samedi 6 juillet 2013

Back to the future











Animation/Famille/Super sympa et très mignon

Réalisé par Dan Scanlon

Avec les voix, en version originale, de Billy Crystal, John Goodman, Peter Sohn, Charlie Day, Helen Mirren, Steve Buscemi, Joel Murray, Dave Foley, Terry Perry, Sean Hayes, Alfred Molina, Aubrey Plaza, Tyler Labine, John Krasinski, Frank Oz, Nathan Fillion, Jennifer Tilly, Bonnie Hunt...
Avec les voix, en version française, de Eric Métayer, Xavier Fagnon, Malik Bentalha, Jamel Debbouze, Catherine Deneuve, Jérémy Prevost, Jean-Claude Donda...

Long-métrage Américain
Durée: 01h44mn
Année de production: 2013
Distributeur: The Walt Disney Company France
Titre original : Monsters University

Date de sortie sur les écrans U.S.: 21 juin 2013
Date de sortie sur nos écrans: 10 juillet 2013


Résumé : Même quand il n’était qu’un tout petit monstre, Bob Razowski rêvait déjà de devenir une Terreur. Aujourd’hui, il est enfin en première année à la prestigieuse université Monstres Academy, où sont formées les meilleures Terreurs. Son plan de carrière bien préparé est pourtant menacé par sa rencontre avec James P. Sullivan, dit Sulli, un vrai crack qui a un don naturel pour Terrifier. Aveuglés par leur désir de se prouver l’un à l’autre qu’ils sont imbattables, tous deux finissent par se faire renvoyer de l’université. Pire encore : ils se rendent compte que s’ils veulent que les choses aient une chance de rentrer dans l’ordre, ils vont devoir travailler ensemble, et avec un petit groupe de monstres bizarres et mal assortis…

Ce film Disney•Pixar « à hurler » de rire et « horriblement » bourré d’émotion est réalisé par Dan Scanlon (CARS, « Martin et la lumière fantôme », « Tracy ») et produit par Kori Rae (LÀ-HAUT, LES INDESTRUCTIBLES, MONSTRES & Cie). La musique est signée par le compositeur primé Randy Newman (MONSTRES & Cie, TOY STORY 3), qui entrera prochainement au Rock and Roll Hall of Fame.

Bande annonce (VOSTFR)


La Kpsule du film


Extrait  VOSTFR - L’annonce de la doyenne Hardscrabble


Monstres Academy : l'histoire de Bob et Sulli racontée par l'équipe du film (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : Je dois un grand merci à @3Moopydelfy qui m'a gentiment invitée à venir découvrir ce film lors de la projection privée organisée par @allocine


Je n'ai pas vu  MONSTRES & Cie, dont celui-ci est le prequel. Mais je peux vous dire que cela ne m'a pas empêchée de bien rigoler. Apparemment, il y a quelques clins d’œils en rapport avec le premier long métrage d'animation que j'ai loupés du coup, mais peu importe, cela m'a juste donné envie de regarder MONSTRES & Cie au plus vite. 
MONSTRES ACADEMY est très mignon. C'est frais, fun et il y a des moments d'émotion. L'animation est impressionnante. Les monstres peuvent sembler gentils comme tout ou redoutables selon les expressions et attitudes qui leurs sont données. Mais c'est fait suffisamment intelligemment pour que le tout reste familial. Certaines références s'adressent plus aux adultes qu'aux enfants, même si l'ensemble est bel et bien fait pour eux.


La variété des personnages et la précision des nombreux détails (c'est remarquable) en font un divertissement réellement appréciable pour petits et grands. L'humour est bien présent, il n'est ni vulgaire, ni lourd. J'ai ri de très bon cœur pendant certains dialogues.


La description de la vie universitaire aux Etats-Unis est bien mise en scène. Elle est décrite clairement et simplement ce qui fait que même si on ne connaît pas les règles propres aux campus américains, on comprend tout à fait comment cela se passe en terme d'organisation et d'appartenance aux fraternités.


La morale de l'histoire est intéressante car elle ouvre la réflexion sur ce qu'est un échec, les leçons qu'il faut savoir en tirer et sur les opportunités qu'il ne faut pas ignorer. En plus, le film vante le travail en équipe, le courage, la force de caractère et l'acceptation des forces et des faiblesses des autres, ce qui est plutôt positif je pense.
Le film sera proposé en 3D dans les cinémas équipés. Les films d'animation sont agréables à voir en 3D. Si vous le pouvez, allez le voir en anglais, pour les voix originales, les expressions et le rythme des paroles. Je ne peux que vous conseiller d'aller découvrir ces nouvelles aventures de Bob et Sulli pour un moment de détente drôle et touchant.


Cet été, les enfants vont pouvoir s'amuser avec les héros de MONSTRES ACADEMY avec des jeux et coloriages. Retrouvez toutes les activités sur le site officiel.



NOTES DE PRODUCTION
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers!)

≪ Je ne voudrais pas verser dans la guimauve, mais j’ai passé toute mon existence à me préparer à ce moment. Que ceci ne soit pas seulement le début de mon propre rêve, mais celui de tous les vôtres. ≫
Bob Razowski, MONSTRES ACADEMY

BIENVENUE À LA MONSTRES ACADEMY
Les personnages remontent le temps
Dan Scanlon, le réalisateur de MONSTRES ACADEMY, explique : ≪ Nous souhaitions
que MONSTRES ACADEMY raconte l’histoire de Bob. Sa détermination et sa sincérité sont vraiment touchantes. Il met tellement de passion dans sa quête… une quête a la fois personnelle et universelle. ≫
Le thème de la découverte de soi est le premier auquel s’est intéresse Dan Scanlon. Il explique : ≪ Situer l’histoire a ce moment de la vie de Bob ou il s’aventure pour la première fois dans le monde et se retrouve livre a lui-même nous permettait de l’accompagner dans son voyage a la rencontre de sa propre identité. On découvre avec lui la fête et la liberté, les triomphes et les échecs, les amitiés et les révélations qui accompagnent le passage a l’âge adulte. C’est pendant ces années-la de notre vie, que l’on soit ou non a l’université, que l’on
découvre qui l’on est vraiment. Et la personne qui se révèle n’est pas forcement celle que l’on croyait être. ≫
La productrice Kori Rae ajoute : ≪ Bob est sur de lui, solidement ancre dans ses
certitudes. Mais son rêve est démesure, et il ne lui vient pas une seule fois a l’idée qu’il pourrait échouer. Or on n’a pas toujours ce que l’on veut dans la vie, même si on en rêve depuis tout petit… C’est sans doute la leçon la plus dure que la vie nous enseigne, mais il faut l’apprendre pour acquérir la maturité. ≫

UNE PORTE SE FERME, UNE AUTRE S’OUVRE
Pete Docter, qui avait réalise MONSTRES & Cie, a joué un rôle fondamental dans la phase de développement de MONSTRES ACADEMY en contribuant a dégager certains des thèmes principaux du film. Il raconte : L’un des premiers thèmes qui a émerge reposait sur l’idée que lorsqu’une porte se ferme, une autre s’ouvre. Dans le premier film, les portes jouaient un rôle tellement central sur le plan visuel que cette idée s’est imposée comme une évidence. Nous avons réalise que le message de la plupart des films, en particuliers ceux qui s’adressent aux enfants, c’est : Si vous vous en donnez les moyens et que vous croyez en vous, vous pouvez déplacer des montagnes . C’est un message, mais il ne correspond pas toujours a la réalité. C’est pourquoi nous avons fait le choix d’explorer ce qui se passe lorsque notre rêve s’écroule.
Pour l’équipe du film, l’histoire de Bob, et le fait qu’il n’accomplisse pas ses rêves, rend non seulement le film plus intéressant mais permet également au plus grand nombre de s’identifier au personnage. Kelsey Mann, superviseuse de l’histoire, commente : L’un des messages principaux, c’est qu’il faut affronter la réalité. Elle est parfois dure et injuste, mais c’est la vie, et cela veut simplement dire qu’on est destine a autre chose - et que peut-être, cela se révélera plus épanouissant.
John Lasseter ajoute : Lorsqu’on entre a l’université, on est tellement optimiste et confiant qu’on pense pouvoir changer le monde. On est plein de rêves et d’ambitions. Rien ne peut nous arrêter. Et puis la réalité nous rattrape et nous commençons a nous heurter a des portes closes. C’est notre réaction face a ces épreuves, lorsque nos rêves se brisent, qui forge vraiment notre identité.
Dan Scanlon commente : C’est souvent a travers les relations que nous nouons avec les autres que nous parvenons à comprendre ces questions et a y répondre. On a beau essayer, on est incapable de s’en sortir seul. Personne ne peut. Alors on se tourne vers les autres - et ils se tournent vers nous - et c’est alors qu’on commence vraiment a travailler sur la personne que l’on va devenir. La difficulté, c’est d’arriver a s’entourer de la bonne équipe.
Et comme Bob va l’apprendre, ce n’est pas toujours facile. Jacques Sullivent, l’ennemi de Bob, est aussi son camarade de chambre. Il n’est pas encore le gros monstre au grand cœur qui sera un jour la Terreur d’élite vedette de l’entreprise Monstres & Cie. Dès l’instant où il met le pied sur le campus de l’université, Sulli n’est que vantardise et fanfaronnade. Une seule chose l’intéresse : s’amuser. Terreur née, il s’imagine pouvoir réussir sans se fouler. Le scénariste Daniel Gerson commente : Il prend tout par-dessus la jambe, n’a aucune conscience de sa chance ; cela rend Bob complètement fou.
Robert L. Baird, lui aussi scénariste, précise : Travailleur acharne, Bob excelle dans toutes les matières tandis que les résultats de Sulli stagnent. Le fait que ce petit gars réussisse mieux que lui, lui tape sur les nerfs. Il enrage de voir que cette petite boule verte déterminée est le meilleur en classe grâce à ses formidables efforts, et le dépasse, lui, un monstre qui a la Terreur dans le sang. Il commence alors a douter de lui-même, et ce doute alimente la rivalité féroce qui s’installe entre eux.
La productrice Kori Rae commente : Quand tout part en vrille, ce n’est pas beau a voir. Ils sont renvoyés du Programme Terreur par la Doyenne elle-même et voient leurs rêves s’effondrer. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’ils sont obligés de travailler en équipe afin d’essayer de remédier a la situation. Les liens d’amitié inattendus qu’ils vont nouer avec un groupe d’exclus et la manière dont ils vont grandir et murir - à la fois au plan personnel et en tant qu’amis proches - sont la clé d’une histoire amusante et très touchante qui parlera à chacun, petits et grands. Bien entendu, les choses ne se déroulent pas exactement comme ils le désirent.
Kelsey Mann, superviseuse de l’histoire, commente : Peut-être que ce qui leur apparait d’abord comme une catastrophe est en fin de compte une chance… Nous allons découvrir pourquoi ils étaient destines à devenir amis. Bob a un talent inné pour remonter le moral de ses camarades et les pousser a donner le meilleur d’eux-mêmes. En poursuivant son rêve le plus fou, il va devenir un formidable coach, et rendre Sulli cent fois meilleur que s’il avait fait le chemin tout seul. Ils finiront par former une vraie équipe, et nous allons voir tout ce qu’il va leur falloir traverser pour y parvenir…

PETIT RETOUR EN ARRIÈRE
Depuis la sortie sur les écrans de MONSTRES & Cie (aux U.S.A. le 2 novembre 2001, et en France le 20 mars 2002), l’équipe des studios d’animation Pixar était consciente que Bob, Sulli et le monde des monstres avaient profondément touche le cœur du public dans le monde entier. Les faire revenir sur le grand écran était une bonne idée. Le tout était de savoir comment…
John Lasseter, le producteur exécutif, confie : ≪ Chaque fois que nous faisons un film chez Pixar, nous finissons par connaitre si bien les personnages qu’ils sont pour nous comme des amis, des membres de la famille. Ils font partie de nous. Nous sommes toujours un peu tristes de les quitter. C’est pourquoi c’était formidable de chercher une nouvelle histoire a raconter dans un univers qui nous était déjà familier. Cependant, il nous fallait absolument une histoire aussi bonne, sinon meilleure que l’originale. ≫
Pour commencer, l’équipe créative des studios Pixar, surnommée ≪ les cerveaux ≫, a organise une session de brainstorming a laquelle ont été invites certains des meilleurs conteurs et scénaristes du studio, parmi lesquels plusieurs membres de l’équipe du film original, MONSTRES & Cie. L’idée de faire un prequel était séduisante ; en outre, le passé de Bob et Sulli avait déjà été sérieusement creusé - imaginer le parcours des personnages est une démarche habituelle lors de la création de tout film du studio, et Bob et Sulli n’avaient pas fait exception a la règle lors du premier opus. Dan Scanlon explique : ≪ Ce qu’il y a de délicat avec les prequels, c’est que par définition tout le monde sait comment finit l’histoire. Il peut être ardu de générer du suspense lorsqu’on sait d’avance que tout finira bien. Les enjeux sont difficiles à définir. Il faut que l’on apprenne quelque chose de nouveau à propos des personnages, ce qui est le cas dans MONSTRES ACADEMY. Nous devions aller assez loin sur le plan dramatique pour que les spectateurs ne reconnaissent presque plus leurs personnages favoris, tout en s’assurant qu’à la fin du film le public se sente plus proche que jamais de Bob et Sulli. ≫
Kori Rae commente : ≪ L’équipe en charge de l’histoire a fait un travail fantastique et a développé des détails inattendus chez ces personnages, tout en créant une intrigue drôle et émouvante, pleine de rebondissements inattendus, qui surprendra les spectateurs. ≫
Kelsey Mann, qui a supervisé l’histoire, ajoute : ≪ Savoir comment l’histoire finissait nous a, en fait, offert des possibilités intéressantes. On sait peut-être ce que les personnages vont devenir, mais on ignore comment ils en arrivent la. C’est ce cheminement qui compte vraiment, et c’est l’idée qui sous-tend tout le film. ≫ Dan Scanlon commente : ≪ Le processus de création de ce film a reflété le parcours que suivent nos personnages. C’est loin d’être une ligne droite d’un bout à l’autre, c’est au contraire une route pleine de creux et de bosses, de détours et de virages brusques. Mais comme c’est le cas pour Bob, tout finit exactement comme il le fallait. ≫
Le réalisateur rend hommage à son équipe chez Pixar : ≪ L’environnement de travail chez Pixar repose sur une collaboration absolue, c’est une façon de travailler unique et qui a énormément de valeur. J’ai eu la chance de pouvoir bénéficier des conseils de certains des pros les plus doués du cinéma d’animation. Personne ne s’attendait à ce que je les intègre tous, j’aurais même été libre de ne tenir compte d’aucun, mais m’appuyer dessus m’a rendu meilleur, et le film avec. Je me suis senti incroyablement proche de Bob et Sulli. Ce qu’ils vont vivre dans cette histoire n’est pas facile, c’est certain, mais c’est une belle aventure.
≪ MONSTRES ACADEMY est un ≪ collège movie ≫  et un récit initiatique. Nous voulions qu’il soit très amusant et qu’il représente aussi avec justesse l’expérience du passage a l’âge adulte et de la découverte de soi. Le but recherche est évidemment de faire rire le public grâce à des personnages excentriques et une histoire touchante à laquelle chacun peut s’identifier. Notre ambition principale est de raconter une histoire qui rende les gens heureux. Peut-être que parmi les spectateurs certains auront récemment essuyé un échec ou bien auront vu leur rêve s’écrouler, et nous espérons que le film leur redonnera espoir en leur montrant que cela arrive a tout le monde… même aux monstres ! Sans doute devront-ils se trouver un autre rêve, mais ce n'est pas la fin du monde. ≫

UN DÉFILÉ DE MONSTRES
LES MONSTRES PRENNENT UN COUP DE JEUNE
Si les cinéastes reprenaient du premier opus trois personnages principaux et le modèle d’ ≪ univers monstrueux ≫  préexistant, ils avaient tout de même beaucoup de pain sur la planche. Dan Scanlon explique : ≪ Il fallait rajeunir Bob et Sulli. Or, comment distinguer un monstre jeune d’un monstre adulte ? ≫  La question s’est révélée ardue pour le réalisateur et toute l’équipe. Les artistes ont commencé par sélectionner des acteurs célèbres ayant mené de longues carrières pour comparer des photos et des films a des âges différents. Pour Bob, ils ont étudié le vieillissement des grenouilles - comment l’âge se traduit-il chez les batraciens ? Puis le chef décorateur Ricky Nierva, le directeur artistique des personnages Jason Deamer et plusieurs membres de l’équipe de production ont appliqué leurs connaissances nouvellement acquises a la création de versions plus jeunes de Bob et de Sulli.
Jason Deamer explique : ≪ Nous avons aminci leur silhouette, raccourci leurs cornes, effacé leurs rides et fait briller leurs yeux, en leur donnant des couleurs plus vives. Nous avons amené des changements par petites touches, en comparant avec les personnages originaux, et côte à côte, ils étaient visiblement différents. En cumulant tous ces détails, le résultat final était frappant. Mais ce n’était pas encore suffisant : une petite boule verte un peu plus mince et un peu plus verte avec un seul œil restait exactement cela : une petite boule verte un peu plus mince et un peu plus verte avec un seul œil. Si vous essayez de déterminer précisément ce qui fait l’identité physique de quelqu’un, de mettre le doigt sur ce qui caractérise la ressemblance entre les différents âges d’une même personne, vous vous rendrez compte que, chez un acteur par exemple, c’est ce dont vous vous souvenez dix ans après avoir vu le film… ≫  L’équipe a donc décidé de doter chacun des personnages de ce qu’ils ont appelé ≪ une accroche visuelle ≫. C’est ainsi que Bob a été affublé d’un appareil dentaire à bagues pour sa version à l’école primaire, qui devient un faux palais avec un fil métallique passant devant les dents à l’époque où il fait son entrée sur le campus de la Monstres Academy. Sulli a un toupet de cheveux hérissés et indisciplinés qui reflète son attitude très décontractée. Léon Bogue a une paire de lunettes qui gâchent un peu l’effet des moments où il devient invisible - ce ≪ tour ≫  qui finira par devenir sa marque. Tous les personnages - nouveaux venus et déjà connus - ont été traités avec le même esprit novateur propre à Pixar, et leur nombre et leur variété forment un casting mémorable… servi par des voix originales de talent. Billy Crystal et John Goodman font leur grand retour pour celles de Bob et Sulli.
Dan Scanlon raconte : ≪ Nous avons commencé par les enregistrer chacun seul, pour qu’ils retrouvent le rythme et la nature des personnages, et qu’ils trouvent la voix correspondant à la version plus jeune. Mais ensuite, nous les avons réunis, et ça a été fantastique. Ils s’entendent comme larrons en foire, et ils ont du charme et du talent à revendre. En tant que réalisateur, je posais les bases de la scène pour les cadrer, et je les laissais faire. Je restais en retrait, je les voyais apporter de petits changements ici et là. Il y avait une énergie folle là-dedans. Les enregistrer ensemble a permis ce genre d’heureux accidents que l’on obtient rarement dans l’animation, des moments spontanés qui donnent beaucoup de valeur ajoutée. ≫
L’équipe du film s’est trouvée face a un dilemme en matière de technologie, en particulier parce que les progrès techniques permettent aujourd’hui des choses impensables au moment de la création de MONSTRES & Cie. Le chef décorateur Ricky Nierva, qui avait travaillé sur le premier film, se souvient : ≪ La fourrure représentait un défi technique sur MONSTRES & Cie. Nous n’avions droit qu’à un seul personnage à fourrure par scène. Nous avons fait beaucoup de chemin depuis et pour MONSTRES ACADEMY, nous pouvions en mettre partout ! C’est d’ailleurs ce que nous avons fait, jusqu’à ce que Dan Scanlon vienne y mettre le holà parce que le changement était trop énorme. Certains monstres ont donc perdu leur fourrure en cours de route ! ≫
Le chef décorateur poursuit : ≪ ≪ Il y a 500 personnages dans MONSTRES ACADEMY, ce qui fait une moyenne de 25 par plan - c’est plus du double par rapport aux films Pixar précédents. Les artistes ont dessiné et modélisé la plupart des 400 personnages de fond assez tôt au cours de la production du film, tandis que l’équipe chargée du scenario travaillait sur tous les détails de l’aventure universitaire de Bob et Sulli. ≫

PORTRAITS DE MONSTRES
Depuis qu’il est tout petit, Bob Razowski rêve de devenir Terreur chez Monstres & Cie. Il sait qu’il est fait pour ça, il le sent. Il a toujours voulu intégrer la Monstres Academy, où l’on forme les meilleures Terreurs d’élite du monde. A présent qu’il est en première année de licence de Terreur, Bob se révèle un élève prometteur. Il est incollable sur l’histoire, la théorie et les techniques nécessaires pour développer son art. Le petit monstre cyclope vert a plus de confiance en lui, d’enthousiasme, de détermination et de cœur à l’ouvrage que tous ses camarades de classe réunis. Mais un obstacle imprévu va faire vaciller ses plans : Sulli…
Billy Crystal commente : ≪ Le pauvre Bob fait un méga complexe d’infériorité face à Sulli : ce grand et séduisant monstre représente tout ce que Bob a toujours voulu être. ≫  Le problème, c’est que Sulli n’exploite absolument pas ses capacités naturelles, alors que Bob travaille terriblement dur pour peu de résultats pratiques. Dan Scanlon explique : ≪ Ce film fait quelque chose de rare : il montre quelqu’un dont le rêve ne se réalisera pas comme il le voulait. C’est quelque chose qui nous arrive a tous d’une façon ou d’une autre, et nous voulions vraiment montrer avec cette histoire que parfois, on touche une limite, mais qu’il peut y avoir quelque chose d’encore mieux après. Tout ne s’écroule pas forcement. Bob était le petit gars idéal pour raconter cela. ≫
Billy Crystal commente : ≪ Pour des monstres, ils sont étonnamment humains. On aurait pu penser que puisque ce sont des monstres justement, ils sont dénués de toute profondeur et n’éprouvent aucun sentiment, mais ce n’est pas du tout le cas. Ce sont des jeunes qui se cherchent et s’interrogent sur ce qu’ils attendent de la vie - et qui découvrent ce qu’elle leur réserve. Ce qui est formidable, c’est que ce film ne se contente pas de distraire, il apporte aussi un merveilleux message. ≫
En matière de Terreur, Jacques Sullivent, alias Sulli, a tout pour lui : sa taille impressionnante, son rugissement féroce, et l’héritage familial d’une longue lignée de Terreurs réputées. Il est donc un candidat idéal pour le très réputé Programme Terreur de la Monstres Academy. Dan Scanlon commente : ≪ Nous savons tous que Sulli va devenir quelqu’un de modeste, de gentil et d’une grande maturité dans MONSTRES & Cie. Ici, nous nous sommes amusés a lui donner un rôle a contre-emploi. C’est une Terreur de talent car il est costaud et sportif. Il a le physique de l’emploi et en est conscient. Il se la raconte un peu et frise parfois l’arrogance. ≫ Mais dès le moment où, un peu trop sur de lui, il met ses gros pieds velus a l’université, Sulli consacre plus de temps à faire des blagues qu’à potasser ses manuels… Il va découvrir à ses dépens qu’il faut autre chose qu’un nom illustre et certaines facilités pour réussir. Le choc de la confrontation avec un petit Je-sais-tout vert va les faire expulser tous les deux du Programme Terreur. Son égo va en prendre un coup, et face à un avenir des plus compromis, Sulli va devoir apprendre à mettre son orgueil de côté pour faire équipe avec des monstres un peu a part, histoire de se mettre au boulot pour révéler tout son potentiel de Terreur. Cet imposant personnage de 450 kilos a connu pas mal de modifications avant de parvenir au juste mélange de confiance en soi et de charme qui le caractérise. Heureusement, les cinéastes ont pu compter sur John Goodman pour contribuer à donner vie au personnage. L’acteur était ravi de retrouver son personnage, mais inquiet de devoir le jouer ≪ plus jeune ≫. Il confie : ≪ J’ai cherché à prendre une voix plus haut perchée, au début cela me préoccupait un peu mais tout s’est mis en place rapidement. J’ai lu quelques répliques, et c’était parti. ≫
Léon Bogue est en première année à la Monstres Academy. Il a de grands projets. Ce monstre bizarre aux allures de lézard avec ses multiples bras et pattes entend bien réussir son diplôme et mener une vie d’étudiant active - du fun, des potes et des fêtes. Kelsey Mann, qui supervise l’histoire, commente : ≪ Les gens seront sans doute surpris de voir combien il a eu des débuts modestes. Il est très heureux et optimiste. Et, exactement comme Bob, il a toujours rêvé de devenir une Terreur. ≫ Une des répliques les plus mémorables de Léon dans MONSTRES & Cie refait surface dans ce prequel. Au-dessus de son lit, on peut lire sur un poster : ≪ Le vent du changement ≫. Les spectateurs vont pouvoir découvrir ce qui a déclenché l’esprit ultra compétitif de Léon. Mais pour arriver à briller un jour chez Monstres & Cie, il faudrait qu’il perde cette détestable et incontrôlable habitude de disparaitre à tout bout de champ. Parce qu’il est impossible de devenir une vraie Terreur si personne ne vous voit !

CHEZ LES OOZMA KAPPA
Les membres de la fraternité Oozma Kappa sont nés au cours d’un déjeuner impromptu et animé réunissant l’équipe du film. Dan Scanlon raconte : ≪ Nous voulions construire chacun des Oozma Kappas autour d’un aspect ou d’une caractéristique de l’histoire qui reflèterait ce que Bob et Sulli traversent. ≫
Face aux réalités de la crise économique, Don Carlton, qui travaillait dans le commerce, a été obligé de retourner à la fac pour apprendre de nouvelles techniques et se reconvertir dans la Terreur - ce dont il avait très envie. Dan Scanlon confie : ≪ Don est l’un de mes personnages préférés. J’aime l’idée qu’il n’est jamais trop tard pour changer. Don a exerce pendant des années un métier qui ne lui plaisait pas. J’ai aime qu’il ait une deuxième chance, celle de faire enfin quelque chose qu’il aime vraiment. ≫  Don est l’un des étudiants les plus mûrs du campus, et l’un des fondateurs de la fraternité Oozma Kappa. Don connait le vrai sens du mot ≪ travail ≫, et il encourage les efforts de ses camarades, en s’assurant qu’ils gardent bien leurs diverses têtes plongées dans leurs livres et leurs multiples yeux sur les devoirs a faire.
Scott Squibbles, dit ≪ Squishy ≫, est l’incarnation même du mot ≪ sans histoires ≫. Dan Scanlon déclare : ≪ Squishy ne sait pas très bien qui il est ou ce qu’il va devenir. Tel un morceau d’argile, il est littéralement prêt a être sculpté. Nous l’avons intentionnellement fait plus petit et plus mignon que Bob pour illustrer l’idée que ce n’est pas l’apparence qui fait la Terreur, mais une qualité bien plus insaisissable. ≫  Etudiant en deuxième année a la Monstres Academy, Squishy a vu tous ses espoirs de devenir Terreur balayés quand il était en première année. Ce garçon naïf, doux et gentil vit encore chez sa maman, qui l’adore. Mais avec un petit coup de main de ses frères d’Oozma Kappa, il va réaliser peu à peu qu’il est bien davantage qu’un petit monstre timide que personne ne remarque…
Art est un monstre résolument atypique, un être mystérieux au passé obscur. Dan Scanlon se souvient : ≪ Nous nous sommes beaucoup interrogés à propos d’Art. Nous n’arrivions pas vraiment à cerner son personnage et c’est précisément de cette manière que nous l’avons trouvé. ≪ C’est de loin le plus étrange de tous les Oozma Kappas. Il a l’art de bousculer la compétition - parfois même littéralement - par sa dextérité et sa nature imprévisible. Rien en effet n’est plus effrayant que ce que l’on ne peut pas prévoir, et c’est encore plus vrai dans le cas de cette étrange créature velue. Dan Scanlon note : ≪ C’est le genre de type bizarre et mystérieux dont personne ne sait rien, comme on en rencontre tant à la fac. En fin de compte, c’est l’un de nos personnages préférés justement parce qu’il est si bizarre. Physiquement aussi, Art est atypique. ≫  Art a un corps en forme d’arc, avec de longues jambes courbes et des bras qui partent d’un endroit de son corps qui parait complètement impossible. Jason Deamer, le directeur artistique des personnages, explique : ≪ A la seconde où nous sommes arrivés à ce design, nous avons tous senti que nous tenions un personnage formidable. Ensuite, les animateurs se sont amusés à le plier dans tous les sens. C’est vraiment un personnage étonnant sous toutes les coutures ! Il obéit à ses propres lois, mais il a du cœur - chez lui, cet organe est situé on ne sait trop où, quelque part entre ses yeux et ses jambes… ≫  
Quand on voit Terri et Terry Perry, on peut se poser la question : deux têtes valent-elles vraiment mieux qu’une ? Dan Scanlon note : ≪ Terri et Terry n’arrêtent pas de se chamailler, leur relation renvoie à celle que Bob et Sulli ont au début du film. Ils ne peuvent littéralement pas vivre l’un sans l’autre, mais n’arrivent pas non plus à faire équipe. ≫  Ces frères qui se chamaillent sans cesse ont peu de choses en commun : Terri avec un ≪ i ≫  est un vrai romantique qui a le don de voir le meilleur dans chaque situation, alors que son frère ainé, Terry avec un ≪ y ≫, a une vision beaucoup plus cynique de la vie. Dan Scanlon remarque : ≪ Ils doivent apprendre à faire équipe, tout comme Bob et Sulli. ≫  S’ils étaient capables d’arrêter de se disputer suffisamment longtemps pour travailler avec leurs frères d’Oozma Kappa, ils pourraient peut-être mettre leurs deux têtes en commun et se faire une vraie place a l’université…

LES ADULTES
Aux yeux de la redoutable Doyenne Hardscrabble, il y a les monstres qui font peur… et les autres. Pas étonnant qu’elle voie les choses ainsi - après tout, elle est une Terreur d’élite de légende, et elle est directrice du Département Terreur de la Monstres Academy. Les étudiants en Terreur ont à relever un défi vraiment effrayant : ils doivent être capables de l’impressionner. La Doyenne Hardscrabble est convaincue que son verdict sur les élèves qui sont capables de faire peur ou non est absolument infaillible... Jason Deamer, directeur artistique des personnages, déclare : ≪ C’est le personnage le plus difficile sur lequel il m’ait été donné de travailler en quinze ans de carrière chez Pixar. Nous avons eu jusqu’à 12 personnes pour travailler dessus. Elle devait être terrifiante, flanquer vraiment les jetons, tout en étant élégante et gracieuse. ≫  Les cinéastes ont puisé leur inspiration chez un animal, la Scolopendra Gigantea, la plus grande scolopendre du monde. Ricky Nierva, le chef décorateur, explique : ≪ Nous ne voulions pas faire de Hardscrabble une simple scolopendre, et nous avons pensé à lui donner des ailes de dragon ou de chauve-souris. Elle est capable de se déplacer à une vitesse fulgurante, et ses ailes permettent de traduire ses émotions. Quand elle est en colère par exemple, elle les déploie très rapidement. ≫  Dotée de 30 pattes et d’immenses ailes, et forte de l’expérience de toute une vie, la Doyenne Hardscrabble connait son sujet sur le bout des doigts. Elle ne tolère pas la médiocrité, et ses étudiants le savent bien. C’est pourquoi lorsque l’exigeante doyenne est témoin du point culminant de la rivalité entre Bob et Sulli, elle prend des mesures drastiques et réduit leurs rêves en poussière. Au contraire de la doyenne, Helen Mirren, qui lui prête sa voix dans la version originale, apprécie l’éthique de Bob dans le travail. Elle déclare : ≪ C’est très bien de vouloir suivre son rêve, mais sans travailler, c’est impossible. Trop de gens pensent qu’il suffit de vouloir quelque chose suffisamment fort pour que cela arrive, et ce film enseigne avec beaucoup d’habileté et de subtilité une leçon au jeune public : le succès, c’est 10 % d’inspiration et 90 % de transpiration et de travail acharné. Et même là, le succès n’est pas garanti. ≫
Le professeur Knight enseigne le cours Terreur 101, l’introduction a la Terreur de la Monstres Academy. Il se voit confier des centaines de nouveaux étudiants chaque année, et c’est à lui de faire le tri entre ceux qui ont du talent pour Terrifier et les autres, afin d’identifier lesquels peuvent devenir de vraies Terreurs. Rares sont ceux qui ont les capacités de réussir le redoutable examen final, celui qui ouvre les portes du Programme de Terreur d’élite… Mère célibataire, Mme Squibbles est une mère poule qui encourage et dorlote son fils unique, Scott, dit Squishy. Celui-ci a 19 ans et vit toujours chez sa maman, mais qui pourrait l’en blâmer ? Mme Squibble est la meilleure maman de tout Monstropolis - elle cuisine pour son fils, s’occupe de son linge, et se met en quatre quand il invite ses ≪ petits copains ≫  à la maison pour ≪ jouer à la fraternité d’étudiants ≫.

LES ÉTUDIANTS
Johnny Worthington déborde de confiance en lui - c’est lui le meilleur étudiant en Terreur de toute l’université, et il est aussi président de la meilleure fraternité du campus, Les Rois d’Omega Ror (RΩR). Descendant d’une longue lignée de Terreurs d’élite formées a la Monstres Academy, il a un respect absolu pour l’héritage de l’école, ses traditions et par-dessus tout, le système établi selon lequel sont jugés les élèves et leur capacité à Terrifier. Il est né avec une cuillère d’argent dans la bouche, mais c’est loin d’être un tendre.
Nathan Fillion, sa voix originale, déclare : ≪ L’un des thèmes de ce film est la capacité à déceler la valeur d’une personne au-delà des apparences – un talent dont Johnny est complètement dépourvu. Il juge les gens sur la mine, et il n’apprend jamais à les connaitre. C’est un obstacle que Bob et Sulli vont eux aussi devoir surmonter. ≫
Claire Wheeler est la présidente du Conseil des Associations d’étudiants, qui regroupe toutes les fraternités et sororités de l’université Monstres Academy. Cette année, elle fait partie des étudiants choisis pour présenter les Jeux de la Peur, le plus grand événement sur le campus. Il ne faut pas se laisser abuser par son attitude maussade et sa voix trainante. Sous une apparence banale, elle est animée par une vraie puissance capable de galvaniser les esprits. Elle prend bien soin de mettre en garde les participants aux Jeux contre les dangers qu’ils vont courir. Elle les aura prévenus…
Brock Pearson, un monstre toujours impeccable et très BCBG, a été choisi pour assister la présidente du Conseil des Associations d’étudiants pour animer les Jeux de la Peur. Ce grand costaud est plus physique qu’intellectuel, mais il déborde d’enthousiasme et il adore les difficultés et les dangers des Jeux. Il va être servi…
Chet Alexander est le bras droit ultra zélé de Johnny Worthington, le président de RΩR. Enthousiaste, surexcité, il est toujours 100 % d’accord avec tout ce que dit Johnny. Si Johnny veut se moquer de quelqu’un, Chet est le premier à tourner cette personne en ridicule. Si Johnny a envie de rigoler, Chet explose de rire avant même la fin de la blague. Et si Johnny veut qu’il lui lâche un peu les baskets, Chet fera de son mieux pour ça aussi…
Carrie Williams est l’audacieuse leader de la sororité Pinks Nu Kappa (PNK), et il lui suffit d’un regard de ses yeux d’un rouge brulant pour obtenir l’attention et le respect de tous. Elle a sept grands frères et, étant la seule fille de la famille, elle est ravie de faire partie d’une sororité et des relations qu’elle entretient avec ses sœurs de PNK.

FRATERNITÉS, SORORITÉS ET MASCOTTES
Les monstres un peu a part mais très sympas de Oozma Kappa (OK) sont devenus amis parce qu'ils ont tous échoue au Programme Terreur. Les membres de la fraternité OK ne sont que quatre - un nombre insuffisant pour participer aux Jeux de la Peur. Mais ce qu’il leur manque en capacité à Terrifier et en confiance en eux, ils le compensent largement par leur cœur d’or…


Les membres de la fraternité Rois d’Omega Ror (RΩR) représentent le top du top en matière de Terreur. Ce sont les monstres les plus intelligents, les plus doués et les plus effrayants de la Monstres Academy, issus de prestigieuses familles comptant toutes d’illustres Terreurs dans leur histoire. Ces élèves impeccables dans la vie de tous les jours se montrent féroces quand ils passent à l’action, voire carrément monstrueux… Les RΩR se considèrent comme la fraternité la plus prestigieuse du campus. Leur chef, Johnny Worthington, se comporte en monarque tout-puissant. Les Roar Omega Roar sont prêts à tout pour gagner une fois de plus les Jeux de la Peur…


Avec elles, le rose, c’est quelque chose ! Les filles de Pinks Nu Kappa (PNK) sont de celles qu’on remarque. Sous la conduite de l’audacieuse Carrie, les PNK sont aussi intelligentes qu’impitoyables. Même si elles sont vêtues de rose de la tête aux pieds, cette douce couleur ne doit pas faire oublier de quoi elles sont capables : elles deviennent carrément effrayantes quand l’heure des Jeux a sonné…


Grandes gueules et petites cervelles, les Joks Thêta Clac (JOX) sortent rarement sans leurs blousons flashy aux couleurs de leur fraternité. Compétiteurs brutaux, ils ne reculent devant rien pour battre leurs adversaires, même si c’est en dehors des règles. Ils ont beau passer pratiquement toute leur vie entre le gymnase et le terrain de sport, ils sont bien la preuve qu’en matière de Terreur, le muscle ne suffit pas…


Toute la journée, les membres de la sororité Sœurs Sigma (EEK), mettent au point et répètent leurs exercices pour perfectionner leurs capacités en matière de Terreur. Elles sont championnes en triathlon, et le fait de s’entrainer 24 h sur 24, 7 jours sur 7 a tissé entre elles des liens si étroits que ces filles fortes et sûres d’elles sont capables de terrifier n’importe quel monstre qui se trouvera sur leur chemin.


La sororité Hyènnes Si-Si (HSS) existe depuis aussi longtemps que l’université elle-même, et ses membres sont aussi mystérieuses qu’effrayantes. Pales et renfrognées, ces filles de style gothique sont des adversaires redoutables aux Jeux. Une de leurs anciennes membres n’est autre que le monstre le plus puissant et le plus craint du campus, celui que tous les nouveaux étudiants en Terreur doivent arriver à impressionner : la Doyenne Hardscrabble.


Archie le Cochon Effrayant est la mascotte de Fear Tech, l’école rivale de la Monstres Academy. Il est l’innocente cible d’une farce des étudiants de la Monstres Academy, qui décident de l’enlever. Mais Archie en a dans les jambons, et il est capable de se défendre. Il a le pied rapide et la riposte facile, et il va falloir à ses ravisseurs de la ressource pour l’attraper…


TOUT LE MONDE FAIT SES DEVOIRS
Des recherches, toujours des recherches…
La recherche est l’une des clés du succès des films Pixar. John Lasseter, le producteur exécutif, déclare : ≪ Pour chacun de nos films, l’authenticité est absolument vitale. Pour REBELLE, nos équipes se sont rendues en Ecosse ; pour LE MONDE DE NEMO, tout le monde a passé son diplôme de plongée. Les recherches pour MONSTRES ACADEMY ont été amusantes parce que l’histoire se déroule à l’université - j’ai cinq fils dont trois sont à la fac en ce moment même. Je les ai mis a contribution, et j’en ai accompagné un sur son campus pour y piocher des idées et faire mes propres observations. ≫

FAC FOREVER
Le réalisateur Dan Scanlon, comme nombre des membres de l’équipe de production, est diplômé d’une école d’art. Il confie : ≪ Nous ne connaissions pas très bien le style d’un campus classique, nous nous sommes donc rendus dans plusieurs universités pour nous plonger dans l’ambiance. A voir les étudiants, si jeunes et si stressés, nous avons été nombreux à nous sentir heureux d’avoir dépassé ce stade de notre vie. Mais nous avons aussi retrouvé cet état d’esprit particulier où tout est possible. Il y a tant d’opportunités, tant de variété dans les domaines d’études… Nous avons visité toutes ces écoles, tous ces départements au sein de chaque université, et cela nous a donné une excellente idée de ce que pourrait être une université de monstres. ≫
La productrice Kori Rae a participé à la quête d’inspiration et de documentation de l’équipe. Elle raconte : ≪ Notre premier voyage d’étude a été pour la côte Est : nous avons visité plusieurs universités, dont Harvard et le MIT. C’était génial. Le premier jour de notre visite, nous avons été époustouflés par l’étendue des campus, et le fourmillement d’activité qui règne partout. Nous avons même assisté à des cours ! Nous avons fait tout et plus encore pour capter la vie et l’univers universitaire. ≫
Les différents campus ont inspiré les artistes. Ricky Nierva, le chef décorateur, explique : ≪ Nous avons pris le meilleur de l’architecture américaine et l’avons traduit dans un univers de monstres. Nous voulions saisir l’essence de l’université et la transcrire dans cet univers. ≪ Le poids de l’histoire est très présent dans les universités, particulièrement sur les campus ou trônent encore des bâtiments qui datent de l’époque où l’université a été fondée. On le perçoit dans la manière dont les bâtiments ont été dessinés et construits. On peut voir comment chaque campus a évolué avec le temps : des bâtiments neufs voisinent avec d’autres très anciens. Tout a démarré avec les plus anciens, qui sont souvent les plus décorés au plan architectural, et sont généralement environnés de grands arbres. C’est là que bat le cœur de l’université, c’est le point de départ de l’expansion ultérieure. ≫
Ricky Nierva poursuit : ≪ Nous avons porté beaucoup d’attention aux détails, en incorporant ce que nous avons observé à nos décors. Par exemple, nous avons remarqué les sentiers qui coupent les grandes pelouses. On dirait au départ qu’ils ont été tracés au hasard, mais en fait ce sont les étudiants qui passent d’un point A à un point B par le chemin le plus court à l’intercours : pour gagner du temps, ils coupent la pelouse au lieu de suivre les allées paves. Finalement, les jardiniers, au lieu de replanter sans fin, ont fini par paver les raccourcis… ≫  Leurs observations ont conduit les artistes de Pixar à faire de l’Ecole de Terreur le bâtiment le plus ancien de l’université, avec ses grands arbres, les sentiers tracés dans l’herbe entre les allées pavées, et toute une foule de monstres… Les cinéastes ont même emprunté une tradition à l’une des facultés qu’ils ont visitées : les étudiants qui entrent à l’Ecole de Terreur pour la première fois touchent le pied d’une statue pour se porter chance. Mais la vie universitaire, c’est bien autre chose que les bâtiments, les chemins et les statues. L’équipe s’est aussi documentée sur les dessous de la vie estudiantine, notamment à Stanford et UC Berkeley, et ses aspects les plus divertissants.
Ricky Nierva raconte : ≪ Certaines universités paraissent plus ouvertes, on y voit des étudiants qui jouent au frisbee sur les pelouses et qui s’y étendent pour se reposer ou étudier. Nous avons beaucoup aimé nous rendre dans les maisons des fraternités. Ils nous ont accueillis à bras ouverts, et nous avons pris des tonnes de photos. ≫  Certains membres de l’équipe de production ont même participé à un feu de joie à UC Berkeley avant un grand match de football contre Stanford. L’expérience a été précieuse quant à la rivalité entre Monstres Academy et Fear Tech.

UN MONSTRE POUR DE VRAI
Les recherches de l’équipe se sont étendues au-delà des limites du cadre universitaire, notamment pour ce qui touche au style visuel de la Doyenne Hardscrabble. Les artistes ont étudié les chouettes et les papillons nocturnes, entre autres, mais c’est une créature particulièrement étrange et effrayante qui a déterminé son aspect final. Owen Maercks, de l’East Bay Vivarium, a été invité aux studios d’animation Pixar pour faire découvrir à l’équipe de production une scolopendre géante, Scolopendra Gigantea, qui peut atteindre plus de 30 cm de long.
Ricky Nierva commente : ≪ Cette créature faisait froid dans le dos. M. Maercks nous a dit qu’il avait l’habitude d’avoir affaire à des serpents extrêmement venimeux, à des lézards et à des araignées, mais qu’il faisait toujours très attention avec cette scolopendre. Il la manipule avec d’épais gants en cuir, des pinces métalliques, et il n’a pas cessé de nous répéter combien cet animal était dangereux. Plus il en parlait, plus on se demandait ce qui nous avait pris d’introduire pareille créature dans nos bureaux… Elle fait peur, et en plus elle est vorace. Il nous a rassurés : ≪ Si elle vous mord, vous n’en mourrez pas, mais vous prierez pour l’être… ≫  Le chef décorateur précise : ≪ Il faut avouer que cette scolopendre a une façon de bouger magnifique qui nous a beaucoup inspirés. Les animateurs étaient ravis de travailler dessus. Nous avons filmé beaucoup d’images ce jour-là - en nous tenant a une distance raisonnable…

À FAIRE SE DRESSER LES CHEVEUX SUR LA TÊTE
Les recherches que mènent les équipes pour chaque film Pixar peuvent parfois les amener a faire des choses curieuses et des expériences inhabituelles. MONSTRES ACADEMY n’a pas fait exception à la règle : il s’est passe quelques événements étranges sur le campus d’Emeryville… Pour représenter en images de synthèse certains mouvements ou effets, les artistes commencent souvent par accomplir l’action en vrai. Par exemple, l’équipe souhaitait introduire des éléments visuels amusants dans la scène ou les associations d’étudiants de Monstres Academy se présentent à Bob tandis qu’il traverse le campus.
Ricky Nierva raconte : ≪ Pour le club d’arts plastiques, il y a un personnage hirsute qui se verse de la peinture sur le crane puis se jette la tête la première sur la toile. L’équipe chargée des effets s’est bien amusée pour filmer l’action de référence pour cette scène ! Ils ont versé de la peinture sur une perruque qu’ils ont lancée sur une grande toile blanche. Et ils ont recommencé encore et encore… La vidéo est a mourir de rire ! ≫  Le plan qui en résulte, qui ne dure qu’environ trois secondes, témoigne de l’attention au détail que tous mettent dans la création du film.

MONSTRES ACADEMY : 7 SIÈCLES D’HISTOIRE
Unir recherches historiques et imagination pour créer un monde
Pour l’aspect visuel des extérieurs et des intérieurs du campus de MONSTRES ACADEMY, les artistes ont exploré plusieurs époques. La liste des décors était longue : amphithéâtres (intérieur et extérieur), résidences universitaires, fraternités étudiantes… Il a fallu également récréer l’entreprise Monstres & Cie a deux périodes différentes.
Peter Docter, déclare : ≪ Le premier film nous a donne un point de départ. Les équipes avaient fait beaucoup de recherches. Nous avions réalisé que des détails architecturaux comme les fleurs ou les feuilles n’auraient eu aucun sens pour des monstres, qui auraient certainement préférés sculpter des crocs, des griffes ou des dents. L’équipe de MONSTRES ACADEMY a pris le relais et a poussé les choses encore plus loin. ≫  Construire le décor de l’université a représenté une tâche monumentale.
Dan Scanlon se souvient : ≪ Quand nous avons entamé ce projet, je n’avais pas de style particulier en tête pour les bâtiments. Mais au fil de nos recherches, nous avons étudié plusieurs universités, et on s’est rendu compte que c’étaient celles qui s’étendaient un peu partout qui nous intéressaient le plus. Nous avons voulu que notre université donne l’impression d’être très ancienne, tentaculaire, mais sans que ce soit écrasant. Nous voulions une institution chic, mais fun. Nous avons longuement parlé de placer des collines sur le campus, des sentiers sinueux, des bâtiments à demi cachés les uns derrière les autres, pour qu’on ait l’impression en permanence qu’il y a quelque chose de plus au coin de la rue. Après tout, c’est ça, la vie d’étudiant. Ce principe est devenu l’un des fondements de la construction de notre école. ≫

PIÈCE MAÎTRESSE
Robert Kondo, directeur artistique pour les décors, explique : ≪ L’équipe a commencé là où l’histoire de l’universités de Monstres Academy a débuté, il y a environ sept siècles. L’Ecole de Terreur a été l’un des premiers bâtiments que nous avons dessinés parce que c’est le cœur de l’université. ≪ Les artistes se sont inspirés des prestigieuses universités de l’Ivy League, auxquelles ils ont emprunté leur parfum européen et leurs sculptures sur pierre - des éléments qui cadraient bien avec le monde des monstres. Les sculptures étaient parfaites : il était facile de les ≪ monstriser ≫ en ajoutant par exemple des visages de créatures… ≫
Robert Kondo a été particulièrement impressionné par un bâtiment de Harvard comportant beaucoup de briques, et un grand nombre de matières différentes. Il se souvient : ≪ La taille de ce bâtiment était énorme, il paraissait tellement imposant… Il a été une référence de base importante dans notre travail. Nous nous sommes aussi nourris de l’architecture russe, caractérisée par un aspect assez massif. C’est en éprouvant ce poids, cette ampleur que nous avons senti pour la première fois ce qu’allait être le monde des monstres. ≫  Etant l’élément central de toute l’université, et le plus ancien de tous les bâtiments du campus, l’Ecole de Terreur devait trancher sur le reste.
Robert Kondo déclare : ≪ Nous voulions vraiment quelque chose de symbolique pour souligner l’importance visuelle de ce bâtiment. Nous l’avons donc doté d’un dôme et d’arches. Les portes d’entrée sont imposantes, énormes, faites d’un métal sombre, très lourdes, et dedans ont été ouvertes des portes plus petites, pour souligner l’idée qu’il y a à la fois des gros et des petits monstres. Peut-être, au temps où l’université a été construite, y avait-il d’énormes monstres ? Cela a tout de suite donné une dimension nouvelle à cet univers. ≫  Les artistes ont intégré de manière subtile des têtes et des visages de monstres dans plusieurs des bâtiments, dont l’Ecole de Terreur : deux grandes fenêtres donnent l’impression d’être des yeux, avec les portes d’entrée qui formeraient une bouche…

ENTREZ DONC !
L’intérieur des bâtiments devait susciter la même surprise et la même admiration que l’extérieur. Là encore, les artistes se sont longuement documentés à partir de toutes sortes de sources. C’est pourtant un personnage qui a été l’inspiration principale du décor intérieur : la Doyenne Hardscrabble.
Le directeur artistique Robert Kondo explique : ≪ Cet endroit est un prolongement de Hardscrabble. Il représente tout ce pour quoi elle a travaillé. L’Ecole, c’est la tradition et l’histoire de la Terreur incarnées. C’est ce qu’aime Bob, ce qu’aime Sulli. C’est le cœur de l’université, là où toutes les idées se rencontrent. Il fallait faire passer tout cela dans ce décor. ≫  
Il poursuit : ≪ Les tout premiers dessins de production pour ce décor avaient des tonalites très sombres, et peu a peu nous avons évolué vers un décor plus théâtral qui met en valeur la Doyenne dans les scènes où elle est éclairée par derrière. Du bois et des piliers rappellent une scène de théâtre, et ce décor grandiose suscite aussi le respect que l’on éprouve dans une cathédrale. Les artistes se sont référés a d’innombrables images des plus prestigieuses universités américaines pour être certains de retrouver cette atmosphère académique dans le design général. ≫
Le chef décorateur Ricky Nierva raconte : ≪ Cette empreinte académique était essentielle dans le design de l’architecture de tous les bâtiments du campus, mais nous avons encouragé les dessinateurs à s’amuser. Nous avons ≪ monstrisé ≫  nos bâtiments avec des motifs en forme de griffes, de cornes, de dents, de piquants, de tentacules… Il y a même des tuyaux qui courent dans les décors intérieurs puisque la source d’énergie de ce monde est le cri d’effroi… ≫

LES QUARTIERS DES ÉTUDIANTS
Tout le monde a la même image de ce que sont les quartiers de vie des étudiants, et c’est exactement ce que voulaient capter les cinéastes. Robert Kondo déclare : ≪ Il fallait que ceux qui sont allés à l’université retrouvent ce qu’ils avaient connu. Les chambres ont le lit standard, le bureau, les étagères, le placard. L’humour vient de ce que les étudiants apportent avec eux dans leur cadre de vie. ≫  On découvre la chambre de Bob très tôt dans le film, et l’équipe s’est concentrée sur les gouts d’un jeune monstre de 18 ans.
Le directeur artistique Robert Kondo explique : ≪ Bob ne jure que par la Terreur. Il est là pour devenir le meilleur étudiant possible, pour apprendre, pour travailler dur. Mais il a emmené avec lui Little Mikey, l’animal en peluche qu’il avait dans MONSTRES & Cie ; il a aussi son dessus de lit ≪ Full Scream Ahead ≫, qu’il a sans doute depuis toujours. Tout cela apporte de la profondeur au personnage. On voit d’où il vient, avec tous les objets qu’il a amenés de chez lui, et où il va, avec un calendrier qui retrace tout son semestre d’études. Et bien entendu, il a une belle vue sur l’Ecole de Terreur : il garde toujours l’œil sur son objectif. ≫

FRATERNITÉS ET SORORITÉS
L’un des endroits les plus importants dans l’histoire est la zone du campus qui regroupe les fraternités et les sororités. Lorsque la rivalite de Bob et Sulli entraîne leur exclusion, ils se tournent vers les fraternités et les Jeux de la Peur pour essayer de retrouver leur place dans le programme de la Doyenne Hardscrabble. Mais ce ne sera pas facile - et concevoir les décors de cette partie de MONSTRES ACADEMY ne l’a pas été non plus. Lors de ses visites aux universités, l’équipe de production s’est aussi documentée sur les maisons des fraternités et sororités et la place qu’elles occupent au sein de chaque université - importance sociale, mais aussi situation géographique.
Ricky Nierva, le chef décorateur, explique : ≪ Nous nous sommes efforcés de définir des bâtiments qui reflètent le style des étudiants qui y vivent. Par exemple la maison RΩR, celle de l’élite, peuplée par les monstres les plus aisés, les plus haut placés dans l’échelle sociale, est l’une des maisons les plus grandes et les mieux situées sur l’allée des maisons des fraternités. Elle a quelque chose de majestueux et nous l’avons ≪ monstrisée ≫ avec des motifs représentant des tentacules et des piquants. ≫  La maison JOX présente un contraste avec l’opulence des RΩR : elle est beaucoup moins sophistiquée. L’état de la maison se ressent de nombreuses années de fêtes, même si les étudiants y font quand même attention.
Le directeur artistique Robert Kondo déclare : ≪ Cette maison, c’est celle de la fête tous azimuts. Il y a un canapé devant, des signaux routiers volés, des guirlandes de Noel… ≫  Complètement à l’opposé, la maison HSS est une sorte de château où vivent les filles gothiques au teint pâle membres de cette sororité. Elle est très éloignée aussi de la maison que les tout nouveaux Oozma Kappa, Bob et Sulli, appellent désormais leur foyer.

TOUT EST OK
La fraternité Oozma Kappa a été fondée pour accueillir les étudiants qui ne s’intégraient nulle part ailleurs. Les cinéastes ont donc décidé que cette maison ne ressemblerait pas à une maison de fraternité typique… et ils ont installé les Oozma Kappa dans la maison de la maman de Squishy. Les artistes se sont bien amusés avec la décoration : meubles de famille et portraits sur les murs…
Robert Kondo explique : ≪ Nous avons imaginé la maison de Grand-Maman rêvée. Il y a des objets, des détails qui rappellent les maisons de nos grands-parents, mais si vous regardez bien, vous y trouverez des motifs ≪ monstrueux ≫ : les délicates roses ont des épines et des yeux… ≫

RECONSTRUIRE MONSTRES & Cie
Ricky Nierva déclare : ≪ Nous étions heureux d’avoir une base de départ pour l’usine à cris, Monstres & Cie. C’était intéressant de travailler à partir des superbes décors originaux crées par Harley Jessup et Bob Pauley. ≫  Mais pour créer le secteur de l’usine pour la séquence d’ouverture avec le jeune Bob, qui se déroule une vingtaine d’années avant le premier film, et la scène, dix ans plus tard, ou les Oozma Kappas se rendent de façon impromptue dans les locaux de Monstres & Cie, les cinéastes ont du retravailler le décor de l’usine.
Ricky Nierva commente : ≪ Nous ne pouvions pas nous contenter de reprendre le décor original. La technologie a bien trop progressé. Il a fallu entièrement reconstruire, et trouver des éléments différents selon les époques. ≫  Par exemple, le chef décorateur et l’équipe de production ont du repenser le tableau des scores.
Ricky Nierva explique : ≪ Dans le film original, les totaux correspondant aux cris obtenus sont affichés sur des écrans de télévision. Nous nous sommes dit que ce tableau avait sans doute commencé comme ceux des gares d’autrefois, avec des petites plaquettes basculantes sur lesquelles sont peints les chiffres. C’est suffisamment différent, tout en restant dans le même esprit. ≫  Le chef décorateur poursuit : ≪ Nous avons aussi pris en compte l’évolution des téléphones portables, gros comme des briques à l’origine, pour devenir les minuscules rectangles plats d’aujourd’hui. Les lieux de stockage des portes aussi sont plus massifs, plus épais, pour refléter l’ancien temps. ≫
Les cinéastes ont conçu et réalisé plusieurs autres décors : extérieurs des campus (un plan montre des monstres aquatiques qui nagent pour se rendre en cours), containers à cris, laboratoires de portes, sans oublier le terrain de football de l’université. Le fil rouge, pour chacun, a toujours été de les relier aux personnages qui peuplent ce monde.
John Lasseter, producteur exécutif, note : ≪ C’est un film magnifique. Il a vraiment su capter l’essence de la vie à l’université, les décors, l’ambiance, et les détails sont à mourir de rire parce que si vous regardez attentivement, vous verrez que tout a été ≪ monstrisé ≫. Et en plus, cet univers arrive à rendre visuellement l’optimisme de Bob qui débarque à l’université, bien décidé à poursuivre son grand rêve. ≫

NOUVELLES TECHNOLOGIES
Aller toujours plus loin pour mieux raconter
En 2001, lorsque Bob, Sulli et toute une foule de monstres colorés firent leurs débuts sur le grand écran dans MONSTRES & Cie, Pixar dut relever des défis majeurs et réaliser d’impressionnantes percées au plan technique dans le domaine de la fourrure (mouvement, interaction avec la lumière) et de la simulation des vêtements, en particulier pour le t-shirt de Boo. A l'époque, Sulli, complètement couvert de fourrure, était un personnage si complexe qui demandait un rendu tellement important que les cinéastes se sont vus limités dans leur désir de créer d’autres personnages à fourrure. Aujourd’hui, les magiciens de la technique chez Pixar ont placé la barre bien plus haut, et ont relevé de nouveaux défis pour faire de MONSTRES ACADEMY leur film le plus en pointe en matière d’éclairage, de simulation et de rendu. Les monstres à fourrure abondent, et la nouvelle approche de la mise en lumière donne au film un réalisme qui sert la vision artistique et vient encore renforcer l’expérience vécue par le spectateur.
Pour donner une idée de l’incroyable ampleur du projet, il a fallu 100 millions d’heures CPU de traitement de données pour calculer les images - l’équivalent de 10 000 ans pour un seul ordinateur. C’est le record pour un film Pixar. En moyenne, chaque image, si elle était rendue par un seul ordinateur, nécessiterait environ 29 heures de calcul. La render farm Pixar (ou ferme de rendu, grappe de serveurs qui a pour objectif de calculer le rendu des images de synthèse) était environ le double de celle de REBELLE. En outre, chaque ordinateur a été transformé en multiprocesseur - chacun comportant 12 processeurs - pour pouvoir décomposer les plans et les calculer simultanément sur différentes machines utilisant le multithreading. L’une des plus grandes innovations dans la création de MONSTRES ACADEMY a été l’adoption d’un nouveau processus d’éclairage appelé Global Illumination (GI), une approche révolutionnaire de la mise en lumière que le département technologie a poussée plus loin encore pour donner au film une palette visuelle saisissante. L’illumination globale permet aux cinéastes d’utiliser comme sources lumineuses des zones de lumière, au lieu de centaines de sources ponctuelles individuelles, afin d’obtenir un rendu plus exact au plan physique et donc plus réaliste. L’illumination d’une scène tient compte non seulement de la lumière provenant directement d’une source, mais également de celle ayant subi la réflexion d’autres surfaces (lumière directe et indirecte). L’un des bénéfices majeurs de cette approche a été que les artistes pouvaient avoir une idée de ce que donnerait la lumière au final beaucoup plus rapidement et bien plus en amont - il n’avaient plus besoin d’attendre la fin du processus de production comme c’était le cas jusque-là.
Chris King, responsable de l’illumination globale pour le film, explique : ≪ Pour éclairer un film en images de synthèse, on simule les caractéristiques physiques de la lumière pour chaque scène. Dans la réalité, la lumière pénètre dans le lieu, ensuite elle rebondit partout, sur toutes les surfaces des éléments présents. C’est quasiment impossible à calculer informatiquement et en général, on simplifie la donne. Sur ce film, nous avons supprimé les simplifications que nous avions utilisées dans le passé et avons simulé les lumières et les surfaces avec bien plus de précision et de réalisme. ≫
Kori Rae ajoute : ≪ Trois équipiers très doués sont venus me trouver au début du projet pour demander s’ils pouvaient tenter le coup. Ils avaient six mois pour proposer quelque chose d’exploitable, et ils ont réussi. Le résultat final est encore plus beau et réaliste en matière de lumière. En outre, c’est une manière de travailler bien plus satisfaisante pour l’équipe de production parce qu’ils ont une idée de l’éclairage bien plus tôt dans le pipeline de production.≫
Le vétéran de la technologie Bill Reeves (deuxième employé engagé chez Pixar, et pionnier de la synthèse d’image oscarisé), Jean-Claude Kalache (directeur de la photographie, éclairage) et Christophe Hery ont supervisé le travail d’illumination globale sur le film avec l’aide de Chris King, du vice-président, logiciels Guido Quaroni et d’une équipe d’experts.
Jean-Claude Kalache raconte : ≪ A la fin de LA-HAUT, j’avais 16 pages de notes sur ce que je voulais améliorer, ce que je voulais pousser plus loin et ce sur quoi je voulais en apprendre davantage. Une des choses qui m’avaient frappé, c’est combien la mise en lumière était complexe à orchestrer. L’un des principaux problèmes que j’ai identifiés était celui de l’illumination générale de chaque scène. Quand j’ai appris que j’allais travailler sur MONSTRES ACADEMY, je suis allé voir Guido et Kori et j’ai propose de prendre un peu de temps pour réfléchir à un moyen de simplifier notre façon de procéder pour éclairer une scène. Bill Reeves était lui aussi intéressé par cette recherche, et quand il a rejoint la production, nous lui avons proposé de travailler avec nous sur la recherche pour l’illumination globale. Christophe Hery, expert en eclairage chez ILM, Jacob Kuenzel, directeur technique chez Pixar, et Chris King ont aussi rejoint notre équipe. Nous savions que les bénéfices à long terme de l’illumination globale seraient énormes. En définitive, cela offre plus de liberté à l’artiste chargé de la lumière pour se montrer créatif et agir en artiste, et cela supprime plusieurs étapes techniques redondantes. ≫
Bill Reeves commente : ≪ Cela faisait déjà plusieurs années que nous voulions tenter une nouvelle approche du traitement de la lumière. Aujourd’hui, les ordinateurs sont plus rapides, et nous-mêmes sommes plus expérimentés. L’illumination globale est une manière radicalement différente de penser les choses. C’est plus intuitif et plus naturel, et cela nous permet de n’utiliser que quelques sources pour obtenir un environnement très riche. La GI permet d’illuminer une scène en un jour ou deux, alors qu’avant il fallait deux ou trois mois. Pour Pixar, c’est une avancée révolutionnaire. Il a fallu apprendre a travailler différemment, mais les résultats sont spectaculaires. ≫
Alex Kolliopoulis, superviseur du rendu, explique : ≪ Pour résoudre les difficultés posées par l’illumination globale, Pixar a d’abord du trouver une nouvelle façon de répartir les ressources informatiques. L’illumination globale a doublé le temps de calcul et quadruplé la quantité de mémoire nécessaires. Nous avons du trouver un moyen de paralléliser le travail en multithread, ce qui voulait dire transformer nos ordinateurs en multiprocesseurs. Plutôt que d’avoir un rendu pour chaque cœur d’ordinateur, nous répartissons un rendu sur plusieurs. En général, nous utilisons quatre threads, ou fils d’exécution, pour nos rendus les plus lourds, ce qui signifie que l’on a quatre cœurs dédiés à un rendu pour une image. Cela revient en fait a diviser le temps par quatre, parce qu’il y a quatre fois plus de mémoire pour effectuer le travail. ≫

UNE FOULE DE PERSONNAGES
Plus de monstres que jamais
Puisque MONSTRES ACADEMY se déroule dans une universités, il était nécessaire de voir à l’image une population nombreuse d’étudiants, de professeurs et autres ≪ monstruosités ≫. Christian Hoffman, superviseur des personnages, a dirigé l’aspect technique de la création de près de 500 personnages différents, élaborés à partir de six modèles de base. Le superviseur technique Sanjay Bakshi était responsable de la supervision du squelettage (rigging) des personnages, des textures, des effets et de la technologie globale.
JD Northrup s’est chargé de l’équipe technique pour les foules, afin de peupler les stades, les salles de classe et les activités sur le campus. Adam Burke a supervisé l’équipe des animateurs chargés des foules. Sanjay Bakshi commente : ≪ Le nombre et la variété des personnages a représenté un gros défi. Nous avons créé d’innombrables étudiants pour donner l’impression d’un vrai campus - en plus ≪ monstrueux ≫. Nos équipes chargées du squelettage et de la modélisation tridimensionnelle ont eu à traiter une large variété de population, ce qui n’était pas le cas dans le premier film, où les squelettes des bras et des tentacules étaient traités à part, indépendamment des corps. Pour ce film, nous voulions des personnages qui paraissent constituer un tout biologique. Nous savions qu’il nous en faudrait des centaines, nous avons donc créé différentes espèces possédant des caractéristiques archétypales. A partir de là, nous avons pu instaurer des contrôles sophistiqués et modifier les propriétés pour s’adapter à chaque espèce. ≫
Christian Hoffman ajoute : ≪ Nous avons fini par mettre au point six types de monstres de base différents pour les personnages de second ou d’arrière-plan, dont nous avons fait varier la forme, et à qui nous avons ajouté des cornes, des piquants, de la fourrure et d’autres éléments pour apporter de la variété. Ainsi, les Charlies (baptisés ainsi d’après un personnage au look similaire présent dans MONSTRES & Cie) ont les globes oculaires perchés sur des tiges, et des tentacules en guise de bras et de jambes. Les Spiffs sont un peu plus humanoïdes, mais ils ont une corne à la place du nez. Les Pills sont massifs, un peu comme des châteaux  forts, avec trois yeux et des membres malingres. Les Blocks sont des malabars avec des corps cubiques. Les Fungus ressemblent à des limaces et glissent comme elles sur le sol. Ils ont deux gros yeux d’insectes, un petit corps rond et des membres tout minces. ≫
Le superviseur des personnages poursuit : ≪ Les variables d’animation (avars) représentent un progrès énorme. Le niveau de sophistication que l’on a atteint dans le contrôle de l’animation a vraiment fait un bond en avant. Les personnages ont une expressivité bien plus grande. Par exemple, on peut déplacer le coin de la bouche et obtenir une réponse très sophistiquée de la joue qui n’était pas possible avant. Les animateurs ont vraiment pu pousser les personnages pour qu’ils donnent une impression plus dense, plus vivante, plus naturelle que jamais. Les visages sont beaucoup plus animes. ≫  
Créer des foules entières de monstres pour des scènes sur le campus, dans les amphis et lors des Jeux de la Peur a également joue un role important dans le récit et la crédibilité de l’environnement. JD Northrup, qui a dirigé l’équipe technique chargée des foules, commente : ≪ La place des foules est très importante dans ce film. Dans une scène au stade, il y a près de 5000 monstres. Beaucoup de scènes comptent des foules moyennes de 200 à 400 personnages. Ce qui était délicat, c’est leur densité. On compte plus de personnages dans plus de plans que pour n’importe quel autre film Pixar à ce jour. ≪ L’une des choses qui distingue ce film des autres, c’est la variété des types de personnages parmi lesquels nous pouvions choisir. Nous nous sommes aussi concentrés sur les cycles de la marche, parce que nous savions que sur un campus, il y a énormément de piétons. Le premier test décisif a été la séquence d’ouverture, où l’on voit Bob marcher sur le campus pour la première fois. La caméra montre plusieurs endroits du campus très différents, et finit sur lui qui se rend dans sa chambre. C’est un vaste plan de situation qui balaie le campus fourmillant d’activité. Il y a 500 personnages dans la plus petite cour, et dans la principale, on peut en voir 800 de plus ! ≪ Nous sommes particulièrement fiers de la séquence de la compétition finale qui se déroule dans le grand amphi. Peupler la scène avec près de 1600 monstres qui vont et viennent, qui encouragent les participants et s’agitent, n’a pas été une mince affaire ! ≫

LA SIMULATION
Fourrures, végétation, oreillers et livres
Christine Waggoner, superviseuse de la simulation, a fait partie de l’équipe qui avait créé des mouvements réalistes pour la fourrure de Sulli et le t-shirt de Boo dans MONSTRES & Cie. Cette fois, des améliorations techniques ont en partie facilité son travail, mais elles posaient aussi de nouveaux défis…
Christine Waggoner commente : ≪ Dans MONSTRES & Cie, on ne pouvait se permettre qu’un personnage principal à fourrure à la fois, parce que c’était très complexe à l’époque et que cela demandait un temps de calcul important. Dans MONSTRES ACADEMY, 15 a 20 % de la population des monstres possède un pelage. La technologie a vraiment évolué et notre pipeline de simulation aussi. Nos matériels graphiques permettent aux animateurs de voir la fourrure au moment même où ils réalisent l’animation. Ils ne voient pas la fourrure simulée, mais ils peuvent visualiser l’allure finale qu’elle aura à une vitesse qui leur permet de travailler en interaction. Au plan artistique, cela permet aux animateurs et aux artistes layout de mieux jauger la composition d’un plan et de prendre en compte le volume de la fourrure. ≫
Christine Waggoner poursuit : ≪ Le film a nécessité une autre innovation de la part du département simulation : l’herbe. Il se trouve qu’il y a beaucoup de surfaces herbeuses et de pelouses sur notre campus, et dans les compétitions en extérieur. Nous avons mis en place un pipeline qui permet aux personnages d’interagir quasiment automatiquement avec l’herbe - et même de laisser des empreintes. Nous avons mis au point une technologie qui a rendu possible le traitement du problème complexe des différents types de corps - multiples jambes, bras, tentacules, queues, et aussi les limaces - et de leur interaction avec la végétation. ≫
Chris King, responsable de l’illumination globale, déclare : ≪ Outre les impressionnants progrès en matière d’éclairage et d’interaction de la lumière avec les surfaces, nous avons aussi amélioré la simulation de la façon dont on tourne les pages d’un livre. C’est un détail clé dans un univers universitaire ! Nous avons créé un squelette d’animation spécial pour que les pages tournent naturellement. ≫
En matière de technologie, le réalisateur Dan Scanlon s’avoue heureux du résultat final. ≪ Je reste toujours éperdu d’admiration devant les prouesses accomplies par les cerveaux de la technologie Pixar. La technologie est réellement la colonne vertébrale sur laquelle s’appuie tout le processus de narration. C’est l’une des pierres angulaires du studio. C’est elle qui rend possible l’histoire, en permettant qu’elle prenne vie dans ses moindres détails et qu’ainsi, les spectateurs se sentent incroyablement proches des personnages et de leurs aventures. ≫

UNE MUSIQUE « MONSTRE »
Randy Newman
Axwell & Sebastian Ingrosso de la Swedish House Mafia
Mastodon
Cet été, ça va bouger sur les campus - et ailleurs ! MONSTRES ACADEMY va faire danser les foules grâce à la musique du compositeur Randy Newman et d’Axwell & Sebastian Ingrosso de la Swedish House Mafia. Les cinéastes ont également fait appel au groupe de hard rock d’Atlanta, Mastodon.
Dan Scanlon déclare : ≪ Nous voulions que l’on retrouve dans MONSTRES ACADEMY l’ambiance de l’université, et à ce titre, la musique joue un rôle essentiel. La musique orchestrale et la participation d’autres grands musiciens tels que Axwell & Sebastian Ingross de la Swedish House Mafia ou Mastodon nous a aidés à installer une atmosphère amusante et dynamique. ≫

NEWMAN AU PUPITRE
Randy Newman, auteur-compositeur couronné aux Oscars, aux Grammys et aux Emmys, est de retour. Il signe ici la musique de son septième film Disney.Pixar. Nomme 20 fois aux Oscars, il a remporté les statuettes pour ≪ If I Didn’t Have You ≫ de MONSTRES & CIE et ≪ We Belong Together ≫  de TOY STORY 3. Il a été intronisé au Rock and Roll Hall of Fame. Pour MONSTRES ACADEMY, il a composé l’hymne de l’université, intitulé ≪ Monsters University ≫, un thème récurrent dans le film.
Dan Scanlon explique : ≪ Pour enregistrer l’hymne, nous avons recruté notre équipe chez Pixar Canada. Nous avions besoin d’une foule géante de monstres bien déjantés pour le chanter; le résultat est génialement frappé ! En fait, le premier enregistrement était même trop bon. Il a fallu que je leur dise : ≪ Les gars, il s’agit d’étudiants en fac qui assistent a une rencontre sportive, mettez-moi un peu de pagaille là-dedans ! ≫
Randy Newman a apporté à la musique son style unique, et a fait appel à une formation de percussionnistes renommée à l’international, les Blue Devils, pour obtenir un ≪ son universitaire ≫. Le compositeur a aussi incorporé de la musique d’orchestre d’harmonie pour renforcer l’impression de se trouver sur un campus. Il commente : ≪ Il y a un peu de l’≪ Ouverture pour une fête académique ≫  de Brahms lorsque Bob chevauche le cochon. J’aime à penser que Brahms aurait été extrêmement flatté de figurer dans la musique de ce film. ≫  
La musique, enregistrée avec un orchestre de 112 musiciens, comprend plusieurs thèmes correspondant aux personnages : une mélodie à l’accordéon illustre le statut ringard de la fraternité Oozma Kappa, un mix cool caractérise Sulli, et c’est une clarinette qui accompagne souvent Bob.
Randny Newman note : ≪ La clarinette évolue au fur et à mesure que le caractère du personnage change. ≫  Kori Rae déclare : ≪ La musique m’a émue aux moments où je m’y attendais le moins. Il y a une scène dans laquelle Bob emmène Sulli et les Oozma Kappas chez Monstres & Cie. Quand Randy Newman a joué la mélodie de cette scène lors de notre première session d’enregistrement, j’en ai pleuré tellement c’était fort et émouvant. Cette musique vous transporte, c’est extraordinaire. ≫

LES MONSTRES DE LA DANCE
Pour la scène où Bob et Sulli se retrouvent dans une fête organisée par une fraternité, les cinéastes voulaient montrer comment dansent les monstres, mais il leur fallait d’abord la musique. C’est là que sont intervenus Axwell & Sebastian Ingross de la Swedish House Mafia, avec le titre ≪ Roar ≫, sur un son electro dance qui donnerait envie de danser à n’importe qui, monstre ou humain. Axwell précise : ≪ Nous voulions quelque chose de marrant, qui bouge et qui soit cool, avec une touche de ≪ monstruosité ≫  dedans. ≫  
Dan Scanlon ajoute : ≪ C’est une chanson vraiment fun. Je me souviens que lorsque je regardais travailler l’animateur chargé de cette scène, chaque fois qu’il mettait la chanson, l’artiste du bureau d’à côté - qui lui, ne travaillait pas sur le film - ne pouvait pas s’empêcher de bouger en rythme. Bien sûr, il avait entendu cette chanson encore et encore pendant des jours, mais ça n’empêche : à la seconde où il l’entendait, il se mettait à battre la mesure ! ≫

ROCK CHOC
Lorsque s’est posée la question de savoir ce qu’un gentil monstre écouterait comme musique pendant son temps libre, les cinéastes ont joué le jeu à fond. Le réalisateur déclare : ≪ Nous avons pensé que ce serait amusant que ce morceau soit le heavy metal le plus hard qu’on puisse imaginer. Mastodon s’est donc naturellement imposé. Ils révèlent une facette formidable, monstrueusement inattendue chez l’un des nouveaux personnages. ≫  Les cinéastes ont choisi une chanson du groupe qui existait déjà, ≪ Island ≫.

La bande originale de MONSTRES ACADEMY sortira le 8 juillet 2013.

Le single numérique ≪ Roar ≫  est déjà disponible. Voici la track list de l’album :
1. Monstres Academy
2. Le jeune Bob
3. Premier Jour à M.U.
4. La Doyenne
5. Sulli
6. Le Cochomoche
7. Perte de Potentiel
8. Oozma Kappa
L’Oursin Lumino-vénéneux - Sortie Scolaire
9. Debout !
10. La Bibliothèque
11. Rugir – Interpretee par Axwell & Sebastian Ingrosso de la Swedish House Mafia
12. Les Jeux de la Peur
13. C’est toi qui as fait ça ?
14. Le Monde des Humains
15. La Grande Frayeur
16. Adieux
17. Bob et Sulli
18. Monstres Academy
19. L’Oursin Lumino-vénéneux

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