE SOCIAL NETWORK, et face à Leonardo DiCaprio dans celui de Clint Eastwood J. EDGAR. Jerry Bruckheimer et Gore Verbinski l’ont engagé juste au bon moment.
Gore Verbinski explique : « Quand vous faites la connaissance d’Armie, vous vous rendez très vite compte qu’il n’y a en lui pas un gramme de cynisme, il n’a absolument rien de blasé. Il porte un regard optimiste sur la vie. Nous avions vraiment besoin de quelqu’un capable d’avoir ces valeurs, ces belles idées à l’ancienne. »
Au sujet de son partenaire à l’écran, Johnny Depp déclare : « Avant tout, je dois dire qu’Armie est un type formidable. Il est intelligent, très vif, débrouillard, plein d’esprit et hyper talentueux. Il s’est appliqué à jouer le Lone Ranger comme un « homme blanc » sérieux et naïf, et c’est exactement ce qu’est le personnage. » Il ajoute : « Armie est un jeune acteur prometteur qui a le physique d’une star de cinéma sortie tout droit des grands classiques – et il a le talent qui va avec. Il s’est engagé à 100 % dans ce rôle, qu’il interprète à la perfection et avec humour – il voulait s’éloigner de l’image du type « cool » qu’était le Lone Ranger jusqu’à présent. Ça a été un immense plaisir de travailler avec lui, et nous sommes en plus devenus de très bons amis. »
Le casting du film rassemble d’autres excellents acteurs. Tom Wilkinson, qui joue Latham Cole, entrepreneur dans le chemin de fer et bâtisseur de la nation, est connu pour être l’un des meilleurs et des plus éclectiques des acteurs britanniques. Il a été nommé deux fois aux Oscars (pour IN THE BEDROOM et MICHAEL CLAYTON) et quatre fois aux Golden Globes – il en a remporté un pour son interprétation de Benjamin Franklin dans la minisérie de HBO « John Adams ». L’acteur explique : « En un sens, Latham Cole est l’un des pères de l’Amérique telle qu’elle est aujourd’hui. De nos jours, on dirait de lui qu’il est un capital-risqueur. Pour Cole, construire la première ligne de chemin de fer transcontinentale n’est pas seulement une opportunité de faire de l’argent, c’est aussi la concrétisation de sa vision d’une Amérique vaste et unie. Il ne respecte pas toujours scrupuleusement les règles quant aux moyens d’obtenir ce qu’il veut – mais je crois que cela a toujours été le cas chez ce genre d’hommes. Les gens qui voient grand n’ont pas forcément de scrupules à piétiner les droits des autres… »
William Fichtner interprète Butch Cavendish, un hors-la-loi qui est aussi l’ennemi juré du Lone Ranger – un personnage bien connu des fans. Au fil des années, Fichtner s’est forgé la réputation d’un acteur capable d’un très large éventail de rôles. Il est méconnaissable quand il est maquillé pour incarner Cavendish. Il explique : « J’ai trouvé quelque chose en lui qui en fait à mes yeux autre chose qu’un monstre. Il m’arrive de jouer des personnages durs et violents par nature, mais je m’efforce toujours de trouver quelque chose qui les rende humains. Cavendish est assez basique dans sa façon de penser et il n’y va pas par quatre chemins quand il veut quelque chose, mais il est intelligent et déterminé. De tous les fabuleux personnages du film, il est celui que personne n’aurait envie de croiser dans une ruelle sombre. Il se ferait sans doute peur à lui-même ! »
Barry Pepper, lauréat d’un Emmy, incarne le capitaine Fuller. Lors des recherches qu’il a effectuées pour le rôle, l’acteur a étudié des figures célèbres des guerres indiennes de la fin du XIXe siècle, telles que George Armstrong Custer, Ranald S. Mackenzie et Phillip Sheridan. Il commente : « C’étaient des hommes au tempérament bouillonnant, égocentriques, qui tenaient de grands discours ampoulés et avaient des objectifs encore plus grands en tête. On pourrait presque entendre les discours de campagne et les slogans qui se bousculent dans l’esprit de Fuller. Je le vois comme un paon qui se pavane et se consacre corps et âme à cette mission grotesque qui consiste à éradiquer les Indiens des plaines. C’est un esprit rigide qui se fait passer pour un homme de progrès. »
Les cinéastes souhaitant trouver le meilleur acteur possible pour chaque rôle, ils ont choisi l’acteur newyorkais James Badge Dale pour interpréter Dan Reid, un Texas Ranger dont le caractère de pionnier dur et brutal offre un contraste frappant avec celui de son frère John, plus raffiné et instruit. James Badge Dale déclare : « Dan Reid est le frère aîné de John. C’est un homme plus sombre et désabusé que son cadet. Il y a beaucoup de nuances de gris dans sa façon de voir la vie, et peut-être, en d’autres temps et dans un autre lieu, aurait-il fini par devenir un hors-la-loi. La frontière entre le bien et le mal semble bien floue désormais chez cet homme. »
L’actrice britannique Ruth Wilson fait ici ses débuts dans un film américain. Gore Verbinski se souvient : « Quand Ruth a fait sa première lecture pour le rôle de Rebecca Reid, elle nous a tous soufflés. Elle est absolument fascinante. Elle est incroyablement expressive par son seul regard. Ce sera une grande star. »
Ruth Wilson commente : « Travailler sur LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS a été épique dans tous les sens du terme – l’ampleur de la production, les paysages, la qualité des talents devant et derrière la caméra. C’est un western qui balance entre humour absurde et émotion brute, à une époque fascinante de l’Histoire américaine. C’était pour moi une chance énorme et une expérience que je n’oublierai jamais. »
Helena Bonham Carter campe Red Harrington, une femme exceptionnelle par bien des aspects. L’actrice nommée deux fois aux Oscars confie : « J’ai voulu faire ce film parce qu’on ne m’avait encore jamais proposé le rôle d’une tenancière de bordel unijambiste dans un western ! Et puis c’était l’occasion de retrouver mon ami Johnny Depp, avec qui j’ai déjà fait cinq films. » De son personnage, elle dit : « Red est une femme flamboyante, qui porte des coiffures spectaculaires et a une jambe d’ivoire. Elle est propriétaire d’un « établissement exotique itinérant ». Elle suit le chemin de fer au fur et à mesure de sa construction, parce qu’elle tire tous ses revenus des ouvriers. C’est une femme puissante, pragmatique et qui n’a pas sa langue dans sa poche. »
Les nombreux seconds rôles du film viennent d’horizons variés et sont issus des communautés d’acteurs américains et internationaux. Ce sont deux acteurs talentueux qui incarnent les guerriers comanches confrontés à un avenir incertain : Saginaw Grant, un acteur, éducateur et activiste très respecté de la Nation Sauk et Fox de l’Iowa et de la Nation Otoe-Missouria, joue le Chef Big Bear, qui est toujours un grand chef en dépit de son âge et de l’avancée du chemin de fer en territoire comanche, et Gil Birmingham, Comanche lui-même, joue Red Knee, le chef de guerre de Big Bear.

À L’ÉCOLE DES COWBOYS

Pour être crédibles dans le rôle de cowboys, de bandits et autres travailleurs du chemin de fer, les acteurs et les figurants de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS ont dû retourner sur les bancs de l’école afin d’apprendre les bons gestes et attitudes.
Le « cowboy boot camp » a commencé trois semaines avant le début du tournage au ranch Horses Unlimited, à Albuquerque, et la grande majorité des acteurs principaux y a pris part. Ils ont eu pour professeurs des cascadeurs, des cowboys, des dresseurs, un chef accessoiriste ainsi que des armuriers, et personne n’a reçu de traitement de faveur… pas même le héros du film.
Armie Hammer commente : « Pendant le boot camp, tous les acteurs du film couraient dans tous les sens comme s’ils avaient 6 ans ! Nous montions à cheval pendant deux heures, nous nous entraînions au lasso durant une heure, tirions au pistolet, conduisions un chariot et apprenions à seller et desseller notre monture. Nous étions en immersion. En l’espace de quelques jours seulement, j’avais fait plus de cheval qu’au cours de toute ma vie. »
Le coordinateur des cascades Tommy Harper explique : « Gore voulait que nous enseignions aux acteurs tous les basiques : tirer avec une arme à feu, seller et monter à cheval, entre autres… Cela nous a permis d’apprendre à connaître les comédiens, à cerner leurs aptitudes et à garantir leur sécurité. Le plus important pour moi était de faire en sorte qu’à la fin du tournage, ils aient réalisé leurs cascades en toute sécurité et soient toujours en un seul morceau. » Il ajoute : « Bien que l’entraînement ait débuté avant le tournage, la formation des acteurs s’est poursuivie jusqu’au clap final. C’est en général lorsqu’on pense tout savoir que les choses tournent mal ; nous ne les avons donc jamais laissés se reposer sur leurs lauriers. »
Il était crucial que les acteurs apprennent à manipuler les armes à feu correctement. Ils ont bénéficié des conseils experts de l’armurier Harry Lu. Tommy Harper commente : « Même lorsqu’ils tirent à blanc, cela reste dangereux et nous devons nous assurer qu’ils savent parfaitement manier leurs armes tout en étant crédibles. »
William Fichtner, qui devait maîtriser à la perfection le maniement des armes pour incarner le dangereux hors-la-loi Butch Cavendish, s’en est remis avec joie aux experts. Il déclare : « Lorsque Harry Lu était présent, j’avais le sentiment de pouvoir tout faire avec une arme à feu. Ce n’est pas facile de tenir une arme dans les mains pour la première fois, c’est étonnamment lourd... Mais chaque fois que j’arrivais sur le plateau et que je voyais Harry, je lui demandais si je pouvais manier le pistolet de Butch un moment, et il me montrait à chaque fois quelque chose de nouveau à essayer. » Au bout d’un certain temps, l’acteur savait manier son arme et la faire tournoyer aussi bien que les plus fines gâchettes – sa dextérité a d’ailleurs été captée par le réalisateur lors du tournage à Creede, dans le Colorado. William Fichtner poursuit : « Je pense que la raison pour laquelle on se concentre autant sur ce genre de détails, c’est parce qu’en tant qu’acteur, nous voulons que les petits moments et les grandes scènes du film soient de la même qualité. Je souhaitais que la manière dont je manipulais mon pistolet soit à la hauteur des extraordinaires paysages et décors de Creede. »

La petite histoire : parmi les conseillers techniques qui ont assisté les acteurs dans leur préparation, le tireur d’élite Keith Meriweather leur a appris les techniques les plus pointues de manipulation des armes : dégainer rapidement, faire tournoyer son pistolet… Steve Brown, l’un des huit experts mondiaux les plus reconnus en matière de yo-yo, a enseigné à Tom Wilkinson la manière très particulière dont son personnage, Latham Cole, fait tournoyer sa montre, la rattrape et la relâche.

L’enseignement équestre a été dispensé par l’équipe de cavaliers de choc du film sous la supervision de Clay Lilley et Norman Mull. Tommy Harper déclare : « Un cavalier est capable de savoir au premier coup d’oeil si un acteur sait monter à cheval ou pas. Cela se voit dans sa manière de s’avancer vers l’animal, ou bien de monter ou de descendre de sa monture. C’est pourquoi leur apprendre à avoir l’air de véritables cavaliers était essentiel. » Norman Mull ajoute : « Notre principal objectif lors du boot camp était de faire en sorte que les acteurs soient à l’aise en présence des chevaux, de leur choisir des montures et de leur apprendre à monter correctement. »
Certains acteurs n’étaient pas tout à fait des novices, dont Armie Hammer et Ruth Wilson. Cette dernière déclare en souriant : « J’étais déjà tombée de cheval à plusieurs reprises, je me suis donc dit que c’était l’occasion d’apprendre à monter correctement ! » L’actrice a par ailleurs plutôt apprécié le fait d’être la seule femme du boot camp. Elle commente : « J’ai adoré être entourée de cowboys, c’était amusant. Ça a été très agréable d’entrer dans l’univers du film ainsi, c’était un excellent moyen de le comprendre. »
Armie Hammer, un acteur habituellement intrépide, était un peu tendu. Il explique : « J’étais déjà monté à cheval, mais j’étais un peu nerveux à l’idée de ne pas totalement maîtriser l’animal. Après tout, je ne sais pas ce qu’il pense… Je me demandais quelle serait sa réaction s’il apercevait un lapin, ou autre chose. Mais on ne m’a pas vraiment laissé le choix, on m’a mis sur un cheval et on m’a laissé me débrouiller. En fait, ça a été trois semaines d’amusement non stop. »
Les autres acteurs principaux du film ont également pris beaucoup de plaisir à suivre cet entraînement, en dépit de sa rigueur. L’acteur new-yorkais James Badge Dale, qui incarne Dan Reid, un Texas Ranger endurci, s’est tout de suite montré honnête lors de son premier rendez-vous avec Jerry Bruckheimer et Gore Verbinski. Il raconte : « Je n’avais pas encore décroché le rôle lorsque je les ai rencontrés. Jerry ne disait rien, comme souvent ; il observait et écoutait avec attention. Gore m’a demandé si je savais monter à cheval. J’ai hésité à inventer une histoire… et puis finalement, je lui ai avoué que non. En guise d’explication, je lui ai dit : « Je suis de New York ! » Jerry a éclaté de rire, et m’a dit : « Tu es le premier que nous rencontrons à nous dire la vérité ! » Ce à quoi Gore a ajouté : « Eh bien tu vas apprendre. » Et c’est ce que j’ai fait. J’ai appris plus de choses sur les chevaux que je ne l’aurais imaginé. Nos professeurs étaient très doués dans leur domaine. Ils aiment profondément leurs animaux et nous ont appris à les respecter. »
Le chef accessoiriste Kris Peck et son équipe ont également joué un rôle majeur au cours de l’entraînement : ce sont eux qui ont fourni la sellerie d’époque. Ils ont réalisé près de 80 selles western, 25 selles de la cavalerie américaine et 30 selles amérindiennes sur mesure.
L’assistant chef accessoiriste Curtis Akin explique : « Il a fallu que nous apprenions aux acteurs à manipuler leurs accessoires comme s’ils avaient fait ça toute leur vie. Ils devaient savoir machinalement installer un bivouac pour les scènes de campement, car après être descendu de cheval, il fallait qu’ils soient capables de desseller leur monture et leur ôter leur mors, sortir leur attirail, placer leurs selles près du feu et étendre leurs sacs de couchage pour la nuit. »

LE TOURNAGE

Animés par le désir commun de réaliser un film qui défierait toutes les conventions, le producteur Jerry Bruckheimer et le réalisateur oscarisé Gore Verbinski ont entamé le tournage de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS le 28 février 2012 à Albuquerque, au Nouveau-Mexique. Le tournage s’est étalé sur sept mois, au cours desquels les talentueux acteurs du film – Johnny Depp, Armie Hammer, Tom Wilkinson, William Fichtner, Barry Pepper, James Badge Dale, Ruth Wilson et Helena Bonham Carter – et l’équipe ont parcouru quatre États du sud-ouest des États-Unis, ainsi que la Californie du Sud, et affronté toutes sortes de reliefs et de climats. Ils n’étaient pas seulement en train de filmer une grande aventure – ils étaient en train d’en vivre une !
Afin de capturer la beauté des vastes paysages de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS Gore Verbinski a fait appel au directeur de la photographie Bojan Bazelli (L’APPRENTI SORCIER, MR. & MRS. SMITH) avec lequel il avait déjà collaboré. À son sujet, le réalisateur déclare : « Personne ne comprend mieux que Bojan le processus photochimique mis en oeuvre lorsqu’on filme. Il connaît la réaction de l’oeil lorsqu’on éclaire une pièce, ou ce qui se passe à l’arrière de la lentille de l’objectif lorsque la lumière atteint l’émulsion sur la pellicule argentique, et à présent, le capteur photosensible de la caméra avec le numérique. Il maîtrise tout cela à la perfection. »
À propos de l’esthétique du film, Gore Verbinski déclare : « Il nous a semblé essentiel que le film reste fermement ancré dans la réalité. Nous ne voulions pas d’un film trop léché au point qu’il semble artificiel. L’histoire que nous racontons est déjà par essence épique et spectaculaire, et si on y ajoute des fioritures, le projet perd toute intégrité. Il fallait que l’image reste réaliste… et assez brute. »
Avant le début du tournage, le consultant comanche de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS Wahathuweeka-William Voelker, et son associé, Troy, ont accompli une cérémonie de bénédiction traditionnelle aux studios d’Albuquerque, où, sur trois plateaux, ont été reproduits des wagons, une tente abritant une exposition sur l’Ouest sauvage, ainsi que les somptueux intérieurs du saloon de Red. À près de 60 kilomètres à l’ouest d’Albuquerque se trouve Rio Puerco, où l’équipe du film a intégralement bâti les villes de Colby et Promontory Summit. À l’exception de quelques scènes tournées à Monument Valley et dans le Canyon de Chelly en territoire navajo, Rio Puerco a servi de camp de base à l’équipe du film durant trois mois.

La petite histoire : le vent était si fort à Rio Puerco, au Nouveau-Mexique, sur les sites des décors de Colby et de Promontory Summit, que l’un des techniciens avait surnommé l’endroit « le bac à sable du diable ». Des rafales soufflaient à une vitesse de 40 à 112 km/h, forçant l’équipe de tournage à se munir d’écharpes, de bandanas et de lunettes pour se protéger. Pourtant, malgré toutes ces précautions, tout le monde était couvert de poussière des pieds à la tête à la fin de la journée…

Le 12 avril à l’aube, toute l’équipe du film a fait route vers Monument Valley afin de commencer à tourner avant le lever du jour. Le soleil est apparu au moment précis où l’équipe filmait le Lone Ranger et Tonto à cheval, au bord de l’arête connue sous le nom de John Ford Point. À North Window, splendide formation rocheuse de Monument Valley, l’équipe a eu l’honneur de recevoir la visite de chefs navajos, ravis d’accueillir le premier film d’envergure tourné dans le parc depuis plus de dix ans.

La petite histoire : à Monument Valley comme au Canyon de Chelly, plusieurs des acteurs et des cinéastes – dont Johnny Depp, Armie Hammer, James Badge Dale et Gore Verbinski – ont beaucoup vécu hors de leur caravane au camp de base, afin de profiter des feux de camp du soir accompagnés de musique. Ils ont pu déguster de la cuisine traditionnelle – ragoûts et « frybread » – proposée par la famille navajo sur les terres de laquelle ils séjournaient.

L’équipe a ensuite emprunté une route sinueuse sur plus de 100 kilomètres en territoire navajo pour rejoindre le Canyon de Chelly. Site navajo chargé d’histoire et important au plan spirituel, le Canyon de Chelly est aujourd’hui géré par le National Park Service. Durant six jours, Gore Verbinski y a tourné une séquence phare du film, celle de l’embuscade de Bryant’s Gap au creux des gigantesques canyons du site. Après avoir retrouvé Rio Puerco pour quelques scènes supplémentaires, l’équipe a opéré un changement radical de décor en s’installant pour trois semaines de tournage à 430 kilomètres au nord d’Albuquerque, dans le petit village de montagne de Creede, dans l’État du Colorado. La ville historique et pittoresque de Creede est la dernière ville minière fondée à la fin du XIXe siècle au Colorado. L’histoire de ce village est riche et fascinante, il a notamment attiré les tristement célèbres Soapy Smith et Robert Ford durant l’âge d’or de l’exploitation minière.
L’équipe de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS a tiré parti de l’histoire de Creede en installant la mine de Sleeping Man au nord de la ville, là même où se trouvent les ruines de la véritable mine Amethyst. Jerry Bruckheimer commente : « C’est un village authentique, situé dans une magnifique région du Colorado. En revanche, y faire venir tout notre matériel, dont un train grandeur nature, ne fut pas une mince affaire. C’est toujours difficile de tourner et de loger une équipe aussi importante dans une petite ville, mais à l’écran, l’authenticité du lieu est palpable, et c’est ce qui est formidable dans ce film. Nous avons tourné en décors naturels et n’avons que très peu eu recours aux images de synthèse. De nos jours, beaucoup de films sont tournés en décors artificiels, mais ce n’est pas le cas de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS. Ici, on est dans le vrai. »
Le fleuve Colorado, qui traverse la ville de Moab dans l’Utah, a également servi de décor au film. Johnny Depp, habitué à travailler dans l’eau depuis la série des PIRATES DES CARAÏBES, a à nouveau dû mouiller la chemise… comme l’ensemble de l’équipe. À l’issue du tournage de cette séquence, tout le monde a repris de la hauteur, direction Fossil Point et Dead Horse Point, deux des sites en altitude les plus majestueux de Moab. Bien que Fossil Point soit également connu sous le nom de Thelma & Louise Point, car il a servi de décor à la tragique scène finale du célèbre film de Ridley Scott, la présence d’un train grandeur nature, d’un campement d’ouvriers, ainsi que de 154 figurants en costume d’époque a rendu le lieu pratiquement méconnaissable.
La vertigineuse plateforme sur laquelle John Reid se réveille après avoir été sauvé par Tonto a quant à elle été bâtie sur Dead Horse Point. Armie Hammer se souvient : « Il s’agissait d’une structure branlante d’environ 6 mètres de haut qui tanguait dangereusement lorsque je m’y trouvais. Et puis en jetant un oeil vers le sol, j’ai réalisé que le fond du canyon était à plus de 600 mètres en contrebas. Une sacrée chute ! »
Après un jour supplémentaire de tournage en territoire navajo, à Shiprock, une formation rocheuse de 482 mètres de haut, l’équipe du film a installé son nouveau camp de base à Santa Fe, au Nouveau-Mexique. Outre les scènes dans lesquelles apparaissent la ville itinérante – surnommée historiquement « Hell on Wheels », « l’Enfer sur roues » – et la ferme des Reid, tournées dans la communauté voisine de Lamy, Gore Verbinski a tiré parti des paysages variés et souvent époustouflants de la région pour de nombreuses autres séquences du film. Ainsi, le paysage lunaire de Plaza Blanca, avec ses majestueuses formations rocheuses, est devenu la « Vallée des Larmes » où ont été tournées les scènes avec Ruth Wilson, William Fichtner et le gang Cavendish.
Non loin de là, c’est dans la magnifique réserve nationale de Valles Caldera, une immense prairie de près de 20 kilomètres de large nichée dans le cratère d’un volcan, que l’équipe a installé le village des guerriers comanches. Certaines scènes du film ont également été tournées dans les Gilman Tunnels, un site idéal pour réaliser davantage de cascades impliquant le train, tandis que les hauteurs des montagnes Pajarito ont été le théâtre de l’assaut final des courageux Comanches. À la mi-août, l’équipe du film a de nouveau posé ses caméras à Albuquerque le temps d’une semaine supplémentaire de tournage avant de prendre la direction du nord, à 250 kilomètres de là, près de la ville de Taos, pour s’installer à 2 620 mètres d’altitude dans les montagnes d’Angel Fire, au Nouveau-Mexique, où ils sont restés 17 jours. Cette dernière escale a été presque entièrement consacrée aux prises de vues du train traversant les montagnes, ainsi qu’à la réalisation d’un spectaculaire déraillement, orchestré par le coordinateur des effets spéciaux John Frazier et son équipe.
Johnny Depp et Armie Hammer ont tourné leur dernière scène pour le film le jeudi 28 septembre 2012 – il s’agissait d’une scène commune. Lorsque Gore Verbinski a crié pour la dernière fois « Coupez ! », tous deux ont salué le réalisateur, Jerry Bruckheimer et le reste de l’équipe en signe d’adieu. Une ultime étape attendait cependant le reste de l’équipe. À 285 kilomètres au nord, dans le désert de Lone Pine en Californie, un second camp comanche avait été érigé pour les deux derniers jours du tournage.

LES DÉCORS : À LA RECONQUÊTE DE L’OUEST

Les talentueux chefs décorateurs de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS Jess Gonchor (LE STRATÈGE, TRUE GRIT) et Mark McCreery, surnommé Crash, (RANGO et PIRATES DES CARAÏBES : LA MALÉDICTION DU BLACK PEARL) ont travaillé avec une vaste équipe composée de 6 directeurs artistiques, 11 décorateurs, 2 illustrateurs, un peintre décorateur, plusieurs storyboardeurs, 2 graphistes, 2 maquettistes, un coordinateur de recherches, un assistant de production et une équipe construction de 274 personnes…
Mark McCreery s’est tellement impliqué dans son travail qu’il a sculpté lui-même les pétroglyphes amérindiens ornant le cadre de bois du diorama du vieux Tonto dans la tente de l’exposition sur l’Ouest sauvage, et il a peint personnellement les symboles qui ornent les murs du tunnel ferroviaire de 60 mètres de long construit à Creede, dans le Colorado.
Jerry Bruckheimer déclare : « Crash est un anticonformiste qui a une imagination sans bornes et de l’énergie à revendre. Nous avions eu la chance de travailler avec lui en tant que concepteur de créatures sur plusieurs films, mais il était temps pour lui de passer à l’étape supérieure et de démontrer toute l’étendue de ses talents. »
L’équipe en charge des décors a dû faire face à des défis de taille. Il a notamment fallu concevoir plusieurs immenses décors, théâtre des séquences dramatiques, comiques et d’action du film. Douze décors ont été construits grandeur nature, dont la ville fictive de Colby, bâtie à Rio Puerco. Contrairement à de nombreux décors de western, il ne s’agit pas d’une simple enfilade de façades, mais de bâtiments entièrement érigés, composés de quatre murs. On y trouve une gare, une écurie, un saloon, des logements, une banque, le bureau du shérif et divers commerces. Huit kilomètres de rails ont en outre été spécialement installés autour de la ville pour les besoins du film.
C’est à côté du décor de Colby à Rio Puerco qu’a été édifié le décor d’une autre ville, Promontory Summit, site historique où se sont rejoints les trains de l’Union Pacific et de la Central Pacific, face à face, lorsque la jonction du premier chemin de fer transcontinental a été effectuée. Dans le film, Promontory Summit a un aspect bien différent du délabrement de Colby. La ville est solide, faite de brique et de bois, elle traduit la prospérité et une plus grande ancienneté.
L’imagination débordante de Crash McCreery a trouvé un terrain de galop à sa mesure avec la conception de l’« Enfer sur roues », une ville de tentes mobile inspirée par les nombreuses villes de toile itinérantes qui existaient réellement au XIXe siècle, et qui se déplaçaient au fil de la construction du chemin de fer transcontinental pour suivre les ouvriers. Le haut lieu de la ville itinérante est l’établissement le plus grand, le plus extravagant et le plus important de tous : le Red’s Traveling Entertainment. Le décor chamarré et merveilleusement étrange de l’« Enfer sur roues » a été préfabriqué au sein des ateliers du département artistique à Albuquerque pendant cinq semaines. Ensuite, il a fallu six semaines pour l’assembler dans les collines de Lamy, au Nouveau-Mexique. Le résultat final est une fantastique extravagance visuelle, une sorte de cirque itinérant de l’Ouest américain sous dopants, peuplé par un mélange étrange et fascinant de charmeurs de serpents, de monstres de foire, de cracheurs de feu, de marchands de thé ou de remèdes pour les douleurs intestinales, de charlatans et de soi-disant dentistes, de fanatiques religieux et d’ouvriers du rail, qui évoluent entre des tentes et des chapiteaux de toutes les couleurs.

La petite histoire : la jambe d’ivoire de Red Harrington (Helena Bonham Carter) a été créée par le chef décorateur Mark « Crash » McCreery et l’illustrateur Jim Carson, et sa décoration est signée par Linda Karst-Stone, une artiste texane spécialiste de la gravure « scrimshaw » (gravure sur les dents de cachalots, os de baleine…). Il a fallu fabriquer trois jambes, dont l’une a été équipée par le département des effets spéciaux de John Frazier avec un canon de pistolet mobile capable d’émettre du feu et de la fumée, et disposant de toutes les commandes pneumatiques nécessaires.

Crash McCreery déclare : « La colonie itinérante symbolise en quelque sorte tous les fantasmes que l’on peut avoir sur la conquête de l’Ouest. Peu importe ce que l’on cherche ou ce dont on a envie, on est sûr de l’y trouver. Cheryl Carasik a fait un remarquable travail de décoration, elle a agrémenté la rue principale du campement d’un bout à l’autre avec tous les objets imaginables. » L’imposant décor de l’intérieur de chez Red a en fait été construit plusieurs mois avant le reste des décors, et les scènes qui s’y déroulent ont été tournées en amont du tournage sur un plateau des studios d’Albuquerque. Les murs délabrés du saloon survolté sont ornés de véritables cartes postales, affiches et bouteilles de spiritueux d’époque, ainsi que d’un panneau listant les « règles de la maison ».
La très sobre ferme des Reid, composée d’une maison en bois et en pierre, ainsi que d’une vaste grange en bois jouxtant les écuries et l’enclos des animaux, a été bâtie à peu de distance du campement dans un style typiquement Americana. Crash McCreery commente : « Il s’agit d’un des décors les plus réalistes que nous ayons construits. La ferme a l’air d’être là depuis des décennies et pourtant, nous l’avons érigée en seulement quelques semaines… pour finalement la voir partir en fumée en quelques heures ! »

La petite histoire : Cheryl Carasik, ensemblière primée aux Oscars, a sollicité la collaboration d’Helena Bonham Carter, qui joue Red Harrington, la propriétaire du saloon, pour la décoration de sa chambre. Parmi ce qu’a demandé l’actrice, figurent une paire de menottes d’époque, une cravache, des livres de médecine des années 1860, et quelques livres coquins qui montrent un peu plus que des épaules nues…

Parmi les décors les plus impressionnants du film figure également la mine de Sleeping Man, installée à Creede, au Colorado. Ce décor a été conçu pour se fondre dans les ruines des constructions de la véritable mine d’argent de la petite ville historique datant du XIXe siècle, auxquelles ont été ajoutées de nouvelles structures plus complexes.
Ces dernières comprennent un tunnel ferroviaire de 60 mètres de long avec des parois de fausses roches de 12 mètres de haut, 1,6 kilomètre de voie ferrée et de rails surélevés pour les wagonnets transportant le minerai, mais également des cabanes de mineurs, qui, bien que neuves, donnaient l’impression d’être sur le point de s’effondrer à tout instant.
Le chef accessoiriste Kris Peck et son associé, l’armurier Harry Lu, se sont chargés de créer l’incroyable artillerie des personnages et leurs innombrables accessoires. Des célèbres pistolets à crosse de nacre du Lone Ranger avec leurs balles en argent, à la jambe d’ivoire de Red Harrington, en passant par la montre à gousset de Latham Cole, tous ces objets jouent un rôle crucial dans l’histoire.
Kris Peck s’est également assuré que les accessoires majeurs avaient l’air assez vieillis pour se fondre dans l’esthétique rustique du film voulue par Gore Verbinski. Il explique : « Les accessoires du film occupent une place importante dans l’histoire. Eux aussi racontent quelque chose. Gore m’a immédiatement prévenu que quatre ou cinq objets apparaîtraient en gros plan à l’écran, et le badge du Lone Ranger ainsi que ses balles en argent en font partie. Il fallait qu’ils semblent avoir été fabriqués à la main. »
Curieusement, l’accessoire principal de Tonto est sans doute la besace en cuir ornée de perles dans laquelle il conserve diverses amulettes et, plus important encore, des graines pour le corbeau qu’il arbore sur la tête. Il ne porte pas d’arme à feu, seulement deux couteaux, dont l’un a été fabriqué, ironie du sort, à partir d’un gros clou de chemin de fer – Tonto retourne ainsi les « armes » de ses ennemis contre eux.
Mais l’accessoire le plus remarquable, et le plus original, du film est probablement la jambe d’ivoire de Red Harrington, dans laquelle est dissimulée une arme à feu. Helena Bonham Carter, qui interprète ce personnage haut en couleur, déclare : « Red est la preuve vivante qu’il est possible de tourner un handicap à son avantage. Elle cache un pistolet dans sa prothèse afin de protéger les filles qui travaillent pour elle. Son handicap, loin de la diminuer, est un atout. »

LES CASCADES

Au cours des sept mois qu’a duré le tournage, le superviseur des cascades Tommy Harper et son équipe ont dû réaliser des cascades inimaginables, notamment sur le toit et à l’intérieur de trains, pour les besoins des spectaculaires séquences d’action du film. Tommy Harper commente : « C’était incroyable car il s’agissait de véritables trains. Aucune des cascades que nous avons accomplies sur ces trains n’a été réalisée à moins de 50 km/h – on était d’ailleurs généralement plus proche des 65 km/h. Nous avons installé des rampes spéciales sur le toit des wagons afin que les cascadeurs puissent y courir en toute sécurité, reliés à un câble invisible à l’écran, de manière à ce qu’ils ne puissent pas tomber du train en cas de chute. » Le coordinateur des cascades et son équipe effectuaient constamment des contrôles de sécurité pour s’assurer que le danger des scènes d’action, bien que périlleuses par nature, reste limité.

La petite histoire : pour une scène dans laquelle le Lone Ranger traverse un wagon de voyageurs au galop sur le dos de Silver, en tirant avec son six-coups alors que les passagers plongent pour se mettre à l’abri, le coordinateur des cascades Tommy Harper a recruté des légendes de la cascades telles que Terry Leonard, Hal Burton, Mic Rodgers, Randy Hice, Mike Runyard, Donna Evans et Lisa Hoyle. Beaucoup d’entre eux représentent la deuxième ou même la troisième génération de cascadeurs dans leur famille, et ils sont les descendants des cascadeurs qui travaillaient sur les westerns à l’époque de l’Âge d’or d’Hollywood.

En plus de sa formidable équipe de cascadeurs, Tommy Harper a eu la chance que les deux stars du film, ainsi que plusieurs acteurs de seconds rôles, tiennent absolument à réaliser le plus possible de cascades eux-mêmes. Johnny Depp a notamment dû courir sur un train en marche et accomplir d’innombrables cascades équestres. Le coordinateur des cascades commente : « Johnny est incroyable. Ce qui est formidable, c’est qu’il suffit de lui dire quelque chose une fois pour qu’il comprenne : il se lance et fait exactement ce qu’on lui a demandé. »
Armie Hammer, jeune, athlétique et aventureux, était prêt à tout en matière de cascades et d’équitation, et Tommy Harper a pleinement tiré parti de l’enthousiasme de l’acteur. Il raconte en souriant : « Je lui ai dit que si jamais sa carrière d’acteur tournait court, il pouvait venir travailler pour moi quand il voulait : il a été absolument remarquable dans toutes ses cascades ! »
William Fichtner, qui joue Butch Cavendish, a également dû réaliser de nombreuses cascades. Tommy Harper commente : « William est formidable dans ce rôle, c’est l’un des meilleurs méchants que j’aie vus au cinéma. Pour une scène du film, il devait sauter d’un train en marche et atterrir sur son cheval, et c’est vraiment lui qui a réalisé cette cascade. » Étonnamment, l’acteur a trouvé cette incroyable cascade considérablement moins intimidante que celle dans laquelle il a dû marcher sur un train lancé à pleine vitesse. Il explique : « Tout ce que je peux vous dire, c’est que sauter d’un train qui avance à 30 km/h sur un cheval au galop et atterrir sur la selle est loin d’être aussi stressant que de se tenir sur un train qui fonce à toute allure ! »
Mais les acteurs du film n’ont pas été les seuls à accomplir des exploits. Tommy Harper déclare : « Ruth Wilson est extraordinaire, elle aussi pourrait tout à fait être cascadeuse professionnelle. Elle est intrépide et très intelligente, elle ne se lance pas dans une cascade de manière irréfléchie, elle pose d’abord les bonnes questions. Ça a notamment été le cas pour la scène dans laquelle elle est suspendue la tête en bas le long du train, à quelques centimètres des roues. Elle a évalué les paramètres et s’est sentie en sécurité avec nous. »

LES TRAINS

Que se passe-t-il quand un producteur et un réalisateur ont besoin de trois trains américains du XIXe siècle pour plusieurs des scènes d’action les plus ambitieuses jamais réalisées au cinéma ? Jerry Bruckheimer répond : « Nous les avons fabriqués. Exactement comme nous avons construit plusieurs bateaux grandeur nature pour les films PIRATES DES CARAÏBES. Rien ne vaut la réalité, et avoir de vrais trains était le seul moyen étant donné ce qu’il fallait que l’on fasse avec... »
Tandis qu’ils préparaient le tournage de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS Jerry Bruckheimer et Gore Verbinski ont été confrontés à un dilemme de taille : trouver le moyen de porter à l’écran ce qui apparaissait dès le scénario comme les scènes d’action ferroviaires les plus complexes et les plus palpitantes jamais imaginées. Ils ont envisagé de recourir à des miniatures, aux images de synthèse, voire même d’utiliser de véritables locomotives d’époque, mais les trains étaient décrits de manière si détaillée dans le scénario et jouaient un rôle tellement important dans l’histoire et les scènes d’action que seuls de vrais trains feraient l’affaire.
Le directeur de production Tom Hayslip explique : « Lorsqu’on entre dans l’esprit exigeant de Gore Verbinski, qui a déjà en tête les angles, la dynamique et les inclinaisons de la caméra, ainsi que la durée des plans, alors tout cela devient très technique et très précis. Lorsque les trains ont pris une place centrale dans le film, nous avons commencé à nous demander comment on allait faire pour réaliser ces scènes. Pourraient-ils aller assez vite ? Pourraient-ils s’arrêter à temps ? D’une certaine manière, les locomotives sont devenues des personnages à part entière, comme l’avait été le Black Pearl dans la saga PIRATES DES CARAÏBES. Ces grosses machines s’ébranlaient, exhalaient de la vapeur, fonctionnaient et tombaient en panne. Parfois elles se comportaient à la perfection, et d’autres fois non. Nous nous sommes beaucoup creusé les méninges pour que ces trains soient capables de faire précisément ce que voulait Gore. »
Le département en charge des trains de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS a d’abord été coordonné par Jim Clark, fort de nombreuses années de savoir-faire sur le chemin de fer traditionnel, puis par Jason Lamb et l’assistant coordinateur, Luke Johnson, qui ont apporté au projet leurs connaissances techniques, mécaniques et logistiques contemporaines. La construction des deux trains de 250 tonnes et des rails sur lesquels ils circulent a nécessité la collaboration de plusieurs départements techniques et représente un chef-d’œuvre d’ingénierie sans précédent.
À l’origine, l’équipe du film avait prévu d’utiliser une voie ferrée située dans une autre partie du Nouveau- Mexique. Tom Hayslip explique : « L’équipe avait déjà entamé la construction de la ville de Colby au sud de l’État, lieu qui avait été choisi en raison de la présence d’une voie ferrée que nous pouvions utiliser. Mais en y regardant de plus près, nous nous sommes aperçus qu’il faudrait non seulement aménager ces rails pour que les trains puissent y circuler jusqu’à 50 km/h, mais également les prolonger et en partager l’exploitation avec la compagnie minière à qui ils appartenaient. Nous avons donc immédiatement changé notre fusil d’épaule et avons décidé de faire construire notre propre voie ferrée et nos propres trains. »

La petite histoire : pour une séquence dépeignant la construction du Transcontinental Railroad, le coordinateur des trains Jim Clark et des experts de la compagnie ferroviaire Gandy Dancer ont dû former les 100 figurants jouant des ouvriers du rail aux nombreuses tâches nécessaires à la construction d’une voie ferrée : porter les rails et les traverses, placer les clous, les joints, répandre le ballast, faire le plein de charbon et d’eau des tenders et citernes, conduire des attelages de mules…

Autour des décors des villes de Colby et de Promontory Summit, ont été construits 8 kilomètres de rails formant un ovale, ainsi que 3 kilomètres de doubles rails pour que Gore Verbinski puisse filmer les séquences de trains côte à côte. La construction de ces rails a nécessité 16 semaines de travail exécuté par Gandy Dancer, une société spécialisée dans la construction de voies de chemin de fer et l’excavation située à Albuquerque, et a été supervisée par Joey Hutchens. L’entreprise a fait venir plus de 1 764 tonnes de matériel depuis Blythe en Californie : rails longs de 10 mètres, barres de métal, plaques d’assemblage, systèmes de fixation et traverses, au moyen de 82 camions plateaux. Une énorme quantité de boulons, de joints et de branchements – 27 tonnes – a également été expédiée de Kansas City dans deux camions, et 182 tonnes de gros clous et de traverses sont venus de Stockton, en Californie.
Une fois tout le matériel rassemblé à Rio Puerco, la société a commencé à construire une véritable voie ferrée en plein désert. Un kilomètre et demi supplémentaire de rails a également dû être installé près de la mine de Sleeping Man à Creede, au Colorado, pour les séquences de train qui ont été tournées sur place.
Dans un atelier de Sun Valley, en Californie, John Frazier, coordinateur des effets spéciaux couronné aux Oscars (SPIDER-MAN 2, LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ), a construit deux trains grandeur nature destinés à utiliser ces nouveaux rails : la Jupiter, une locomotive historique, et le train appelé « train Colby », qui a par la suite été transformé pour devenir le train de Latham Cole, le Constitution. Les trains étaient authentiques au plan historique jusque dans les moindres détails, sauf sur deux points importants : d’abord, les locomotives étaient équipées de moteurs hydrauliques modernes et non de moteurs à vapeur, et ensuite, les wagons étaient tous construits selon le principe des containers de transport, ce qui permettait de les soulever ou de les poser sur les châssis ou sur les camions plats équipés pour les prises de vues sur route.
John Frazier déclare : « Les trains possèdent des conduites hydrauliques qui traversent les wagons à charbon – les tenders – où nous avons dissimulé des moteurs Diesel Cummins d’une puissance de mille chevaux. La vapeur et la fumée noire créées par effets spéciaux donnent l’illusion qu’il s’agit de vrais trains d’époque. » Le coordinateur des effets spéciaux a construit les locomotives des trains, tandis que les départements artistique et construction se sont chargés de la conception et de la fabrication des 15 wagons d’époque. Les locomotives ne fonctionnant pas vraiment à la vapeur, John Frazier a dû s’assurer que les effets de fumée soient réalistes et aisément contrôlables.

La petite histoire : pour une scène dans laquelle une locomotive qui déraille manque d’écraser Tonto et John Reid, le superviseur des effets spéciaux John Frazier et son coordinateur Jim Schwalm et leur équipe ont placé une locomotive de 11,5 tonnes sur une plaque tournante de 1,8 tonne qui, mue par des câbles, pouvait pivoter et se renverser sur un support de 4,5 tonnes.

Les trains étaient pilotés depuis un ordinateur situé à l’intérieur de la cabine, mais si Gore Verbinski avait besoin de filmer dans la locomotive, les commandes étaient alors déportées dans un des wagons. L’équipe a cependant fait appel à un véritable conducteur de trains pour contrôler le système de freinage afin qu’en cas d’urgence, il puisse actionner le frein de sécurité, seule commande à ne pas être informatisée.
Bien que John Frazier ait conçu les trains pour qu’ils circulent à 50 km/h, lorsqu’une scène nécessitait plus de puissance, des locomotives Diesel modernes étaient mises à contribution pour remorquer ou pousser les trains d’époque. Il commente : « Nos trains étaient des accessoires de cinéma, nous ne voulions pas les endommager. Nous les avons donc utilisés pour les plans larges, mais pour les plans plus rapprochés et à l’intérieur des wagons, c’étaient les diesels qui entraient en action. »
À propos de leur taille, le chef décorateur Crash McCreery déclare : « Les locomotives que l’on voit dans LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS sont plus imposantes qu’elles ne l’étaient en réalité à l’époque, car Gore voulait que le public se rende compte à quel point ces monstrueuses machines traversant le pays de part en part étaient impressionnantes. Si le train de Colby est un train de voyageurs ordinaire, celui de Latham Cole en revanche, le Constitution, est bien plus raffiné. Nous avons pris beaucoup de plaisir à concevoir son salon et son wagon restaurant, il fallait qu’il y règne une atmosphère luxueuse et masculine. »
Les directeurs artistiques Domenic Silvestri et Naaman Marshall se sont entièrement consacrés à l’aspect extérieur des trains en s’inspirant de l’Histoire et des besoins du film. Le fait que LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS soit une fiction leur a permis de prendre quelques libertés avec les deux machines qui se font face à Promontory Summit pour la cérémonie du Golden Spike, le 10 mai 1869. Domenic Silvestri commente : « Le train Jupiter du film, ou Central Pacific No. 60, est assez proche de l’original. En revanche, le Constitution s’éloigne du train historique, l’Union Pacific No. 119, car il est étroitement lié à Latham Cole, il s’agissait donc davantage de refléter la personnalité du personnage que la vérité historique. Nous nous sommes inspirés de très nombreuses photographies d’époque pour concevoir ce train ; Gore voulait en outre qu’il soit imposant et effrayant, un monstre noir et argent avaleur de charbon, à l’opposé du Jupiter et sa chaudière à bois. » Les locomotives du Jupiter et du Constitution sont authentiques dans les moindres détails, jusqu’aux plaques qui ornent leurs extérieurs. L’ensemblière Cheryl Carasik s’est appliquée à décorer l’intérieur des wagons avec des objets oscillant au gré des mouvements du train, à l’instar des rideaux frangés spécialement choisis pour leur mouvement.
À propos des wagons personnels de Latham Cole, Cheryl Carasik admet : « Ils sont un peu extravagants pour un homme, mais ils sont à l’image du personnage. » L’intense séquence d’action finale du film a nécessité l’utilisation de camions conçus spécialement pour remorquer les wagons pour les plans tournés sur route avec des caméras embarquées.
Tom Hayslip explique : « La séquence d’action ferroviaire du troisième acte du film traverse de nombreux paysages. Elle débute en plein désert, puis traverse des plaines broussailleuses, des petites collines, des contreforts et enfin des montagnes. Bien évidemment, nous n’avons pas trouvé de voie ferrée traversant tous ces paysages, nous avons donc très tôt eu l’idée d’amener nos trains dans ces décors. Ces plans ont été tournés avec les wagons de nos trains placés sur des remorques à plateau mesurant jusqu’à près de 23 mètres de long. »
En raison des nombreuses scènes jouées par les acteurs et les cascadeurs sur les toits des trains, des plateformes ont dû être construites le long des wagons, afin que des caméras montées sur grues Technocrane puissent filmer l’action. Tom Hayslip raconte : « Toute cette installation prend énormément de place. Le train mesurait 3 mètres de large, auxquels il faut ajouter 1,80 mètre de plateforme pour la caméra d’un côté, ainsi que le lest, généralement composé de grosses barriques d’eau, afin d’assurer l’équilibre, de l’autre. Mais le problème, c’est que certaines des routes de campagne sur lesquelles nous avons tourné ne faisaient pas plus de 6,70 mètres de large, il a donc fallu que nous élaguions les arbres d’environ 5 centimètres. »
Armie Hammer a pris beaucoup de plaisir à jouer et observer le tournage de ces scènes. Il commente : « C’est très impressionnant de voir ces installations de près de 30 mètres sur la route, suivies par les véhicules de renfort et des voitures de police. En moins d’une heure, tous les gens du coin étaient attroupés sur le bord de la route, car ils n’avaient jamais rien vu de tel. C’est extraordinaire de voir tout ce qui entre en œuvre pour la réalisation de ces scènes. »
Outre cette impressionnante installation, il fallait également des acteurs assez fous pour accepter de jouer sur le toit d’un train filant à près de 65 km/h sur des routes de montagne sinueuses et à pic. Heureusement pour Gore Verbinski et Jerry Bruckheimer, c’était le cas des acteurs de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS. William Fichtner déclare : « Je peux vous dire une chose : on a le coeur qui bat la chamade. C’est fantastique, palpitant, époustouflant… mais également un peu effrayant. » Dans une scène, Rebecca Reid, interprétée par Ruth Wilson, est conduite de force par Butch Cavendish (William Fichtner) sur le toit du train. L’actrice se souvient : « Butch me malmène et menace de me jeter du train. Nous filons à près de 50 km/h et je n’ai plus qu’un pied sur le train, ça a été incroyablement excitant ! »
Barry Pepper, qui incarne l’excentrique capitaine Fuller, ajoute : « Traverser ces montagnes et ces forêts, voir ces magnifiques paysages, et réaliser toutes ces fusillades alors que les trains tanguent a été absolument extraordinaire. On sent les bourrasques de vent et on entend les branches érafler les flancs du train, les passagers sont secoués dans tous les sens, les lanternes oscillent : cela crée une atmosphère intense, électrique, qu’il est impossible de recréer en studio. Ce qu’a réalisé Gore est incroyable : il a réussi à faire courir Johnny Depp sur un train tandis que mon personnage lui tire dessus à travers le plafond du wagon. Cela démontre également la volonté de Disney de changer l’image du film de cowboy traditionnel. Après LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS le genre du western ne sera plus jamais le même. Ce film va devenir une référence, à l’instar de PIRATES DES CARAÏBES dans sa catégorie. Jerry, Gore et Johnny sont connus pour cela, et ça a été un immense plaisir de prendre part à ce projet. »

LES COSTUMES : LE STYLE 1869

Pour la chef costumière britannique Penny Rose, le diable est dans les détails, et aucun détail, même le plus insignifiant, n’échappe à son regard aiguisé et intransigeant. Elle a beau avoir participé à la création des tenues élimées du capitaine Jack Sparrow dans les quatre épisodes de la saga PIRATES DES CARAÏBES, des costumes glamour du dictateur argentin dans EVITA, ainsi que des tenues de combat des guerriers romains et perses des productions de Jerry Bruckheimer LE ROI ARTHUR et PRINCE OF PERSIA : LES SABLES DU TEMPS, LONE RANGER NAISSANCE D’UN HEROS, constitue son premier western.
La chef costumière déclare : « C’était un défi de taille, car je crée toujours des costumes aussi authentiques que possible auxquels j’imprime une note plus personnelle. » Penny Rose connaissait les costumes emblématiques de la série télévisée « The Lone Ranger », mais ni elle, ni Jerry Bruckheimer ou Gore Verbinski n’avaient envie de reprendre l’extravagant costume porté par Clayton Moore. Elle déclare : « En regardant les westerns des années 1950 et 1960, j’ai été frappée par le fait qu’ils étaient souvent révélateurs de l’époque à laquelle ils avaient été tournés. Dans ce film, nous nous sommes appliqués à être aussi authentiques que possible par rapport à l’année 1869. »
La colossale garde-robe imaginée par Penny Rose comptait 1 500 costumes, ainsi que des centaines de chapeaux, paires de chaussures et autres accessoires créés spécialement pour le film, ou loués et transformés en fonction des besoins du scénario. Installée dans un gigantesque entrepôt des studios d’Albuquerque, la chef costumière a créé et assemblé les costumes de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS avec l’aide d’une petite armée de costumiers, essayeurs/retoucheurs, couturiers, finisseurs et spécialistes du vieillissement et de la teinture des tissus.

La petite histoire : pour vieillir les costumes, Penny Rose et son équipe ont utilisé différentes techniques innovantes. Ils les ont placés dans une bétonnière avec des galets, grattés avec des râpes à fromage, et même passés à la flamme d’un chalumeau !

Penny Rose a pu compter sur l’aide de collaborateurs de longue date, dont l’assistante à la création des costumes Charlotte Finlay, le chef costumier associé John Norster et la superviseuse des costumes Stacy Horn, tous acoutumés à ses énergiques méthodes de travail.
Jerry Bruckheimer, qui a collaboré avec la chef costumière sur six de ses précédents films, confie : « Je la surnomme Penny l’Ouragan ! C’est la meilleure dans son domaine, elle est incroyablement créative et possède une énergie extraordinaire. » Cette énergie s’est d’ailleurs révélée très utile pour LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS car il a fallu que la chef costumière et son équipe assurent pas moins de 700 essayages en une journée pour les besoin d’une scène dans laquelle apparaissent de nombreux figurants.
La costumière s’efforce toujours d’utiliser des textiles typiques de l’époque et du lieu où se déroule le film. Elle explique : « Je n’aime pas les matières synthétiques, c’est pourquoi je n’ai utilisé que de la laine, du coton et de la soie sur ce film. J’ai parfois eu recours à des subterfuges, en utilisant par exemple un textile semblable à la laine, mais plus agréable à porter pour l’acteur lorsque les températures grimpent autant que pendant le tournage, mais je ne me sers jamais de matières factices. Mes costumes n’ont pas de fermetures Éclair, les boutons ne comportent que deux trous, comme il était d’usage à l’époque, et chacune des figurantes porte un corset. »
Le personnage du Lone Ranger dispose de deux costumes dans le film. Il porte le premier au début de l’histoire, lorsqu’il est encore John Reid, jeune diplômé en droit, et revêt le second lorsqu’il est nommé Texas Ranger par son frère, Dan, et rejoint le détachement qui part à la recherche de Butch Cavendish.
Penny Rose commente : « John Reid est un avocat d’une grande ville de l’est des États-Unis en complet trois pièces, très élégant, c’est pourquoi lorsqu’il devient le Lone Ranger, nous nous sommes dit qu’il ne pouvait pas se transformer en cowboy dans la seconde. La transition s’opère donc progressivement. D’autre part, lorsqu’on a affaire à un acteur de plus de 1,95 m, comme c’est le cas d’Armie, cela change quelque peu la donne. Il ne pouvait porter ni jambières de cuir, ni manteau cache-poussière, il fallait qu’il possède son propre style distinctif. C’est la raison pour laquelle nous avons opté pour un costume élégant, bien coupé et ajusté, même si au fil de l’histoire il perd un peu de sa superbe. »
La chef costumière poursuit : « Ce Lone Ranger-là est à la pointe de la mode, il a naturellement du style. » Penny Rose a donc imaginé une tenue d’époque composée d’un pantalon, d’un veston en lin, d’une veste en laine d’Angleterre et d’une chemise de lin blanc. En guise de clin d’oeil au costume de Clayton Moore, elle a agrémenté ce costume d’un bandana et d’un chapeau blanc réalisé sur mesure par Stetson, dont même l’étiquette apposée sur le bord intérieur est authentique. Elle commente : « La marque Stetson nous a très gentiment remis plus de 30 exemplaires du chapeau, ce qui est avéré très utile étant donné ce qu’il subit dans les scènes d’action. »
Penny Rose et Johnny Depp avaient déjà travaillé ensemble à plusieurs reprises, leur collaboration sur LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS n’en a donc été que plus agréable. La chef costumière raconte : « Johnny et moi nous connaissons très bien maintenant. Il a l’oeil pour les costumes, il sait immédiatement ce qui lui va ou pas, nos séances de travail sont donc tr
ès rapides. Je lui présente une sélection de tenues et il fait très vite son choix. » Elle poursuit : « Dans l’histoire, Tonto s’est isolé de sa tribu comanche, il erre seul depuis plusieurs années. Joel Harlow, le chef maquilleur, a créé le corbeau que Tonto porte sur la tête, ainsi que les magnifiques peintures corporelles qu’arbore Johnny ; mon travail s’est donc limité au bas de son corps. J’ai aussi déniché le plastron amérindien qu’il porte. L’idée de départ était que le costume de Tonto soit composé de pièces disparates, rassemblées au cours de ses voyages, et illustrant son histoire personnelle. »
À propos de Butch Cavendish, incarné par William Fichtner, Penny Rose déclare : « C’est une sorte de dandy, mais un dandy particulièrement terrifiant ! William est tout simplement incroyable, c’est un acteur fabuleux. Une fois que Joel a eu conçu son maquillage, nous avons tout de suite saisi l’essence du personnage. J’ai donc agrémenté ses chemises d’épaulettes en argent, car cela en dit long sur la manière dont il se voit. »
À propos des costumes de Rebecca Reid, la pionnière incarnée par Ruth Wilson, Penny Rose raconte : « J’ai conçu ses costumes en m’imaginant une authentique pionnière de l’Ouest sauvage, dans un style qui rappelle « Les Raisins de la colère » de John Steinbeck. Mais plus tard dans l’histoire, elle reçoit une splendide robe en taffetas de soie violet, par conséquent, pendant une bonne partie du film, Ruth est vraiment superbe. »
Ce sont les tenues de la délicieusement extravagante Red Harrington que la chef costumière a pris le plus de plaisir à créer. Elle explique : « Rien n’est trop excentrique pour Helena Bonham Carter ! Il n’y a jamais assez de rubans, de perles, de broderies et autres fanfreluches pour elle. J’ai pensé qu’il convenait que Red porte du rouge, et cela a ravi Helena. » Pour s’adapter à la jambe d’ivoire de Red, Penny Rose et son équipe ont fabriqué une drôle de culotte bouffante qui arrive d’un côté en haut de la cuisse, et de l’autre au genou. À propos des filles qui travaillent pour Red, la chef costumière déclare : « Les filles de joie étaient plutôt glamour à l’époque et devaient aguicher les travailleurs du rail, j’ai donc imaginé des costumes avec une pointe d’ironie. Certaines d’entre elles portent des déshabillés pleins de plumes et de dentelle, et d’autres des robes du soir autrefois splendides mais aujourd’hui sans éclat, plutôt passées et légèrement abîmées. Grâce au merveilleux maquillage de l’équipe de Joel Harlow et aux fabuleuses perruques du département de Gloria Casny, elles étaient splendides. »
Penny Rose poursuit : « La séquence qui se déroule au sein de la ville itinérante est le rêve de toute équipe créative car nous avons pu laisser libre cours à notre imagination. Presque tous les costumes des personnages qu’on y voit ont été fabriqués en tissu, ce qui ne fut pas une mince affaire car il y a des acrobates, des contorsionnistes et des gens de petite taille, mais ça a été passionnant. J’ai conscience qu’il était un peu culotté de confier la création des costumes d’un western à une Britannique, car ce n’est pas ma culture, mais j’ai adoré m’essayer à quelque chose de nouveau. »

MAQUILLAGES ET MASQUES :
ENTRER DANS LA PEAU DES PERSONNAGES

Le chef maquilleur oscarisé Joel Harlow (STAR TREK, ALICE AU PAYS DES MERVEILLES) a entre autres transformé Johnny Depp en Jack Sparrow, le très original capitaine du Black Pearl, dans les quatre volets de PIRATES DES CARAÏBES, et en chapelier fou dans ALICE AU PAYS DES MERVEILLES. Pour LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS le maquilleur et l’acteur ont complètement réinventé le personnage de Tonto. Joel Harlow, oscarisé pour son travail imaginatif sur STAR TREK de J.J. Abrams, était également le chef du département maquillages de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS et en cette qualité, il a dirigé une équipe de 25 personnes.
Qu’ils se soient occupés des stars du film ou qu’ils aient imaginé les créations bizarres et fantastiques de la séquence de « l’Enfer sur roues » (telles que la « marionnette squelette de chèvre » ou l’être mi-homme, mi-femme), Joel Harlow et son équipe ont travaillé jusqu’aux dernières limites de leurs capacités… voire même au-delà. Ils ont non seulement créé le maquillage de Johnny Depp, mais également ceux de la totalité des acteurs et des figurants du film. L’idée du maquillage de Tonto est née sur le tournage de RHUM EXPRESS, mis en scène par Bruce Robinson, à Porto Rico durant l’été étouffant de 2009.
Le maquilleur se souvient : « J’ai découvert le magnifique tableau de l’artiste Kirby Sattler intitulé « I Am Crow ». Je l’ai montré à Johnny, qui y a vu une formidable source d’inspiration pour le personnage et pour le maquillage de Tonto. Il a ensuite présenté la toile à Jerry et Gore, qui se sont montrés très enthousiastes. » Ce portrait représente un guerrier amérindien aux traits affirmés, le visage peint en blanc avec quatre lignes verticales noires, de longs cheveux ornés de plumes d’aigle, et plus étonnant, un corbeau posé sur la tête. Joel Harlow souhaitait également que le maquillage de Tonto évoque la terre craquelée du désert. Il commente : «
L’idée était que Tonto se soit enduit le visage de cette terre, qu’elle ait séché et se soit craquelée comme un masque d’argile. J’aurais pu appliquer un masque de terre et le laisser craqueler naturellement sur le visage de Johnny, mais cela n’aurait jamais tenu, et attendre qu’il sèche aurait demandé beaucoup trop de temps. J’ai donc fait un moulage du visage de Johnny sur lequel j’ai appliqué de l’argile liquide, dont la consistance est semblable à de la boue. Je l’ai laissée sécher et à partir de ça, j’ai réalisé une prothèse en silicone. » Le maquilleur se souvient : « Parfois, il arrivait à Johnny de porter sa prothèse durant plusieurs jours sans la retirer pour la nuit, non seulement parce que cela lui faisait gagner du temps sur l’heure et demie que nécessitait l’application du maquillage, mais également parce que plus on le porte – sans dépasser cependant trois jours d’affilée – plus il a l’air naturel. »
Le maquillage complet de Tonto était composé d’un faux nez, ainsi que de quatre prothèses corporelles et de quatre prothèses faciales fabriquées sur mesure qui nécessitaient 90 minutes d’application minutieuse. Les nombreux tatouages que porte Johnny Depp ont également représenté un défi pour le maquilleur. Il explique : « Certains d’entre eux pouvaient correspondre à des motifs de l’époque, nous avons donc pu les conserver. Tonto est un nomade, un Comanche exilé qui vit loin de sa tribu, nous avons donc pris des libertés avec son look afin de refléter son parcours depuis l’enfance. Les tatouages anachroniques de Johnny ont été recouverts du même type de terre que Tonto porte sur le visage, ce qui apporte une certaine cohérence à son style. »
Pendant le tournage, l’acteur s’est même fait tatouer l’éclair que Tonto porte sur la main, et qui n’était au départ qu’un élément de maquillage temporaire. L’équipe de Joel Harlow s’est en outre chargée de créer le corbeau que Tonto porte sur la tête. Une quinzaine de versions de l’animal ont été créées grâce au mélange de diverses techniques : taxidermie, imitation et sculpture, au sein de la sous-section du département baptisée « le Labo » et dirigée par le superviseur d’atelier Steve Buscaino.
Quant à la longue chevelure du personnage, dont l’arrière est mystérieusement maculé par ce qui semble être des fientes d’oiseau, il s’agit en fait d’une perruque fabriquée par la chef du département coiffures Gloria Casny. Le consultant comanche du film, William Voelker, a apporté la touche finale au costume de Tonto en ornant ses cheveux de plumes et de perles.
Le personnage d’Armie Hammer n’a pas nécessité la même quantité de travail, mais la conception de son masque, accessoire essentiel du Lone Ranger, a néanmoins été supervisée par l’équipe de Joel Harlow. Ce dernier commente : « La forme du masque était très importante. J’ai travaillé en étroite collaboration avec Gore et Crash McCreery sur ce point précis, car la moindre différence dans la forme du masque aurait pu transformer le Lone Ranger en super-héros. Une fois la forme définie, nous nous sommes demandé quel matériau nous allions utiliser, car Tonto fabrique le masque de John à partir du gilet de son frère assassiné, Dan Reid. La matière du masque devait donc correspondre à celle du gilet, mais il fallait également qu’il ait l’air unique. Dans le scénario, il était indiqué que les trous pour les yeux sont en fait les impacts de balles dans le gilet, et j’ai trouvé que c’était une idée de génie. »
En tout, il aura fallu créer dix masques et faire sept essayages avec Armie Hammer pour obtenir celui que l’on voit dans le film. Joel Harlow explique : « Il ne s’agit pas d’un banal morceau de cuir, mais d’un accessoire emblématique et nous voulions nous assurer qu’il colle au personnage dans toutes les situations. » Par conséquent, la fabrication du masque du Lone Ranger a nécessité autant de minutie que sa conception.
Lenny MacDonald, qui a fabriqué plusieurs exemplaires du masque au sein du « Labo », explique : « Le masque est fabriqué en cuir de chèvre très souple. Il a été moulé sous vide sur le visage d’Armie afin qu’il soit parfaitement ajusté. Nous avons chauffé le cuir à l’eau chaude, ce qui le rend malléable, puis l’avons travaillé pour qu’il épouse la forme du visage de façon naturelle. » Mais comme toujours avec ce genre d’accessoire, une période d’expérimentation a été nécessaire.
Lenny MacDonald poursuit : « Il est très similaire au masque d’origine, à ceci près que nous voulions qu’il soit plusréaliste que l’original, qui ressemble à peu de choses près à ce qu’on pourrait acheter dans n’importe quel magasin de costumes. » Armie Hammer se souvient : « Je l’ai essayé pour la première fois dans l’arrière-boutique d’un tailleur à Burbank. C’était la toute première version, et il n’était pas encore tout à fait ajusté. Plus tard, bien entendu, on m’a apporté l’exemplaire définitif, qui m’allait à la perfection. Il a été moulé sous vide pour épouser parfaitement mon visage. Je me souviens l’avoir passé et m’être dit : « C’est incroyable ! »
Le département maquillages a également fait des merveilles sur William Fichtner, au point qu’il est méconnaissable dans la peau de Butch Cavendish. Joel Harlow raconte : « À l’origine, j’ai fait une erreur en créant la prothèse de nez de Butch, mais cela m’a donné une direction et j’ai fini par sculpter un bec de lièvre. Nous avons ensuite imaginé un système qui consistait à souder un morceau de fil de fer sur une prothèse dentaire comprenant une dent en argent. Le fil de fer remonte la lèvre supérieure, révélant ainsi la dent. » Le maquilleur poursuit : « Gore faisait souvent le parallèle entre Butch et un reptile, c’est pourquoi le matin du premier jour de tournage de William, nous nous sommes procuré la queue d’un crotale que nous avons placée dans ses cheveux. Gore et William ont tous les deux adoré le look du personnage, et de là, nous avons décidé que chaque membre du gang Cavendish aurait un style bien à lui. Ray, par exemple, qui est interprété par Damon Herriman, est sans doute le plus marqué de la bande, car il a été victime d’une pendaison qui a échoué. Nous avons donc fabriqué une prothèse qui imite la morsure de la corde dans son cou et remonte le long de son visage au lieu de continuer vers l’arrière de la tête. »
William Fichtner a été très impressionné par son maquillage, comme tous ceux qui l’ont croisé durant le tournage. Il commente : « Ce projet m’a enthousiasmé dès le premier jour. Deux jours après que Gore m’eut confié le rôle, je sautais dans un avion pour Albuquerque. Je me suis immédiatement rendu au ranch Horses Unlimited pour monter à cheval, ce que je n’avais pas fait depuis 38 ans, et c’est là qu’on m’a appris que la première chose qu’on allait me demander, c’était de sauter d’un train sur un cheval lancé au galop. J’ai ensuite rencontré l’inimitable Joel Harlow, qui a imaginé le maquillage de Butch en l’espace de deux heures, et le résultat était époustouflant. C’est généralement ce qui se produit lorsqu’on travaille avec une équipe de ce calibre. »
Le style extravagant de Red Harrington, interprétée par Helena Bonham Carter, est le résultat d’une collaboration entre le département maquillages de Joel Harlow et la chef coiffeuse Gloria Casny. Cette dernière déclare : « Nous avons essayé de créer une couleur et un ton de roux particulier au personnage, et cela a pris un certain temps. Helena avait des idées bien tranchées concernant la couleur de sa perruque, mais également sur son personnage de manière générale. La perruque sur laquelle nous nous sommes finalement arrêtés mesure près de 80 cm de long, avec des extensions de 60 à 80 cm supplémentaires. »
Tout au long du tournage, Joel Harlow a été impressionné par la liberté créative qui lui a été accordée, ainsi qu’aux autres chefs de départements. Il déclare : « Les mots ne suffisent pas à exprimer combien j’apprécie Gore et Jerry Bruckheimer, car lorsqu’on peut échanger librement des idées, elles se nourrissent les unes les autres, il s’agit d’un processus créatif commun. Lorsque votre créativité n’est pas bridée, vous pouvez repousser vos limites. Et sur LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS nous avons pu nous en donner à coeur joie. »

EFFETS VISUELS ET PHYSIQUES

Les spectaculaires effets spéciaux de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS sont le fruit du travail distinct mais souvent collaboratif des superviseurs des effets visuels Tim Alexander et Gary Brozenich, et du superviseur des effets spéciaux physiques John Frazier. Ce dernier s’est chargé de mettre au point les effets mécaniques réalisés sur le tournage, sous l’oeil de la caméra, tandis que les premiers sont les magiciens à qui l’on doit les effets numériques du film. Le subtil recours aux images de synthèse a notamment permis d’intégrer les paysages de Monument Valley aux prises de vues réalisées à Rio Puerco, et de prolonger des décors construits comme la ville de Colby en y ajoutant quelques bâtiments supplémentaires.
Tim Alexander, l’un des petits génies d’Industrial Light & Magic (ILM), avait déjà collaboré avec Gore Verbinski sur le film d’animation entièrement réalisé en images de synthèse RANGO. Il a notamment permis au film d’atteindre un degré de réalisme jamais vu jusqu’alors, dépassant toutes les innovations des précédents films de Gore Verbinski : depuis LA SOURIS, le film qui l’a fait connaître, jusqu’aux trois volets de la saga PIRATES DES CARAÏBES, où des personnages créés par ordinateur, tels que Davy Jones, se fondaient parfaitement dans les prises de vues réelles. Le cinéaste part du principe que les effets visuels ne devraient jamais être utilisés de façon gratuite.
Tim Alexander commente : « C’est une règle qui m’a accompagné tout au long de la réalisation de RANGO : les effets doivent apporter une plus-value au plan et s’intégrer à l’histoire. » Sur LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS le superviseur des effets visuels a dirigé une équipe composée d’environ 30 personnes pendant le tournage, dont l’effectif a grimpé jusqu’à plus de 100 au cours de la très importante phase de postproduction. Son travail n’a pris fin d’ailleurs que très peu de temps avant la date de sortie du film sur les écrans
Tim Alexander déclare : « Pour LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS Gore Verbinski, toute l’équipe et moi-même avons mis au point ce que nous avons appelé la « règle des 50 % » : toutes les images sont composées d’au moins une moitié de prises de vues réelles afin que le film soit aussi réaliste que possible. On peut parfois se laisser aller à la facilité et tourner en studio, sur fond bleu, ça peut paraître une bonne idée sur le moment, mais au final, le film ne se raccroche à rien de réel. »
Il poursuit : « L’autre principe que nous avons appliqué a été de ne pas tourner sur fond bleu en studio. Tous nos plans sur fonds bleus ont été réalisés en extérieur, en lumière naturelle afin que ces scènes ne se démarquentpas du reste du film. Il est souvent plus facile de tourner en studio car vous avez une plus grande maîtrise, mais il faut alors imiter la lumière du soleil et le rendu est souvent artificiel. » La mission que Gore Verbinski a confiée à Tim Alexander était de faire en sorte que les effets visuels ne ressemblent justement pas à des effets visuels.
Ce dernier explique : « Les effets sont importants et extrêmement complexes dans ce film, et notre travail consiste à ce que le public ne voie pas LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS comme un film à effets visuels, mais avant tout comme une histoire poignante. Il s’agit avant tout d’une histoire poignante, pas d’un blockbuster de l’été bardé d’effets visuels. » Pas si simple lorsqu’on sait que la séquence d’action ferroviaire phare du film constitue l’une des scènes les plus complexes de l’histoire récente du cinéma.
Tim Alexander admet : « C’est une séquence compliquée qui a nécessité environ 350 plans à effets visuels, comprenant notamment des rendus complets de plans larges et de gros plans des trains. Gore a imaginé cette scène comme la furieuse chevauchée de ces deux trains qui se mesurent presque en duel, tanguent, virent, entrent en collision mais continuent à avancer encore et encore. Et c’est à nous de faire en sorte que ça ait l’air vrai. Les prises de vues réelles de Gore nous fournissent le cadre de la séquence, mais notre mission consiste à créer des images de synthèse d’une qualité équivalente. »
Pour réaliser tous les plans à effets visuels de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS qui sont au nombre de 1 300, Tim Alexander a également dû superviser le travail des autres studios d’effets du film, dont Moving Picture Company (MPC), basée à Londres, et Lola, à Santa Monica. Gary Brozenich, le superviseur des effets visuels de MPC, déclare : « Moving Picture Company a créé l’attaque des Comanches pour la séquence qui se déroule dans la mine de Sleeping Man. Nous avons prolongé le décor, ajouté des milliers de flèches comanches, créé les doubles numériques des personnages qui reçoivent des flèches, remplacé les visages de certains acteurs et intégré des explosions en tous genres. Nous avons également conçu des scorpions par ordinateur, ainsi que certains décors et paysages qui apparaissent tout au long du film. »
Il poursuit : « Gore Verbinski et le chef décorateur Crash McCreery nous ont tout de suite expliqué clairement ce qu’ils attendaient de nous. Gore est prêt à tout pour que son film soit réaliste. LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS possède une unité visuelle globale que nous avons respectée dans notre travail. Ce cadre, bien que nettement défini, ne nous a pas empêchés d’exprimer notre créativité. » Gore Verbinski et son équipe ont notamment eu recours aux animatiques, des prévisualisations animées détaillées afin de planifier les séquences les plus complexes du film. Celles-ci fonctionnent comme des story-boards en mouvement (une autre technique largement utilisée par le réalisateur).
Gary Brozenich commente : « Ces prévisualisations ont guidé notre travail plus qu’elles ne l’ont dicté. » À la fin du tournage, Tim Alexander et Gary Brozenich étaient conscients que le plus gros du travail les attendait, mais cela ne leur faisait pas peur. Deux jours avant la fin du tournage, Tim Alexander a déclaré : « Je suis très fatigué, mais j’ai hâte d’entamer la phase suivante car chez ILM, je vais pouvoir visionner le travail accompli ici depuis près de deux mois. Je sais que cela va être difficile, et qu’il va falloir travailler nuit et jour, mais avec autant de matière, il n’y a pas de temps à perdre. » Gary Brozenich ajoute : « Nous savons d’ores et déjà que nous travaillons sur un film remarquable, c’est pourquoi faire des heures supplémentaires ne sera pas un problème pour mon équipe. »

LE RETOUR DE SILVER

Tom Mix avait Tony, Roy Rogers avait Trigger, Dale Evans avait Buttermilk, Hopalong Cassidy avait Topper et Gene Autry, Champion, mais aucun de ces chevaux n’a jamais égalé la renommée de Silver, le fidèle destrier du Lone Ranger. Bien que ce « cheval fougueux galopant à la vitesse de la lumière » ait été adoré par des millions de fans à la radio puis à la télévision, Gore Verbinski et Jerry Bruckheimer ont décidé de doter l’animal d’une caractéristique qu’il ne possédait pas jusqu’à présent : une personnalité propre.
En effet, dans LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS Silver combine avec charme mystère, humour, noblesse, excentricité et héroïsme. Il apparaît comme par magie à la cime des arbres et sur le toit d’une grange en feu, et il sent bien que John Reid n’est pas un homme comme les autres, alors même qu’il a été enterré après avoir été « tué » à Bryant’s Gap. Perplexe face au comportement de l’animal, Tonto dit au Lone Ranger : « Quelque chose cloche chez ce cheval. » Mais Tonto sait également que Silver est lié à John Reid, il est son « esprit cheval », un être qui reconnaît dans le jeune homme un « esprit qui marche », celui qui est mort et revenu à la vie.
Le réalisateur déclare : « Silver vole la vedette aux acteurs ! Il est toujours là où on ne l’attend pas. » Silver tient un rôle si important dans le film, qu’il incombait non seulement à l’équipe de trouver le cheval parfait pour l’incarner, mais également le meilleur dresseur. De ce point de vue, leurs recherches ont été rapides et les ont menés directement à Bobby Lovgren, une sommité dans le domaine du dressage de chevaux pour le cinéma.
Né en Afrique du Sud, Bobby Lovgren a grandi entouré de chevaux, il a d’abord été directeur d’écurie et cavalier dans son pays natal avant de s’installer à Los Angeles et d’apprendre les ficelles du métier de dresseur auprès des légendaires Glenn Randall Sr. et Corky Randall. Bobby Lovgren est sans doute plus connu pour son travail de chef dresseur sur CHEVAL DE GUERRE de Steven Spielberg, mais il a également mis ses talents au service de films tels que PUR SANG – LA LÉGENDE DE SEABISCUIT ou LE MASQUE DE ZORRO. La clé de son succès réside dans le fait qu’il aime et comprend les chevaux – et le sentiment semble être mutuel. Il déclare : « Notre travail consiste à nous mettre dans la tête du cheval pour savoir ce qu’il comprend : nous devons chercher à communiquer correctement avec lui. Il faut ensuite nous assurer qu’il est à l’aise, qu’il y prend plaisir et qu’on ne lui en demande pas trop. Nous essayons toujours de rendre l’apprentissage facile, c’est pourquoi je travaille par sessions courtes. J’en fais beaucoup dans la journée, mais jamais au point que cela devienne fatigant pour l’animal. De cette manière on capte mieux leur attention, c’est un peu comme avec les enfants. »
Il poursuit : « Pour trouver le cheval idéal pour incarner un rôle, il faut un animal qui ressemble au personnage, physiquement et par sa personnalité. Il faut apprendre à cerner son caractère, déterminer ce qu’il peut et ne peut pas faire, s’il est capable de sauter correctement ou de rester calme pendant un long moment. Tout cela est essentiel. » Étonnamment, le cheval sélectionné par Bobby Lovgren pour interpréter Silver s’appelait également Silver. Le dresseur avait déjà eu l’occasion de travailler avec l’animal, un cheval âgé de dix ans issu d’un croisement entre un Pur-sang anglais et un Quarter horse, quelques années auparavant. Il commente : « Ça a été très agréable de pouvoir travailler avec un cheval que je connaissais déjà et sur lequel je pouvais compter. »
Bien que Silver ait réalisé la majeure partie de ses scènes d’action, Bobby Lovgren avait également sélectionné plusieurs autres chevaux blancs, dont Leroy, Parrot et Cloud, pour des actions spécifiques. C’est Cloud que l’on voit galoper sur les toits de Promontory Summit, une séquence qui a nécessité plusieurs semaines de préparation de la part du dresseur, des cavaliers et du cascadeur Lyn Clarke. Bobby Lovgren se souvient : « Avec cette séquence, nous étions véritablement dans l’inconnu, car à ma connaissance, rien de tel n’avait jamais été réalisé. Notre principale préoccupation, pour cette scène mais également de manière générale, était la sécurité de l’animal. Il a fallu qu’on s’assure de ne laisser aucune place à l’erreur. Nous avons répété à de nombreuses reprises sur des conteneurs moins élevés que les toits, et pour cette séquence précise, nous avons habitué les chevaux à faire systématiquement la même chose à chaque fois qu’ils se trouvaient en hauteur, ce qui n’est habituellement pas lecas sur un plateau de tournage, car les paramètres changent d’une scène à l’autre. »
Le rôle de la monture de Tonto, baptisée Scout dans la série télévisée, a été interprété par deux Paint Horses américains, Sergeant et, vous n’allez pas le croire… Scout ! Bobby Lovgren a commencé à entraîner Silver, Scout et les autres chevaux du film quatre mois avant le début du tournage, au ranch Horses Unlimited, à quelques kilomètres des studios d’Albuquerque. Il déclare : « Ce sont toujours les actions les plus lentes qui sont les plus difficiles à réaliser. Galoper ou sauter est relativement facile. Mais lorsqu’on essaye de leur apprendre à rester tranquille et à faire une action précise comme ramasser un chapeau ou une bouteille, souvent l’un après l’autre, on réalise à quel point un cheval peut se montrer patient. La question était de savoir combien de fois il peut réaliser l’action avant qu’il faille faire appel à sa doublure, car tout ce que nous faisons doit également pouvoir être réalisé par un autre cheval. »
Bobby Lovgren a parfois rencontré des difficultés, non seulement en raison des limites des chevaux, mais également des siennes. Ce fut notamment le cas pour le tournage de la scène dans laquelle le Lone Ranger et Tonto longent le bord de la falaise de John Ford Point à Monument Valley. Le dresseur confie : « Je souffre un peu de vertige, ça a donc été plus éprouvant pour moi que pour les chevaux ! »
Le film ne manque pas de faire un clin d’oeil à la célèbre scène dans laquelle Silver se cabre avec le Lone Ranger sur le dos – une scène revisitée par Gore Verbinski. Bobby Lovgren commente : « Honnêtement, ça a été l’une des scènes les plus faciles à tourner. Et puis c’était fantastique car c’est Armie Hammer qui a réalisé la cascade, et il a été remarquable. J’avais eu la chance de travailler avec lui sur BLANCHE NEIGE de Tarsem Singh, et le fait que nous nous connaissions a grandement facilité notre collaboration. »
Facile pour le dresseur peut-être, mais pas tant que cela pour l’acteur, qui confie : « Faire cabrer un cheval n’a rien d’évident parce qu’on a l’impression qu’on va tomber en arrière, mais en fait, pour éviter cela, il faut porter tout le poids du corps vers l’avant afin que le cheval sente jusqu’où il peut aller. »

LES SEIGNEURS DES PLAINES

Contrairement aux précédentes versions des aventures du légendaire justicier masqué, LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS ne laisse planer aucun doute quant aux origines tribales de Tonto. Jerry Bruckheimer déclare : « D’un point de vue géographique, historique et culturel, nous avons trouvé logique qu’étant donné que le Lone Ranger est texan, Tonto soit né au sein de la grande nation implantée sur ces terres depuis des générations : les Comanches. »
À son apogée, l’empire comanche s’étendait de ce qui est aujourd’hui l’est du Nouveau-Mexique jusqu’au sud du Kansas, et comprenait l’Oklahoma et la quasi-totalité du nord-ouest du Texas. Réputés pour avoir férocement repoussé les hordes de colons venus empiéter sur leurs terres, et pour être les meilleurs cavaliers d’Amérique du Nord, les Comanches – qui se dénomment eux-mêmes les Numunu – ont réussi, envers et contre tout, à préserver leur culture et leur langue. Bien que leur population compte 30 000 individus de moins qu’à la fin du XVIIIe siècle, les Comanches, aujourd’hui installés autour de Lawton dans l’Oklahoma, restent unis et fidèles à leur histoire, et bâtissent l’avenir.
Wahathuweeka-William Voelker, véritable mémoire vivante du savoir traditionnel de ce peuple, a répondu aux questions de l’équipe du film relatives à l’extraordinaire mode de vie des Comanches. En tant que fondateur de Sia (le terme comanche pour plume), un programme de protection ethno-ornithologique de la nation comanche, William Voelker a élevé plus de 400 aigles en captivité (dont une grande majorité a été conçue au moyen de méthodes révolutionnaires d’insémination artificielle) et leur a redonné toute leur place au sein de la spiritualité numunu.
William Voelker et son associé de longue date, Troy « The Last Captive », ont été consultants sur LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS afin d’assurer l’exactitude historique et culturelle du film. Parmi les diverses responsabilités qui lui ont incombé, William Voelker a notamment dû enseigner la langue comanche à Johnny Depp et a assisté l’équipe du film dans la création de représentations fidèles de Numu kahni (tipis), de vêtements et d’armes comanches. Dans le même temps, il était conscient qu’un film est avant tout un divertissement qui prend parfois des libertés avec le passé.
Il déclare : « En raison de notre engagement de toujours pour la défense de notre culture, l’industrie cinématographique vient parfois frapper à notre porte pour s’assurer qu’un film est conforme à la réalité historique. Notre activité principale demeure la préservation de notre culture et de l’aigle comme entité historique, spirituelle et cérémonielle. Mais lorsque cela nous semble adapté, nous acceptons de prendre part à un projet, comme ce fut le cas avec ce film. »
Il précise : « LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS n’est pas un document historique, mais l’équipe du film tenait néanmoins à ce qu’il reste aussi fidèle que possible à la vérité historique, dans la mesure où cela s’intégrait à l’histoire. Nous étions conscients de devoir essayer de trouver un juste milieu. Sans compromettre notre culture, notre but est de divertir le public tout en respectant notre mode de vie. Malheureusement, il existe de moins en moins de Comanches pour transmettre ces traditions, notre but principal est donc de présenter aux jeunes le plus possible d’oeuvres authentiques sur le plan historique. »
William Voelker et Troy ont travaillé en étroite collaboration avec de nombreux départements de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS et en particulier avec les chefs décorateurs, les ensembliers et les accessoiristes afin de trouver le juste milieu entre authenticité historique et fiction. William Voelker déclare : « Gore savait précisément ce qu’il voulait, il s’était joué les scènes mentalement à de nombreuses reprises. Nous sommes néanmoins parvenus à trouver l’équilibre entre la véracité historique et ce qu’il avait imaginé. Nous avons fait de légers compromis, mais rien qui nous semble inacceptable. Chacun a fait un pas vers l’autre. » Il poursuit : « Nous avons rassemblé tous les départements afin qu’ils aient une meilleure compréhension de notre travail et de notre culture, et je peux dire sans l’ombre d’un doute que tous ont fait leur possible pour créer un cadre authentique au film. »
William Voelker et Troy ont notamment travaillé en étroite collaboration avec l’ensemblière Cheryl Carasik, l’assistant ensemblier David Manhan et leur équipe afin de concevoir et de créer des tipis authentiques pour les campements comanches que l’on voit dans le film. C’est d’ailleurs la première fois que de tels tipis apparaîtront sur grand écran. William Voelker explique : « On représente toujours les Numunu dans des tipis des plaines du Nord, c’est l’une des erreurs que nous avons rectifiées dans LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS. Nos Numu kahni étaient composés de quatre perches de bois assemblées de manière très spécifique. Nos villages étaient situés dans les plaines du Sud où rien n’arrête le vent, il était donc essentiel que nos tipis puissent résister aux éléments. » Tout au long du tournage,
William Voelker et Troy ont également développé une relation privilégiée avec Johnny Depp, auquel ils ont dispensé toutes sortes de conseils. William Voelker raconte : « Johnny s’est très vite révélé être un homme sensible, nous sommes devenus proches. Il s’est tellement intéressé à notre culture qu’il a même ajouté des termes Numunu qui n’apparaissaient pas dans le scénario original pour les scènes où il semblait logique de faire appel à notre langue. Ça a été gratifiant de voir à quel point il s’est investi. » Ce sont d’ailleurs William Voelker et Troy qui ont présidé la cérémonie au cours de laquelle l’acteur (qui a des origines cherokee) a été adopté par la famille Tabbytite de la nation comanche. Il a été « accepté » selon la tradition ancestrale par LaDonna Harris, la légendaire activiste de 80 ans qui a travaillé sans relâche sa vie durant à l’amélioration des conditions de vie des peuples autochtones des États-Unis et du monde entier. Le nom comanche choisi pour Johnny Depp a été révélé par William Voelker au cours de la cérémonie : il s’agit de Mah-woo-meh, ce qui signifie approximativement « celui qui peut changer », ou bien « celui qui peut se métamorphoser ».
En tant que grand spécialiste des oiseaux sacrés, William Voelker est le plus qualifié pour évoquer l’élément le plus particulier du costume de Tonto : le corbeau qui orne sa tête. Il explique : « Le corbeau arrive juste après l’aigle dans la hiérarchie chaman et guerrière. Il existait un groupe de guerriers d’élite chez les Comanches dont le nom était « les porteurs de plumes de corbeau », et dont je suis un descendant direct. On portait un grand nombre de plumes de corneilles et de corbeaux dans les cheveux, pour signifier qu’on appartenait à ce groupe d’élite. Porter un oiseau entier ou d’importantes parties du corps d’un oiseau sur la tête renvoie à diverses traditions tribales. Il se trouve simplement que le corbeau a une signification plus prononcée chez les Comanches, il est donc logique que Tonto soit l’un des nôtres. Porter un corbeau ou des plumes de corbeau sur la tête est symbole de guérison ou d’énergie spirituelle importante chez nous. »
La relation entre Wahathuweeka-William Voelker, Troy « The Last Captive », la nation comanche et Johnny Depp s’est prolongée au-delà du tournage. Le 29 septembre 2012, juste après la fin du tournage de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS l’acteur s’est rendu à Lawton, dans l’Oklahoma, afin de participer au Festival de la Nation Comanche, respectant ainsi une promesse qu’il avait faite plusieurs mois auparavant au défunt chef tribal Johnny Wauqua. Au cours d’une journée chargée et pluvieuse, l’acteur, souvent en compagnie du chef tribal comanche Wallace Coffey, a chevauché auprès de sa mère adoptive, LaDonna Harris, en saluant la foule venue l’acclamer lors d’une parade humide mais joyeuse. Il a en outre prononcé un discours éloquent dans un gymnase rempli d’enfants et d’adolescents comanches, aux côtés de LaDonna Harris et Gil Birmingham, l’acteur comanche qui incarne Red Knee dans LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS. Il a également visité les magnifiques locaux de Sia dans la ville voisine de Cyril, en Oklahoma, et est allé se recueillir sur la tombe du grand chef comanche Quanah Parker située dans un cimetière de Fort Sill, face au lieu où se déroulait le festival. Johnny Depp a rendu au peuple comanche le même amour et la même chaleur que celui-ci lui avait exprimés en l’accueillant. Dans son discours, il a rappelé aux jeunes combien leur héritage était important et leur a assuré qu’ils pouvaient accomplir tout ce qu’ils souhaitaient, car ils possédaient en eux « l’esprit du guerrier ». La survie des Comanches témoigne de la force intérieure et de la dignité incommensurable de ce peuple insoumis, qui bâtit son avenir en puisant sa force dans son passé glorieux.

SECRETS DE POSTPRODUCTION

Loin de marquer la fin de l’aventure LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS la fin du tournage principal a initié une nouvelle étape tout aussi complexe : la postproduction, qui consiste à assembler les millions de pièces du puzzle créées durant le tournage. Des salles de montage ont été préparées à Pasadena en Californie, où Craig Wood (RANGO) et James Haygood (TRON : L’HÉRITAGE), les chefs monteurs du film, ont dû assembler les innombrables plans tournés au cours des sept mois précédents. Il a fallu mixer les éléments sonores du film, postsynchroniser les dialogues...
Plus au nord, dans la baie de San Francisco, le maître des effets visuels Tim Alexander a supervisé une équipe d’artistes toujours plus nombreuse afin de créer les effets du film, tandis que de l’autre côté de l’Atlantique, à Londres, Gary Brozenich de la société Moving Picture Company, faisait de même.
Collaborateur de longue date de Gore Verbinski et Jerry Bruckheimer, le compositeur Hans Zimmer (THE DARK KNIGHT : LE CHEVALIER NOIR, PIRATES DES CARAÏBES – LA FONTAINE DE JOUVENCE), à qui l’on doit l’inoubliable thème musical du capitaine Jack Sparrow, s’est consacré à l’illustration musicale des aventures de Tonto et du Lone Ranger. Il a également fallu revisiter le célèbre thème d’ouverture de l’opéra « Guillaume Tell » de Rossini utilisé pour le générique de la série « The Lone Ranger ». Gore Verbinski commente : « Nous ne l’utilisons pas tel quel d’entrée de jeu, nous l’avons déconstruit et revisité. Il s’agit en quelque sorte d’un prélude qui dure la majeure partie du film jusqu’à ce que John Reid incarne pleinement le Lone Ranger. Enfin, le morceau tant attendu résonne dans la dernière partie du film, lorsqu’il s’est fait à son masque, qu’il le porte avec fierté, tout comme son Stetson blanc, et assume sa nouvelle identité de justicier. Finalement, le public retrouvera le Lone Ranger qu’il connaît… nous empruntons simplement des chemins détournés pour y arriver. »
Ruth Wilson, qui incarne Rebecca Reid, résume ainsi le tournage de LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS : « Gore Verbinski fait preuve d’une passion et d’une énergie incroyables, son oeuvre lui tient très à coeur et il travaille d’arrache-pied à sa réussite. Son état d’esprit est contagieux, nous voulions tous faire des choix audacieux, courageux et intéressants afin d’être à la hauteur des attentes de Gore. Il créée un environnement de travail fantastique, à la fois créatif, sain et stimulant. »

L’aventure qui a consisté à porter LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HEROS à l’écran a pris la forme d’une ode au cinéma, et l’imagination de ses créateurs a donné naissance à un film palpitant d’une portée inégalée qui donne un nouveau souffle à un héros américain de légende, en mêlant avec brio drame et humour.

Autre post du blog lié à 'Lone Ranger' : http://minu.me/a3l9

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